Certains films savent jouer de leur modestie pour faire apparaître une ambition plus conséquente. Le rendez-vous de l’été est de ceux-là. La traversée d’un Paris en pleins Jeux Olympiques d’été 2024 par une trentenaire normande glisse vers une radiographie précise et ample, allant de l’ultra-moderne-solitude aux injonctions sociales. S’inscrivant dans une lignée raccrochant les wagons des chroniques de mœurs d’Eric Rohmer ou Jacques Rozier aux jonglages entre romanesque et naturalisme d’une Justine Triet, ce carnet de vacances d’une fausse-Candide tient d’un aérien état de grâce comme d’une renversante profondeur méritant une médaille d’or pour récompenser son aussi attachant que lucide concentré d’humanité.

Le rendez-vous de l’été, en salles le 11 juin.