Éric Cantona : "Perfect Imperfection", David Lynch & Nirvana
Dans Nova le soir, Éric Cantona est venu nous faire écouter ses morceaux et nous parler de son premier album studio "Perfect Imperfection".
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
Après le succès Dean Waves, l'auteur californien Agey Dungo revient avec un nouveau roman graphique sur le skateboard.
Véritable phénomène de société plongée dans l'histoire méconnue du skateboard.
Des premières planches au fanzine du mouvement punk, en passant par l'âge d'or dvhs puis des jeux vidéo,
l'histoire du skate est aussi celle d'une certaine culture et une node à la liberté.
Lié par la moindre planche, Agey et Brandon Dumet nous partagent leurs meilleurs souvenirs d'adolescence,
mais aussi leurs astuces pour réussir vos meilleurs tricks.
Skating Wilder, un roman graphique caster man.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le soir.
Bienvenue dans Nova le soir et j'annonce en vendredi soir, pas comme les autres puisque
je vous propose un rendez-vous avec un invité hors norme.
Il trace un chemin singulier, royal même, et ce, quelle que soit la discipline qu'il pratique,
que ce soit le sport, la photo, le cinéma, la peinture, la poésie, voir les aphorismes,
est désormais la musique.
Un artiste, un performer, une légende, Eric Cantona en personne, son album, sa bande-son,
ses passions, c'est le menu resté à l'écoute.
Et en bonheur, ne venant jamais seul, ce vendredi sort le 7e album solo de James Blake,
Trying Times.
Quelques grammes de finesse dans ce monde de brut.
Pour démarrer ce vendredi soir en douceur, on écoute le titre qui donne son nom à ce nouvel album.
I'm shredded, Paulistine, and the jellies, but belong,
cause there are things that they can never know.
Cause I place the shell on the anxious, there are far too many things.
Take it, Trying Times, dans Nova Le soir et passons, comme chaque jour, aux morceaux de bravoure.
Nova Le soir.
Panique, qu'est-ce que j'ai envie de bien entendre ?
Bonne banane.
Ni arcaise.
Sentigole.
La BO de belle fleur.
Euh... Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de bravoure.
Le moment pour vous toutes et tous de prendre possession l'espace d'un instant de la programmation
sur un thème donné si ce n'est pas déjà fait rejoigner donc le canal dédié sur le compte Instagram de Nova.
La question du jour est liée à l'actualité, enfin entendons-nous par actualité,
puisque le 13 mars, c'est la journée mondiale du Sommeil.
J'espère d'ailleurs que vous n'êtes pas en train de piquer du nez en nous écoutant,
sinon je vais me mettre à parler très fort.
J'ai pensé aux agités de la nuit, et notamment à Melvin.
Coucou.
Ici, présent.
Et je vous ai donc demandé qu'elles étaient les titres qui accompagnent vos enseignées.
Je ne rêve plus, c'est le choix tout à fait limpide, déma et ses signées, mensphil tia.
Autre proposition pour accompagner les insomnies, celle de ST qui plebiscite phase O éwriting high.
Alors je ne saurais dire si Virginie a l'insomnie planante ou si elle cherche
à replonger rapidement dans les bras de Morphe et en beauté, mais elle opte pour si grosse.
Pour gérer ses insomnies, Gael a suggéré une chanson conseil qui marche aussi dans
moult situations, notamment par exemple la survie puisque ce conseil s'est respire et il est signé Gael Faye.
Et enfin en matière de gestion d'insomnie, je ne peux que faire confiance à une personne
dont l'Alias est Marmot, paname.
Voici le judicieux choix de Marine, Air et Playground Love.
Dans Novalessoir, on marque une courte pause et on se retrouve dans un instant avec Eric Cantona.
De sa première vie, je pourrais vous dire qu'il est un attaquant de légende champion de France et
d'Angleterre, où il a clairement acquis le statut de demi-dieu, mais mes compétences footballistiques
étant ce qu'elles sont, c'est-à-dire pas loin de nul, pour le présenter j'obterai plutôt pour un son.
De sa vie sur les écrans, je pourrais vous dire aussi qu'il a côtoyé Jacques Villerey,
qu'il a eu l'insigne privilège de traiter Michel Serraux de Cascouille chez Chatilier,
mais encore une fois, la réplique la plus adéquate est celle-ci.
Dans Looking for Eric de Kenloach, alors après tout ça, ben quoi, la musique,
tout simplement. Une série de concerts Cantona sings Eric First Tour Ever en 2024.
Et désormais, un premier album studio Perfect Imperfection, avec Melvin, on est allé à la
rencontre de la légende Eric Cantona. Est-ce qu'on faisait les malins ? Non, est-ce qu'on était
ravis ? Oui. L'homme est aussi charmant qu'impressionnant la preuve. Dans un instant,
avant de parler cet album avec lui, en voici un extrait, On se love.
Dans Novalessoir, On se love et bonjour Eric Cantona. Bonjour Charline. Je ne sais pas si c'était
sur mon bingo de dire cette phrase, mais j'en suis ravie, je dois dire. Perfect Imperfection,
c'est un premier album studio, je précise, qui sort un vendredi 13. Est-ce que c'est un hasard
ou est-ce que c'est une volonté ? Non, c'est pas une volonté, mais je ne sais pas.
Moi, le vendredi 13, c'est des bouche du rhum quand même.
Bon, on va me dire là-dessus. Tu es pas superstitieux ? Oui, si, si, si. Ah, attends,
je suis superstitieux. Non, je suis pas superstitieux pour ces trucs-là, pour les trucs des vieux
trucs comme ça, qu'on nous transmet de génération en génération. Non, j'ai mes petits trucs de
superstition, moi, que je me suis manqué, moi. Ok. Tant d'histoire avec la musique,
en tant que pratique, elle date pas d'hier. T'avais signé le Tempasse pour l'édisseur,
c'était Rashida Brackney, Gatoroussel en duo. On t'avait entendu sur un album de Bernard Lavilier,
sous un soleil énorme, c'était une reprise de Dylan en français, si mes souvenirs semblent.
On t'a aussi entendu au côté de Rashida, c'était sur scène, dans une version toute
particulière de son titre, voilà, voilà. Est-ce que l'envie est venue à ces moments-là ou est-ce
qu'elle est née bien avant toutes ces expériences ? La musique, c'est une forme d'art et j'ai toujours
été passionné par toute forme d'art et j'ai toujours, j'ai toujours eu ce besoin vital de
m'exprimer quelle que soit la forme d'art. Après la musique, c'est la scène surtout qui m'a motivé,
c'est ce qui m'excitait le plus. Voilà, c'est pour ça que j'ai commencé par un album live. J'ai
sorti donc deux morceaux comme ça pour que les gens puissent m'écouter, et puis après faire du
live et puis faire un album live. C'était ce truc, ce rapport avec le public, cette énergie,
ce truc qui se passe un peu magique. J'ai été au théâtre, mais c'est le texte des autres,
là, c'est mes textes. Et puis la musique, c'est quelque chose qui nous transcende,
quoi. C'est peut-être un tribal, quoi. Et puis il y a des gens. Je suis allé à des concerts,
j'écoute beaucoup d'albums live, j'adore. Même des albums que j'ai, de répétition.
Je viens de l'album de Nirvana, de répétition, un petit vieil plug, et j'adore tous ces moments où
on est en train de créer quelque chose, quoi. Check, check, check, check, check, check.
Can we get on with this? We're like an hour late.
You're hearing some kind of buzz from this. Is Scott ready now?
Probably. Is Scott able to talk back to us?
Can you hear me? Yes. Okay, I'm here. Okay, we're ready.
Okay, we're on. Et le live, on est en train de jouer, on est en train de créer
un truc parce que chaque soir est unique, mais où tout le monde est à l'écoute,
où il y a une énergie comme ça qui circule, et la musique, parce que la musique,
avec la musique, on est en train d'un état de transe, c'est possible d'entrer
en état de transe grâce à la musique, c'est pas que c'est possible,
parce que ça a été prouvé. La musique, c'est vraiment quelque chose de très particulier.
Donc voilà, au départ, je suis parti sur cette idée, mais c'est une forme d'art
comme une autre, et c'est pour ça que je fais plein d'autres choses,
parce que toute forme d'art m'intéresse.
Mais c'est quand même marrant, c'est très singulier, comme parcours,
de commencer par la pratique avant même d'aller en studio.
Quand tu as dit, voilà, moi je vais faire de la musique,
mais je vais commencer par une tournée qui s'appelle Quentin Sings Eric,
comment ça s'est passé ?
Je sais pas, après, c'est ce que je voulais faire au départ.
Bon, on a maquetté des morceaux quand même avant, donc c'est une presse studio.
Et puis on est rentré en répétition.
Mais au départ, c'était vraiment parce que ma motivation, c'était celle-là.
C'était de jouer face à un public et vivre un truc,
une expérience unique à chaque soir,
mais une expérience unique de la musique.
La musique avec tous ces gens autour, ces musiciens autour,
c'est cette équipe qu'on a autour qui crée des moments magiques, je trouve.
Mais c'est quoi, l'expression à vivre sans péril entre rayons sans gloire, c'est ça ?
Il fallait se lancer quoi.
Il y a quelque chose de cet endroit-là quand même.
Oui, il y a l'ordre du doute, de ne pas partir dans l'inconnu.
Voilà, des fois ça marche, des fois ça marche pas.
Et c'est pour ça que ça marche.
Quand on le fait, c'est pour ça que ça nous excite.
C'est pour ça que si tout était écrit d'avant, on s'en ferait rien.
Moi, je ferais rien, personnellement.
Donc pour pouvoir vivre ces moments-là, il faut passer par les périodes de travail aussi.
Ce premier album studio s'appelle Perfect Imperfection.
Quelle signification est-ce que tu lui donnes, cet oxymorre ?
La signification, c'est que la perfection, évidemment, n'est impossible à atteindre.
Et que notre conscience de ça, ça donne un peu plus de légèreté.
Donc une Perfect Imperfection, c'est aussi un défaut qui peut être une qualité.
C'est aussi quelques petites pièces assemblées comme ça qui sont prises de façon unique et pas terribles.
Mais assemblées aux autres, ça fait quelque chose de beau et particulier.
Il n'est pas forcément de joli.
La particularité, c'est l'imperfection.
C'est aussi une voie qui n'est pas une grande voie, mais qui a une thème, qui a quelque chose qui dégage une émotion.
Oui, c'est la singularité. C'est vraiment ce qui rend une pièce unique.
Oui, c'est une singularité qui passe.
C'est pas simplement une singularité, c'est toute une vie qui passe par cet instrument.
Donc une Perfect Imperfection, c'est un peu tout ça.
Moi, je n'aime pas tout ce qui est parfait.
J'ai longtemps recherché la Perfection.
Le geste parfait peut-être.
Le geste parfait, c'est ce qui nous motive, s'y approcher le plus possible,
mais donne toute forme d'art,
même si aujourd'hui, il y a l'hyperréalisme qui peut être très très très très beau,
mais même l'hyperréalisme, l'hyperréalisme de quelque chose,
il faut que ce soit l'hyperréalisme de quelque chose de particulier.
Moi, je parle d'un mongou.
Par exemple, il y a un artiste que j'aime beaucoup, il s'appelle Dhe Wadi Adjaj.
C'est de l'hyperréalisme, mais c'est de l'hyperréalisme de sujets qui m'insènent.
C'est-à-dire c'est un danseur d'art contemporain qui met dans une position très inconfortable.
Et c'est un peu toujours ce qu'il fait.
Et après, c'est de l'hyperréalisme.
C'est incroyable la technique qu'il a,
mais des gens qui ont une technique,
il y en a des millions de gens qui savent peindre et savent compter les plumes de noiseaux,
et peindre 3000 plumes de noiseaux.
Mais cet hyperalisme, cette technique maîtrisée presque à la perfection,
c'est un motif, un sujet d'un univers particulier.
C'est ça qui fait la magie.
On vous a appâté avec l'implug de Nirvana et ses répétitions.
Voici la version aboutie.
On écoute Nirvana comme Asiwar, version Implugged.
Nirvana, dans Novalessoir, est toujours en compagnie Derek Cantona
et de son premier album Studio Perfect in Perfection.
Novalessoir, ici, on change des disques.
Novalessoir, avec Charline Roux.
Là, pour cet album, c'est une collection de chansons
que je trouve très éclectiques.
Il y a de la chanson poétique,
elle a gorge d'éloux, des textes mélancoliques,
à voir le choix.
Il y a des chansons de voyage,
weedrive,
il y a des chansons d'amour
que je qualifierais de chimiquement pure,
comme on se love.
Il y a de la chanson de colère,
aussi, avec droit,
que je te laisserai citer si tu le souhaites.
Est-ce que c'est une écriture
qui est impulsive
ou c'est une écriture qui est liée à des rituels ?
C'est-à-dire des rituels.
Est-ce que tu as des habitudes d'écriture ?
Est-ce que tu...
Il y a des moments où tu te poses,
à une heure fixe,
ou est-ce que ça te vient de manière...
Non, je n'ai pas de...
Je sais qu'il y a des écrivés
qui s'enlèvent tout le matin,
surtout des romanciers,
ou pas.
D'ailleurs, mais qui ont des habitudes,
un peu comme on y est au bureau.
Moi, je n'ai pas de...
Non, c'est...
Si je m'ennuie, par exemple,
je ne supporte pas le vide,
je vais me lancer dans un truc comme ça.
Je vais me lancer
si ce n'est pas de l'écriture,
c'est autre chose.
C'est une forme d'expression.
C'est un peu comme si du vide
allait surgir le loup
et qu'il allait me prendre la gorge.
Et...
Je suis là-dedans.
Et après, une fois que je...
Après, ça peut être...
J'ai eu l'impulsion,
j'ai envie de raconter quelque chose.
Après, si je me sens bien,
que je suis en voyage...
Souvent, j'écris en voyage.
J'arrive dans un endroit...
Je trouve ça très romantique,
que l'on arrive dans un endroit inconnu.
Même si je pense que
au bout de quelques jours
et quelques semaines,
on se retrouve face à soi-même.
Il y a toujours ce moment
où on est dans un état un peu particulier.
Dans ces moments-là,
j'ai envie d'écrire.
Il y a certaines chansons
que j'ai écrites, d'ailleurs,
à l'étranger,
en voyage.
Et puis...
Selon ce que j'écris,
par le droit,
c'est différent.
Je pars.
Je sais ce que je vais écrire.
Je connais le sujet.
Je sais par quoi je vais commencer,
le milieu,
comment je vais le développer
et comment je vais le finir.
Pas dans la construction.
Et puis, d'autres trucs
où je pars
ou je cherche une musicalité
ou je pars sur deux mots,
sans savoir ce que je vais raconter.
Et puis...
Et puis peut-être que je joue
avec les mots un peu au départ,
comme ça.
Et puis après,
des choses prennent forme.
Après, il y a un truc qui est comme ça.
Et puis, soit je le saisis,
soit on le saisit,
soit on ne le saisit pas.
C'est un peu comme
des écritures automatiques
qui, à un moment donné,
à un moment donné,
étaient au frontière du conscient.
Il y a des textes qui sont très poétiques
et il y a des textes, je dis,
comme droit,
où on sent un vrais sens
de la punchline.
Oui.
Parce que je voulais...
En fait, ce texte,
il est né de...
J'étais allé voir Julien Assange
à l'ambassade d'Équateur,
à Londres.
Et puis,
et puis je suis...
Et puis je suis rentré.
Et j'ai lu
un journal depuis lequel
il y avait tout un texte
de Eva Jolie.
Oui.
Qui a appellé un peu
à soutenir Assange.
Et puis je me suis dit,
ça m'a inspiré, une chanson.
Je me suis dit,
il faudrait que je fasse un truc.
Donc j'ai écrit ce texte
et puis on devait l'enregistrer.
Et puis,
et puis il est arrivé le Covid.
Donc on n'a pas pu se retrouver au studio.
Tout ça, c'était compliqué.
Je vis à l'étranger.
Et puis, quand on a pu,
il est passé au tribunal.
Donc c'était trop tard.
Donc je me suis dit,
de toute façon,
Assange,
des injustices,
ça fait des siècles
et ça continuera.
Et ça continuera.
Donc je l'ai repris.
Je l'ai retravaillé de façon
plus générale,
plus intemporelle.
Parce que finalement, c'est ça.
C'est...
C'est...
Est-ce qu'il y a une vraie justice ?
Est-ce qu'il y a une vraie liberté
d'expression ?
Est-ce qu'il y a un...
dans des pays
de grande démocratie ?
Est-ce que les droits de l'homme sont respectés ?
Peut-être chez eux.
Ou peut-être pas.
À l'extérieur, sûrement pas.
Oui.
Vous voyez ?
On est des grandes démocraties à l'intérieur
et puis on va
oppresser les autres à l'extérieur
puisqu'on est tellement puissants.
Mais moi, il y a une phrase que je ne serais pas surprise
de retrouver sur des pancartes de manifestation.
L'homme n'a plus ses droits,
il ne lui reste que ses doigts
pour asser bande de tordus
et leur foutre au cul.
Je suis persuadé qu'on verra ça dans des manifs.
Je retrouvera sur des pancartes.
Je veux bien faire un pari.
Un plus cas, c'est puissant.
D'ailleurs, le cheat c'est droit.
Oui, j'ai été à la fin.
Les tout premiers textes que t'as écrits,
tu t'en souviens ?
C'était texte de quelle nature ?
C'était déjà des chansons ?
Ou c'était plus des aphorismes ?
Ou de la fiction ?
Les premiers textes, c'est très, très, très longtemps.
Parce que t'es écrit depuis tout le temps, en fait ?
Toujours.
Et puis des choses que j'ai perdu.
Des choses que j'ai perdues.
J'ai tout perdu.
Et je trouve ça dommage.
Parce que quand on est dedans,
une fois que j'ai fait un truc, je l'ai fait.
L'avantage qu'il y a de les mettre à musique,
c'est qu'il reste.
Je les aurais sûrement perdu aussi.
Parce que peut-être que c'est dans mon iPad.
Mais mon iPad, à un moment donné,
il va péter les plombs.
Il va partir et puis tout partira avec.
Donc c'est un peu marrant.
Mais avant, c'était des feuilles de papier.
Donc des déménagements, des déménagements.
Bah les trucs, on ne sait plus où ils sont.
Et puis j'ai tout perdu.
Il y a plein de trucs que j'aimerais retrouver.
Mais c'est comme ça.
En même temps, si je ne les ai pas gardés,
ce que je ne devais pas les garder.
En tout cas, ce n'est clairement pas dans ton téléphone.
Non, ce n'est pas dans ton téléphone.
Pardon.
Je sais parce que tu viens de sortir ton téléphone.
De toute évidence, il n'y a pas d'applications de notes dedans.
C'est tout ce que je peux en dire.
Il faut pas que j'écris un texto trop long.
En T9 ?
Oui, oui.
Le 9, il y a 4 lettres.
Il faut que j'appuie 4 fois.
C'est bien.
Et le S, le C est 4 fois.
Si j'écris sous 6 sommes, il faut 3 heures.
Il faut pouvoir éclamer quoi.
Il faut trouver d'abréviation.
Surtout si je fais une photographe, elle est ma pensée.
Je mets 2 S.
Je parlais d'écriture, mais je trouve que sur cet album,
tes auteurs et compositeurs de tes chansons,
sachant que ta pratique de la guitare,
si je ne m'abuse, remonte au Covid,
comment est-ce que tu as conçu les mélodies ?
À la guitare.
Oui, bien sûr.
Mais enfin, il faut y arriver.
J'ai commencé pendant le Covid.
Ça servait à quelque chose.
On est là enfermé.
Il faut qu'on me fasse des trucs.
Donc je me suis dit,
il y a mon fils,
il a prené la guitare.
Et j'ai pris sa guitare.
Je commence à jouer un petit peu.
Et puis voilà.
Après, j'ai passé des heures et des heures.
Oui.
J'apprenais les accords
sur Internet.
Voilà.
Et puis après, ça arrivait à les enchaîner.
Et après, je suis un très mauvais guitariste.
Très, très, très mauvais guitariste.
Mais j'arrive à enchaîner des accords
et créer une mélodie.
Oui, c'est pas donné à tout le monde non plus.
Non, et puis je pense qu'il y a des super guitaristes
qui n'arrivent pas à créer de mélodies.
Ils ne sont pas bons mélodistes.
Oui, oui.
Je suis d'accord.
Et puis il y en a qui composent la voix aussi.
Oui.
Que même pas besoin d'instruments.
Quand je compose,
j'ai une liberté
comme peut-être pas forcément
ceux qui apprennent la guitare,
qui apprennent la guitare,
qui apprennent la guitare,
qui apprennent la musique, tout ça.
C'est que moi, au départ,
je suis dans mon rythme.
Moi, je ne compte pas les trucs,
je ne compte pas les trucs,
tout ça.
Je suis pas prisonnier de ça.
Donc je me libère
de tout ça.
Et puis après, je structure tout ça
avec Johan, dans le garde
que je travaille.
Une autre grande voix dans un instant.
On écoutera Barry White juste après la pub
et avant de retrouver Eric Cantona.
Tout les soirs,
Novales soirs,
de 20h à 22h.
Et il y a la musique, il y a la voix.
Qu'est-ce que tu penses de la tienne ?
C'est quel genre d'instrument pour toi ?
Ma voix ?
Ouais.
Ma voix.
La voix.
La voix.
La voix.
La voix.
La voix.
Ma voix.
Ma voix c'est...
Déjà, ma voix je trouve qu'elle est différente
selon si je chante en anglais ou en anglais.
Ouais, c'est incroyable ça.
Alors que je ne pense pas.
Peut-être que ça vienne des mots aussi.
Peut-être que ça vienne...
D'ailleurs, des fois je me pose des questions
sur les langues, sur les caractères,
sur les personnalités.
Pourquoi ?
Pourquoi pour généraliser
un allemand
et un italien et comme ça.
Bon, c'est quand même si on généralise.
C'est intéressant comme choix de...
Mais est-ce que la langue,
la sonorité de la langue,
je pense que ça y fait.
Et, par exemple, les espagnols.
Les espagnols,
avec les trucs comme ça,
ils ont souvent la voix cassée.
Quand ils parlent des espagnols.
Bon, déjà, parce qu'ils parlent beaucoup, ils parlent fort.
On rentre dans un restaurant,
c'est un poulaïen espagnol.
Mais je pense que la langue espagnole
fait ça aussi.
Parce que même en Amérique du Sud aussi.
Ils sont comme ça.
Donc je pense que la voix,
la sonorité,
la langue
influe.
Influ sur la voix.
Là, il y a la langue et sur la personnalité.
Il y a aussi le rythme perso.
Parce que toi, tu as un rythme de parole qui t'est propre.
Est-ce que tu es obligé de le changer
pour chanter ? Moi, je pense à une chanson
que je travestis.
Je ne t'ai jamais entendu sur ce thème pollin.
La voix est très différente dessus.
Il y a des moments où c'est...
Je ne dis que un mot.
Tac.
Après, j'ai une chaîne.
Parce que tu as une mélodie
quand tu parles aussi, qui t'es propre.
De fait, tu es obligé de travailler ça.
J'imagine quand tu chantes.
Après, la mélodie que je parle,
ça dépend des gens avec lesquels je suis.
C'est pas que je...
Parce que, par exemple,
ma femme, c'est une éponge.
C'est-à-dire que si elle reste
une semaine à Marseille,
si elle parle avec une personne
qui a telle musique,
c'est une actrice.
Une très bonne.
Une grande actrice.
Et moi,
ce n'est pas ça.
Ce n'est pas ça.
Quelle énergie
se dégage de cette relation.
Il y a le langage du corps.
Oui.
Et je pense qu'il y a la musique
de la voix
selon les gens avec lesquels on est.
Moi, des fois,
je parle et je n'ai pas envie de parler.
Et je m'endors.
Je m'endors moi-même.
Oui, mais je prends des notes depuis tout à l'heure.
Je m'endors un peu l'autre aussi.
Tant qu'Eric ne sort pas de carnet
ni de pique du nez, c'est qu'à priori,
l'interview ne se passe pas trop mal.
Il y a toujours un carnet, c'est qu'ils sont de lui.
Après, je me rappelle,
à l'époque,
c'est à enregistrer tout ça,
mais à l'époque,
j'ai presque connu
cette époque, à la télévision,
où il pouvait y avoir un peu des silences.
Des silences.
Ils avaient ce qui disait, c'est vrai.
Une silence, c'est une note.
Et il y avait
à l'époque,
des moments où il y avait des interviews
et où même si c'était à la radio,
même si c'était à la télé,
il y avait des silences.
Ils sont beaux, les silences.
Je me rappelle, j'ai fait une documentaire
« Fouter immigration sans tant de l'histoire ».
J'avais interviewé le papa de Zinjin Zidane.
Mais son père disait
des trucs magnifiques,
mais il y avait aussi des silences extraordinaires
que je gardais au montage.
Parce qu'ils sont tellement beaux.
Aujourd'hui, il y a des moments
à la télévision où on sent qu'il ne faut pas quitter
des silences.
On a une musique différente.
Peut-être qu'on est plus alerte
parce qu'avec l'expérience, on le sait.
Ou alors on se dit, c'est pas grave.
De toute façon, j'aurais mis des silences.
Et puis après, j'aurais agiré comme j'aurais agiré.
Mais c'était beau ces silences.
Et il y a encore aujourd'hui,
dans certaines radio, tout ça,
des moments où il y a des silences.
Et ces silences sont magnifiques.
On laisse parler les gens.
On les laisse exprimer.
Mais non seulement, il est beau le silence.
Mais dans un silence, il y a une réflexion
qui va nous amener vers quelque chose.
Mais c'est un vrai luxe
aujourd'hui de pouvoir écouter les silences,
quel que soit l'endroit.
Mais malheureusement, c'est incroyable.
Tu parlais des différences de langue.
Qu'est-ce qui détermine chez toi
le choix d'écrire et de chanter
en anglais ou en français ?
Est-ce que tu arrives à comprendre
la mécanique, ce qui te fait écrire
dans une langue plutôt qu'une autre ?
Je crois, je ne raconte pas
les histoires de la même façon.
Je crois que ça dépend des images.
Par exemple, le morceau We Drive
c'est assez cinématographique.
Je me voyais, j'avais des images.
J'avais des images comme ça
qui pour moi, était
la langue anglaise y allait dessus.
Il allait parfaitement dessus.
Donc je voulais raconter en anglais.
Je n'aurais pu le faire en français
mais je trouve que ça allait mieux en anglais.
Je ne raconte pas les choses de la même façon.
Je ne raconte pas les choses de la même façon.
Je n'ai moins de vocabulaire en anglais.
Après, je ne suis pas
un phénomène non plus
mais j'ai plus de vocabulaire
et ça va.
J'arrive à trouver une musée qualité.
Je m'amuse à jouer avec les mots.
Je m'en rigole.
Donc en anglais, je raconte des choses différemment.
Mais t'as une écriture
que moi je trouve assez cinématographique
au point que je me suis demandé
si justement les films comme
la manière générale, ça n'avait pas été une influence aussi
ce que t'avais raconté.
Bien sûr.
Les films et les images
Les films et les images
We believe in ourselves
de ce jeune couple
amoureux
qui sont au milieu
d'un moment donné,
ça part en fumée.
Ce qu'on est là, tout va bien et attention.
On commence à parler de l'armée,
on commence à parler de ci, on commence à parler de là.
Et puis il y a un moment où on est donné
où on ne peut plus sortir.
On est là. Ils en sont là.
Dans un pays
qui entre en guerre.
Ils ont 18 ans.
Ils ont 20 ans.
Et puis après,
c'est quoi les nuits fovres.
C'est l'amour fou.
On est trop jeunes pour mourir là-dedans.
Il y a tant d'horages, c'est la guerre.
Et pour qui ?
Pour des mecs qui sont là
à jouer
comme s'ils faisaient un jeu vidéo.
Ils sont dans un bureau de 10 mètres de long.
Ils ont déclaré la guerre.
Ils ont envoyé des jeunes de 18 ans à la guerre
pour tuer
des militaires ou des civils ou des enfants.
Ils vont te battre pour qui ?
Ils vont vivre leur histoire d'amour
et puis ils quittent ce qu'ils se prennent.
Ils se fassent prendre.
Et peut-être qu'un jour
le truc c'est ça.
C'est un peu le déserteur
de Bruce bien.
Donc j'avais
cette image un peu
des nuits fovres
au moment où ça éclate.
Il y a un amour fou
entre un jeune
et un garçon
et un jeune fille.
On ne reste pas là.
Tout ça me flamme
mais nous on va se flammer ailleurs.
Et pour aider les enfants victimes de conflits
tout en écoutant de la musique de qualité
je ne peux que vous conseiller Help
tout une compilation caritative
au profit de War Child
à laquelle on participait
Beth Gibbons, Sampha, Arctic Monkeys,
Kate Ampest, Depeche Mode, Fontaine's DC
ou encore Ezra Collective
et Grimty Peng.
On écoute Helicopters.
Le monde est en oppression
de la force contre l'agression
de l'agression
de nous qui pensons que nous sommes free
de la liberté de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
Mais là, pour le coup, toi, à la scène, tu l'as pratiqué aussi au théâtre en disant les mots des autres.
Est-ce qu'on réfléchit différemment quand c'est les siens qu'on va partager avec le public ?
Parce qu'il y a peut-être un truc de pudeur aussi.
Finalement, dire les mots de quelqu'un d'autre, c'est pas très personnel,
mais là, t'engage un truc que t'as écrit, des mots qui te sont propres et des sensations qui te sont propres.
Et c'était un peu pour ça aussi que je voulais faire...
Et parce que c'est différent du théâtre.
Mais c'était aussi monter sur scène avec mes mots.
Après, on peut le faire aussi avec une pièce qu'on écrit, au théâtre.
En fait, si j'ai besoin de m'exprimer, c'est pas que je l'assume.
Je n'y pense presque pas.
Est-ce que j'ai écrit...
C'est comme faire une interview ou jouer une scène au cinéma ou au théâtre ou n'importe où.
Parce que c'est finalement...
On a la chance de pouvoir s'exprimer.
Il y a plein de gens qui n'aiment pas la chance de pouvoir s'exprimer.
Donc si j'ai la chance de pouvoir s'exprimer,
et que j'ai la chance de pouvoir raconter quelque chose,
et si le partager va nous donner du plaisir,
on y va ensemble.
Tu disais aussi avoir eu envie de monter sur scène
pour vérifier le genre d'adrénaline que ça procurait
si elle était semblable à celle du sport.
Maintenant que tu as pratiqué la scène,
où est-ce qu'il y en a le plus ?
Pour moi, le sport, c'est exceptionnel.
Et rien ne peut remplacer le sport.
Parce que si au théâtre, on joue avec les mots des autres,
sur scène, on peut jouer avec nos propres mots, si on est hauteur.
Dans le sport, le scénario n'est pas écrit là-bas.
Il y a eu des trucs, dans les dernières secondes,
dans les dernières minutes, des renversements, des situations,
des trucs incroyables qui peuvent se passer à n'importe quel moment.
Et c'est ça qui crée la magie.
C'est comme pour rien prévoir.
Nous, les gens ne peuvent rien prévoir à l'avance.
C'est ça qui crée un intérêt d'adrénaline incroyable.
Mais la scène, je me placerais juste après le sport.
Déjà, quand j'allais voir des concerts,
en tant que fan, on vit de moments magnifiques.
Après, quand on est sur scène, c'est magnifique.
Après, je n'ai pas joué devant 50 000 personnes.
Mais ça fait rien.
Ça reste quand même des moments intense.
Après, j'imagine, le mec qui...
Je pense que c'est un petit peu la même chose
à partir du moment où...
Il faut qu'il y ait un minimum de jambes
pour quelque chose de magique qui se passe.
Et puis après, qu'il y en ait 1 000, 2 000 ou 5 000,
je crois que c'est un peu la même chose.
Moi, j'ai vu beaucoup de concerts,
j'ai vu beaucoup de gens passionnés,
j'ai vu beaucoup de fans.
Il se trouve que j'ai eu la chance de devoir
en concert à Manchester.
La ferveur que j'ai vue dans la salle,
j'ai jamais vu ça ailleurs, en fait.
Je me suis demandé quel rôle le public jouait.
Ou en tout cas, si le public avait un rôle à jouer
quand tu étais sur scène.
Après, moi, c'est peut-être un peu différent
parce qu'ils viennent pour me voir moins
par rapport à une histoire...
Oui, mais ils ont quand même été aussi captivés.
Mais au départ,
en plus, j'avais pas sorti d'un album.
Si j'avais sorti d'un album,
je me souviens, je me souviens de le dire.
Album studio, je veux dire.
Mais ils étaient là.
On avait vécu des moments magnifiques
dans cette tournée.
C'est pour ça que, comme je disais,
j'ai fait ça pour ça au départ
et j'ai la chance de pouvoir l'avoir vécu.
Moi, j'étais ravi de l'avoir vécu
depuis la salle.
Je vais pas mentir.
J'ai même enregistré le public.
Je n'ai jamais entendu ça de ma vie, en fait.
Vraiment, ça a duré hyper longtemps.
Avant que tu montes sur scène
et quand t'es sorti de scène.
Il y avait doublé le spectacle.
Il y avait le récital et le spectacle dans la salle.
C'était trop beau.
C'était un truc insensé.
C'était trop beau.
Tu sens une différence de public, d'ailleurs ?
Est-ce que ça porte de la même manière ?
Un public qui est dans une salle de spectacle,
un public qui est dans un stade.
La question est peut-être idiote,
mais je trouve qu'il y avait une énergie
qui était assez semblable.
Je pense que c'est...
Non, c'est un peu...
C'est un peu la même chose.
La seule différence qu'il peut y avoir, je pense,
c'est que...
Après, quand t'es sorti de scène,
on va avoir une groupe.
C'est-à-dire...
Un match de foot pour les fans,
c'est leur équipe, c'est leur club,
c'est l'insam, c'est vraiment une équipe.
Et quand on va avoir un chanteur,
on le regarde de lui.
Et les autres musiciens,
c'est un peu comme si il passait...
Vous voyez...
Alors, quand on va avoir une groupe,
je pense qu'il y a un peu de ça aussi.
Il y a peut-être un ou deux leaders dans le groupe.
Et puis...
Ouais, c'est comme si le chanteur
était plus important que les autres.
Mais non.
Non, donc s'il y a une différence,
je crois qu'elle est là, la différence.
On va voir...
On va voir une équipe de 11 joueurs,
les vencings sur le terrain,
supporter les vencings comme un.
Ils forment un, c'est-à-dire une équipe.
Un concert, on va souvent voir
le chanteur,
peut-être...
peut-être un ou deux musiciens en plus.
Et puis d'autres qu'on ne voit pas.
Alors, si ils ont un peu de charisme,
il peut plus.
Et si ils n'ont pas de charisme,
alors peu cher.
Puisqu'on parle de charisme,
donc une hyène,
liame galagueur.
Dans la vidéo d'un de ces titres solos,
on retrouvait couronnés et vêtus
d'une traîne de velo royal
dans le rôle du king,
un certain Eric Cantona,
who else ?
On écoute once.
...
...
...
...
Liame Galagueur, dont Nova le soir,
on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec Eric Cantona.
Radio Nova.
Nova le soir.
Et si, on changeait de disque.
Nova le soir.
Abba ma shakes, don't wanna fight
et on retrouve tout de suite Eric Cantona.
Nova le soir
avec Charline Roux.
Il y a une citation que je voudrais te soumettre.
Ne crains pas l'échec.
Ce n'est pas l'échec, mais le manque d'ambition
qui est un crime, avec des objectifs élevés,
l'échec peut être glorieux.
C'est signé Bruce Lee.
Ben j'adore Bruce Lee.
Ben oui, je sais.
Oui, bien sûr, on assume.
En gros, c'est-à-dire, qu'est-ce qu'on risque quoi ?
Finalement.
Bah ouais.
Arrosé.
Puis on est ridicule.
Et puis,
au mieux on gagne,
au mieux...
Et puis...
Non, mais en gros,
de toute façon,
il y a aussi, on apprend des défaites,
on apprend plus de défaites que des victoires.
Moi, je suis pas complètement d'accord avec ça.
Non, parce qu'on apprend des victoires aussi.
Oui.
Mais on apprend des victoires.
C'est-à-dire que...
C'est-à-dire que si on vient de gagner,
on est euphorique et on se repose sur nos lourriers,
le coup d'après, on se fait détruire.
C'est-à-dire qu'on apprend des victoires,
et c'est ça la difficulté aussi.
C'est d'être dans un moment euphorique, parce que tout va bien,
et de penser que...
et de baisser un peu les...
il faut être vigilant tout le temps,
et toujours se préparer pour être au maximum.
Alors si on est...
si c'est après une défaite,
il faut se battre
et maintenant être fort
pour pouvoir revenir et refaire face.
Oui.
Et si tout va bien,
il faut se battre aussi
pour pas se laisser aller dans l'euphorique.
Et revenir sur Terre et se préparer,
et recommencer pour être...
dès le départ, à 100%.
Mais c'est intéressant, tout ça.
Et le sport, il tue une formidable école de la vie pour ça.
Parce que si...
et puis dans le sport, plus qu'ailleurs,
si on pense que ça y est,
c'est bon, on n'a plus besoin de travailler,
tout est acquis, on est mort.
Et ça marche aussi ailleurs,
mais encore plus dans le sport.
Ça me pitié.
Je t'emmène que je n'en ai pas assez fait, mais bon...
tant de compétitivité, on n'est pas là.
Quand on s'appelle,
quand on est surnommé
The King,
quel que soit le domaine dans lequel on exerce,
on n'a pas le droit à être juste bof.
Parce que je vais pas te parler de pression,
mais enfin c'est quand même un truc...
Ouais, mais c'est...
On est arrivés à ce qu'on disait tout à l'heure.
Ça dépend pourquoi on fait des choses.
Moi je fais des choses pour vivre un moment intense.
C'est tout ce qui m'intéresse.
Et vivre un moment intense,
c'est aussi la construction de quelque chose,
c'est la préparation de l'aventure,
c'est être dans l'aventure.
C'est intense, c'est intense parce qu'on cherche,
on croit trouver, on ne trouve pas,
puis on croit trouver, on a trouvé.
Et puis les choses se construisent comme ça.
Et c'est un moment que j'adore.
Et puis les choses...
Et puis finalement on accouche de trucs
et on est fiers.
Mais juste pour ce qu'il est,
pour ce qu'il est, est-ce que nous sommes ?
Est-ce qu'on a réussi à faire quelque chose
qui nous est propre,
qui nous est...
Si il faut être à l'écoute des autres,
c'est important d'être à l'écoute des autres.
Mais prendre que ce qui nous intéresse.
Et pas se laisser bouffer
par ça.
Parce que sinon le projet nous échappe,
sinon le morceau nous échappe,
et moi,
cet album, par exemple,
j'ai travaillé
très librement.
Je remercie une heure sale
de m'avoir laissé.
On était 15 jours dans une maison
à travailler ensemble,
à petit-déjeuner ensemble,
on dormait sur place.
Et j'ai vraiment fait
ce que je voulais.
Et ça,
c'est un luxe.
Après, ça plaît, ça plaît pas.
Les gens, ils ont mis d'écouter,
ils n'ont pas mis d'écouter.
Pourquoi ils n'ont pas mis d'écouter ?
Après, il y a mis le truc.
Moi, je voudrais prendre le pseudonyme.
Je l'ai fait, déjà.
Quand tu écrivais
sur l'album de l'éditeur,
mais là, c'est compliqué.
Vous la connaissez l'histoire.
C'est que c'était la chanson préférée
du journaliste qui a écouté l'album.
Voilà.
Moi, j'avais écrit.
Mais moi, depuis longtemps,
parce que je sais,
moi-même, j'ai des a priori.
Pas sur toi.
Pas sur moi.
Et c'est con.
Même en tant qu'acteur,
je me suis dit,
je veux prendre un pseudonyme.
Et là, je me suis amusé.
Et ça a marché.
Je me dis que, bon, finalement,
c'est pas...
Même les albums, je sais pas
si c'est le fait de dire que c'est moi,
parce que pourquoi je dirais que c'est un honte ?
Parce que c'est moi.
Mais est-ce que c'est...
Moi, j'aimerais bien que les choses
soient jugées pour ce qu'elles sont.
Oui.
Et je pense que si c'est jugé,
si on devait juger cet album
pour skiller,
et qu'on ne dirait pas, tiens, machin,
que ce serait pas reconnaissable
ou ce que vous voulez,
parce que beaucoup de gens aimeraient cet album.
Oui.
Mais même en sachant.
Évidemment.
Et ça, c'est important.
Donc, comme on peut pas faire ça,
je me suis dit, problème pseudonyme.
Parce qu'un pseudonyme, c'est quoi ?
On sait que certains auteurs ont écrit ce livre.
Et puis, ils ont écrit celui-là.
On sait que c'est lui.
Mais c'est un autre nom.
Parce qu'on a différentes personnalités.
Et puis, pour cette...
Cette petite...
Cette facette de nous-mêmes, c'est ce nom.
Pour cette facette, c'est celui-là.
Et...
En tant qu'acteur, j'aurais dû prendre...
Peut-être que je le ferais, d'ailleurs,
dans l'avenir.
Ben, un pseudonyme en tant qu'acteur,
un pseudonyme en tant qu'auteur,
un pseudonyme en tant que compositeur.
Un pseudonyme en tant que auteur
pour un autre groupe,
pour un autre chanteur.
Et puis, changer comme ça, à chaque fois de trucs,
perdre le truc.
Parce que, finalement, moi, je sais pas vous,
mais j'ai l'impression qu'on est nombreux dans ma tête.
Je sais pas, moi, j'ai pas...
On en a des facettes, on est des...
C'est une diamant.
Foto, réalisation, acteur,
chanteur, compositeur,
peintre sur toutes les activités artistiques.
Oui, bien sûr.
Même au milieu de tout ça, de texte à un autre,
de...
Je joue à un autre, d'une relation à un autre,
du moment qu'on me partage avec une personne
dans l'instant T.
C'est...
Il a dit...
Voilà, donc...
Je vais me plonger dans le pseudonyme.
Après, il faut trouver des noms.
Ben, ça va être ça l'enjeu, quoi.
En plus, ça casse ma tête, ça va être de trouver des noms.
Mais bon, après, on te tira au sort.
King, bien, King.
Nous, on le beauté là.
Moi, je m'amuse à ça sur les...
Les trucs de musique, là, des fois.
Tu fais des playlists, tu les mets sous alias ?
Non, non, en fait, je tape...
Je sais pas, moi...
Z, U.
Et là, il me sort...
Des mecs, je connais pas, quoi.
Oui, ou quelqu'un que je connais.
Mais des mecs, plein de gens que je connais pas.
Et en fait, pourquoi je fais ça ? Parce que j'ai envie
de découvrir des gens.
Mais comment je fais, moi, tout seul, pour les découvrir,
si je les connais pas ?
Ben, c'est un bon moyen.
Il va te sortir. Je sais pas combien de trucs.
Et t'écoutes. Et j'ai découvert
des musiques exceptionnelles
que personne connaît, hein.
Ou quelques gens connaissent.
Ils ont leur public.
Personnellement, je connais pas.
Je connaissais pas et le grand public nous connaît pas.
Mais des choses magnifiques
que j'ai dans ma playlist.
Moi, ma playlist, elle fait 1300 morceaux.
Je...
Je n'aime pas.
Je vais mettre
une musique détente.
Musique slow,
musique voyage, musique machin.
Oui. Non.
Moi, je mets mon truc. Je mets aller à toi.
Il me sort Pavarotti.
Il me sort Choubert.
Il me sort
Les Clashes. Il me sort Scolulia.
Et je passe comme ça d'un truc à l'autre.
Mais j'adore ça.
Ça me pa de mettre tout le temps
le même truc.
Toujours en compagnie d'Eric Cantona, passons
les listes si tu le veux bien.
Tu as souhaité écouter Gils Cateron.
Pourquoi lui?
Parce que...
Parce que la révolution ne sera jamais télévised.
Oui.
Vraiment pour ce titre-là?
Non, non, non.
Non, mais mien je devais plus.
Oui.
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Star Natalie Woods et Steve McQueen
Or Bullwinkle and Julia
The revolution will not give your mouth sex appeal
The revolution will not get rid of the nubs
The revolution will not make you look five pounds thinner
Because the revolution will not be televised brother
There will be no pictures of you and Willie May
Pushing that shopping cart down the block on the dead run
Or trying to slide that color TV into a stolen ambulance
NBC will not be able to predict the winner
At 8.32 on report from 29 districts
The revolution will not be televised
There will be no pictures of pigs
Shooting down brothers on the instant replay
There will be no pictures of pigs
Shooting down brothers on the instant replay
There will be no pictures of Whitney Young
Being run out of Harlem on the rail
With a brand new process
There will be no slow motion or still lights
Of Roy Wilkins strolling through Watts
In a red, black and green liberation jumpsuit
That he has been saving for just the proper occasion
Green Acres, Beverly Hill Phillies
And Houdaville Jerkson will no longer be so damn relevant
Women will not care if Dick finally got down with Jade
On search for tomorrow because black people
Will be in the street looking for a brighter day
The revolution will not be televised
There will be no highlights on the 11 o'clock news
And no pictures of Harry R. Women liberationists
And Jackie O'Nass is blowing her nose
The theme song will not be written by Jim Webber
Francis Scott Keys
Nor sung by Glenn Campbell
Tom Jones, Johnny Cash, Ingleburn Hummerdink
On the rare earth, the revolution will not be televised
The revolution will not be right
Back after a message about a white tornado
White lightning or white people
You will not have to worry about a dove
In your bedroom, the tiger in your tank
Or the giant in your toilet bowl
The revolution will not go better with coke
The revolution will not fight germs
That make cars bad breath
The revolution will put you in the driver's seat
The revolution will not be televised
Will not be televised
Will not be televised
The revolution will be no rerun brothers
The revolution will be live
Après j'ai lu un livre qu'il a fait
Il parle un peu trop de religion je trouve
Mais après c'est son truc
Ouais
Il peut trop de religion
Et imposer sa religion
Mais j'adore ses textes
Ses textes sa musique
It's deep in the hole
Heal your shrinking soul
But there won't be a single thing
That you feel like an insect
Well don't you worry
But in his red right hand
Magnifique
Je jouais en Suisse
Je jouais en Suisse
Ubu en Chéné
Dans le Fred Gilles
Et j'adorais
Son finger
Et j'ai dit
Je ne connaissais pas
Son finger
Je ne le viendrais pas
Elle est venue
Prends à manger un bout ensemble
Avec la jeune qui était avec moi
Et puis les jeunes qui étaient avec elle
Et elle est magique
Je l'avais découverte dans une émission
Sur TV 5 mondes
Et sa musique était magnifique
Et l'interview était sublime
Elle avait des silences extraordinaires
Elle est...
Et sa musique est sur scène
Elle est incroyable
C'est à dire que les...
Le temps s'arrête
Je suis pendu comme ça tout le temps
Je suis pendu comme ça tout le temps
Je ne peux pas lever les yeux
Sophie Hanger dans Nova le soir
Toujours et encore
Pour quelques minutes
En compagnie d'Eric Cantona
Et catégorie voix féminine
Tu nous as aussi cité Pidget Harvey
Oui
J'ai vu un concert c'est magnifique
Alice Bonne
Ah oui
Le piano
Le concert qu'elle a fait à Albert Wall
Oui
Magnifique
J'ai une question un peu étrange
Pour finir cette interview
Est-ce qu'il t'arrive de ne rien faire ?
Je vous disais, rien faire c'est le...
Non non, je ne peux pas...
Je ne peux pas rien faire
Si, quand on croit que je fais rien
Mais je...
Ou alors je suis un brin de méditation
Oui
Ça oui, mais je fais quelque chose
C'est à dire je cherche à rien faire
Je vais en prendre de la graine
Moi j'ai une vraie capacité à l'angle
On n'aurait rien faire
Oui bien sûr
La méditation c'est puissant
Et maintenant j'ai découvert un truc
Un nouveau truc
Parce que là je rentre du Brésil
Je passe 15 jours au Brésil
Et je trouve qu'on fait des piscines
qu'il faudrait mettre dans le profondeur
Et mettre dans le profondeur c'est super
Parce qu'on peut faire du sport et tout
Parce que à mon âge j'ai pas 80 ans
Et pour les articulations
Donc moi elles sont bien mes articulations
Mais il faut faire attention
Parce que moi je jure les tendins
Ça monte beaucoup de barges, tout ça
En courant, faire plein d'exercices
Et en fait le poids est diminué
En piscine
Et donc je peux faire plein d'exercices
Quand j'ai fini avec le bras
Ça nageait parce que je n'aime pas nager
Mais je fais des exercices comme ça
Comme courant, courant, je me crée moi-même
Mais surtout à la fin
Je fais...
Je n'ai pas la technique du taille chichouin
Mais je m'invente des gestes de taille chichouin
En piscine
Pas mal
Tu tournes comme ça
Et avec l'eau, c'est magnifique
Magnifique
C'est magique
On n'est que dans le truc
Le rapport de l'eau et de soi
Avec la juste, la résistance de l'eau
Mais sans forcer
C'est un état
Bon après le danger c'est de tomber
Un truc dans la piscine
Parce que
J'ai lu comme pouvait
Justement tellement diminuer l'attention
Comme pouvait perdre connaissance
Donc j'ai essayé de faire ça
Quand il y a du monde mais d'un autre côté
Faire ça devant du monde ça fait bizarre
Disons simple
Donc à la tomber de la nuit on dirait que c'est une personne
autour de la piscine
On a qu'à dire que c'est une cascade qui est réservée au professionnel
Voilà
Et puis il faudrait le truc des bébés
Des brasards
Non les trucs sur la piscine
Au cas où
Mais par contre c'est tellement agréable
C'est ça
C'est que ça
Après on est dans un état magique
J'étais très étonné de pas trouver
Jim Morrison
Jim Morrison c'est incontournable
Jim Morrison
C'est pour moi
Pour moi
Il y a
Il y a Arto
Il y a Rembo
Il y a Laura Vasquez
Il y a Jim Morrison
Et
Dans les textes
Il y a ce liberté
Comme ça
Il y a un pouffé la vie
Et
Il est Dorze
Il est Dorze
Et j'ai un morceau de The End
15 minutes
Quand j'ai le meilleur à la maison
J'ouvre cette minute de les tennis
Qui ne supportent plus
Mais c'est magnifique
Il faut aller devant nos autres
Les tennis en live
Les tennis dans la lumière
Matché en live
Et après il part dans ces matchs
Et c'est trop beau
Jim Morrison
C'est exceptionnel, meilleur compétition
Merci pour les conseils
Et merci pour la musique Eric Cantona
C'était un plaisir de pouvoir discuter avec toi
C'était un plaisir Charlie
Merci beaucoup
Les danses pour Clorce
Nova le soir en compagnie
d'Eric Cantona
L'album s'appelle Perfect Imperfection
Et ça tombe bien, c'est aussi l'aliase de Melvin
Mais c'est vraiment la transition la plus paix rave
que je pouvais faire pour annoncer
Nova Dance, quel est le programme
Il est actuellement
au 104 à Paris mais il est aussi
actuellement dans les studios de Radio Nova
C'est mid dans Nova Dance
Véritable phénomène de société plongée dans l'histoire méconnue du skateboard.
Des premières planches au fanzine du mouvement punk, en passant par l'âge d'or dvhs puis des jeux vidéo,
l'histoire du skate est aussi celle d'une certaine culture et une node à la liberté.
Lié par la moindre planche, Agey et Brandon Dumet nous partagent leurs meilleurs souvenirs d'adolescence,
mais aussi leurs astuces pour réussir vos meilleurs tricks.
Skating Wilder, un roman graphique caster man.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le soir.
Bienvenue dans Nova le soir et j'annonce en vendredi soir, pas comme les autres puisque
je vous propose un rendez-vous avec un invité hors norme.
Il trace un chemin singulier, royal même, et ce, quelle que soit la discipline qu'il pratique,
que ce soit le sport, la photo, le cinéma, la peinture, la poésie, voir les aphorismes,
est désormais la musique.
Un artiste, un performer, une légende, Eric Cantona en personne, son album, sa bande-son,
ses passions, c'est le menu resté à l'écoute.
Et en bonheur, ne venant jamais seul, ce vendredi sort le 7e album solo de James Blake,
Trying Times.
Quelques grammes de finesse dans ce monde de brut.
Pour démarrer ce vendredi soir en douceur, on écoute le titre qui donne son nom à ce nouvel album.
I'm shredded, Paulistine, and the jellies, but belong,
cause there are things that they can never know.
Cause I place the shell on the anxious, there are far too many things.
Take it, Trying Times, dans Nova Le soir et passons, comme chaque jour, aux morceaux de bravoure.
Nova Le soir.
Panique, qu'est-ce que j'ai envie de bien entendre ?
Bonne banane.
Ni arcaise.
Sentigole.
La BO de belle fleur.
Euh... Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de bravoure.
Le moment pour vous toutes et tous de prendre possession l'espace d'un instant de la programmation
sur un thème donné si ce n'est pas déjà fait rejoigner donc le canal dédié sur le compte Instagram de Nova.
La question du jour est liée à l'actualité, enfin entendons-nous par actualité,
puisque le 13 mars, c'est la journée mondiale du Sommeil.
J'espère d'ailleurs que vous n'êtes pas en train de piquer du nez en nous écoutant,
sinon je vais me mettre à parler très fort.
J'ai pensé aux agités de la nuit, et notamment à Melvin.
Coucou.
Ici, présent.
Et je vous ai donc demandé qu'elles étaient les titres qui accompagnent vos enseignées.
Je ne rêve plus, c'est le choix tout à fait limpide, déma et ses signées, mensphil tia.
Autre proposition pour accompagner les insomnies, celle de ST qui plebiscite phase O éwriting high.
Alors je ne saurais dire si Virginie a l'insomnie planante ou si elle cherche
à replonger rapidement dans les bras de Morphe et en beauté, mais elle opte pour si grosse.
Pour gérer ses insomnies, Gael a suggéré une chanson conseil qui marche aussi dans
moult situations, notamment par exemple la survie puisque ce conseil s'est respire et il est signé Gael Faye.
Et enfin en matière de gestion d'insomnie, je ne peux que faire confiance à une personne
dont l'Alias est Marmot, paname.
Voici le judicieux choix de Marine, Air et Playground Love.
Dans Novalessoir, on marque une courte pause et on se retrouve dans un instant avec Eric Cantona.
De sa première vie, je pourrais vous dire qu'il est un attaquant de légende champion de France et
d'Angleterre, où il a clairement acquis le statut de demi-dieu, mais mes compétences footballistiques
étant ce qu'elles sont, c'est-à-dire pas loin de nul, pour le présenter j'obterai plutôt pour un son.
De sa vie sur les écrans, je pourrais vous dire aussi qu'il a côtoyé Jacques Villerey,
qu'il a eu l'insigne privilège de traiter Michel Serraux de Cascouille chez Chatilier,
mais encore une fois, la réplique la plus adéquate est celle-ci.
Dans Looking for Eric de Kenloach, alors après tout ça, ben quoi, la musique,
tout simplement. Une série de concerts Cantona sings Eric First Tour Ever en 2024.
Et désormais, un premier album studio Perfect Imperfection, avec Melvin, on est allé à la
rencontre de la légende Eric Cantona. Est-ce qu'on faisait les malins ? Non, est-ce qu'on était
ravis ? Oui. L'homme est aussi charmant qu'impressionnant la preuve. Dans un instant,
avant de parler cet album avec lui, en voici un extrait, On se love.
Dans Novalessoir, On se love et bonjour Eric Cantona. Bonjour Charline. Je ne sais pas si c'était
sur mon bingo de dire cette phrase, mais j'en suis ravie, je dois dire. Perfect Imperfection,
c'est un premier album studio, je précise, qui sort un vendredi 13. Est-ce que c'est un hasard
ou est-ce que c'est une volonté ? Non, c'est pas une volonté, mais je ne sais pas.
Moi, le vendredi 13, c'est des bouche du rhum quand même.
Bon, on va me dire là-dessus. Tu es pas superstitieux ? Oui, si, si, si. Ah, attends,
je suis superstitieux. Non, je suis pas superstitieux pour ces trucs-là, pour les trucs des vieux
trucs comme ça, qu'on nous transmet de génération en génération. Non, j'ai mes petits trucs de
superstition, moi, que je me suis manqué, moi. Ok. Tant d'histoire avec la musique,
en tant que pratique, elle date pas d'hier. T'avais signé le Tempasse pour l'édisseur,
c'était Rashida Brackney, Gatoroussel en duo. On t'avait entendu sur un album de Bernard Lavilier,
sous un soleil énorme, c'était une reprise de Dylan en français, si mes souvenirs semblent.
On t'a aussi entendu au côté de Rashida, c'était sur scène, dans une version toute
particulière de son titre, voilà, voilà. Est-ce que l'envie est venue à ces moments-là ou est-ce
qu'elle est née bien avant toutes ces expériences ? La musique, c'est une forme d'art et j'ai toujours
été passionné par toute forme d'art et j'ai toujours, j'ai toujours eu ce besoin vital de
m'exprimer quelle que soit la forme d'art. Après la musique, c'est la scène surtout qui m'a motivé,
c'est ce qui m'excitait le plus. Voilà, c'est pour ça que j'ai commencé par un album live. J'ai
sorti donc deux morceaux comme ça pour que les gens puissent m'écouter, et puis après faire du
live et puis faire un album live. C'était ce truc, ce rapport avec le public, cette énergie,
ce truc qui se passe un peu magique. J'ai été au théâtre, mais c'est le texte des autres,
là, c'est mes textes. Et puis la musique, c'est quelque chose qui nous transcende,
quoi. C'est peut-être un tribal, quoi. Et puis il y a des gens. Je suis allé à des concerts,
j'écoute beaucoup d'albums live, j'adore. Même des albums que j'ai, de répétition.
Je viens de l'album de Nirvana, de répétition, un petit vieil plug, et j'adore tous ces moments où
on est en train de créer quelque chose, quoi. Check, check, check, check, check, check.
Can we get on with this? We're like an hour late.
You're hearing some kind of buzz from this. Is Scott ready now?
Probably. Is Scott able to talk back to us?
Can you hear me? Yes. Okay, I'm here. Okay, we're ready.
Okay, we're on. Et le live, on est en train de jouer, on est en train de créer
un truc parce que chaque soir est unique, mais où tout le monde est à l'écoute,
où il y a une énergie comme ça qui circule, et la musique, parce que la musique,
avec la musique, on est en train d'un état de transe, c'est possible d'entrer
en état de transe grâce à la musique, c'est pas que c'est possible,
parce que ça a été prouvé. La musique, c'est vraiment quelque chose de très particulier.
Donc voilà, au départ, je suis parti sur cette idée, mais c'est une forme d'art
comme une autre, et c'est pour ça que je fais plein d'autres choses,
parce que toute forme d'art m'intéresse.
Mais c'est quand même marrant, c'est très singulier, comme parcours,
de commencer par la pratique avant même d'aller en studio.
Quand tu as dit, voilà, moi je vais faire de la musique,
mais je vais commencer par une tournée qui s'appelle Quentin Sings Eric,
comment ça s'est passé ?
Je sais pas, après, c'est ce que je voulais faire au départ.
Bon, on a maquetté des morceaux quand même avant, donc c'est une presse studio.
Et puis on est rentré en répétition.
Mais au départ, c'était vraiment parce que ma motivation, c'était celle-là.
C'était de jouer face à un public et vivre un truc,
une expérience unique à chaque soir,
mais une expérience unique de la musique.
La musique avec tous ces gens autour, ces musiciens autour,
c'est cette équipe qu'on a autour qui crée des moments magiques, je trouve.
Mais c'est quoi, l'expression à vivre sans péril entre rayons sans gloire, c'est ça ?
Il fallait se lancer quoi.
Il y a quelque chose de cet endroit-là quand même.
Oui, il y a l'ordre du doute, de ne pas partir dans l'inconnu.
Voilà, des fois ça marche, des fois ça marche pas.
Et c'est pour ça que ça marche.
Quand on le fait, c'est pour ça que ça nous excite.
C'est pour ça que si tout était écrit d'avant, on s'en ferait rien.
Moi, je ferais rien, personnellement.
Donc pour pouvoir vivre ces moments-là, il faut passer par les périodes de travail aussi.
Ce premier album studio s'appelle Perfect Imperfection.
Quelle signification est-ce que tu lui donnes, cet oxymorre ?
La signification, c'est que la perfection, évidemment, n'est impossible à atteindre.
Et que notre conscience de ça, ça donne un peu plus de légèreté.
Donc une Perfect Imperfection, c'est aussi un défaut qui peut être une qualité.
C'est aussi quelques petites pièces assemblées comme ça qui sont prises de façon unique et pas terribles.
Mais assemblées aux autres, ça fait quelque chose de beau et particulier.
Il n'est pas forcément de joli.
La particularité, c'est l'imperfection.
C'est aussi une voie qui n'est pas une grande voie, mais qui a une thème, qui a quelque chose qui dégage une émotion.
Oui, c'est la singularité. C'est vraiment ce qui rend une pièce unique.
Oui, c'est une singularité qui passe.
C'est pas simplement une singularité, c'est toute une vie qui passe par cet instrument.
Donc une Perfect Imperfection, c'est un peu tout ça.
Moi, je n'aime pas tout ce qui est parfait.
J'ai longtemps recherché la Perfection.
Le geste parfait peut-être.
Le geste parfait, c'est ce qui nous motive, s'y approcher le plus possible,
mais donne toute forme d'art,
même si aujourd'hui, il y a l'hyperréalisme qui peut être très très très très beau,
mais même l'hyperréalisme, l'hyperréalisme de quelque chose,
il faut que ce soit l'hyperréalisme de quelque chose de particulier.
Moi, je parle d'un mongou.
Par exemple, il y a un artiste que j'aime beaucoup, il s'appelle Dhe Wadi Adjaj.
C'est de l'hyperréalisme, mais c'est de l'hyperréalisme de sujets qui m'insènent.
C'est-à-dire c'est un danseur d'art contemporain qui met dans une position très inconfortable.
Et c'est un peu toujours ce qu'il fait.
Et après, c'est de l'hyperréalisme.
C'est incroyable la technique qu'il a,
mais des gens qui ont une technique,
il y en a des millions de gens qui savent peindre et savent compter les plumes de noiseaux,
et peindre 3000 plumes de noiseaux.
Mais cet hyperalisme, cette technique maîtrisée presque à la perfection,
c'est un motif, un sujet d'un univers particulier.
C'est ça qui fait la magie.
On vous a appâté avec l'implug de Nirvana et ses répétitions.
Voici la version aboutie.
On écoute Nirvana comme Asiwar, version Implugged.
Nirvana, dans Novalessoir, est toujours en compagnie Derek Cantona
et de son premier album Studio Perfect in Perfection.
Novalessoir, ici, on change des disques.
Novalessoir, avec Charline Roux.
Là, pour cet album, c'est une collection de chansons
que je trouve très éclectiques.
Il y a de la chanson poétique,
elle a gorge d'éloux, des textes mélancoliques,
à voir le choix.
Il y a des chansons de voyage,
weedrive,
il y a des chansons d'amour
que je qualifierais de chimiquement pure,
comme on se love.
Il y a de la chanson de colère,
aussi, avec droit,
que je te laisserai citer si tu le souhaites.
Est-ce que c'est une écriture
qui est impulsive
ou c'est une écriture qui est liée à des rituels ?
C'est-à-dire des rituels.
Est-ce que tu as des habitudes d'écriture ?
Est-ce que tu...
Il y a des moments où tu te poses,
à une heure fixe,
ou est-ce que ça te vient de manière...
Non, je n'ai pas de...
Je sais qu'il y a des écrivés
qui s'enlèvent tout le matin,
surtout des romanciers,
ou pas.
D'ailleurs, mais qui ont des habitudes,
un peu comme on y est au bureau.
Moi, je n'ai pas de...
Non, c'est...
Si je m'ennuie, par exemple,
je ne supporte pas le vide,
je vais me lancer dans un truc comme ça.
Je vais me lancer
si ce n'est pas de l'écriture,
c'est autre chose.
C'est une forme d'expression.
C'est un peu comme si du vide
allait surgir le loup
et qu'il allait me prendre la gorge.
Et...
Je suis là-dedans.
Et après, une fois que je...
Après, ça peut être...
J'ai eu l'impulsion,
j'ai envie de raconter quelque chose.
Après, si je me sens bien,
que je suis en voyage...
Souvent, j'écris en voyage.
J'arrive dans un endroit...
Je trouve ça très romantique,
que l'on arrive dans un endroit inconnu.
Même si je pense que
au bout de quelques jours
et quelques semaines,
on se retrouve face à soi-même.
Il y a toujours ce moment
où on est dans un état un peu particulier.
Dans ces moments-là,
j'ai envie d'écrire.
Il y a certaines chansons
que j'ai écrites, d'ailleurs,
à l'étranger,
en voyage.
Et puis...
Selon ce que j'écris,
par le droit,
c'est différent.
Je pars.
Je sais ce que je vais écrire.
Je connais le sujet.
Je sais par quoi je vais commencer,
le milieu,
comment je vais le développer
et comment je vais le finir.
Pas dans la construction.
Et puis, d'autres trucs
où je pars
ou je cherche une musicalité
ou je pars sur deux mots,
sans savoir ce que je vais raconter.
Et puis...
Et puis peut-être que je joue
avec les mots un peu au départ,
comme ça.
Et puis après,
des choses prennent forme.
Après, il y a un truc qui est comme ça.
Et puis, soit je le saisis,
soit on le saisit,
soit on ne le saisit pas.
C'est un peu comme
des écritures automatiques
qui, à un moment donné,
à un moment donné,
étaient au frontière du conscient.
Il y a des textes qui sont très poétiques
et il y a des textes, je dis,
comme droit,
où on sent un vrais sens
de la punchline.
Oui.
Parce que je voulais...
En fait, ce texte,
il est né de...
J'étais allé voir Julien Assange
à l'ambassade d'Équateur,
à Londres.
Et puis,
et puis je suis...
Et puis je suis rentré.
Et j'ai lu
un journal depuis lequel
il y avait tout un texte
de Eva Jolie.
Oui.
Qui a appellé un peu
à soutenir Assange.
Et puis je me suis dit,
ça m'a inspiré, une chanson.
Je me suis dit,
il faudrait que je fasse un truc.
Donc j'ai écrit ce texte
et puis on devait l'enregistrer.
Et puis,
et puis il est arrivé le Covid.
Donc on n'a pas pu se retrouver au studio.
Tout ça, c'était compliqué.
Je vis à l'étranger.
Et puis, quand on a pu,
il est passé au tribunal.
Donc c'était trop tard.
Donc je me suis dit,
de toute façon,
Assange,
des injustices,
ça fait des siècles
et ça continuera.
Et ça continuera.
Donc je l'ai repris.
Je l'ai retravaillé de façon
plus générale,
plus intemporelle.
Parce que finalement, c'est ça.
C'est...
C'est...
Est-ce qu'il y a une vraie justice ?
Est-ce qu'il y a une vraie liberté
d'expression ?
Est-ce qu'il y a un...
dans des pays
de grande démocratie ?
Est-ce que les droits de l'homme sont respectés ?
Peut-être chez eux.
Ou peut-être pas.
À l'extérieur, sûrement pas.
Oui.
Vous voyez ?
On est des grandes démocraties à l'intérieur
et puis on va
oppresser les autres à l'extérieur
puisqu'on est tellement puissants.
Mais moi, il y a une phrase que je ne serais pas surprise
de retrouver sur des pancartes de manifestation.
L'homme n'a plus ses droits,
il ne lui reste que ses doigts
pour asser bande de tordus
et leur foutre au cul.
Je suis persuadé qu'on verra ça dans des manifs.
Je retrouvera sur des pancartes.
Je veux bien faire un pari.
Un plus cas, c'est puissant.
D'ailleurs, le cheat c'est droit.
Oui, j'ai été à la fin.
Les tout premiers textes que t'as écrits,
tu t'en souviens ?
C'était texte de quelle nature ?
C'était déjà des chansons ?
Ou c'était plus des aphorismes ?
Ou de la fiction ?
Les premiers textes, c'est très, très, très longtemps.
Parce que t'es écrit depuis tout le temps, en fait ?
Toujours.
Et puis des choses que j'ai perdu.
Des choses que j'ai perdues.
J'ai tout perdu.
Et je trouve ça dommage.
Parce que quand on est dedans,
une fois que j'ai fait un truc, je l'ai fait.
L'avantage qu'il y a de les mettre à musique,
c'est qu'il reste.
Je les aurais sûrement perdu aussi.
Parce que peut-être que c'est dans mon iPad.
Mais mon iPad, à un moment donné,
il va péter les plombs.
Il va partir et puis tout partira avec.
Donc c'est un peu marrant.
Mais avant, c'était des feuilles de papier.
Donc des déménagements, des déménagements.
Bah les trucs, on ne sait plus où ils sont.
Et puis j'ai tout perdu.
Il y a plein de trucs que j'aimerais retrouver.
Mais c'est comme ça.
En même temps, si je ne les ai pas gardés,
ce que je ne devais pas les garder.
En tout cas, ce n'est clairement pas dans ton téléphone.
Non, ce n'est pas dans ton téléphone.
Pardon.
Je sais parce que tu viens de sortir ton téléphone.
De toute évidence, il n'y a pas d'applications de notes dedans.
C'est tout ce que je peux en dire.
Il faut pas que j'écris un texto trop long.
En T9 ?
Oui, oui.
Le 9, il y a 4 lettres.
Il faut que j'appuie 4 fois.
C'est bien.
Et le S, le C est 4 fois.
Si j'écris sous 6 sommes, il faut 3 heures.
Il faut pouvoir éclamer quoi.
Il faut trouver d'abréviation.
Surtout si je fais une photographe, elle est ma pensée.
Je mets 2 S.
Je parlais d'écriture, mais je trouve que sur cet album,
tes auteurs et compositeurs de tes chansons,
sachant que ta pratique de la guitare,
si je ne m'abuse, remonte au Covid,
comment est-ce que tu as conçu les mélodies ?
À la guitare.
Oui, bien sûr.
Mais enfin, il faut y arriver.
J'ai commencé pendant le Covid.
Ça servait à quelque chose.
On est là enfermé.
Il faut qu'on me fasse des trucs.
Donc je me suis dit,
il y a mon fils,
il a prené la guitare.
Et j'ai pris sa guitare.
Je commence à jouer un petit peu.
Et puis voilà.
Après, j'ai passé des heures et des heures.
Oui.
J'apprenais les accords
sur Internet.
Voilà.
Et puis après, ça arrivait à les enchaîner.
Et après, je suis un très mauvais guitariste.
Très, très, très mauvais guitariste.
Mais j'arrive à enchaîner des accords
et créer une mélodie.
Oui, c'est pas donné à tout le monde non plus.
Non, et puis je pense qu'il y a des super guitaristes
qui n'arrivent pas à créer de mélodies.
Ils ne sont pas bons mélodistes.
Oui, oui.
Je suis d'accord.
Et puis il y en a qui composent la voix aussi.
Oui.
Que même pas besoin d'instruments.
Quand je compose,
j'ai une liberté
comme peut-être pas forcément
ceux qui apprennent la guitare,
qui apprennent la guitare,
qui apprennent la guitare,
qui apprennent la musique, tout ça.
C'est que moi, au départ,
je suis dans mon rythme.
Moi, je ne compte pas les trucs,
je ne compte pas les trucs,
tout ça.
Je suis pas prisonnier de ça.
Donc je me libère
de tout ça.
Et puis après, je structure tout ça
avec Johan, dans le garde
que je travaille.
Une autre grande voix dans un instant.
On écoutera Barry White juste après la pub
et avant de retrouver Eric Cantona.
Tout les soirs,
Novales soirs,
de 20h à 22h.
Et il y a la musique, il y a la voix.
Qu'est-ce que tu penses de la tienne ?
C'est quel genre d'instrument pour toi ?
Ma voix ?
Ouais.
Ma voix.
La voix.
La voix.
La voix.
La voix.
La voix.
Ma voix.
Ma voix c'est...
Déjà, ma voix je trouve qu'elle est différente
selon si je chante en anglais ou en anglais.
Ouais, c'est incroyable ça.
Alors que je ne pense pas.
Peut-être que ça vienne des mots aussi.
Peut-être que ça vienne...
D'ailleurs, des fois je me pose des questions
sur les langues, sur les caractères,
sur les personnalités.
Pourquoi ?
Pourquoi pour généraliser
un allemand
et un italien et comme ça.
Bon, c'est quand même si on généralise.
C'est intéressant comme choix de...
Mais est-ce que la langue,
la sonorité de la langue,
je pense que ça y fait.
Et, par exemple, les espagnols.
Les espagnols,
avec les trucs comme ça,
ils ont souvent la voix cassée.
Quand ils parlent des espagnols.
Bon, déjà, parce qu'ils parlent beaucoup, ils parlent fort.
On rentre dans un restaurant,
c'est un poulaïen espagnol.
Mais je pense que la langue espagnole
fait ça aussi.
Parce que même en Amérique du Sud aussi.
Ils sont comme ça.
Donc je pense que la voix,
la sonorité,
la langue
influe.
Influ sur la voix.
Là, il y a la langue et sur la personnalité.
Il y a aussi le rythme perso.
Parce que toi, tu as un rythme de parole qui t'est propre.
Est-ce que tu es obligé de le changer
pour chanter ? Moi, je pense à une chanson
que je travestis.
Je ne t'ai jamais entendu sur ce thème pollin.
La voix est très différente dessus.
Il y a des moments où c'est...
Je ne dis que un mot.
Tac.
Après, j'ai une chaîne.
Parce que tu as une mélodie
quand tu parles aussi, qui t'es propre.
De fait, tu es obligé de travailler ça.
J'imagine quand tu chantes.
Après, la mélodie que je parle,
ça dépend des gens avec lesquels je suis.
C'est pas que je...
Parce que, par exemple,
ma femme, c'est une éponge.
C'est-à-dire que si elle reste
une semaine à Marseille,
si elle parle avec une personne
qui a telle musique,
c'est une actrice.
Une très bonne.
Une grande actrice.
Et moi,
ce n'est pas ça.
Ce n'est pas ça.
Quelle énergie
se dégage de cette relation.
Il y a le langage du corps.
Oui.
Et je pense qu'il y a la musique
de la voix
selon les gens avec lesquels on est.
Moi, des fois,
je parle et je n'ai pas envie de parler.
Et je m'endors.
Je m'endors moi-même.
Oui, mais je prends des notes depuis tout à l'heure.
Je m'endors un peu l'autre aussi.
Tant qu'Eric ne sort pas de carnet
ni de pique du nez, c'est qu'à priori,
l'interview ne se passe pas trop mal.
Il y a toujours un carnet, c'est qu'ils sont de lui.
Après, je me rappelle,
à l'époque,
c'est à enregistrer tout ça,
mais à l'époque,
j'ai presque connu
cette époque, à la télévision,
où il pouvait y avoir un peu des silences.
Des silences.
Ils avaient ce qui disait, c'est vrai.
Une silence, c'est une note.
Et il y avait
à l'époque,
des moments où il y avait des interviews
et où même si c'était à la radio,
même si c'était à la télé,
il y avait des silences.
Ils sont beaux, les silences.
Je me rappelle, j'ai fait une documentaire
« Fouter immigration sans tant de l'histoire ».
J'avais interviewé le papa de Zinjin Zidane.
Mais son père disait
des trucs magnifiques,
mais il y avait aussi des silences extraordinaires
que je gardais au montage.
Parce qu'ils sont tellement beaux.
Aujourd'hui, il y a des moments
à la télévision où on sent qu'il ne faut pas quitter
des silences.
On a une musique différente.
Peut-être qu'on est plus alerte
parce qu'avec l'expérience, on le sait.
Ou alors on se dit, c'est pas grave.
De toute façon, j'aurais mis des silences.
Et puis après, j'aurais agiré comme j'aurais agiré.
Mais c'était beau ces silences.
Et il y a encore aujourd'hui,
dans certaines radio, tout ça,
des moments où il y a des silences.
Et ces silences sont magnifiques.
On laisse parler les gens.
On les laisse exprimer.
Mais non seulement, il est beau le silence.
Mais dans un silence, il y a une réflexion
qui va nous amener vers quelque chose.
Mais c'est un vrai luxe
aujourd'hui de pouvoir écouter les silences,
quel que soit l'endroit.
Mais malheureusement, c'est incroyable.
Tu parlais des différences de langue.
Qu'est-ce qui détermine chez toi
le choix d'écrire et de chanter
en anglais ou en français ?
Est-ce que tu arrives à comprendre
la mécanique, ce qui te fait écrire
dans une langue plutôt qu'une autre ?
Je crois, je ne raconte pas
les histoires de la même façon.
Je crois que ça dépend des images.
Par exemple, le morceau We Drive
c'est assez cinématographique.
Je me voyais, j'avais des images.
J'avais des images comme ça
qui pour moi, était
la langue anglaise y allait dessus.
Il allait parfaitement dessus.
Donc je voulais raconter en anglais.
Je n'aurais pu le faire en français
mais je trouve que ça allait mieux en anglais.
Je ne raconte pas les choses de la même façon.
Je ne raconte pas les choses de la même façon.
Je n'ai moins de vocabulaire en anglais.
Après, je ne suis pas
un phénomène non plus
mais j'ai plus de vocabulaire
et ça va.
J'arrive à trouver une musée qualité.
Je m'amuse à jouer avec les mots.
Je m'en rigole.
Donc en anglais, je raconte des choses différemment.
Mais t'as une écriture
que moi je trouve assez cinématographique
au point que je me suis demandé
si justement les films comme
la manière générale, ça n'avait pas été une influence aussi
ce que t'avais raconté.
Bien sûr.
Les films et les images
Les films et les images
We believe in ourselves
de ce jeune couple
amoureux
qui sont au milieu
d'un moment donné,
ça part en fumée.
Ce qu'on est là, tout va bien et attention.
On commence à parler de l'armée,
on commence à parler de ci, on commence à parler de là.
Et puis il y a un moment où on est donné
où on ne peut plus sortir.
On est là. Ils en sont là.
Dans un pays
qui entre en guerre.
Ils ont 18 ans.
Ils ont 20 ans.
Et puis après,
c'est quoi les nuits fovres.
C'est l'amour fou.
On est trop jeunes pour mourir là-dedans.
Il y a tant d'horages, c'est la guerre.
Et pour qui ?
Pour des mecs qui sont là
à jouer
comme s'ils faisaient un jeu vidéo.
Ils sont dans un bureau de 10 mètres de long.
Ils ont déclaré la guerre.
Ils ont envoyé des jeunes de 18 ans à la guerre
pour tuer
des militaires ou des civils ou des enfants.
Ils vont te battre pour qui ?
Ils vont vivre leur histoire d'amour
et puis ils quittent ce qu'ils se prennent.
Ils se fassent prendre.
Et peut-être qu'un jour
le truc c'est ça.
C'est un peu le déserteur
de Bruce bien.
Donc j'avais
cette image un peu
des nuits fovres
au moment où ça éclate.
Il y a un amour fou
entre un jeune
et un garçon
et un jeune fille.
On ne reste pas là.
Tout ça me flamme
mais nous on va se flammer ailleurs.
Et pour aider les enfants victimes de conflits
tout en écoutant de la musique de qualité
je ne peux que vous conseiller Help
tout une compilation caritative
au profit de War Child
à laquelle on participait
Beth Gibbons, Sampha, Arctic Monkeys,
Kate Ampest, Depeche Mode, Fontaine's DC
ou encore Ezra Collective
et Grimty Peng.
On écoute Helicopters.
Le monde est en oppression
de la force contre l'agression
de l'agression
de nous qui pensons que nous sommes free
de la liberté de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
de la vie
Mais là, pour le coup, toi, à la scène, tu l'as pratiqué aussi au théâtre en disant les mots des autres.
Est-ce qu'on réfléchit différemment quand c'est les siens qu'on va partager avec le public ?
Parce qu'il y a peut-être un truc de pudeur aussi.
Finalement, dire les mots de quelqu'un d'autre, c'est pas très personnel,
mais là, t'engage un truc que t'as écrit, des mots qui te sont propres et des sensations qui te sont propres.
Et c'était un peu pour ça aussi que je voulais faire...
Et parce que c'est différent du théâtre.
Mais c'était aussi monter sur scène avec mes mots.
Après, on peut le faire aussi avec une pièce qu'on écrit, au théâtre.
En fait, si j'ai besoin de m'exprimer, c'est pas que je l'assume.
Je n'y pense presque pas.
Est-ce que j'ai écrit...
C'est comme faire une interview ou jouer une scène au cinéma ou au théâtre ou n'importe où.
Parce que c'est finalement...
On a la chance de pouvoir s'exprimer.
Il y a plein de gens qui n'aiment pas la chance de pouvoir s'exprimer.
Donc si j'ai la chance de pouvoir s'exprimer,
et que j'ai la chance de pouvoir raconter quelque chose,
et si le partager va nous donner du plaisir,
on y va ensemble.
Tu disais aussi avoir eu envie de monter sur scène
pour vérifier le genre d'adrénaline que ça procurait
si elle était semblable à celle du sport.
Maintenant que tu as pratiqué la scène,
où est-ce qu'il y en a le plus ?
Pour moi, le sport, c'est exceptionnel.
Et rien ne peut remplacer le sport.
Parce que si au théâtre, on joue avec les mots des autres,
sur scène, on peut jouer avec nos propres mots, si on est hauteur.
Dans le sport, le scénario n'est pas écrit là-bas.
Il y a eu des trucs, dans les dernières secondes,
dans les dernières minutes, des renversements, des situations,
des trucs incroyables qui peuvent se passer à n'importe quel moment.
Et c'est ça qui crée la magie.
C'est comme pour rien prévoir.
Nous, les gens ne peuvent rien prévoir à l'avance.
C'est ça qui crée un intérêt d'adrénaline incroyable.
Mais la scène, je me placerais juste après le sport.
Déjà, quand j'allais voir des concerts,
en tant que fan, on vit de moments magnifiques.
Après, quand on est sur scène, c'est magnifique.
Après, je n'ai pas joué devant 50 000 personnes.
Mais ça fait rien.
Ça reste quand même des moments intense.
Après, j'imagine, le mec qui...
Je pense que c'est un petit peu la même chose
à partir du moment où...
Il faut qu'il y ait un minimum de jambes
pour quelque chose de magique qui se passe.
Et puis après, qu'il y en ait 1 000, 2 000 ou 5 000,
je crois que c'est un peu la même chose.
Moi, j'ai vu beaucoup de concerts,
j'ai vu beaucoup de gens passionnés,
j'ai vu beaucoup de fans.
Il se trouve que j'ai eu la chance de devoir
en concert à Manchester.
La ferveur que j'ai vue dans la salle,
j'ai jamais vu ça ailleurs, en fait.
Je me suis demandé quel rôle le public jouait.
Ou en tout cas, si le public avait un rôle à jouer
quand tu étais sur scène.
Après, moi, c'est peut-être un peu différent
parce qu'ils viennent pour me voir moins
par rapport à une histoire...
Oui, mais ils ont quand même été aussi captivés.
Mais au départ,
en plus, j'avais pas sorti d'un album.
Si j'avais sorti d'un album,
je me souviens, je me souviens de le dire.
Album studio, je veux dire.
Mais ils étaient là.
On avait vécu des moments magnifiques
dans cette tournée.
C'est pour ça que, comme je disais,
j'ai fait ça pour ça au départ
et j'ai la chance de pouvoir l'avoir vécu.
Moi, j'étais ravi de l'avoir vécu
depuis la salle.
Je vais pas mentir.
J'ai même enregistré le public.
Je n'ai jamais entendu ça de ma vie, en fait.
Vraiment, ça a duré hyper longtemps.
Avant que tu montes sur scène
et quand t'es sorti de scène.
Il y avait doublé le spectacle.
Il y avait le récital et le spectacle dans la salle.
C'était trop beau.
C'était un truc insensé.
C'était trop beau.
Tu sens une différence de public, d'ailleurs ?
Est-ce que ça porte de la même manière ?
Un public qui est dans une salle de spectacle,
un public qui est dans un stade.
La question est peut-être idiote,
mais je trouve qu'il y avait une énergie
qui était assez semblable.
Je pense que c'est...
Non, c'est un peu...
C'est un peu la même chose.
La seule différence qu'il peut y avoir, je pense,
c'est que...
Après, quand t'es sorti de scène,
on va avoir une groupe.
C'est-à-dire...
Un match de foot pour les fans,
c'est leur équipe, c'est leur club,
c'est l'insam, c'est vraiment une équipe.
Et quand on va avoir un chanteur,
on le regarde de lui.
Et les autres musiciens,
c'est un peu comme si il passait...
Vous voyez...
Alors, quand on va avoir une groupe,
je pense qu'il y a un peu de ça aussi.
Il y a peut-être un ou deux leaders dans le groupe.
Et puis...
Ouais, c'est comme si le chanteur
était plus important que les autres.
Mais non.
Non, donc s'il y a une différence,
je crois qu'elle est là, la différence.
On va voir...
On va voir une équipe de 11 joueurs,
les vencings sur le terrain,
supporter les vencings comme un.
Ils forment un, c'est-à-dire une équipe.
Un concert, on va souvent voir
le chanteur,
peut-être...
peut-être un ou deux musiciens en plus.
Et puis d'autres qu'on ne voit pas.
Alors, si ils ont un peu de charisme,
il peut plus.
Et si ils n'ont pas de charisme,
alors peu cher.
Puisqu'on parle de charisme,
donc une hyène,
liame galagueur.
Dans la vidéo d'un de ces titres solos,
on retrouvait couronnés et vêtus
d'une traîne de velo royal
dans le rôle du king,
un certain Eric Cantona,
who else ?
On écoute once.
...
...
...
...
Liame Galagueur, dont Nova le soir,
on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec Eric Cantona.
Radio Nova.
Nova le soir.
Et si, on changeait de disque.
Nova le soir.
Abba ma shakes, don't wanna fight
et on retrouve tout de suite Eric Cantona.
Nova le soir
avec Charline Roux.
Il y a une citation que je voudrais te soumettre.
Ne crains pas l'échec.
Ce n'est pas l'échec, mais le manque d'ambition
qui est un crime, avec des objectifs élevés,
l'échec peut être glorieux.
C'est signé Bruce Lee.
Ben j'adore Bruce Lee.
Ben oui, je sais.
Oui, bien sûr, on assume.
En gros, c'est-à-dire, qu'est-ce qu'on risque quoi ?
Finalement.
Bah ouais.
Arrosé.
Puis on est ridicule.
Et puis,
au mieux on gagne,
au mieux...
Et puis...
Non, mais en gros,
de toute façon,
il y a aussi, on apprend des défaites,
on apprend plus de défaites que des victoires.
Moi, je suis pas complètement d'accord avec ça.
Non, parce qu'on apprend des victoires aussi.
Oui.
Mais on apprend des victoires.
C'est-à-dire que...
C'est-à-dire que si on vient de gagner,
on est euphorique et on se repose sur nos lourriers,
le coup d'après, on se fait détruire.
C'est-à-dire qu'on apprend des victoires,
et c'est ça la difficulté aussi.
C'est d'être dans un moment euphorique, parce que tout va bien,
et de penser que...
et de baisser un peu les...
il faut être vigilant tout le temps,
et toujours se préparer pour être au maximum.
Alors si on est...
si c'est après une défaite,
il faut se battre
et maintenant être fort
pour pouvoir revenir et refaire face.
Oui.
Et si tout va bien,
il faut se battre aussi
pour pas se laisser aller dans l'euphorique.
Et revenir sur Terre et se préparer,
et recommencer pour être...
dès le départ, à 100%.
Mais c'est intéressant, tout ça.
Et le sport, il tue une formidable école de la vie pour ça.
Parce que si...
et puis dans le sport, plus qu'ailleurs,
si on pense que ça y est,
c'est bon, on n'a plus besoin de travailler,
tout est acquis, on est mort.
Et ça marche aussi ailleurs,
mais encore plus dans le sport.
Ça me pitié.
Je t'emmène que je n'en ai pas assez fait, mais bon...
tant de compétitivité, on n'est pas là.
Quand on s'appelle,
quand on est surnommé
The King,
quel que soit le domaine dans lequel on exerce,
on n'a pas le droit à être juste bof.
Parce que je vais pas te parler de pression,
mais enfin c'est quand même un truc...
Ouais, mais c'est...
On est arrivés à ce qu'on disait tout à l'heure.
Ça dépend pourquoi on fait des choses.
Moi je fais des choses pour vivre un moment intense.
C'est tout ce qui m'intéresse.
Et vivre un moment intense,
c'est aussi la construction de quelque chose,
c'est la préparation de l'aventure,
c'est être dans l'aventure.
C'est intense, c'est intense parce qu'on cherche,
on croit trouver, on ne trouve pas,
puis on croit trouver, on a trouvé.
Et puis les choses se construisent comme ça.
Et c'est un moment que j'adore.
Et puis les choses...
Et puis finalement on accouche de trucs
et on est fiers.
Mais juste pour ce qu'il est,
pour ce qu'il est, est-ce que nous sommes ?
Est-ce qu'on a réussi à faire quelque chose
qui nous est propre,
qui nous est...
Si il faut être à l'écoute des autres,
c'est important d'être à l'écoute des autres.
Mais prendre que ce qui nous intéresse.
Et pas se laisser bouffer
par ça.
Parce que sinon le projet nous échappe,
sinon le morceau nous échappe,
et moi,
cet album, par exemple,
j'ai travaillé
très librement.
Je remercie une heure sale
de m'avoir laissé.
On était 15 jours dans une maison
à travailler ensemble,
à petit-déjeuner ensemble,
on dormait sur place.
Et j'ai vraiment fait
ce que je voulais.
Et ça,
c'est un luxe.
Après, ça plaît, ça plaît pas.
Les gens, ils ont mis d'écouter,
ils n'ont pas mis d'écouter.
Pourquoi ils n'ont pas mis d'écouter ?
Après, il y a mis le truc.
Moi, je voudrais prendre le pseudonyme.
Je l'ai fait, déjà.
Quand tu écrivais
sur l'album de l'éditeur,
mais là, c'est compliqué.
Vous la connaissez l'histoire.
C'est que c'était la chanson préférée
du journaliste qui a écouté l'album.
Voilà.
Moi, j'avais écrit.
Mais moi, depuis longtemps,
parce que je sais,
moi-même, j'ai des a priori.
Pas sur toi.
Pas sur moi.
Et c'est con.
Même en tant qu'acteur,
je me suis dit,
je veux prendre un pseudonyme.
Et là, je me suis amusé.
Et ça a marché.
Je me dis que, bon, finalement,
c'est pas...
Même les albums, je sais pas
si c'est le fait de dire que c'est moi,
parce que pourquoi je dirais que c'est un honte ?
Parce que c'est moi.
Mais est-ce que c'est...
Moi, j'aimerais bien que les choses
soient jugées pour ce qu'elles sont.
Oui.
Et je pense que si c'est jugé,
si on devait juger cet album
pour skiller,
et qu'on ne dirait pas, tiens, machin,
que ce serait pas reconnaissable
ou ce que vous voulez,
parce que beaucoup de gens aimeraient cet album.
Oui.
Mais même en sachant.
Évidemment.
Et ça, c'est important.
Donc, comme on peut pas faire ça,
je me suis dit, problème pseudonyme.
Parce qu'un pseudonyme, c'est quoi ?
On sait que certains auteurs ont écrit ce livre.
Et puis, ils ont écrit celui-là.
On sait que c'est lui.
Mais c'est un autre nom.
Parce qu'on a différentes personnalités.
Et puis, pour cette...
Cette petite...
Cette facette de nous-mêmes, c'est ce nom.
Pour cette facette, c'est celui-là.
Et...
En tant qu'acteur, j'aurais dû prendre...
Peut-être que je le ferais, d'ailleurs,
dans l'avenir.
Ben, un pseudonyme en tant qu'acteur,
un pseudonyme en tant qu'auteur,
un pseudonyme en tant que compositeur.
Un pseudonyme en tant que auteur
pour un autre groupe,
pour un autre chanteur.
Et puis, changer comme ça, à chaque fois de trucs,
perdre le truc.
Parce que, finalement, moi, je sais pas vous,
mais j'ai l'impression qu'on est nombreux dans ma tête.
Je sais pas, moi, j'ai pas...
On en a des facettes, on est des...
C'est une diamant.
Foto, réalisation, acteur,
chanteur, compositeur,
peintre sur toutes les activités artistiques.
Oui, bien sûr.
Même au milieu de tout ça, de texte à un autre,
de...
Je joue à un autre, d'une relation à un autre,
du moment qu'on me partage avec une personne
dans l'instant T.
C'est...
Il a dit...
Voilà, donc...
Je vais me plonger dans le pseudonyme.
Après, il faut trouver des noms.
Ben, ça va être ça l'enjeu, quoi.
En plus, ça casse ma tête, ça va être de trouver des noms.
Mais bon, après, on te tira au sort.
King, bien, King.
Nous, on le beauté là.
Moi, je m'amuse à ça sur les...
Les trucs de musique, là, des fois.
Tu fais des playlists, tu les mets sous alias ?
Non, non, en fait, je tape...
Je sais pas, moi...
Z, U.
Et là, il me sort...
Des mecs, je connais pas, quoi.
Oui, ou quelqu'un que je connais.
Mais des mecs, plein de gens que je connais pas.
Et en fait, pourquoi je fais ça ? Parce que j'ai envie
de découvrir des gens.
Mais comment je fais, moi, tout seul, pour les découvrir,
si je les connais pas ?
Ben, c'est un bon moyen.
Il va te sortir. Je sais pas combien de trucs.
Et t'écoutes. Et j'ai découvert
des musiques exceptionnelles
que personne connaît, hein.
Ou quelques gens connaissent.
Ils ont leur public.
Personnellement, je connais pas.
Je connaissais pas et le grand public nous connaît pas.
Mais des choses magnifiques
que j'ai dans ma playlist.
Moi, ma playlist, elle fait 1300 morceaux.
Je...
Je n'aime pas.
Je vais mettre
une musique détente.
Musique slow,
musique voyage, musique machin.
Oui. Non.
Moi, je mets mon truc. Je mets aller à toi.
Il me sort Pavarotti.
Il me sort Choubert.
Il me sort
Les Clashes. Il me sort Scolulia.
Et je passe comme ça d'un truc à l'autre.
Mais j'adore ça.
Ça me pa de mettre tout le temps
le même truc.
Toujours en compagnie d'Eric Cantona, passons
les listes si tu le veux bien.
Tu as souhaité écouter Gils Cateron.
Pourquoi lui?
Parce que...
Parce que la révolution ne sera jamais télévised.
Oui.
Vraiment pour ce titre-là?
Non, non, non.
Non, mais mien je devais plus.
Oui.
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Musique
Star Natalie Woods et Steve McQueen
Or Bullwinkle and Julia
The revolution will not give your mouth sex appeal
The revolution will not get rid of the nubs
The revolution will not make you look five pounds thinner
Because the revolution will not be televised brother
There will be no pictures of you and Willie May
Pushing that shopping cart down the block on the dead run
Or trying to slide that color TV into a stolen ambulance
NBC will not be able to predict the winner
At 8.32 on report from 29 districts
The revolution will not be televised
There will be no pictures of pigs
Shooting down brothers on the instant replay
There will be no pictures of pigs
Shooting down brothers on the instant replay
There will be no pictures of Whitney Young
Being run out of Harlem on the rail
With a brand new process
There will be no slow motion or still lights
Of Roy Wilkins strolling through Watts
In a red, black and green liberation jumpsuit
That he has been saving for just the proper occasion
Green Acres, Beverly Hill Phillies
And Houdaville Jerkson will no longer be so damn relevant
Women will not care if Dick finally got down with Jade
On search for tomorrow because black people
Will be in the street looking for a brighter day
The revolution will not be televised
There will be no highlights on the 11 o'clock news
And no pictures of Harry R. Women liberationists
And Jackie O'Nass is blowing her nose
The theme song will not be written by Jim Webber
Francis Scott Keys
Nor sung by Glenn Campbell
Tom Jones, Johnny Cash, Ingleburn Hummerdink
On the rare earth, the revolution will not be televised
The revolution will not be right
Back after a message about a white tornado
White lightning or white people
You will not have to worry about a dove
In your bedroom, the tiger in your tank
Or the giant in your toilet bowl
The revolution will not go better with coke
The revolution will not fight germs
That make cars bad breath
The revolution will put you in the driver's seat
The revolution will not be televised
Will not be televised
Will not be televised
The revolution will be no rerun brothers
The revolution will be live
Après j'ai lu un livre qu'il a fait
Il parle un peu trop de religion je trouve
Mais après c'est son truc
Ouais
Il peut trop de religion
Et imposer sa religion
Mais j'adore ses textes
Ses textes sa musique
It's deep in the hole
Heal your shrinking soul
But there won't be a single thing
That you feel like an insect
Well don't you worry
But in his red right hand
Magnifique
Je jouais en Suisse
Je jouais en Suisse
Ubu en Chéné
Dans le Fred Gilles
Et j'adorais
Son finger
Et j'ai dit
Je ne connaissais pas
Son finger
Je ne le viendrais pas
Elle est venue
Prends à manger un bout ensemble
Avec la jeune qui était avec moi
Et puis les jeunes qui étaient avec elle
Et elle est magique
Je l'avais découverte dans une émission
Sur TV 5 mondes
Et sa musique était magnifique
Et l'interview était sublime
Elle avait des silences extraordinaires
Elle est...
Et sa musique est sur scène
Elle est incroyable
C'est à dire que les...
Le temps s'arrête
Je suis pendu comme ça tout le temps
Je suis pendu comme ça tout le temps
Je ne peux pas lever les yeux
Sophie Hanger dans Nova le soir
Toujours et encore
Pour quelques minutes
En compagnie d'Eric Cantona
Et catégorie voix féminine
Tu nous as aussi cité Pidget Harvey
Oui
J'ai vu un concert c'est magnifique
Alice Bonne
Ah oui
Le piano
Le concert qu'elle a fait à Albert Wall
Oui
Magnifique
J'ai une question un peu étrange
Pour finir cette interview
Est-ce qu'il t'arrive de ne rien faire ?
Je vous disais, rien faire c'est le...
Non non, je ne peux pas...
Je ne peux pas rien faire
Si, quand on croit que je fais rien
Mais je...
Ou alors je suis un brin de méditation
Oui
Ça oui, mais je fais quelque chose
C'est à dire je cherche à rien faire
Je vais en prendre de la graine
Moi j'ai une vraie capacité à l'angle
On n'aurait rien faire
Oui bien sûr
La méditation c'est puissant
Et maintenant j'ai découvert un truc
Un nouveau truc
Parce que là je rentre du Brésil
Je passe 15 jours au Brésil
Et je trouve qu'on fait des piscines
qu'il faudrait mettre dans le profondeur
Et mettre dans le profondeur c'est super
Parce qu'on peut faire du sport et tout
Parce que à mon âge j'ai pas 80 ans
Et pour les articulations
Donc moi elles sont bien mes articulations
Mais il faut faire attention
Parce que moi je jure les tendins
Ça monte beaucoup de barges, tout ça
En courant, faire plein d'exercices
Et en fait le poids est diminué
En piscine
Et donc je peux faire plein d'exercices
Quand j'ai fini avec le bras
Ça nageait parce que je n'aime pas nager
Mais je fais des exercices comme ça
Comme courant, courant, je me crée moi-même
Mais surtout à la fin
Je fais...
Je n'ai pas la technique du taille chichouin
Mais je m'invente des gestes de taille chichouin
En piscine
Pas mal
Tu tournes comme ça
Et avec l'eau, c'est magnifique
Magnifique
C'est magique
On n'est que dans le truc
Le rapport de l'eau et de soi
Avec la juste, la résistance de l'eau
Mais sans forcer
C'est un état
Bon après le danger c'est de tomber
Un truc dans la piscine
Parce que
J'ai lu comme pouvait
Justement tellement diminuer l'attention
Comme pouvait perdre connaissance
Donc j'ai essayé de faire ça
Quand il y a du monde mais d'un autre côté
Faire ça devant du monde ça fait bizarre
Disons simple
Donc à la tomber de la nuit on dirait que c'est une personne
autour de la piscine
On a qu'à dire que c'est une cascade qui est réservée au professionnel
Voilà
Et puis il faudrait le truc des bébés
Des brasards
Non les trucs sur la piscine
Au cas où
Mais par contre c'est tellement agréable
C'est ça
C'est que ça
Après on est dans un état magique
J'étais très étonné de pas trouver
Jim Morrison
Jim Morrison c'est incontournable
Jim Morrison
C'est pour moi
Pour moi
Il y a
Il y a Arto
Il y a Rembo
Il y a Laura Vasquez
Il y a Jim Morrison
Et
Dans les textes
Il y a ce liberté
Comme ça
Il y a un pouffé la vie
Et
Il est Dorze
Il est Dorze
Et j'ai un morceau de The End
15 minutes
Quand j'ai le meilleur à la maison
J'ouvre cette minute de les tennis
Qui ne supportent plus
Mais c'est magnifique
Il faut aller devant nos autres
Les tennis en live
Les tennis dans la lumière
Matché en live
Et après il part dans ces matchs
Et c'est trop beau
Jim Morrison
C'est exceptionnel, meilleur compétition
Merci pour les conseils
Et merci pour la musique Eric Cantona
C'était un plaisir de pouvoir discuter avec toi
C'était un plaisir Charlie
Merci beaucoup
Les danses pour Clorce
Nova le soir en compagnie
d'Eric Cantona
L'album s'appelle Perfect Imperfection
Et ça tombe bien, c'est aussi l'aliase de Melvin
Mais c'est vraiment la transition la plus paix rave
que je pouvais faire pour annoncer
Nova Dance, quel est le programme
Il est actuellement
au 104 à Paris mais il est aussi
actuellement dans les studios de Radio Nova
C'est mid dans Nova Dance
