Mathieu Kassovitz : cinéma, politique et fin d’année
Au programme du dernier Score de l'année : Mathieu Kassovitz revient sur sa carrière, ses obsessions et sa manière de filmer le monde avec autant de fulgurance qu’il y a trente ans. Il évoque aussi La Haine, la comédie musicale tirée de son film culte, qui reprend le rap et les enjeux du récit original dans une mise en scène contemporaine. Mathieu Kassovitz répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur partage deux idées cadeaux qui font sens, une bande dessinée et un disque, tous deux chargés de mémoire et d’émotion. Entre Le roi du silence de Salem qui met en lumière les silences familiaux, l’héritage et le mépris institutionnel, et la réédition anniversaire de GO:OD AM de Mac Miller, il est question d’œuvres qui nous obligent à regarder et écouter autrement.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur partage deux idées cadeaux qui font sens, une bande dessinée et un disque, tous deux chargés de mémoire et d’émotion. Entre Le roi du silence de Salem qui met en lumière les silences familiaux, l’héritage et le mépris institutionnel, et la réédition anniversaire de GO:OD AM de Mac Miller, il est question d’œuvres qui nous obligent à regarder et écouter autrement.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo Electropop français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Bienvenue dans le score pour cette dernière de l'année.
Je reçois un invité qui vient partager sa vision tout aussi singulière sur la musique que le ciné.
Mathieu Casovic vient nous raconter la haine jusqu'ici.
Rien n'a changé et juste avant l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et pour assurer l'actu culturel du jour, celui dont j'avais mis le nom sous le sapin.
Et trop bien, le Père Noël est déjà passé, vas-y mon cadeau, c'est Malo le fure.
J'ai hâte de parler comme ça, c'est un supportat.
Moi c'est Malo le cadeau.
Salut Malo.
Comment ça va ?
Très bien et toi ?
Ça va super.
Pour cette dernière chronique de l'année, j'ai décidé de faire double un livre et un disque
d'objets à poser sous le sapin avec moi bien sûr.
Alors d'abord une bande dessinée, le roi du silence de Salem.
Formidable.
Je vais pas mentir, je suis pas totalement objectif Salem.
C'est un ami, c'est un ancien de Nova, mais c'est surtout un grand dessinateur.
Objectivement, moi je suis dans ton équipe, je l'élu, je trouve ça formidable.
Un super bouquin difficile à contourner.
Alors le roi du silence, ça parle du silence, vous l'aurez sûrement deviné.
Pas celui qui repose, mais celui qui pèse.
Donc le silence dans les familles, sur l'immigration, le silence comme héritage.
Ça parle de toutes ces émotions qu'on apprend à ranger, à cacher et à surtout pas montrer.
Parce qu'attention, c'est pas forcément bien de parler de ces sentiments.
Ça parle aussi de santé mentale, du syndrome méditerranéen, du mépris institutionnel, du RN.
Ça parle aussi de tous ces jeux thèmes que certains parents n'ont jamais appris à prononcer.
Alors c'est un livre qui fait du bien, parce qu'il met des mots et des dessins très très jolis
sur des choses qu'on croyait connaître, mais qu'on n'avait jamais vraiment regardé.
Alors avec celui, j'ai appris beaucoup, j'ai été touché.
Le roi du silence aux éditions exemplaires, c'est disponible dans toutes les librairies.
Deuxième cadeau à Métopie du Sapin, un vinyle.
Goudaïem de Mac Miller, c'est une réédition pour le dixième anniversaire.
Dix ans déjà pour cet album charnière du Rest in Peace Mac Miller.
C'est celui où Mac Miller affronte ses démons sans filtre.
Alors cette réédition, elle ajoute trois nouveaux morceaux inédits, des images animées, des archives.
Mais surtout, elle rappelle à quel point cet album a été important dans sa carrière.
Donc voilà, une BD pour briser les silences et un vinyle pour écouter ceux qui restent
quand tout vacille, deux beaux cadeaux et une belle manière de finir l'année.
Merci Santa Le Fur.
Avec plaisir.
On peut tenter des trucs.
J'aime bien.
Tu as parlé de Mac Miller autant qu'on l'écoute non vraiment.
Mac Miller, Miguel.
The Weeknd.
Allez, c'est parti.
Ça se compte sur les doigts d'une main, le nombre de films dont se souvient,
avec précision de l'état dans lequel il nous a laissés à la fin de la projection.
Après une heure 30 de déambulation cinéphilique entre fulgurance et hilarité,
soudain, la sidération, l'incapacité totale d'articuler une phrase.
La sensation de s'être pris une bonne grosse patate en plein plexus solaire,
ou ailleurs, mais j'aime bien le mot plexus solaire.
Bon, c'est pas le propos.
Ceci dit, ça prouve que pour réussir à me faire taire,
fallait ce genre de déflagration.
30 ans plus tard, le réalisateur du dix films récidivait,
et me colle le même genre d'émotion avec une comédie musicale.
La haine, c'est le titre, et également un sentiment qui, en 30 ans,
n'a pas fini de prospérer.
Promis, pendant l'heure qui suit, je vais essayer de ne pas être seulement abazourdi,
ni même en total fangirling,
rapport au fait que la personne en question est aussi un comédien que j'adore.
Bonjour Mathieu Cassovitz.
Bonjour.
Et bienvenue.
C'est gentil, merci.
Est-ce que vous détestez toujours, je cite,
les gens qui ne s'occupent que de leurs oignons ?
Est-ce que je déteste les gens ?
Parce que je dis beaucoup de conneries.
Il paraît que cette phrase figurait sur la note d'intention de la haine
au moment du montage du film.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Je crois qu'on part sur une affirmation.
On peut développer, on peut développer pendant une heure et demi.
Maintenant, c'est une question philosophique.
Mais oui, j'aime bien les gens qui sont curieux,
donc qui ne restent pas autocentrés.
Les spectacles dont on va parler s'appellent la haine,
jusqu'ici, rien n'a changé.
Il reste deux dates.
Le 9 janvier au Zenith de Strasbourg,
le 10 janvier au Galaxy d'Amenéville.
Je disais donc que le spectacle sera aussi diffusé le 17 décembre
à 21h10 sur Canal Plus.
Il sera disponible ensuite sur l'appli.
Par contre, et par ailleurs,
la série Documentaire Making of la haine, la scène,
est à nous et déjà dispose sur la canal.
Je vous ai demandé de choisir,
comme chacun de mes invités des titres,
à écouter le premier.
Et donc, je parle sous contrôle 50 Cent,
Many Men,
version particulière,
on l'écoute en en parlant juste après.
Le score,
jusqu'à 20h,
sur Radio Nova.
Incroyable, non ?
Alors, j'ai annoncé Many Men 50 Cent.
C'est clairement pas 50 Cent.
Je vais donc laisser Mathieu et Kassobit
s'expliquer ce qu'est ce Many Men.
C'est de l'AI, c'est de l'AI.
C'est une provocation Mathieu et Kassobit
sur une radio musicale.
Écoutez, je vais vous dire pourquoi je suis très content
de voir ça.
Je trouve que c'est exceptionnel.
Le morceau, il est incroyable.
Moi, j'écoute ça sur mon vélo.
Je chante tout seul dans la rue.
Je reprends un tu-tête.
C'est le texte de 50 Cent de Many Men
qui ressort d'ailleurs d'une absolument magnifique.
Il y a vraiment beaucoup d'émotions dans le texte.
Et c'est chanté, c'est interprété,
c'est joué par un groupe de 15 personnes
qui n'existent pas.
Et je trouve ça absolument passionnant
en tant que créateur.
Je trouve ça passionnant parce que je vais vous dire pourquoi.
Parce que si j'étais chanteur,
je me dirais qu'il faut que je bouge mon cul.
Et je pense que l'AI va faire un truc très positif
c'est qu'il va forcer les humains
à être meilleur.
Parce que quand on voit le nombre
d'imbécilités de conneries,
que ce soit au cinéma ou à la télé
ou en chanson qu'on est obligé de se caler
tous les jours parce qu'il faut remplir
les tuyaux de la variété
ou de la grande consommation.
Là, on n'a plus besoin d'humains
pour nous faire manger des hamburgers.
Alors je suis d'accord,
c'est-à-dire sur la performance éventuellement
mais sur la création elle-même.
Là en l'occurrence c'est un texte qui existe déjà.
Il faut quand même une petite étince
à l'humaine à l'origine.
Non, donnez-le leurs six mois
ou quatre semaines et ils vont faire
leurs trucs tout seul.
Mais je ne veux pas.
C'est comme l'arrivée de l'Internet
où on pouvait dire non mais je ne veux pas,
je vais rester dans mon village.
Moi je pense que Léa
et le dernier outil artistique que l'homme va créer
et que à partir de là
ça va être la compétition.
Mais je trouve ça génial.
On a tous besoin de la voix humaine évidemment
et ça va obliger ces artistes
qui se reposent sur des loriers
parce qu'ils se laissent aller
et déjà tout passe par les mêmes outils
informatiques aujourd'hui pour faire de la musique.
C'est très rare les artistes qui font
de la musique d'une manière anéologique.
Donc tous ces, que ce soit les vocodeurs
et tous ces trucs là tout le monde sonne
de la même façon. Là ils vont être obligés
d'avoir de l'originalité pour exister
parce que les haïes pompent
ce qu'ils sont. Et comme ils font
tous déjà qui s'imitent un peu tous
les haïes n'ont pas de difficulté
à uniformiser tout ça et à refaire un petit peu
ce que tout le monde aime puisque tout le monde
c'est copié déjà pour que le spectateur
aime le grand
dénénéateur commun.
Et là tout d'un coup
ça va obliger les gens à avoir beaucoup
de personnalités ce qui fait que les haïes
ne va pas copier des gens
qui sont personnels, qui sont complètement
différents. Tu peux pas demander
si tu peux demander malheureusement
à les haïes de faire un biorgue
ou de faire un truc comme ça mais malgré tout
en fait il va fabriquer des choses
là il cherche des voix
de blues des années 60
il reprend tous les bluesman de l'époque
et il fait des voix composées
qui n'existent pas mais qu'on reconnaît
d'une syllabe à l'autre
d'un artiste à l'autre.
Là on va être obligé d'avoir des artistes
qui vont avoir beaucoup de personnalités pour exister
et moi je trouve ça absolument génial.
On commence clairement par ce que j'aurais pu
la beliser comme un popular opinion
pour un créateur mais j'entends, j'écoute
Vous m'avez invité pour parler de la haine
vraiment avec beaucoup de précision
et beaucoup d'autres.
Ah non on va en reparler c'est vraiment le but
c'est très passionné parce que j'ai vu en comédie musical
on poursuit la conversation
dans un instant on écoutera Bob Marley
là pour le coup on peut toujours aller chercher Néa
Je n'ai pas donné Bob Marley en liste
Non mais moi j'ai choisi 3 titres et vous 3
Ah oui j'ai mis Burnin & Lutine
pardon mais
j'ai pas dit que j'étais maligne
j'ai juste dit que j'étais au service
Mais t'as écouté Burnin & Lutine en façon jazz
à des 60 c'est pas mal
On fera ça plus tard
tout ça ce sera juste après la tube
Bob Marley c'est pas mal aussi
Le score sur Radio Nova
Bob Marley sur Nova est toujours en compagnie
de Mathieu Cassovic
on parle aujourd'hui de la haine
la comédie musicale
parce que je dis vous je ne sais plus
je ne sais plus si on dit vu ou tout
voilà depuis à peu près 5 minutes
parce que comédie musicale
c'est un terme revendiqué en l'occurrence
tout à fait moi j'adore la comédie musicale
mais il y a tout ce qu'on appelle
qu'est ce qu'on appelle comédie musicale
pour moi la comédie musicale c'est
singing the rain
c'est Fred Astaire
c'est le cinéma d'abord pour moi
avant le théâtre
c'est la sublimation du cinéma
à travers la musique
qui pour moi a
sa véritable
nécessité enfin
raison d'exister dans les comédies musicales
je déteste la musique au cinéma
c'est une arnaque
que je l'utilise comme tous les réalisateurs
mais j'essaie de le faire au minimum
pour nous en tant que réalisateur
c'est humiliant de devoir demander
à un mec
de sortir les violons
pour aller chercher les émotions qu'on n'arrive pas
à aller chercher nous avec une caméra
ou avec un travail d'acteur
donc pour moi je n'aime pas ça
même si tous mes plus grands réalisateurs
ont tous leur
compositeur à titrer
mais
la comédie musicale est la vraie raison
de faire de la mise en scène autour de la musique
et pas l'inverse
qui est généralement des réalisateurs qui s'appuient
sur la musique
pour laisser passer les émotions
pour aller chercher les émotions
en tant qu'icla
on oblige de construire entièrement sa mise en scène
autour de la musique
la musique est le premier protagoniste
de ces comédies là
et j'adore ça
tous les énergies
tous les américains à paris
tous les Gene Kelly
pour moi un génie absolu
un de mes films préférés c'est
Stormy Weather
qui est un film avec Apke Loé
sur le jazz absolument incroyable
et puis voilà
je suis très fier de pouvoir faire partie
de cette communauté-là
du film à la comédie musicale
on passe de jusqu'ici tout va bien
jusqu'ici rien n'a changé
il n'y a pas eu une sorte de petit vertige de désespoir
quand même
non il y a eu la mort de Naël
donc c'est ça qui nous
on était en allé annoncer le spectacle
et la mort de Naël
on s'est dit qu'on ne pouvait pas
continuer avec
jusqu'ici tout va bien
30 ans plus tard
ce qui est fou et en quoi
on est vraiment en train de tourner
si mes souvenirs sont bons
à l'origine après Metis
c'est de faire sur l'ongue d'assassin
et puis finalement il y a aussi une bavure policière
qui a donné l'envie
d'écrire la haine et là en l'occurrence
la comédie musicale arrive après une séquence
qui est relativement semblable
le cinéma pour moi
c'est un devoir politique
donc ça se fait en réaction généralement
à une actualité
si on a la chance de pouvoir le faire
le film le plus vite possible
dans l'actualité même
on reste un petit peu dans cette dynamique
on a besoin d'une actualité
d'infé-divers
malheureusement c'est pas infé-divers
c'est un truc
systémique
donc voilà maintenant
au moins le film a permis
de poser des bases et de pouvoir regarder
30 ans plus tard et dire est-ce qu'on a
comment on avance et c'est à ça que ça sert
on dit souvent qu'adapter c'est trahir
est-ce que c'est le cas aussi qu'on sait sa propre oeuvre
qu'on adapte
d'ailleurs j'arrive pas à savoir si on dit
question ou suite
c'est ce que vous appelez ça comme vous voulez
mais il y a énormément de réalisateurs
d'auteurs qui ont gâché
complètement leurs premières oeuvres
pour des très mauvaises raisons
principalement l'argent
il n'y a aucune raison d'avoir
à part un terminator
des films qui nécessitent
ce genre
de préquel ou de séquel
la majorité des films séquel
sont des
trahaisons du premier
de l'original
moi j'ai eu l'impression en voyant le spectacle
de remplir certains
vides parce qu'à l'époque ce n'était pas du tout des vides
mais de remplir certains vides du film
certains endroits où j'avais pas de réponse
certains endroits où je savais pas ce qui s'était passé
à cet endroit-là
comme j'ai protégé
l'AN pendant 30 ans
pour ne pas faire des télé
ou ne pas exploiter le truc
même pas faire des t-shirts
le but était justement
que si on faisait quelque chose
on allait pas trahir le spectacle
et qu'on allait pas trahir l'histoire
qu'on allait pas trahir le sujet
et les victimes
ça remonte à Malik Ousekin
donc on se traîne quand même
un drapeau
politique assez conséquent
et il fallait absolument qu'on assure
le truc
et j'ai réfléchi un petit peu
sur comment je pourrais transformer ça
et je pense que 30 ans plus tard
je savais que j'allais terminer avec l'amour
parce que en fait
comme tu le dis
on découvre les choses qui n'étaient pas dans le film
qui étaient dans le film mais qui n'étaient pas
effectivement l'AN est un film sur l'amour
étrangement
c'était une comédie sur l'amour
entre 3 copains
qui vivent une journée
et vous enlevez les 10h30
c'était un film sur l'amour
et c'est même une comédie
il suffit d'enlever les 10h30
donc comment retransmettre ça
et surtout on sait qu'aujourd'hui
je n'allais pas avoir le spectateur
en disant qu'est-ce qui se passe à la fin
mais il faut donner une réponse
à qu'est-ce qui se passe à la fin
parce que tout le monde se pose la question
pendant 30 ans qui tire sur qui
est-ce que c'est les jeunes qui tirent sur la police
ou la police qui tirent sur les jeunes
j'ai vraiment eu le même effet
à la fin de la comédie musicale
que la tartasse que j'avais pris
à la fin du film
j'ai beau savoir
il y a quand même toujours un truc qui...
parce que
en fait on est tous amoureux de ces mots
et on n'a pas envie d'avoir repartir encore une fois
même si on connaît la fin
justement on sait
c'est comme quand on voit un film et on se dit à chaque fois
ça va pas se terminer de la même façon
tu vois
une espèce de pensée magique
allez non, allez non, allez non
cette fois-ci ça va mieux se terminer
t'as pas envie de les revoir partir
et surtout que nos trois acteurs là ils sont vraiment top
et toute la troupe est vraiment top
et tu tombes amoureux de la troupe
tu tombes amoureux de l'énergie qu'ils donnent
tu tombes amoureux de leur jeunesse
de ce qu'ils nous ont donné pendant une heure et demi
et quand tu vois la toute fin
et tu sais qu'elle va arriver maintenant
mais justement
ça pique mais c'est là où Médine est arrivée
avec un morceau qui résume un petit peu
ces 30 ans
de questions qu'on se posait
sur qui mérite ou qui ne mérite pas
on poursuit la conversation
sur la haine dans un instant
on passe au deuxième choix de l'appelé liste
de Mathieu Cassovit, artiste original
cette fois, AnuMankind
on est d'accord c'est une vraie personne
j'espère parce que lui
non mais ça se voit on voit tout de suite la différence
mais il faut tant qu'il n'y a pas de mecs comme ça
moi je défends des mecs comme ça qui ont une vraie personnalité
ou sinon si c'est pas des mecs comme ça
je préfère les haïs
le score
sur Radio Nova
à Kenaton, Oxmo, Puccino, Tunisiano
disponible sur la bande originale
de la haine jusqu'ici
rien n'a changé le spectacle
et toujours en compagnie de Mathieu Cassovit
bande son excellente par ailleurs
je parlais comme si j'étais une super experte
tu parles de la série le spectacle
ah oui
on parlait des jeunes interprètes
moi je me disais que Vines, Saïd et Hubert
sont des figures d'adolescents
qui ont passé l'épreuve du temps
en fait ils existent toujours ces garçons
on a toujours le même attachement
comment est-ce que quand on se met en quête
des nouveaux interprètes on procède
on dit qu'on fait un casting pour la haine
ouais mais j'imagine que les...
non mais effectivement
ces trois mots je dirais pas
ils sont pas universelles
mais ils sont tellement français
qu'ils passent à travers l'épreuve du temps
et puis il y a tout un truc aussi
qui est intéressant qu'on voit beaucoup
dans le cinéma américain mais qu'on peut se poser
la question là
c'est qui mit qui au bout d'un moment
au bout de 30 ans
c'est une génération qui est passée
qui a grandi avec ces mots-là
ils sont menés quand le film est sorti
ils ont grandi
leurs grands frères, leurs grands-sœurs
leurs parents ont vécu avec ça
et donc ça fait partie de la structure
qui existe toujours
et cette façon d'être
et puis surtout il y a un autre part
surtout le quartier existe toujours
c'est pas comme si les cités avaient changé
et que tout d'un coup on se comporte différemment
on a d'autres options dans la vie
que d'être dans cette communauté
là et de la vivre
à 100%
donc cet humour-là
il sera toujours l'humour des quartiers
il sera toujours l'humour des gens
qui ont besoin de rire
de leur misère
et puis cette solidarité
elle existe aussi évidemment beaucoup plus dans les quartiers
que dans le 16e arrondissement évidemment
Saïd sur scène
c'est Sami Belkessa, Hubertia, Alivore
Vince et Alexander Ferrariot
ils sont absolument tous les 3 fantastiques
et ce qui est très drôle aussi
maintenant que le film a 30 ans
et qu'on a grandi avec
c'est qu'à l'époque de la haine
on voit Vince qui fait de Niro
maintenant on voit des mômes qui font
ils m'ont dit, vas-y on le fait
ils ne connaissent pas
c'est à moi que tu parles
il y a énormément de gens qui pensent
que c'est Vince qui existe
c'est de Niro dans Taxi Driver
et on se mord la queue
parce que Taxi Driver il a prêt aussi
à quelqu'un d'autre un autre film avant
et non ils m'ont dit non on va faire avec Vince
donc je la dis vas-y
en fait ça officialise le film
dans la vie de la communauté musicale
oui absolument
ce qui est rigolo c'est qu'il y a des mises à jour à faire
parce qu'on est en 2025, les technologies ont bougé
les préoccupations ont bougé, les références ont bougé
c'est fait de manière très habile
parce que je me suis dit au début
qu'est-ce qu'il se passe, mais ils ont les téléphones
ils ont les machins
je me suis dit oui
il a oublié de brocher son téléphone
évidemment
c'est vraiment ça le truc
justement certaines des répliques du film
qui sonnent comme des punchlines
sont quasiment devenus des tubes
est-ce qu'il y a eu par moment dans les représentations
quand les répliques arrivent
des gens qui reprennent comme un refrain
avant même qu'il arrive
oui mais les gens en fait ils sont curieux
de voir comment ça va évoluer
il y a les phrases du film mais il y a un petit peu une évolution
donc les gens rigolent justement
aux références des références
on a évidemment
actualisé certaine truc
le vrai truc qui se passe c'est à la fin
c'est quand les dernières chansons
justement ce morceau de médine arrive
on connaisse le texte
les gens commencent et ce qui est le rêve
quand on fait une communauté musicale
c'est de se dire il y a un tube qui doit s'en sortir
et que les gens doivent communier
en live avec
et ça c'est ce morceau-là
et le morceau aussi
de Camilla aussi
avec Wells en vol
qui est un morceau très magnifique
cette séquence est vraiment insensée
je vais en parler tout de suite
c'est rigolo parce que je suis allée regarder
et dans une interview au Zaroq en 2018
tu disais
moi si j'avais foutu une histoire d'amour dans la haine
le film se serait écrasé
évidemment
mais là dans la comédie musicale
parce qu'on l'obligait
parce que la comédie musicale
exprime
avant tout les sentiments les plus forts
et dont l'amour
en est le maître
mais dans le film
le film est un brûlot politique
il y a des filles aussi
je sortais de mon sujet
on perdait le fond
et on voit bien
c'est ça qui m'a permis de faire la comédie musicale
c'est que chaque scène du film
est découpée comme un petit sujet
soit les relations
soit le respect, soit l'argent
soit l'isolement
la violence policière
tout ça c'est des petites scènes
qui fait que je dis
cette scène là dans le film
dans le spectacle
donc je sais plus pourquoi je dis ça
je parlais de la place de l'amour
et que dans la comédie musicale
tu es obligé
de faire vivre des personnages
d'une manière plus romantique
la scène est absolument sublime
avec le spectacle
nous les spectateurs
on est un peu en position
de réalisateur, réalisatrice
spectateur
le regard qu'on a
en tout cas il y a quelque chose de...
je vous ai mis dans la place du cameraman
je me le raconte toujours un peu
le regard est vraiment...
quand tu es au cinéma
tu regardes le cameraman
tu regardes exactement
tu vois ce que le cameraman regarde le moment où il tourne
là c'est un petit peu l'idée
on retrouve des plans du film
et la dynamique du cinéma
qui amène des parallaxes
qui amène des moments
où vous avez un petit peu la tête qui tourne
mais vous savez pas si c'est vous qui tourne
ou si c'est le décor qui tourne
et ça on a créé
ça c'est moi qui me suis amusé
à me dire comment arriver
à faire du cinéma... en fait c'est du cinéma live
c'est ce qu'on a essayé de créer un truc de cinéma live
j'ai jamais vu ça avant
j'étais pas sûr que ça marche
jusqu'à 3 mois avant la première représentation
on a eu des écrans en l'air
et on a pu voir avec les tapis roulants
et on a pu voir que tiens ça fonctionne
ça fait la blague
c'est insensé
en regardant
se laisser porter par ce qui se passe
il y a forcément un moment où on se dit comment ça fonctionne
et en fait un compréhensible
pour un œil non aiguisé
c'est génial pour rester...
c'est un peu...
c'est les trucs qu'on utilise au cinéma en fait
c'est les mêmes trucs qu'on utilise au cinéma
sauf qu'au lieu d'avoir une caméra
t'en as 4000 tous les soirs
et qu'il faut que tout le monde ait la même vision
donc il faut arriver à retransmettre ça
même si il est à 3D
il faut que ce soit assez...
ce soit assez plat
pour que tout le monde ait la même chose
il faut qu'il y ait assez de profondeur
pour que tout le monde ait cette sensation de vertige
si mes souvenirs sont bons
le titre de travail de la haine
le film c'était droit de cité
au motif que la haine c'était effrayant pour les gens
et je me dis que si ça devait repartir aujourd'hui
je pense qu'en titre de travail
la haine serait moins effrayant que droit de cité
c'est un cercle un peu bizarre
c'est un peu répandu que la haine ça fait plus tellement
et que droit de cité en revanche pourrait être un titre qui pourrait effrayer
si le film s'était appelé droit de cité
tu veux dire aujourd'hui
droit de cité c'est rentrer dans les meurs
mais la haine ça aurait été un peu difficile
moi je veux dire que la prochaine
quand on aura fini cette saison
et qu'on repartira sur scène
dans un an, deux ans
et qu'on reviendra
je pense que le projet s'appellera la mort
très bien
c'est plutôt une très bonne nouvelle
la comédie musicale a démarré en 2024
la dernière
mais il y a déjà pas mal de choses
qui ont rebougé dans l'actualité depuis
non mais c'est même pas par rapport
l'actualité sera toujours l'actualité
maintenant on a fait ce film
pour que les gens soient au courant
d'un problème que les médias ne retransmettez pas
maintenant tout le monde est au courant
tout le monde a son téléphone
tout le monde peut communiquer sur ce que fait la police
on sait tous la réalité
on sait tout ce qui se passe
c'est plutôt de représenter
cet injustice
maintenant ce qu'on représente
c'est plus cette fraternité
cette relation et cette communauté
qui continue d'exister
dans les quartiers et qui est un peu
ce combat David contre Goliath
qui peut se faire avec haine
de l'autre côté c'est l'amour
et là comme on est en live
on veut donner de l'amour
on veut pas donner de l'amour
dans un instant ici tu le veux bien
c'est la Mathieu Cassovide comédien
allez ça part sur un enthousiasme
dévordant on écoutera Rackim
je vais y aller quand même j'ai préparé des extraits
je vais pas m'en priver ce sera juste après la pub
Rackim sur Nova New York
un titre dont j'aimerais assez savoir
juste pour vous dire ça c'est du rap
si vous aimez pas ça
vous n'aimez pas le rap
je voulais savoir où ce titre te ramenait
je parle à Mathieu Cassovide j'ai pas précisé
parce qu'on se rend comme si on était en
le Rackim New York
à quel moment ta vie
il t'emmène
à tout début Eric Birackim
tout début les premiers voyages à New York
même avant
86, 84
84
et puis
je crois qu'on les a vu
non ils devaient venir à Paris ils sont pas venus
parce que Rackim s'était fait arrêter je crois
mais Eric Birackim
et pour moi le cipher
le rappeur
c'est le premier qui a élevé le débat
et qui a élevé
ce sport
en art
c'est vraiment un pure artiste
et il a un style qui est très particulier
pour moi c'est la source même du hip hop
de ce que j'aime du hip hop
c'est-à-dire le hip hop
conscient et
artistiquement très élevé
et musicalement
musicalement et avec Birackim derrière
ce que j'essaie de faire comprendre à mes parents à l'époque
et ce que j'essaie de faire comprendre à mes enfants aujourd'hui
c'est que le rap qu'on écoutait à l'époque nous
ce que je voulais faire
écouter à mon père je disais mais je te fais écouter
des morceaux de Eric Birackim
c'est de la musique contemporaine
c'est du pire boulaise
c'est le Chinese Arithmetic
je crois qu'il est dans le premier album
c'est un morceau qu'on ne peut pas danser dessus
tous les premiers morceaux de hip hop
à part
les Roxane Chanté et tout ça
Eric Bi
sur les public ennemi
c'est pas les choses sur lesquelles on danse
c'est du rap sur lesquelles on pense
et ça c'est ce qui a fait notre culture
à nous et c'est ce qui a fait notre génération
et c'est ce qui me manque
dramatiquement aujourd'hui
j'imagine que la plus jeune génération
et potentiellement tes enfants ont eu des références
qui leur semblent être absolument identiques
oui mon fils écoute petite soeur
et j'écoutais aussi
et je suis aussi sur le cul
de voir ce que
quelqu'un
au moins de quelqu'un de complètement original
et qui essaie quelque chose de complètement nouveau
sort quelque chose qui fait
que ouais mon petit 15 ans
il préfère ça
un truc qui est plus
dans le côté variétoche
moi je pense que
en fait
ce que j'aime dans le hip hop c'est que ça oblige
ça oblige plus mais ça oblige
un individualité ça oblige
à l'originalité
et c'est ce que j'essaie d'expliquer à mes enfants
t'es allergique à la variété
je danse sur la variété
je peux me bourrer la gueule
sur la variété
il y a variété variétoche je sais bien vu qu'il y a l'indistago mais
non mais il y a de la variété de très bonne qualité aujourd'hui
elle est faite par les meilleurs producteurs au monde
c'est les trucs mais c'est du easy listening
qui a assez limite
moi j'aime
j'aime les choses
j'aime pas les choses originales parce qu'elles sont originales
j'adore les trucs
très communs
qui ont du rythme
qui font danser tout simplement
je suis pas compliqué mais j'aime
les prises de risques
j'aime que les mecs
aient de surpris j'aime
que
sentir que le mec il s'est cassé le cul
il donne un peu plus que ce qu'il pourrait
parce que j'en peux plus
de ces mecs qui sont tous dans les mêmes
paniers qui se sentent toutes la même chose
impossible de reconnaître qui est qui
de savoir ils ont tous le même blase
ces trois lettres qui sont dans les sens différents
ils ont 4 maintenant ou 5
ils ont la même coupe de cheveux
ils ont tous les mêmes lunettes ils sont habiles
c'est par Godolce Gabbana
ils ont des montres à 500 000 ça veut rien dire
c'est débile mental
moi j'aimais l'époque où les mecs s'habillaient
avec des faux Louis Vuitton
qu'on allait acheter chez
des Louis Vuitton ou des
j'étais là
à l'idol mais non mais
surtout à l'époque c'était
il n'y avait pas de marque de hip hop
il n'y avait pas de...
à mon époque Hermès c'était pour les vieilles dames
Dolce Gabbana c'était pour ma grand-mère
c'était des trucs dégueulasses que personne ne voulait porter
et aujourd'hui tu as des mecs
des adultes
avec des trucs, des machins
ils se portent des sacs de vieilles dames
avec des pantalons pas de death
à l'époque ces gens-là
ils n'arrivaient pas à passer au-delà
de la Bastille, on rigolait trop
et aujourd'hui c'est la norme
moi je deviens... moi ça m'en fout
moi ça m'en fout
moi je viens de l'époque des mecs
on s'habillait avec des fringues de travailleurs
on s'habillait avec des fringues de chantiers
c'était ça la mode
c'était ça notre mode
vous venez d'avoir les deux marques qui ne d'habilleront pas
Mathieu Cassovite pour les prochaines cérémonies de récompenses
les deux que tu viens de citer
je pense que pour toi Hermès et Dolce Gabbana
tu as un souvenir d'une apparition
une cérémonie de récompenses que t'es délicieuse
t'étais venu honorer une promesse
au cinéma français
si c'est pour se demiser les gens
je veux bien y aller mais si c'est pour faire le malin
tu as dit que tu prenais l'amour
on arrête de maltraiter le cinéma français
c'est pas du tout
il n'y a pas de facteur d'exclusion
j'avais annoncé qu'on s'intéressait à Mathieu Cassovite
la conversation est partie à droite à gauche
je propose qu'on le fasse quand même
je t'y préparais quelques extraits
c'est vraiment hyper subjectif
c'est des films qui moi m'ont marqué
et dans lesquels je t'aime beaucoup
donc c'est mon seul critère
je voudrais que tu m'en dis un mot
Munich de Steven Spielberg
une aventure
des plus particulières
oui oui oui
comment est-ce que
le travail de comédien avec Steven Spielberg
a peut-être influé d'une certaine manière
sur ton travail de réalisateur
oui, bonne question
en fait
j'ai une relation
de haine, amour
avec le travail de comédien
parce que j'ai une véritable passion
pour le travail de metteur en scène
mais je trouve que le métier de comédien
c'est un hobby
il suffit d'avoir un visage à venant
ou pas mais en tout cas d'avoir un certain charisme
qui fait que les gens
sont prêts à payer leurs billets
pour aller vous voir justifier les points de deux heures
vous avez pas grand chose à faire
à part apprendre votre texte et travailler 2 heures par jour
le reste c'est de l'attente
je n'ai pas beaucoup de respect pour le métier
j'ai beaucoup de respect pour les acteurs
j'ai beaucoup de respect pour les gens qui sont capables justement
de nous transporter
quelle que soit la qualité du film
quelle que soit la qualité de leur dialogue
j'avais vu de Niro des milliers de fois dans des films de merde
avec des dialogues de merde
et pourtant vous avez toujours le même sourire
on est toujours content de le voir
c'est pas lui qui va
transformer le film en quelque chose de bon
mais il va nous aider à faire passer le mauvais moment
parce qu'on est content de retrouver un vieil ami
et c'est ça le travail d'acteur
donc je pense pas que toute la branlette
qu'il y a autour de
le travail d'ego, la façon dont les gens
mettent en valeur les acteurs
je trouve que les acteurs ont de la chance d'être payés
que c'est un métier qui
est une vraie joie à vivre
et que si vous avez la chance de pouvoir
vous analyser vous-même tous les jours
et être payé des fortunes pour pouvoir
faire d'introspection
c'est quand même quelque chose d'absolument génial
vous avez un petit peu de boulot
et prendre des risques 1% du temps
le reste du temps
vous avez jusqu'à démaller vos textes
voilà donc moi j'ai pas
j'aime pas être dans cette position d'acteur
parce que je me sens humilié
et je me sens
je sens que je perds mon temps
oui bien sûr vous êtes dans votre loge
un truc qui fait 5 mètres carré
vous avez rien à faire
on frappe à la porte
oui on est prêt
est-ce que vous êtes prêt ?
tu suis l'assistant, tu vas sur le plateau
il y a une croix qui est dessinée par tes
on te met toi dans la croix
et puis on dit action
tu dis ton texte
on y coupe et on te ramène dans ta loge
on a quand même un animal de cirque
et pour quelqu'un
donc c'est pour ça que les acteurs ont des problèmes
psychologiques
parce que entre l'humiliation
qu'ils subissent tous les jours sur les plateaux
et cette sublimation qu'il y a
de leur travail
qui n'en est pas vraiment pour moi encore
par le public
je pense qu'il y a une dichotomie qui fait que
ces gens là sont fous
mais là j'ai eu la chance
le travail de l'acteur m'a donné la chance
c'est le réalisateur que j'aime
et c'est ce que j'ai fait
c'est ce que j'ai eu la chance de faire avec Spielberg
parce que c'est le réalisateur que mon père m'a présenté
quand j'avais 12 ans
il m'a dit regarde les dents de la mer
regarde-le encore et que j'ai analysé
j'ai commencé à comprendre le cinéma à travers ça
et donc la chance de travailler avec lui
sur un film aussi important que Munich
qui parle exactement du sujet
qui domine le monde
en ce moment
j'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de chance
à un niveau personnel et professionnel
et en tant que comédien et cacteur
j'ai juste appris qu'un bon réalisateur
fait son casting et qu'après il a plus grand chose à dire
on poursuit cette conversation
tout à fait singulière sur le métier
de comédien dans un instant
je propose une pause musicale
c'est un titre que j'ai choisi, j'espère que c'est vrai
Autiz Reading
c'est facile
oui je sais
encore une fois j'ai pas dit que j'étais maligne
je crois que Nova était partie
non non c'est que moi
c'est une touche perso
avec Charlene Roux
Carrie James sur Nova rien n'a changé
dans la playlist de Mathieu Cassovic
on est en pleine conversation
sur la manière dont tu abordes le métier
de comédien
j'ai préparé des petits extraits de films que j'aime
j'ai vraiment un concept, j'ai décidé de le tenir
on peut passer à l'extrait suivant
c'est parti
excusez-moi
vous cherchez les spikes pour
c'est trop vieux
j'ai l'expérience
vous cherchez quoi comme sparring
c'est qui fait pas chier
c'est moi ça
il y a un indice dans l'extrait
c'est un film que j'adore et je crois que c'est
un des rôles dans lequel je te préfère
sparring de Samuel Jouy
c'est un rôle très particulier
que celui-là
c'est pas tous les jours qu'on demande
d'être un héros
d'être le mec
c'est trop vieux pour mener à bien une activité
et se prendre des patates
il suffit d'être trop vieux
non c'est pas
c'est un bon rôle
c'est un rôle que tu as envie de faire
c'est toujours bien de faire les losers
pas les losers mais les beaux
les losers romantiques
mais c'est pas plus
t'as pas investi le plus
je n'ai aucune
rien
je n'ai aucune empathie pour mes personnages
pour le travail d'acteur
mais je vais maintenir quand même
je peux te parler des réalisateurs
des Samuel Jouy
du sujet
je peux te parler de la box
mais je ne vais pas te parler de ma façon d'aborder le truc
je me suis entraîné sous les man and bike
le champion du monde de box
et c'est pour ça que j'ai fait le film
parce que je pouvais m'entraîner avec un champion du monde de box
c'est une bonne raison
le vrai plaisir
d'être le serre du cinéma
c'est qu'on rencontre des gens qui ont des métiers incroyables
et ça nous permet
j'ai rencontré des astronautes
j'ai rencontré du G&G
j'ai rencontré des voyous
j'ai rencontré
de tout
et ça c'est vraiment
une de ces chances de se
un privilège de ce métier
mais tu veux dire que t'as même pas le petit plaisir enfantin
d'en jouer
on disait que j'étais un pompier
on disait que j'étais un boxeur
parce que t'étais pas ce genre d'enfant peut-être non plus
je tente tout ce que je peux
je suis allin sur le givet
je m'en fous
j'étais pas comme ça
c'est sûr
mais
non mais tu savais
écoute quand t'as la chance
d'avoir un truc
une scène
c'est très rare
quand t'as la chance de pouvoir la jouer
d'avoir les bons partenaires autour le toit
d'avoir les bons techniciens
le bon truc, la lumière
mais moi
si tu regardes le bureau de légende
moi ce qui m'intéresse c'est de servir le monde
servir les autres
servir le réalisateur
je serre pas mon personnage je m'en fous
donc je me regarde pas en disant
non je fais semblant
j'arrive j'ai un texte
on me dit un costume
mais de la DGSE
pendant les cinq prochaines minutes
pendant les cinq prochaines minutes
tu dois faire un faux boxeur
mais c'est pas dans le sens
du plaisir de faire semblant
c'est juste de faire semblant
c'est ton métier
et tu sais que quand tu regardes dans le vide
l'émotion du spectateur
va dépendre entièrement de la musique
que va mettre le réalisateur sur ton plan
c'est donc
toi tout ce que t'as à faire c'est regarder dans le vide
et si tu regardes Marlon Brando
Donniereau
ces mecs là ils n'en ont rien à foutre
tu le vois leur attitude
entre le action et coupé
à aucun moment ils font
ok ok je suis prêt
à aucun moment
tu lances moteur quand tu veux
ils s'adaptent, ils prennent leur temps
ils s'en foutent, ils sont là pour faire semblant
donc il y a des moments où ils y arrivent
il y a des moments où ils y arrivent pas
mais il n'y a pas de mysticisme autour de ça
oui super
tu vas chercher
retrouver la sensation
de la pelure d'orange que tu tiens
dans la main qui est la base
de Donniereau on parlait tout le temps
mais tu fais ça au tout début mais après
tu n'as pas d'orange
tu fais semblant
et puis
ça s'en fout
c'est le spectateur qui travaille
c'est le spectateur qui fait le travail
toi en tant que comédien
à pas encore une fois 2-3 scènes
le reste du temps tu délivres
un exercice très différent cette fois
je m'appelle Miguel O'Hara
je dirige une unité d'élite
chargé d'assurer la sécurité du multiverre
tu peux aller dans la dimension
tu vas ?
c'est toi c'est Miguel O'Hara
Spider-Man 2019 dans
Across the Spiderverse
c'est rigolo ça j'imagine quand même
quand on a été fan d'Iron Man et Spider-Man
au bout d'un moment d'être une des versions de Spider-Man
moi je suis un fan de Spider-Man
qui peut mourir je n'ai pas un fan de Spider-Man
qui est dans les multiverses
qui se prend des camions dans la gueule et qui survit
moi je suis un Peter Parker
quand sa copine a été tombée du pont
elle était morte avant d'avoir touché le sol
parce qu'elle a eu une crise cardiaque
et que Peter Parker il était sensible
qu'il pouvait mourir
il n'a pas un truc en nanoparticule
Iron Man non plus
c'était des mecs qui restaient dans des domaines
qui étaient sensibles
c'est pour ça que Marvel était incroyable
c'est qu'on pouvait tous se dire
on est ça
pourquoi Peter Parker a été aussi
en communication avec toutes les jeunes
parce que c'était un môme comme nous
il avait juste un pyjama et un super pouvoir
mais après c'était juste
il était pas
invincible
là je voulais faire partie de ça
j'ai fait un Star Wars aussi
j'ai rempli quelques trucs comme ça
ce que les Tom Cruise
mais j'ai l'étiquette Marvel
j'ai l'étiquette Spider-Man
j'ai l'étiquette Spielberg
j'ai l'étiquette Jean-Pierre Jeunet
j'ai quelques étiquettes
que j'avais envie de me faire plaisir
en tant que jeune, en tant que gamin
ou que réalisateur
encore une fois pas en tant qu'acteur
je n'aurais jamais voulu
travailler avec Spielberg en tant qu'acteur
jamais
j'aurais préféré 100 fois être
perchman ou assistant
bien sûr
mais bon je pense que j'ai
Paul je vais te demander de trapper le suivant
et de passer au tout dernier extrait de la liste
je suis fier de haut
Eric
non Eric
non
Eric non
non non pas
Eric
oui
où ça ?
je vois que tu dis
qu'on reste dans la légende
c'est un extrait qui ne sera jamais pas drôle
c'est un extrait platan
il ne sera jamais pas drôle Eric
ou tu es une espèce de version
pour le coup alternative de Malotroul
le personnage du bureau des légendes
qui est censé
il est marrant
tu fais peu de comédies alors que
de toute évidence c'est ben oui
oui je suis très drôle
parce que j'ai mis la barre à un niveau
quand tu fais des interviews
tu insultes tout le monde parce que tu défend
la haine ou assassin
ou l'ordre est la morale
ou des films un peu lourds
le problème c'est que
les gens peurent de moi en promo
et donc tu peux pas faire une comédie
ou tu dis putain le mec il va commencer
à parler de Gaza en promo
c'est ça mon problème
sinon j'aurais fait une carrière énorme
si j'avais été gentille
moi je dois le dire si un jour
vous avez un coup de mou
l'extrait de l'épisode
si vous n'allez pas bien
regardez c'est sur le compte instagram
le bêtisier de cette scène
il la rend
on voit à quel point t'es rire
c'est sur le compte instagram
à suivre dans le score
je redoute le moment où je vais l'annoncer
on a un questionnaire musical qui fait appel
à tes souvenirs, les décès de réponses
c'est après la pub
je prends mon temps
Charline Roux
Nova
Medin sur Nova avec l'amour
dans la playlist de Mathieu
Cassovic pour savoir pourquoi
allez peut-être
parce que je pense que c'est un
déjà je suis très fier d'avoir travaillé avec Medin
Medin est quelqu'un
qui est un soldat de la paix
qui est évidemment
dérange parce qu'il a un discours
qui est intransigeant
mais j'avais envie de lui donner
des mots en sachant que
si il arrivait
à exprimer ce qu'il est vraiment
sans filtre et sans
sans autre
enfin ma mission que je vais donner c'est ça
je vais dire montre nous qui tu es
montre nous ce que tu veux
quel est ton but en tant que artiste
qu'est ce que tu veux qu'on fasse
qu'est ce que tu veux qu'on fasse
le dernier mot
de la chanson c'est la mort
c'est la seule chose que je lui dis
et je trouve qu'il a fait
un morceau qui est absolument
qui va rester vraiment dans les annales
pas du rap français mais
de la chanson française je pense qu'il a vraiment
réussi un morceau absolument incroyable
qui est joué par Alivore et toute la troupe
tous les soirs en live qui tire
l'alarme des yeux à chaque fois
si on n'a pas le coeur serré on voit ça dans la haine
jusqu'à ce qu'il n'y en a changé c'est qu'il y a un moment il faut faire un checkup
il y a peut-être un checkup à faire
mais moi je me fais avoir tous les soirs
je suis vraiment fier de
j'ai l'alarme aux yeux
et puis tout le monde se lève
il y a 10 minutes d'applaudissement
c'est absolument génial vraiment on a réussi un beau truc
c'est l'heure du questionnaire musical du score
l'idée est très simple faut répondre du tapotak
je n'ai pas le droit de te demander de justifier tes réponses
je n'ai pas le droit de te juger
normalement je dis aux gens
en fait je juge
mais si toi je vais te juger de la même manière
quelle est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne
c'était petit
la maîtresse
c'est bien
la chanson de ton adolescence
la chanson de mon adolescence
bobby la pointe
ce soir
ta kitty ta kitty
ta chanson de karaoké
j'ai jamais fait de karaoké
et ben si tu devrais
tu te lancerais sur quoi
ah si j'ai pas un karaoké a taipé
avec une bande de chinois
un micro avec une autre truc et j'ai chanté
un let it be
le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse
un rick james
et le titre qui t'en
super freak
james brown
james brown super
funky drummer
et le titre qui te fait sortir de la piste de danse
le rap français
ta chanson de covid musical préférée
euh
je dirais l'amour de medine
non je dirais
stormy weather
sur le film
ok
et catégorie pénible la chanson ou l'air
dont un mal de chien te débarrasser une fois que tu l'entêtes
putain
je sais pas
parce que t'es pas parasité du coup c'est très bien
c'est une bonne nouvelle
non j'écoute pas les conneries
j'écoute pas les trucs
même les musiques sur instagram
les trucs j'enlève toutes les musiques
parce que c'est putain de musique
si je croise
le musicien
le mec qui a fait la musique de interstellar
je le frappe
voilà un bon entendeur
je crois qu'il nous écoute assez régulièrement
comment gâcher quelque chose de bon
à force de répéter
c'est typiquement ça un instagram
c'est vrai qu'on t'a jamais vu faire de petites chorégraphies
sur tiktok étonnamment
si mais si j'ai un compte privé
ouais c'est ça ok
je fais payer c'est sur les fans
chacun s'en support
merci beaucoup Mathieu Cassevitz
vous êtes passés par le score
je sais même plus le nom de l'émission
tout ça pour dire en même temps que j'étais ravi de faire
cette dernière du score de toute l'année
Mathieu Cassevitz ouais
changement de formule à la rentrée
plus long
oh merci
je trouvais que ça s'était bien passé
mais c'est pas l'émission du rat 2h
on va peut-être avoir un petit changement d'horaire
en dehors de toi les gens sont plutôt content quand ils parlent
non je trouve ça très bien
moi je suis très très content
je serai très heureux de revenir
et de profiter d'un peu plus de temps à vous
quand tu veux vraiment
la maison est ouverte
pour parler d'autre chose que de cinéma peut-être
bah de musique
je sais pas que vous n'êtes pas d'autre que la musique et le cinéma
bah non tu choisis le
le monde qui nous entoure
on peut dire mieux que tu reviens quand tu veux
je rappelle juste
que la haine jusqu'ici rien n'a changé
il y a une date le 9 janvier au zénith de Strasbourg
le 10 janvier au galaxy d'amneville
et que le 17 décembre à 21h10
le spectacle est diffusé sur canal plus
il sera ensuite dispo sur l'appli
on commence surtout là à partir du 20 décembre
on revient sur scène la scène musicale
le 20 décembre
c'est l'info essentiel que je n'ai pas donné
c'est vraiment très chouette
le 20 décembre à la scène musicale
donc venez nous voir
les mômes sont vraiment
c'est un vrai truc à voir
non non mais moi je suis d'accord
sur canal ça va être sympa mais ça n'a rien à voir
avec ce que vous allez vivre sur scène
on se quitte avec le dernier titre
choisi par Mathieu Cassovit
avant de retrouver David Blu et le Nova Club
Singing in the Rain
parce que c'est l'époque
et c'est le mood
et c'est l'énergie qu'il faut avoir
salut les gars
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Bienvenue dans le score pour cette dernière de l'année.
Je reçois un invité qui vient partager sa vision tout aussi singulière sur la musique que le ciné.
Mathieu Casovic vient nous raconter la haine jusqu'ici.
Rien n'a changé et juste avant l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et pour assurer l'actu culturel du jour, celui dont j'avais mis le nom sous le sapin.
Et trop bien, le Père Noël est déjà passé, vas-y mon cadeau, c'est Malo le fure.
J'ai hâte de parler comme ça, c'est un supportat.
Moi c'est Malo le cadeau.
Salut Malo.
Comment ça va ?
Très bien et toi ?
Ça va super.
Pour cette dernière chronique de l'année, j'ai décidé de faire double un livre et un disque
d'objets à poser sous le sapin avec moi bien sûr.
Alors d'abord une bande dessinée, le roi du silence de Salem.
Formidable.
Je vais pas mentir, je suis pas totalement objectif Salem.
C'est un ami, c'est un ancien de Nova, mais c'est surtout un grand dessinateur.
Objectivement, moi je suis dans ton équipe, je l'élu, je trouve ça formidable.
Un super bouquin difficile à contourner.
Alors le roi du silence, ça parle du silence, vous l'aurez sûrement deviné.
Pas celui qui repose, mais celui qui pèse.
Donc le silence dans les familles, sur l'immigration, le silence comme héritage.
Ça parle de toutes ces émotions qu'on apprend à ranger, à cacher et à surtout pas montrer.
Parce qu'attention, c'est pas forcément bien de parler de ces sentiments.
Ça parle aussi de santé mentale, du syndrome méditerranéen, du mépris institutionnel, du RN.
Ça parle aussi de tous ces jeux thèmes que certains parents n'ont jamais appris à prononcer.
Alors c'est un livre qui fait du bien, parce qu'il met des mots et des dessins très très jolis
sur des choses qu'on croyait connaître, mais qu'on n'avait jamais vraiment regardé.
Alors avec celui, j'ai appris beaucoup, j'ai été touché.
Le roi du silence aux éditions exemplaires, c'est disponible dans toutes les librairies.
Deuxième cadeau à Métopie du Sapin, un vinyle.
Goudaïem de Mac Miller, c'est une réédition pour le dixième anniversaire.
Dix ans déjà pour cet album charnière du Rest in Peace Mac Miller.
C'est celui où Mac Miller affronte ses démons sans filtre.
Alors cette réédition, elle ajoute trois nouveaux morceaux inédits, des images animées, des archives.
Mais surtout, elle rappelle à quel point cet album a été important dans sa carrière.
Donc voilà, une BD pour briser les silences et un vinyle pour écouter ceux qui restent
quand tout vacille, deux beaux cadeaux et une belle manière de finir l'année.
Merci Santa Le Fur.
Avec plaisir.
On peut tenter des trucs.
J'aime bien.
Tu as parlé de Mac Miller autant qu'on l'écoute non vraiment.
Mac Miller, Miguel.
The Weeknd.
Allez, c'est parti.
Ça se compte sur les doigts d'une main, le nombre de films dont se souvient,
avec précision de l'état dans lequel il nous a laissés à la fin de la projection.
Après une heure 30 de déambulation cinéphilique entre fulgurance et hilarité,
soudain, la sidération, l'incapacité totale d'articuler une phrase.
La sensation de s'être pris une bonne grosse patate en plein plexus solaire,
ou ailleurs, mais j'aime bien le mot plexus solaire.
Bon, c'est pas le propos.
Ceci dit, ça prouve que pour réussir à me faire taire,
fallait ce genre de déflagration.
30 ans plus tard, le réalisateur du dix films récidivait,
et me colle le même genre d'émotion avec une comédie musicale.
La haine, c'est le titre, et également un sentiment qui, en 30 ans,
n'a pas fini de prospérer.
Promis, pendant l'heure qui suit, je vais essayer de ne pas être seulement abazourdi,
ni même en total fangirling,
rapport au fait que la personne en question est aussi un comédien que j'adore.
Bonjour Mathieu Cassovitz.
Bonjour.
Et bienvenue.
C'est gentil, merci.
Est-ce que vous détestez toujours, je cite,
les gens qui ne s'occupent que de leurs oignons ?
Est-ce que je déteste les gens ?
Parce que je dis beaucoup de conneries.
Il paraît que cette phrase figurait sur la note d'intention de la haine
au moment du montage du film.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Je crois qu'on part sur une affirmation.
On peut développer, on peut développer pendant une heure et demi.
Maintenant, c'est une question philosophique.
Mais oui, j'aime bien les gens qui sont curieux,
donc qui ne restent pas autocentrés.
Les spectacles dont on va parler s'appellent la haine,
jusqu'ici, rien n'a changé.
Il reste deux dates.
Le 9 janvier au Zenith de Strasbourg,
le 10 janvier au Galaxy d'Amenéville.
Je disais donc que le spectacle sera aussi diffusé le 17 décembre
à 21h10 sur Canal Plus.
Il sera disponible ensuite sur l'appli.
Par contre, et par ailleurs,
la série Documentaire Making of la haine, la scène,
est à nous et déjà dispose sur la canal.
Je vous ai demandé de choisir,
comme chacun de mes invités des titres,
à écouter le premier.
Et donc, je parle sous contrôle 50 Cent,
Many Men,
version particulière,
on l'écoute en en parlant juste après.
Le score,
jusqu'à 20h,
sur Radio Nova.
Incroyable, non ?
Alors, j'ai annoncé Many Men 50 Cent.
C'est clairement pas 50 Cent.
Je vais donc laisser Mathieu et Kassobit
s'expliquer ce qu'est ce Many Men.
C'est de l'AI, c'est de l'AI.
C'est une provocation Mathieu et Kassobit
sur une radio musicale.
Écoutez, je vais vous dire pourquoi je suis très content
de voir ça.
Je trouve que c'est exceptionnel.
Le morceau, il est incroyable.
Moi, j'écoute ça sur mon vélo.
Je chante tout seul dans la rue.
Je reprends un tu-tête.
C'est le texte de 50 Cent de Many Men
qui ressort d'ailleurs d'une absolument magnifique.
Il y a vraiment beaucoup d'émotions dans le texte.
Et c'est chanté, c'est interprété,
c'est joué par un groupe de 15 personnes
qui n'existent pas.
Et je trouve ça absolument passionnant
en tant que créateur.
Je trouve ça passionnant parce que je vais vous dire pourquoi.
Parce que si j'étais chanteur,
je me dirais qu'il faut que je bouge mon cul.
Et je pense que l'AI va faire un truc très positif
c'est qu'il va forcer les humains
à être meilleur.
Parce que quand on voit le nombre
d'imbécilités de conneries,
que ce soit au cinéma ou à la télé
ou en chanson qu'on est obligé de se caler
tous les jours parce qu'il faut remplir
les tuyaux de la variété
ou de la grande consommation.
Là, on n'a plus besoin d'humains
pour nous faire manger des hamburgers.
Alors je suis d'accord,
c'est-à-dire sur la performance éventuellement
mais sur la création elle-même.
Là en l'occurrence c'est un texte qui existe déjà.
Il faut quand même une petite étince
à l'humaine à l'origine.
Non, donnez-le leurs six mois
ou quatre semaines et ils vont faire
leurs trucs tout seul.
Mais je ne veux pas.
C'est comme l'arrivée de l'Internet
où on pouvait dire non mais je ne veux pas,
je vais rester dans mon village.
Moi je pense que Léa
et le dernier outil artistique que l'homme va créer
et que à partir de là
ça va être la compétition.
Mais je trouve ça génial.
On a tous besoin de la voix humaine évidemment
et ça va obliger ces artistes
qui se reposent sur des loriers
parce qu'ils se laissent aller
et déjà tout passe par les mêmes outils
informatiques aujourd'hui pour faire de la musique.
C'est très rare les artistes qui font
de la musique d'une manière anéologique.
Donc tous ces, que ce soit les vocodeurs
et tous ces trucs là tout le monde sonne
de la même façon. Là ils vont être obligés
d'avoir de l'originalité pour exister
parce que les haïes pompent
ce qu'ils sont. Et comme ils font
tous déjà qui s'imitent un peu tous
les haïes n'ont pas de difficulté
à uniformiser tout ça et à refaire un petit peu
ce que tout le monde aime puisque tout le monde
c'est copié déjà pour que le spectateur
aime le grand
dénénéateur commun.
Et là tout d'un coup
ça va obliger les gens à avoir beaucoup
de personnalités ce qui fait que les haïes
ne va pas copier des gens
qui sont personnels, qui sont complètement
différents. Tu peux pas demander
si tu peux demander malheureusement
à les haïes de faire un biorgue
ou de faire un truc comme ça mais malgré tout
en fait il va fabriquer des choses
là il cherche des voix
de blues des années 60
il reprend tous les bluesman de l'époque
et il fait des voix composées
qui n'existent pas mais qu'on reconnaît
d'une syllabe à l'autre
d'un artiste à l'autre.
Là on va être obligé d'avoir des artistes
qui vont avoir beaucoup de personnalités pour exister
et moi je trouve ça absolument génial.
On commence clairement par ce que j'aurais pu
la beliser comme un popular opinion
pour un créateur mais j'entends, j'écoute
Vous m'avez invité pour parler de la haine
vraiment avec beaucoup de précision
et beaucoup d'autres.
Ah non on va en reparler c'est vraiment le but
c'est très passionné parce que j'ai vu en comédie musical
on poursuit la conversation
dans un instant on écoutera Bob Marley
là pour le coup on peut toujours aller chercher Néa
Je n'ai pas donné Bob Marley en liste
Non mais moi j'ai choisi 3 titres et vous 3
Ah oui j'ai mis Burnin & Lutine
pardon mais
j'ai pas dit que j'étais maligne
j'ai juste dit que j'étais au service
Mais t'as écouté Burnin & Lutine en façon jazz
à des 60 c'est pas mal
On fera ça plus tard
tout ça ce sera juste après la tube
Bob Marley c'est pas mal aussi
Le score sur Radio Nova
Bob Marley sur Nova est toujours en compagnie
de Mathieu Cassovic
on parle aujourd'hui de la haine
la comédie musicale
parce que je dis vous je ne sais plus
je ne sais plus si on dit vu ou tout
voilà depuis à peu près 5 minutes
parce que comédie musicale
c'est un terme revendiqué en l'occurrence
tout à fait moi j'adore la comédie musicale
mais il y a tout ce qu'on appelle
qu'est ce qu'on appelle comédie musicale
pour moi la comédie musicale c'est
singing the rain
c'est Fred Astaire
c'est le cinéma d'abord pour moi
avant le théâtre
c'est la sublimation du cinéma
à travers la musique
qui pour moi a
sa véritable
nécessité enfin
raison d'exister dans les comédies musicales
je déteste la musique au cinéma
c'est une arnaque
que je l'utilise comme tous les réalisateurs
mais j'essaie de le faire au minimum
pour nous en tant que réalisateur
c'est humiliant de devoir demander
à un mec
de sortir les violons
pour aller chercher les émotions qu'on n'arrive pas
à aller chercher nous avec une caméra
ou avec un travail d'acteur
donc pour moi je n'aime pas ça
même si tous mes plus grands réalisateurs
ont tous leur
compositeur à titrer
mais
la comédie musicale est la vraie raison
de faire de la mise en scène autour de la musique
et pas l'inverse
qui est généralement des réalisateurs qui s'appuient
sur la musique
pour laisser passer les émotions
pour aller chercher les émotions
en tant qu'icla
on oblige de construire entièrement sa mise en scène
autour de la musique
la musique est le premier protagoniste
de ces comédies là
et j'adore ça
tous les énergies
tous les américains à paris
tous les Gene Kelly
pour moi un génie absolu
un de mes films préférés c'est
Stormy Weather
qui est un film avec Apke Loé
sur le jazz absolument incroyable
et puis voilà
je suis très fier de pouvoir faire partie
de cette communauté-là
du film à la comédie musicale
on passe de jusqu'ici tout va bien
jusqu'ici rien n'a changé
il n'y a pas eu une sorte de petit vertige de désespoir
quand même
non il y a eu la mort de Naël
donc c'est ça qui nous
on était en allé annoncer le spectacle
et la mort de Naël
on s'est dit qu'on ne pouvait pas
continuer avec
jusqu'ici tout va bien
30 ans plus tard
ce qui est fou et en quoi
on est vraiment en train de tourner
si mes souvenirs sont bons
à l'origine après Metis
c'est de faire sur l'ongue d'assassin
et puis finalement il y a aussi une bavure policière
qui a donné l'envie
d'écrire la haine et là en l'occurrence
la comédie musicale arrive après une séquence
qui est relativement semblable
le cinéma pour moi
c'est un devoir politique
donc ça se fait en réaction généralement
à une actualité
si on a la chance de pouvoir le faire
le film le plus vite possible
dans l'actualité même
on reste un petit peu dans cette dynamique
on a besoin d'une actualité
d'infé-divers
malheureusement c'est pas infé-divers
c'est un truc
systémique
donc voilà maintenant
au moins le film a permis
de poser des bases et de pouvoir regarder
30 ans plus tard et dire est-ce qu'on a
comment on avance et c'est à ça que ça sert
on dit souvent qu'adapter c'est trahir
est-ce que c'est le cas aussi qu'on sait sa propre oeuvre
qu'on adapte
d'ailleurs j'arrive pas à savoir si on dit
question ou suite
c'est ce que vous appelez ça comme vous voulez
mais il y a énormément de réalisateurs
d'auteurs qui ont gâché
complètement leurs premières oeuvres
pour des très mauvaises raisons
principalement l'argent
il n'y a aucune raison d'avoir
à part un terminator
des films qui nécessitent
ce genre
de préquel ou de séquel
la majorité des films séquel
sont des
trahaisons du premier
de l'original
moi j'ai eu l'impression en voyant le spectacle
de remplir certains
vides parce qu'à l'époque ce n'était pas du tout des vides
mais de remplir certains vides du film
certains endroits où j'avais pas de réponse
certains endroits où je savais pas ce qui s'était passé
à cet endroit-là
comme j'ai protégé
l'AN pendant 30 ans
pour ne pas faire des télé
ou ne pas exploiter le truc
même pas faire des t-shirts
le but était justement
que si on faisait quelque chose
on allait pas trahir le spectacle
et qu'on allait pas trahir l'histoire
qu'on allait pas trahir le sujet
et les victimes
ça remonte à Malik Ousekin
donc on se traîne quand même
un drapeau
politique assez conséquent
et il fallait absolument qu'on assure
le truc
et j'ai réfléchi un petit peu
sur comment je pourrais transformer ça
et je pense que 30 ans plus tard
je savais que j'allais terminer avec l'amour
parce que en fait
comme tu le dis
on découvre les choses qui n'étaient pas dans le film
qui étaient dans le film mais qui n'étaient pas
effectivement l'AN est un film sur l'amour
étrangement
c'était une comédie sur l'amour
entre 3 copains
qui vivent une journée
et vous enlevez les 10h30
c'était un film sur l'amour
et c'est même une comédie
il suffit d'enlever les 10h30
donc comment retransmettre ça
et surtout on sait qu'aujourd'hui
je n'allais pas avoir le spectateur
en disant qu'est-ce qui se passe à la fin
mais il faut donner une réponse
à qu'est-ce qui se passe à la fin
parce que tout le monde se pose la question
pendant 30 ans qui tire sur qui
est-ce que c'est les jeunes qui tirent sur la police
ou la police qui tirent sur les jeunes
j'ai vraiment eu le même effet
à la fin de la comédie musicale
que la tartasse que j'avais pris
à la fin du film
j'ai beau savoir
il y a quand même toujours un truc qui...
parce que
en fait on est tous amoureux de ces mots
et on n'a pas envie d'avoir repartir encore une fois
même si on connaît la fin
justement on sait
c'est comme quand on voit un film et on se dit à chaque fois
ça va pas se terminer de la même façon
tu vois
une espèce de pensée magique
allez non, allez non, allez non
cette fois-ci ça va mieux se terminer
t'as pas envie de les revoir partir
et surtout que nos trois acteurs là ils sont vraiment top
et toute la troupe est vraiment top
et tu tombes amoureux de la troupe
tu tombes amoureux de l'énergie qu'ils donnent
tu tombes amoureux de leur jeunesse
de ce qu'ils nous ont donné pendant une heure et demi
et quand tu vois la toute fin
et tu sais qu'elle va arriver maintenant
mais justement
ça pique mais c'est là où Médine est arrivée
avec un morceau qui résume un petit peu
ces 30 ans
de questions qu'on se posait
sur qui mérite ou qui ne mérite pas
on poursuit la conversation
sur la haine dans un instant
on passe au deuxième choix de l'appelé liste
de Mathieu Cassovit, artiste original
cette fois, AnuMankind
on est d'accord c'est une vraie personne
j'espère parce que lui
non mais ça se voit on voit tout de suite la différence
mais il faut tant qu'il n'y a pas de mecs comme ça
moi je défends des mecs comme ça qui ont une vraie personnalité
ou sinon si c'est pas des mecs comme ça
je préfère les haïs
le score
sur Radio Nova
à Kenaton, Oxmo, Puccino, Tunisiano
disponible sur la bande originale
de la haine jusqu'ici
rien n'a changé le spectacle
et toujours en compagnie de Mathieu Cassovit
bande son excellente par ailleurs
je parlais comme si j'étais une super experte
tu parles de la série le spectacle
ah oui
on parlait des jeunes interprètes
moi je me disais que Vines, Saïd et Hubert
sont des figures d'adolescents
qui ont passé l'épreuve du temps
en fait ils existent toujours ces garçons
on a toujours le même attachement
comment est-ce que quand on se met en quête
des nouveaux interprètes on procède
on dit qu'on fait un casting pour la haine
ouais mais j'imagine que les...
non mais effectivement
ces trois mots je dirais pas
ils sont pas universelles
mais ils sont tellement français
qu'ils passent à travers l'épreuve du temps
et puis il y a tout un truc aussi
qui est intéressant qu'on voit beaucoup
dans le cinéma américain mais qu'on peut se poser
la question là
c'est qui mit qui au bout d'un moment
au bout de 30 ans
c'est une génération qui est passée
qui a grandi avec ces mots-là
ils sont menés quand le film est sorti
ils ont grandi
leurs grands frères, leurs grands-sœurs
leurs parents ont vécu avec ça
et donc ça fait partie de la structure
qui existe toujours
et cette façon d'être
et puis surtout il y a un autre part
surtout le quartier existe toujours
c'est pas comme si les cités avaient changé
et que tout d'un coup on se comporte différemment
on a d'autres options dans la vie
que d'être dans cette communauté
là et de la vivre
à 100%
donc cet humour-là
il sera toujours l'humour des quartiers
il sera toujours l'humour des gens
qui ont besoin de rire
de leur misère
et puis cette solidarité
elle existe aussi évidemment beaucoup plus dans les quartiers
que dans le 16e arrondissement évidemment
Saïd sur scène
c'est Sami Belkessa, Hubertia, Alivore
Vince et Alexander Ferrariot
ils sont absolument tous les 3 fantastiques
et ce qui est très drôle aussi
maintenant que le film a 30 ans
et qu'on a grandi avec
c'est qu'à l'époque de la haine
on voit Vince qui fait de Niro
maintenant on voit des mômes qui font
ils m'ont dit, vas-y on le fait
ils ne connaissent pas
c'est à moi que tu parles
il y a énormément de gens qui pensent
que c'est Vince qui existe
c'est de Niro dans Taxi Driver
et on se mord la queue
parce que Taxi Driver il a prêt aussi
à quelqu'un d'autre un autre film avant
et non ils m'ont dit non on va faire avec Vince
donc je la dis vas-y
en fait ça officialise le film
dans la vie de la communauté musicale
oui absolument
ce qui est rigolo c'est qu'il y a des mises à jour à faire
parce qu'on est en 2025, les technologies ont bougé
les préoccupations ont bougé, les références ont bougé
c'est fait de manière très habile
parce que je me suis dit au début
qu'est-ce qu'il se passe, mais ils ont les téléphones
ils ont les machins
je me suis dit oui
il a oublié de brocher son téléphone
évidemment
c'est vraiment ça le truc
justement certaines des répliques du film
qui sonnent comme des punchlines
sont quasiment devenus des tubes
est-ce qu'il y a eu par moment dans les représentations
quand les répliques arrivent
des gens qui reprennent comme un refrain
avant même qu'il arrive
oui mais les gens en fait ils sont curieux
de voir comment ça va évoluer
il y a les phrases du film mais il y a un petit peu une évolution
donc les gens rigolent justement
aux références des références
on a évidemment
actualisé certaine truc
le vrai truc qui se passe c'est à la fin
c'est quand les dernières chansons
justement ce morceau de médine arrive
on connaisse le texte
les gens commencent et ce qui est le rêve
quand on fait une communauté musicale
c'est de se dire il y a un tube qui doit s'en sortir
et que les gens doivent communier
en live avec
et ça c'est ce morceau-là
et le morceau aussi
de Camilla aussi
avec Wells en vol
qui est un morceau très magnifique
cette séquence est vraiment insensée
je vais en parler tout de suite
c'est rigolo parce que je suis allée regarder
et dans une interview au Zaroq en 2018
tu disais
moi si j'avais foutu une histoire d'amour dans la haine
le film se serait écrasé
évidemment
mais là dans la comédie musicale
parce qu'on l'obligait
parce que la comédie musicale
exprime
avant tout les sentiments les plus forts
et dont l'amour
en est le maître
mais dans le film
le film est un brûlot politique
il y a des filles aussi
je sortais de mon sujet
on perdait le fond
et on voit bien
c'est ça qui m'a permis de faire la comédie musicale
c'est que chaque scène du film
est découpée comme un petit sujet
soit les relations
soit le respect, soit l'argent
soit l'isolement
la violence policière
tout ça c'est des petites scènes
qui fait que je dis
cette scène là dans le film
dans le spectacle
donc je sais plus pourquoi je dis ça
je parlais de la place de l'amour
et que dans la comédie musicale
tu es obligé
de faire vivre des personnages
d'une manière plus romantique
la scène est absolument sublime
avec le spectacle
nous les spectateurs
on est un peu en position
de réalisateur, réalisatrice
spectateur
le regard qu'on a
en tout cas il y a quelque chose de...
je vous ai mis dans la place du cameraman
je me le raconte toujours un peu
le regard est vraiment...
quand tu es au cinéma
tu regardes le cameraman
tu regardes exactement
tu vois ce que le cameraman regarde le moment où il tourne
là c'est un petit peu l'idée
on retrouve des plans du film
et la dynamique du cinéma
qui amène des parallaxes
qui amène des moments
où vous avez un petit peu la tête qui tourne
mais vous savez pas si c'est vous qui tourne
ou si c'est le décor qui tourne
et ça on a créé
ça c'est moi qui me suis amusé
à me dire comment arriver
à faire du cinéma... en fait c'est du cinéma live
c'est ce qu'on a essayé de créer un truc de cinéma live
j'ai jamais vu ça avant
j'étais pas sûr que ça marche
jusqu'à 3 mois avant la première représentation
on a eu des écrans en l'air
et on a pu voir avec les tapis roulants
et on a pu voir que tiens ça fonctionne
ça fait la blague
c'est insensé
en regardant
se laisser porter par ce qui se passe
il y a forcément un moment où on se dit comment ça fonctionne
et en fait un compréhensible
pour un œil non aiguisé
c'est génial pour rester...
c'est un peu...
c'est les trucs qu'on utilise au cinéma en fait
c'est les mêmes trucs qu'on utilise au cinéma
sauf qu'au lieu d'avoir une caméra
t'en as 4000 tous les soirs
et qu'il faut que tout le monde ait la même vision
donc il faut arriver à retransmettre ça
même si il est à 3D
il faut que ce soit assez...
ce soit assez plat
pour que tout le monde ait la même chose
il faut qu'il y ait assez de profondeur
pour que tout le monde ait cette sensation de vertige
si mes souvenirs sont bons
le titre de travail de la haine
le film c'était droit de cité
au motif que la haine c'était effrayant pour les gens
et je me dis que si ça devait repartir aujourd'hui
je pense qu'en titre de travail
la haine serait moins effrayant que droit de cité
c'est un cercle un peu bizarre
c'est un peu répandu que la haine ça fait plus tellement
et que droit de cité en revanche pourrait être un titre qui pourrait effrayer
si le film s'était appelé droit de cité
tu veux dire aujourd'hui
droit de cité c'est rentrer dans les meurs
mais la haine ça aurait été un peu difficile
moi je veux dire que la prochaine
quand on aura fini cette saison
et qu'on repartira sur scène
dans un an, deux ans
et qu'on reviendra
je pense que le projet s'appellera la mort
très bien
c'est plutôt une très bonne nouvelle
la comédie musicale a démarré en 2024
la dernière
mais il y a déjà pas mal de choses
qui ont rebougé dans l'actualité depuis
non mais c'est même pas par rapport
l'actualité sera toujours l'actualité
maintenant on a fait ce film
pour que les gens soient au courant
d'un problème que les médias ne retransmettez pas
maintenant tout le monde est au courant
tout le monde a son téléphone
tout le monde peut communiquer sur ce que fait la police
on sait tous la réalité
on sait tout ce qui se passe
c'est plutôt de représenter
cet injustice
maintenant ce qu'on représente
c'est plus cette fraternité
cette relation et cette communauté
qui continue d'exister
dans les quartiers et qui est un peu
ce combat David contre Goliath
qui peut se faire avec haine
de l'autre côté c'est l'amour
et là comme on est en live
on veut donner de l'amour
on veut pas donner de l'amour
dans un instant ici tu le veux bien
c'est la Mathieu Cassovide comédien
allez ça part sur un enthousiasme
dévordant on écoutera Rackim
je vais y aller quand même j'ai préparé des extraits
je vais pas m'en priver ce sera juste après la pub
Rackim sur Nova New York
un titre dont j'aimerais assez savoir
juste pour vous dire ça c'est du rap
si vous aimez pas ça
vous n'aimez pas le rap
je voulais savoir où ce titre te ramenait
je parle à Mathieu Cassovide j'ai pas précisé
parce qu'on se rend comme si on était en
le Rackim New York
à quel moment ta vie
il t'emmène
à tout début Eric Birackim
tout début les premiers voyages à New York
même avant
86, 84
84
et puis
je crois qu'on les a vu
non ils devaient venir à Paris ils sont pas venus
parce que Rackim s'était fait arrêter je crois
mais Eric Birackim
et pour moi le cipher
le rappeur
c'est le premier qui a élevé le débat
et qui a élevé
ce sport
en art
c'est vraiment un pure artiste
et il a un style qui est très particulier
pour moi c'est la source même du hip hop
de ce que j'aime du hip hop
c'est-à-dire le hip hop
conscient et
artistiquement très élevé
et musicalement
musicalement et avec Birackim derrière
ce que j'essaie de faire comprendre à mes parents à l'époque
et ce que j'essaie de faire comprendre à mes enfants aujourd'hui
c'est que le rap qu'on écoutait à l'époque nous
ce que je voulais faire
écouter à mon père je disais mais je te fais écouter
des morceaux de Eric Birackim
c'est de la musique contemporaine
c'est du pire boulaise
c'est le Chinese Arithmetic
je crois qu'il est dans le premier album
c'est un morceau qu'on ne peut pas danser dessus
tous les premiers morceaux de hip hop
à part
les Roxane Chanté et tout ça
Eric Bi
sur les public ennemi
c'est pas les choses sur lesquelles on danse
c'est du rap sur lesquelles on pense
et ça c'est ce qui a fait notre culture
à nous et c'est ce qui a fait notre génération
et c'est ce qui me manque
dramatiquement aujourd'hui
j'imagine que la plus jeune génération
et potentiellement tes enfants ont eu des références
qui leur semblent être absolument identiques
oui mon fils écoute petite soeur
et j'écoutais aussi
et je suis aussi sur le cul
de voir ce que
quelqu'un
au moins de quelqu'un de complètement original
et qui essaie quelque chose de complètement nouveau
sort quelque chose qui fait
que ouais mon petit 15 ans
il préfère ça
un truc qui est plus
dans le côté variétoche
moi je pense que
en fait
ce que j'aime dans le hip hop c'est que ça oblige
ça oblige plus mais ça oblige
un individualité ça oblige
à l'originalité
et c'est ce que j'essaie d'expliquer à mes enfants
t'es allergique à la variété
je danse sur la variété
je peux me bourrer la gueule
sur la variété
il y a variété variétoche je sais bien vu qu'il y a l'indistago mais
non mais il y a de la variété de très bonne qualité aujourd'hui
elle est faite par les meilleurs producteurs au monde
c'est les trucs mais c'est du easy listening
qui a assez limite
moi j'aime
j'aime les choses
j'aime pas les choses originales parce qu'elles sont originales
j'adore les trucs
très communs
qui ont du rythme
qui font danser tout simplement
je suis pas compliqué mais j'aime
les prises de risques
j'aime que les mecs
aient de surpris j'aime
que
sentir que le mec il s'est cassé le cul
il donne un peu plus que ce qu'il pourrait
parce que j'en peux plus
de ces mecs qui sont tous dans les mêmes
paniers qui se sentent toutes la même chose
impossible de reconnaître qui est qui
de savoir ils ont tous le même blase
ces trois lettres qui sont dans les sens différents
ils ont 4 maintenant ou 5
ils ont la même coupe de cheveux
ils ont tous les mêmes lunettes ils sont habiles
c'est par Godolce Gabbana
ils ont des montres à 500 000 ça veut rien dire
c'est débile mental
moi j'aimais l'époque où les mecs s'habillaient
avec des faux Louis Vuitton
qu'on allait acheter chez
des Louis Vuitton ou des
j'étais là
à l'idol mais non mais
surtout à l'époque c'était
il n'y avait pas de marque de hip hop
il n'y avait pas de...
à mon époque Hermès c'était pour les vieilles dames
Dolce Gabbana c'était pour ma grand-mère
c'était des trucs dégueulasses que personne ne voulait porter
et aujourd'hui tu as des mecs
des adultes
avec des trucs, des machins
ils se portent des sacs de vieilles dames
avec des pantalons pas de death
à l'époque ces gens-là
ils n'arrivaient pas à passer au-delà
de la Bastille, on rigolait trop
et aujourd'hui c'est la norme
moi je deviens... moi ça m'en fout
moi ça m'en fout
moi je viens de l'époque des mecs
on s'habillait avec des fringues de travailleurs
on s'habillait avec des fringues de chantiers
c'était ça la mode
c'était ça notre mode
vous venez d'avoir les deux marques qui ne d'habilleront pas
Mathieu Cassovite pour les prochaines cérémonies de récompenses
les deux que tu viens de citer
je pense que pour toi Hermès et Dolce Gabbana
tu as un souvenir d'une apparition
une cérémonie de récompenses que t'es délicieuse
t'étais venu honorer une promesse
au cinéma français
si c'est pour se demiser les gens
je veux bien y aller mais si c'est pour faire le malin
tu as dit que tu prenais l'amour
on arrête de maltraiter le cinéma français
c'est pas du tout
il n'y a pas de facteur d'exclusion
j'avais annoncé qu'on s'intéressait à Mathieu Cassovite
la conversation est partie à droite à gauche
je propose qu'on le fasse quand même
je t'y préparais quelques extraits
c'est vraiment hyper subjectif
c'est des films qui moi m'ont marqué
et dans lesquels je t'aime beaucoup
donc c'est mon seul critère
je voudrais que tu m'en dis un mot
Munich de Steven Spielberg
une aventure
des plus particulières
oui oui oui
comment est-ce que
le travail de comédien avec Steven Spielberg
a peut-être influé d'une certaine manière
sur ton travail de réalisateur
oui, bonne question
en fait
j'ai une relation
de haine, amour
avec le travail de comédien
parce que j'ai une véritable passion
pour le travail de metteur en scène
mais je trouve que le métier de comédien
c'est un hobby
il suffit d'avoir un visage à venant
ou pas mais en tout cas d'avoir un certain charisme
qui fait que les gens
sont prêts à payer leurs billets
pour aller vous voir justifier les points de deux heures
vous avez pas grand chose à faire
à part apprendre votre texte et travailler 2 heures par jour
le reste c'est de l'attente
je n'ai pas beaucoup de respect pour le métier
j'ai beaucoup de respect pour les acteurs
j'ai beaucoup de respect pour les gens qui sont capables justement
de nous transporter
quelle que soit la qualité du film
quelle que soit la qualité de leur dialogue
j'avais vu de Niro des milliers de fois dans des films de merde
avec des dialogues de merde
et pourtant vous avez toujours le même sourire
on est toujours content de le voir
c'est pas lui qui va
transformer le film en quelque chose de bon
mais il va nous aider à faire passer le mauvais moment
parce qu'on est content de retrouver un vieil ami
et c'est ça le travail d'acteur
donc je pense pas que toute la branlette
qu'il y a autour de
le travail d'ego, la façon dont les gens
mettent en valeur les acteurs
je trouve que les acteurs ont de la chance d'être payés
que c'est un métier qui
est une vraie joie à vivre
et que si vous avez la chance de pouvoir
vous analyser vous-même tous les jours
et être payé des fortunes pour pouvoir
faire d'introspection
c'est quand même quelque chose d'absolument génial
vous avez un petit peu de boulot
et prendre des risques 1% du temps
le reste du temps
vous avez jusqu'à démaller vos textes
voilà donc moi j'ai pas
j'aime pas être dans cette position d'acteur
parce que je me sens humilié
et je me sens
je sens que je perds mon temps
oui bien sûr vous êtes dans votre loge
un truc qui fait 5 mètres carré
vous avez rien à faire
on frappe à la porte
oui on est prêt
est-ce que vous êtes prêt ?
tu suis l'assistant, tu vas sur le plateau
il y a une croix qui est dessinée par tes
on te met toi dans la croix
et puis on dit action
tu dis ton texte
on y coupe et on te ramène dans ta loge
on a quand même un animal de cirque
et pour quelqu'un
donc c'est pour ça que les acteurs ont des problèmes
psychologiques
parce que entre l'humiliation
qu'ils subissent tous les jours sur les plateaux
et cette sublimation qu'il y a
de leur travail
qui n'en est pas vraiment pour moi encore
par le public
je pense qu'il y a une dichotomie qui fait que
ces gens là sont fous
mais là j'ai eu la chance
le travail de l'acteur m'a donné la chance
c'est le réalisateur que j'aime
et c'est ce que j'ai fait
c'est ce que j'ai eu la chance de faire avec Spielberg
parce que c'est le réalisateur que mon père m'a présenté
quand j'avais 12 ans
il m'a dit regarde les dents de la mer
regarde-le encore et que j'ai analysé
j'ai commencé à comprendre le cinéma à travers ça
et donc la chance de travailler avec lui
sur un film aussi important que Munich
qui parle exactement du sujet
qui domine le monde
en ce moment
j'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de chance
à un niveau personnel et professionnel
et en tant que comédien et cacteur
j'ai juste appris qu'un bon réalisateur
fait son casting et qu'après il a plus grand chose à dire
on poursuit cette conversation
tout à fait singulière sur le métier
de comédien dans un instant
je propose une pause musicale
c'est un titre que j'ai choisi, j'espère que c'est vrai
Autiz Reading
c'est facile
oui je sais
encore une fois j'ai pas dit que j'étais maligne
je crois que Nova était partie
non non c'est que moi
c'est une touche perso
avec Charlene Roux
Carrie James sur Nova rien n'a changé
dans la playlist de Mathieu Cassovic
on est en pleine conversation
sur la manière dont tu abordes le métier
de comédien
j'ai préparé des petits extraits de films que j'aime
j'ai vraiment un concept, j'ai décidé de le tenir
on peut passer à l'extrait suivant
c'est parti
excusez-moi
vous cherchez les spikes pour
c'est trop vieux
j'ai l'expérience
vous cherchez quoi comme sparring
c'est qui fait pas chier
c'est moi ça
il y a un indice dans l'extrait
c'est un film que j'adore et je crois que c'est
un des rôles dans lequel je te préfère
sparring de Samuel Jouy
c'est un rôle très particulier
que celui-là
c'est pas tous les jours qu'on demande
d'être un héros
d'être le mec
c'est trop vieux pour mener à bien une activité
et se prendre des patates
il suffit d'être trop vieux
non c'est pas
c'est un bon rôle
c'est un rôle que tu as envie de faire
c'est toujours bien de faire les losers
pas les losers mais les beaux
les losers romantiques
mais c'est pas plus
t'as pas investi le plus
je n'ai aucune
rien
je n'ai aucune empathie pour mes personnages
pour le travail d'acteur
mais je vais maintenir quand même
je peux te parler des réalisateurs
des Samuel Jouy
du sujet
je peux te parler de la box
mais je ne vais pas te parler de ma façon d'aborder le truc
je me suis entraîné sous les man and bike
le champion du monde de box
et c'est pour ça que j'ai fait le film
parce que je pouvais m'entraîner avec un champion du monde de box
c'est une bonne raison
le vrai plaisir
d'être le serre du cinéma
c'est qu'on rencontre des gens qui ont des métiers incroyables
et ça nous permet
j'ai rencontré des astronautes
j'ai rencontré du G&G
j'ai rencontré des voyous
j'ai rencontré
de tout
et ça c'est vraiment
une de ces chances de se
un privilège de ce métier
mais tu veux dire que t'as même pas le petit plaisir enfantin
d'en jouer
on disait que j'étais un pompier
on disait que j'étais un boxeur
parce que t'étais pas ce genre d'enfant peut-être non plus
je tente tout ce que je peux
je suis allin sur le givet
je m'en fous
j'étais pas comme ça
c'est sûr
mais
non mais tu savais
écoute quand t'as la chance
d'avoir un truc
une scène
c'est très rare
quand t'as la chance de pouvoir la jouer
d'avoir les bons partenaires autour le toit
d'avoir les bons techniciens
le bon truc, la lumière
mais moi
si tu regardes le bureau de légende
moi ce qui m'intéresse c'est de servir le monde
servir les autres
servir le réalisateur
je serre pas mon personnage je m'en fous
donc je me regarde pas en disant
non je fais semblant
j'arrive j'ai un texte
on me dit un costume
mais de la DGSE
pendant les cinq prochaines minutes
pendant les cinq prochaines minutes
tu dois faire un faux boxeur
mais c'est pas dans le sens
du plaisir de faire semblant
c'est juste de faire semblant
c'est ton métier
et tu sais que quand tu regardes dans le vide
l'émotion du spectateur
va dépendre entièrement de la musique
que va mettre le réalisateur sur ton plan
c'est donc
toi tout ce que t'as à faire c'est regarder dans le vide
et si tu regardes Marlon Brando
Donniereau
ces mecs là ils n'en ont rien à foutre
tu le vois leur attitude
entre le action et coupé
à aucun moment ils font
ok ok je suis prêt
à aucun moment
tu lances moteur quand tu veux
ils s'adaptent, ils prennent leur temps
ils s'en foutent, ils sont là pour faire semblant
donc il y a des moments où ils y arrivent
il y a des moments où ils y arrivent pas
mais il n'y a pas de mysticisme autour de ça
oui super
tu vas chercher
retrouver la sensation
de la pelure d'orange que tu tiens
dans la main qui est la base
de Donniereau on parlait tout le temps
mais tu fais ça au tout début mais après
tu n'as pas d'orange
tu fais semblant
et puis
ça s'en fout
c'est le spectateur qui travaille
c'est le spectateur qui fait le travail
toi en tant que comédien
à pas encore une fois 2-3 scènes
le reste du temps tu délivres
un exercice très différent cette fois
je m'appelle Miguel O'Hara
je dirige une unité d'élite
chargé d'assurer la sécurité du multiverre
tu peux aller dans la dimension
tu vas ?
c'est toi c'est Miguel O'Hara
Spider-Man 2019 dans
Across the Spiderverse
c'est rigolo ça j'imagine quand même
quand on a été fan d'Iron Man et Spider-Man
au bout d'un moment d'être une des versions de Spider-Man
moi je suis un fan de Spider-Man
qui peut mourir je n'ai pas un fan de Spider-Man
qui est dans les multiverses
qui se prend des camions dans la gueule et qui survit
moi je suis un Peter Parker
quand sa copine a été tombée du pont
elle était morte avant d'avoir touché le sol
parce qu'elle a eu une crise cardiaque
et que Peter Parker il était sensible
qu'il pouvait mourir
il n'a pas un truc en nanoparticule
Iron Man non plus
c'était des mecs qui restaient dans des domaines
qui étaient sensibles
c'est pour ça que Marvel était incroyable
c'est qu'on pouvait tous se dire
on est ça
pourquoi Peter Parker a été aussi
en communication avec toutes les jeunes
parce que c'était un môme comme nous
il avait juste un pyjama et un super pouvoir
mais après c'était juste
il était pas
invincible
là je voulais faire partie de ça
j'ai fait un Star Wars aussi
j'ai rempli quelques trucs comme ça
ce que les Tom Cruise
mais j'ai l'étiquette Marvel
j'ai l'étiquette Spider-Man
j'ai l'étiquette Spielberg
j'ai l'étiquette Jean-Pierre Jeunet
j'ai quelques étiquettes
que j'avais envie de me faire plaisir
en tant que jeune, en tant que gamin
ou que réalisateur
encore une fois pas en tant qu'acteur
je n'aurais jamais voulu
travailler avec Spielberg en tant qu'acteur
jamais
j'aurais préféré 100 fois être
perchman ou assistant
bien sûr
mais bon je pense que j'ai
Paul je vais te demander de trapper le suivant
et de passer au tout dernier extrait de la liste
je suis fier de haut
Eric
non Eric
non
Eric non
non non pas
Eric
oui
où ça ?
je vois que tu dis
qu'on reste dans la légende
c'est un extrait qui ne sera jamais pas drôle
c'est un extrait platan
il ne sera jamais pas drôle Eric
ou tu es une espèce de version
pour le coup alternative de Malotroul
le personnage du bureau des légendes
qui est censé
il est marrant
tu fais peu de comédies alors que
de toute évidence c'est ben oui
oui je suis très drôle
parce que j'ai mis la barre à un niveau
quand tu fais des interviews
tu insultes tout le monde parce que tu défend
la haine ou assassin
ou l'ordre est la morale
ou des films un peu lourds
le problème c'est que
les gens peurent de moi en promo
et donc tu peux pas faire une comédie
ou tu dis putain le mec il va commencer
à parler de Gaza en promo
c'est ça mon problème
sinon j'aurais fait une carrière énorme
si j'avais été gentille
moi je dois le dire si un jour
vous avez un coup de mou
l'extrait de l'épisode
si vous n'allez pas bien
regardez c'est sur le compte instagram
le bêtisier de cette scène
il la rend
on voit à quel point t'es rire
c'est sur le compte instagram
à suivre dans le score
je redoute le moment où je vais l'annoncer
on a un questionnaire musical qui fait appel
à tes souvenirs, les décès de réponses
c'est après la pub
je prends mon temps
Charline Roux
Nova
Medin sur Nova avec l'amour
dans la playlist de Mathieu
Cassovic pour savoir pourquoi
allez peut-être
parce que je pense que c'est un
déjà je suis très fier d'avoir travaillé avec Medin
Medin est quelqu'un
qui est un soldat de la paix
qui est évidemment
dérange parce qu'il a un discours
qui est intransigeant
mais j'avais envie de lui donner
des mots en sachant que
si il arrivait
à exprimer ce qu'il est vraiment
sans filtre et sans
sans autre
enfin ma mission que je vais donner c'est ça
je vais dire montre nous qui tu es
montre nous ce que tu veux
quel est ton but en tant que artiste
qu'est ce que tu veux qu'on fasse
qu'est ce que tu veux qu'on fasse
le dernier mot
de la chanson c'est la mort
c'est la seule chose que je lui dis
et je trouve qu'il a fait
un morceau qui est absolument
qui va rester vraiment dans les annales
pas du rap français mais
de la chanson française je pense qu'il a vraiment
réussi un morceau absolument incroyable
qui est joué par Alivore et toute la troupe
tous les soirs en live qui tire
l'alarme des yeux à chaque fois
si on n'a pas le coeur serré on voit ça dans la haine
jusqu'à ce qu'il n'y en a changé c'est qu'il y a un moment il faut faire un checkup
il y a peut-être un checkup à faire
mais moi je me fais avoir tous les soirs
je suis vraiment fier de
j'ai l'alarme aux yeux
et puis tout le monde se lève
il y a 10 minutes d'applaudissement
c'est absolument génial vraiment on a réussi un beau truc
c'est l'heure du questionnaire musical du score
l'idée est très simple faut répondre du tapotak
je n'ai pas le droit de te demander de justifier tes réponses
je n'ai pas le droit de te juger
normalement je dis aux gens
en fait je juge
mais si toi je vais te juger de la même manière
quelle est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne
c'était petit
la maîtresse
c'est bien
la chanson de ton adolescence
la chanson de mon adolescence
bobby la pointe
ce soir
ta kitty ta kitty
ta chanson de karaoké
j'ai jamais fait de karaoké
et ben si tu devrais
tu te lancerais sur quoi
ah si j'ai pas un karaoké a taipé
avec une bande de chinois
un micro avec une autre truc et j'ai chanté
un let it be
le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse
un rick james
et le titre qui t'en
super freak
james brown
james brown super
funky drummer
et le titre qui te fait sortir de la piste de danse
le rap français
ta chanson de covid musical préférée
euh
je dirais l'amour de medine
non je dirais
stormy weather
sur le film
ok
et catégorie pénible la chanson ou l'air
dont un mal de chien te débarrasser une fois que tu l'entêtes
putain
je sais pas
parce que t'es pas parasité du coup c'est très bien
c'est une bonne nouvelle
non j'écoute pas les conneries
j'écoute pas les trucs
même les musiques sur instagram
les trucs j'enlève toutes les musiques
parce que c'est putain de musique
si je croise
le musicien
le mec qui a fait la musique de interstellar
je le frappe
voilà un bon entendeur
je crois qu'il nous écoute assez régulièrement
comment gâcher quelque chose de bon
à force de répéter
c'est typiquement ça un instagram
c'est vrai qu'on t'a jamais vu faire de petites chorégraphies
sur tiktok étonnamment
si mais si j'ai un compte privé
ouais c'est ça ok
je fais payer c'est sur les fans
chacun s'en support
merci beaucoup Mathieu Cassevitz
vous êtes passés par le score
je sais même plus le nom de l'émission
tout ça pour dire en même temps que j'étais ravi de faire
cette dernière du score de toute l'année
Mathieu Cassevitz ouais
changement de formule à la rentrée
plus long
oh merci
je trouvais que ça s'était bien passé
mais c'est pas l'émission du rat 2h
on va peut-être avoir un petit changement d'horaire
en dehors de toi les gens sont plutôt content quand ils parlent
non je trouve ça très bien
moi je suis très très content
je serai très heureux de revenir
et de profiter d'un peu plus de temps à vous
quand tu veux vraiment
la maison est ouverte
pour parler d'autre chose que de cinéma peut-être
bah de musique
je sais pas que vous n'êtes pas d'autre que la musique et le cinéma
bah non tu choisis le
le monde qui nous entoure
on peut dire mieux que tu reviens quand tu veux
je rappelle juste
que la haine jusqu'ici rien n'a changé
il y a une date le 9 janvier au zénith de Strasbourg
le 10 janvier au galaxy d'amneville
et que le 17 décembre à 21h10
le spectacle est diffusé sur canal plus
il sera ensuite dispo sur l'appli
on commence surtout là à partir du 20 décembre
on revient sur scène la scène musicale
le 20 décembre
c'est l'info essentiel que je n'ai pas donné
c'est vraiment très chouette
le 20 décembre à la scène musicale
donc venez nous voir
les mômes sont vraiment
c'est un vrai truc à voir
non non mais moi je suis d'accord
sur canal ça va être sympa mais ça n'a rien à voir
avec ce que vous allez vivre sur scène
on se quitte avec le dernier titre
choisi par Mathieu Cassovit
avant de retrouver David Blu et le Nova Club
Singing in the Rain
parce que c'est l'époque
et c'est le mood
et c'est l'énergie qu'il faut avoir
salut les gars
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
