Jonathan Lambert : surréalisme, Grace Jones & comédies policières

Jonathan Lambert : surréalisme, Grace Jones & comédies policières

Nova le soir • 26/03/2026 • 01:47:52

Dans Nova le soir, Jonathan Lambert est venu nous faire écouter ses morceaux à l'occasion de la sortie de son roman-photo "Qui a volé mes jambes ?".
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Je suis invitée.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir, votre curateur musical.
Ce jeudi a choisi de nous faire écouter Tyler the Creator, Grace Jones ou encore Led Zeppelin.
Un homme fan d'art moderne et de rigolade absurde.
La preuve, il vient nous parler d'un roman photo qu'il a imaginé et dont il est le héros.
Jonathan Lambert nous rejoint dans un instant pour répondre à cette question qui a volé mes jambes.
C'est le titre de l'œuvre dont il serait question.
En attendant de le retrouver, je vous propose une balade en forêt.
Si si, ne bougez pas, je ne vous mens pas et juste avant puisqu'il en faut.
Pour chaque photo, My Muse, c'est signé Léon Thomas.
Nova le soir.
Dans Nova le soir.
Le saviez-vous ? Le 26 mars, c'est la journée internationale des forêts.
Oui je joue très mal mais en fait c'était vraiment une info qu'il fallait que je vous donne et je vous laisse le temps de l'intégrer.
Voilà, c'est fait.
Avant de vous restituer, la question qui vous a été posée sur le compte Instagram de Nova.
Quelle est la chanson qui accompagne vos promenades dans les bois pendant que le loup n'y est pas ?
Bonne Ivers et Wood, c'est le choix de Marine et c'est évidemment le texte qui tient lieu d'explication.
Lydia, elle, nous explique par son choix la période à laquelle elle se promène dans les bois puisqu'elle opte pour t'éter.
On nous propose aussi une bande son des plus adéquates pour se promener en forêt quand ok loup y est.
Kenchi, que je remercie par ailleurs, comme vous toutes et tous de répondre à ces sondages quotidiens,
Kenchi donc ne peut pas chanter mais comme il n'y est pas, il nous mangera pas puisque son choix c'est Ben Awards Awards.
La réponse la plus fréquente à la question quelle est la chanson qui vous accompagne dans vos promenades dans les bois ?
Eh ben allez off course, signez The Cure, on écoute Of Forest.
Nova, le soir.
Cure, dans Nova le soir, on marque une courte pause, on se retrouve dans un instant pour parler roman photo avec Jonathan Lambert.
Nova, le soir.
Ecoutez Nova le soir, échanger de disques avec Charline Aron et ses invités.
Le soir.
Et c'est selon l'expression communément admise un drôle d'oiseau que je reçois dans ce studio.
Avant de décliner sa véritable identité, laissez-moi énumérer quelques-uns de ces alias multiples.
Monsieur Pringle, Blumichou, Louis de Salière d'Acier, Gribouille, Rémi Primeur et le redoutable Damien Baizé.
Tout ça pour la télé, à la radio il a été l'infame, Jean-Guy Badiane.
Il est aussi Totof pour Nakaché Tolédeno au ciné, Serge d'un steak de Dupieux,
ou Bob Marshall dans réalité, Karine Wang dans l'idéal, parce que pourquoi pas.
Il est aussi l'obséquieux Hervé des enfants de Saint-Jean de Luz, dont le flambeau Francis,
l'objet de tous les désirs dans la série jeune et gollerie,
ou encore André Morin dans Ovenie, signe particulier, il aime à se déguiser.
Il est aujourd'hui Vincent Molten dans un roman photo qu'il a imaginé et dont il est le héros,
puisque je parlais d'identité depuis son dernier seul en scène, Rodolphe.
Il l'a récupéré dans son intégralité, bienvenue Air, Jonathan Lambert.
Donc c'est presque une nécrologie là.
Ah non, faut pas le prendre comme ça.
Non mais parce que c'est vrai, il y avait des trucs que j'avais oublié.
C'est vrai ?
Non mais franchement, t'offres dans le film.
De Nakash et Tolé d'Anaud ?
C'est une participation, bravo.
Oui, mais ça c'est un truc qui est très typique.
Je trouve que les gens qui arrivent à imprimer la rétine dans des tout petits rôles,
ça peut dire quelque chose.
Bah écoute, merci, merci.
Je peux dire, j'ai tourné avec Nakash et Tolé d'Anaud.
Absolument, avec du pied aussi.
Donc c'est comme ça équilibre énormément une chose.
C'est un sière Jonathan Lambert qui est signé qui a volé mes jambes paru aux éditions du seuil
dans la collection Studio.
Alors tu dis Mogul ou Moguro à l'Américaine ?
Ah je ne sais pas.
Mais j'aime bien Moguro.
Studio Moguro.
L'identité c'est une question qui travaille par ailleurs,
quand on en a en doser autant.
Alors moi ça ne me travaille pas mais je trouve que le questionnement,
toute la thématique de l'identité est très intéressant.
J'ai toujours été fasciné depuis petit, c'est vrai,
par les déguisements, par les masques.
Alors moi je n'ai jamais fait de psychanalyse.
Je n'essaie pas vraiment de chercher des explications,
de sérieuxiser les choses.
Je sais pas comment dire.
Je pense qu'il y a un truc qui ramène à l'enfance.
C'est-à-dire que quand on est enfant,
tout ce qui est de l'ordre effectivement,
des personnages, du guignol, tout ça,
il y a quelque chose qui permet de projeter finalement
des concepts, des idées à travers des personnages ultra caractérisés.
Et c'est peut-être ce que je recherche
à travers tous les personnages que j'ai pu créer.
C'est de me dire, tiens, à partir d'un vêtement,
d'une façon de parler, évidemment d'une gueule,
je sais pas parce que le nez comme si,
les épaules sont comme ça, la démarche est ainsi.
Ça caractérise beaucoup de choses.
Qu'est-ce qui s'appelle Rio ?
Le plaisir peut-être tout simplement.
J'ai pu constater lors de ta précédente venue
avec ton camarade Fred Testot,
qui était un amateur de musique des plus éclectiques,
doublé pour ceux qui ne seraient pas encore au courant
d'un excellent animateur radio.
J'ai donc décidé, par curiosité et parfégnantise aussi,
on va pas se le cacher, de te laisser lancer
et expliquer tous les titres que tu as choisis.
Aujourd'hui, tu as un petit post-site devant les yeux.
Le premier, je te laisse y aller.
C'est Hearthquake. Hearthquake.
Pas facile à dire ce mot. Hearth, Hearth, Hearthquake.
Hearth, Hearthquake.
Hearthquake de Tyler, The Creator.
Et alors pourquoi celui-là ?
Parce que Tyler, The Creator, pour moi,
c'est le génie actuel imbattable.
J'ai eu la chance de le voir sur celle à Bercy.
Il y a quelques mois, il y a quelque chose d'extrêmement joyeux
d'abord dans sa musique, de très drôle.
Alors là, on est dans le goût du travestissement et du déguisement aussi
parce que lui aussi, il joue de l'identité,
il s'est créé des alias,
ses clips sont des œuvres d'art pour moi.
D'ailleurs tout ce qui touche, que ce soit
parce qu'il a une ligne de vêtements,
que ce soit bien évidemment la musique,
mais aussi l'image,
puisque j'imagine qu'il réalise
ou qu'on réalise ses clips,
il y a quelque chose de jubilatoire,
d'extrêmement créatif
et en plus de très fédérateur,
parce que quand je suis allé au concert,
ce qui m'a marqué,
c'est que c'est un petit peu comme Prince,
c'est quelqu'un qui a réussi
à unir des sons, des cultures,
des genres différents
parce que ce mélange, le rap, le rock,
il y a quelque chose d'un peu fusion,
bien évidemment le will, la soul.
Donc finalement, ça rassemble beaucoup de gens,
beaucoup de monde
et c'est en ça,
alors ça fait un peu cliché de dire la musique rassemble,
mais je trouve que c'est là,
le génie des gens comme lui
ou comme Prince,
c'est d'arriver à créer leur propre style
qui est un mélange de style,
mais qui reste quand même leur style.
Nous va, le soir.
Tyler, The Creator
Dans la playlist de Jonathan Lambert,
on parle aujourd'hui de Qui a volé mes jambes,
un roman photo imaginé
par Jonathan Lambert,
photo de Stéphane Gladieu
et je ne saurais trop l'expliquer,
mais en lisant,
ce support m'a paru hyper évident pour toi,
c'est-à-dire que même à l'arrêt t'es mobile,
t'es hyper expressif,
au point que je me suis demandé
si ça avait été une influence
dans tes personnages,
genre dans les sketches que t'as fait,
genre ma tête à la parole
ou ce genre de choses,
il y a quelque chose de très...
Alors plus encore dans Monsieur Pringle,
c'est-à-dire que Monsieur Pringle,
quand il est né,
j'avais en tête l'idée
de faire un roman photo animé,
ce qui a priori,
il y a un truc qui ne fonctionne pas.
Mais je voulais reprendre
toute l'esthétique du roman photo
et donc à l'époque,
c'était sur Canal,
il y a plus de 20 ans
et c'était ce personnage moustachu,
on sort encore de anti-héros,
comme je les aime,
la médiocrité humaine
poussée à son paroxysme
et d'imaginer les aventures
de Monsieur Pringle,
c'est un truc un peu enfantin,
un peu de cinéma muet
et effectivement,
deux romans photos
dans l'esthétique.
Et d'ailleurs,
je me souviens,
à l'époque,
Arielle Saraco,
à Canal,
m'avait dit,
en fait,
Monsieur Pringle,
c'est la rencontre improbable
de Charlie Chaplin
et de Michel Wellbeck.
Et c'est vrai que
ça m'a fonctionné assez bien.
Donc tout ça pour dire
que moi,
j'ai toujours été fasciné
par le roman photo.
Pour autant,
il n'avait pas à la maison,
mes parents n'étaient pas lecteurs
de nous deux
parce que je crois
que c'était un petit peu
le titre
qui diffusait plus
de romans photos,
mais dès qu'on voyait
et puis évidemment
les parodies,
les détournements
qui ont été
faits dans plusieurs magazines
parce que c'est une référence
ultra populaire,
le roman photo
et j'adore évidemment
jouer parce que
on est dans la parodie
et je suis assez surpris
à quel point
ça revient
depuis effectivement
cette collection
chez Studio Mangan.
Mais oui, il y a eu
Coop, Donoraz,
Guacamole Vodou.
Le premier,
c'est Guacamole Vodou
avec Fab Caro et Eric Judor.
Et les gens
sont fascinés à lire ça
parce que c'est entre la BD,
on se fait soi-même
la suite
des images figées
d'une certaine manière.
Quand on l'a l'une fois,
on a envie de le relire
parce qu'on veut voir
ce qui se passe aussi
dans le cadre,
dans les images.
Donc il y a quelque chose
d'assez jouissif
dans le roman photo.
Et c'est donc la première
fois que je peux publiquement le dire,
mon prénom,
ma mère l'a trouvée
dans un roman photo.
Comment ?
C'est cool,
j'ai envie de le dire.
À l'époque,
ça l'était vraiment beaucoup moins.
Est-ce que tu as gardé
le roman photo ?
Pas du tout,
je sais pas,
c'est devenu un truc
qu'on m'a raconté,
mais c'est un prénom
qui lui a apparu comme ça
dans un roman photo.
Moi,
quand je suis née,
Charline,
on n'était pas des masses.
Mais tu sais même pas
dans quel T-6
c'était nous.
Du tout,
j'ai pas cherché à l'époque.
Je me suis téré.
Sur ce miset,
je précise,
puisque la manche court
t'a son importance,
quant à long que j'imagine
tergale, bleu,
chaussettes moutarde,
moca-sins,
je sais pas si c'est
moca-sins ou charantez,
enfin,
une forme très étrange.
Avant de parler
de son tempérament
et de l'intrigue,
un point mode,
comment est-ce que tu
trouves leur look ?
Alors,
d'abord,
il y avait...
Parce qu'il y a un soin,
il y a un grand soin
à porter à ça.
Oui, mais je reconnais
que j'ai une patient
directement on se dit, et moi j'ai une passion pour la tatane, c'est-à-dire que la chaussure
pour moi est très évocatrice, je pense que c'est même l'élément dans le vestimentaire
qui, comment dire, décrit le plus la personne.
Je sais, tu regardes tes chaussures, mais il y a quelque chose d'extrêmement personnel
dans le choix d'une chaussure plus que dans le choix d'une chemise, d'un pantalon,
tout ça.
Donc je suis, parfois quand je regarde les gens, la première fois je regarde leurs
chaussures, c'est pas condescendant parce que je le fais discrètement bien sûr,
et j'adore même les magasins de chaussures, parfois je reste figé devant,
et je me dis, alors quand c'est des multimarques, parce que dans les multimarques justement il
y a plusieurs types de...
Et je me dis, tiens ça, je vois bien tel personnage porté, ça c'est plutôt un mec
qui aime le confort, ça c'est plutôt un mec qui est un peu étroit, mesquain,
radin, enfin voilà, je me fais pareil des espèces de délires à base de choses.
Vincent donc est comptable, veul, raciste, mais il a aussi un hobby, d'oublier d'un petit
kink, il se prend en photo avec une paire de jambes de mannequins de vitrine dans des
mises en scène inspirées de l'artiste Pierre Molinier et Lévan au plus offrant,
comme ça fait beaucoup d'infos dans ce trou, je vais découper en plusieurs
questions, la première étant d'où devient ce goût des personnages dégueulasses.
Alors ça c'est vrai, souvent on me pose la question et j'ai souvent la même
réponse, on est peut-être un peu dans l'analyse, c'est une façon de me
grandir moi-même, c'est-à-dire que quand je ne suis plus ces personnages-là, je me dis
bon quand même je suis un peu plus fréquentable, j'ai un peu de meilleure
gueule, je m'habille un peu mieux, je suis un peu moins con dégueulasse, veule comme
tu le disais tout ça, donc oui c'est peut-être une façon de me rassurer et de
rassurer les gens qui m'entourent, regardez, j'aurais pu être ça en gros.
Et le milieu de la compta pourquoi, pour que l'intrigue dans ce milieu-là.
Mais parce que je trouve que non mais la compta, il y a un côté bien
évidemment, la compta c'est tout de suite, c'est le tableau Excel, il y a
assez les chiffres, on va dire dans le côté comptable, il y a le côté
mathématique ou de plus d'eux, enfin le carré ne rentre pas dans le rond et
un versement, donc il y a un truc qui fait qu'il y a une sorte d'exactitude
de non ouverture à la vie d'une certaine manière.
Donc voilà, je trouvais que c'était marrant d'avoir ce personnage qui est dans
un monde ultra rigide que peut décrire ou en tous les cas évoquer la
comptabilité et qu'à côté de ça, c'est un peu bel de jour,
la nuit, il s'adonne à son petit plaisir coquin.
On pensit la conversation sur qui a volé mes jambes sans donner la réponse,
évidemment, parce que ce serait spoilé, ce serait très vilain.
Juste après un nouveau choix musical, signé Jonathan Lambert, c'est à toi.
Qui donc c'est Sing of the Times par son altesse sérénissime, Prince de Cour.
Et alors c'est pareil, il faut argumenter pourquoi lui.
Pourquoi ?
C'est bien, c'est un peu la suite d'Ottawa.
Alors c'est un avantage à l'heure de créateur, mais pareil, pour moi,
c'est quelqu'un qui a inventé un son.
Donc il n'y a que lui et puis c'est ce génie créatif où on découvre
après sa mort qu'il n'a pas combien de titres d'avance,
que chaque album était différent, chaque album était une proposition,
chaque album était presque un opéra d'une certaine manière,
parce qu'il y avait une tonalité, il y avait une couleur pour chaque album.
Et puis alors, mon Dieu, mais combien de tubes,
il y a de tubes que des mômes de sept ans à l'époque,
même les grands-mères, je pense, même on écoute ça, c'est tout le monde connait.
Donc là, pour moi, c'est du génie.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Dans le novele soir, Sign All The Times, c'est le choix de Jonathan Lambert.
Par ailleurs, il écouterait quoi ?
Vincent Malten, le héros, je mets des erguimés de ton roman photo qui a volé.
Ah, tiens intéressant, qu'est-ce qu'il écouterait ?
Cet homme comptable, raciste, avec des kings très étranges.
Je refais des pirates humés au fur et à mesure.
Pour les artistes que je vais citer, du coup.
Non, mais je le vois bien écouter des trucs quand même un peu.
Ah, si je le verrai.
Alors, ce n'est pas pour dire que l'artiste que je vais citer est du même
même à Kaby que notre ignoble Vincent Malten.
Mais je le vois bien écouter des trucs du genre Herbert Léonard.
Pour le plaisir.
Pour le plaisir, il y a un truc un peu comme ça, tu vois.
Ouais, ouais, je le savais.
Exactement.
Tu vois, en train de passer l'aspirateur chez lui et il est content.
Donc l'inspiration derrière les oeuvres que produit Vincent Malten,
c'est un artiste qui s'appelle Pierre Mollignier.
C'est un vrai photographe.
Parce que tu es aussi un vrai amateur d'art.
Pourquoi est-ce que tu l'as choisi lui ?
Qu'est-ce qu'il y avait dans son imaginaire qui est pour le coup très
particulier parce que c'est des photos qui sont surréalistes ?
Oui, un peu erotiques parfois, oui, sur le sport le moins.
Mais il y avait surtout ce, on parlait, un peu ce dédoublement.
C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui aimait se prendre en photo
avec des jambes de mannequins dans parfois des dessous féminins et de faire
des montages photos qui donnent cet aspect un peu surréaliste,
qui se rapproche aussi de l'ichonographie hindoue.
Vous savez, il y a une multiplication des jambes ou des bras autour de la tête.
Donc il y a quelque chose.
Enfin, moi, la première fois que je me suis retrouvé en oeuvre de Mollignier,
ça m'a complètement pas choquée, mais marqué.
J'ai trouvé qu'il y avait un univers graphique complètement fou.
Et c'est ce que j'apprécie aussi chez les grands photographe,
c'est quand on connaît tout de suite une photo de l'artiste.
Si vous voyez un Gilbert and George, vous allez dire,
oui, il n'y a qu'ils font ça ou que ce soit Pierre Égile ou que ce soit
Alain von Unvert, voilà, il y a des choses qui sont hyper marquées.
C'est-à-dire encore une fois des gens qui créent un style.
Et c'est assez tenant parce que Pierre Mollignier,
les gens ne connaissent pas forcément.
Mais quand on leur montre une photo, ils disent,
ah oui, ça me dit quelque chose, j'ai des yeux.
C'est un artiste qui est dans les plus grandes collections de photos du monde,
donc qui est vraiment reconnu, qui a été adoubé par Breton,
qui a fait partie vraiment des surréalistes.
Et il avait cette sorte de dualité.
Quand on le voyait, c'était parce qu'il a travaillé jusqu'à 66 ans.
76 ans, il habitait Bordeaux.
Donc c'était le vieux monsieur respectable.
Il avait une gueule de petit notaire.
Et là, encore une fois, quand il rentrait chez lui,
on était dans un monde très fantasmagorique, très loin d'imaginer ce que ça pouvait être.
Et puis, il avait créé chez lui aussi.
C'est ce que je dis, une sorte de factorie avant l'heure.
C'est-à-dire que dans les années 70,
ou même dès les années 60, dans ce petit appartement bordelé,
se croise aussi bien un prof de philo, qu'une prostituée,
une sorte de clochard, des amis intellectuels, des écrivains de passage.
Il y avait ce melting pot un peu d'intellectuel
et de population un peu interalope.
Alors c'est peut-être l'objet de fantasmes,
mais j'imagine cet appartement où, paraît-il,
tout le monde se mélangait, on discutait.
Je trouve ça assez fascinant, ce petit monde dans le grand monde.
Alors justement, tu parles de petit monde dans le grand monde.
On est donc face à une oeuvre dans laquelle il y a des photos dans les photos.
Parce qu'on voit les photos que produit
Vincent Molten et alors je dois dire, parce que c'est donc ton personnage
qui pose avec des jambes de mannequins dans des mises en scène.
C'est à la fois très dérangeant et en même temps esthétiquement assez beau,
je dois dire. C'est ce que Nathalie Fischmann,
la directrice de la collection, appelle ça le beau bizarre.
Et je trouve que c'est assez bien résumé.
Alors ce qu'il y a d'intéressant, effectivement, c'est qu'il y a une misère
en abîme puisque on raconte l'histoire d'un type qui fait des photos
dans un roman photo et Stéphane Gladieu, le photographe du roman photo,
est un très grand photographe.
Il faut savoir qu'il a travaillé aussi bien pour voilà.
Il a fait des reportages.
Il a infiltré le Clu-Clu-Clan pour Matt Viernièrement.
Il a fait le portrait officiel du pape du pape François et se retrouve
à faire un roman photo.
Mais lui, il est très éclectique aussi et c'est ce qu'il aime.
Et je pense que pour lui aussi, il y avait quelque chose d'assez
pas déroutant, mais il y a mis en abîme de prendre des photos
d'un mec qui se prend en photo.
Au casting, Valérie Le Mercier, Fred Testot,
Vincent De Dienne, Lilou Fogli, Ken Kojandi, Nadia Rose, Taïs Vauquière,
Christian Louboutin, Lilou Fogli aussi.
Oui, je l'ai dit, pardon, je l'ai dit peut-être.
Christian Louboutin, Emmanuel Perrotin,
le célèbre galeriste d'Arc contemporain.
Et je parlais d'une intrigue policière, c'est parce que Vincent,
le personnage se fait donc voler ses jambes en Suisse en enquête.
Qu'est-ce que ça te permettait en matière de décalage ce registre policier ?
Ah ben j'aime beaucoup les...
Tout le monde aime d'ailleurs les enquêtes policières.
À chaque fois, les polars, ça fait en tous les cas la télé,
c'est encore une fois, on est dans le populaire,
parce qu'il y a les codes.
Et j'adorais l'idée de jouer avec ces codes, évidemment.
Donc on lui acquit une nappe et ses jambes, ils partent dans une enquête.
Et effectivement, tous les indices,
et les indices qui vont être autant de cadavres,
révèlent dans leur mode opératoire et dans leur signature
une façon d'approcher à celui ou celle qui lui a volé ses jambes.
Et donc je voulais, c'est vrai,
construire quand même une véritable histoire,
que ce soit pas juste un prétexte à déconner,
à faire des photos marrantes avec des vannes.
Je pense que...
Je suis assez content d'avoir réussi à construire
cette enquête policière qui tient quand même debout.
Et il y a des clins d'œil, il y a d'autres grands polars,
je ne dirais rien, mais voilà, c'est très drôle à découvrir également.
Musique, c'est à toi.
Musique, alors autre son qui m'a complètement marqué,
c'est comme Sign of the Time,
c'est la première fois que j'ai entendu ça dans ma tête.
Je me suis dit, mais c'est quoi ce son ?
Et ça, c'est Hold on to Love de Led Zepp.
Pardon, je dis Led Zepp, je lui connais pas.
Si, on fait ça, on peut ça raconter, bien sûr, évidemment.
Musique, j'ai choisi
Novalessoir, Playground Love,
un titre que j'ai choisi parce que je me disais
qu'ils se sont saignés très bien avec le Led Zeppelin choisi
par Jonathan Lambert, ça faisait une sorte d'aliage un peu sympathique.
Dans un instant, on parlera de Connery,
élevé au Rendar, de la Sorbonne Nouvelle et de Jean-Kybav.
Ce sera juste après la pub.
Tous les soirs, Novalessoir, de 20h à 22h,
avec Charline Roux et ses invités.
Et toujours en compagnie de Jonathan Lambert,
je me disais, en regardant tes dernières productions oeuvres, etc.,
que tu es vraiment devenu inséparable avec Fred Testot,
parce qu'on le retrouve dans le roman photo qui a volé mes jambes.
Il est dans ce roman photo, vous podcastez ensemble.
Tenez, goûtez, c'est délicieux.
Tu prêtais ta voix à certains des animaux de sa série,
bête de flics, je me demandais quels sont les qualités requises
chez un bon camarade de Connery ?
Je pense que c'est de se faire rire à l'un l'autre.
Et parfois, que ça passe de mots, que c'est un regard, un échange.
On se connaît depuis plus de 20 ans.
On est... C'est quelqu'un de très fidèle.
C'est...
Je parle avec le sourire, parce que Fred, de toute façon,
c'est aussi l'une des personnes qui me fait le plus rire au monde.
Donc, que ce soit dans le podcast,
quand on se retrouve sur un tournage ou même quand on dit ensemble,
il me plie de rire.
Donc, voilà, Homme Thierry, à moitié ami, en tous les cas.
C'est ça ?
Mais alors, de fait, quand tu te lances dans une aventure
comme un roman photo avec lui, alors on sait que sur les tournages,
les fourrières sont très agréables,
mais en même temps pénalisent beaucoup, parce que le temps utile
est très particulier, sur un roman photo.
Surtout quand on est attifé, comme vous l'êtes,
comme très conscient de ça, quoi, ensemble, est-ce que c'est pareil ?
Oui, parce qu'en plus, là, on demande dans l'acting
de faire des gueules qui se rapprochent du cinéma muet.
C'est très outrancier.
Et évidemment, nous, on adore faire des grimaces.
Enfin, quand on aime la comédie, il y a un truc assez régressif,
mais extrêmement jubilatoire.
Donc, Fred fait des têtes.
Même quand je les regarde aujourd'hui, c'est case,
et je vois sa tête, je me disais, mon dieu,
mon dieu, ça va être gueule, quoi, ça me fait tellement rire.
Donc, oui, sur le shooting, on a beaucoup rit,
mais c'est vrai qu'il fallait aller très, très vite,
parce qu'il n'y a pas le monde 600 photos en tout dans le roman photo.
Il faut en produire 6000 pour avoir le choix
et tout ça en cinq jours.
Donc, c'est très, très, très, c'est très soutenu comme rythme.
La connerie, et ça n'a vraiment aucun jugement moral.
Je trouve que c'est un art qui se perd.
Ça occupe quel pourcentage de ta vie, tu dirais ?
Alors, je me suis pas amusé à calculer,
mais en tous les cas, j'essaie toujours de trouver
le, comment dire, le truchement, le filtre,
si je peux dire le filtre connerie de tout.
Comment ça, si je passe au filtre connerie,
ça devient plus drôle, moins grave, plus sympa, plus cool, plus marrant, quoi ?
T'as fait des études en culture et communication
à l'université Sorbonne-Nouvelle, puis t'as pris le...
C'était juste pour l'intituler.
Quand je le sortais, j'avais l'impression d'avoir
culture et communication à la Sorbonne.
Technique et langage des médias à la Sorbonne.
Ça m'a pas mené beaucoup.
Mais on se retrouve.
Oui, bien sûr.
T'as appris le métier de comédien avant d'atterrir à la radio et à la télé,
parce que tu as démarré, tu étais celui qu'on a appelé,
le candidat de Jean-Pierre Coff.
Est-ce que tu te souviens de tes premiers...
Est-ce que tu as un souvenir marquant de tes premiers pas ?
Mes premiers pas ?
Non, mais je le raconte souvent.
C'est-à-dire que quand j'ai rencontré Jean-Pierre Coff,
c'était à l'occasion d'un casting,
casting auquel a participé Laurent Marriott, d'ailleurs.
C'est assez marrant, parce qu'on est potes aujourd'hui.
Et c'est lui qui m'a dit, mais tu sais que j'avais fait le casting.
Le fishing sur la cuisine.
Oui, oui, c'est ça.
C'était une émission effectivement qui faisait cohabiter Coff et moi,
qui étaient censés représenter la...
Non, c'était pas la Gen Z,
je sais pas, la quelle génération à l'époque,
mais montrer comment deux générations avaient un point de vue différent
sur comment s'alimenter, comment consommer.
Ce qui était du reste assez novateur à l'époque.
C'était destiné un peu, on disait, à la ménagère et tout.
Mais finalement, c'était très...
comment dire, des questions très d'actualité sur les correspondabilités,
comment mieux consommer.
Bah, il aurait peut-être fallu ne pas prendre à la rigolade,
parce que le personnage était truculant.
Peut-être qu'on serait pas là, c'est un autre débat.
Toujours est-il que je fais ce casting
et moi, je viens passer le casting.
Je n'ai jamais fait de casting de ma vie.
Et à la fin de la journée, on me dit, voilà, vous êtes pris.
Je lui dis, comment ça, vous êtes pris ?
On me dit, bah, vous allez tourner, c'est tous les jours au studio,
à Boulogne, les horaires, ma jambe, je dis, m'attendez, moi,
moi, je suis étudiant, c'était pendant les vacances de Noël.
Je dis, je suis étudiant, donc lundi, je retourne en cours.
On me dit, mais attendez, c'est très compliqué pour nous,
parce que la chaîne vous a choisie, Coff vous a choisi.
Et puis, voilà, c'est quand même pensés-y,
c'est quand même payé tant par émission, je dis, pardon, combien ?
Et j'ai arrêté ce qu'il y a.
Voilà, donc j'ai arrêté mes études de culture et communication
à la Sorbonne-Novel.
Il y a eu comédie, évidemment, par la suite, la grosse émission,
ça a été quel genre de labo ?
Bah, moi, en tous les cas, je vais vous dire, ce qui m'a toujours...
Ce qui a dicté mes choix, voilà, c'est l'espace de liberté.
Le roman photo, on est un exemple criant,
puisque le seuil a à chaque fois donné carte blanche aux auteurs
pour dire, voilà, est-ce que vous voulez créer un roman photo,
vous écrivez ce que vous, enfin, vous nous donnez un pitch,
si on est d'accord sur un peu l'enjeu, l'histoire, tout ça, allez-y.
Ça, c'est fait comme ça.
Et comédie, mais voilà, j'ai eu la chance quand j'ai bossé chez Rukier,
on relisait même pas mes textes.
Quand j'ai fait Monsieur Pringle sur Canal,
c'est né aussi d'un personnage que j'ai créé,
et comme c'était un peu le seul truc qui marchait dans l'hyperchot,
il a perduré et on m'a laissé une bête totale.
Une mission que tu as co-présenté et qui a duré quelques mois.
3 mois. Et donc je suis très fier, il y a des échecs.
Oui, bien sûr.
Et donc voilà, comédie, pour moi, c'est la liberté à son akmei.
Et puis en plus, là, je suis à Connery, très assumé,
où on peut y aller dans ce mot que je trouve affreux le potage,
mais je dirais plus de régressif et de joyeux.
Liberté et freestyle, ce sera la suite de cette conversation.
Je te laisse annoncer le titre que tu as choisi.
Ah, Grace Jones, Slave to the Rhythm.
Ouais.
Encore une fois, il y avait tout dans Grace Jones,
c'était la beauté, l'élégance, le style hyper années 80,
parce que Jean-Paul Good, c'était l'époque aussi des pubs avec Grace Jones.
Elle faisait Kodak, elle faisait Citroën.
On était dans un truc très, très créatif, très nouveau.
Pour moi, c'était, elle représentait l'Amérique,
le New York, le style, le design, la mode, la musique, bien évidemment.
Mais voilà, elle synthétisait tout ça.
Et je voulais me marier avec elle.
J'avais dit à ma mère, plus tard, je me marierai avec Grace Jones.
Je l'a trouvé sublime. Je l'a trouvé sublime.
Et comme tu le disais pour l'hyper chaud, il y a des échecs qui peuvent
ne pas être préjudiciables, ne pas être marié.
Ah, pardon, je ne suis pas marié avec elle, si c'était eux.
Non, c'est vrai.
Ladies and gentlemen, Miss Grace Jones, slave to the rhythm.
Nova Le Soir, ici, on changeait de disque.
Yeah !
Nova Le Soir, avec Charline Roux.
Karma Police, ce n'est pas l'un des titres choisis par Jonathan Lambert,
mais je me suis dit que ça pouvait tout à fait marcher.
On remontait un peu ta carrière.
Et en fait, je me suis demandé aussi.
Que t'es-tu vieux ?
Non, pas du tout. Vraiment plus qu'au long.
Ou alors, moi aussi, c'est pas très grave.
C'est une maladie dont on souffrira tous à un moment.
Est-ce qu'il y a un plaisir à faire vivre des personnages à travers les âges ?
Parce qu'il y en a quelques-uns qui t'ont suivi quand même.
Lesquels ?
Ben, Damien Beyser.
Mais non, il m'a pas t'en suivi que ça.
Bah, comédies, on n'est pas couchés.
Enfin, c'était des temporalités différentes.
Non, mais c'est marrant parce qu'effectivement,
on n'est pas couchés, je devais créer un personnage par semaine.
Et c'est vrai que parfois, j'avais pas d'inspiration.
Et je me souviens très bien que ce jour-là,
j'étais en Gala, enfin, ce jour-là, la veille, j'étais en Gala.
Donc j'avais pas mal de boulot.
C'était un peu compliqué.
Et un peu, la dernière minute, je me suis dit,
oh, tiens, si je tentais ce personnage que j'avais fait sur comédie, là,
c'est peut-être l'occasion, il y a Miss France, ça peut être marrant.
Et on saurait plus être un flop.
Et voilà, le truc,
mais ce qu'il y avait de génial dans cette émission,
c'est que bien qu'elle soit enregistrée 9 fois sur 10,
il y avait de temps en temps du direct,
il y avait cette magie du moment,
parce que quand vous êtes dans une émission en public,
dans cette sorte d'arène où vous arrivez avec votre nouvel personnage,
vous pouvez vous dire que même s'il y a du montage,
on peut pas rajouter derrière tout ça, ça passe ou ça passe pas.
Donc il y avait cette instantée qui était extrêmement,
à la fois, c'était Tandax, mais ça fêlait une adrénaline,
mais extraordinaire, que j'ai rarement,
si quand je joue sur scène, en seul en scène,
je la retrouve face au public.
Cette sorte de sanction qu'on va chercher,
qu'elle soit bonne ou mauvaise,
mais ce truc de se frotter à se dire, voilà,
on va pas mentir.
Là, je vais vraiment sentir, on va me dire la vérité.
Mais oui, parce que d'autant qu'un personnage comme Damien Bayse,
qui pour mémoire était un type tenu par des infirmiers,
dont on racontait qu'il ne vivait qu'isolé du monde,
parce qu'il était dangereux et qu'il déboulait sur un plateau éructant et bavant,
moi, j'ai des souvenirs que ce soit sur comédie ou sur On n'est pas couché,
de gens qui étaient vraiment terrorisés en face.
Il n'y avait pas de... C'était pas fin, quoi.
Il y avait un truc...
Mais pour une question toute fin, dans le sens...
Trouper, oui, fin.
Non, non, mais...
Parce que c'était pas fin, non plus.
Mais, en fait, le secret, c'est que c'est la bave qui écoeurait les gens.
C'est qu'ils n'avaient pas envie de...
Ben oui, il y a un truc hyper physique qui était plus ça,
parce qu'il se doutait bien, évidemment, que...
Et ensuite, moi, ce que je voulais raconter aussi,
c'était que...
C'est Damien, c'est Elephant Man.
C'est-à-dire que c'est plutôt la société du spectacle...
Évidemment.
...qui l'a érigée comme un monstre de foire pour se moquer de lui.
Mais, finalement, c'est peut-être quelqu'un qui est juste
comme un animal traqué, qu'on met en scène et dont on se moque.
Et les monstres, c'est l'inversion de...
Justement, on inverse un petit peu le questionnement.
Est-ce que c'est pas nous à nous moquer d'un type qui est un peu...
Voilà, qui est forcément pas très bien dans sa tête,
mais dont on joue.
Et s'il y a des personnages qui viennent embarrassant quand on est un élégant ?
Parce qu'en réalité, t'es un élégant.
Ah bon, c'est genre...
Je me tiens droit, du coup. Je me redresse.
Non, mais je pense que ça participe un peu du même équilibre.
C'est-à-dire que j'aime bien...
Il y a le côté le ça un petit peu, donc, le moi, le ça, le sur moi.
Et je pense que tous mes personnages, c'est vraiment du ça, quoi.
Donc, ça n'est pas moi.
Mais alors, c'est une zenzinerie qu'auraient pu empêcher
les réalisateurs de projeter autre chose.
Et pourtant pas, parce qu'à ton palmarès,
Mocky, Dupieux, Eric Lavenne va les relumercer
pendant ces quelques-uns d'un cachetolet d'anneau,
on en parlait il y a un instant.
C'était une participation, mais bon, top-tof.
Mais, de fait, ce sont des réalisateurs très particuliers
qui sont venus te chercher,
avec qui tu partageais peut-être un goût de l'absurde.
Oui, à toute façon, c'est vrai que j'ai toujours...
J'ai toujours eu un goût, je dirais, même pour le surréalisme,
puisqu'il en est question dans le roman Photo avec Pierre Molinier,
mais c'est vrai que dans l'art aussi,
je trouve que le surréalisme est un des rares mouvements
où il y a une volonté, une dimension,
comment dire, d'humour assumée.
Breton écrit Anthologie de l'humour noir.
Il y a dans les sujets, dans les photo-montages,
si on regarde un tableau de Magritte ou d'Ali,
il y en a beaucoup où on les regarde, on ne veut pas s'empêcher.
Je n'ai pas déclaté de rire, mais en tout cas, de sourire.
Donc je trouve que c'est un art aussi assez joyeux pour ça,
assez communicatif, assez...
Et puis aussi, oui, Ludique, j'aime pas Smaller parce que c'est Valis,
mais qui tend finalement la main parce que c'est un art
qui est très accessible, finalement, le surréalisme,
alors qu'il est question, bien évidemment, de subconscient,
il y a quelque chose de très psychanalytique qui nous renvoie,
que ce soit nos fantasmes, des doublements de personnalité,
tout ce que j'en parlais, au ça, au surmoins, tout ça.
Mais il y a quelque chose qui se traduit sur la toile, sur les sculptures.
Il y a des oeuvres qui sont très, très marrantes.
Je ne sais plus qui fait le Omar en téléphone,
les oeuvres de Meret Oppenheim.
Voilà, donc pour moi, le surréalisme est un genre comique.
Dali, Dupieux, Lambert, je pensais vraiment un truc qui coule de source.
Je te laisse annoncer le titre suivant.
Alors nous allons écouter maintenant Sonic Youth avec Sugarcane.
Pourquoi tu as choisi ce titre-là ?
Parce que pour moi, c'est l'arrivée, c'est un peu proto-grunge, je dirais.
Je ne sais pas si on est déjà dans le grunge,
mais il y a quelque chose, le rock sale américain,
sans concession, comme on dit, quand c'est écrit dans l'Aloz.
Il y a un truc hyper très dénudé, l'essentiel.
Nova Le soir et si on changeait de disque.
Le soir avec Charlene Rowe.
C'est bien, on pourrait faire toutes ces annonces en clair.
Tu as dégoûté, c'est des choses, t'aimes pas.
Le titre dracule, je vais poser la question.
Je n'attends l'Amber pour savoir si tu aimais Témin Palin.
La priori, c'est un oui.
C'est un oui.
C'est un poisson que t'es très écléctique en matière de musique.
Très curieux surtout.
Non, mais ça, c'est vrai.
Rap, musique classique, jazz, rock, bien sûr.
Le rock a pris beaucoup de place.
Mais par hérédité, parce qu'il y avait une pile de vinyle à la maison.
Mon père écoutait beaucoup de musique, folk rock, même country.
Sa génération était fascinée par les requins.
Donc il y avait quelque chose de...
Mais ouais, Témin Palin.
Non, je suis très, très, très curieux, très, très curieux.
Mais dans tout, en vérité,
si, parce que parfois, on te dit, ton ta qualité,
c'est toujours gênant de dire sa qualité, je pense pouvoir dire curieux.
Mais pas curieux dans le mauvais sens du terme.
Oui, étrange.
Ou ouais, il paraît qu'il n'est pas bien,
il paraît qu'il n'a plus d'argent, ce truc de curiosité malsaine.
Mais la curiosité de la découverte,
j'adore quand on me dit, mais viens, il faut que tu ailles voir
tel expo, viens, on va écouter, il paraît que c'est tel resto, machin.
Même si on me dit, Goudsa, c'est déchaunie à la tomate,
je vais dire écoute, je vais écouter parce que je suis curieux.
OK.
Ça peut être dangereux.
Oui, c'est vrai.
Qu'est-ce qu'elle a de ne pas réaliser les tomates ?
Les tomates, oui.
Sur réalisme toujours, mais cette fois en série et au ciné,
on t'a préparé quelques extraits d'œuvres qui sont susceptibles de te parler.
On les écoutera dans un instant, juste après la pub.
Tous les soirs, Nouvelle soir, de 20h à 22h, avec Charline Roux et ses invités.
Et Bachelorette, un titre que j'ai choisi pour mon invité,
je m'en attend l'emberre car je le sais, très fan de New York.
J'ai vu en concert, au Grand Rex, il y a, je ne sais plus, j'étais...
Quelques temps.
Mais c'était un concert, c'est vraiment un concert qui m'a marqué,
il était avec des choristes, c'était sublime ici.
Mais pareil, je trouve que ce sont des gens qui dépassent le genre.
De toute façon, c'est pareil, bien qu'on ne peut pas vraiment dire
qu'il y a de l'électro, il y a du rock, il y a plein d'influences.
C'est compliqué de se reconstruire, et c'est ce que j'aime,
c'est quand les gens éclatent véritablement les frontières
et deviennent en eux-mêmes un genre.
C'est vrai que c'est valable, un peu pour tous ceux que...
Unique, pour le coup.
Voici, maintenant, une filmothèque placée sous le signe de la bizarrerie.
On t'a préparé quelques petits extraits.
Je te laisse les identifier et nous en dire un mot. C'est parti.
La richesse et le fondement de l'émulation social.
Carme.
Ah, le sucre.
Le sucre de Jacques Rounfiot avec Jean-Carmé, Michel Piccoli,
Roger Hannin, Célestor d'Adrien Courtois, Jean-Carmé,
qui est un fonctionnaire des finances et qui place tout son argent
à cause d'un arnaqueur sur les actions du sucre.
Et de par Dieu.
On n'a plus envie de le citer maintenant, mais il faut dire qu'il n'y a...
On n'a plus envie, mais l'occurrence il est là.
Et la rencontre des deux est absolument extraordinaire.
Non, c'est un film qui est génial, parce que c'est un film qui est...
Alors aussi, il y a quelque chose de l'ordre du burlesque qui se mette des claques.
Et l'abandon, c'est surréaliste.
En fait, elle est faite de bruit, de gens qui me mangent du sucre.
Très années 70 et en même temps, c'est hypernovateur.
Pour rappeler l'histoire du film, c'est qu'en 1973 ou 1974,
il y a l'effondrement du cours des matières premières,
dont le sucre.
Et je crois que le scénarisme de ce film,
je crois qu'il s'appelle Ron Chond, d'ailleurs, un nom comme ça,
était rapporteur au Sénat, donc c'est un film qui est extrêmement documenté
et qui raconte...
C'est un petit peu comme le film sur la crise des subprimes
de 2000 qui était passée
de ce réalisateur américain génial avec Steve Carell et...
Absolument, et ça ne va pas me revenir non plus.
Nos auditeurs et auditrices le auront certainement.
Et donc c'est un film qui est ultra documenté, qui parle d'un sujet grave,
mais avec beaucoup de comédies, des personnages très truculants.
D'ailleurs, il y a aussi Roger Hanna, Martin Villalonga.
Enfin, on est dans un truc pied plus aussi qui est au sommet.
Moi, pied plus, j'ai une passion pour pied plus,
parce que pareil, c'est un personnage hors du commun.
Et donc, le film raconte très sérieusement
comment on se fait, entre guillemets,
par les grands...
Enfin, comment le cac 40, la bourse, comment tout ça fonctionne.
The Big Short, Adam McKay.
Extrait suivant.
Tu es une petite pépite pour le fan de David Lynch, que tu es Twin Peaks.
On revient à ça, c'est que c'est de la comédie.
Ce qui est formidable dans Twin Peaks, c'est qu'on est dans une enquête policière
et on est dans ces personnages, ces situations parfois.
C'est alors évidemment toute la direction artistique,
que ce soit les costumes, les décors.
C'est Dale Cooper, cette façon de se...
Ça coupe deux cheveux ultra rigides.
Enfin, il y a quelque chose, oui, de presque dessiné, designé.
Voilà, tous les personnages sont designés.
Pfff, Lynch...
Puis j'adore cette phrase, c'est celui qui a dit
je ne sais pas pourquoi on demande à l'art d'avoir du sens,
alors que la vie n'en a pas.
Je trouve que c'est très, très bien résumé.
Categorie surréaliste, également, voici l'extrait suivant.
Aline, tu devineras jamais où c'est que tu es en train de battre
tous les records en ce moment.
Au voici!
Au voici!
Au voici!
C'est où?
Aline II et avec Valérie Le Mercier, je parle de surréalisme
parce qu'il fallait quand même oser jouer
le personnage qu'elle incarne à différents âges
avec ce que ça donne esthétiquement parlant
avec les situations que ça occasionne
et je crois que tu es très fan de ce film.
J'aime beaucoup ce film parce que je vais vous dire
je ne suis pas fan des biopiques d'une part
et je ne suis pas fan de ses lignes d'autre part.
Ça fait beaucoup, quand même.
Et c'est ce que je trouve intéressant dans les biopiques,
c'est qu'en plus tôt que de vouloir raconter
de manière chronologique, scolaire,
sans, entre guillemets vouloir trahir, au contraire,
je pense qu'on ne peut pas être objectif
sur un biopique.
C'est pour ça aussi que, par exemple, j'aime les biographies de Svegg
parce qu'elles sont romancées
et il y a toujours une part de subjectivité.
On ne peut pas raconter les choses.
Il y a toujours, ça passe à travers un auteur
et la façon dont elle raconte
ou le parcours de ses lignons, c'est un point de vue.
Et c'est ce qui est intéressant quand on veut raconter quelqu'un.
Et puis comme on dit aussi, ne laissez jamais
la vérité gâcher de ma histoire.
Et Valérie Le Mercier, qui ouvre, qui a volé mes jambes.
Fais ce cadeau.
C'est évidemment le roman photo.
Dernier extrait.
Je regarde tes yeux et tu me murmures
Non, s'plaît, je jure.
Enfance et surréalisme.
Un petit garçon qui se réamie avec une drôle de créature.
Mais c'est quoi, c'est le livre de la jungle ?
Peter et Eliot le Dragoon.
Oh là là.
Ah ouais.
Bah ça c'est mes premières larmes.
Ah c'est, je sors du cinéma.
Je me souviens, je suis avec ma sœur et ma tante.
Et je suis effondré en larmes parce qu'à la fin,
alors on va divulgâcher.
C'est un disney qui sortit en 77, je pense que les gens l'ont peut-être vu.
Ah oui, j'étais très, très petit.
Eliot, c'est Eliot le Dragoon, oui.
On repart à la fin parce que je sais pas,
il a peut-être d'autres enfants à aider ou d'autres à accompagner.
Et le fait de voir cet amitié tout d'un coup se briser
par quelque chose d'un peu, finalement, d'évident.
Et là, vie de grandir, bah non, voilà, ça y est.
Ah ça m'avait, et je me souviens,
pour me réconforter, ma tante m'avait amené.
Il y avait un café à la sortie,
parce que je pleurais à chaud de larmes.
Elle m'avait dit, tu vas prendre un mystère parce que t'adore ça.
Et ça, c'est vraiment aussi.
Un truc énorme, mais qui me renvoie à cette époque,
parce qu'il y en a pratiquement plus, c'est la glace.
Vous savez, c'est ces glaces de vanille,
coeur, meringue, grand couvert de la noisette.
Donc Peter, Eliot le Dragoon et le mystère,
c'est pour moi, s'il voulait me faire retomber en l'enfance,
c'est vraiment, pourrait presque me faire chialer en me servant un mystère.
Mais c'est si étend, moi je le mets aussi dans la catégorie surréaliste,
parce que de mémoire, moi c'est la première fois que je voyais
un petit garçon, un vrai, associé à un personnage de dessin animé,
puisque le Dragoon était un personnage de dessin animé.
C'est ça qui était fou, c'était, on l'a fait avec Roger Rabbit
beaucoup plus tard, mais c'est vrai que ça a été le premier,
où il y avait cette incursion, finalement,
d'un monde totalement imaginaire, que peut évoquer l'animation,
dans un film qui, pour le coup, nous renvoie à quelque chose
qui est plus de l'ordre du réel.
Et je pense que ça avait opéré sur moi quelque chose de,
là, vraiment, le merveilleux au sens littéral du terme,
où j'étais dans le merveilleux.
Je fais désormais appel au DJ, Jonathan Lambert,
pour annoncer ce qui suit.
Un peu de calme avec, pour moi, l'une des plus belles voix au monde,
Elia Fitzgerald, avec cette chanson,
Every Time We Say Goodbye.
I die a little.
Every time we say goodbye.
I wonder why, why they think so well.
They allow, they're such an ink about it.
Begin to, this is the change from major to minor.
Every time we say goodbye.
Begin to say major to minor.
Every time we say.
The memo, the memo, the memo.
Il en aura fallu du boulot.
Des heures et des heures et des jours et des jours et des années-mêmes.
Pourquoi le hip hop tient?
Tout ne fait pas, c'est facile pour le suprême.
Quand un film, donc, on se doit d'être habile.
Car l'amitié mais aussi la sincérité.
Ouais, sans les choses qui, à tout moment, peuvent être flagrées.
C'est le code obscur, que cache notre nature.
Ouais, j'en ai l'exemple, ça m'a foutu une crampe.
Qui m'a ouvert les yeux sur ce sujet, j'ai bien épiné.
Croyant que la galère n'aurait lié sous une bannière.
Croyant que la galère faisait de nos dents.
Frère, derrière, c'était le cas.
Passer l'entendie, moi.
Non, trois, quatre, on m'a récemment plus, il y a eu mal d'années.
À savoir la façon dont a évolué notre histoire.
Et ô combien l'unité m'a pensé, était le soir.
Ah, c'est bon.
Laissez tomber les mouchoirs.
C'est OK.
On est toujours là pour foutre la foi.
Réfectif diminué, et un obstacle déjà sauté.
Qui nous a appenaient, freiné, mais saché.
Ensemble, on a construit ensemble.
Je me remets mort les discussions, que l'on avait tant ensemble.
Et nos rêves, tu t'en souviens de nos rêves.
Quand on était dans les hangars, quand en santé montait la fière.
Putain, c'est loin, tout ça, c'est loin.
Je crois que c'est mon adolescence à défoncer.
Des trains jeunes regrettent rien.
On a tellement tutoyé de foi, le bonheur qu'on pourrait mourir demain.
Sans regret, sans roman.
Seul l'erreur était de rêver un peu trop fort.
On nommait tant le rôle important, que pouvait jouer le temps
sur les comportements de chacun.
Pourtant, on venait tous du même quartier.
On avait tous la même culture de Sinté-Ouest.
C'était vraiment l'idée à l'en effet.
On avait vraiment tout pour réduire au même.
Mais tout n'est pas si facile.
Les destins se séparent, l'amitié s'est fragil pour nous.
L'avis ne veut jamais un long fleuve tranquille.
Et aujourd'hui encore, tout n'est pas si facile.
LTM, dans nos valeurs soirs, tout n'est pas si facile.
Un titre que j'ai choisi de faire écouter à Jonathan Lambert
pour vraiment la transition qui suit.
Et surtout, tout n'est pas si facile.
On va parler de difficultés.
Toi, tu es drôle, mais est-ce que tu es rieur dans la vie ?
Déjà, je suis drôle, c'est pas moi de confirmer.
Est-ce que je suis rieur ?
Oui, je suis rieur.
La saison 6 de l'All-Qui-Rissort sur Prime.
Tu seras un binôme avec Kad Merad face à des candidats
qui, pour moi, en tout cas, ont l'air d'être redoutables,
que ce soit le trio comme Alban Ivanov.
Est-ce qu'il y a eu un petit entraînement ?
Parce que c'est quand même l'endroit où est né Jo Jo fantaisie
de ton camarade Fred Testot, cette émission.
Est-ce qu'il y a eu un petit coaching palable ?
Alors, Fred m'a dit fait comme moi et je l'écoutais.
Je me suis repassé toutes les saisons précédentes.
Mais je les ai faits d'un...
Je les ai bingeés.
Je me suis faits un jour, le jour 2.
Parce que je voulais me mettre un petit peu,
entre guillemets, dans une sorte de...
Comment dire, vous savez, quand on se...
Une mise en condition, on va pas rire.
Et c'est là où je me suis rendu compte.
Parce que parfois, je vais regarder quelques passages.
Je me disais, bon, ça peut être drôle.
Mais dans la durée, il y a quelque chose
d'assez intense et de...
Oui, de fatigants, finalement.
Et au bout d'un moment, on est beaucoup plus exposé à se laisser aller.
Et en fait, il y a quelque chose aussi de très contre-intuitif.
C'est-à-dire que forcément, quand on te dit,
ne regarde pas à gauche, on n'a qu'une envie, c'est de regarder à gauche.
Donc, il y a ce truc d'interdit qui fait que mais pourquoi je peux pas...
Et on ne sait plus, même au bout d'un moment,
mais au fait, c'est quoi rire, est-ce que c'est...
Je dis n'importe quoi, mais c'est fermé les yeux.
Et alors, le pire, je vais vous dire, surtout,
c'est que les 3 jours qui ont suivi l'enregistrement,
je n'osais plus rire. Je me retenais.
Mais oui, parce qu'il y a un truc qui fait qu'on est tellement dans l'interdit
que, à chaque fois que je mettais la main devant la bouche,
dès que j'esquissais un sonnerre, parce que je me suis dit, merde,
genre, j'ai pas le droit, quoi.
Alors, on va rien de spoiler de ce qui arrive, évidemment.
Mais dans les candidats des saisons précédentes,
est-ce qu'il y en a un qui t'aurait fait craquer ?
Ou en les regardant, tu t'es dit, ça, c'est pas possible, je...
Déjà, Jojo, fantaisie, bon, d'abord parce que...
Vous savez, quand...
Fred Testot, donc...
Il y a des surprises, évidemment.
Mais quand il y a des gens qu'on aime et qui vous font rire,
vous êtes forcément beaucoup plus exposés.
Donc, Fred Testot en Jojo, fantaisie,
je pense que j'aurais pu craquer.
Après, est-ce qu'il y avait de compliquer cette année aussi,
et même si je peux absolument rien dire,
sauf le fait que j'ai pris beaucoup de plaisir,
c'est que j'étais, effectivement, avec Kad Merad,
que c'est aussi un pote et que c'est quelqu'un qui fait extrêmement rire.
Et j'ai dit à Kad, j'ai dit, voilà, tu te rends compte qu'en s'associant,
enfin, en nous associant tous les deux, c'est un piège.
Parce que moi, je le dis, je vais certainement rire
à ta première connerie.
Non, mais en plus, très honnêtement,
pour des gens qui pratiquent l'humour et non, c'est le métier,
c'est un exercice horriblement masogiste,
parce que je pense que c'est vraiment des cauchemars
que tu as dû faire en montant sur scène, de dire, je parle des personnes nourries,
parce que les gens en face ne peuvent pas renvoyer ce à quoi tu es habitué.
Mais c'est surtout...
C'est pas temps de pas rire, c'est aussi de ne pas faire rire les autres.
C'est terrible.
Parce qu'on se dit, merde, je fais un four.
Alors qu'en fait, bah non, ils doivent pas rire.
Donc, on pourrait estimer qu'en craquant,
c'est qu'on a été tellement drôles
qu'effectivement, on était bien, bien, bien au-delà de la moyenne.
Mais en vérité, quand vous le voyez dans les saisons précédentes,
d'abord, il y a toujours de gens qui se fourrirent, parce que...
Tout seul.
Bah oui, parce que quand on fait un bid,
il y a un moment donné où on craque aussi nerveusement,
et ça nous fait rire.
Mais parfois, c'est le petit truc qu'on voyait pas venir.
Parce que dès lors qu'on se met en config, je dois pas rire,
on est ultra concentré.
Mais dès lors qu'il y a petit relâchement,
ça dure quand même plus de douze heures le registrement,
on donnait le cerveau, il a besoin un petit peu de relâcher,
et c'est là où on est le plus vulnérable.
L'homme qui suit ne brillait pas par son humour.
Je vais le dire, mais par ses qualités artistiques,
je te laisse annoncer le titre qui suit.
C'est vrai que c'était la torture pour tous les journalistes.
Qui l'ont interviewé, ouais.
Lauride.
Et pourtant, il nous a promis un perfect day.
Juste a perfect day.
Feed animals in the zoo.
Movie two and then home.
Oh, it's such a perfect day.
Such a perfect day.
You just keep, you just keep.
Just a perfect day.
It's such a perfect day.
Just a perfect day.
Forget myself.
I thought I was someone else.
Someone good.
Such a perfect day.
You just keep, you just keep.
Perfect day, c'est le choix de Jonathan Lambert
avec qui on passe encore quelques minutes.
Avant la fin de ce nouvel soir, on va se retrouver.
Dans un instant, je vais te proposer des rôles.
Je vais te laisser choisir ce qui te plaise.
Et on écoutera aussi parce que c'était l'un des premiers titres
que nous avons écouté la dernière fois, les talking heads.
Si ça te va.
Ah, j'ai vu David Berlin concert.
Quel génie.
Tous les soirs, nous va le soir.
De 20h à 22h.
Avec Charline Roux et ses invités.
Psycho killer et toujours en panne.
Ça m'est adressé.
J'avais d'un sans-lien de cause à effet avec mon invité Jonathan Lambert.
Quoi que le personnage de ton roman photo
qui a volé mes jambes aurait un petit dossier
que ça ne m'étonnerait qu'à moitié si je peux me permettre.
On est dans le domaine du Polar, donc je me suis succéco killer.
Ça marchait aussi, il y a beaucoup de morts dans ce roman.
Il y en a en tous les cas, oui, il y en a.
Et quelques-unes de spectaculaire, mais je ne sais pas.
Avec des modes opératoires.
On se sent que ça s'est régalé quand même.
On a cherché des bonnes idées pour tuer les gens.
Je vais te proposer maintenant des catégories de rôles.
Je vais te laisser choisir, en fait, l'idée c'est de pouvoir voler
des rôles qui ont été tenues par d'autres.
Je l'ai bien pitché pour une fois.
Ça fait quelques mois que je n'arrive pas à pitcher.
C'était très court et très efficace.
Si tu étais un héros de comédie romantique, qui est dans quelle rôle ?
Je ne suis pas très comédie romantique, bizarrement.
Je n'ai golleri, la série dans laquelle tu as tourné.
Oui, c'est vrai.
Là, là, là, là...
Non, alors plutôt dans...
Évidemment, un peu le...
Un des plus représentatifs avec Guillaume Grante et Julia Roberts.
Tu serais le colocataire.
Recyphans, bien sûr.
Donc, en tenue de plongée.
Ou alors en slip over la porte.
Très bien.
Si tu étais un super héros.
Un super héros.
J'aimerais bien...
L'homme invisible.
Ah ouais ?
Mais c'est pas une malédiction.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Ça dépend ce que tu en fais.
Non, mais j'aime bien l'idée d'être invisible.
C'est très agréable.
Pas pour savoir ce qu'on pense de toi.
Mais le fait d'être invisible, il y a quelque chose à la fois humble.
Et de...
Voilà, c'est le charisme zéro.
Au point quoi, en fait.
Si tu étais un super vilain.
Un super vilain.
Ah là, j'étais quand même dans...
On revient un peu la chanson qu'on vient d'entendre.
American Psycho, l'adaptation qui était pas facile d'adapter ce...
Avec Christian Bale.
Ouais, il était quand même terrifiant.
Quoi que Norman Bates, entre les deux, mon cœur balance.
Il y en a un qui est plus dans le déguisement.
Enfin, en tout cas, de sa mère.
Ouais, c'est vrai.
Mais ouais.
Si tu étais un héros de film d'action.
Ah, j'ai envie de rendre hommage à Chuck Norris.
Ah ouais, quand même.
Ce look, c'est...
C'est toute une époque, Chuck Norris.
Tu vois bien, Walker Texas Ranger.
Ah ouais, tout Walker Texas, tout.
Je veux dire, tout est là.
C'est tellement d'une époque...
C'est délicieux.
On frise la parodie.
Pourtant, il n'a jamais voulu y en être.
C'est ça.
Le premier degré est un vraiment tout à fait relatif.
C'est ça, exactement.
Et enfin, dans un monde idéal, qui, pour te jouer dans ton biopique?
En sachant que tout est possible, évidemment.
Oh là là, pour mon biopique.
Dans un monde idéal.
Dans un monde idéal.
Bah oui, c'est le moment de se la fêter.
Euh...
Oh là là là là...
Oh là là là... Non, c'est...
C'est drôle.
Je sais pas, je...
Non, j'aurais...
Alors, c'est impossible, mais j'encarmais.
J'ai une passion pour j'encarmais.
Et comme on m'a dit, à un moment que je lui ai ressemblé,
je me dis, voilà, il faudrait rappeler j'encarmais.
Enfin, ce serait scandaleux que j'encarmais face à un biopique.
Mais bon.
Mais j'ai dit que tout était possible.
Il ne me reste qu'à rappeler qui a volé mes jambes en roman photo 2.
Et avec Air Jonathan Lambert, c'est paru aux éditions du seuil
dans la collection Studio Mogul.
Mogul.
Merci beaucoup, Jonathan, d'être passé par ce studio.
Et je te laisse avant de partir,
c'est le dernier titre que tu as choisi.
Ah, c'est beau.
On va finir avec Igelin, tomber du ciel.
Elle met tomber dessus littéralement.
Et c'est une des rares chansons françaises.
Je connais les paroles par cœur.
A suivre Novalova avec Débora-femme et Isaac Dessault, la libre antenne.
La libre antenne, vous êtes ouverte 0153333377, ce serait juste après l'Olaiong, post sex clarity.

A poursuivre

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