Yuksek : oxymore, XIXème siècle & Tyler the creator (+ live exclusif de David Walters)
Dans Nova le soir, Yuksek est venu nous faire écouter ses morceaux et nous parler de son nouvelle album "Le nouveau monde".
En première partie d'émission, retrouvez un live exclusif de David Walters !
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
En première partie d'émission, retrouvez un live exclusif de David Walters !
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Nova Le Soir
Écoutez, Nova Le Soir échangait de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova Le Soir
Bienvenue dans Nova Le Soir, un vendredi 100% musical avec du live et de l'interview
puisque David Walters vient nous proposer deux titres depuis les tout nouveaux, tout beaux studios de Radio Nova.
On en discutera avec lui et Yook Sek, en deuxième partie d'émission,
viendra partager sa playlist et discuter de ses multiples projets.
Bref, rendez-vous bien remplis et de qualité.
Et pour démarrer, une artiste dont le deuxième album sort aujourd'hui.
Il s'appelle This Music May Contain Hope, elle, c'est Ray,
et posons donc la question sur toutes les lèvres Where is my husband ?
Ray dans Nova Le Soir et passons aux morceaux de Bravour.
Nova Le Soir
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonibananiarcais
Santigolle
La BO de Belle Flower
Frank Zappa, sans hésité
Les morceaux de Bravour
Chaque jour, on vous consulte sur Instagram,
vient un canal dédié pour connaître vos goûts musicaux sur des thèmes imposés.
Et comme c'est vendredi, jour de chorégraphie,
comme le prouve Nova Dance à retrouver à 22h,
la question est la suivante, quel est votre chanson d'entrée en piste ?
Bref, quel titre déchaîne chez vous, le démon de la danse ?
Action de Cassus, c'est le choix de Jean-Philippe
pour fendre la foule sur le dancefloor.
Christine, elle mise sur une valeur sûre.
A Fool and Fire, pour taper ses meilleurs petits pas,
ça fait toujours son effet, c'est oui.
On poursuit avec vos titres d'entrée sur la piste,
voici celui d'Isham et il est signé Kaili Minogue et ma odeur.
Lawrence, je pense, pratique la danse de manière collective,
car oui, j'ai toujours le clip en mémoire,
elle a choisi Sophie Elizabeth Store Murder on the Dancefloor.
Et j'avoue, vous m'avez régalé en citant tous les titres
qui réveillent, vous, le démon de la danse,
mais il fallait en choisir un.
Ce serait donc celui de Natan, pas précisément,
parce que la chorégraphie qu'on pouvait voir dans le clip
qui accompagnait ce morceau était absolument libératoire.
On écoute donc Fat Boy Slim avec Praise You.
I have to celebrate you, baby.
I have to praise you like I should.
Soir, à suivre Youksek en interview en deuxième partie d'émission
et dans un instant, on retrouve David Walters en live
et en entretien aussi.
T'es nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux
et ses invités.
Le soir, on le présente volontiers
et à raison comme un musicien glob-trotter
ou un glob-singer, accessoirement compositeur et multi-instrumentiste
et bien d'autres choses encore.
Son premier album AWA fait ses 20 ans.
En suivi, Home, une mixtape bien nommée
Never Stop Exploring,
le projet Nolai Scolling qui avait pour vocation
de créer une passerelle entre la Nouvelle Orléans et l'Afrique
et puis les albums Soleil Creole et Soul Tropical.
Son dernier nez s'appelle T-Love,
avant d'en parler avec lui.
On écoute en live l'un des titres de cet album signé
David Walters, Mr Marabou.
David Walters en live dans Nova Le soir
avec Mr Marabou extrait de son nouvel album T-Love,
un deuxième live à suivre à la fin de cette émission.
Bonjour David Walters.
Bonjour Charline.
Merci d'être venu, je vais le faire à l'américaine,
performé dans cette émission.
En même temps, je peux me permettre de parler
dans des termes qui viennent d'ailleurs.
On vient tous d'ailleurs.
Surtout que tu connais toutes les langues a priori.
J'en connais certaines mais
on peut en inventer une nouvelle si tu veux.
Ouais ? Tu préconises quoi ?
Je sais pas.
Pour que ce soit dit par tout le monde.
Le Nova Show.
Allez, vas-y, je te laisse en samets.
Bien sûr qu'on enregistre vraiment.
Ok.
Je dis que tu maîtrises énormément de langues
pour vous présenter et à raison comme un voyageur.
Est-ce que c'est toujours le cas ?
C'est toujours le cas. La musique comme passeport.
Mais est-ce que de fait,
le voyage inspire la musique ?
Est-ce que c'est deux choses qui sont
indissociables pour toi ?
Oui, 90%
des voyages les ai fait pour la musique
en musique. Et quand je les ai pas
fait pour la musique, ils m'ont fait
prendre du recul sur la musique.
Peut-être que je suis peut-être un petit peu...
Monomaniaque, tu veux dire ?
Le mot de la musique.
Mais est-ce que t'arrives à déceler
en quoi un lieu a une influence
sur ce que tu écris et ce que tu composes ?
Indépendamment de l'ambiance, je veux dire,
ou du style musical du lieu.
Mais est-ce que tu sens qu'il y a une différence
dans ta manière d'appréhender les choses ?
Je saurais pas te répondre.
Je pense que c'est vraiment
cause à effet, ça dépend de l'environnement,
de ce que tu vis, de ce que tu ressens.
Tu peux pas tout quand même contrôler.
Mais tu es un voyageur
qui ne voyage pas avec son carouet.
Quel que soit l'endroit où il va.
J'adore cette interview.
Pardon. Revenons de manière
un peu sérieuse à l'actualité.
Et cet album,
Te Love, qu'est-ce que toi
tu y mets dans ce titre-là ?
Moi, j'y mets beaucoup de douceur.
J'y mets tout ce qu'on m'a donné
sur cette période en fait
de 2-3 ans.
Beaucoup de...
d'amour fraternel,
on peut dire ça ?
Beaucoup d'amour fraternel, heureux.
C'est ça qui m'intéresse
parce qu'on raconte beaucoup l'amour en musique.
Rarement, l'amour fraternel.
L'amour fraternel
c'est
donner le geste à la parole,
s'occuper des autres,
donner du temps, c'est ce qui est plus précieux.
Partager du temps avec quelqu'un.
Et tu dis donner du temps
parce que c'est aussi un album pour lequel
tu as pris le temps.
C'est ce qui est finalement assez rare.
C'est vrai.
J'ai pris beaucoup de temps pour le faire
presque 3 ans.
J'étais quand même coaché par Guts
qui était mon directeur artistique
sur ce disque et c'était un peu la condition.
Il m'a dit que ça serait bien de prendre
un peu le temps,
de prendre du recul sur les morceaux,
réfléchir. Du coup,
j'ai écrit beaucoup beaucoup de morceaux.
J'ai pris le temps, c'est vrai.
J'ai un peu peur du vide donc
j'ai écrit les albums. J'ai tendance là.
J'aimerais en écrire un autre tout de suite.
Mais ce qui veut dire que sur cette période
de 3 ans, t'as plus de titres qu'il y en a
sur l'album ?
Ah oui, j'en ai eu.
Je n'ai pas, j'ai dû en faire 5 ans tout 70.
Et puis
finalement, je me suis rendu compte
que
plus j'avancais, plus j'avais envie
de sortir les derniers titres,
ce que je venais d'écrire la semaine dernière.
Il y a 2 jours.
Il y a la photographie du présent
finalement.
Mais alors moi, c'est une question qui me fascine.
Que deviennent les chansons qui ne passent pas
le barrage de l'album ?
Ça reste là. Elles reviennent.
Elles te reviennent.
C'est vraiment assez magique
parce qu'après tu vas piocher
comme ça dans tes tiroirs,
dans ta mémoire.
Il y a des mélodies qui reviennent.
C'est l'essentiel qui revient toujours.
Perdre et gagner sans s'éloigner
ça c'est Oxmo Poutineau.
J'adore ce mantra d'Oxmo Poutineau.
Pour la chanson perdre et gagner.
Il y en a plein. Il y en a plein d'Oxmo Poutineau
mais celui-là j'adore.
Perdre et gagner sans s'éloigner de ça même.
De soi-même, c'est avancé
sans se compromettre, sans compromis.
Se dire que
sur la route on perd des gens,
on perd des amis, on perd
des amours.
Et puis voilà.
On peut pas faire l'économie du chemin.
Il faut traverser ça,
il faut traverser le feu
et puis après ça va mieux.
Mais c'est une phrase qui a vraiment été un guide
sur la conception de l'album.
Cette phrase elle est guide
depuis toujours mais elle a pris sens
sur la conception de l'album.
Tu as l'impression d'avoir beaucoup perdu et beaucoup gagné.
Si je te demande une balance.
Honnêtement, j'ai autant perdu que j'ai gagné.
C'est-à-dire que c'est comme si
tu clinais.
On est tous passés par là,
on perd des gens sur la route.
Le plus dur, c'est de perdre des gens
en amitié, en amour.
Pour moi,
l'entourage c'est ce qui a de plus important.
Donc voilà, tu perds.
Sur le coup, tu dis, oh là là,
qu'est-ce qui s'passe, qu'est-ce qui m'arrive.
Et plus tard,
tu te dis que t'as gagné
parce que t'as gagné de l'espace,
c'est t'as gagné des retrouvailles
parfois avec toi-même.
Encore plus longtemps, c'est un espace de cycle.
C'est assez beau. Il n'y a pas de haine,
il n'y a rien. C'est juste,
c'est le cycle de la vie, la vie, la mort.
Il faut accepter que voilà,
on est des phéniques sans renais, sans cesse.
C'est pour ça que l'album s'appelle Tee Love.
Certaines gardent que ce qu'on gagne,
soit l'amour fraternel plutôt que le reste.
Exactement.
Je n'ai pas pu m'empêcher de noter que Tee Love
est sorti quasiment 20 ans
après Awa.
Mes calculs sont bons.
Awa, c'est 2006.
20 ans ?
Ce qui n'est pas rien en carrière de musicien.
Je ne suis pas là pour donner un coup de pelle.
Je suis là pour admirer le parcours.
Tu sais,
mes mentors,
c'est des gens comme Manu DiBango,
c'est des gens comme Fela Couti,
c'est des gens comme Shane Couti,
c'est des gens qui ont des carrières de 10 ans,
20 ans, 30 ans, 40 ans, qui traversent le temps.
C'est mes mentors.
C'est ce qui m'intéresse.
C'est difficile de traverser le temps.
Mais
si on s'éloigne pas de soi-même,
ça doit être jouable.
Mais de l'intérêt peut-être de prendre son temps.
Pour le temps long, en fait.
Je n'ai pas eu l'idée d'aller à toute vitesse.
C'est vrai. J'adore cet interview.
Tu te moques de moi ?
Je suis très sérieux.
Je suis très sérieux parce que j'aime bien
comment tu rebondis.
Je n'ai pas de colonne vertébrale.
Tu sais, tout sera comme ça de manière...
Il y a quand même une constante dans ton œuvre.
C'est que t'es un homme de passerelle.
C'est des passerelles que tu établis depuis tes débuts.
Est-ce que tu dirais qu'elles sont plus faciles
à construire aujourd'hui ?
Ou au contraire, c'est peut-être plus compliqué
de les faire les établir ?
Ah non.
Les passerelles, je trouve que
c'est peut-être plus facile aujourd'hui.
Parce qu'il y a plus...
Je connais peut-être plus de monde.
J'ai fait pas mal de rencontres.
J'ai gardé beaucoup de monde sur la route.
Ouais, je sais pas.
Flavia Aquello me parle d'un tel.
Un tel me parle d'un autre.
Ça rend Captain Planet.
Fatumata.
Kezia Jones.
Voilà.
Les passerelles, elles se font naturellement.
Ce qui est important pour moi
dans le parcours c'est
d'avoir...
d'avoir une magie
avec les gens avec qui j'ai
la chance de travailler.
Je te pose la question des passerelles.
Parce que oui, sur le papier, on a l'impression
qu'au moment où tout circule plus vite
et que peut-être il y a moins de distance entre les gens
en fonction des continents, on va pas se mentir.
Ça devient de plus en plus obtue, de plus en plus resserré,
de moins en moins ouvert vers le monde.
Est-ce que de toi,
ça impacte
ta manière de faire la musique ?
Ça impacte forcément, mais je trouve
qu'on a la chance
en tant qu'artiste de pouvoir se créer son monde.
C'est ça qui est assez génial, franchement.
Tu crées ton monde, tu crées ta bulle,
tu laisses rentrer, tu laisses sortir.
Voilà, c'est assez beau.
On a encore la chance de vivre ça.
Donc moi, je suis encore sur un petit nuage.
J'ai conscience de tout ce qui se passe.
Oui, bien sûr.
Évidemment, je suis
dévasté, comme nous tous.
Mais on a cette chance.
Et je me dis, j'ai de la chance.
Je veux pas aller jusqu'à parler de militantisme,
mais il n'empêche que de fait, quand on pratique
la musique comme tu la pratiques,
ça devient presque un geste politique
d'ouvrir les cloisons
et de...
Chanter en créole dans le pays qui nous a colonisés,
ça reste...
Oui, bien sûr.
Ça se raconte tout seul.
Mais la chance qu'on a,
c'est qu'on a un public.
Ça veut dire que le monde change.
Tu vois, donc
c'est facile de tourner les choses.
Moi, j'ai envie d'être optimiste.
Ça paraît pas simple,
mais si on veut changer le monde,
c'est peut-être juste
au coin de sa rue, juste chez soi,
juste autour de soi. Si on fait tout ça,
peut-être que ça va bouger un petit peu.
Peut-être que ça va bouger un petit peu.
Et moi, je suis assez rassuré,
finalement, parce que je rencontre énormément de gens
qui sont dans cette vibration positive,
qui essaient de changer les choses
à leur niveau. On veut tout changer le monde,
mais on va tout changer déjà notre petit
quotidien.
De petites habitudes. Pas mal déjà.
Vous êtes un vote David Walters
2026 à Dispo Soupe.
N'hésitez pas à rejoindre le mouvement.
Tu as demandé
de faire une reprise.
Comme à chaque fois dans cette émission,
tu as choisi d'interpréter Over the Rainbow.
Est-ce que je peux te demander pourquoi tu as choisi ce titre ?
Je choisis ce titre
parce que c'est une chanson
qui me bouleverse de base.
C'est une chanson pour moi
qui raconte l'océan,
qui raconte le surf, qui raconte
le fait de perdre quelqu'un aussi.
C'est une chanson qui est pleine de magie.
C'est une chanson
que je pensais simple à reprendre
qu'il n'est pas du tout.
Et je suis content
d'avoir bossé parce que je vais l'emmener
avec moi partout maintenant. C'est bien.
Mais c'est une chanson que tu as découvert dans quelle version,
à quel moment, tu t'en souviens précisément ?
Je pense comme tout le monde.
Je ne sais plus.
En vacances. Je ne pourrais pas te dire.
Mais c'est une chanson qui fait partie de l'inconscient
collectif parce que qui ne connaît pas
cette chanson ?
Je ne pourrais pas te dire.
C'est sûrement en vacances.
Comme à chaque invité, on t'a demandé
de venir avec des titres qui sont importants
pour toi. Tu as choisi d'écouter
Curtis Mayfield avec Pushorman.
Pourquoi ce titre ?
Parce que Curtis Mayfield c'est le mentor
dans mon top 5
en termes de voix.
En termes aussi d'engagement,
militant, Black Splotation.
Ce qui raconte dans cette chanson,
c'est le lien qu'il peut avoir
avec un dealer.
C'est ça.
C'est la dépendance.
C'est intéressant.
Parce que dans cette chanson,
on parle de drogue.
Mais il y a la dépendance de ton portal.
Il y a beaucoup de dépendance.
On est dépendant de tellement de choses.
Et donc on a tous,
ou on est tous, le Pusherman de quelqu'un d'autre.
L'histoire qu'on raconte dans une chanson
à quel point elle est
importante pour toi ?
Parce que je dois comparer
avec la mélodie, la musique.
À quel point c'est important ?
Je ne vais pas demander un pourcentage.
Je ne saurais pas dire.
Mais par exemple, la Mr Marabou
que je chante là,
c'est une chanson qui paraît assez
joyeuse, assez festive et tout,
salée, mais c'est quand même inspiré
de James Baldwin
qui est quand même assez engagé.
Il y a un auteur qui est très important
et qui n'est pas forcément
quelque chose de joyeux dans le récit qu'il fait.
Exactement.
J'aime bien ce contraste.
J'adore le contraste entre
ce que tu peux raconter
qui va être peut-être
amère
et la musique sur laquelle tu vas le jouer
qui va être plutôt dansante,
plutôt festive, plutôt joyeuse.
Et c'est le jeu du masque,
quel masque on utilise pour chanter
une chanson. Je pense qu'on peut tout dire
quand tu écoutes bon gars, il y a des chansons
qui sont bouleversantes.
Et pourtant tout le monde danse dessus.
César, il va voir assez pareil.
Il fait là aussi, d'ailleurs, il fait la coutille aussi.
Curtis, mais Phil aussi.
Pouchaman.
Moi, je suis assez fascinée par l'idée de danser sa tristesse.
Ouais, mais c'est une thérapie
qui existe depuis la nuit des temps.
Nova, le soir.
Nova, le soir.
Et si, on changeait de disque.
Nova, le soir.
Un Nogget ennemi
c'est dans la playlist de David Walters.
Pourquoi ce titre précis ?
Parce que c'est maman, maman
qui était Meloman
qui m'a fait découvrir ce titre.
Et
l'eau n'a pas d'ennemis.
Fé la coutille disait.
Je sais plus quelle année est sortie ce titre.
Ça devait 30, 70 et 80.
Aujourd'hui
l'ennemi de l'eau, c'est l'homme.
C'est nous.
J'ai voulu le mettre en musique.
J'ai d'ailleurs fait un morceau avec le fils de Féla
Sean Cootie, un morceau qui s'appelle Bois de l'eau
où on parle de ça.
L'eau n'a pas d'ennemis.
C'est une chanson qui est toujours d'actualité.
C'est une chanson qui a traversé le temps.
Et c'est une chanson qui est magnifique.
Voilà pourquoi.
C'est une excellente raison.
Si toutefois il en fallait une pour l'idée d'écouter Féla.
Et sister Nancy
Pourquoi est-ce que tu as choisi ce titre ?
Je choisis ce titre parce que c'est le morceau
qui peut me faire danser
une fraction de seconde.
Et ensuite
parce que j'adore l'histoire de cette femme
qui est aussi militante.
Ils sont tous militants dans mes choix.
Mais là
Sister Nancy c'est très particulier
parce qu'elle aura mis presque 34-35 ans
à récupérer
les royalties, donc les droits
sur cette chanson.
Je sais pas si t'imagines
34 ans
c'est
la moitié d'une vie
c'est beaucoup, c'est énormément.
Ça veut dire que c'est une femme qui a vécu
peut-être dans la misère toute sa vie
alors que son morceau est exploité
et c'est une
publicité pour Reebok
qui a fait qu'elle s'est réveillée.
Elle s'est dit non mais attends ça c'est ma chanson.
Il faut quand même que je défendre mes droits.
Je crois que c'est sa fille qui l'a aidée
et
ça raconte beaucoup de choses
sur la musique, sur les droits
sur les droits de la femme
dans la musique.
Sur les gens qu'on invisibilise de manière générale.
Exactement.
Donc là
j'ai trois morceaux
à danser mais trois morceaux.
à réfléchir aussi.
On peut les écouter à l'horizontale,
à la verticale et la tête en bas si on veut
mais il y a des choses.
On peut passer par ce studio c'était un plaisir.
Avec plaisir. Merci beaucoup.
Nova Le Soir.
Merci David Walters l'album s'appelle
Tea Love. On retrouve en fin des missions en live
pour une reprise d'Over the Rainbow
et nous on va marquer une courte pause.
On se retrouve dans un instant avec Youksek.
Sa biographie officielle nous dit que c'est très tôt
qu'il a commencé à pratiquer et étudier la musique
le piano en l'occurrence.
Mais t'as vu qu'en parallèle il devait aussi suivre
des cours de potion puisqu'il a l'air de transformer
de créer des objets artistiques de qualité
jamais exactement à l'endroit
où on les attendait.
Rien à voir avec la série Indipité
toute son œuvre me semble mûrement réfléchie
ce qui n'empêche jamais la curiosité.
Premier EP qu'ils font rentrer dans les clubs
sans passer par la case physio.
Premier album premier carton Away from the Sea
qui compte n'ayant pas frénétiquement dansé
sur Tonight il a forcément mis de la mauvaise volonté.
Il est devenu Living on the edge of time
nous horizons nos rites maud d'Enso drum
et d'autres explorations avec le projet Destino
des collaborations multiples et variées
de la production des remixes de qualité
toujours, des créations sonores
pour les filmer les séries.
Il est par ailleurs fondateur de Label
il a également investi l'espace
parce que pourquoi pas y envoyer sa musique
en l'occurrence Live Alone et la clipper
avec un Thomas Pesquet en mission
un invité qui pratique la photo aussi
et qui demain livrera sa version
avec orchestre filharmonique juste avant
ce sera dans l'auditorium de Radio France
un résumé express beaucoup plus long
que l'intégralité de mon CV
Bonjour vieux psychique.
Bonjour et bienvenue.
Est-ce que c'est très étrange d'entendre défilé comme ça ?
T'es habitué en fait.
Non pas tant mais non c'est chouette
non en vrai ça fait plaisir.
Est-ce que j'ai pris un petit coup de pelle
en réalisant que Tonight avait 17 ans ?
Oui tout à fait.
C'est un sujet en ce moment
c'est vrai ?
Un peu.
Évidemment pas de manière artistique
et tout ça mais c'est bizarre
d'arriver à mon âge
dans un truc
qui est globalement
forcément
jeuniste par essence
et puis surtout maintenant
c'est toujours la nouveauté
sans avoir
enfin j'ai pas le sentiment
d'être décalé par rapport à tout ça
mais je me dis un moment
ça va se voir
mais c'est un vieux.
Moi je me suis replongé dans la disco
pour préparer la mission
je trouve que le premier album n'a pas pris une ride
il a quelque chose de très intemporel
donc le fait de ne pas être très marqué
je sais pas si il est
intemporel ou si c'est la boucle
des 20 ans
Je me pose cette question.
Tu as une histoire de revival ?
Je trouve par exemple dans le son électronique
par exemple
je joue beaucoup en DJ
pendant 7 ou 8 ans je l'ai pas joué
tout le night. Pas du tout jamais
je voulais plus le jouer
et puis ça ne marchait pas avec ce que je faisais
les 7 et tout ça. Et là depuis
une petite année
je le rejoue
et on s'en fout
mais les gens sont hyper contents
mais je sais pas si
ça aurait été la même chose il y a 5 ans
mais je trouve qu'il y a quelque chose de très liberatoire
dans ce titre
je sais pas si tu vois ce que je veux dire
il y a un truc de
on y va
Mais par exemple tu as le son de ce premier album
dont je me suis tout de suite
un peu libéré même l'album suivant
était plus pareil et là je suis en train
de travailler sur un nouvel album
et qui va être à mon sens plus
dans la vibe de ce premier disque
moi j'ai envie de ce son là aussi à nouveau
J'ai le souvenir d'une interview dans laquelle
tu disais que t'avais du mal à écouter tes anciens albums
parce que tu les trouvais toujours
moins bon que le dernier ou celui en cours
est-ce que c'est toujours le cas ?
Alors pas complètement
oui, franchement
j'écoute pas ma musique ça c'est sûr
et avant c'est vrai que j'avais un peu
des réticences, il y a un album que j'aime pas du tout
je devrais pas le dire parce que c'est pas
le deuxième
Je sais pas du tout
c'est pas du tout un avis
mais j'ai déjà entendu avoir de...
Ouais je sais pas, il y a un truc je bloque
sur cet album
je sais pas, ça me plaît pas
je sais pas dans quel état d'esprit j'étais
il y avait un mélange
j'étais encore en major
et de truc
Il a été fait très vite après le premier
et puis le premier avait été un carton
c'était un peu genre
il faut faire un truc de ouf
et puis j'avais pas envie de refaire
ce son dur un peu comme on faisait
donc d'aller sur un truc un peu plus pop
en plus je chantais moi
et donc vraiment m'entendre
et puis cette période était pas
facile tout
non pas dingue
par contre la tournée était très cool
j'imagine que sur scène ça devait être un changement de paradigme
parce que tu ne te retrouves pas dans la même position
pour le coup quand t'es frontman
c'est horrible
c'est horrible
c'est vraiment un truc
à la limite même je le dis à Essiant
je dis quelque chose
que je ferais plus
deux ans plus tard je me retrouvais à le faire
bref mais là en tout cas depuis quelques années
je me suis dit vraiment s'il y a une chose
dans tout le spectre de la musique
de tout ce qui est possible de faire que je ferais plus
c'est être sur une scène au milieu
et chanter dans un micro
c'est horrible
je sais pas comment les gens font
et j'ai profond respect pour tous ces chanteurs
de pop à l'aise sur scène qui sont contents
je suis allé voir Télier la semaine dernière
pour l'Olympia c'était trop bien
j'adore comme il aime et moi
quel enfer
frontman c'est pas ton fantasme
ça me fait cauchemarder
vraiment
c'est des angoisses
comme chaque invité
on t'a demandé de venir
je sais pas si c'est tes titres du moment
ou si c'est des titres qui sont importants en général
il y a plein de trucs
il y a déjà je fais un peu la promo
des copains
sur les deux premiers choix
je les ai pas mis dans l'entreprise
mais il y a plein de choix très intéressants
non mais il y a des trucs que j'écoute en ce moment
il y a des trucs qui sont un peu des classiques
il y a des morceaux
des amis
là en l'occurrence on va écouter
un artiste qui a un point commun avec toi
c'est qu'il fait plein de choses en même temps
parce qu'on l'a aussi vu dans Mardi suprême il y a pas très longtemps
c'est Tyler de Creator
c'est un des titres qui extrait de don't tap de glace
Sugar on my tongue pourquoi est-ce que tu l'as choisi lui
ben
j'avoue que je suis pas
un digueur de dingue de musique
de maintenant
j'écoute des choses mais je passe pas
mon temps à chercher la nouveauté et tout
et Tyler j'aimais bien mais vite fait
et j'ai écouté
ce dernier album donc et ce morceau j'étais vraiment
enfin je trouve que c'est le
enfin pour moi en tout cas c'est le crossover parfait
enfin un beat
de 808 saturé un peu méchant
enfin tout tort un peu dans tous les sens
enfin je sais pas je suis hyper
bien et hyper original en fait
et c'est ce que je
par exemple j'écoute assez peu
de rap français
ce genre de prod et justement
en fait mon problème souvent c'est la prod
c'est-à-dire que je trouve les morceaux
les instruments je peux trouver les rappeurs
ou les rappeurs talentueux le flow
tout ça hyper bien intéressant les paroles machin
mais souvent les prods je suis là
et là on entend un truc comme ça et d'un seul coup
c'est
un kilomètre au-dessus de la plupart
des choses que j'entends enfin en termes de créativité
c'est pas une question de qualité ou de machin
mais juste d'inspiration de se dire on s'en fout on est libre
on a un kick de 808 saturé
des tome et c'est cool
et en avant
dans la playlist de Yuksa
que l'invité de Nova le soir bah même punition
pour le titre précédent pourquoi est-ce que tu as choisi celui là
ça c'est plus un espèce de revival
je me suis rendu compte que son album
ça faisait
2012 cet album
c'était un album hyper marquant pour moi
c'était toute cette vibe
New York
Blood Orange
Solange
et puis produit par Sdarr
l'appareil
je veux pas
faire le mec Técos qui écoute la musique
juste sous le langue de la production
mais l'un cet album
il est magique
dans le sens où vraiment il y a l'écriture des morceaux
de Caïness
et la prod lunaire de Sdarr
je pense qu'il a produit tout un tas d'album
hyper intéressant mais moi pour moi celui-là
c'est son
peut-être avec le phoenix mais c'est vraiment genre
tout est parfait dans la prod
ça tord, ça compresse dans tous les sens
et en même temps sa vie
en même temps il y a de la place pour la voix
et en même temps c'est doux et en même temps c'est fat
t'aimes les oxymores en musique
en quelque sorte
j'ai énuméré tes différents
projets il y a quelques minutes
si tu devais définir
un ADN commun
à tout ça
ou une ligne directrice
non, enfin pas concrète
c'est juste
c'est des pièces communes au puzzle géant
non
franchement pas vraiment je crois que c'est juste
des envies et des moments
le seul truc c'est que je me suis jamais
et peut-être que
des choses se seraient passées différemment
si je l'avais fait mais
j'ai pas envie de
j'essaye de fuir toujours les recettes
et les redites
ce qu'on m'a souvent reproché
dans mon entourage professionnel
parce qu'évidement
quand on fait un truc s'il marche c'est bien de continuer
et moi en fait dès que j'ai fait
un truc qui a un peu marché
ou qui était dans une mouvance
j'ai cassé ça et j'ai fait un truc
complètement différent après
donc c'est trop cool
je suis pas passionné de musique
j'ai toujours fait de la musique et j'ai envie
d'en faire toujours donc j'ai besoin d'être excité
parce que je fais si je vais au studio
comme au bureau pour refaire
un truc parce que si ça ça
ça m'excite pas
oui c'est ça sans avoir formalisé
ou en tout cas on a fait un projet de
cette idée de se réinventer
est-ce que l'art c'est aussi un moyen pour toi
de faire une forme de routine et d'ennuie
oui totalement
de curiosité extrême en fait
et puis quand tu dis tous les trucs
dans l'intro sur les remixes
je fais aussi de la prod pour pas mal de gens
et des gens très différents en plus pour le coup
oui c'est ça et vraiment en mode
parfois même un gesson pure mixage
et en fait c'est juste que tout ça
ça m'excite
ça me plaît c'est des nouveaux territoires
c'est pas une recherche de nouvelles lignes
sur le cv ou de machin
vraiment je crois que le seul truc que je sais
faire de façon c'est au sens large de la musique
et j'aime bien aussi le truc
de geek et le travail de studio
donc le panel est hyper large
dans les possibilités
moi j'ai envie de faire un peu tout à certains moments
et ça me fait respirer sur d'autres trucs
et ça t'arrive de pas en faire du tout de musique
bah pas vraiment
boucle le temporel en finit en fait
oui oui après il y a des moments où je fais
justement un peu plus là depuis un an
par exemple je fais surtout de la prod pour les autres
là je réattaque un nouvel album
mais objectivement j'étais pas hyper inspiré
j'avais pas envie je crois
mais voilà du coup je bosse sur des projets
d'autres personnes où je me concentre sur le label
il y a toujours des trucs
tu parles de nouveaux territoires parlons de nouveaux
monde qui est donc une pièce
d'Antonine Givorac donc il y aura
un orchestre Philharmonique qui va jouer demain
à 21h et toi dans la foulée à l'auditorium
de Radio France tu vas en livrer ta version
travailler
une pièce classique quand on a ton background
je t'imagine que c'est pas aberrant 3 secondes
ça s'est fait naturellement
ou ça t'a quand même fait des petits nœuds au cerveau
ça m'a fait des
enfin je sais même pas
je sais même pas quel nom il y a ça non c'était
une torture absolue
il y a un mois
je voulais annuler
mais évidemment c'est pas possible d'annuler
c'était déjà complet
mais c'est horrible
mais c'est trop cool
non mais ça va être vachement bien
mais en fait c'est hyper dur
et surtout j'ai signé ça avec Radio France il y a un an et demi
en mode encore une fois
un peu comme ce que je disais avant
oh trop bien nouveau projet j'ai pas fait ça
et là comme tu l'as introduit un peu
oeuvre classique je maîtrise à peu près ça
ça va être cool mais sauf que j'avais pas l'oeuvre
finalement complètement en tête
j'avais comme tout le monde les thèmes
qu'on connaît
mais en fait les thèmes dans la symphonie du nouveau monde
il dure environ 15 secondes
il y a 4 thèmes connues
et le reste c'est des fugues
des ballades et tout
et donc je me suis retrouvé avec cette matière
j'ai fait qu'est ce que je fais avec ça
donc voilà j'ai dû
déjà retranscrire
la partition
pour après la découper
la trancher, choisir des endroits
les développer
d'une autre façon
ça a été un gros gros gros boulot
mais en réalité
pièce du 19ème certes
j'ai semblé tailler pour toi
parce que l'inspiration de cette pièce-là
c'est quand même le voyage
c'est-à-dire que Dvorak était aux Etats-Unis
il était pas chez lui
la musique a été en partie influencée
par les peuples natifs d'Amérique
il y a quelque chose de cet ordre là chez toi aussi
d'aller ailleurs
conceptuellement oui
mais dans l'effet
formellement pas du tout
c'est extrêmement classique
et extrêmement construit
c'est la tranche au carreau du temple
j'avais fait une version du boléro
à la filharmonie
pour un spectacle de danse de l'ivier du bois
et là le boléro par exemple
là c'est taillé pour en refaire une reprise
c'est-à-dire qu'il y a une rythmique
il y a un thème mélodique repris 4 fois
en majeur et mineur
là ça a du sens
on peut faire tourner ça même sur 2 heures
c'est une construction de techno
en fait le boléro
mais là le nouveau monde pas du tout
il n'y a pas de boucle dans les boléro
jamais il n'y a pas 2 mesures répétées
exactement de la même façon
et puis l'idée c'était quand même
d'être respectuée de la partition
je n'ai pas envie juste de prendre un thème
je vais faire un visite avec ça
c'est compliqué
nouveau monde voyage
moi j'ai un esprit d'escalier
tu as choisi d'écouter
l'un des titres qui t'appartient
Beyrouth
MABETMOOT
on l'a posé en itinérance
en voyage en tout cas inspiré
alors en fait
on l'a fait
parce que depuis longtemps à Beyrouth
j'ai des amis là-bas
et on l'a fait au moment de l'explosion
c'est en 2000
je crois
juste avant le Covid
en gros 2020
et l'explosion du port
j'avais beaucoup d'amis qui habitaient dans ce coin là
donc un qui a été blessé
on a monté une compilation
avec pas mal d'artistes français
pour récolter
quelques fonds pour la reconstruction
de Beyrouth
donc ce morceau c'était ça
et puis après c'est le nom du livre
photo que j'ai fait
et exposé
quelques années plus tard
enfin c'était un peu le début
d'une histoire
et le livre est toujours disponible
édition le bec en l'air
nova le soir
ici on changeait de disque
le soir avec Charline Roux
dans la playlist de Yooksac avec ce titre
réparer le monde
extrait de poèmes pulvérisés qui est sorti l'année dernière
me semble-t-il 2025
pourquoi est-ce que tu as choisi ce titre ?
parce que Léonie on est assez proche
elle était
elle est venue jouer avec moi
sur la tournée du deuxième album
et on est restés toujours
en contact
je trouve qu'elle a
j'ai toujours apprécié sa musique
mais je trouve qu'elle a vraiment passé un step sur cet album
et notamment sur ce morceau
que moi j'ai entendu la première fois
et même encore là on en joue quelques notes
j'ai les poils qui se dressent
et je l'ai vu
à son concert à la Philharmonie
où elle le chantait éclairisé
et
pour moi c'est un
classique
comme on dit les morceaux magiques
et je sais que je l'écouterai tout le temps
bref c'est un morceau vraiment magnifique
et je suis hyper content qu'elle les fait
et elle joue
mardi à l'Olympia
et donc il faut absolument aller la voir
c'est super
tu as une réception de la musique
cérébrale ou organique
je sais pas si la question est très claire
quand tu entends un morceau c'est ton cerveau
qui reçoit les infos d'abord
ou c'est le corps qui parle
c'est plutôt le corps mais justement
par exemple
le premier truc
ça va être la sensation du morceau
mais le problème vraiment c'est que par contre
s'il y a un truc qui est vraiment mal produit
c'est le professionnel
il revient
des trucs qui peuvent me sortir du morceau
et c'est horrible j'aimerais pas
par exemple j'ai bloqué longtemps sur belet cv
et en tant que je trouvais leur batterie
horrible
et j'aimais bien l'écriture face à l'époque
où j'écoutais plus de la folie et tout
il y a plein de trucs que j'aimais bien
mais même en folk hyper cheap
des trucs c'est pas le problème que ça soit mal enregistré
ou que ce soit lo-fi et tout
mais juste chez eux c'était l'impression que c'était une
et vraiment ça me bloquait j'arrivais pas
dans un instant on parlera d'image
on écoutera chassol
et ceci n'est pas un camoulox
et ce sera juste après la pub
et c'est le choix de yuxsac
quelqu'un avec qui t'as collaboré par ailleurs
oui
alors là t'as choisi le Odyssey part 3 alors que
toi c'était le partie 2 que t'avais remixé
non ?
ouais je crois
mais je crois que c'est dans Indie à mort
ah bon pas je sais pas
c'est moi qui mélange tout
mais non bien chassol on s'est rencontrés
je sais pas si on se connaissait
avant du coup
en fait on a coproduit Indie à mort
j'organisais un festival à Reims
il y a longtemps
on l'avait monté il y a 25 ans
et
un des premiers trucs qu'on a coproduit
avec Tricatel à l'époque avec son label
c'était Indie à mort de chassol
et moi
ça m'arrive pas souvent mais c'est le seul concert
de ma vie je crois
où j'ai vraiment pleuré
pour moi c'était
fabuleux pis j'ai un truc où je suis allé en Inde
quand j'avais 18 ans j'ai un truc avec l'Inde aussi
et voilà
et puis c'est juste
chassol il est brillantissime
il y a toujours
quelque chose de
face à des marches, d'harmonisation
des voix, son engagement
et puis ses accords
il y a vraiment une signature
et là il y a un nouvel album
très très beau qui sort en mai
qui est basé cette fois sur le stand up
et c'est encore
il y a
je pense que je pourrais de les yeux fermer
même si je ne l'ai pas entendu avant
si on présentait à mon chassol
pardon je le reconnaitrais
mais c'est un truc qu'on cherche la patte
tu sais parce que tu disais il y a un moment
de pas reproduire des recettes
mais en même temps l'enjeu j'imagine
quand on est compositeur musicien
c'est comment que ce soit identifiable
ouais mais je pense qu'on ne s'en rend pas forcément comme soi-même
là pour chassol c'est plus
des façons
de jouer autour des gammes
ouais
entre les mineurs 7e, diminuer
machin et donc un enchaînement
comme ça et genre je sais pas
c'est plus 3 accords qui suivent et tiens je lui dis
ah tiens ça c'est chassolien
enfin tout comme je sais pas
c'est des pianos de philippe glace
les trucs
il y a des signatures qui sont pas
des gimmicks mais
qui deviennent la signature d'un artiste
je pense et je ne suis pas sûr
que même on soit forcément
conscient
est-ce que toi quand tu composes
tu fais partie des gens qui
voient des images
pas trop non
non non
je posais la question par rapport à ton travail
j'ai un truc
vraiment d'artisan
quand je fais de la musique
je me mets en studio et je fais des trucs
j'essaye je bricole
je colle des trucs, je fais des puzzles
de musique
et j'ai l'image du créateur
là j'ai fait 1 000 pièces et après
je suis détente j'ai des idées pour la musique
non mais j'ai des copains
un mec et je partageais mon studio un temps
qui arrivait le matin et qui me disait
alors cette nuit j'ai pas réussi à dormir
j'ai un morceau, j'ai un truc qui m'est venu dans la tête
il fallait que je cours au studio à 8h du matin
pour l'écrire et moi je vais pas
ce genre de choses
mais t'as cinéphilie à toi
moi elle est hyper large
et franchement je suis pas
je vais pas du tout
m'inscrire comme
cinéphile
j'ai une culture
hyper mainstream du cinéma
un peu comme tout le monde
j'aime bien
hyper bateau
je me suis rendu compte qu'il y a pas mal de gens qui aiment pas
mais Wes Anderson
par exemple j'aime beaucoup
évidemment
évidemment
Lynch
moi je suis toujours en retard
d'un train et des trucs que je loupe
par exemple Paul Thomas Anderson
j'avais vu Magnolia
mais je me souviens même pas que c'était lui
en vrai
et j'ai vu le dernier film
que j'ai plutôt bien aimé
surtout l'image et tout il y avait un truc que je trouvais fou
et puis là je me suis refait
sa filmographie récemment
et je dis ah ouais quand même
j'ai coupé des trucs
mais je comprends le truc
c'est tellement gros par moment
que tu peux avoir des trous dans l'heure 4h
j'ai oublié que ce truc génial c'était déjà lui
oui c'est ça et puis surtout je me dis
comment j'ai pu rater ça
parce que justement c'est au confin
de plein de trucs que j'adore
pas Lynch
mais quand même il y a des choses très
j'ai hyper mauvaise mémoire du nom des films
mais celui qui se passe dans les années 70
où le mec a un détective
de Paul Thomas Anderson
bon bref on va pas faire une heure là dessus
mais il y a un mélange
de plein de cinémas
mais avec un traitement
encore un peu plus weird
et une image toujours incroyable
des plans, des couleurs complètement folles
voilà bon c'est pas très original
il y a eu un Oscar donc je peux pas faire plus mainstream
que ça
exactement
je triche hier j'étais sur l'ordre
moi aussi j'ai des petits trous de mémoire
des films et je dis c'est vraiment
typiquement le genre de cinéma que j'adore
pourquoi j'ai pas vu ça avant
ça n'a aucun sens
alors toi quand tu travailles sur des bandes originales
tu te fais des playlists
tu te faisais des playlists
avant d'attendre
non non je me fais pas des playlists
en fait je fais des playlists pour le réalisateur
ok j'ai cru qu'il y avait un truc
parce que ça me semblait très étrange dans la conception
des choses de dire je fais des
des espèces de mood board
mais pas pour moi
généralement quand on commence un film
ou même quand on est sur les discussions
pour éventuellement faire un film
on a des discussions
souvent assez conceptuelles
avec des réalisateurs
et moi ça me paraît toujours un peu abscond
donc je préfère faire écouter des trucs
tiens j'ai lu le scénario
je me dis tiens pour aller des choses qui ont un peu cette couleur
cette ruque
y compris d'ailleurs dans ces playlists
il peut y avoir des morceaux à moi
sur d'autres films des trucs
voilà mais et puis aussi
des fois pour les monteurs
pour qui puissent
parce que quand on arrive un peu tard
sur un film on n'arrive pas forcément
à rattraper le rythme du montage tout de suite
donc ils commencent à monter des images
et tant qu'à faire je préfère qu'ils prémontent
avec des morceaux qui sont
soit à moi dans l'idéal
ou soit avec
dans des univers qui me sont proches
et puis voilà qui mettent pas forcément
du enzimmer quoi
parce que c'est pas hyper facile
de faire une démarque d'enzimmer
puis une fois quelqu'un ou un morceau des Beatles
par exemple tu es là genre
ça marche bien sur la scène mais qu'est-ce qu'on va foutre
avec ça
on va écouter dans un instant
quelques extraits
de pièces que tu as composées pour des fictions
juste avant on va écouter un des titres que tu as choisi
c'est une découverte en ce qui me concerne
la démonstration de mon inculture
Chico Science
alors pareil je suis toujours en problème avec les dates
mais c'est assez récent
face à ces musiques brésiliens
années 80
je pense c'est un type
qui est décédé assez jeune
qui était engagé
enfin c'est un peu
c'est un peu un punk brésilien
il y avait un truc
autant
bon j'adore la bossa, la musique brésilienne
c'est un truc assez présent chez moi
tout ça mais lui c'est un peu
un ovenis c'est un peu
un bagarreur
nous va le soir
c'est pas un truc
c'est pas un truc
c'est pas un truc
c'est pas un truc
du tout
d'o寸
dans un éclat
De La Soul, The Magic Number, un titre que j'ai choisi pour Uxack puisque lui ne l'a pas choisi.
Ils embluraient que ce soit un morceau récurrent de tes playlists.
Ouais carrément.
Ouais.
De ma vie même.
Ok.
Que t'as découvert quand ?
Pour le coup, c'est bien.
Ah là ça y est, il y a hyper longtemps.
C'était dans le...
Je faisais du Scat et c'était un peu à l'époque, c'était le truc.
C'est le premier vinyl que j'ai acheté et que j'ai gardé d'ailleurs.
Ce qui était une bonne idée puisque pendant longtemps on ne pouvait pas l'écouter autrement
qu'en vinyl.
Il ne se fait pas très longtemps qu'il est sur les streams parce qu'il y avait tellement
de sembles grillées qu'ils n'avaient pas les moyens de tout clirer.
Donc je ne sais pas quel arrangement ils ont trouvé mais finalement je crois qu'il
est disponible maintenant.
Et oui, c'est la...
Alors vraiment je peux l'écouter un milliard de fois, je pense que je l'ai écouté
un milliard de fois cet album et je peux toujours l'écouter avec plaisir, ça
me lasse pas, j'adore le flow, j'adore ce qu'il raconte.
Enfin je suis vraiment fan absolu de ce disque.
Alors le sketch, je ne l'avais pas sur le CV, je vais l'ajouter pour la prochaine
fois sur les lignes dans les multiples pièces du puzzle.
J'étais nul en sketch.
On va parler de bandes originales si tu le veux bien.
Qu'il se foutons quelques mesures.
C'est le générique d'antherapie.
Tu parlais de musique qui peuvent immédiatement te coller les poils et te
mettre dans un mood très particulier.
Ce qui me concerne, ça, on fait partie.
Ça, on fait partie à cause de ce thème, à cause de la série.
Comment est-ce que toi, t'as été amené à travailler sur ce projet de série
signé Nakash Toledano ?
Ben, c'était pour être tout à fait France, c'était une compétition.
Oui.
Je savais qu'il y avait plusieurs personnes qui ont proposé des trucs.
C'est là-dessus que tu les as vu clairement.
Oui.
Vraiment sur ce thème-là, sur ce qu'il a fait le générique.
Ce que j'ai envoyé en démo, c'est vraiment...
Et en plus, le truc, d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que ça a marché.
C'est que je suis parti complètement perdant.
C'est-à-dire, je me suis dit, alors là,
série de Toledano-Nakash en thérapie sur Arte,
genre tous les compositeurs parisiens vont avoir envie de faire ça.
Clairement, il y aura un mec, un plus gros, enfin, un mec,
homme-femme, qui aura un CV plus intéressant que moi,
que peut-être il va connaître et que la prod va placer devant.
Je me suis dit, vraiment, il n'y a aucune chance que je le gagne.
Donc je ne l'ai fait sans aucune pression.
Je fais ce petit thème de piano.
Et j'avais vu la série, la version anglaise.
Ah non, la version intraitment.
Oui, anglaise, oui, c'est ça.
Bon, bref, anglo-saxon, en tout cas.
Et que j'avais beaucoup aimé.
Donc je voyais un peu de quoi on allait parler et puis l'ambiance du truc.
Et surtout, il n'y avait aucune...
Enfin, c'était vraiment, voilà.
Générique pour la série dans thérapie d'Éric et Olivier.
Pas d'image, du générique, pas de mood,
pas de référence, rien du tout.
C'est genre, allez-y, faites ce que vous voulez.
Et j'ai envoyé ce truc en me disant, bon, tout ça,
je n'aurais jamais de nouvelles, c'est pas grave.
Et manifestement, ils ont adoré.
Et c'est vraiment, enfin, il y a quasiment part travail.
Enfin, après, on a bossé sur la série, mais c'est quasiment la version
que j'avais écrite.
Est-ce que ça a eu un retentissement particulier pour toi ?
Parce que, pour le coup, c'est une série qui a été vue,
je ne sais pas, combien de milliers, millions de fois ?
Énorme, pas vraiment en termes de carrière,
parce que c'est...
Enfin, je dis ça, tout le monde s'en fout un peu,
mais c'est hyper dur, comme métier, en fait.
Il y a beaucoup de monde, le financement, à ce moment, c'est chaud.
Enfin, ouais, bon, je suis un peu...
C'est pas facile, quoi.
Mais...
Mais, en tout cas, c'est quelque chose qui a été...
Enfin, on m'en parle tout le temps, en fait, de ce truc.
À chaque fois que je crois que c'est quelqu'un, littéralement, vraiment.
Ah oui, y'a que ça, putain, la BO dans thérapie, c'est dingue.
Enfin, vraiment, c'est quelque chose qui a marqué les gens, je crois.
Après, vraiment, c'est une concordance des temps, quoi.
C'est la série, c'est le Covid.
C'est vrai que c'est arrivé à ce moment-là.
Ouais, c'est plein de choses.
C'est aussi le fait qu'on ne puisse pas appeler
les génériques sur Arte.
Un détail technique que je n'avais pas.
Mais non, mais c'est vrai, parce qu'il y avait combien de...
En plus, c'était énorme, c'était 25 ou 30 épuisades,
je sais plus, par saison.
Enfin, ma course, ça veut dire que chaque personne
qui a regardé ces deux saisons, s'est tapé deux fois
ma musique à chaque fois, quoi.
C'est trop bien.
Ça, et la voix de Frédéric Pyrot,
moi, je trouve que c'était la meilleure des thérapies.
Non, non, c'était cool, ouais.
On passe à une autre bande originale.
Ton travail sur les fantômes de Jonathan Mille,
alors qu'il y a un film très particulier,
qui a en plus eu droit à la séance d'ouverture
à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2024,
qui a été nommé au César.
Toi, tu as eu une nomination au prix Lumière
pour cette bande originale-là.
Comment pareil, comment est-ce que c'est fait
la connexion sur ce projet-là ?
Quelle est l'histoire d'un jeune professeur de poésie
qui quitte la série, qui rejoint une organisation secrète
en Allemagne et qui cherche son bourreau ?
Exactement.
Ça s'est fait, je suis le réalisateur qui aimait bien
ce que je faisais sous le nom de Destino, plus tôt.
Ouais.
Il avait entendu le premier album.
Et voilà, on s'est rencontrés et on s'est bien entendu.
Et je suis vraiment hyper fier de ce morceau.
Enfin, moi, je pense que c'est peut-être
ce que j'ai fait de mieux pour l'instant.
Enfin, en tout cas, j'en suis vraiment fier.
Et puis, je pense, au-delà de moi,
enfin, c'est pas une question de dégo.
Et genre, parce qu'en plus, à part le morceau-là
qu'on écoutait, qu'il y a un vrai morceau construit et tout,
mais c'est qu'en fait, la musique est hyper imbriquée dans le film.
Il y a des moments où on perçoit même pas vraiment si la musique,
il a, je n'attends, appris quasiment autant de temps
pour le montage-image que le montage-son.
C'était vraiment une volonté chez lui.
C'est pour ça que c'est dommage pour les gens
qui ne l'auront pas vu en salle, parce qu'au-delà de l'image,
pour le son aussi, c'était vraiment un...
C'est hyper travaillé vraiment.
Et comme rarement, les réalisateurs prennent autant d'attention
à au montage-son et à la qualité de tout ça.
Et on a passé pas mal de temps au studio,
ce qui ne se fait pas forcément toujours non plus.
Il est venu travailler avec moi.
Enfin, on a... C'était vraiment un travail commun.
Ouais.
On va marquer une courte pause musicale.
C'est un titre que j'ai également choisi, car oui, je fais ça aussi.
Métronomie, j'espère que ça te va, de baie.
Ça fait de mal à personne.
Bah voilà.
Métronomie dans nos valeurs soirs avec The Bay,
un titre que Yuksak, mon invité, connaît plutôt bien.
Oui.
Bah oui.
Bah oui.
Je vais te laisser expliquer pourquoi, je ne vais pas faire tout boulot non plus.
Non, mais c'est vrai qu'on parlait du travail d'un producteur un peu plus pour des gens.
Enfin, en gros, producteur, ça peut être un gros mot,
mais grand mot, pardon, mais mixeur plus, plus, quoi.
Et le premier truc que j'avais fait pour Clara Luciani, c'était ça, en fait.
Enfin, dans les mêmes périodes, c'était son remix qu'elle a donc appelé La Bay.
Et puis ensuite, la grenade, c'était vraiment le tout début de...
Enfin, le tout début,
tout début du succès, en gros, enfin, du truc un peu plus grand public de Clara,
parce qu'elle avait déjà fait des trucs avant, mais...
Donc, c'était cool, parce qu'on a fait pas mal de choses ensemble.
Et puis, moi après, ça a aussi permis de bosser avec d'autres gens,
et puis de créer une relation aussi avec son entourage pro,
avec lequel je travaille sur pas mal de choses, donc...
Et puis, elle est superbe.
Oui, je suis d'accord.
Et on va marquer une courte pause.
On se retrouve dans un instant avec le petit questionneur de fin de l'émission.
Ça, qui va faire appel à tes souvenirs de musique.
Très bien.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac.
Oui.
Et l'idée, c'est que je ne juge pas.
C'est cool.
C'est une très mauvaise mémoire, mais...
Oui, et moi, je juge vraiment beaucoup.
Ok, parfait.
Du coup, tout ça va être un moment délicieux.
Je devrais tucher.
Ce sera juste après la pub.
Tous les soirs, nous va le soir, de 20h à 22h,
avec Charline Roux et ses invités.
Avec 73, c'est le choix de Paul qui réalise cette émission,
car oui, vraiment, comme on le dit dans les matchs de rugby,
dans les matchs de foot, l'important, c'est le collectif.
Et c'est Panéoxè qui va me comprendre dire...
Exactement, tout une équipe, mais carrément.
Merci, Paul.
Et c'est le moment délicat de l'émission.
Faut vraiment, le moment que personne ne redousse.
Très tendu.
Non, c'est vraiment des questions qui vont faire appel à tes souvenirs musicaux.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac sans trop réfléchir.
Quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance ou, en tout cas, la tienne ?
Pierre et Le Loup.
Ok, ça joue.
Quel est la chanson de ton adolescence ?
Nirvana Never Mind.
C'est une chanson ou c'est un album ?
Non, c'est l'album Never Mind.
C'est mes inspirites.
Oui, voilà.
Ok, pardon.
Quel est ton hit de karaoké ?
Alors, je...
Je ne sais pas pour faire mon gros snobar et tout, c'est pas la question.
Je n'ai jamais fait de karaoké.
C'est vrai ?
Non.
Bah, faut remédier à ça.
Non.
Si.
Je te jure, c'est bon pour les beaux.
Non, je sais.
Ça fait tout.
Ah, tu trouves que j'ai un problème dégo ?
Non, pas du tout.
Non, je sais pas.
Non, je trouve que tu te sens bien après, une fois que tu as passé le barrage du...
Non, non, mais j'imagine.
Non plus, c'est pas une question, mais j'ai jamais eu vraiment le...
Alors, si tu devais...
Oh, ben...
Sur quoi tu t'es serré ?
Un titre qui ne soit pas indétien.
Un morceau de Michel Berger.
Ouais, ok, très bien.
Le titre, celle-là, elle est intéressante en ce qui te concerne
vu le nombre de gens que tu as fait danser.
Le titre qui toi te propules immédiatement sur la piste de danse.
Oh, c'est dur, c'est un putain.
Je peux réfléchir pendant une heure là-dessus.
Eh bien la réponse, lundi, dans le Parlement, je sais quoi.
Non, je sais pas.
Moi, j'ai été très...
Alors, j'écoute quasiment plus, en fait,
mais les trucs du premier album d'LCD Saint-Saint-Saint, moi,
c'était vraiment...
Ça marchait bien sur moi, ça.
Et un titre qui te fait immédiatement sortir de la piste de danse.
On n'a pas dit ça, on était que charitables non plus.
Bon, c'est pas sympa, je veux pas dire du mal des gens.
Moi, si.
Non, ça peut être aussi sur un style que tu maîtrises pas en termes de danse.
Ouais, ben, si on sait qu'il y a une vraie vibe en ce moment là-dessus,
mais passer 140 BPM, moi, ça devient dur.
C'est une histoire d'âge.
Voilà, exactement.
Mais c'est tout à fait ce que je disais dans d'autres termes.
Dans la même équipe.
Ta chanson de comédie musicale préférée.
Ah putain, je n'aime pas non plus les comédies musicales.
Ça, c'est intéressant.
Mais...
Enfin, c'est pas que j'aime pas les...
Non, c'est pas vrai, je n'aime pas les comédies musicales,
mais bon, le très classique, les demoiselles de Rochefort,
un truc comme ça, ça, ça, ça, je peux.
Et enfin, catégorie pénible, la chanson,
dont un mal de chien te débarrasser une fois que tu l'entêtes.
Bon, ça, ça marche avec tout.
C'est vrai que tu es très perméable.
C'est un enfer, vraiment.
Moi, je l'ai déjà dit plein de fois.
Mais non, ma musique de pub.
Et tu te promènes dans la rue.
Tu sais, pourquoi est-ce que je suis en train de chanter
le truc du parbrise qui se casse et de la pièce de Rochefort ?
Je ne sais pas.
Ouais, ouais, c'est dur.
Non, non, et c'est des...
Ah là, encore une fois, là, je n'aurais pas vraiment
quoi répondre.
C'est ton affaire en ce moment, en fait.
Bah, j'en ai eu une toute la journée d'hier.
Mais je me souviens plus que c'était,
mais ça peut être vraiment un truc qui va passer
chez Franpry pendant que je suis en train de faire mes courses.
Et c'est fini pour une, un truc dans le taxi.
Et puis j'en ai pour deux jours.
Bon, ouais.
Pardon, je n'ai pas de réponse.
Mais c'est très bien, c'est-à-dire que tu ne vas pas nous encoler
une dans la tête pour les heures qui viennent,
parce que je trouve très charitable de ta part.
Merci beaucoup, Yuksak, d'être passée par ce studio.
Je rappelle que ta version de Nouveau Monde,
d'Antonin de Vorgac, c'est demain, à 20h,
Auditorium de Radio France.
Je l'espèce de dire avec une espèce de suspense,
parce que, comme t'as dit que c'est un peu stressé,
vraiment une très mauvaise personne.
Non, non, c'est très bien.
Mais ça, c'est demain.
Ce demain est un autre jour.
Merci beaucoup.
Merci.
Tous les soirs, Nouveau Le Soir, de 20h à 22h.
Et pour clore cette émission en beauté,
puisqu'il l'avait inauguré, David Walters,
en live depuis les studios,
de Nouveau pour une reprise d'Over the Rainbow.
Over the Rainbow, version David Walters
pour clore cette émission.
Dans quelques instants, c'est Nova Dance.
Il serait temps de vous échauffer.
Et à cet effet, je vous propose d'écouter
de Jamiroquay.
Nova Le Soir.
Va Le Soir, à retrouver en podcast,
sur nova.fr et toutes les plateformes.
Le Soir.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
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et qui transforme les félures en refrain universelle.
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Nova Le Soir
Écoutez, Nova Le Soir échangait de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova Le Soir
Bienvenue dans Nova Le Soir, un vendredi 100% musical avec du live et de l'interview
puisque David Walters vient nous proposer deux titres depuis les tout nouveaux, tout beaux studios de Radio Nova.
On en discutera avec lui et Yook Sek, en deuxième partie d'émission,
viendra partager sa playlist et discuter de ses multiples projets.
Bref, rendez-vous bien remplis et de qualité.
Et pour démarrer, une artiste dont le deuxième album sort aujourd'hui.
Il s'appelle This Music May Contain Hope, elle, c'est Ray,
et posons donc la question sur toutes les lèvres Where is my husband ?
Ray dans Nova Le Soir et passons aux morceaux de Bravour.
Nova Le Soir
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonibananiarcais
Santigolle
La BO de Belle Flower
Frank Zappa, sans hésité
Les morceaux de Bravour
Chaque jour, on vous consulte sur Instagram,
vient un canal dédié pour connaître vos goûts musicaux sur des thèmes imposés.
Et comme c'est vendredi, jour de chorégraphie,
comme le prouve Nova Dance à retrouver à 22h,
la question est la suivante, quel est votre chanson d'entrée en piste ?
Bref, quel titre déchaîne chez vous, le démon de la danse ?
Action de Cassus, c'est le choix de Jean-Philippe
pour fendre la foule sur le dancefloor.
Christine, elle mise sur une valeur sûre.
A Fool and Fire, pour taper ses meilleurs petits pas,
ça fait toujours son effet, c'est oui.
On poursuit avec vos titres d'entrée sur la piste,
voici celui d'Isham et il est signé Kaili Minogue et ma odeur.
Lawrence, je pense, pratique la danse de manière collective,
car oui, j'ai toujours le clip en mémoire,
elle a choisi Sophie Elizabeth Store Murder on the Dancefloor.
Et j'avoue, vous m'avez régalé en citant tous les titres
qui réveillent, vous, le démon de la danse,
mais il fallait en choisir un.
Ce serait donc celui de Natan, pas précisément,
parce que la chorégraphie qu'on pouvait voir dans le clip
qui accompagnait ce morceau était absolument libératoire.
On écoute donc Fat Boy Slim avec Praise You.
I have to celebrate you, baby.
I have to praise you like I should.
Soir, à suivre Youksek en interview en deuxième partie d'émission
et dans un instant, on retrouve David Walters en live
et en entretien aussi.
T'es nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux
et ses invités.
Le soir, on le présente volontiers
et à raison comme un musicien glob-trotter
ou un glob-singer, accessoirement compositeur et multi-instrumentiste
et bien d'autres choses encore.
Son premier album AWA fait ses 20 ans.
En suivi, Home, une mixtape bien nommée
Never Stop Exploring,
le projet Nolai Scolling qui avait pour vocation
de créer une passerelle entre la Nouvelle Orléans et l'Afrique
et puis les albums Soleil Creole et Soul Tropical.
Son dernier nez s'appelle T-Love,
avant d'en parler avec lui.
On écoute en live l'un des titres de cet album signé
David Walters, Mr Marabou.
David Walters en live dans Nova Le soir
avec Mr Marabou extrait de son nouvel album T-Love,
un deuxième live à suivre à la fin de cette émission.
Bonjour David Walters.
Bonjour Charline.
Merci d'être venu, je vais le faire à l'américaine,
performé dans cette émission.
En même temps, je peux me permettre de parler
dans des termes qui viennent d'ailleurs.
On vient tous d'ailleurs.
Surtout que tu connais toutes les langues a priori.
J'en connais certaines mais
on peut en inventer une nouvelle si tu veux.
Ouais ? Tu préconises quoi ?
Je sais pas.
Pour que ce soit dit par tout le monde.
Le Nova Show.
Allez, vas-y, je te laisse en samets.
Bien sûr qu'on enregistre vraiment.
Ok.
Je dis que tu maîtrises énormément de langues
pour vous présenter et à raison comme un voyageur.
Est-ce que c'est toujours le cas ?
C'est toujours le cas. La musique comme passeport.
Mais est-ce que de fait,
le voyage inspire la musique ?
Est-ce que c'est deux choses qui sont
indissociables pour toi ?
Oui, 90%
des voyages les ai fait pour la musique
en musique. Et quand je les ai pas
fait pour la musique, ils m'ont fait
prendre du recul sur la musique.
Peut-être que je suis peut-être un petit peu...
Monomaniaque, tu veux dire ?
Le mot de la musique.
Mais est-ce que t'arrives à déceler
en quoi un lieu a une influence
sur ce que tu écris et ce que tu composes ?
Indépendamment de l'ambiance, je veux dire,
ou du style musical du lieu.
Mais est-ce que tu sens qu'il y a une différence
dans ta manière d'appréhender les choses ?
Je saurais pas te répondre.
Je pense que c'est vraiment
cause à effet, ça dépend de l'environnement,
de ce que tu vis, de ce que tu ressens.
Tu peux pas tout quand même contrôler.
Mais tu es un voyageur
qui ne voyage pas avec son carouet.
Quel que soit l'endroit où il va.
J'adore cette interview.
Pardon. Revenons de manière
un peu sérieuse à l'actualité.
Et cet album,
Te Love, qu'est-ce que toi
tu y mets dans ce titre-là ?
Moi, j'y mets beaucoup de douceur.
J'y mets tout ce qu'on m'a donné
sur cette période en fait
de 2-3 ans.
Beaucoup de...
d'amour fraternel,
on peut dire ça ?
Beaucoup d'amour fraternel, heureux.
C'est ça qui m'intéresse
parce qu'on raconte beaucoup l'amour en musique.
Rarement, l'amour fraternel.
L'amour fraternel
c'est
donner le geste à la parole,
s'occuper des autres,
donner du temps, c'est ce qui est plus précieux.
Partager du temps avec quelqu'un.
Et tu dis donner du temps
parce que c'est aussi un album pour lequel
tu as pris le temps.
C'est ce qui est finalement assez rare.
C'est vrai.
J'ai pris beaucoup de temps pour le faire
presque 3 ans.
J'étais quand même coaché par Guts
qui était mon directeur artistique
sur ce disque et c'était un peu la condition.
Il m'a dit que ça serait bien de prendre
un peu le temps,
de prendre du recul sur les morceaux,
réfléchir. Du coup,
j'ai écrit beaucoup beaucoup de morceaux.
J'ai pris le temps, c'est vrai.
J'ai un peu peur du vide donc
j'ai écrit les albums. J'ai tendance là.
J'aimerais en écrire un autre tout de suite.
Mais ce qui veut dire que sur cette période
de 3 ans, t'as plus de titres qu'il y en a
sur l'album ?
Ah oui, j'en ai eu.
Je n'ai pas, j'ai dû en faire 5 ans tout 70.
Et puis
finalement, je me suis rendu compte
que
plus j'avancais, plus j'avais envie
de sortir les derniers titres,
ce que je venais d'écrire la semaine dernière.
Il y a 2 jours.
Il y a la photographie du présent
finalement.
Mais alors moi, c'est une question qui me fascine.
Que deviennent les chansons qui ne passent pas
le barrage de l'album ?
Ça reste là. Elles reviennent.
Elles te reviennent.
C'est vraiment assez magique
parce qu'après tu vas piocher
comme ça dans tes tiroirs,
dans ta mémoire.
Il y a des mélodies qui reviennent.
C'est l'essentiel qui revient toujours.
Perdre et gagner sans s'éloigner
ça c'est Oxmo Poutineau.
J'adore ce mantra d'Oxmo Poutineau.
Pour la chanson perdre et gagner.
Il y en a plein. Il y en a plein d'Oxmo Poutineau
mais celui-là j'adore.
Perdre et gagner sans s'éloigner de ça même.
De soi-même, c'est avancé
sans se compromettre, sans compromis.
Se dire que
sur la route on perd des gens,
on perd des amis, on perd
des amours.
Et puis voilà.
On peut pas faire l'économie du chemin.
Il faut traverser ça,
il faut traverser le feu
et puis après ça va mieux.
Mais c'est une phrase qui a vraiment été un guide
sur la conception de l'album.
Cette phrase elle est guide
depuis toujours mais elle a pris sens
sur la conception de l'album.
Tu as l'impression d'avoir beaucoup perdu et beaucoup gagné.
Si je te demande une balance.
Honnêtement, j'ai autant perdu que j'ai gagné.
C'est-à-dire que c'est comme si
tu clinais.
On est tous passés par là,
on perd des gens sur la route.
Le plus dur, c'est de perdre des gens
en amitié, en amour.
Pour moi,
l'entourage c'est ce qui a de plus important.
Donc voilà, tu perds.
Sur le coup, tu dis, oh là là,
qu'est-ce qui s'passe, qu'est-ce qui m'arrive.
Et plus tard,
tu te dis que t'as gagné
parce que t'as gagné de l'espace,
c'est t'as gagné des retrouvailles
parfois avec toi-même.
Encore plus longtemps, c'est un espace de cycle.
C'est assez beau. Il n'y a pas de haine,
il n'y a rien. C'est juste,
c'est le cycle de la vie, la vie, la mort.
Il faut accepter que voilà,
on est des phéniques sans renais, sans cesse.
C'est pour ça que l'album s'appelle Tee Love.
Certaines gardent que ce qu'on gagne,
soit l'amour fraternel plutôt que le reste.
Exactement.
Je n'ai pas pu m'empêcher de noter que Tee Love
est sorti quasiment 20 ans
après Awa.
Mes calculs sont bons.
Awa, c'est 2006.
20 ans ?
Ce qui n'est pas rien en carrière de musicien.
Je ne suis pas là pour donner un coup de pelle.
Je suis là pour admirer le parcours.
Tu sais,
mes mentors,
c'est des gens comme Manu DiBango,
c'est des gens comme Fela Couti,
c'est des gens comme Shane Couti,
c'est des gens qui ont des carrières de 10 ans,
20 ans, 30 ans, 40 ans, qui traversent le temps.
C'est mes mentors.
C'est ce qui m'intéresse.
C'est difficile de traverser le temps.
Mais
si on s'éloigne pas de soi-même,
ça doit être jouable.
Mais de l'intérêt peut-être de prendre son temps.
Pour le temps long, en fait.
Je n'ai pas eu l'idée d'aller à toute vitesse.
C'est vrai. J'adore cet interview.
Tu te moques de moi ?
Je suis très sérieux.
Je suis très sérieux parce que j'aime bien
comment tu rebondis.
Je n'ai pas de colonne vertébrale.
Tu sais, tout sera comme ça de manière...
Il y a quand même une constante dans ton œuvre.
C'est que t'es un homme de passerelle.
C'est des passerelles que tu établis depuis tes débuts.
Est-ce que tu dirais qu'elles sont plus faciles
à construire aujourd'hui ?
Ou au contraire, c'est peut-être plus compliqué
de les faire les établir ?
Ah non.
Les passerelles, je trouve que
c'est peut-être plus facile aujourd'hui.
Parce qu'il y a plus...
Je connais peut-être plus de monde.
J'ai fait pas mal de rencontres.
J'ai gardé beaucoup de monde sur la route.
Ouais, je sais pas.
Flavia Aquello me parle d'un tel.
Un tel me parle d'un autre.
Ça rend Captain Planet.
Fatumata.
Kezia Jones.
Voilà.
Les passerelles, elles se font naturellement.
Ce qui est important pour moi
dans le parcours c'est
d'avoir...
d'avoir une magie
avec les gens avec qui j'ai
la chance de travailler.
Je te pose la question des passerelles.
Parce que oui, sur le papier, on a l'impression
qu'au moment où tout circule plus vite
et que peut-être il y a moins de distance entre les gens
en fonction des continents, on va pas se mentir.
Ça devient de plus en plus obtue, de plus en plus resserré,
de moins en moins ouvert vers le monde.
Est-ce que de toi,
ça impacte
ta manière de faire la musique ?
Ça impacte forcément, mais je trouve
qu'on a la chance
en tant qu'artiste de pouvoir se créer son monde.
C'est ça qui est assez génial, franchement.
Tu crées ton monde, tu crées ta bulle,
tu laisses rentrer, tu laisses sortir.
Voilà, c'est assez beau.
On a encore la chance de vivre ça.
Donc moi, je suis encore sur un petit nuage.
J'ai conscience de tout ce qui se passe.
Oui, bien sûr.
Évidemment, je suis
dévasté, comme nous tous.
Mais on a cette chance.
Et je me dis, j'ai de la chance.
Je veux pas aller jusqu'à parler de militantisme,
mais il n'empêche que de fait, quand on pratique
la musique comme tu la pratiques,
ça devient presque un geste politique
d'ouvrir les cloisons
et de...
Chanter en créole dans le pays qui nous a colonisés,
ça reste...
Oui, bien sûr.
Ça se raconte tout seul.
Mais la chance qu'on a,
c'est qu'on a un public.
Ça veut dire que le monde change.
Tu vois, donc
c'est facile de tourner les choses.
Moi, j'ai envie d'être optimiste.
Ça paraît pas simple,
mais si on veut changer le monde,
c'est peut-être juste
au coin de sa rue, juste chez soi,
juste autour de soi. Si on fait tout ça,
peut-être que ça va bouger un petit peu.
Peut-être que ça va bouger un petit peu.
Et moi, je suis assez rassuré,
finalement, parce que je rencontre énormément de gens
qui sont dans cette vibration positive,
qui essaient de changer les choses
à leur niveau. On veut tout changer le monde,
mais on va tout changer déjà notre petit
quotidien.
De petites habitudes. Pas mal déjà.
Vous êtes un vote David Walters
2026 à Dispo Soupe.
N'hésitez pas à rejoindre le mouvement.
Tu as demandé
de faire une reprise.
Comme à chaque fois dans cette émission,
tu as choisi d'interpréter Over the Rainbow.
Est-ce que je peux te demander pourquoi tu as choisi ce titre ?
Je choisis ce titre
parce que c'est une chanson
qui me bouleverse de base.
C'est une chanson pour moi
qui raconte l'océan,
qui raconte le surf, qui raconte
le fait de perdre quelqu'un aussi.
C'est une chanson qui est pleine de magie.
C'est une chanson
que je pensais simple à reprendre
qu'il n'est pas du tout.
Et je suis content
d'avoir bossé parce que je vais l'emmener
avec moi partout maintenant. C'est bien.
Mais c'est une chanson que tu as découvert dans quelle version,
à quel moment, tu t'en souviens précisément ?
Je pense comme tout le monde.
Je ne sais plus.
En vacances. Je ne pourrais pas te dire.
Mais c'est une chanson qui fait partie de l'inconscient
collectif parce que qui ne connaît pas
cette chanson ?
Je ne pourrais pas te dire.
C'est sûrement en vacances.
Comme à chaque invité, on t'a demandé
de venir avec des titres qui sont importants
pour toi. Tu as choisi d'écouter
Curtis Mayfield avec Pushorman.
Pourquoi ce titre ?
Parce que Curtis Mayfield c'est le mentor
dans mon top 5
en termes de voix.
En termes aussi d'engagement,
militant, Black Splotation.
Ce qui raconte dans cette chanson,
c'est le lien qu'il peut avoir
avec un dealer.
C'est ça.
C'est la dépendance.
C'est intéressant.
Parce que dans cette chanson,
on parle de drogue.
Mais il y a la dépendance de ton portal.
Il y a beaucoup de dépendance.
On est dépendant de tellement de choses.
Et donc on a tous,
ou on est tous, le Pusherman de quelqu'un d'autre.
L'histoire qu'on raconte dans une chanson
à quel point elle est
importante pour toi ?
Parce que je dois comparer
avec la mélodie, la musique.
À quel point c'est important ?
Je ne vais pas demander un pourcentage.
Je ne saurais pas dire.
Mais par exemple, la Mr Marabou
que je chante là,
c'est une chanson qui paraît assez
joyeuse, assez festive et tout,
salée, mais c'est quand même inspiré
de James Baldwin
qui est quand même assez engagé.
Il y a un auteur qui est très important
et qui n'est pas forcément
quelque chose de joyeux dans le récit qu'il fait.
Exactement.
J'aime bien ce contraste.
J'adore le contraste entre
ce que tu peux raconter
qui va être peut-être
amère
et la musique sur laquelle tu vas le jouer
qui va être plutôt dansante,
plutôt festive, plutôt joyeuse.
Et c'est le jeu du masque,
quel masque on utilise pour chanter
une chanson. Je pense qu'on peut tout dire
quand tu écoutes bon gars, il y a des chansons
qui sont bouleversantes.
Et pourtant tout le monde danse dessus.
César, il va voir assez pareil.
Il fait là aussi, d'ailleurs, il fait la coutille aussi.
Curtis, mais Phil aussi.
Pouchaman.
Moi, je suis assez fascinée par l'idée de danser sa tristesse.
Ouais, mais c'est une thérapie
qui existe depuis la nuit des temps.
Nova, le soir.
Nova, le soir.
Et si, on changeait de disque.
Nova, le soir.
Un Nogget ennemi
c'est dans la playlist de David Walters.
Pourquoi ce titre précis ?
Parce que c'est maman, maman
qui était Meloman
qui m'a fait découvrir ce titre.
Et
l'eau n'a pas d'ennemis.
Fé la coutille disait.
Je sais plus quelle année est sortie ce titre.
Ça devait 30, 70 et 80.
Aujourd'hui
l'ennemi de l'eau, c'est l'homme.
C'est nous.
J'ai voulu le mettre en musique.
J'ai d'ailleurs fait un morceau avec le fils de Féla
Sean Cootie, un morceau qui s'appelle Bois de l'eau
où on parle de ça.
L'eau n'a pas d'ennemis.
C'est une chanson qui est toujours d'actualité.
C'est une chanson qui a traversé le temps.
Et c'est une chanson qui est magnifique.
Voilà pourquoi.
C'est une excellente raison.
Si toutefois il en fallait une pour l'idée d'écouter Féla.
Et sister Nancy
Pourquoi est-ce que tu as choisi ce titre ?
Je choisis ce titre parce que c'est le morceau
qui peut me faire danser
une fraction de seconde.
Et ensuite
parce que j'adore l'histoire de cette femme
qui est aussi militante.
Ils sont tous militants dans mes choix.
Mais là
Sister Nancy c'est très particulier
parce qu'elle aura mis presque 34-35 ans
à récupérer
les royalties, donc les droits
sur cette chanson.
Je sais pas si t'imagines
34 ans
c'est
la moitié d'une vie
c'est beaucoup, c'est énormément.
Ça veut dire que c'est une femme qui a vécu
peut-être dans la misère toute sa vie
alors que son morceau est exploité
et c'est une
publicité pour Reebok
qui a fait qu'elle s'est réveillée.
Elle s'est dit non mais attends ça c'est ma chanson.
Il faut quand même que je défendre mes droits.
Je crois que c'est sa fille qui l'a aidée
et
ça raconte beaucoup de choses
sur la musique, sur les droits
sur les droits de la femme
dans la musique.
Sur les gens qu'on invisibilise de manière générale.
Exactement.
Donc là
j'ai trois morceaux
à danser mais trois morceaux.
à réfléchir aussi.
On peut les écouter à l'horizontale,
à la verticale et la tête en bas si on veut
mais il y a des choses.
On peut passer par ce studio c'était un plaisir.
Avec plaisir. Merci beaucoup.
Nova Le Soir.
Merci David Walters l'album s'appelle
Tea Love. On retrouve en fin des missions en live
pour une reprise d'Over the Rainbow
et nous on va marquer une courte pause.
On se retrouve dans un instant avec Youksek.
Sa biographie officielle nous dit que c'est très tôt
qu'il a commencé à pratiquer et étudier la musique
le piano en l'occurrence.
Mais t'as vu qu'en parallèle il devait aussi suivre
des cours de potion puisqu'il a l'air de transformer
de créer des objets artistiques de qualité
jamais exactement à l'endroit
où on les attendait.
Rien à voir avec la série Indipité
toute son œuvre me semble mûrement réfléchie
ce qui n'empêche jamais la curiosité.
Premier EP qu'ils font rentrer dans les clubs
sans passer par la case physio.
Premier album premier carton Away from the Sea
qui compte n'ayant pas frénétiquement dansé
sur Tonight il a forcément mis de la mauvaise volonté.
Il est devenu Living on the edge of time
nous horizons nos rites maud d'Enso drum
et d'autres explorations avec le projet Destino
des collaborations multiples et variées
de la production des remixes de qualité
toujours, des créations sonores
pour les filmer les séries.
Il est par ailleurs fondateur de Label
il a également investi l'espace
parce que pourquoi pas y envoyer sa musique
en l'occurrence Live Alone et la clipper
avec un Thomas Pesquet en mission
un invité qui pratique la photo aussi
et qui demain livrera sa version
avec orchestre filharmonique juste avant
ce sera dans l'auditorium de Radio France
un résumé express beaucoup plus long
que l'intégralité de mon CV
Bonjour vieux psychique.
Bonjour et bienvenue.
Est-ce que c'est très étrange d'entendre défilé comme ça ?
T'es habitué en fait.
Non pas tant mais non c'est chouette
non en vrai ça fait plaisir.
Est-ce que j'ai pris un petit coup de pelle
en réalisant que Tonight avait 17 ans ?
Oui tout à fait.
C'est un sujet en ce moment
c'est vrai ?
Un peu.
Évidemment pas de manière artistique
et tout ça mais c'est bizarre
d'arriver à mon âge
dans un truc
qui est globalement
forcément
jeuniste par essence
et puis surtout maintenant
c'est toujours la nouveauté
sans avoir
enfin j'ai pas le sentiment
d'être décalé par rapport à tout ça
mais je me dis un moment
ça va se voir
mais c'est un vieux.
Moi je me suis replongé dans la disco
pour préparer la mission
je trouve que le premier album n'a pas pris une ride
il a quelque chose de très intemporel
donc le fait de ne pas être très marqué
je sais pas si il est
intemporel ou si c'est la boucle
des 20 ans
Je me pose cette question.
Tu as une histoire de revival ?
Je trouve par exemple dans le son électronique
par exemple
je joue beaucoup en DJ
pendant 7 ou 8 ans je l'ai pas joué
tout le night. Pas du tout jamais
je voulais plus le jouer
et puis ça ne marchait pas avec ce que je faisais
les 7 et tout ça. Et là depuis
une petite année
je le rejoue
et on s'en fout
mais les gens sont hyper contents
mais je sais pas si
ça aurait été la même chose il y a 5 ans
mais je trouve qu'il y a quelque chose de très liberatoire
dans ce titre
je sais pas si tu vois ce que je veux dire
il y a un truc de
on y va
Mais par exemple tu as le son de ce premier album
dont je me suis tout de suite
un peu libéré même l'album suivant
était plus pareil et là je suis en train
de travailler sur un nouvel album
et qui va être à mon sens plus
dans la vibe de ce premier disque
moi j'ai envie de ce son là aussi à nouveau
J'ai le souvenir d'une interview dans laquelle
tu disais que t'avais du mal à écouter tes anciens albums
parce que tu les trouvais toujours
moins bon que le dernier ou celui en cours
est-ce que c'est toujours le cas ?
Alors pas complètement
oui, franchement
j'écoute pas ma musique ça c'est sûr
et avant c'est vrai que j'avais un peu
des réticences, il y a un album que j'aime pas du tout
je devrais pas le dire parce que c'est pas
le deuxième
Je sais pas du tout
c'est pas du tout un avis
mais j'ai déjà entendu avoir de...
Ouais je sais pas, il y a un truc je bloque
sur cet album
je sais pas, ça me plaît pas
je sais pas dans quel état d'esprit j'étais
il y avait un mélange
j'étais encore en major
et de truc
Il a été fait très vite après le premier
et puis le premier avait été un carton
c'était un peu genre
il faut faire un truc de ouf
et puis j'avais pas envie de refaire
ce son dur un peu comme on faisait
donc d'aller sur un truc un peu plus pop
en plus je chantais moi
et donc vraiment m'entendre
et puis cette période était pas
facile tout
non pas dingue
par contre la tournée était très cool
j'imagine que sur scène ça devait être un changement de paradigme
parce que tu ne te retrouves pas dans la même position
pour le coup quand t'es frontman
c'est horrible
c'est horrible
c'est vraiment un truc
à la limite même je le dis à Essiant
je dis quelque chose
que je ferais plus
deux ans plus tard je me retrouvais à le faire
bref mais là en tout cas depuis quelques années
je me suis dit vraiment s'il y a une chose
dans tout le spectre de la musique
de tout ce qui est possible de faire que je ferais plus
c'est être sur une scène au milieu
et chanter dans un micro
c'est horrible
je sais pas comment les gens font
et j'ai profond respect pour tous ces chanteurs
de pop à l'aise sur scène qui sont contents
je suis allé voir Télier la semaine dernière
pour l'Olympia c'était trop bien
j'adore comme il aime et moi
quel enfer
frontman c'est pas ton fantasme
ça me fait cauchemarder
vraiment
c'est des angoisses
comme chaque invité
on t'a demandé de venir
je sais pas si c'est tes titres du moment
ou si c'est des titres qui sont importants en général
il y a plein de trucs
il y a déjà je fais un peu la promo
des copains
sur les deux premiers choix
je les ai pas mis dans l'entreprise
mais il y a plein de choix très intéressants
non mais il y a des trucs que j'écoute en ce moment
il y a des trucs qui sont un peu des classiques
il y a des morceaux
des amis
là en l'occurrence on va écouter
un artiste qui a un point commun avec toi
c'est qu'il fait plein de choses en même temps
parce qu'on l'a aussi vu dans Mardi suprême il y a pas très longtemps
c'est Tyler de Creator
c'est un des titres qui extrait de don't tap de glace
Sugar on my tongue pourquoi est-ce que tu l'as choisi lui
ben
j'avoue que je suis pas
un digueur de dingue de musique
de maintenant
j'écoute des choses mais je passe pas
mon temps à chercher la nouveauté et tout
et Tyler j'aimais bien mais vite fait
et j'ai écouté
ce dernier album donc et ce morceau j'étais vraiment
enfin je trouve que c'est le
enfin pour moi en tout cas c'est le crossover parfait
enfin un beat
de 808 saturé un peu méchant
enfin tout tort un peu dans tous les sens
enfin je sais pas je suis hyper
bien et hyper original en fait
et c'est ce que je
par exemple j'écoute assez peu
de rap français
ce genre de prod et justement
en fait mon problème souvent c'est la prod
c'est-à-dire que je trouve les morceaux
les instruments je peux trouver les rappeurs
ou les rappeurs talentueux le flow
tout ça hyper bien intéressant les paroles machin
mais souvent les prods je suis là
et là on entend un truc comme ça et d'un seul coup
c'est
un kilomètre au-dessus de la plupart
des choses que j'entends enfin en termes de créativité
c'est pas une question de qualité ou de machin
mais juste d'inspiration de se dire on s'en fout on est libre
on a un kick de 808 saturé
des tome et c'est cool
et en avant
dans la playlist de Yuksa
que l'invité de Nova le soir bah même punition
pour le titre précédent pourquoi est-ce que tu as choisi celui là
ça c'est plus un espèce de revival
je me suis rendu compte que son album
ça faisait
2012 cet album
c'était un album hyper marquant pour moi
c'était toute cette vibe
New York
Blood Orange
Solange
et puis produit par Sdarr
l'appareil
je veux pas
faire le mec Técos qui écoute la musique
juste sous le langue de la production
mais l'un cet album
il est magique
dans le sens où vraiment il y a l'écriture des morceaux
de Caïness
et la prod lunaire de Sdarr
je pense qu'il a produit tout un tas d'album
hyper intéressant mais moi pour moi celui-là
c'est son
peut-être avec le phoenix mais c'est vraiment genre
tout est parfait dans la prod
ça tord, ça compresse dans tous les sens
et en même temps sa vie
en même temps il y a de la place pour la voix
et en même temps c'est doux et en même temps c'est fat
t'aimes les oxymores en musique
en quelque sorte
j'ai énuméré tes différents
projets il y a quelques minutes
si tu devais définir
un ADN commun
à tout ça
ou une ligne directrice
non, enfin pas concrète
c'est juste
c'est des pièces communes au puzzle géant
non
franchement pas vraiment je crois que c'est juste
des envies et des moments
le seul truc c'est que je me suis jamais
et peut-être que
des choses se seraient passées différemment
si je l'avais fait mais
j'ai pas envie de
j'essaye de fuir toujours les recettes
et les redites
ce qu'on m'a souvent reproché
dans mon entourage professionnel
parce qu'évidement
quand on fait un truc s'il marche c'est bien de continuer
et moi en fait dès que j'ai fait
un truc qui a un peu marché
ou qui était dans une mouvance
j'ai cassé ça et j'ai fait un truc
complètement différent après
donc c'est trop cool
je suis pas passionné de musique
j'ai toujours fait de la musique et j'ai envie
d'en faire toujours donc j'ai besoin d'être excité
parce que je fais si je vais au studio
comme au bureau pour refaire
un truc parce que si ça ça
ça m'excite pas
oui c'est ça sans avoir formalisé
ou en tout cas on a fait un projet de
cette idée de se réinventer
est-ce que l'art c'est aussi un moyen pour toi
de faire une forme de routine et d'ennuie
oui totalement
de curiosité extrême en fait
et puis quand tu dis tous les trucs
dans l'intro sur les remixes
je fais aussi de la prod pour pas mal de gens
et des gens très différents en plus pour le coup
oui c'est ça et vraiment en mode
parfois même un gesson pure mixage
et en fait c'est juste que tout ça
ça m'excite
ça me plaît c'est des nouveaux territoires
c'est pas une recherche de nouvelles lignes
sur le cv ou de machin
vraiment je crois que le seul truc que je sais
faire de façon c'est au sens large de la musique
et j'aime bien aussi le truc
de geek et le travail de studio
donc le panel est hyper large
dans les possibilités
moi j'ai envie de faire un peu tout à certains moments
et ça me fait respirer sur d'autres trucs
et ça t'arrive de pas en faire du tout de musique
bah pas vraiment
boucle le temporel en finit en fait
oui oui après il y a des moments où je fais
justement un peu plus là depuis un an
par exemple je fais surtout de la prod pour les autres
là je réattaque un nouvel album
mais objectivement j'étais pas hyper inspiré
j'avais pas envie je crois
mais voilà du coup je bosse sur des projets
d'autres personnes où je me concentre sur le label
il y a toujours des trucs
tu parles de nouveaux territoires parlons de nouveaux
monde qui est donc une pièce
d'Antonine Givorac donc il y aura
un orchestre Philharmonique qui va jouer demain
à 21h et toi dans la foulée à l'auditorium
de Radio France tu vas en livrer ta version
travailler
une pièce classique quand on a ton background
je t'imagine que c'est pas aberrant 3 secondes
ça s'est fait naturellement
ou ça t'a quand même fait des petits nœuds au cerveau
ça m'a fait des
enfin je sais même pas
je sais même pas quel nom il y a ça non c'était
une torture absolue
il y a un mois
je voulais annuler
mais évidemment c'est pas possible d'annuler
c'était déjà complet
mais c'est horrible
mais c'est trop cool
non mais ça va être vachement bien
mais en fait c'est hyper dur
et surtout j'ai signé ça avec Radio France il y a un an et demi
en mode encore une fois
un peu comme ce que je disais avant
oh trop bien nouveau projet j'ai pas fait ça
et là comme tu l'as introduit un peu
oeuvre classique je maîtrise à peu près ça
ça va être cool mais sauf que j'avais pas l'oeuvre
finalement complètement en tête
j'avais comme tout le monde les thèmes
qu'on connaît
mais en fait les thèmes dans la symphonie du nouveau monde
il dure environ 15 secondes
il y a 4 thèmes connues
et le reste c'est des fugues
des ballades et tout
et donc je me suis retrouvé avec cette matière
j'ai fait qu'est ce que je fais avec ça
donc voilà j'ai dû
déjà retranscrire
la partition
pour après la découper
la trancher, choisir des endroits
les développer
d'une autre façon
ça a été un gros gros gros boulot
mais en réalité
pièce du 19ème certes
j'ai semblé tailler pour toi
parce que l'inspiration de cette pièce-là
c'est quand même le voyage
c'est-à-dire que Dvorak était aux Etats-Unis
il était pas chez lui
la musique a été en partie influencée
par les peuples natifs d'Amérique
il y a quelque chose de cet ordre là chez toi aussi
d'aller ailleurs
conceptuellement oui
mais dans l'effet
formellement pas du tout
c'est extrêmement classique
et extrêmement construit
c'est la tranche au carreau du temple
j'avais fait une version du boléro
à la filharmonie
pour un spectacle de danse de l'ivier du bois
et là le boléro par exemple
là c'est taillé pour en refaire une reprise
c'est-à-dire qu'il y a une rythmique
il y a un thème mélodique repris 4 fois
en majeur et mineur
là ça a du sens
on peut faire tourner ça même sur 2 heures
c'est une construction de techno
en fait le boléro
mais là le nouveau monde pas du tout
il n'y a pas de boucle dans les boléro
jamais il n'y a pas 2 mesures répétées
exactement de la même façon
et puis l'idée c'était quand même
d'être respectuée de la partition
je n'ai pas envie juste de prendre un thème
je vais faire un visite avec ça
c'est compliqué
nouveau monde voyage
moi j'ai un esprit d'escalier
tu as choisi d'écouter
l'un des titres qui t'appartient
Beyrouth
MABETMOOT
on l'a posé en itinérance
en voyage en tout cas inspiré
alors en fait
on l'a fait
parce que depuis longtemps à Beyrouth
j'ai des amis là-bas
et on l'a fait au moment de l'explosion
c'est en 2000
je crois
juste avant le Covid
en gros 2020
et l'explosion du port
j'avais beaucoup d'amis qui habitaient dans ce coin là
donc un qui a été blessé
on a monté une compilation
avec pas mal d'artistes français
pour récolter
quelques fonds pour la reconstruction
de Beyrouth
donc ce morceau c'était ça
et puis après c'est le nom du livre
photo que j'ai fait
et exposé
quelques années plus tard
enfin c'était un peu le début
d'une histoire
et le livre est toujours disponible
édition le bec en l'air
nova le soir
ici on changeait de disque
le soir avec Charline Roux
dans la playlist de Yooksac avec ce titre
réparer le monde
extrait de poèmes pulvérisés qui est sorti l'année dernière
me semble-t-il 2025
pourquoi est-ce que tu as choisi ce titre ?
parce que Léonie on est assez proche
elle était
elle est venue jouer avec moi
sur la tournée du deuxième album
et on est restés toujours
en contact
je trouve qu'elle a
j'ai toujours apprécié sa musique
mais je trouve qu'elle a vraiment passé un step sur cet album
et notamment sur ce morceau
que moi j'ai entendu la première fois
et même encore là on en joue quelques notes
j'ai les poils qui se dressent
et je l'ai vu
à son concert à la Philharmonie
où elle le chantait éclairisé
et
pour moi c'est un
classique
comme on dit les morceaux magiques
et je sais que je l'écouterai tout le temps
bref c'est un morceau vraiment magnifique
et je suis hyper content qu'elle les fait
et elle joue
mardi à l'Olympia
et donc il faut absolument aller la voir
c'est super
tu as une réception de la musique
cérébrale ou organique
je sais pas si la question est très claire
quand tu entends un morceau c'est ton cerveau
qui reçoit les infos d'abord
ou c'est le corps qui parle
c'est plutôt le corps mais justement
par exemple
le premier truc
ça va être la sensation du morceau
mais le problème vraiment c'est que par contre
s'il y a un truc qui est vraiment mal produit
c'est le professionnel
il revient
des trucs qui peuvent me sortir du morceau
et c'est horrible j'aimerais pas
par exemple j'ai bloqué longtemps sur belet cv
et en tant que je trouvais leur batterie
horrible
et j'aimais bien l'écriture face à l'époque
où j'écoutais plus de la folie et tout
il y a plein de trucs que j'aimais bien
mais même en folk hyper cheap
des trucs c'est pas le problème que ça soit mal enregistré
ou que ce soit lo-fi et tout
mais juste chez eux c'était l'impression que c'était une
et vraiment ça me bloquait j'arrivais pas
dans un instant on parlera d'image
on écoutera chassol
et ceci n'est pas un camoulox
et ce sera juste après la pub
et c'est le choix de yuxsac
quelqu'un avec qui t'as collaboré par ailleurs
oui
alors là t'as choisi le Odyssey part 3 alors que
toi c'était le partie 2 que t'avais remixé
non ?
ouais je crois
mais je crois que c'est dans Indie à mort
ah bon pas je sais pas
c'est moi qui mélange tout
mais non bien chassol on s'est rencontrés
je sais pas si on se connaissait
avant du coup
en fait on a coproduit Indie à mort
j'organisais un festival à Reims
il y a longtemps
on l'avait monté il y a 25 ans
et
un des premiers trucs qu'on a coproduit
avec Tricatel à l'époque avec son label
c'était Indie à mort de chassol
et moi
ça m'arrive pas souvent mais c'est le seul concert
de ma vie je crois
où j'ai vraiment pleuré
pour moi c'était
fabuleux pis j'ai un truc où je suis allé en Inde
quand j'avais 18 ans j'ai un truc avec l'Inde aussi
et voilà
et puis c'est juste
chassol il est brillantissime
il y a toujours
quelque chose de
face à des marches, d'harmonisation
des voix, son engagement
et puis ses accords
il y a vraiment une signature
et là il y a un nouvel album
très très beau qui sort en mai
qui est basé cette fois sur le stand up
et c'est encore
il y a
je pense que je pourrais de les yeux fermer
même si je ne l'ai pas entendu avant
si on présentait à mon chassol
pardon je le reconnaitrais
mais c'est un truc qu'on cherche la patte
tu sais parce que tu disais il y a un moment
de pas reproduire des recettes
mais en même temps l'enjeu j'imagine
quand on est compositeur musicien
c'est comment que ce soit identifiable
ouais mais je pense qu'on ne s'en rend pas forcément comme soi-même
là pour chassol c'est plus
des façons
de jouer autour des gammes
ouais
entre les mineurs 7e, diminuer
machin et donc un enchaînement
comme ça et genre je sais pas
c'est plus 3 accords qui suivent et tiens je lui dis
ah tiens ça c'est chassolien
enfin tout comme je sais pas
c'est des pianos de philippe glace
les trucs
il y a des signatures qui sont pas
des gimmicks mais
qui deviennent la signature d'un artiste
je pense et je ne suis pas sûr
que même on soit forcément
conscient
est-ce que toi quand tu composes
tu fais partie des gens qui
voient des images
pas trop non
non non
je posais la question par rapport à ton travail
j'ai un truc
vraiment d'artisan
quand je fais de la musique
je me mets en studio et je fais des trucs
j'essaye je bricole
je colle des trucs, je fais des puzzles
de musique
et j'ai l'image du créateur
là j'ai fait 1 000 pièces et après
je suis détente j'ai des idées pour la musique
non mais j'ai des copains
un mec et je partageais mon studio un temps
qui arrivait le matin et qui me disait
alors cette nuit j'ai pas réussi à dormir
j'ai un morceau, j'ai un truc qui m'est venu dans la tête
il fallait que je cours au studio à 8h du matin
pour l'écrire et moi je vais pas
ce genre de choses
mais t'as cinéphilie à toi
moi elle est hyper large
et franchement je suis pas
je vais pas du tout
m'inscrire comme
cinéphile
j'ai une culture
hyper mainstream du cinéma
un peu comme tout le monde
j'aime bien
hyper bateau
je me suis rendu compte qu'il y a pas mal de gens qui aiment pas
mais Wes Anderson
par exemple j'aime beaucoup
évidemment
évidemment
Lynch
moi je suis toujours en retard
d'un train et des trucs que je loupe
par exemple Paul Thomas Anderson
j'avais vu Magnolia
mais je me souviens même pas que c'était lui
en vrai
et j'ai vu le dernier film
que j'ai plutôt bien aimé
surtout l'image et tout il y avait un truc que je trouvais fou
et puis là je me suis refait
sa filmographie récemment
et je dis ah ouais quand même
j'ai coupé des trucs
mais je comprends le truc
c'est tellement gros par moment
que tu peux avoir des trous dans l'heure 4h
j'ai oublié que ce truc génial c'était déjà lui
oui c'est ça et puis surtout je me dis
comment j'ai pu rater ça
parce que justement c'est au confin
de plein de trucs que j'adore
pas Lynch
mais quand même il y a des choses très
j'ai hyper mauvaise mémoire du nom des films
mais celui qui se passe dans les années 70
où le mec a un détective
de Paul Thomas Anderson
bon bref on va pas faire une heure là dessus
mais il y a un mélange
de plein de cinémas
mais avec un traitement
encore un peu plus weird
et une image toujours incroyable
des plans, des couleurs complètement folles
voilà bon c'est pas très original
il y a eu un Oscar donc je peux pas faire plus mainstream
que ça
exactement
je triche hier j'étais sur l'ordre
moi aussi j'ai des petits trous de mémoire
des films et je dis c'est vraiment
typiquement le genre de cinéma que j'adore
pourquoi j'ai pas vu ça avant
ça n'a aucun sens
alors toi quand tu travailles sur des bandes originales
tu te fais des playlists
tu te faisais des playlists
avant d'attendre
non non je me fais pas des playlists
en fait je fais des playlists pour le réalisateur
ok j'ai cru qu'il y avait un truc
parce que ça me semblait très étrange dans la conception
des choses de dire je fais des
des espèces de mood board
mais pas pour moi
généralement quand on commence un film
ou même quand on est sur les discussions
pour éventuellement faire un film
on a des discussions
souvent assez conceptuelles
avec des réalisateurs
et moi ça me paraît toujours un peu abscond
donc je préfère faire écouter des trucs
tiens j'ai lu le scénario
je me dis tiens pour aller des choses qui ont un peu cette couleur
cette ruque
y compris d'ailleurs dans ces playlists
il peut y avoir des morceaux à moi
sur d'autres films des trucs
voilà mais et puis aussi
des fois pour les monteurs
pour qui puissent
parce que quand on arrive un peu tard
sur un film on n'arrive pas forcément
à rattraper le rythme du montage tout de suite
donc ils commencent à monter des images
et tant qu'à faire je préfère qu'ils prémontent
avec des morceaux qui sont
soit à moi dans l'idéal
ou soit avec
dans des univers qui me sont proches
et puis voilà qui mettent pas forcément
du enzimmer quoi
parce que c'est pas hyper facile
de faire une démarque d'enzimmer
puis une fois quelqu'un ou un morceau des Beatles
par exemple tu es là genre
ça marche bien sur la scène mais qu'est-ce qu'on va foutre
avec ça
on va écouter dans un instant
quelques extraits
de pièces que tu as composées pour des fictions
juste avant on va écouter un des titres que tu as choisi
c'est une découverte en ce qui me concerne
la démonstration de mon inculture
Chico Science
alors pareil je suis toujours en problème avec les dates
mais c'est assez récent
face à ces musiques brésiliens
années 80
je pense c'est un type
qui est décédé assez jeune
qui était engagé
enfin c'est un peu
c'est un peu un punk brésilien
il y avait un truc
autant
bon j'adore la bossa, la musique brésilienne
c'est un truc assez présent chez moi
tout ça mais lui c'est un peu
un ovenis c'est un peu
un bagarreur
nous va le soir
c'est pas un truc
c'est pas un truc
c'est pas un truc
c'est pas un truc
du tout
d'o寸
dans un éclat
De La Soul, The Magic Number, un titre que j'ai choisi pour Uxack puisque lui ne l'a pas choisi.
Ils embluraient que ce soit un morceau récurrent de tes playlists.
Ouais carrément.
Ouais.
De ma vie même.
Ok.
Que t'as découvert quand ?
Pour le coup, c'est bien.
Ah là ça y est, il y a hyper longtemps.
C'était dans le...
Je faisais du Scat et c'était un peu à l'époque, c'était le truc.
C'est le premier vinyl que j'ai acheté et que j'ai gardé d'ailleurs.
Ce qui était une bonne idée puisque pendant longtemps on ne pouvait pas l'écouter autrement
qu'en vinyl.
Il ne se fait pas très longtemps qu'il est sur les streams parce qu'il y avait tellement
de sembles grillées qu'ils n'avaient pas les moyens de tout clirer.
Donc je ne sais pas quel arrangement ils ont trouvé mais finalement je crois qu'il
est disponible maintenant.
Et oui, c'est la...
Alors vraiment je peux l'écouter un milliard de fois, je pense que je l'ai écouté
un milliard de fois cet album et je peux toujours l'écouter avec plaisir, ça
me lasse pas, j'adore le flow, j'adore ce qu'il raconte.
Enfin je suis vraiment fan absolu de ce disque.
Alors le sketch, je ne l'avais pas sur le CV, je vais l'ajouter pour la prochaine
fois sur les lignes dans les multiples pièces du puzzle.
J'étais nul en sketch.
On va parler de bandes originales si tu le veux bien.
Qu'il se foutons quelques mesures.
C'est le générique d'antherapie.
Tu parlais de musique qui peuvent immédiatement te coller les poils et te
mettre dans un mood très particulier.
Ce qui me concerne, ça, on fait partie.
Ça, on fait partie à cause de ce thème, à cause de la série.
Comment est-ce que toi, t'as été amené à travailler sur ce projet de série
signé Nakash Toledano ?
Ben, c'était pour être tout à fait France, c'était une compétition.
Oui.
Je savais qu'il y avait plusieurs personnes qui ont proposé des trucs.
C'est là-dessus que tu les as vu clairement.
Oui.
Vraiment sur ce thème-là, sur ce qu'il a fait le générique.
Ce que j'ai envoyé en démo, c'est vraiment...
Et en plus, le truc, d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que ça a marché.
C'est que je suis parti complètement perdant.
C'est-à-dire, je me suis dit, alors là,
série de Toledano-Nakash en thérapie sur Arte,
genre tous les compositeurs parisiens vont avoir envie de faire ça.
Clairement, il y aura un mec, un plus gros, enfin, un mec,
homme-femme, qui aura un CV plus intéressant que moi,
que peut-être il va connaître et que la prod va placer devant.
Je me suis dit, vraiment, il n'y a aucune chance que je le gagne.
Donc je ne l'ai fait sans aucune pression.
Je fais ce petit thème de piano.
Et j'avais vu la série, la version anglaise.
Ah non, la version intraitment.
Oui, anglaise, oui, c'est ça.
Bon, bref, anglo-saxon, en tout cas.
Et que j'avais beaucoup aimé.
Donc je voyais un peu de quoi on allait parler et puis l'ambiance du truc.
Et surtout, il n'y avait aucune...
Enfin, c'était vraiment, voilà.
Générique pour la série dans thérapie d'Éric et Olivier.
Pas d'image, du générique, pas de mood,
pas de référence, rien du tout.
C'est genre, allez-y, faites ce que vous voulez.
Et j'ai envoyé ce truc en me disant, bon, tout ça,
je n'aurais jamais de nouvelles, c'est pas grave.
Et manifestement, ils ont adoré.
Et c'est vraiment, enfin, il y a quasiment part travail.
Enfin, après, on a bossé sur la série, mais c'est quasiment la version
que j'avais écrite.
Est-ce que ça a eu un retentissement particulier pour toi ?
Parce que, pour le coup, c'est une série qui a été vue,
je ne sais pas, combien de milliers, millions de fois ?
Énorme, pas vraiment en termes de carrière,
parce que c'est...
Enfin, je dis ça, tout le monde s'en fout un peu,
mais c'est hyper dur, comme métier, en fait.
Il y a beaucoup de monde, le financement, à ce moment, c'est chaud.
Enfin, ouais, bon, je suis un peu...
C'est pas facile, quoi.
Mais...
Mais, en tout cas, c'est quelque chose qui a été...
Enfin, on m'en parle tout le temps, en fait, de ce truc.
À chaque fois que je crois que c'est quelqu'un, littéralement, vraiment.
Ah oui, y'a que ça, putain, la BO dans thérapie, c'est dingue.
Enfin, vraiment, c'est quelque chose qui a marqué les gens, je crois.
Après, vraiment, c'est une concordance des temps, quoi.
C'est la série, c'est le Covid.
C'est vrai que c'est arrivé à ce moment-là.
Ouais, c'est plein de choses.
C'est aussi le fait qu'on ne puisse pas appeler
les génériques sur Arte.
Un détail technique que je n'avais pas.
Mais non, mais c'est vrai, parce qu'il y avait combien de...
En plus, c'était énorme, c'était 25 ou 30 épuisades,
je sais plus, par saison.
Enfin, ma course, ça veut dire que chaque personne
qui a regardé ces deux saisons, s'est tapé deux fois
ma musique à chaque fois, quoi.
C'est trop bien.
Ça, et la voix de Frédéric Pyrot,
moi, je trouve que c'était la meilleure des thérapies.
Non, non, c'était cool, ouais.
On passe à une autre bande originale.
Ton travail sur les fantômes de Jonathan Mille,
alors qu'il y a un film très particulier,
qui a en plus eu droit à la séance d'ouverture
à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes en 2024,
qui a été nommé au César.
Toi, tu as eu une nomination au prix Lumière
pour cette bande originale-là.
Comment pareil, comment est-ce que c'est fait
la connexion sur ce projet-là ?
Quelle est l'histoire d'un jeune professeur de poésie
qui quitte la série, qui rejoint une organisation secrète
en Allemagne et qui cherche son bourreau ?
Exactement.
Ça s'est fait, je suis le réalisateur qui aimait bien
ce que je faisais sous le nom de Destino, plus tôt.
Ouais.
Il avait entendu le premier album.
Et voilà, on s'est rencontrés et on s'est bien entendu.
Et je suis vraiment hyper fier de ce morceau.
Enfin, moi, je pense que c'est peut-être
ce que j'ai fait de mieux pour l'instant.
Enfin, en tout cas, j'en suis vraiment fier.
Et puis, je pense, au-delà de moi,
enfin, c'est pas une question de dégo.
Et genre, parce qu'en plus, à part le morceau-là
qu'on écoutait, qu'il y a un vrai morceau construit et tout,
mais c'est qu'en fait, la musique est hyper imbriquée dans le film.
Il y a des moments où on perçoit même pas vraiment si la musique,
il a, je n'attends, appris quasiment autant de temps
pour le montage-image que le montage-son.
C'était vraiment une volonté chez lui.
C'est pour ça que c'est dommage pour les gens
qui ne l'auront pas vu en salle, parce qu'au-delà de l'image,
pour le son aussi, c'était vraiment un...
C'est hyper travaillé vraiment.
Et comme rarement, les réalisateurs prennent autant d'attention
à au montage-son et à la qualité de tout ça.
Et on a passé pas mal de temps au studio,
ce qui ne se fait pas forcément toujours non plus.
Il est venu travailler avec moi.
Enfin, on a... C'était vraiment un travail commun.
Ouais.
On va marquer une courte pause musicale.
C'est un titre que j'ai également choisi, car oui, je fais ça aussi.
Métronomie, j'espère que ça te va, de baie.
Ça fait de mal à personne.
Bah voilà.
Métronomie dans nos valeurs soirs avec The Bay,
un titre que Yuksak, mon invité, connaît plutôt bien.
Oui.
Bah oui.
Bah oui.
Je vais te laisser expliquer pourquoi, je ne vais pas faire tout boulot non plus.
Non, mais c'est vrai qu'on parlait du travail d'un producteur un peu plus pour des gens.
Enfin, en gros, producteur, ça peut être un gros mot,
mais grand mot, pardon, mais mixeur plus, plus, quoi.
Et le premier truc que j'avais fait pour Clara Luciani, c'était ça, en fait.
Enfin, dans les mêmes périodes, c'était son remix qu'elle a donc appelé La Bay.
Et puis ensuite, la grenade, c'était vraiment le tout début de...
Enfin, le tout début,
tout début du succès, en gros, enfin, du truc un peu plus grand public de Clara,
parce qu'elle avait déjà fait des trucs avant, mais...
Donc, c'était cool, parce qu'on a fait pas mal de choses ensemble.
Et puis, moi après, ça a aussi permis de bosser avec d'autres gens,
et puis de créer une relation aussi avec son entourage pro,
avec lequel je travaille sur pas mal de choses, donc...
Et puis, elle est superbe.
Oui, je suis d'accord.
Et on va marquer une courte pause.
On se retrouve dans un instant avec le petit questionneur de fin de l'émission.
Ça, qui va faire appel à tes souvenirs de musique.
Très bien.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac.
Oui.
Et l'idée, c'est que je ne juge pas.
C'est cool.
C'est une très mauvaise mémoire, mais...
Oui, et moi, je juge vraiment beaucoup.
Ok, parfait.
Du coup, tout ça va être un moment délicieux.
Je devrais tucher.
Ce sera juste après la pub.
Tous les soirs, nous va le soir, de 20h à 22h,
avec Charline Roux et ses invités.
Avec 73, c'est le choix de Paul qui réalise cette émission,
car oui, vraiment, comme on le dit dans les matchs de rugby,
dans les matchs de foot, l'important, c'est le collectif.
Et c'est Panéoxè qui va me comprendre dire...
Exactement, tout une équipe, mais carrément.
Merci, Paul.
Et c'est le moment délicat de l'émission.
Faut vraiment, le moment que personne ne redousse.
Très tendu.
Non, c'est vraiment des questions qui vont faire appel à tes souvenirs musicaux.
L'idée, c'est de répondre du tac au tac sans trop réfléchir.
Quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance ou, en tout cas, la tienne ?
Pierre et Le Loup.
Ok, ça joue.
Quel est la chanson de ton adolescence ?
Nirvana Never Mind.
C'est une chanson ou c'est un album ?
Non, c'est l'album Never Mind.
C'est mes inspirites.
Oui, voilà.
Ok, pardon.
Quel est ton hit de karaoké ?
Alors, je...
Je ne sais pas pour faire mon gros snobar et tout, c'est pas la question.
Je n'ai jamais fait de karaoké.
C'est vrai ?
Non.
Bah, faut remédier à ça.
Non.
Si.
Je te jure, c'est bon pour les beaux.
Non, je sais.
Ça fait tout.
Ah, tu trouves que j'ai un problème dégo ?
Non, pas du tout.
Non, je sais pas.
Non, je trouve que tu te sens bien après, une fois que tu as passé le barrage du...
Non, non, mais j'imagine.
Non plus, c'est pas une question, mais j'ai jamais eu vraiment le...
Alors, si tu devais...
Oh, ben...
Sur quoi tu t'es serré ?
Un titre qui ne soit pas indétien.
Un morceau de Michel Berger.
Ouais, ok, très bien.
Le titre, celle-là, elle est intéressante en ce qui te concerne
vu le nombre de gens que tu as fait danser.
Le titre qui toi te propules immédiatement sur la piste de danse.
Oh, c'est dur, c'est un putain.
Je peux réfléchir pendant une heure là-dessus.
Eh bien la réponse, lundi, dans le Parlement, je sais quoi.
Non, je sais pas.
Moi, j'ai été très...
Alors, j'écoute quasiment plus, en fait,
mais les trucs du premier album d'LCD Saint-Saint-Saint, moi,
c'était vraiment...
Ça marchait bien sur moi, ça.
Et un titre qui te fait immédiatement sortir de la piste de danse.
On n'a pas dit ça, on était que charitables non plus.
Bon, c'est pas sympa, je veux pas dire du mal des gens.
Moi, si.
Non, ça peut être aussi sur un style que tu maîtrises pas en termes de danse.
Ouais, ben, si on sait qu'il y a une vraie vibe en ce moment là-dessus,
mais passer 140 BPM, moi, ça devient dur.
C'est une histoire d'âge.
Voilà, exactement.
Mais c'est tout à fait ce que je disais dans d'autres termes.
Dans la même équipe.
Ta chanson de comédie musicale préférée.
Ah putain, je n'aime pas non plus les comédies musicales.
Ça, c'est intéressant.
Mais...
Enfin, c'est pas que j'aime pas les...
Non, c'est pas vrai, je n'aime pas les comédies musicales,
mais bon, le très classique, les demoiselles de Rochefort,
un truc comme ça, ça, ça, ça, je peux.
Et enfin, catégorie pénible, la chanson,
dont un mal de chien te débarrasser une fois que tu l'entêtes.
Bon, ça, ça marche avec tout.
C'est vrai que tu es très perméable.
C'est un enfer, vraiment.
Moi, je l'ai déjà dit plein de fois.
Mais non, ma musique de pub.
Et tu te promènes dans la rue.
Tu sais, pourquoi est-ce que je suis en train de chanter
le truc du parbrise qui se casse et de la pièce de Rochefort ?
Je ne sais pas.
Ouais, ouais, c'est dur.
Non, non, et c'est des...
Ah là, encore une fois, là, je n'aurais pas vraiment
quoi répondre.
C'est ton affaire en ce moment, en fait.
Bah, j'en ai eu une toute la journée d'hier.
Mais je me souviens plus que c'était,
mais ça peut être vraiment un truc qui va passer
chez Franpry pendant que je suis en train de faire mes courses.
Et c'est fini pour une, un truc dans le taxi.
Et puis j'en ai pour deux jours.
Bon, ouais.
Pardon, je n'ai pas de réponse.
Mais c'est très bien, c'est-à-dire que tu ne vas pas nous encoler
une dans la tête pour les heures qui viennent,
parce que je trouve très charitable de ta part.
Merci beaucoup, Yuksak, d'être passée par ce studio.
Je rappelle que ta version de Nouveau Monde,
d'Antonin de Vorgac, c'est demain, à 20h,
Auditorium de Radio France.
Je l'espèce de dire avec une espèce de suspense,
parce que, comme t'as dit que c'est un peu stressé,
vraiment une très mauvaise personne.
Non, non, c'est très bien.
Mais ça, c'est demain.
Ce demain est un autre jour.
Merci beaucoup.
Merci.
Tous les soirs, Nouveau Le Soir, de 20h à 22h.
Et pour clore cette émission en beauté,
puisqu'il l'avait inauguré, David Walters,
en live depuis les studios,
de Nouveau pour une reprise d'Over the Rainbow.
Over the Rainbow, version David Walters
pour clore cette émission.
Dans quelques instants, c'est Nova Dance.
Il serait temps de vous échauffer.
Et à cet effet, je vous propose d'écouter
de Jamiroquay.
Nova Le Soir.
Va Le Soir, à retrouver en podcast,
sur nova.fr et toutes les plateformes.
Le Soir.
