Nadia Tereszkiewicz : la danse, l’Islande, les westerns

Nadia Tereszkiewicz : la danse, l’Islande, les westerns

Nova le soir • 06/01/2026 • 01:50:53

Dans Nova le Soir, Nadia Tereszkiewicz est venue nous faire écouter ses morceaux, nous apprendre à danser le gaga, citer David Bowie, et parler du western Pile ou Face...
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

1964, le pop art réinvente la peinture.
1987, la coupe Mulair réinvente le style.
1990, les boys bander réinvent les abdos.
2026, Cuisinella réinvente la cuisine.
Avec de nouveaux styles, de nouvelles couleurs et de nouveaux designs.
Et en ce moment chez Cuisinella, recevez jusqu'à 1500 euros d'avantage sur votre projet.
Il était temps de changer la cuisine.
Cuisinella la la la la
Par condition en magasin participant du duo 31 janvier.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échanger de disques.
Avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir.
Deuxième édition des james et le temps file à une vitesse folle.
Non, mais il me fallait un début d'intro pour cette émission
dans laquelle il sera question de cinéma
mais aussi de jeux et de plaisir d'enfance.
La comédienne Nadia Terescovitch joue les co-girls en cavale
et donc de la gâchette.
Dans Piloufass, un western qui sort demain.
J'annonce donc une sélection musicale
qui passera par l'Italie, la Finlande, l'Angleterre et l'Islande.
Un roast bien senti par notre reine à toutes et tous.
Paloma.
Et comme j'ai de la suite dans les idées, enfin en tout cas sur 30 secondes,
je profite de ce combo kiff de kid, musique et fiction
pour partager un petit bout de bande annonce qui m'a réjoui aujourd'hui.
Karmith, Piggy, Gonzo, Fauzi et toutes les autres créatures de Jim Henson
sont de retour pour un épisode spécial du Muppet Show,
le 4 février sur Disney Plus.
Comme il se doit, une invitée de chair et de sang sera de la partie
Sabrina Carpenter, une amie personnelle en demi-Spiggy
puisque cette dernière était apparue lors d'un concert de la pop-star.
Pour rester dans cette humeur joyeuse et coquinette,
c'est elle qu'on écoute pour démarrer cette émission.
Sabrina, pas Piggy.
Allez, on démarre avec Thierry.
Sabrina Carpenter et Thierry dans Nova le soir.
Chers auditeuristes,
votre mise à contribution dans cette émission est imminente.
Juste le temps de mettre en oeuvre la communication
la plus fluide et directe à cet effet.
Ceci n'est pas une notice rédigée par JetGPT.
À cet endroit et dès demain,
dit-elle en croisant les doigts,
vos top musicaux sur des sujets imposés,
peut-être que vous serez mis à contribution sur Instagram
pour proposer des titres pour se réchauffer.
Le premier qui propose sous les sauvages
des tropiques sera Bani, je préviens, dès maintenant.
En attendant et inspiré par ce léger retard à l'allumage,
je vous propose un petit top fait de chansons qui parlent
de ratage, d'échec tout simplement,
une source d'inspiration pour celles et ceux qui aiment échouer.
C'est l'heure des morceaux de bravoure.
On démarre avec une chanson au vie multiple,
une histoire de braquage par un voleur absolument pas doué,
version rock et bravage par The Clash en 79,
popularisée dans les années 60 par The Clash,
c'est à Sonic Ortiz et de Crickets qu'on la doit.
Voici donc I Fought the Low version originelle.
Il y a certes l'échec, le vrai, le gros,
mais tous ceux qui ont élevé la médiocrité au rendard
en multipliant les boulettes et ratées au quotidien
ont trouvé leurs ambassadeurs.
Or elsean et gringes sont les casseurs flotteurs
et ils ont un mantra.
Categorie louse amoureuse, stupéflipe,
se pose là avec non si,
mais quand il s'agit de raconter les péripéties
d'un pommet qui s'ignorait,
This Is faisait le job sur l'album
Les histoires extraordinaires d'un jeune de banlieue
avec ce titre beau gosse.
Enfin, catégorie hymne,
je pouvais vous citer Creep de Radiohead
mais je dois avouer que le champion
toute catégorie pour rallier derrière lui
tous les gens de traviole,
ceux qui ratent, ceux qui tombent,
c'est lui, c'est Beck, on écoute Looser.
Beck avec Looser
et dans un instant dans Nova le soir,
on crira Yihaaa avec Nadia Terreskevich.
Dominique Molle, Monia Chocri, Arnaud Déplechin,
François Ozon, Valéria Brunité-Deski,
Robin Campio, ce ne sont que
quelques-uns, quelques-unes des prestigieux,
prestigieuses directeurs, directrices,
d'acteurs qui ont eu envie de la filmer.
Un désir que sa seule et indéniable
cinégénie ne suffirait à expliquer,
c'est pas très compliqué quand elle est entrée dans le studio,
j'ai cherché le directeur photo, c'est pas possible
de pas être éclairée quand on...
Il semblerait que cette remarquable comédienne
soit, comme le disait Chaka Khan,
every woman donc capable de les incarner.
Elle le prouve encore une fois en investissant
un nouveau registre, celui du western,
Sissy Piloufass d'Alessia Rigauderigui
et Matteo Zopis dans les salles.
Ce mercredi, bonjour Nadia Terreskevich.
Bonjour Charline.
Merci de venir.
Merci.
Un western, donc ça en va vraiment,
on peut se voutoyer, c'est aussi...
Non merci à toi.
Tu m'expliquais, Orantaine,
que comme tu es d'origine falandaises,
on tutoie tout le monde.
En plus, oui.
Voilà, moi je voutoie.
Je peux mélanger au milieu de l'émission.
Je voudrais exceptionnellement,
reposer une question qui a été rituelle
à cet endroit, mais ça s'y prête,
parce que je sais que tu as une formation
de danseuse et que de fait,
ça doit avoir un lien.
La place que la musique occupe dans ta vie
et qui plus est dans ton travail.
En fait, tu as une place énorme,
parce que j'ai écouté de la musique classique
quand j'étais enfant,
j'étais en six-huit heures par jour,
donc c'est vraiment quelque chose qui m'a...
La musique classique, il m'a chargée
émotionnellement
et j'ai associé...
En fait, on associe nos émotions
à plein de chansons, plein de musique,
donc c'est vrai que...
Même si je dois pleurer sur un plateau
ou avoir...
Enfin, me concentrer,
tout passe par la musique.
Donc j'ai écouté, à côté de la danse classique,
de la musique classique,
énormément de rock avec mon père.
On avait plein de vinyles.
Je faisais de la batterie, donc j'écoutais...
En plus?
Oui.
De la danse?
Oui, je faisais de la batterie pour...
À la base, c'était pour le sens du rythme.
Et puis après, j'ai quand même pris goût
et j'ai fait 10 ans de batterie.
Tu continues?
Non.
C'est pour ça que je le dis jamais.
Personne ne le sait.
Là, je les dis, je les formulais,
mais je le dis pas, j'ai trop peur qu'on sent...
Allez, hop, tigme, amenez-moi une batterie!
Non, on n'était pas court.
Toujours peur de ça.
Ouais, ça.
Et la place du silence,
par opposition,
est-ce qu'elle est importante
ou est-ce que tu as vraiment besoin d'agitation
et de son autour
pour pouvoir travailler,
fonctionner?
Non, j'ai besoin de silence.
Par exemple, il y a des gens
qui, j'ai plein de copains qui bossent
dans des cafés, par exemple,
leurs textes avec le bruit
et ils aiment ça.
Ou pour s'endormir,
ils aiment le son des gens
dans le salon.
Moi, j'ai besoin d'un grand silence
que ce soit
pour travailler,
pour lire
et j'ai vraiment besoin de lecture.
La lecture est vraiment...
On y reviendra, ça,
c'est vraiment un truc
qui m'intéresse beaucoup.
Ah, c'est indispensable
pour moi, la lecture.
Et c'est vrai que ça
se fait en silence.
Donc à la fois, j'aime le bruit,
les gens, la musique,
les concerts.
Et en même temps, j'ai besoin
de moments où je me retrouve seul.
Comme le veut,
alors je ne veux pas dire la tradition,
c'est parce que ça fait deux jours
que cette émission existe.
Nova, le soir, t'es venue avec tes disques
et on va démarrer avec David Bowie.
Parce que, évidemment, on démarrer
toujours avec David Bowie.
Ce n'est pas très original,
mais c'est le meilleur.
Oui, mais alors je dois préciser
qu'on va commémorer
les 10 ans de ça disparition,
quand même, cette semaine,
c'est samedi,
la date anniversaire.
Ah, mais je ne sais pas.
Donc...
Et que Nova, pour l'occasion,
se déplacera à Londres,
ce que je peux appeler un trip
to memory lane,
pour Nova le matin
et Nova le soir.
Donc ça, on y reviendra.
On restait à l'écoute vendredi,
mais je voulais savoir
quel place Bowie avait eu
dans ta vie à toi ?
Ben, mon père
était...
Enfin, je veux dire,
écoutait Bowie tous les jours.
Donc c'est vraiment quelqu'un
qui a balecé mon enfance,
pour le coup.
Et...
Et je...
Je ne sais pas
ce qu'il a...
Enfin, j'ai assez chansons,
elles ont quelque chose
d'attemporel,
c'est-à-dire qu'elles ne...
Elles ne cessent
de bouleverser,
de m'emmener ailleurs.
C'est comme une drogue.
Et c'est ce qui...
C'est ce qui fait.
C'est même ce truc,
tu verras comme une drogue certaine.
Parce qu'elles nous emmènent...
Enfin, moi, je prends pas de drogue,
mais la musique,
c'est une drogue.
Et je trouve qu'elles nous emmènent...
Ça fait la même sensation
que certains films,
c'est-à-dire un vrai échappatoire.
C'est-à-dire de quitter...
Quitter notre présent
et...
et vraiment s'apaiser
ou penser à autre chose.
Et c'est-à-dire que...
J'écoute David Bowie,
mais presque tous les jours,
depuis des sannes.
Je m'en laisse pas.
Paye Sodity et David Bowie
dans la playlist de Nadia Tereskevich.
Est-ce que d'une manière
ou d'une autre,
ces multiples métamorphoses
ont peut-être inspiré
la comédienne que tu es ?
Ouais, c'est intéressant.
En tout cas,
il est tellement fascinant.
Je pense qu'il a vraiment
quelque chose de cinématographique.
Ouais.
Ça, c'est sûr.
Euh...
Il est...
Il est tellement fascinant.
Je pense qu'il a vraiment
quelque chose de cinématographique.
Ouais.
Ça, c'est sûr.
Ça, c'est sûr.
Euh...
Mais euh...
Peut-être inconsciemment.
Peut-être inconsciemment,
je n'ai pas réfléchi à ça.
On parle aujourd'hui
de pile ou face
d'Alessia Origaud
de Riguet et Matteo Zopis.
Un western
dans les salles
Semar-Credi.
Est-ce que toi,
t'as déjà décidé
au résolu une situation
grâce à un pile ou face
ou est-ce que le hasard
ne décide de rien
dans ta vie ?
Ah...
Euh...
Oh, je pense qu'il y a
des choses qu'il faut laisser au hasard.
Ouais.
On contrôle déjà plein de choses
qu'il souhaite aussi
de laisser une place au hasard.
Disons qu'on...
Je pense qu'il faut
faire le mieux qu'on peut
et après, on laisse
le hasard choisir.
Alors, retour pas tout à fait
au début du XXe siècle,
le Wild West Show
de Buffalo Bill
se pose en Italie
pour raconter,
à sa manière,
le mythe de la Conquête
de l'Ouest.
Et parmi les spectateurs,
Rosa,
son vieux et horrible mari,
Sentino,
un séduisant cowboy,
ambiance.
Cowboy
must be pure of heart.
He must have the strength of a man.
But the innocence of a boy.
That is what defines
a true cowboy.
Signora.
Dove mi pocti, cowboy.
Dove male che la porto.
In America.
America, è l'ontata.
Pu' diventare famoso come bu faro bill.
Buffalo Bill's Wild West Show,
the greatest show of our time.
Yes, friends!
America
is the land of freedom.
I'm sure your Italian cow herders
are quite special, sir.
But they wouldn't stand the ghost
of a chance against my cowboys.
L'horrible mari Oxie,
par sa jeune épouse,
elle part en cavale
avec le joli mais rugueux
garçon vaché,
à leur trou,
ce bon vieux Bill,
un western en 2025,
mais quelle drôle
et merveilleuse idée.
Comment est-ce que tu l'as accueillie
quand elle t'est parvenue?
Ben, j'ai été très surprise
parce que c'est vrai
que moi, tout l'imaginaire
que j'ai des westerns,
c'est un monde d'homme.
Déjà,
moi, j'en ai vu plein,
que ce soit John Ford
ou Saja Leone.
Enfin, voilà,
italien ou américain,
j'ai fait mon père
pour le coup, encore avec mon père.
Plein de westerns,
les dimanches après-midi.
Donc, c'est vrai que
je l'ai associé
à quand même un souvenir d'enfance.
Mais là, de lire
un scénario
où à la fois,
je voyais plein de références
à ce cinéma-là.
Et en même temps,
quelque chose que j'avais jamais vu,
une dimension surréaliste,
presque magique
et une sorte de,
j'ai l'impression
qu'il déconstruise
aussi tous les codes
du western classique
et qu'il y a une tentative
de faire quelque chose de nouveau,
d'un peu étrange.
Et moi, j'avais vu la précise
en film, La Légende du Roi de Fab
que j'avais adoré.
Donc je l'ai évidemment lu
le scénario
avec cette perspective-là
parce qu'ils ont un vrai
une vraie signature
d'images,
un vrai mise en scène,
celle à la pellicule.
Donc je l'ai lu comme ça.
Et puis le fait que d'un coup,
on commence avec les codes
classiques du western,
ce cowboy, le bon cowboy,
le rodeo.
Puis que d'un coup,
on se suit le parcours
de cette femme qui s'émancipe,
qui se cherche
et qui se libère.
Alors j'ai trouvé que c'était vraiment intéressant
et j'ai tout de suite eu envie
en plus concrètement de monter
à cheval,
d'avoir des cours de tir.
La vengeance étant
un motif récurrent dans les westerns,
est-ce que accepter ce rôle,
c'était pas aussi d'une certaine manière
venger la petite Nadia
qui ne voyait que des bonhommes
dans ses films.
Il y a quelque chose de ça.
Non mais il y a quelque chose de ça.
On se dit, tiens,
2025, je vais,
enfin 2026,
on va pouvoir peut-être
créer à petite échelle
un personnage de western féminin.
Et c'est pour ça qu'on voulait construire
vraiment un personnage
très loin de moi,
enfin vraiment créer
une sorte de petit personnage
pour avoir une nouvelle
une nouvelle image
de femme western.
On reste en Italie
pour l'un des titres que tu as choisi.
On doit Ornela Vanoni,
chanteuse et comédienne italienne.
Je vais saccager le titre
avec mes maigres capacités
à prononcer l'italien.
Laputamento.
Laputamento.
Voilà. Parfait.
Alors pourquoi ce titre ?
Parce que
en fait j'ai découvert Ornela Vanoni
parce que j'avais une amie
qui m'avait demandé de faire
le clip d'une de ses dernières chansons.
Ounsoirisodentro al Piano.
Exactement.
Pianto.
Le Pleurus.
Et du coup j'ai découvert Ornela Vanoni
très tard alors qu'en fait
c'est leur Françoise Ardi,
enfin je sais pas mais c'est
une très grande chanteuse italienne.
Et j'ai commencé à écouter ces chansons
et ça fait qu'elle me touche
énormément et
cette chanson elle est très connue
mais c'est une chanson que j'écoute beaucoup.
Ornela Vanoni dans la playlist
de Nadia Thierrysky.
Vite je vais pas reprononcer le titre
parce que vraiment on m'est capacité
mais ça reviendra parce que
tu as choisi un autre titre italien.
Donc tout le monde pourra voir
que j'avais fait allemand élevé.
On a pu l'entendre
et un instant dans la bande annonce
je le reprécise ici
tu parles italien
dans Piloufa
est-ce que c'était une maîtrise
antérieure au film
ou t'as dû apprendre
pour le film ?
Bah je parlais déjà quand même
assez bien italien
parce que j'ai toujours voulu
parler italien
donc j'avais dansé en Italie
pas mal quand j'étais adolescente
et j'avais pris
italien après Palette
enfin j'avais quand même
c'est ma langue forte quand même
mais après parler une langue
et jouer dans une langue
c'est vraiment très différent
donc j'ai passé beaucoup de temps
en Italie quasiment un an
avec des allers-retours
mais avant le tournage
pour être le plus disponible possible
à l'improvisation
j'avais envie
Parce que ton partenaire de jeu
et de cavale dans le film
c'est Alessandro Borghi
est-ce que de fait
tu as beaucoup travaillé avec lui
pour pouvoir improviser
et en quoi est-ce que le fait
justement de jouer en italien
bah change ton jeu
ton tempo
j'imagine qu'on s'agace pas
de la même manière
on n'aime pas de la même manière
enfin
Exactement
c'est pour ça j'ai eu de la chance
parce que c'est un partenaire
de jeu vraiment extraordinaire
c'est quelqu'un qui aime tellement jouer
qu'on a pris du temps
une fois on est parti une semaine
à la campagne
on a travaillé tous les deux
on a improvisé plein de choses
il m'a beaucoup aidé
en plus à un moment donné
il m'a mis le challenge
d'avoir l'accent romain
c'est vite parti
au départ on travaillait
même l'accent romain
d'époque
donc vraiment
mais c'est vrai que
on a trouvé les intonations italiennes
enfin
exactement
c'est énervé
bah aimé
en fait
même les mous italiennes
enfin je veux dire
comment on boude
comment
et ça c'était avec le temps
c'est en passant du temps
avec les réalisateurs
avec Alessandro
et en Italie
que j'ai pu
me familiariser avec
et avoir des petits réflexes
italiennes
Alors tout le monde se réclame
d'une culture latine
on va trancher ici
parce que la culture de l'amour
il est plus facile en Italien
ou en français
tu peux le jouer à pilou face
si tu veux
peut-être qu'avec la distance
il y a beaucoup de romantisation
autour de la langue italienne
je trouve que c'est plus simple
rien de plats ringier
j'trouve en Italien
ça qu'on traduit en français
on se dirait c'est c'est cucu
et quand on demande l'italien
je vous passe
oui
dix international Nadja also speaks English
in the movie
puisque Bufalobille
il s'est l'immense John Sirreilly
Thomas Anderson et Scorsese au comédie avec Will Ferrell avec une facilité déconcertante.
Quelle image de cinéma est-ce que tu avais de lui avant de travailler sur ce film ?
Pour moi, c'est vraiment quelqu'un qui a fait des grands films d'un cinéma d'auteur.
Bien sûr.
Avec des grands auteurs.
C'est quelqu'un aussi qui a un one man show.
Il est au théâtre aussi, il chante parce qu'il peut tout faire.
Il chante, il joue.
Je trouve qu'il a une présence de dingue.
Et moi, je t'étais très impressionnée par lui.
Et comme il jouait Puffalo Bill, c'était parfait.
T'as que la légende qu'il est pour moi, c'était la légende qu'il est pour Rosa.
Donc c'était parfait.
Puis il présidait le jury à Cannes quand j'ai présenté Rosalie.
Et on s'était pas parlé du coup.
Mais je me souviens déjà, en plus, c'était le président du jury, enfin.
Il y avait quelque chose.
Et j'étais très heureuse qu'il vienne.
Et étrangement, il a quelque chose.
Enfin, je le dis avec tous les auteurs, avec qu'il a travaillé,
tous les films qu'il a fait.
Il garde un désir d'enfant et un plaisir immense de jouer.
Parfois, il était là sur le plateau deux semaines,
alors qu'il n'avait pas de scène à faire.
Il faisait des cours de cheveux dans tous les sens.
Enfin, il était tellement heureux d'être là.
C'est quelqu'un qui est vraiment pas blasé de jouer.
Cette fraîcheur-là, c'est quand même inestimable.
J'imagine quand on a un partenaire de jeu de ce genre-là.
Mais vous avez de faits réussis aussi
à échanger sur vos pratiques respectives du métier.
Ouais, on a beaucoup parlé.
C'est quelqu'un qui m'a beaucoup soutenu,
qui a plein d'idées, il propose plein de choses.
Enfin, c'est vraiment joyeux de travailler avec lui.
Donc j'ai eu beaucoup de chance.
On a parlé de la langue.
Dans un instant, il sera question de langage,
une graphique grammaire stylistique et autre barbarie,
mais juste avant, on écoute Rome avec Two Against One.
Rome, dans Nova Le Soir,
soit l'association de Danger Mouse et Daniele Loupi,
avec ici Jack White au chant Nora Jones Au coeur,
un album inspiré par le Western Spaghetti.
C'est le cas aussi de Pilou Fass dans Les Salles se mercredi
et on en parle avec Nadia Therese Kiewicz.
Je disais Western Spaghetti,
mais j'ajoute aussi film de cavale romantique,
comédie sur réaliste.
Le mélange des genres, c'est excitant
ou ça peut aussi coller des nœuds au cerveau
quand il faut tenir son personnage ?
C'est une très bonne question.
Je pense qu'à la fois, il y a une peur de...
Moi, j'avais une peur que je cherchais le ton du film.
Et ça a été le challenge du film de savoir
si on était au bon endroit.
Et à un moment donné, j'ai fini par lâcher prise
et faire confiance aux réalisateurs.
Je savais qu'ils voulaient jouer avec le fait
qu'il y ait plein de westerns différents,
des westerns horrifiques, comiques,
comme on appelle ça en français,
le magique sur réalisme,
magique sur réalisme, je sais pas.
Enfin voilà, il y avait tout ça.
Et je me suis dit à un moment donné,
je crois qu'il ne faut pas trop intellectualiser
et juste croire dans ce qu'on fait
et rester...
Je suivais ma trajectoire émotionnelle.
Justement, tenir le premier degré,
parce que ça implique un certain premier degré.
Quand on joue des situations,
je ne veux pas trop en dire, mais sur réaliste,
c'est compliqué à maintenir ?
Ça a été le challenge du film,
donc c'est la bonne question.
C'est vrai que j'ai pris vraiment le parti...
Je me suis vraiment dit que j'allais croire
dans ce que je fais jusqu'au bout,
parce que c'est qu'il y a toute une partie fantastique sur réaliste,
mais moi j'ai trouvé que c'était une très belle manière,
sans spoiler,
de garder quelqu'un qu'on aime pour toujours
et que c'est aussi une manière de ne pas accepter...
Comment on fait pour accepter un deuil ?
Il y a un chemin d'acceptation,
chacun le sient,
et je trouve que la fiction permet
d'utiliser justement le fantastique
pour raconter ça.
Et j'ai trouvé que c'était une très belle manière,
une très belle déclaration d'amour,
et même si c'est absurde,
et pour ceux qui verront le film,
c'est absurde et quelque part presque drôle
sur le moment,
mais moi je l'ai vraiment vécue
de manière presque tragique
pour y croire,
et je pense que c'était vraiment
une manière pour le personnage
de vivre son propre deuil.
Parmi les entors au genre western,
une autre de taille,
un personnage n'a rien d'une
damsel in distress classique,
c'est une rêve, certes,
mais avec quand même les pieds sur terre
et hostile, la terre en l'occurrence,
une volonté acharnée de se débattre,
c'est un personnage féminin
qui est très fort,
il faut dire qu'elle est bien aidée aussi
par la médiocrité des hommes
qui l'entourent,
Afros à les méchants,
c'est vraiment ce qui leur correspond le mieux.
C'est rigolo de voir que ces hommes
d'une autre époque vis-il-bise
tous rosa,
et en ça le film raconte
quelque chose de malheureusement
très moderne encore.
Je suis malheureusement contente
si ça raconte ça,
parce que c'était quand même
le but de parler de notre époque.
Parfois la distance
et le fait de faire un film
début 20e,
ça permet de réfléchir
sur notre époque,
beaucoup mieux,
parce qu'on fait tout de suite un parallèle
et c'est vrai que
l'idée c'était vraiment
de travailler ce personnage
pour voir quel chemin
elle peut faire à travers ses hommes
dans le sens où elle commence,
elle pense qu'elle est dépendante
forcément des hommes,
donc elle quitte son mari
pour se retrouver
avec un cow-boy,
parce qu'elle se dit
qu'elle est forcément dépendante
et j'ai l'impression
que ce qu'elle travexe
tout le long du film
lui permet de comprendre
qu'elle peut être
qu'elle a envie d'être
pour elle-même,
ce qui n'empêche pas
d'être
immensement amoureuse aussi,
mais en tout cas
elle devient vraiment
la femme qu'elle a envie
d'être
indépendamment
des hommes qu'il entoure
et qu'il a contrôle.
Dernière étape en Italie
pour un autre titre
c'est la sélection
que je risque
de saccager
avec mon horrible prononciation
je donne donc
l'interprète,
je te laisse faire le reste
et expliquez-le pourquoi.
Mina ?
Oui.
Le titre c'est ?
Missai Scoppiato
dentro del cuore.
Bah
Mina c'est
une immense
chanteuse
et quand j'étais en Italie
j'écoutais énormément
j'ai découvert vraiment
quand j'étais en Italie
parce qu'on se faisait
des playlist avec
le chef maquilleur
comme j'avais
4 cours de préparation
entre
la perruque,
le rousseur
il y avait une longue préparation
Serrer le corset
Voilà c'est ça
exactement
ça prend
bien une demi-heure
Voilà on s'était fait
une petite playlist
italienne
et tous les matins
on commençait le film
avec cette chanson
Parfait
Voilà
Et tu
Et tu
Tu es arrivée
Pourquoi tu m'as regardé
Comme personne n'a
Maintenant
Je n'ai pas encore compris
Je ne sais pas comment finir
Ce qui se passe
Mais tu
Mais tu
Mais tu
Pourquoi tu m'as regardé
Comme personne n'a
Pourquoi tu m'as regardé
Comme personne n'a
Mina
dans la playlist
de Nadia Terres-Kevitch
on poursuit la conversation
dans un instant
et je te prépare
dès maintenant
tu vas te faire roster
dans quelques minutes
est-ce que tu es prête ?
Je suis prête
Ce sera juste après la pub
Nouveau
Le soir
avec Charline Roux
Toujours en compagnie
de Nadia Terres-Kevitch
on parlait
de personnages féminins
forts
avec une destinée
avec des envies
avec une détermination
j'ai envie de dire
Rosa Rosalie
avec l'inéson latine
c'est une variation
entre tant de personnages
dans le western pilou phase
dans Les Selmercredis
et le film de Stéphanie di Giusto
mais il y a quand même un lien
entre ces personnages je trouve
une quête émancipatrice
et j'ai l'impression
que c'est un motif
assez récurrent
dans ta filmographie
Peut-être
maintenant
quand j'y réfléchis
c'est vrai que
je ne l'ai pas conscientisé
mais je crois que
j'aime quand même
vivre au cinéma
des parcours de femmes
qui se trouvent
et qui sont différentes aussi
j'aime bien
je trouve que le cinéma
permet de raconter
aussi la différence
donner d'autres portraits
de femmes
pour faire rêver
en tout cas
donner la possibilité
de se projeter autrement
vu que le cinéma
enfin
le pouvoir du cinéma
c'est aussi ça
donc ça est
que j'ai choisi des femmes
qui s'émancipent
ou qui parfois
ont l'émancipation
ou le désir de liberté
en elle
je pense au film
de Robin Campio
où c'est une femme
qui est
dans les années 60
la femme d'un militaire
mais elle a en elle
ce désir de démancipation
et on sent
qu'à tout moment
elle peut s'échapper
et donc c'est
voilà
en fonction des époques
voilà
parce que c'est les femmes
en fonction des...
c'est vrai
on peut faire une vraie étude
du statut de la femme
à travers ta filmographie
ce sont des héroïnes
avec toujours
un très fort potentiel romanesque
tu me diras
c'est moins des choses
mais je veux dire
rarement inscrites
dans la banalité d'un quotidien
à quoi est-ce que ça tient
c'est vrai que c'est drôle
parce qu'on m'a demandé
il y a pas longtemps
qu'est-ce que j'aimerais jouer
je dis j'aimerais bien
quand même jouer un rôle
du quotidien
être
je sais pas
infirmière, prof
enfin
ça que je n'ai jamais
j'ai toujours joué
des choses
assez loin
oui d'une réalité en fait
peut-être
peut-être parce que
moi-même
j'ai toujours été
un peu en dehors
de fin
je sais pas
je suis assez concrète
dans la vie
mais j'ai quand même toujours
aimé
échapper, rêver
je crois que le cinéma
je l'ai choisi
pour le faire
parce que
j'adore voyager dans le temps
tu en as fait quelques-uns
oui
c'est pour ça
non mais c'est ça
c'est qu'en fait
c'est une joie immense
de faire ça
voyager dans le temps
et peut-être
tu parlais de la préparation
que tu avais
chaque jour
sur le tournage de Piloufas
parce que dans le film
en l'occurrence
existe la blondeur
je parlais de Rosalie
il y a un instant
qui est un film
dans lequel tu jouais
une femme à barbes
et ce qui a aussi
peut-être un plaisir
enfantant du déguisement
complètement
complètement
parce qu'en fait
le déguisement
le costume
permet de me pu être soie
et permet
vraiment de créer
j'adore me dire
que je suis plus loin
de moi-même
pour potentiellement
enfin c'est drôle
parce que ma mère
quand elle a vu Rosalie
elle était en larmes
après elle a dit
ah le cinéma c'est trop dur
c'est vraiment toi
c'est le film
qui te ressemble
c'est vraiment que je vois toi
elle m'a dit
quand tu pleures
c'est comment tu pleures toi
et c'est vrai que c'est marrant
mais j'avais pas pensé
j'étais tellement cachée
par la barbe
les quals et tout
que je me suis peut-être autorisée
à être moi-même
et
parfois le
parfois
enfin on ramène toujours
les personnages à soi
mais j'ai l'impression que
parfois
plus on est loin de nous
plus on s'autorise
des mots à soi
enfin des choses à soi
oui bien sûr
et pour Rosa
c'est en voyant Julie Christie
dans Mr. Kay
ben Mrs. Miller
que je me suis dit
ça se casse super
pour le look
je me suis dit ça ça se casse super
ouais
mais alors ce qui est rigolo
aussi dans le film
en l'occurrence dans Piloufa
c'est que le look change
au fil du film
c'est ce décorsette
propre comme au figuré
ben le costume
c'est exactement ça
le costume
en fait au départ c'était
très concret
c'est que j'ai dit au chef
costumier
qui s'appelle Andrea Cavalletto
qui immense
que j'allais pas y arriver
de faire du cheval
tout le film avec le corset
et là on a eu
l'idée de
en fait
que l'immensipation
et la libération
passent aussi par le costume
les cheveux partout
qu'il y a une sorte
de libération
physique
ouais
est-ce que cette forme
d'exaltation
c'est un sentiment
qui à la longue peut être
aussi épuisant à jouer
je veux pas dire qu'il y a
un danger
restons raisonnables
mais il y a quand même
j'imagine
ouais ben je pense que
émotionnellement
ça implique énormément
mais après
moi je tourne pas
tant que ça
je laisse
beaucoup de temps
pour rêver
entre les films
j'ai beaucoup rêvé
cette année
non mais c'est vrai
donc du coup
je prends du temps aussi
parce que ça
qui émotionnellement
ça implique
beaucoup
mais après
je peux aussi être très légère
je me disais
moi j'adorerais
j'ai envie de faire de la
comédie
enfin
voilà je suis pas que
non c'est pas du tout
une image doloriste
que j'ai de toi
mais je me dis
que c'est quand même
des personnages
qui sont très remplis
de quelque chose
en tout cas
donc j'imagine
qu'il faut se débarrasser
du coup c'est avec
les cathartiques aussi
il y a quelque chose
où en fait on met
dans les personnages
enfin on exulte
tout
enfin
j'ai eu l'impression
quand même de vivre
intensément ces dernières années
et j'ai notamment peintre
Potentiel épique
toujours
parmi tes choix musicaux
variés de grandes qualités
ce titre de 1994
sur l'album
Demi
The Party's Head
tu as choisi
Rhodes
il t'emmène
où ce titre ?
alors là
il m'a emmené
je pense qu'il n'y a pas
une voiture
qui m'a emmené sur un plateau
on va écouter WoW
c'est systématique
j'ai une playlist
toujours de tournages
et je vois du coup
plein plein plein
de paysages différents
sur tous les films
depuis seuls les bêtes
où j'écoutais en montagnes
WoW
je vois donc des paysages
en neige
je vois un désert
parce que sur possession
je l'écoutais beaucoup
je vois
je vois
le Canada
quand j'ai allé au Lac
avec Monia
on écoutait WoW
en Italie
tous les matins
j'écoutais WoW
donc en fait c'est
complètement
c'est vraiment
une de mes chansons que je fais
pour ça
Nova le soir
et si
on changeait de disque
Nova le soir
compagnie de Nadia Tereskevich
et ce titre
Lose Yourself To Dance
de Daft Punk
un titre habilement choisi
pour savoir si la danse
ça te sert à ça aussi
Lose Yourself To Dance
complètement
ouais
je crois que
la danse
j'ai fait beaucoup de gaga
c'est en si
je sais pas si tu connais
la danse gaga
non
je connais Lady gaga
évidemment comme tout le monde
alors c'est quoi la danse gaga
la danse gaga c'est Wadnarin
qui a
créé
cette danse
c'est un très grand metteur en scène
et qui a
créé une danse qui est accessible à tous
il y a du gaga
pour les danseurs
et pour people
il appelle ça
et c'est
en gros une manière
il peut passer
de chancs grégoriens
à Pink Floyd
et en fait
il guide
par des textures
par des sensations
c'est à dire
on est dans de l'eau
on est dans du miel
enfin plein de
plein de textures
c'est génial
pardon
et il m'a réconcilié
avec
avec la danse
c'est à dire que j'ai
j'ai pu
retrouver quelque chose d'organique
très physique
et
un plaisir fou
de connecter au mouvement
et lui il dit tout le temps
je suis désolée
vas-y vas-y
temps
d'être disponible
et ça ça a été le
vraiment la chose qui m'a aidé
pour le jeu
c'est-à-dire d'être
tout le temps
il dit en anglais
il éveille les bols
mais c'est vraiment ça
d'être disponible
à tout ce qui arrive
c'est-à-dire d'être
d'avoir
tout connecté
pour tout prendre
tout le présent qu'il y a
mais ça n'empêche pas
cette recherche
ça n'empêche pas
cette recherche
de
qui je crois est propre
aux danseurs
aux danseuses
de la justesse
du mouvement
la disponibilité
comment ça se conjugue en fait
probablement parce qu'en plus c'est des gens
enfin en tout cas c'est accompagné
c'est des gens très très très précis
et en même temps
toute cette technique
quand on arrive
à surpasser la technique
on accède
à cet endroit-là
de disponibilité
et de plaisir
plaisir de danser
et il parle du plaisir
que moi j'avais quand même perdu
quand je dansais
j'avais perdu
toute la notion de plaisir
et pourquoi je dansais
et je trouve que là avec
retrouver le plaisir
du mouvement
de ce que c'est d'être dans l'espace
d'avoir conscience
de prendre l'espace
de modifier l'espace
qu'il y a autour
quand on fait un mouvement
je trouve ça très intéressant
d'imaginer la géométrie
qu'on crée
quand on rentre dans un espace
il y a vraiment des notions
qu'il y a d'ailleurs chez plein de gens
par exemple Peter Brou
qu'enfin il parle de ça
de l'espace vide
quand on rentre dans un espace
enfin je trouve que c'est très intéressant
d'avoir conscience de tout ça
et du coup
de mettre moins de frontières
entre la danse, le théâtre, le jeu
mais que c'est vraiment
une manière de
de rentrer dans un
moi j'adore l'idée
de rentrer dans un espace fictif
que ce soit pour danser
ou pour jouer enfin
voilà et je trouve que
faire du gaga en tout cas
j'en fais régulièrement
ça me permet de
de garder
une
voilà une
une joie de bouger
ma chère Nadia
Nova le soir
c'est beaucoup d'amour
c'est un peu de cuisine aussi
cuisine à point et épicée
et ce grâce à Paloma
première gagnante de Dragrès France
qui pratique
comme il se doit dans son art
le roast
sa mission est donc
de titiller les invités
j'en suis désolée pour toi
est-ce que tu es prête pour Paloma
et son roti ?
j'ai hâte
allez c'est parti
Nova le soir
salut Charline
roasté quelqu'un qu'on aime bien
c'est pas toujours facile
heureusement pour moi
l'invité du jour
m'agace profondément
en fait je l'aime beaucoup
mais elle réveille en moi
ce sentiment pas très classe
qu'on appelle la jalousie
et pendant que je suis dans ma jalousie
Nadia Tereskiwicz
elle, elle est dans son jacuzzi
elle coche toutes les cases
du bingo
j'en actrice sérieuse
dans ce classique
théâtre
grand rôle exigeant
film d'auteur
ou personne ne sourit
interview
où on parle du corps
du geste
et de ce que ça la fait
intérieurement
bla bla bla
Nadia en 10 ans de carrière
tu as joué dans 16 films
déjà comment c'est possible
c'est qui ton agent
même Isabelle l'upère
a dû faire une pause
pendant le confinement
pour se faire remplacer le sang
dans une clinique en Suisse
16 films en 10 ans
5 récompenses dans un César
de la révélation féminine
la meuf par le fin noy
danse comme Isadora Duncan
a travaillé avec les frères
Foenkinos, Monashokri
ou Arnaud Despléchins
pose calmer un peu Nadia
on a tous les deux fait
les cours florents
on avait les mêmes chances
au départ
mais pendant que madame
tourne avec Isabelle lupère
et Charlotte Remplink
moi j'ai fait 2 séries TF1
avec Thomas Islay
et Mathilde Seigneur
c'est pas comme ça
que je vais avoir un soin d'or
en fait depuis le début
tu m'agaces Nadia
déjà dans seul les bêtes
de Dominique Moll
tu arrives à l'audition
tu peux te danser
pour un rôle
dans un thriller rural
et mutique
si c'est pas un move
de première de la classe
tu es l'actrice
qui veut danser
dans tous les films
même dans un drame historique
sur Chernobyl
tu trouveras le moyen
de faire un grand battement
ou une pirouette fouettée
puis arrive la consécration
les amendiers
de Valeria Brunite
et des skis
le rôle parfait
une élève actrice
qui vit tout trop fort
trop vite
trop intensément
pour la première fois
tu ne joues pas un personnage
tu joues ta profession de foi
la critique
parle de fouc
d'incandescence
tu te roules
tu vibres
un contrôle continu
d'art dramatique
filmé en gros plan
puis vient
le césar
du meilleur espoir
espoir Nadia
pas un meilleur actrice
espoir comme continu comme ça
mais apprend
à respirer
entre deux intentions
et puis
changement de registres
parce que oui
tu as le choix
toi Nadia
mon crime
une comédie
ciné-françoison
la meuf est partout
et ne subit
aucune étiquette
du métier
mon crime
un film
qui réclame du rythme
de sa batoire
soit au fond de la classe
tu es appliqué
propre
sérieuse
et puis
il y a Rosalie
la barbe
le courage
la transformation
le rôle parfait
pour l'actrice française
sérieuse
qui veut prouver
qu'elle n'a pas peur
de se rendre laide
traduction
qu'elle mérite son césar
Nadia
tu es devenu
l'actrice idéale
quand un réalisateur
veut une héroïne
sérieuse
un corps en mouvement
quelqu'un qui parle
très bien
de son travail
en interview
de la beauté du visage pal
rien ne semble t'arrêter
Nadia
et c'est très bien comme ça
moi je verras valer mon somme
et me rematter
café muleur
de pina boche
ça me calmera
droit de réponse
de Nadia
t'es à ce qu'il évite
un paloma
franchement maxi
ouais
on a eu plus violent
quand même comme fait qui
ouais ouais
mais cette image
sur lequel
est mis
l'accent
ici
d'actrices sérieuses
bonnes élèves
selon ses propres termes
c'est un truc dans lequel
tu te reconnais
ben je pense que j'essaye
toujours
de quitter cette image-là
mais
bon je suis trée
oui j'ai ce truc là
depuis le début
j'ai toujours été assez
bon élève mais
j'ai l'impression que le cinéma
c'est plutôt une qualité
a priori
oui mais j'ai l'impression
que le cinéma quand même
permet de casser ça
et qu'il y a quelque chose
qui nous permet de
j'ai l'impression
que je m'abandonne
quand même plus
et d'être un peu plus
aujourd'hui un peu
justement d'aller vers
quelque chose de plus mauvaise élève
ou en tout cas plus
moins contrôler disons
voilà
Paloma parlait
de ce casting
de seuls les bêtes
j'vais lui crier bête
ben y'a pas de soucis
je pense qu'il y avait
une liste au bout d'un moment
des gens qui ont des récriminations
Paloma parlait du casting
de seuls les bêtes
de Dominique Molle
un casting sur lequel
tu as donc dansé
alors qu'a priori
ça n'était pas prévu
si mes infos sont bonnes
c'était sur un titre
de Björk
exactement
il se trouve que tu as
choisi un titre de Björk
et celui-là
je l'aurais
c'est vrai ?
alors comment tu es venue
cette idée en fait
ben en fait
en plus je danse
je l'aurais depuis
j'ai 4 ans je pense
j'adore cette chanson
j'ai beaucoup beaucoup
écouté Björk
j'avais une photo de
Jurgen Teller de Björk
chez moi
bon pas officiel
imprimé
avec mon imprimante
je précise quand même
mais oui
et en fait c'est juste que
non à la base base base
dans seuls les bêtes
elle était acrobatte
la fille
maintenant elle est devenue
serveuse quand je l'ai fait
mais à la base elle est
acrobatte
et du coup j'avais juste demandé
je me suis dit en fait
avec une scène
je pourrais jamais faire la différence
parce que j'avais une petite scène
avec 3 phrases
et du coup
dans la vidéo j'ai supplié
enfin
j'ai dit coupez pas
coupez pas
j'ai mis Björk
et j'ai vite fait
une petite danse
en disant regardez je peux être acrobatte
bon après elle était serveuse
mais j'ai eu le rôle
c'était super
dans nos valeurs soirs
avec Bachelorette
et on remercie Nadia Tereskevic
pour ce choix
je note que tu n'as pas dansé
pendant le
je me suis tenu
vraiment très sage
on poursuit la conversation
dans un instant
on parlera par exemple
de comédie
voilà et ce sera juste
après la pub
toujours en compagnie
de Nadia Tereskevic
dont je rappelle
l'actualité en l'occurrence
ce western
assez zinzin
pilouface
qui sera dans les salles
ce mercredi
on poursuit la conversation
en revenant sur quelques-unes
de tes prestations
et sur quelques-unes
de tes envies
et j'avais envie de te faire
qu'est-ce qui pour vous
se rapproche le plus
d'un enfant
un clochard
voilà
ce qu'il faut surtout pas dire
pourquoi un clochard
parce qu'ils n'arrivent pas
à se nourrir tout seul
faut tout le temps les changer
parce que
voilà
et puis
oui on comprend rien
ce qu'ils disent
comme les enfants
bon Marc est le docteur juif
à savoir
Jonathan Cohen
Pierre Ninet
face à face
dans la série La Flamme
alors c'est pas un choix anodin
parce que j'ai lu
que tu rêvais de comédie
et que Jonathan Cohen
et Pierre Ninet
pouvaient éventuellement
faire partie des gens
avec qui t'aimerais
partager ce registre
ah mais complètement
mais il me faut mourir de rire
ouais
j'ai regardé le bêtisé
de La Flamme
je pense 150 fois
avec le Jonathan
qui est là
j'ai mérité
j'ai mérité
avec la voix de Christian Bale
dans Batman
hyper drôle
non non
je trouve que c'est des
c'est vraiment des personnes
fâche d'aisson
incroyable en comédie
je pense pas qu'il est mieux
meilleur que
ouais
ouais je pense qu'ils sont
vraiment très très forts
et moi j'adorerais
j'adorerais aller sur un plateau
et me dire que je vais
je sais pas
le seul truc que je me dis
que ça serait compliqué
c'est de pas avoir de fourrières
parce que je me dis
mais comment il faut faire
sérieuse dans la vie
ah bah moi j'ai beaucoup de fourrières
par contre
ouais j'ai beaucoup de fourrières
c'est compliqué à stopper
donc
mais ouais
mais c'est un rêve
de travail que
en dehors de cette de là
qu'est ce qui te fait rire
toi au cinéma
euh
qu'est ce qui me fait rire
en fait je te pose la question
parce que j'ai vu que
chez toi
si je m'abuse
quand tu étais enfant
la télé était proscrite
donc je me suis demandé
si ta culture ciné
venait vraiment de la salle
ou est-ce que de faite
tu te l'es constituée après
plutôt plus tard
alors après j'ai
mon père m'a quand même montré
quand j'étais petite
des comédies
oui j'ai vu
beaucoup de Billy Wilder
j'ai vu
bon ça c'est pas des comédies
mais beaucoup d'itchcock
c'est les souvenirs
que j'ai
d'adolescence
c'est vrai que j'avais
que j'avais
j'avais pas la télé à volonté
j'avais pas les dessins
mais tout ça donc c'est vrai que
c'était plus
c'est plus tard en fait
je me suis créé
une cinéphilie
je suis devenue cinéphile plus tard
mais
mais sinon
j'avais quand même
fais un chef les chiis
bah moi j'aime bien
aller voir des humoristes
par exemple
ça me fait rire de parler
de la vie du quotidien
qui t'as fait rire par exemple
dernièrement
dernièrement
alors je suis allé voir
plein de gens
Paul Mirabelle
que je trouve génial
je suis allé voir Jérémy Nadeau
je suis allé voir Aroun
ah oui tu vas vraiment
voir beaucoup de spectacles
oui j'ai emmené mon petit frère
qui les adorent tous
et du coup c'était
le moyen de
passer un peu de temps
avec mon petit frère
ça mobilise quel genre
de muscles
la comédie selon toi
a joué
par regarder
le rythme
je pense le rythme
et une des meilleures
bon la danseuse que tu es
devrait pas avoir trop de mal
la théorie
bah c'est un sacré truc
la comédie
une de mes meilleures amies
c'est Monia Chocri
et je pense que c'est la personne
la plus drôle
que je connais
c'est vraiment quelqu'un
qui a le sens du rythme
c'est-à-dire que c'est
elle est incroyable
c'est-à-dire que c'est des punchlines
mais pile
c'est à une demi seconde près
et j'aime bien beaucoup
les gens drôles
alors ça tombe bien
que tu parles de rythme
parce que la personne
qui vient là
maintenant tout de suite
dans ta playlist
a un certain sens du rythme
qui est très marqué
très martelé
en l'occurrence Woodkid
tu es à I love you
il t'évoque quoi ce titre ?
c'est un titre que j'ai écouté
quand je faisais un clip de danse
en Island
et je l'ai écouté
tout le chemin en Island
et Woodkid
c'est quelqu'un
que j'écoute énormément
que j'ai rencontré
et que j'aime beaucoup
en humainement aussi
c'est quelqu'un de vraiment super
et puis surtout
je trouve qu'il a quelque chose
de cinématographique
il a un vrai univers
il a quelque chose de
je trouve
qui s'élève
il y a vraiment
moi pour le coup
il m'arrache à mon quotidien
dans la playlist de Nadia Tereskevic
je l'invite de Noval le soir
on parlait de rythme de comédie
j'aimerais qu'on poursuive
en instant cette conversation
puisque j'ai lu que parmi
les multiples conseils
que tu avais donné Valéria Brunite
qui t'a dirigé dans les Amandiers
un rôle qui t'a valu
le César de l'espoir
comme l'expliquait Paloma
elle t'a dit
le ridicule est merveilleux
soit mal à droite c'est bien
ne te regarde pas
alors ce qui me semble être
l'inverse de la pratique
assez exigeante
de la danse
mais je me suis demandé
est-ce que la maladresse
s'asculptive
ce qui peut être un atout
pour la comédie
c'est vrai que
après moi je suis très
mal à droite
j'ai contrôlé ma maladresse
à mon surnom c'est Pierre Richard
notamment Monia
ok
on m'appelle Pierre Richard
je suis moins mal à droite
maintenant j'ai l'impression
mais parce que j'ai beaucoup
travaillé dessus
je suis quand même quelqu'un
qui tombe
qui remberce des trucs
je pense que j'ai tellement
essayé d'être justement
précise dans la danse
ou dans la vie
que en fait toute la maladresse
elle sort
même sur le film
de François Auson
j'ai cassé un énorme vase
qui était hyper important
en pleine scène
ils en ont fait un gif
qui circulait dans l'équipe
parce que je suis là
aaaaaaah
et le truc il se casse
enfin bref
non non non je suis quand même quelqu'un
très mal à droite
et puis
mes valérias c'était chouette
parce qu'elle valorisait ça
donc ça avait changé
un peu l'échelle de val
enfin il y avait quelque chose
ou dès que je cassais quelque chose
je tombais
elle trouvait ça génial
du coup je me sentais très libre
en fait avec elle
et ce terme qu'on utilise
et qui a un peu surfé
de s'abandonner
mais en fait
avec Valéria c'était vraiment ça
parce que ça me demandait vraiment
de n'avoir aucun
de vraiment essayer
de pas me regarder
du tout alors qu'on se regarde quand même
on peut pas dire qu'on se regarde pas
on réfléchit et ce que là ça
et en fait avec Valéria on ne pouvait pas
c'est-à-dire que c'était vraiment
quelque chose qu'elle m'a
elle m'a empêchée
et d'ailleurs
elle m'a beaucoup beaucoup pédée
parce que
ça a quand même fait qu'il y a eu des moments
où j'ai lutté
dans Rosalie
j'ai lutté
il y a eu des moments où j'avais honte
je me sentais
je me suis dit pourquoi j'ai honte
on fait un film
et j'étais envahie
par une...
tu veux dire de l'image
sur le tournage
donc c'est le film
oui ou de ce que je faisais
tu joues une femme à barbe
donc j'imagine que visuellement
ça doit aussi causer un truc
mais ce sentiment
de pas s'abandonner
sur ce tournage là
était un problème
en fait j'ai eu un début
où j'ai lutté un petit peu
libre
et pas du tout
pas du tout me regarder dans la vie
ce que je fais pas tant que ça
en fait dans la vie
mais j'avais l'impression
que j'étais libre de ça
et en fait j'ai été confronté
à quelque chose d'étrange
où j'étais pas forcément bien
et tout le trajet de Rosalie
m'a en fait aidé
et à la fin j'étais à la cantine
avec la barbe, le jogging
j'étais bien...
bon
j'aimerais voir ces photos
où tu as les attributs
de Rosalie
et les habits du civil
je pense que c'est ça
j'avais mon jugadidas
la barbe c'est à la cantine
non mais il y a eu un vrai trajet en fait
et je trouve que...
il y a ce film là
particulièrement tu crois
où ça a été vraiment
un travail au long cours
bah sur ce film il a été énorme
après au long cours
quand même
parce qu'il y a plein de moments
où on est très vulnérables en fait
au cinéma
il y a eu plein de moments
où je me suis sentie vulnérable
parce que j'ai l'impression
qu'on donne pas tout
on donne quelque chose
il y a quelque chose de nous
qu'on donne
et parfois
même si les autres le savent pas
parce qu'on est en train de jouer un rôle
nous on sait qu'on est en train de vivre
quelque chose qui
qui nous appartient
et c'est cette sensation-là
parfois qui rend
assez fragile
parce qu'on sait qu'on a pas de filtres
et alors qu'on en met tout le temps
dans la vie on contrôle tout ce qu'on fait
on est jamais vraiment nous-mêmes
dans la vie
enfin dans la société
je me rends compte
j'ai toujours une petite posture
et en fait
parfois dans le jeu
on accède à ces moments
où en fait on n'a pas le choix
et on est vraiment nous-mêmes
et il y a quelques personnes
qui peuvent le savoir
notamment ma mère
qui avait vu
après Rosalie
elle m'a dit
oh là là
j'ai rarement autant vu toi
au cinéma que là
ce qui me paraît c'est fou
mais
donc oui
il y a eu un trajet quand même
et je trouve que
pour interpréter les autres
il faut quand même
il faut pas se regarder
parce que sinon
on peut pas
on peut pas donner quelque chose
d'essayer d'être le plus vrai possible
parce que dans la vie
on peut pas
enfin voilà
c'est un vrai travail
sur soi je pense
On poursuit en musique
avec un autre de tes choix
en l'occurrence Goldfrapp
Annabelle
alors ce titre-là il te fait voyager
où ?
quand ?
Moi ça c'est l'enfance
mais Goldfrapp
c'est mon groupe préféré
de tous les temps
j'ai tellement
tellement
écouté
tous les albums
depuis à peu près
les années 2000
donc j'avais 4 ans
et pareil avec mon père
mais je pense que
ça me renvoie
à toutes mes collègues
de leur fille de danse
je les faisais sur Goldfrapp
j'ai écouté tous les soirs
c'est vraiment un groupe
que j'aime
When you treat me inside
you will stop me
The Dough d'ust
hit off
dans la playlist
de Nadia Terreskevich
je suis pute peut-être
un choix patriotique
exactement
puisque Olivia Merilati
et euh
ben
Franco Farlandesh
exactement
en tout cas
on a pu échanger une fois
et on s'est parlé en finois
donc j'imagine qu'elle parle français
ouais
mais
j'avais découvert
cette chanson
pour la première fois
je crois que c'est dans un film
qui s'appelle Ayori Jeans
si je me trompe pas
ouais je crois
avec
avec Michael Pitt
dans Ayori Jeans
et du coup
j'avais découvert le groupe
et après j'ai vu qu'Olivia Merilati
était Farlandesh
et donc j'ai écouté
tout ce qu'elle fait
et maintenant elle fait
aussi beaucoup de choses seules
ouais
et voilà
j'aime beaucoup ce qu'elle fait
On se retrouve dans un instant
avec d'autres de tes choix musicaux
oui je les ai tous gardés
ils étaient excellent
donc ça m'a fait extrêmement plaisir
je te soumettrais
aussi un questionnaire impossible
car il n'y a pas que Paloma en réalité
qui n'est pas bienveillante
dans cette émission
je ne le suis pas
non plus
et tout ça ce sera juste après la nuit
Nova le soir
et si
on changeait de disque
Nova
le soir
avec Charline Roux
toujours en compagnie de Nadia Terreskiewicz
je vais poser la question
de but en blanc
car elle me travaille
depuis le début de cette émission
et tu m'enteuses
bah en fait pas trop
c'est vrai
ouais non
même pas sur tcv
bon des fois j'ai dû dire
j'ai peut-être dit pour pilophas
que j'étais à l'aise avec les chevaux
ce qui n'était absolument pas le cas
voilà c'est exactement
où je voulais en venir
il y en a pas mille
mais là je dois dire
je voulais vraiment le rôle
et je me suis dit
ça va le faire
mais bon le premier
premier rendez-vous avec les chevaux
on était avec les réalisateurs
et Alessandro
il dit ah bah tu peux toucher les chevaux
j'étais comme ça
j'arrivais pas
très loin
très loin
non non j'étais paniquée
et à l'intérieur je prenais sur moi
je me dis ça va le faire
ça va le faire
mais après je m'en passe
sur des choses que j'arriverais
jamais à faire par exemple
oui pas de compétences
techniques particulières
non non non
je savais que j'allais y arriver
mais tu savais que t'allais passer
au travers de cette phobie
que t'allais réussir à mékiniser
oui je savais que ça allait faire
il y en a une autre
qui si j'ai bien compris
elle ne sera jamais possible
à vaincre
je ne mentionnerais pas
le nom de l'animal
mais je crois qu'il y a
une autre phobie qui est
ah oui ah t'es au courant de ça
j'ai pu
ah oui t'as bien
t'as recherché
c'est peut-être lire
un film d'Hitchcock
les oiseaux je le dis
hop
Nadia ne m'entend pas
mais y'a un problème de ce côté-là
ça je ne pourrais pas
mais jamais en fait
je pourrais avec rien
je vais dire un truc
ça m'a fait extrêmement plaisir
de dire ça
parce que moi je ne peux pas
approcher un volatile
qui
qui
qui vole
qui marche
ah oui non mais c'est pas possible
non
ah non non mais moi c'est
vraiment
ouais ouais c'est une maladie
moi c'est pas ce qui vole
c'est vraiment ce qui arrive
à proximité de tout ça
ne mets pas dans un boulailler
ou sinon vraiment
tu vas m'entendre hurler
ben je suis rentrée
dans un boulailler
je suis sorti
je ne pouvais plus respirer
ah non non c'est
pour moi c'est un truc
je le dis parce que
de toute façon
même si on me propose
le plus beau rôle du monde
faudra trouver une solution
ouais
je pourrais pas toucher un oiseau
voilà
ça c'est dit
c'est dit
ceci étant
dans les rôles
qui pourraient te faire rêver
on le disait
t'es une grande lectrice
et on arrive
à un moment du cinéma
où on voit
de plus en plus d'adaptation
de grands classiques
que ce soit de Dumas
du go qui arrive
est-ce que toi
il y a
un grand rôle
de trimoine littéraire
qui
dont tu te dis
voilà c'est ça mon grâle
ah c'est une bonne question
comme t'es une grande lectrice
à priori j'imagine
que t'as bien dieu
quand tu lis
j'imagine que tu dois
bien projeter
ah oui
ben là j'ai
baf
il y a quelqu'un
que j'aurais aimé jouer
mais c'est déjà fait
parce que mon livre
préféré
de tous les temps
et ça fait longtemps
je l'avais lu
avant que
que ça soit adapté
c'est
l'art de la joie
de Goliada Sapienza
et quand j'ai lu
Goliada c'est quelqu'un
que j'aurais vraiment aimé jouer
je sais pas
si tu l'as lu ce livre
non
c'est vraiment je pense un livre
que tout le monde
devrait lire
c'est un livre de chevet
parce que c'est
une immense
leçon de vie en fait
parce que c'est quelqu'un
évidemment
c'est un grand parcours
d'émancipation
de libération
ça se passe
début 20ème
dans l'Italie
en Sicile à Catane
et c'est une femme
qui parle
de
de toute sa vie
et pendant toute sa vie
elle parle de
de tous les tabous
qu'on peut avoir
des plus violents
l'inceste
les viols
et
de
de comment aimer
elle parle
d'une grande générosité
tout en
traversant la vie
avec un but
ultime
enfin elle sait exactement
ce qu'elle veut
pour sa vie
elle a
son ambition à elle
tout en étant profondément
généreuse
c'est quelqu'un
d'immensément libre
sexuellement aussi
enfin c'est
une vraie leçon
de vie
d'amour
et elle
j'aurais
j'aurais fait n'importe quoi
pour jouer cette femme
alors ceci étant
on dit que c'est l'air
des adaptations de grand classique
c'est aussi l'air
des remake
il n'est pas trop tard
Nadia j'en suis persuadée
dans ta playlist
également
archive
ce qui m'a réjoui
avec again
ça c'est pareil
je vais te demander
la temporalité
dans ta vie
de ce morceau
un peu plus tard
mais encore avec mon père
pour le coup
on écoutait
énormément archive
et là on va pouvoir
aller voir
archive en procès
ce qui est quand même
génial
et voilà
que ce soit
j'ai édite entre gain
et collapse collide
j'adore
c'est des voyages en voiture
et c'est tous les tournages
tous les tournages
tous les voyages
avec again
un voyage en voiture
si toutefois vous roulez
qui vous a été offert
par Nadia Tereskevic
je l'ai annoncé
voici un autre moment
épine de cette émission
pour terminer en beauté
s'il ne doit
en rester qu'un
parmi les films
qui suivent
c'est les dilemmes
que je vais te proposer
j'en élimine un à chaque fois
à la fin il n'en reste qu'un
ouais faut répondre spontanément
mais je sais que c'est horrible
ce que je vais faire
ah non c'est méchant
ouais
il faut en enlever un
bah je te donne deux choix
il ne reste qu'un à chaque fois
et j'en ajoute un autre
jusqu'à ce qu'il me reste pour faire
ça va être très rapide
faut que c'est toi qui
il est très douloureux
saches-le
le sens de la fête
de Nakash Toledano
ou simple comme Sylvain
de Monia Chocri
je garde simple comme Sylvain
simple comme Sylvain
ou Old Boy de Park Chanwook
j'ai dit que ça allait être horrible
mais je prends
je prends Old Boy
Old Boy ou Gone Girl de David Fincher
Old Boy
ok
Old Boy d'où compartiment numéro 6
de Joe Cosman &
Compartiment 6
ok
Compartiment numéro 6
ou One Battle After Another
de Paul Thomas Anderson
c'est le choix final
je crois compartiment 6
eh bah voilà c'est le gagnant
s'il n'en reste qu'un
ce sera celui-là
ce sera donc le conseil ciné
le soir
compartiment numéro 6
de Joe Cosman &
ça te va
de proposer ça
à tous ceux qui nous écoutent
ouais c'est parfait
parce que tout le monde a vu
en plus One Battle After Another
alors pourquoi ce film-là
t'as marqué à ce point-là
Compartiment 6
ouais
ah mais parce que c'est
c'est un livre
à la base
et parce que
Joe Cosman &
c'est un de mes réalisateurs préférés
que c'est un
c'est un
pour le coup
c'est un magnifique film
pour s'échapper
moi je l'avais vu
en salle
c'est le premier film
que j'ai vu après le Covid
et j'étais très triste
j'étais pas très bien
et je suis rentrée dans le cinéma
et c'est un des seuls souvenirs
de ma vie
où j'ai vraiment oublié
que j'étais dans une salle
du cinéma
et je suis partie
dans le nord
de l'Europe
tout au bout
il y a une sorte de
en fait c'est un chemin
il veulent aller au nord
il y a un but
et en fait ce but
c'est pas forcément
la fin
mais le voyage quoi
merci beaucoup Nadia
merci Charline
c'était un plaisir
je rappelle que pilou face
d'Alessia Rigo
des Rigui et Matteo Zopi
ce sera dans les salles
ce mercredi
vous allez vous régaler
voilà c'est tout ce que j'ai
à vous dire
et on se quitte
en tout cas toutes les deux
avec le dernier titre
de ta sélection
et en l'occurrence
il est signé Pink Floyd
chignelle
shine on you crazy diamonds
pourquoi celui-là ?
ah parce que c'est une drogue
ouais ?
on y revient
merci beaucoup Nadia
merci
on you crazy diamonds
pour Clore
ce nova le soir
rendez-vous demain
à 20h avec Adrien Gallo
dans quelques secondes
vous avez rendez-vous
avec la matinale
de la nuit
le repéré
Emmerich Lompré
Vincent Piguet
Patrick Chanfré
le thème du jour
ben ce sont les réveillons
sachez que j'ai passé le mien
en enchaînant
à la télé
le spectacle
le dernier relais
de Benjamin Traknier
et tant pis
d'Emmerich Lompré
ceci est une véritable histoire
pour partager les vôtres
un numéro de téléphone
0153 33 33 77

A poursuivre

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