Manuel Bompard : quel rôle au générique ? - Personnage principal S01E14

Manuel Bompard : quel rôle au générique ? - Personnage principal S01E14

Nova le matin • 12/03/2026 • 44:39

Dans un film, Manuel Bompard serait-il plutôt le stratège, le soldat, ou le nettoyeur de scènes de crime ? C'est la question qu'Azzeddine Ahmed Chaouch lui a posé dans Personnage Principal cette semaine. Entre Pulp Fiction, Will Hunting et Bruno Retailleau, on a pris 45 minutes pour comprendre le rôle au générique du coordinateur de la France insoumise.

Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.

Transcription

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Bienvenue dans Un Personnage Principal,
où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité,
parce qu'on trouve que la réalité, en fait, elle a dépassé la fiction.
C'est une mission, on essaie donc d'aller au-delà de la réalité.
Ce qu'on va essayer de déterminer aujourd'hui avec Manuel Bonpart,
c'est le rôle qui joue vraiment dans le paysage politique actuel.
C'est un calculateur, un idéologue,
un nettoyeur de scènes de crime.
C'est aussi l'un des trois adhérents de la France Insoumise.
Bonjour, Manuel Bonpart.
Vous êtes surtout coordinateur de la France Insoumise
et député des Bouches du Rhône.
C'est ça.
Bonjour.
Ça va très bien, on est dans la dernière ligne droite
de la campagne des élections municipales.
Donc on court partout.
Sinon ça va, on est porté par une campagne.
C'est une campagne, ça porte toujours.
Oui, vous courez, vous êtes arrêté à nos studios.
Et comme dans tout film, on veut essayer d'avoir,
vous savez, l'origine story des personnages,
vous avez une formation d'ingénieur mathématicien.
Ça vous donne un petit côté Will Hunting.
Will Hunting, c'est ce chef d'œuvre du cinéma avec Matt Damon.
Il joue un prodige en mathématiques.
Moi, je vous imagine un peu comme ça,
lors des réunions des Insoumis.
C'est normal que tu soutiennes ça.
Un étudiant de première année,
tu viens de finir le livre
d'un petit historien marxiste,
Pete Garrison probablement,
et tu resteras convaincu jusqu'à ce que dans un mois,
tu lisses James Lemon.
Et là, tu soutiendras que l'économie en Virginie
et en Pennsylvania était animée
d'un esprit d'entreprise tout à fait capitaliste,
déjà en 1740.
Et ça durera jusqu'à ce que l'an prochain
tu régurgites Gordon Wood
et ses opinions sur la pré-révolution
et son utopie et les effets bénéfiques
au capital de toute mobilisation.
Comment on passe d'ingénieur
à militant politique ?
En fait, d'abord,
moi, j'étais militant politique avant
d'être ingénieur,
c'est-à-dire que pendant mes études,
j'étais déjà engagé,
y compris à l'époque,
c'était par exemple la mobilisation étudiante
contre le contrat premier en Boche.
C'est Wilpin qui était à l'époque
premier ministre.
C'est d'actualité,
puisque apparemment,
le Medef va remettre ça sur la table.
C'est un contrat précaire pour les jeunes.
Donc, j'étais déjà engagé,
engagé aussi contre
le traité constitutionnel européen en 2005.
Puis après, j'ai rejoint
Jean-Luc Mélenchon,
le Parti de gauche,
puis la France en soumise.
Et en parallèle de mon engagement
militant, j'ai poursuivi mes études,
j'ai fait un doctorat en mathématiques
appliquée,
puis j'ai fait un post-doctorat.
Et puis après,
il se trouve que j'ai été élu
au Parlement européen
et donc j'ai pas pu continuer
mon activité professionnelle.
Mais en fait,
je n'ai pas vraiment passé
de l'un à l'autre.
J'ai fait les deux en parallèle
parce que j'étais engagé,
parce que j'étais révolté
par l'état du monde.
Et peut-être que maintenant,
dans mon engagement politique,
ma formation scientifique,
elle est utile
parce que je pense
qu'elle me permet
une connaissance
des questions,
on va dire, plus techniques,
maîtrise des chiffres,
ça peut être utile en politique.
Puis peut-être une rationalité
sur les arguments,
en tout cas moi,
que j'essaye de faire,
de convaincre.
Et je crois que la formation
scientifique,
ça peut aider pour ça.
Pourquoi on a ceci ?
D'ailleurs, rarement,
la gauche,
à la rationalité,
on dit souvent,
vous savez, la raison,
c'est la droite.
Moi, la gauche,
d'ailleurs,
même officiellement aujourd'hui,
il faut le dire,
vous êtes d'extrême gauche,
la justice a tranché.
Vous êtes encore
moins rationnel alors ?
Ah non,
je crois pas.
D'abord, si on regarde
rationnellement,
est-ce que la France
soumise est d'extrême gauche
ou pas ?
Honnêtement,
d'ailleurs,
on ne parle pas la route,
on nous dit qu'on est d'extrême gauche
parce qu'on a censuré
les gouvernements.
Franchement,
si maintenant,
dès qu'on censure un gouvernement,
on est d'extrême gauche.
Alors le Conseil d'Etat a pas vraiment
confié, mais ils ont pas
invalidé pour être
plus clair.
Sur la base d'un argument assez
loufoque,
qui consiste à dire,
comme vous êtes pas alliés
dans l'essentiel des villes
au municipal,
avec les partis
qui sont classés
dans gauche,
on va vous mettre
dans l'extrême gauche.
Mais il se trouve qu'on est
pas non plus alliés
avec les partis
qui sont dans l'extrême gauche.
Bref, mettons ça de côté.
Moi, je crois au contraire
que nous, en tout cas,
on a toujours essayé
de faire des campagnes
à la France Insoumise
qui s'appuient sur une logique
qui est une logique de conviction.
On a toujours présenté
les programmes,
on a toujours fait le chiffrage
de nos programmes
et on a toujours essayé
de présenter aussi les arguments,
nos propositions
de manière rationnelle.
Après évidemment,
la politique,
c'est pas de la rationalité.
C'est aussi mobiliser
des affectes,
c'est aussi mobiliser
des émotions
et on essaye de faire les deux.
Mais franchement,
quand je regarde
les programmes politiques
qui sont présentés
à la France,
je ne vois pas quelque chose
de rationnel.
Après, c'est le débat politique
sans le droit d'avoir
leur point de vue.
Ça, je ne sais pas.
Je n'aurais pas la prétention
de dire ça.
Mais en fait,
justement,
je pense que
l'enjeu de la politique,
c'est de sortir de l'idée
qu'il y aurait
un programme
qui serait un programme
établi scientifiquement
et que les autres
ne le sauraient pas.
La politique,
ce n'est pas ça.
C'est la confrontation
entre des points de vue
différents.
Chaque point de vue
a sa logique,
sa cohérence.
Voilà.
Et c'est pour ça
que les gens qui veulent
être le plus justes
pour leur pays.
Moi, c'est comme ça
que je conçois la bataille
politique.
Donc, je ne vais pas
prétendre que notre programme
est le plus juste scientifique.
Ça n'a pas de sens,
en fait,
de dire ça.
Mais par contre,
je pense que notre programme,
il s'appuie
sur une crédibilité
démontrée par des chiffrages
de nos propositions
et par un travail
de longue haleine
pour construire ce programme.
À partir des revendications
qui émergent de la société,
c'est toujours comme ça
qu'on a présenté les choses
et on continuera à le faire.
Ça demande
de ce que je sais.
Vous êtes un peu
quand même le spécialiste
des cartes électorales,
des calculs.
Ça, c'est vous.
On se tourne vers vous
chez les gens.
Je ne suis pas le seul,
mais oui,
je fais partie des gens
qui, évidemment,
dans les négociations
électorales,
dans la préparation
des échanges
électorales,
essaye d'avoir
une maîtrise
de ce qu'on appelle
la carte électorale.
C'est-à-dire,
quels sont les endroits
où la France insoumise
fait ses meilleurs résultats.
Conprétement,
on prenait quoi
une carte de France ?
Les circonscriptions,
c'est-à-dire que,
évidemment,
que l'historique
des élections précédentes
aide à identifier
les points forts,
les zones de force
de la France insoumise
et, au contraire,
ses zones de faiblesse.
Mais ce n'est pas
juste à l'échelle des villes
et des communes.
Toute personne
qui est engagée
dans une campagne
électorale,
dans sa campagne,
elle va regarder,
elle va analyser
les résultats
des élections précédentes
dans sa campagne
et elle va regarder
quelles sont les endroits
ou sont potentiels
électorales les plus
importants.
D'ailleurs,
ce sont des bons résultats
alors que,
bien souvent,
une campagne électorale,
c'est d'abord un différentiel
de mobilisation,
c'est-à-dire,
il faut que les endroits
où vous êtes forts
aillent largement
se mobiliser.
Donc,
nous,
on a tout un travail
de ciblage,
y compris
toute personne
qui fait une campagne
localement,
elle va essayer
de cibler
plutôt par bureau de vote
qu'elles sont
les bureaux de vote
où on peut faire
les meilleurs résultats
et d'essayer
d'aller mobiliser
les gens au maximum
j'ai un...
un mathématicien avec moi
on va pas faire que
pour ça le...
je sais pas que mathématicien
pas que mathématicien
mais est-ce que vous pouvez
nous expliquer
le nouveau mode de scrutin
pour Paris Lyon Marseille
la fameuse loi PLM
parce qu'il y a beaucoup
de gens qui comprennent pas
je pense qu'il y en a
qui vont découvrir
qu'il y aura deux bulletins
le jour J.
Vous pouvez nous expliquer ça
monsieur le prof de maths?
Alors,
avec plaisir
effectivement,
il y a eu un changement
de mode de scrutin
donc c'est la première fois
cette année en 2026
que danser ce qu'on appelle PLM
c'est-à-dire Paris Lyon Marseille
vous savez dans ces villes-là
il y a des arrondissements
prenons l'exemple de Paris
il y a des arrondissements
et avant le changement
de mode de scrutin
vous votiez uniquement
à l'échelle des arrondissements
et les premiers élus
dans chaque arrondissement
à les sièges
et au conseil de Paris
est constitué la majorité
municipale
et ensuite en fonction
des rapports de force
issus de ces élections
dans ces différents arrondissements
vous avez une majorité
à l'échelle de la ville
qui est Elisabeth
Un système de grands électeurs
dans les États-Unis un peu?
En quelque sorte
c'était un peu un système
de grands électeurs
maintenant il y a eu un changement
de mode de scrutin
qui fait qu'il va y avoir
en fait deux votes en même temps
dans chaque bureau de vote
chaque personne va voter
deux fois
une fois pour élire
l'équipe municipale
de son secteur
ou de son arrondissement
et une deuxième fois
pour voter directement
pour la liste centrale
ça c'est le premier changement
qui est important
donc il faut que les gens
comprennent
ça veut dire qu'on peut voter
pour deux couleurs différentes
pour mon maire d'arrondissement
quelqu'un de gauche
et puis je vais voter
pour la maire centrale droite
on peut tout à fait le faire
chacun sera libre de le faire
ça veut dire chacun
quand il va arriver
dans son bureau de vote
il aura d'abord un premier vote
sans doute d'abord
pour la mairie de secteur
ou la mairie de centrale
je ne sais pas encore
comment ça va être organisé
puis une fois
qu'il fera aller mettre
son bulletin
il va voter
puis ensuite il va repasser
devant une table
dans laquelle cette fois
il y aura les bulletins de vote
à l'échelle de la ville
et il va voter une deuxième fois
et le deuxième changement
qui est important
qui est un peu complexe
c'est ce qu'on appelle
la prime majoritaire
pardon je m'explique
la liste qui arrive en tête
au deuxième tour
d'une élection municipale
dans toutes les villes
il y aura des sièges
au conseil municipal
qui lui sont attribués d'office
et les 50% restants
sont répartis à la proportionnelle
des différents résultats
on sera largement majoritaire
ça c'est dans toutes les villes
hors paris-lui au marseille
puisque dans paris-lui au marseille
maintenant
cette prime majoritaire
elle est de 25%
et les 75% restants
ça veut dire que la majorité
du maire
sera moins écrasante
que ce qu'elle est
généralement
dans les autres communes
et que les oppositions
auront davantage de poids
il y a peu de gens
qui connaissent tout ça
je pense qu'il y a un plat
je pense qu'il y en a beaucoup
qui vont découvrir
c'est-à-dire qu'il faut voter
deux fois dans les grandes villes
je pense qu'il y a plein de gens
qui vont le découvrir
je vous le confirme
moi dans la campagne électorale
y compris que je mène
avec Sébastien Dologue
et les candidats
de la Lise de la France
insoumise à Marseille
bien souvent
les gens ne sont absolument pas au courant
il y a eu peu de pédagogie
peu d'explications
qui a été faites
sur ce sujet
ça fait partie de notre travail
de campagne
aussi d'expliquer
ces choses-là
et des gens
qui parfois vont découvrir
parfois il y a des gens
par exemple
qui savent même pas
qu'il y a deux tours
le premier tour
c'est dimanche
le 15 mars
deuxième tour
le 22 mars
et des fois
il y a des gens
dans les campagnes qui disent
ah moi je vais y aller au deuxième tour
ah non c'est important
parce qu'en fait
c'est toutes les listes
qui font plus de 10%
au premier tour
qui peuvent être maintenues
au second tour
elles peuvent aussi fusionner
avec une autre liste
donc c'est important
de rappeler ces éléments
du mode de scrutin
parlons encore
chiffres objectifs
à partir de quel score
à partir de quand
vous pourrez dire
que les municipales
seront réussies
est-ce que vous fixez
un nombre de villes
pourcentage national
c'est très compliqué
à calculer en vérité
parce que
dans l'essentiel des communes
une fois que vous sortez
des communes grandes
ou des communes moyennes
souvent c'est des listes
sans étiquette
d'hiver gauche
donc c'est très difficile
d'agréger des résultats
à l'échelle nationale
bon pour la France Asoumi
la France Asoumi
c'est un jeune mouvement
il a fait tes ses 10 ans
impression que vous êtes
appuyamment en montant
en Paris ou tout le temps
ah bah ça c'est sûr
qu'on parle beaucoup de nous
ce qui est parfois plutôt bien
souvent c'est pour dire
du mal de nous
on en parle
dans les médias traditionnels
mais en tout cas
bon la France Asoumi
c'est un jeune mouvement
donc d'un certain point de vue
elle part de pas grand chose
donc moi si vous voulez
je suis assez serin
dans cette campagne
des élections municipales
parce qu'on peut coprogresser
pour l'instant il y a 2 villes
qui sont dirigées
à l'échelle nationale
par la France Asoumi
c'est des villes
de moins de 20 000 habitants
voilà si on arrive
à gagner quelques communes
plus grandes
et puis rentrer en force
dans les conseils municipaux
bah je pense que
dans tous les cas
ça sera une belle réussite
pour la France Asoumi
ça sera une étape franchie
et ça sera aussi
et ça c'est important
de le dire
d'avenir après
c'est-à-dire la bataille
des élections présidentielles
de 2027
donc toute la force
que vous allez donner
à la France Asoumi
dans cette campagne
et bah ensuite elle va être
projetée dans cette grande bataille
nationale
est-ce que dans certaines villes
ou le risque d'une victoire
de l'extrême droite
je parle par exemple
de Marseille
si on prend une grande ville
symbolique
est-ce que vous pourriez
vous désister
j'ai entendu Jean-Luc Lanchon
j'étais à son meeting
que je couvrais
il expliquait pas
de désistement
mais un rassemblement
ça veut dire
vous pourriez
vous maintenir
ou concrètement c'est-à-dire
bah ouais mais ça serait irresponsable
de la part du PS
enfin il faut quand même
rappeler parce que là
le Parti Socialiste
j'ai vu, pardon mais
ils ont publié un communiqué
la semaine dernière
expliquant de toute façon
plus d'alliances
avec la France Asoumi
et au deuxième tour
des élections municipales
mais si vous faites ça
mais alors vous acceptez
de donner à la droite
et à l'extrême droite
des dizaines
des centaines de villes
avec des conséquences
qui sont gravissimes
pour les habitants
et les habitants
la tradition historique
à gauche
aux élections municipales
ça a toujours été
de dire qu'au deuxième tour
même si on n'est pas d'accord
surtout
il y a des formes de rassemblement
pour battre la droite
et l'extrême droite
la tradition historique
à gauche ça n'a jamais été
le retrait des listes
qui arrivent
2 ou 3ème à gauche
parce que si vous faites
le retrait des listes
qui arrivent 2 ou 3ème à gauche
eh ben le risque
c'est que les électrices
et les électeurs
qui se sont portés
sur ces listes
au premier tour
ils ne se reportent pas
sur la deuxième liste
de gauche
au second tour
parce qu'ils ne sont pas
représentés dans cette liste
il faut respecter
les électrices et les électeurs
qui sont représentés
au conseil municipal
et donc il y a 2 moyens
de la représenter
au conseil municipal
soit qu'elles se maintiennent
mais alors ça peut prendre
le risque de donner la vie
à la droite
ou à l'extrême droite
soit qu'elles fusionnent
y compris de manière
technique c'est-à-dire
on n'est pas d'accord surtout
mais on fait liste commune
on fait un front
anti-fasciste
au deuxième tour
nous c'est la proposition
qu'on propose
partout nationalement
partout il y aura
une liste de droite
et d'extrême droite
la France assomise
elle proposera
de constituer un front
anti-fasciste
et si le parti socialiste
avec la vie des gens
moi je suis député de Marseille
je peux vous dire
qu'il y a beaucoup de gens
qui subiraient dans leur chair
l'arrivée au pouvoir
de l'extrême droite à Marseille
et si le PS
par exemple à Marseille
le printemps Marseille
comme on les appelle là-bas
si par exemple
ils se maintiennent
ils maintiennent leur position
est-ce que vous
vous resterez sur la route
je pense qu'ils maintiendront
pas leur position
parce que je pense
qu'il y a une pression
il y aura une pression
des habitants
des habitants
y compris de certains
colistier de M. Paillon
y compris de certains
colistiers de M. Paillon
qui lui fera comprendre
parce que
quelle est cette idée
qui consiste à croire
qu'en quelque sorte
il devrait diriger tout seul
n'avoir aucun poids à gratter
y compris dans sa propre
parmi les conseillers municipaux
de gauche
et moi je dis aux électrices
et aux électeurs Marseillais
si vous voulez
le programme que l'on porte
c'est la gratuité
de la cantine scolaire
c'est la gratuité
des transports pour les jeunes
c'est faire en sorte
d'avoir une police de proximité
c'est agir pour le logement
pour à Marseille
le problème du logement
il est catastrophique
moi je suis député
dans ma permanence
les gens qui viennent me voir
la moitié du temps
c'est pour des problèmes de logement
bah est-ce que vous voulez que ça
ça change
si oui
il faut donner un maximum
de force
à la liste conduite
par Sébastien de Logu
au premier tour
de l'élection municipale
si vous la mettez devant
on organisera le rassemblement
si elle est pas devant
plus vous lui aurez donné
de la force
et plus ça obligera
le parti socialiste
à accepter un rassemblement
au second tour
et donc ça nous permettra
de continuer ces batailles
ensuite au conseil municipal
là je parlais
à Will Hunting
je disais tout à l'heure
le mathématicien
maintenant je vais changer de perso
on a l'impression
que vous êtes aussi le Winston Wolff
de la France Insoumise
c'est le nettoyeur
de scène de crime
de Pulp Fiction
c'est lui qui dit ça
vous êtes
Jamie
séchez vous ici
tout à fait
je suis Winston Wolff
je résoud les problèmes
c'est souvent vous
qu'on envoie en plateau
après une polémique
de LFI
là vous arrivez
à rester calm
en toute circonstance
ça se travaille
en poker face
on a l'impression
de jouer un rôle
aussi quand vous faites ça
de demeure
de nettoyeur
comme on peut dire
on aime bien vous envoyer
ce qu'on dit
il va tout résoudre
bon pas
tout résoudre
j'aurais pas cette prétention
alors moi je me sens
non mais je me sens
pas nettoyeur
mais j'ai pas
on va dire que moi
j'ai pas peur d'aller
au front aussi
dans la bataille
médiatique
parce que pour moi
je la conçois comme une bataille
je ne crois absolument
pas que
les médias traditionnels
sont une arène neutre
dans lequel
je pense que
les médias dominants
défendent une idéologie
qui est une idéologie dominante
et que
Gramsci disait
si vous voulez gagner
une victoire politique
d'abord il faut gagner
une victoire culturelle
donc je pense qu'il faut mener
la bataille culturelle
y compris dans les médias dominants
et moi j'essaie de prendre
ma part dans cette bataille
bien souvent les polémiques
contre la
la France insoumise
sont tellement grotesques
que c'est pas si facile
que ça
de les déminer
après
le sang froid
le calme
je pense qu'il y a des questions
de caractère évidemment
mais il y a aussi
une conception du fait
que souvent leur piège
vise à essayer de vous faire
sortir de vos gonds
pour essayer ensuite
de renforcer l'image
qu'on veut donner de vous
qui est l'image des gens
qui sont extrémistes
etc
franchement il n'y a rien
dans la France insoumise
c'est le problème de l'extrémiste
pour reprendre encore une métaphore
il y a le bad cop
c'est Jean-Yves Pélenchon
et good cop c'est vous
et comme ça
vous jouez un peu comme ça
un peu dans les médias
d'ailleurs vous êtes invité
facilement sur BFM
CNU et tout
il n'y a pas de problème
heureusement ils n'ont pas le choix
la France insoumise
elle a plus de 70 députés
à l'Assemblée nationale
Jean-Yves Pélenchon
il a fait 22% des voix
à l'élection présidentielle
heureusement dans ce pays
il y a encore
l'obligation
pour les médias dominants
de donner la parole
y compris aux opposants
et à ceux qui les critiquent
Jean-Yves Pélenchon c'est le bad cop
et vous êtes le good cop
ou pas ?
je crois pas du tout
Jean-Yves Pélenchon
sur le bad cop
et personnellement
je me considère pas good cop
en tout cas j'ai pas
l'impression de renoncer
à défendre mes positions
y compris face à l'adversité
après chacun le fait
avec sa méthode
et sa manière
Jean-Yves Pélenchon
il est quand même
beaucoup caricaturé
parce que vous savez
Jean-Yves Pélenchon
dans la campagne présidentielle
la dernière
par exemple
on disait au contraire
que c'était
l'instituteur
celui qui expliquait
bien les choses etc
donc
vous savez
il faut pas trop
trop sauter à la corde
des caricatures
et des portraits médiatiques
qui sont faits des uns
et des autres
on défend absolument le même programme
on est une équipe
Jean-Yves Pélenchon
qui est la figure
la plus identifiée
la plus connue
sans laquelle d'ailleurs
la France Assoumise
n'existerait pas
mais il y a une équipe
autour de lui
et en quelque sorte
chacun est à son poste
de combat
moi je prends le mien
et j'essaye de le faire
de la meilleure manière possible
après personne n'est
parfait
on peut tous s'améliorer
et on essaie de tout
s'y travailler
moi
Jean-Yves Pélenchon
et tout le monde
vous êtes
officiellement
numéro 1
Jean-Yves Pélenchon
est décrit
dans les médias
comme le leader
principal
ah non
moi j'ai pas du tout l'impression
de me faire balader
par qui que ce soit
quand on entend
Jean-Yves Pélenchon
le leader
c'est pas vrai
selon les statuels
la réalité
c'est vous non
écoutez
Jean-Yves Pélenchon
c'est le fondateur
de la France Assoumise
il a été candidat
trois fois
à l'élection présidentielle
évidemment
que c'est la personnalité
la plus connue
la plus identifiée
et donc
quand il parle
et c'est pas parce qu'on l'a
décidé
quand Jean-Yves Pélenchon
parle
justement d'avoir réussi
à faire émerger
à faire connaître
à faire grandir
aussi une nouvelle génération
politique
avec des personnes
qui n'ont pas forcément
fait le parcours type
de la personnalité politique
et à qui il a donné
une visibilité
et moi je suis très fière
de cette équipe
de l'équipe
que la France Assoumise
constitue aujourd'hui
et ça me dérange absolument
pas évidemment
que Jean-Yves Pélenchon
soit présenté
comme étant
le leader
ou le fondateur
de la France Assoumise
même si vous remarquerez
qu'il y a
aussi d'autres personnes
qui de plus en plus
sont identifiées,
sont connues
et sont reconnues
comme étant
des personnalités
de la France Assoumise.
C'est vrai que chez vous
il y a la notion
de loyauté
dans le moment
qui est assez importante
dans les films
dans la fiction
comme c'est un peu
la métaphore
et l'angle de l'émission
c'est plutôt
dans les films de guerre
qu'il faut sauver
coûte que coûte
le soldat
Jean-Yves Pélenchon
quoi qu'il arrive
est-ce que parfois
enfin vous avez le droit
en colise
vous n'êtes pas d'accord
avec lui
et vous dites
Jean-Luc, tu allais trop loin
non mais
évidemment qu'on a
des débats internes
sur tous les sujets
enfin ça je veux dire
c'est une vision
présentée
comme si
Mélenchon disait quelque chose
mais ça absolument
pas comme ça
par ailleurs c'est pas une question
d'être d'accord
pas d'accord après
c'est que bien souvent
on construit
enfin moi je veux dire
avant chaque discours
Jean-Luc Mélenchon
on a un échange
sur quels sont
les éléments qu'il va
mettre dedans
enfin je veux dire
qu'il me semble
qu'une formation politique
dans une situation d'adversité
comme celle que j'ai décrit
et qu'on va s'en doute
continuer à décrire
elle doit être
aussi un collectif
humain qui fait bloc
alors oui
ça peut arriver
je parle pas de Jean-Luc Mélenchon
en particulier
que l'un d'entre nous
dit quelque chose
qui n'était pas exactement
calibré
parfaitement comme il faut
et ben moi j'assume
de dire que notre devoir
dans ce cas là
c'est de faire bloc
parce que personne n'est
parfait
que tout le monde peut faire
des erreurs
et cette attitude
en quelque sorte
à chaque fois
et essayer individuellement
de se distinguer des autres
pour montrer que nous
on est parfait etc
ben moi c'est une attitude
dans laquelle je me retrouve
absolument pas
donc voilà
moi j'assume
de faire bloc
de être loyal
parce qu'on travaille ensemble
que c'est un collectif
et que dans un collectif
et ben il faut être capable
de faire preuve de solidarité
avec les autres membres
de ce collectif
y compris quand parfois
ils font l'objet de cabal
que je trouve injustifié
parce que justement
on parlait de loyauté
c'est une notion
qui peut être vue
comme paradoxale
mais il y a aussi ceux
que vous avez écartés
la France insoumise
je pense à Corbière
Garrido
Hautin
ils sont bien écartés tout seul
ils sont bien écartés tout seul
vous savez la loyauté
quand vous commencez
à être dans un groupe politique
ça m'est arrivé personnellement
où vous vous retrouvez
sur un plateau de télévision
et vous avez en face de vous
un journaliste
qui n'est pas un ami
qui vous lit des échanges internes
des textos
que vous avez envoyé
sur des questions politiques
ben oui
dans ce cas là
il y a un conflit
de loyauté
j'ai pas envie de travailler
avec des gens
qui préfèrent alimenter
nos adversaires
pour les aider
dans la bataille politique
qui mène contre nous
on a le droit
évidemment d'avoir
des débats internes
on en a plein
la France insoumise
on a le droit de pas être
d'accord surtout
on en a plein
mais moi j'ai un principe
de base c'est que
le lynche sale
ça se lave en famille
et ensuite
quand on va
dans la bataille politique
et ben on fait bloc
on assume
et sinon en fait
on n'existe pas
parce que la lutte
qu'on mène
économique
contre en fait on a
on a plein de
de force
qui sont en face de nous
et qui rigolent pas
qui jouent pas
et si vous commencez
à leur donner
une ligne de fracture
et de faille
ils tapent dedans
et ils vous mettent à terre
donc c'est une question
d'efficacité
du combat politique
dans l'efficacité
dans le combat politique
quand on a des accords
on le fait en interne
mais en externe
on fait front
on fait bloc
c'est comme ça
qu'on est les plus forts
et d'ailleurs je pense que
ça n'a pas trop mal réussi
à la France
par an
de votre stratégie
qu'il y a des changements de rythme
parfois c'est
on va dire
je sais pas c'est la brûlitalité
mais au moins de la virulence
parfois c'est plus carré
mais est-ce que ça vous choisissez
les changements de rythme
ou alors vous subissez l'actu
et...
Non on essaye de pas super l'actu
parfois on la subit
comme tout le monde
mais oui bien sûr
on assume de
de considérer
si vous voulez que
entre deux élections présidentielles
le sujet pour nous c'est
d'élargir
la base électorale
et de s'adresser en particulier
aux gens qui sont les plus
éloignés de la politique
et pour ça il faut parler
d'une manière
qui fait que ce qu'on dit
est entendu par ces personnes-là
sinon vous faites
ceux qui veulent déplaire à personne
mais quand vous voulez
déplaire à personne
à la fin vous plaisez à personne
donc à un moment
moi j'assume d'avoir
des positions qui sont assumées
parfois elles clivent
mais ça c'est la vie
même sur la forme
parfois
oui
après il faut être respectueux
des gens
ma frontière c'est que je pense
qu'il faut respecter la dignité
y compris de nos adversaires
pas s'attaquer personnellement
à des gens
moi vous m'entendrez jamais
faire des coups qui sont en dessous
de la ceinture
mais par contre
d'écrire une situation
qui est une situation
de violence sociale
de brutalité démocratique
avec les mots
qui correspondent à cette situation
ça me paraît nécessaire
de le faire
et vous savez
la France Asoumise
elle a rapporté ça aussi
fait d'utiliser ce langage
et ce vocabulaire
ça a permis aussi
de sortir
d'une forme de classe politique
très aseptise
et dans lequel
il y a des gens
qu'on n'entend jamais
dont on parle jamais
des souffrances
des difficultés de la vie
moi je suis fier de ça
j'ai permis
par exemple
quand on est rentré
à l'Assemblée Nationale
il y a plein de gens
qui se sont mis à suivre
ce qu'il se passait à l'Assemblée
alors qu'avant
ils sont foutés absolument
et complètement
et ça c'est aussi
parce qu'on a utilisé
des nouveaux profils
un langage
qui n'est pas un langage
technocratique
du dictionnaire
de la langue de bois
vous savez
le truc
où il y a des lignes
et des colonnes
et vous pouvez dire les
je sais pas si vous avez
déjà vu ça
vous pouvez utiliser
chaque case
le bingo
le faire le bingo
le faire
et ensuite
pour répondre à votre question
il y a après des moments
où il faut un peu plus
élargir le discours
parce que
il faut qu'il y ait des électrices
et des électeurs
pour qui vous êtes pas
forcément le premier choix
électoral
mais qui se disent
bah c'est quand même pour eux
qu'il faut voter
ça vous empêche pas
parfois d'ailleurs
de verser
presque dans le slam
ou le rap
on peut écouter
cette séquence
face à Apoline de Ballerbe
sur RMC BFM
l'avez-vous seulement lue
ce budget
vous avez même demandé
c'est basé par le temps
ah oui je l'ai lu moi
les postes d'enseignants
qui sont supprimés
j'ai lu ce budget
donc je sais
qu'il y a 3000 postes
de surveillance
qui sont supprimés
j'ai lu ce budget
donc je sais
que par exemple
on va supprimer les aides
pour le logement
pour les étudiants étrangers
j'ai lu ce budget
donc je sais
par exemple que à l'intérieur
on va supprimer
un crédit d'impôt
pour les personnes âgées
quand elles ont besoin
de faire des travaux
vous savez
pour pouvoir rester à domicile
quand on a besoin
d'adapter sa douche
par exemple parce qu'on commence
à être âgés
et qu'on a un problème
pour utiliser
plus médine que François Hollande
vous avez pris l'anaphore
très hollandien
la plus médine que François Hollande
j'ai pas préparé l'anaphore
c'est la question
d'Apolline de Malherbe
que je retourne
d'ailleurs
vous l'avez mis
en mode mute
parce qu'elle n'a pas
coupé la parole
parce que j'ai fait
une interview la même semaine
sur France Info
il y a Acrimed
qui a analysé
l'interview
qui dit qu'on m'a coupé la parole
toutes les 26 secondes
donc essayer
en 26 secondes
de présenter
des arguments
c'est pas facile
mais en tout cas
c'était pas préparé
après moi j'assume aussi
de dire que quand on va
dans les médias disdominants
évidemment on parle
aux personnes qui les écoutent
mais on fait aussi
on essaye aussi
de construire des séquences
d'argumentation
qui après vont avoir
une seconde vie
y compris sur les réseaux sociaux
avec des centaines
de milliers de vues
parfois des millions de vues
et que c'est aussi
les méthodes
de la politique actuelle
ce qu'il faut pas
c'est que la forme
l'emporte sur le fond
mais là en l'occurrence
la forme l'emporte pas
sur le fond
je fais une séquence
dans lequel je donne des arguments
très très très partagés
donc ouais ma culture
c'est plus
plus rap français
que
social libéralisme
et trahison
de la gauche
au cinéma
y a parfois des plots twist
des changements d'intrigues
comme on dit
où le méchant
du début du film
se retrouve à faire alliance
contre le héros
face à un plus grand méchant
c'est un peu le cas aujourd'hui
en politique
les plus méchants aujourd'hui
pour beaucoup de français
ce n'est plus l'extrême droite
c'est vous
c'est ce qui ressort
de certains insondages
comment vous êtes devenu
les méchants dans le scénario
on l'a vu
notamment avec la séquence
autour de la mort
du méitin identitaire
cantin de rank
bon d'abord moi je
je crois pas ça en vrai
je crois pas que dans
les profondeurs du pays
les gens considèrent que c'est la France
ce qui est le
le plus gros dégât
ou je sais pas quoi
y a des gens qui peuvent
être influencés
influencés
par une classe
médiatique
et une partie
de la scène politique
y a quand même
de récurrents sondages
il y a un dernier
je crois qu'il y avait
10 000 sondés
qui n'ont pas
une bonne opinion
qui estime que
vous avez une mauvaise image
et vous avez un peu
les mêmes disaient
entre 2017 et 2022
Jean-Luc Monanchon était
la personnalité
la plus détestée des français
et il a fait 22 %
des voix
à l'élection présidentielle
suivante
vous savez les trés d'image
les mêmes enquêtes
de popularité disaient
que Fabien Roussel
était la personnalité
de gauche préférée
des français
et il a fait 2 %
des voix
à l'élection présidentielle
les mêmes disaient
d'ailleurs que Alain Juppé
avant la dernière
élection présidentielle
était la personnalité
préférée après ça
a été Hidalgo
et Hidalgo
a fait 1,7
comme une campagne présidentielle où vous avez des grands débats nationaux, des grands meetings,
des grandes rassemblements populaires, c'est aussi l'occasion ensuite d'aller au-delà
des procès médiatiques et de se rendre compte en fait de la réalité de ce que les gens
disent, de ce que les gens proposent, de ce que les gens font.
Vous savez, on caricature beaucoup la France Insoumise, mais par exemple les militantes
et les militants de la France Insoumise, c'est des gens qui font des collectes alimentaires
pour les personnes qui ont rien à manger, qui avant Noël font des collectes de jouets
de Noël pour les gamins qui malheureusement sont des familles dans lesquelles ils n'ont
pas la possibilité d'avoir des cadeaux à Noël.
Moi, je suis à Marseille quand il y a eu la catastrophe à Mayotte et au Comort.
Ce qu'on fait les militants de la France Insoumise à Marseille, c'est participer
à des collectes de solidarité pour pouvoir envoyer des colis à Mayotte.
Vous voyez, ça, c'est la réalité.
Mais ça, évidemment, dans les médias, personne ne le dira jamais et personne
n'en parlera jamais.
Donc moi, je mets assez à distance ces procès médiatiques quant à la
dangerosité et au retournement.
Quand j'entends Monsieur Rotaillot dire qu'il faut mettre un cordon sanitaire
contre la France Insoumise, j'ai plutôt l'impression que c'est la France
Insoumise, le cordon sanitaire contre Bruno Rotaillot.
Parce que pardon, mais à la France Insoumise, il n'y a personne
qui n'a jamais dit qu'il y avait des Français de papier.
Par contre, Bruno Rotaillot l'a dit à la France Insoumise.
Il n'y a personne qui a dit qu'il y avait une partie des Français
qui étaient en régression vers leurs origines ethniques,
qui a un propos absolument raciste pour le prendre par tous les bouts.
C'est-à-dire qu'il y a des races inférieures et qu'il y a des gens
qui sont en régression vers cette race pour l'utiliser.
Cette expression, qui évidemment, les races n'existent pas.
Et personne à la France Insoumise n'a jamais dit ça.
Que au Rassemblement national, il y a des gens qui ont proposé
d'interdire l'exercice de certains emplois à des Français
parce qu'ils avaient une double nationalité, en quelque sorte,
de remettre en cause leur loyauté à la patrie et à la nation française,
alors que c'est pas parce qu'on a deux nationalités
qu'on ne peut pas aimer nos deux pays à 100%,
comme c'est pas parce qu'on a deux enfants qu'on ne peut pas
les aimer à 100%.
Ça, c'est au Rassemblement national, pas à la France Insoumise.
Et vous trouverez pas une mesure, une proposition dans le programme
de la France Insoumise, qui soit contraire à nos principes
républicains, l'égalité, liberté, fraternité.
Vous trouverez pas une seule mesure dans le programme
de la France Insoumise, qui divise les Français,
qui en crue une inégalité entre les Français.
C'est précisément l'inverse.
Donc, en fait, s'il y avait un travail un peu honnête
qui était fait là, par exemple, on nous jette des accusations
d'antisémitisme.
Mais il y a des gens qui ont fait un travail, qui a un travail
pour regarder quels sont les candidats qui ont été ciblés
pour racisme, antisémitisme.
Il y en a zéro à la France Insoumise.
Ils sont tous à l'extrême droite et au Rassemblement national.
Il y a un travail, pardon, qui a été fait par le comité consultatif
des droits de l'homme en France, qui est la seule étude sérieuse
indépendante qui a été fait sur les préjugés antisémites,
qui malheureusement évidemment existe dans la société
et malheureusement existe dans toutes les formations politiques.
Mais la première partie dans laquelle les sympathisants
ont des préjugés antisémites, c'est le Rassemblement national.
Il y a six partis qui ont été testés la France Insoumise
à l'arrivance cinquième position et ça, personne ne le dit jamais
alors que c'est une étude indépendante qui a été faite sur ce sujet.
Et si vous faites référence à la prononciation des mots et des noms
propres Epstein et Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon rappelle
qu'il s'est excusé sur Glucksmann.
Mais d'abord, il faut dire que...
Mais d'abord, il faut dire que...
Donc ça veut dire qu'il avait conscience qu'il a fait...
Je vais répondre à ça.
Mais d'abord, il faut dire que sur Epstein, Epstein, puisque c'est ça
maintenant qu'il y a plein de médias qui ont posé la question
de comment faire les prononcés ce nom et que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais dit,
il ne faut pas dire Epstein, parce que ça renverrait à une soi-disante.
D'ailleurs, moi, je n'en sais rien.
Est-ce que Epstein est d'origine ou de confession?
Je ne sais absolument rien.
Jean-Luc Mélenchon n'a pas dit ça.
Il a dit il y a eu plusieurs centaines d'articles de presse
qui essayaient de faire un lien entre l'affaire Epstein et la Russie
en russisant son nom.
C'était ça qui l'a dit Jean-Luc Mélenchon.
Il s'est très bien ce moment-là que les gens qui écoutent...
Cette culture, je parle des militants des Français.
Il l'a bien expliqué et dans le même discours, franchement,
si vous regardez le discours, il parle de Lyon.
Enfin, je veux dire, son discours précisément dénonce l'antisémitisme.
Bref, et après, sur Glucksmann, écoutez, franchement, j'ai dit...
Il a dit désolé, Arnaud.
Il savait qu'il avait fait une petite bêtise.
Mais il a dit lui-même.
Il a écorché quatre noms.
Regardez pour vous dire à quel point cette polémique est malhonnête,
absolument malhonnête.
J'étais, moi, au discours à Perpignan.
Jean-Luc Mélenchon s'est trompé sur le prénom de notre candidat
à l'élection municipale à Perpignan.
Il s'appelle Michael Hydra, qui l'a appelé Michel.
Et à la fin, il a dit...
J'étais désolé, il y a quatre noms que j'ai écorché.
Violette Spilboot, qui est la députée macroniste,
il l'a appelé Violette Spilboot, il l'a pas fait exprès.
Genre, il l'a buté sur des noms.
Franchement, c'est ridicule, c'est absolument ridicule.
Alors, vous voyez comment le système médiatique est pervers ?
Vous faites un tweet pour dire que j'ai buté sur quatre noms.
Je suis désolé.
Et on dit, oui, ce n'est pas sincère.
Vous n'êtes pas vraiment désolé.
Enfin, je veux dire, donc, en fait, vous ne pouvez rien faire.
Si vous faites une bêtise, vous vous excusez.
On vous dit non.
Et ça vous fait mal, ce qualificatif anti-sémite ?
Il y a quand même, il faut le dire, une partie de la comité juive
qui peut vous considérer comme anti-sémite.
Ça vous fait mal ou pas ?
Vous dites que vous avez perdu quelque chose
qui n'a pas que des opposants politiques qui disent ça ?
Ça me fait mal, oui, bien sûr que ça me fait mal
quand vous êtes à la tête d'un mouvement
dans lequel vous avez des centaines de milliers de personnes
qui depuis le plus jeune âge sont engagées
dans les causes antiracistes
contre toutes les formes de racisme, d'antisémitisme,
d'islamophobie.
Et que vous essayez d'avoir une forme de retournement de l'histoire
où les héritiers des véritables anti-sémites
sont considérés comme lavés de tout soupçon
et on essaye de mettre ce stigmat contre la France Insoumise.
Évidemment que ça me fait mal.
Qu'est-ce que vous avez loupé ?
Vous dites que vous avez loupé quelque chose
dans votre stratégie, dans votre communication ?
Je crois pas.
Je crois que si vous regardez malheureusement
sur la scène internationale,
c'est pas propre à la France qui se passe.
C'est que vous avez aujourd'hui des formations politiques
comme la France Insoumise
parce qu'elle dénonce absolument vigoureusement
le génocide à Gaza
et l'action du gouvernement de Netanyahu
que l'accusation d'antisémitisme
est utilisée en quelque sorte comme un rayon paralysant
pour essayer de vous dire si vous dénoncez
ce que fait Netanyahu à Gaza.
Alors vous êtes anti-sémite.
Mais en vérité, c'est ceux qui utilisent cette accusation
qui font quelque chose de totalement inacceptable.
C'est-à-dire qu'ils amalgament l'ensemble des Français d'origine
ou de confession juive
avec la position qui est celle de Netanyahu à Gaza.
Ce que nous évidemment, nous n'avons jamais fait.
D'ailleurs, on participe
d'un des manifestations de solidarité
avec le peuple palestinien
dans lequel vous avez des organisations
avec des personnes d'origine ou de confession juive
comme Tzedek,
comme l'Union juive française pour la paix
qui sont précisément des juifs engagés
en solidarité avec le peuple palestinien.
C'est ceux qui font cette instrumentalisation
et cette accusation qui en quelque sorte renforcent la question
de l'antisémitisme en faisant croire
que si vous critiquez ce que fait Netanyahu,
vous êtes anti-sémite.
Je rappelle que Macron a été accusé d'antisémitisme
que même le Pape a été accusé d'antisémitisme
parce qu'il a dit qu'il faut assercer le feu à Gaza.
Justement, le projet de loi de Sébastien Le Corneuf
prend l'idée de pénaliser, de criminaliser
comme on veut l'antisionisme,
dire que je suis anti-sioniste.
C'est ça ?
Oui, en fait, c'est pas une proposition.
À la base, c'est une projet de loi
qui a été déposée par une députée Macroniste
qui s'appelle Caroline Yadon
qui n'a pas pu être examinée à l'Assemblée nationale
parce qu'il y avait trop d'amendements sur le texte d'avant
et Le Corneuf a annoncé qu'il voulait reprendre ce texte.
Et ce serait extrêmement grave.
Ça revient à pénaliser en quelque sorte la critique
d'un état, la critique de sa politique,
la critique de son expansion,
la critique de son fonctionnement.
Je rappelle qu'il y a des instances internationales
qui disent, par exemple, qu'il y a un appartail d'aujourd'hui en Israël,
c'est-à-dire que l'ensemble des citoyens israéliens
n'ont pas les mêmes droits,
et ça c'est largement documenté.
Évidemment, ça vise à critiquer ce qui se passe en ce moment
à Gaza, bien sûr, mais aussi au Liban
avec des centaines de milliers de personnes qui sont déplacées,
avec plus de 500 morts,
déjà selon les chiffres qui ont été donnés.
Et je trouve ça absolument odieux d'essayer d'amalgamer
cette critique absolument nécessaire et indispensable
des actions criminelles du gouvernement Netanyahu
à de l'antisémitisme.
C'est absolument odieux.
Et d'ailleurs, c'est ce que utilise Netanyahu lui-même
pour se défendre.
Dès qu'un pays le critique,
il dise que c'est des antisémites.
Le gouvernement espagnol a critiqué,
et on dit que c'est des antisémites.
Évidemment, il n'y a rien d'antisémite là-dedans.
Alors, comment on change ce scénario ?
Parce que dans les films, généralement,
quand on est en difficulté,
là, je parlais de votre image,
vous me dites qu'il n'y a pas que des gens qui voient ça,
qui pensent ça.
Je pense même l'inverse.
Je pense que ça a produit au contraire de la mobilisation.
Vous vous pensez ?
Oui, j'en suis convaincu.
Parce que dans certains films,
ça peut finir en mutinerie, en coup d'État, en rebellion.
Jusqu'à quel point vous êtes révolutionnaire ?
Est-ce que vous diriez que un jour, tu es le père,
comme on dit ?
Ça veut dire quoi tu es le père ?
Ben, remplacer Jean-Luc Mélenchon
avant que lui ne tire sa révérence.
Est-ce qu'à un moment, vous dites...
Mais, dans votre question,
vous donnez l'impression que Jean-Luc Mélenchon
est accroché à son truc, mais c'est pas le cas.
En fait, Jean-Luc Mélenchon lui...
Par l'âge, déjà, on peut dire qu'il est là depuis un moment.
Oui, d'accord.
Mais Jean-Luc Mélenchon a la dernière élection présidentielle.
Il a dit, j'aspire à être remplacé.
Et il a dit, faites mieux que moi.
Vous faites pas de mieux ?
Ben, on travaille.
Et j'espère qu'on fait mieux tous ensemble.
Après, tout ça...
Sur l'élection présidentielle, j'ai quand même l'impression
qu'il est chez vous le favori pour s'embrasser.
Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on considère collectivement,
c'est que aujourd'hui, c'est la personnalité la mieux placée
pour nos idées, en fait.
Et Jean-Luc Mélenchon lui-même, je pense qu'il aspire
à ce qu'à un moment, il y ait une autre personne
qui soit mieux placée que lui pour défendre nos idées.
Donc, en fait, je refuse absolument cette manière
de présenter les choses qui consisteraient à laisser entendre
qu'il y aurait, en quelque sorte, un rapport de force
sur notre prochaine candidature à l'élection présidentielle.
C'est pas du tout comme ça qu'on conçoit les choses.
En fait, on travaille tous les uns les autres.
C'est difficile d'être candidat à l'élection présidentielle
dans la sixième puissance économique du monde.
On travaille à tous collectivement,
à essayer de faire en sorte que nos idées soient représentées
de la meilleure manière possible et avec le meilleur candidat.
Aujourd'hui, ce qu'on considère, je crois, assez largement,
c'est que c'est Jean-Luc Mélenchon qui a la personnalité la mieux placée.
Si demain, il y a une autre personne qui est mieux placée
pour défendre nos idées, elle va rentrer à l'heure
autour de cette meilleure personne.
Mais pas forcément.
Enfin, je veux dire, on travaille collectivement
à essayer de faire en sorte.
– C'est un peu le chouchou, on va être clair.
– De qui ?
– Vous, de 18 ans.
De Jean-Luc Mélenchon, il vous adore.
Moi, je le sais.
Il y a beaucoup de gens, il y a beaucoup de sympathisants,
des lecteurs qui disent Manuel Bonpart,
je l'entends à la télé, à la radio.
– Mais il y a d'autres personnes.
Enfin, franchement, je ne veux pas...
Je ne fuis pas la question, mais il y a d'autres personnes.
Il y a Mathieu Panneau qui est la président
de notre groupe parlementaire,
il y a Clémence Guetté, il y a Eric Cochret,
je ne veux pas commencer à citer trop de noms,
parce que sinon après, on va me reprocher
d'en avoir oublié.
Et en fait, on n'est pas dans une compétition,
les uns par rapport aux autres, on est dans une émulation.
On essaie tous de faire mieux,
et de faire mieux au service d'un collectif.
Et à un moment, si la question doit se poser
de savoir qui est la personne, qui est la mieux placée
pour être candidat si c'est plus Jean-Luc Mélenchon,
on aura une discussion collective pour essayer de le déterminer.
Non, absolument pas.
Et en fait, on pense pas à ça tous les jours, en fait.
On essaie de faire avancer nos idées.
On a conscience de notre responsabilité,
parce qu'on représente des centaines de milliers de personnes,
des millions de personnes dans ce pays,
pour qu'il a, France Insoumise, un espoir.
Et donc franchement, il n'y aurait rien de plus dramatique
que de bafouer cet espoir en rentrant dans des luttes interpersonnelles,
dans des ambitions interpersonnelles.
En vérité, personne ne rêve le matin d'être candidat
à l'élection présidentielle, quand vous savez les coups que vous prenez.
Oui, le coup, ce qui l'on dit, on se rasant, d'ailleurs, c'est une expression.
Ouais, mais souvent,
il ne faut plutôt pas faire confiance à ceux qui en rêvent trop,
depuis trop longtemps.
Je crois qu'à un moment, c'est un poste de combat à occuper.
Et on prendra la personne qui l'a mieux placée
pour occuper ce poste de combat.
On a toujours fonctionné comme ça et on continuera à fonctionner comme ça.
Et je crois que c'est ça, le rapport qui est sain
à cette échéance électorale.
Dans le cercle médiatique actuel,
est-ce qu'on peut dire que chez les filles, vous avez le beau rôle ou pas ?
Ah non, je crois qu'on n'a pas le bol, dans le cercle médiatique.
Vous, en tout cas, on va dire dans les polémiques, dans le controverse
qu'il y a eu dans les situations qu'on a pu faire.
Vous avez l'impression qu'on a le bol ?
Vous, vous, personnellement, est-ce que vous...
Ah, par rapport aux autres de la France Insoumise.
Exactement, pardon, je n'ai pas été assez clair.
Je ne sais pas, non, je n'ai pas l'impression d'avoir le bol.
Vous tirez votre époque du jeu, quand même, médiatiquement, ou pas, si...
Moi, je ne sais pas.
Je demande, je vois pas ce qu'il se dit.
Je ne suis pas la meilleure personne pour parler.
Au final, c'est rare, les journalistes qui demandent de vous autoflater.
Je vous en remercie, d'ailleurs.
Mais ce n'est pas trop mon caractère non plus.
Moi, j'essaye de...
J'essaye, comme je dis souvent, quand on me dit merci, bravo.
Je dis, écoutez, moi, j'essaye de faire mon travail de la meilleure manière possible.
Je suis honoré et fier d'avoir le sentiment, en tout cas,
de mettre des mots sur des réalités qui, bien souvent,
ne sont pas évoquées dans les médias.
Et bien souvent, quand on vient me parler dans la rue, c'est pour me dire merci.
Vous dites ce que j'aimerais dire si j'étais à votre place pour le faire.
Et voilà, je suis fier de pouvoir faire ça.
Je suis conscient de ma responsabilité,
donc j'essaye de le faire de la meilleure manière possible.
Après, moi, je veux dire à tout le monde, personne n'est parfait.
Je ne suis pas parfait. Je travaille jamais.
L'heure, j'ai une équipe.
On travaille en équipe.
Et c'est pas ce qu'on travaille en équipe qu'on peut être les plus forts,
puis on progresse.
Et en tout cas, on le fait avec une détermination, une sincérité,
une conviction absolue.
Et on le fait avec l'espoir de réussir à faire ce qui est notre objectif,
c'est-à-dire faire en sorte que la France, d'abord, sort du macronisme,
ne tombe pas dans les mains de l'Extrême Noir,
et de pouvoir ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France
avec de la justice fiscale, de la justice sociale.
Moi, je ne supporte pas de voir des gens dormir dans la rue,
d'avoir des gamins qu'on retire de la cantine scolaire,
parce qu'ils ont le ventre vide.
Je ne supporte pas de voir comment la France a été abaissée
sur la scène internationale,
qu'elle est méprisée alors qu'avant, au moins, elle n'était pas parfaite,
mais elle était un peu respectée sur ces prises de position.
Et c'est ça qu'on veut rétablir.
Et donc moi, je veux dire aux gens qui nous écoutent,
vous n'êtes pas obligés de nous adorer.
Il y a peut-être l'un, l'autre que parfois,
vous trouvez qu'il dit des bêtises, etc.
Regardez quand même le cœur de notre programme, de nos propositions.
Et je pense que dans ce moment critique que vit notre pays,
on a besoin de se regrouper autour de la seule force qui tient bon,
qui fait face.
Et cette force-là, c'est la France insomise.
Et se regrouper autour de cette force, c'est de lui donner de la force.
C'est pas rester sur le bord du chemin,
parce qu'on n'a pas le droit de rester sur le bord du chemin.
Quand il y a une situation d'une telle gravité,
il faut prendre parti, il faut s'engager,
ça commence dimanche avec le premier tour des élections municipales.
Merci Manuel, bon part.
On essaie pendant 40 minutes de déterminer votre rôle.
Vous le voyez comment ?
Alors vous, finalement, soldats, nettoyeurs ou stratèges ?
Moi, je me vois plutôt comme chef d'orchestre.
Ouais, j'essaye de...
Le belgeur mal à laverne, il y a de la politique.
J'essaye de...
C'est mon rôle.
Co-ordinateur, ça dit ça à la France insomise,
c'est-à-dire d'essayer de coordonner l'ensemble des activités
de la France insomise,
et d'essayer de faire en sorte que la partition
soit réalisée de la meilleure manière possible.
Après, c'est mon rôle.
J'ai été deux fois directeur de campagne de Jean-Luc Monanchin
à l'élection présidentielle.
Donc, historiquement, c'était plutôt ça mon rôle.
Maintenant, c'est vrai que j'ai pris aussi une fonction peut-être plus publique
avant, elle était un peu plus un travail de coordination de l'ombre.
Voilà, et je ne l'avais pas forcément choisi d'ailleurs.
Et puis j'essaye, en fait,
moi, mon rôle, c'est d'essayer d'être là où j'ai l'impression
que je suis le plus utile pour faire avancer notre cause et nos idées.
On est dans quelle série, selon vous,
pour finir, si on devait être dans une série ?
Je ne sais pas s'il y a vraiment une série qui existe pour décrire
peut-être une forme de dystopie où les racistes sont présentés
comme les antiracistes et les antiracistes comme des racistes.
Allez peut-être dans un livre plutôt.
On est un peu dans le livre Lésir responsable de Shaputo qui décrit dans les années 30.
Je sais que, bien souvent, quand on parlait des années 30 en France,
on nous disait à point Godwin, point Godwin.
Mais malheureusement, ça devient de plus en plus difficile de dire ça.
Si vous ne l'avez pas lu, lisez le livre de John Shaputo
qui s'appelle Lésir responsable, qui raconte comment dans les années 30 en Allemagne,
il y a eu l'accession au pouvoir du parti nazi.
Et en fait, vous allez être frappés, peut-être choqués,
peut-être bouleversés par les similitudes historiques.
Par exemple, il y avait un magma, un mania,
pardon, à l'époque de la presse, un milliardaire
qui avait monté un média d'extrême droite
qui prenait chaque fait d'hiver pour essayer d'en faire sa politique.
Et puis, vous allez voir tout ça.
Vous allez voir comment une partie de la gauche à l'époque
a refusé de censurer le pouvoir centriste de l'époque
et que c'est après ces écentrises de l'époque
qu'on appelait l'extrême droite au pouvoir.
Et franchement, j'ai été marqué par les similitudes historiques.
Il y a un jeune comme ça, un coordinateur de la gauche qui émerge, qui gagne ou pas à la fin ?
Malheureusement, dans les années 30, non.
Donc, c'est pour ça qu'il y a des similitudes.
Mais il y a quand même une différence majeure.
Je termine là-dessus parce qu'il faut terminer par un signe d'espoir.
Ce livre décrit assez bien comment, à l'époque, la jeunesse,
elle était acquise au thèse nazi,
comment dans les universités, les nazis avaient pris un peu la main.
Et je trouve que ça, c'est vraiment une différence majeure
parce qu'aujourd'hui, la jeunesse, en France, elle est antifasciste.
Elle est féministe. Elle est antiraciste.
Et ça, c'est une force.
Maintenant, il faut que cette jeunesse, elle ait la conscience de sa forme.
Même s'il existe aujourd'hui une jeunesse qui va t'arrêner.
Il y a évidemment aussi une jeunesse comme partout.
Mais je crois que le cœur de cette génération-là,
elle s'est construite sur l'antifascisme, sur le féminisme, sur l'écologie de rupture.
Et qu'en fait, maintenant, c'est à elle de prendre son rôle
de monter sur la table de l'histoire.
Et ça, ça passe évidemment par sa participation massive aux échéances électorales,
mais ça passe par son engagement politique syndical, militant.
Ça passe par sa participation aux manifestations.
Et c'est elle qui peut écrire l'histoire.
Et moi, je pense qu'avec elle, on peut tout renverser et on peut gagner.
Merci, Manuel. Bon, part.
Comme on est dans une radio culturelle, bon, on rappelle votre promo.
C'est 15 mars et 22 mars.
Les élections municipales et 2027, la présidentielle, que ça arriverait.
Ça va arriver vite. Merci en tout cas pour l'échange.

A poursuivre

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