Théodora : l'ascension d’une Boss Lady

Théodora : l'ascension d’une Boss Lady

Nova le soir • 11/12/2025 • 48:56

Au programme du Score : Théodora, phénomène incandescent de la pop française, dont l’aura hypnotise des générations entières. À l’aube d’une tournée déjà complète et d’un été de festivals où elle régnera en tête d’affiche, elle revient sur son ascension fulgurante, ses influences, son style unique et cette puissance créative qui traverse Bad Boy Lovestory comme Méga BBL. Théodora répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Rolling Stone vient de dévoiler son classement des meilleurs albums hip-hop de 2025, de Tyler, The Creator à Little Simz. En tête : Clipse, qui décroche la première place devant Playboi Carti.

Transcription

Et bienvenue dans Le Score ! Quelques jours après l'annonce de son retour en juin sur
la scène du festival We Love Green, place à la boss lady, Théodor a bien partagé
sa playlist et discuté philosophie de vie.
Ce sera juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Passion, classement et cette période de fin d'année est toujours un excellent moment
pour se repettre de top en tout genre.
Je compte bien ici même, vous vous en partagez quelques-uns.
Et on démarre avec celui du magazine Rolling Stones qui a établi sa liste
tout à fait subjectif, donc des meilleurs albums hip-hop de 2025.
En voici quelques-uns.
Dixième place pour Taylor The Creator, dans TAP THE GLASS,
duquel est extrait ce titre que vous pouvez entendre sur l'antenne de Nova,
à la huitième place on retrouve la britannique Little Sims et Lotus.
Lion sur Lotus de Little Sims, sixième place pour Mike et Showbiz,
troisième place pour Leave La Fluff, l'album Dull Sweatshirt.
Deuxième place pour Playboy Cartier Music et en tête des meilleurs albums,
selon le magazine Rolling Stones, en tout cas pour la partie Hip-Hop,
Let God Sort Them Out, le numéro un c'est donc Clips, on l'écoute
et pour ce titre, il est accompagné de Nas et Pouchati.
Elle fait partie de ses artistes dont la simple prononciation
d'une nom entraîne des wouah d'écris,
notamment aux petits dèges dans ma cuisine, mais très peu de qui.
Tout ça à 21 ans et un seul prénom.
Alors certes sa musique parle pour elle, façon mentaliste,
elle y pnautise les foules et maintenant qu'elle est en face de moi,
je peux le confirmer, c'est une apparition.
Avec ce mélange-là, à part faire star dans la vie,
je vois pas trop qu'elles étaient les options.
Le genre de femme qui ne laisse personne indifférent
avec tout ce que ça comporte de câlin et de vilain aussi,
il paraît que Dieu vaut mille étièdes avec Bad Boy Love Story et Megababyl
et c'est clairement assuré une place au paradis.
En mars, elle part à la saut des ennites,
Bad Story, ils sont quasiment tous complis,
reste les festivals qu'elle s'apprête à enflammer
et notamment, on vient de l'apprendre.
Will of Green, elle sera la headliners du samedi.
Bonjour Théodore A.
Hello.
Et merci de passer par ce studio.
Et comme on est...
Merci pour l'invitation.
Mais non, mais tu rigoles ou quoi.
Et comme on n'est jamais assez de meuf pour dire du bien
d'une boss lady, j'ai fait appel à la patronne de Noval Matin,
c'est Gourafétin.
Salut.
Coucou.
Zenit complet, retour à Will of Green.
Ça s'annonce pas trop mal l'année qui vient,
j'ai l'impression, non ?
Ça s'annonce chargé.
Ouais.
Et ça s'annonce rempli de joueurs aussi.
Ouais.
Rempli de concerts.
Moi, j'aime beaucoup être sur scène.
J'ai l'impression que c'est le moment où
je suis le plus au proche des gens.
Quand même, parfois, je parle avec des fans sur les réseaux sociaux,
j'ai l'impression que je serai toujours plus proche de sur scène,
même si je ne leur parle pas à eux,
droit dans les yeux.
Donc, je suis très, très contente de l'année qui arrive.
Les gens viennent facilement te parler.
Très facilement.
Parfois, je me dis même que je serai trop...
En vrai, je me dis que je sais que je suis un peu fauteive
dans le lien parasocial que parfois les gens peuvent avoir avec moi.
Parce que tu donnes beaucoup ?
Parce que, en fait,
ils aiment trop rencontrer des gens en général dans la vraie vie
en tant que Lilith et Odora, moi.
Et du coup, quand je rencontre des fans,
je parle avec eux.
J'ai un compte privé avec des ultra-fans.
Et mes stories, c'est vraiment les stories en mode même sur Snap.
Je suis très, très comme système à souris privé.
Et le fait de ne pas mettre des limites, parfois, je me dis,
je suis un peu fauteive dans ce lien parasocial.
Oui, mais ceci étant, c'est quand même toujours bien.
J'imagine pour les gens qui te suivent de sentir un lien particulier.
C'est juste un retour des choses.
En vrai, peut-être que pour eux, c'est bien et qu'ils l'apprécient.
Mais ça, c'est vraiment moi aussi, je l'apprécie.
Je pense que c'est un truc un peu un amour toxique qu'on a.
Nous, eux, ils n'ont leur côté.
Et moi, si je l'ai de mon côté, c'est un amour toxique de j'aime trop.
Parce qu'au final, quand je suis sur mon compte privé avec mes ultra-fans,
j'ai le sentiment que je reposais des trucs vraiment où je parle plus de moi.
Et je parle très peu de musique sur ce compte.
Même à chaque fois, les gens, je leur dis, ne demandez pas ce compte
en vous attendant à tomber sur de la musique.
Parce qu'il n'y en aura pas.
Tu parles de quoi ?
Je parle de trucs que j'aime bien.
Là, je regarde cette série, j'ai kiffé.
Ah ouais, là, j'ai repensé à ce film que j'avais vu à des années
qui m'avait marqué, j'en parle.
Je ne sais pas quel artiste les vidéos
qu'on ne peut pas poster en historie normale parce qu'on crie trop dedans.
Là, je ne les pose sur ce compte-là.
Parce que j'explique aux gens que quand il est venu en concert,
j'ai autant crié parce que moi, en 2013,
c'était le premier album que j'écoutais et j'avais 10 ans.
Et j'ai senti que je peux plus me raconter
avec moins de jolies mots, moins de réflexions,
moins d'articulations, un truc très, très naturel tarataire
que finalement, j'aime beaucoup.
La règle ici, c'est que normalement, je demande à chaque invité
de piocher 6 titres dans les playlists de Nova,
mais la bosslady, on a décidé autrement
ce 6 titres qu'elle a choisi dans ses playlists à elle.
Le premier, c'est Gwen Stefani avec Rich Girls.
On l'écoute et on en parle juste après.
Le score, jusqu'à 20 heures, sur Radio Nova.
Gwen Stefani sur Nova Rich Girls dans la playlist de Theodora.
Je l'avais mis au pluriel en l'ensemble
parce que j'avais envie que ça ruisselle en fait.
Pourquoi ce choix ?
Parce que c'est un morceau que j'écoute beaucoup en ce moment.
En fait aussi, je me suis rendu compte que,
je suis eu d'un temps, j'écoutais beaucoup de morceaux comme ça.
Récemment, en fait, cette année,
je n'ai pas écouté beaucoup de nouvelles musiques
et les musiques de la dernière, je les avais déjà trop saignées.
Donc je suis repartie un peu dans mes anciennes playlists
et je me suis rendu compte que j'écoutais beaucoup de morceaux
et il y avait un côté très féminin, boss lady, à sa manière.
Et ce morceau, je l'aime trop parce qu'il me rappelle à quel point,
en tant qu'interprète, il me rappelle à quel point,
les onomatopées, ils peuvent raconter quelque chose.
À quel point il y a une différence ?
Ouais, elles sont nananas.
Vraiment, c'est un truc de...
Tu sens qu'elle rêve, tu sens qu'elle est en train de rêver.
Ah nanana !
Et en fait, je trouve ça fascinant à quel point
on peut raconter encore plus sans parler.
Et maintenant que je suis moins dans le mégabibiel
et que je suis plus dans une réflexion musicale de la continuité,
il y a tout ce truc de...
J'étudie beaucoup plus ce que j'écoute
et j'étudie beaucoup plus de pourquoi je l'aimais
et j'essaie aussi de retrouver une simplicité, une légèreté,
plus pointieuse dans la musique.
Et pour ça que je fais ce morceau...
Et bien c'est très bien.
Il y a une question rituelle dans cette émission, je te la soumets.
La place que prend la musique dans ta vie de tous les jours.
Alors tu as dit en ce moment que tu étais un peu surpose,
mais la musique que tu écoutes plus que celle que tu fais.
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Comme j'écoute beaucoup mes musiques.
Eh ben, honnêtement, j'écoute beaucoup mes musiques pas sorties.
Ça fait qu'il y a tout un truc d'étude inconsciente
de j'écoute le morceau en boucle,
il y a un moment donné, je me dis « Ah mais pourquoi j'ai pas fait cet armo ? »
pour que je me la fasse dans deux semaines.
Et du coup, maintenant la musique prend une place
beaucoup plus analytique dans mon cerveau
que qu'elle ne pouvait prendre il y a de cela un an, juste.
Et en même temps, j'apprécie, en même temps moins.
Parce que c'est cool quand c'est mes morceaux,
je trouve ça rejeux quand c'est les morceaux des autres.
Je suis pas envie d'aller les aider les morceaux des autres.
Moi j'adore écouter de la musique comme ça.
Et je pense que c'était bien pour moi d'avoir une pause
où j'écoutais moins de musique.
Là, là, je repars dans mon train de vue
où je recommence à écouter tous les vendredis.
Moi, j'étais une meuf du vendredi assis du debat.
Ah oui, moi, les sorties, en plus,
comme j'aime beaucoup différents genres de musique,
j'étais dans le délire de « OK, qu'est-ce qui est sorti
dans tout le spectre de ce que j'aime ? »
Ou « OK, j'écoute ça, le vendredi enceint tout ça. »
Genre minuit ?
Non, pas minuit quand même.
Mais je me laissais le...
En fait, je me le réveillais, je faisais ma petite toilette ou ça.
C'était la première activité de ma journée.
Et là, tu reprends un peu ?
Je reprends pas encore les vendredis parce que...
Bah, maintenant, je travaille.
Du coup, c'est tout pareil.
On peut pas profiter et faire en même temps,
mais s'il y a un moment où ça se rejoint,
on poursuit la conversation avec Théodora dans un instant.
On écoutera aussi Théodora et tout ça,
ce serait juste après la pub.
Le score, 18h30, 20h,
sur Radio Nova.
Théodora sur Nova Fashion Design Air
et Théodora dans ce studio.
C'est surtout une satisfaction à le dire.
Expliquons les choses.
Bon, moi, j'ai 25 ans, certes, depuis plus de 20 ans.
J'ai une petite fascination pour ta personne,
je ne vais pas te le cacher.
C'est go, qu'à 2 ans de moins que moi,
enfin, ou la moitié de mon âge, c'est pareil, ça dépend de...
Quand elle a génération d'après,
elle est tout aussi fascinée et la parole aux accusés.
Salut, je m'appelle Joséphine, j'ai 16 ans.
J'aime Théodora parce qu'elle est grave excentrique
et parce que je trouve qu'elle a un style bien à elle
et c'est ça que j'aime bien.
Et ma question, c'était,
c'est quoi tes inspirations dans le monde de la musique ?
Elles sont bien ces jeunes journalistes
que j'ai fait travailler gratuitement.
Excentrique, style bien à elle,
est-ce qu'elles tombent vraiment très bien sernées ?
Ouais, elles sont très bien sernées.
Et ça, j'ai dit, comme ça, je me fais très plaisir.
Moi, j'adore quoi les gens qui me disent qu'ils aiment chez moi
parce que je pense que je suis quelqu'un
qui n'a pas autant confiance en elles que ça, en fait.
Il y a des moments, si, il y a des moments, non.
Je trouve qu'on les gens, ils me rappellent pourquoi ils m'aiment bien.
Franchement, ça me fait très plaisir.
Et sincèrement, mes inspirations,
et ben écoute, Joséphine,
je crois que c'est un mélange de tellement de trucs
et ça qui rend un truc un peu bizarre.
C'est un peu un melimélo qui fait du slime,
mais honnêtement, déjà rien n'a.
Je pense que j'en ai trop parlé et j'arrêterai jamais.
Inzila, j'en parlais il y a un an, ici aussi, pareil.
Il y a un an, j'en parlais.
Inzila, Milaine Farmer, Lady Gaga.
Moi, je suis un bébé de Lady Gaga.
Vraiment, à l'époque, je m'appelais tout en Little Lady Gaga.
J'aime bien sûr.
Parce que j'ai vraiment été bercée par le projet The Fame de Lady Gaga.
C'est un projet qui a changé ma vie.
Après, j'ai écouté beaucoup, beaucoup de rap.
Donc je pense que ça ne justifie pas pourquoi
j'ai un style aussi excentrique par rapport aux rap français.
Mais par contre, les rapports américains,
ils ont des super excentriques.
Que ce soit aussi les rapports américains.
À l'époque, j'ai écouté des rapports
qu'aujourd'hui j'ai pas envie de citer.
Parce que...
Pas de liger.
Ce n'est pas de l'aider.
Non, c'est pas normal, c'est père, en fait.
Du coup, bon.
Mais moi, Lil'Kim.
Lil'Kim ?
Moi, Lil'Kim.
Lil'Kim, quand les gens, en plus, ils me disent...
Ah, elle ressemble à Lil'Kim.
Sans savoir que moi, j'étais fan de Lil'Kim.
Non, elle ressemble à Theo.
Elle ressemble à Theo Doura, en fait.
Vraiment, c'est ça le plus important.
Tu étais comment ?
Du coup, est-ce que tu as eu plein de phases
de styles complètement différents
jusqu'à mélanger tout ça et devenir qui t'es maintenant ?
Ou est-ce que...
Oui et non.
Je pense qu'il y avait, moi, quand j'étais adolescente,
j'avais pas déjà
autant accès à plein de magasins,
de trucs qui faisaient que je pouvais vraiment développer
un style très particulier.
Et en plus, j'ai vécu à la campagne à un moment donné de ma vie.
T'as vécu un peu partout, il faut le dire.
La somme des influences est peut-être aussi à chercher là.
C'est ça, c'est vrai.
Plus de campagne ou plus de ville ?
Mélanger, vraiment.
Moi, c'est vraiment moitié-moitié.
Et dans ces moments-là,
je n'ai pas voulu avoir un style si excentré que ça
parce que je pense que c'était déjà trop dur pour moi
de me faire accepter de ma personnalité et de mes goûts.
Et si, en plus, je devais porter un style trop alternatif,
c'était trop un problème.
Donc non, de l'instant, j'étais plutôt un garçon manqué moi.
J'étais semi-garçon manqué, semi-robe de temps en temps,
le week-end et très, très, très ample, très, très coloré aussi.
Et j'ai eu une phase gothique, moi, j'ai écris.
Ah, quand même.
C'est de là que vient mon amour pour les New Rocks.
Alors, j'expliquais, on a tous une fascination tout à fait justifiée
pour Theodora, mais il y a le même intérêt chez les gens
qui pratiquent le même arc que toi.
Il y a qu'à regarder les featurings qu'il y a sur Megabébel,
Luigi, Jules, Juliette Armanée, Chili Gonzales,
enfin, tout un tas de gens d'univers très différents.
Comment est-ce que tu les as choisis ?
Je les ai choisis grâce aux morceaux.
Je pense que, honnêtement, quand j'ai fait les morceaux,
avant de faire ma trackliste, je me disais,
« Ouais, il faut que j'y aie telle telle personne. »
Une fois que j'avais les morceaux, je me disais,
« Mais à ce morceau-là, il dirait bien avec telle personne. »
Ou sinon, c'était une vraie volonté d'avoir ces gens-là.
Juliette Armanée, par exemple, c'était vraiment une volonté
de rejoindre ces deux univers parce qu'on s'était rencontrés.
Et qu'on s'était parlé par message,
quand elle m'a dit qu'elle m'a mis les biens,
je me suis dit, « Oh, moi, je l'aime bien aussi. »
Donc, pourquoi pas, en fait ?
Et je pense que ce que j'aime le plus dans la musique,
c'est que la musique, c'est censé être un lieu de partage.
Et le partage, il n'est pas censé être que
dans un sens d'auditeur, artiste ou d'un sens entre-auditeur.
Je pense qu'il y a aussi un partage très, très intéressant
dans la composition de la musique.
Et c'est ce que j'aime le plus.
Et donc, moi, je suis toujours très heureuse de faire de la musique
avec des gens qui sont moins dans mon cercle musical.
Et donc, Juliette Armanée, comme j'adore,
je voulais vraiment l'inviter,
faire ce pont entre nous deux mondes.
Et en plus, je trouve ça très beau,
souvent quand c'est le pont entre deux femmes
qui n'ont pas le même âge.
Parce que je trouve qu'il y a un message très beau derrière, en fait.
Partage toujours, d'ici et venu il y a quelques jours,
il a vanté, ici même, je reprends les termes,
ta puissance, la citation littérale, c'est « c'est une star ».
Vous avez donc un titre commun, mais l'au-dramas,
je vais te poser la même question qu'à lui.
Est-ce que quand tu enregistres un morceau, tu sais,
tu sens la chanson qui a un potentiel de tube
ou est-ce que ça reste toujours un phénomène miraculeux ?
Parce que toi, tu en as quelques-uns à ton actif.
En l'occurrence, le titre avec dix-six, c'est pareil.
Ça a été une ampleur folle.
Est-ce que tu as la sensation au moment où tu es en studio
que ça peut devenir ça ?
En fait, ça dépend du morceau parce qu'il y a des morceaux
où moi, je pose vraiment juste ma situation.
Je raconte juste une partie de mon histoire.
Donc quand tu rentres en journal intime, public,
tu ne dis pas que ça va devenir une mine d'or.
C'est pour ça que je pense qu'il y a des morceaux sur lesquels
je ne peux pas avoir ce regard-là.
Mais par contre, j'arrive à avoir le regard de...
Mais quand je le fais écouter, les gens, ils sont sur cette réaction.
Donc c'est que lui, c'est peut-être une mine d'or.
Mais pour reprendre le morceau avec dix-six,
pour le coup, c'était vraiment un très bon morceau.
Et il y a un truc de...
Quand tu es très personnelle dans ton morceau,
parce que lui, il a été très personnelle
vis-à-vis de son histoire et moi, pareil, de vis-à-vis de la mienne.
Les gens, ils se reconnaissent parce qu'en fait,
il y a une universalité dans le vécu de chacun
qui est indéniable, en fait.
Et quand tu le poses sur un morceau,
ça crée une émulsion d'un truc,
de les gens, ils se le prennent avec leur âme, leur cœur.
C'est pour ça que c'est très important, la sincérité dans la musique, je pense.
Parler de soi, c'est aussi parler des autres, de merde, c'est évident.
On poursuit la conversation dans un instant.
On va écouter Drake, si ça te va.
Oh, c'est clair.
Hotline Bling, allez, c'est parti.
Le score sur Radio Nova.
Meryl Surnova avec Instruction, le choix de Theodora.
Pourquoi Meryl ?
Parce que j'adore ce morceau.
J'adore cette personne.
Elle est très talentueuse.
C'est un super humain.
Et elle est là remplie de talent depuis longtemps.
Je suis contente aussi de l'avoir sur le devant de la scène.
Parce que, pour moi, c'était quelqu'un que je connaissais avant d'être connue.
Donc, il y a des gens quand tu suis leur ascension.
Et là, elle a rempli son accord à Réna.
C'est vraiment, je suis vraiment très contente.
Surtout quand ça arrive à des femmes remplies de bonté et de grâce,
comme ça, parce que vraiment, ça a été ma mœur cession.
Meryl, c'était vraiment...
Ah ouais, c'est vraiment une humaine incroyable, super gentille, remplie de bienveillance.
Comme son équipe, c'est vraiment quelqu'un de simplement gentil.
Je voudrais qu'on parle de ce statut de boss lady.
Alors boss lady, certes.
Lady, je vois, il n'y a vraiment aucun doute.
Mais pour le modèle de boss,
est-ce qu'on vise plutôt genre Miranda Pressley dans le diable Sabillion Prada
ou Annalise Keating dans How To Get Away With Murder ?
C'est pas ce que je veux dire, ce genre de...
On vise ce qu'on veut.
Ça qui est bien avec le boss lady.
L'important, c'est de chezfer, en fait, c'est ça.
En fait, l'important, c'est d'être le chef de sa vie,
même plus que de chezfer, parce que l'important,
c'est qu'il n'y a vraiment pas une notion de,
je vais être le boss de tout, contrôler le tout.
Moi, c'est comme ça que je suis en tant que boss lady.
J'ai vraiment ce truc de j'aime bien contrôler, etc.
Bien faire travail avec des équipes restreintes, etc.
pour encore avoir la main dessus.
Mais être une boss lady, c'est aussi, en fait,
être le boss de sa vie et décider que moi, j'aime pas ça.
Moi, je n'aime pas ça.
Dire non.
Ouais, non, non, moi, je n'aime pas tout contrôler.
Non, moi, j'ai envie de travailler
et puis quelqu'un qui contrôle ma place.
Ça, c'est un truc de boss lady, parce que je fais ce que je veux.
Boss lady, c'est vraiment...
Et je pense qu'il y a...
Moi, maintenant, je suis dans une toute nouvelle réflexion de notion de liberté.
Et le boss lady, je l'imagine beaucoup comme ça.
Et même, je crois que c'est beaucoup ce que je veux défendre,
c'est un truc de liberté.
De liberté, juste de liberté, vraiment,
au sens assez large, liberté de dire non,
liberté de dire oui et...
C'est un luxe, la liberté.
C'est vraiment un luxe.
Et c'est pour ça qu'il faut aussi, en fait, rappeler aux gens
que quand on a ce luxe, il faut en le viser.
Même moi, la première, je pense que...
Il y a des fois, je ne me rappelle pas de luxe que j'ai de pouvoir être libre.
Et sincèrement, c'est...
En fait, c'est très difficile même de se rendre compte à quel point
la liberté a glissé des mains très rapidement.
Je pense encore plus en tant que femme.
Et je pense encore plus pour les gens précaires.
Et c'est pour ça que je trouve ça important de parler de liberté
et de rappeler aux gens qu'en vérité aussi,
et ce qu'on doit continuer à chercher, c'est une notion de liberté partout
parce que c'est comme ça qu'en vrai, on continue à avoir nos droits.
C'est en prenant la liberté d'être, la liberté de choix,
la liberté de plein de choses que plein de gens essaient de nous retirer.
Et c'est pour ça que toi, c'est des notions.
Et c'est vraiment devenu un mantra.
Enfin, je veux dire, Boss Lady, c'est vraiment deux mots
que tu as dans la bouche de tellement de gens depuis que tu as pété.
Je me demandais aussi, est-ce que toute cette définition-là,
parce qu'il n'y a pas un média qui résiste à te demander c'est quoi être une Boss Lady,
est-ce que tu l'as repensé cette définition ?
Est-ce que des fois, t'en as eu marre ?
Est-ce que tu as compris au fur et à mesure aussi ce que ça voulait dire
les premières fois où tu as dit ces deux mots-là ?
Moi, aujourd'hui, j'ai 22 ans.
La première fois qu'il dit Boss Lady, je pense que j'en avais 18, 19.
Et donc, je pense que le Boss Lady, il évolue avec la continuité de base.
Moi, j'étais un peu un bébé quand j'ai commencé à dire Boss Lady.
Je grandis et je me rends compte qu'en fait, le Boss Lady doit être plus important que ça.
Je pense que moi, quand je dis Boss Lady, je parle que de moi parce que honnêtement,
Boss Lady, moi je l'écrivais même avec un B et un L majuscule parce que c'était mon nom près,
non Boss Lady, et là, c'est devenu plus que ça, c'est devenu un adjectif,
c'est devenu un truc global et je pense que du coup, je prends plus sur moi ce truc de...
Maintenant, j'ai une responsabilité de lui y accorder un symbole de liberté,
un symbole aussi très féminin.
Je le dis tout le temps, Boss Lady, c'est pour tout le monde.
Tout le monde peut être une Boss Lady, garçon ou fille, tout ce que tu veux.
Tout le monde peut être une Boss Lady, mais en fait, le Boss Lady, il a l'impression féminine
parce qu'aujourd'hui, c'est les personnes qui ont le moins accès à la liberté.
Donc quand tu te décides de t'appeler Boss Lady, ensuite,
ne commence pas à me parler de choses qui en fait retirent de la liberté aux femmes.
Tiens, justement, voici une jeune personne que tu as également influencée.
Bonjour, je m'appelle Tess, j'ai 16 ans et j'aime bien tes odorats
parce qu'elle rend hommage aux femmes, c'est une image féministe,
elle est aussi très impliquée dans la politique, etc.
Et du coup, je me demandais comment elle réagit face aux critiques qu'elle reçoit par rapport à ça,
et même les critiques racistes, etc. de certains artistes,
ou même de certaines personnes qui écoutent ou pas.
Allez hop, encore un modèle.
Merci beaucoup à toi, déjà.
Je suis contente que ça t'inspirent des choses aussi positives et beaucoup plus globales que musique, en vrai.
Je suis heureuse de ça.
Et sincèrement, je pense que ça dépend des moments,
parce qu'il y a eu des moments où je pense que parfois les gens ne se rendent pas compte,
parce que pour eux, c'est un truc de, on n'est pas sur nos téléphones, on n'est pas sur Internet,
mais quand tu as ossoit 1000 messages Twitter qui te traitent de ça le négresse
qui devrait aller crever en Afrique, je pense que tout devient très différent,
parce que pour toi, en fait, pour les gens, c'est un message par-ci qu'ils ont envoyé.
C'est des gens cachés, en fait. C'est ça la réalité.
Ouais, c'est des gens cachés, mais en vérité, moi, même les gens cachés,
je pense que quand tu le reçois, tu t'en fous qu'ils ne soient cachés ou pas.
Pour toi, c'est juste des gens qui ont une photo trophée ou pas.
Si c'est cette notion-là, tu ne l'as même pas en tête, tu te dis juste,
ah, je reçois tout ça.
C'est une violence inouïe, en fait.
Et du coup, moi, quand même, je ne peux pas nier que ça m'a fait perdre une parole
que je pense que j'avais plus avant, parce qu'en fait, aussi au bout d'un moment,
je pense que je n'ai pas encore l'équipe l'entourage, Maxie équipe,
on est sans dans des bureaux, on s'en fout, on n'est même pas dix,
quand on est au bureau, on est 5, 6, 7, à des max, et tout.
Et du coup, ça fait que quand je me prends des vagues comme ça,
je pense que plus encore que moi, il y a tous mes proches qui se prennent le truc de,
ah ouais, mais là, c'est quand même énorme,
et le truc avec aussi tout ce truc de racisme, c'est que ça fait peur,
parce que c'est des gens qui agissent,
et du coup, moi, je sais que mes parents, ils ont peur, mon père, ils m'appellent,
souvent, ils me disent, ouais, mais moi, je préférerais que tu parles pas,
parce que je préférerais devoir en sécurité, tu vois.
Mais ça aussi, c'est une violence inouïe, en fait.
La privation de parole aux motifs de...
Et moi, je le comprends, mais moi, je vais m'en repartir aussi à lui dire en vrai,
on n'appellent pas pour me dire ça.
Je lui ai dit ça, je lui dis m'appellent pas pour me dire ça,
parce qu'en vrai, ne le parle pas, il me fait grisser dans une position confortable,
de bon, ok, il m'arrive rien, mais parallèlement, du coup,
on fait quoi de tous les gens qui n'ont pas de parole ?
Est-ce que finalement, la violence que nous, on se prend en tant qu'individus,
ça ne change pas quelque chose ?
Est-ce que vraiment, si j'étais en mon téléphone
et que je ne joue pas à mon téléphone avec quelqu'un qui va me venir me taper dans la rue,
en fait, il y a tellement de choses, de questionnements,
tellement de trucs où j'avoue, là, et c'est là, dans ce moment-là,
que je me dis, ouais, moi, j'ai vair en dessous en vrai.
Oui, bien sûr.
C'est dans ce moment-là que je me dis, ah, mais ça, je ne sais pas gérer.
Ça, je ne peux pas gérer solo, je...
Mais tu vois, le fait que ça agite des jeunes femmes
qui sont encore plus jeunes que toi, c'est qu'à un moment,
il y a une résonance aussi, là, c'est que cette peur-là,
elle est aussi ancrée chez les générations.
Et en même temps, c'est des masques qui sont entendues de parler, justement.
Bien sûr, évidemment.
Ça ne va pas s'aider à la tentation de se taire et de se faire petite.
Mais surtout, moi, je me dis, c'est...
Ça m'étonne de fou d'être jupe comme ça,
parce que moi, je me rappelle d'une époque où...
Moi, quand je parlais, à l'époque où je parlais, quand j'étais vraiment jeune,
c'était que je parlais rempli de...
Rempli de, il n'y a pas de pensée, que je parle, comme ça,
je dis ce que je veux et tout.
Et j'ai toujours été cette petite fille rebelle un peu libre,
mais aujourd'hui, j'avoue que la puissance des autres,
face à moi, qui est l'impression de porter une parole solo,
finalement, parce que je ne vais pas avoir...
Moi, je ne suis pas affiliée à 40 000 artistes,
je ne suis pas un groupe, je ne suis pas une meuf que tu vois,
et tu te dis, oui, elle est mes repotes avec lui, elle et tout d'un an.
Donc quand je me prends une violence,
je me la prends avec juste mes meilleurs amis,
mes frères et soeurs, etc., qui eux,
ils m'aiment tellement que je pense que c'est encore plus jeûlant pour eux,
et je pense que ça fait encore plus peur que moi, je n'ai peur pour moi.
Alors, sache que s'ils agissent cachés, tu as aussi à ta disposition
une armée de l'ombre qui est prête à venir derrière toi en cas de soucis.
Voilà, c'est tout.
Il suffit de siffler et ça va pas.
Retour un peu de légèreté, dans un instant,
je tiens préparé quelques extraits de fiction,
qui peut-être, à un endroit, ont été une inspiration.
Tu me le confirmeras ou non.
On écoutera aussi Feng et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
Le score.
Sur Radio Nova.
Nova.
Feng sur Nova XOXO, une découverte,
enfin, une découverte pour moi en tout cas.
Je prends comme si c'était universel, une découverte grâce à Théodoras.
Merci, j'adore ce morceau.
Je trouve qu'il est en plein d'une,
il est rempli d'une simplicité de la nostalgie.
Moi déjà, je suis quelqu'un de très nostalgique.
Tu l'as toujours été,
parce qu'il y a des gens qui naissent nostalgiques,
ce qui est très étonnant.
Tu as des jeunes gens qui, déjà très jeunes,
ont une nostalgie...
Il est toujours été nostalgique.
J'ai toujours été nostalgique,
et par contre, je suis nostalgique de choses
qui ne sont même pas encore finies.
J'ai ce don d'aide de me dire,
ah ouais, mais dans un mois et demi, c'est fini,
et je commence à avoir les larmes aux yeux.
Ah ouais, mais moi, je suis grave-dible dans ça.
Et ce morceau, il est rempli d'une nostalgie,
et il est raconté très simplement de...
Ouais, bah moi, je veux plus.
En fait, c'est vraiment le truc de moi,
je veux plus te voir, c'est fini,
et bisous, et j'adore comment le morceau,
en fait, il est dansant et nostalgique.
J'adore ce morceau.
Je t'ai préparé quelques petits extraits.
À toi de me dire si ça a été une inspiration
à un endroit, ou non.
Mais c'est vraiment mieux si tu dis oui,
ça me met moi en galère maintenant,
car elle doit bien aller, c'est parti.
On en reparle dans deux semaines.
Anna Montana !
Oui, c'est Anna Montana, j'adore.
Y'a Anna Montana quand j'étais jeune.
Alors c'était quoi ? C'était le fantasme de cette double vie,
de cette jeune fille, qui est cette jeune fille,
et qui à un moment devient une megastar.
Ouais, c'était le fantasme de ça,
mais c'est aussi le fantasme de la meuf fun.
Je trouve que Anna Montana était très fun,
et il y avait un truc.
Moi, j'adorais un peu les semi-clichés, les faux-clichés.
Et Anna Montana, c'était une meuf un peu bling-bling,
mais très fun, elle n'avait pas ce truc de...
C'était pas une petite pépette.
Ah non, j'ai pas envie de faire ça.
Non, elle était coquette, fun, remplie de curiosité.
Il y a un moment donné, elle est à la ferme.
En fait, je ne sais pas.
Il y a trop de trucs que j'aimais voir aussi,
le fait que Anna Montana,
ça nous présente plusieurs univers, décors.
Toujours avec ce parallèle, le star,
et...
Emily Cyrus.
Normal, chill, comme ça.
Extrait suivant.
C'est un héros.
Il est magnifique.
C'est mon chapeau.
Je l'ai trouvé sous la roue.
C'est qui?
Kirikou.
Il y avait un indice dans l'extrait,
Kirikou de Michel Oslo, pour ne rien préciser, c'est go.
Le clip, les ombres, les ombres,
le clip de fashion designer,
truffée de rêves,
et notamment des rêves de Michel Oslo.
Ah ouais, mais...
Déjà, Melchior,
il était très fan de Kirikou.
Et ça se rend bien,
parce que moi, je l'avais demandé...
Quand j'ai vu Melchior, le thème que je lui ai demandé,
c'est un truc qui fasse afro,
marionnette, etc.
Et alors, moi, je lui ai demandé ça,
et j'ai même pas pensé à Kirikou.
C'est très étonnant, mais j'ai pas pensé à Kirikou.
Et lui, ça, il m'a dit, ah, Kirikou.
Et je sais pas comment je le dis,
mais Melchior, il est trop fort,
parce qu'il a ce truc de déjà...
J'ai l'impression qu'on a assez parlé,
et je trouve ça trop cool de le raconter cette histoire.
Melchior, il est venu me voir.
Il y a 3 ans maintenant,
j'étais vraiment pas connue,
lui, il travaillait déjà,
il était bien installé,
il m'a dit, moi, j'aimerais trop te refaire avec toi.
Moi, j'avais pas de budget,
j'ai essayé de...
Il a vraiment creu en nous,
il nous a fait un gros clip,
et nous, dès qu'on a pu avoir un budget,
on allait le revoir,
il y a une histoire que ça raconte
de croire aux gens,
parce qu'on sait pas
qui, comment
notre relation va évoluer,
et on sait pas à quel point
eux, ils pourront nous apporter un retour,
donc j'aime trop cette histoire-là,
et Melchior, il est fou.
Et au final, ce clip a choqué la France.
Il a choqué le monde,
il a choqué le monde,
il a choqué le monde, il a choqué le monde,
il a choqué le monde.
Il y a beaucoup de choses qui parlent.
Il y a des images qui font penser à Good
avec les jeunes.
Il y a vraiment des...
Un ensemble de références
absolument sublimes.
Extrait suivant.
Alors là, c'est une vision très perso,
et c'est là que je peux mettre banané.
J'ai vu, en toi, un peu de Sailor Moon.
Je peux comprendre.
En général,
en moi, les gens, ils voient beaucoup
un côté animé, en vrai.
Et je pense que, aussi,
il y a beaucoup de rêve à ça
que ce soit
avec les tenues
ou encore plus avec les cheveux.
Et moi, je fais pas un bébé Sailor Moon.
Parce que c'est pas...
Je dis ça, mais moi, ma petite soeur,
elle, elle a grand regard de Sailor Moon.
Alors que
elle est beaucoup plus jeune que moi,
et Sailor Moon, j'adore l'esthétique.
Mais...
Non, je fais pas un bébé Sailor Moon.
Ah, ok.
Très bien.
Le dernier extrait,
je fais un disclaimer pour les gens qui nous écoutent.
C'est un extrait que vous avez entendu
déjà la semaine dernière,
en présence de Mickey,
et j'ai trouvé la coïncidence assez troublante.
Andrew Garfield dans Under,
David Robert Mitchell.
C'est un film que je t'ai entendu
citer comme étant une rêve.
C'est une référence aussi pour Mickey,
qui se sentire très proche du personnage
d'Andrew Garfield.
Coucou Mickey déjà, qui joue un jeune homme
qui est un peu entre deux,
qui est pareil, hyper bien, qui n'est pas tellement au bon endroit,
et qui se révèle,
parce que la jeune femme dont il tombe amoureux disparaît.
Mais alors, je veux savoir quelle écho il a ce film chez toi.
Moi aussi, je me sens un peu comme lui.
Ouais.
Je suis perdue là dans la rêve.
Et c'est un peu bizarre,
parce que même maintenant,
moi j'étais persuadée,
j'étais très souvent persuadée
qu'en accomplissant, en étant,
enfin dans ma position d'artiste,
je me sentirais foule trouvée,
mais en fait pas du tout.
Je me rends compte que je suis quelqu'un en général
d'un peu paumé dans la vie.
Et je me vois beaucoup en lui.
Et j'aime beaucoup ce film
qui est tiré par les cheveux de tous les côtés.
Il me rappelle quel point il me rappelle
comment on peut se perdre en amour.
En vrai, je trouve le film très beau
mais la vérité, ce qui c'est quelque part,
ça, il s'est perdu dans cet amour
parce que tu ne peux pas courir après une fille
que tu as vue une fois,
pendant des mois et des mois.
Et moi, je pourrais aussi...
Ça me parle.
Moi, ça me parle, je pourrais.
Et je pourrais tomber du coup dans le piège de Sam
d'en fait ne pas me rendre compte
que les gens ne m'aiment pas, en vrai.
Je pense que les gens n'aiment pas.
Je crois.
Je pense que les gens n'aiment pas
et qu'il a un peu paumé aussi pour ça.
En vrai, il n'a pas tant de gens qui l'aiment.
Moi, j'ai beaucoup de gens qui m'aiment
dans ma vie en tant qu'humaine
mais mes amis et mes frères et sœurs.
Mais par contre, je me retrouve en lui
dans ce côté paumé.
J'adore aussi l'esthétique du film.
J'adore vraiment l'esthétique de...
Et je crois qu'il y a un truc de...
C'est un film qui est cool
qui est enfin d'adolescence.
Je trouve que...
Et je pense que peut-être elle l'a vue à ce moment-là.
Et c'est peut-être pour ça qu'on est toutes les deux attachés.
Parce que, on n'a pas beaucoup d'années d'écart.
Il y a un côté, moi,
quand je l'ai vu, j'étais très perdu.
Et je me suis dit, là, vraiment,
j'ai sensé la catharsise de voir ce mec
encore plus perdu que moi.
Ça doit sortir de mon truc de si trop perdu.
Je me suis dit, mais ça va en vrai.
Il y a plus perdu, le mec.
Il est vieux, il est perdu.
Je vais me perdre comme ça en tombant amoureuse.
Alors des gens qui t'aiment,
il y en a d'autres qui t'attendent dans un instant.
Parce qu'évidemment, on en a recruté énormément.
On les écoutera juste après Dojakat
Paint the Town Red.
C.K. Mavaux
avec Body, c'est le choix de Theodora.
L'invité du score aujourd'hui.
Je te laisse nous en dire un mot.
En ce moment, j'adore Mavaux.
Après, est-ce qu'elle a dit, si,
comme plein de gens qui sont
dans toutes les musiques afro-caribé,
je me suis pris une claque et il partait suivre.
Et j'adore ce featuring.
Et j'ai mis le classique
qui est avant.
Et j'avais un peu perdu du jus.
Donc je suis grave contente de rattaper le train.
Grâce à un artiste que j'ai découvert il n'y a pas si longtemps.
Sache que cette émission est un spa.
C'est une espèce d'heure et demi de bien-être.
Voici un nouveau soin.
Moi c'est Juliette, j'ai 16 ans.
Et je suis fan de Theodora
parce que je trouve que son style de musique
est hyper différent.
Et ma question, justement, c'était
qu'est-ce que tu conseilles à la nouvelle génération
pour le futur ?
T'as vu, elle te mette vraiment des responsabilités
bien vers sur les épaules.
Je ne me sens pas bien.
Je ne me rends pas encore compte de tous les mots.
Non mais je vous imagine musicalement.
Ce que je conseille en termes de musique,
ah ok.
Déjà, je pense que la nouvelle génération
n'écoute plus assez d'albums.
Et j'ai fait le constat
avec ma propre mixtape
c'est après avoir défendu chaque morceau un par un
que les gens n'ont pu parler de l'album
de la mixtape, ils me disent
ah ça j'adore et tout, etc.
Donc si je dois vous conseiller en tout,
déjà je vous conseillerai d'écouter
vraiment la discographie de Rihanna
parce que si aujourd'hui
elle est autant encore dans les charts
alors que le projet n'avait pas autant
commencé aussi haut dans le billboard
c'est parce que c'est un projet
très très intemporel
et il est rempli d'influences différentes
en plus
j'adore le côté du projet hip-hop
le projet il est hip-hop, il n'est pas rap
il n'est pas R&B
il est hip-hop, il encadre plein
de sous-genres de
cette musicalité-là
donc moi je dirais ça et je dirais aussi
aller écouter l'album
je vais donner un album français
je donne pas assez souvent des albums français
et on dirait pas que j'écoute comme ça
mais j'écoute énormément d'albums français
donc je vais oser même un truc assez récent
moi ce qui m'intéresse
parce que je précise Téodora
est en train de chercher un titre
on parlait avec Sego avant l'émission
tu me disais que
ça revient avec cette histoire d'écouter un album
dans son intégralité
t'avais l'impression que Téodora raconte des histoires
oui grave, parce que comme on parlait de Michel Oslo
en fait je trouve ça trop intéressant
de réussir à faire
typiquement pour fashion designer
tu fais un truc, tout le monde a le refrain dans la tête
partout en France
et tu arrives avec un clip
qui est hyper sérieux
et pointu
et je trouve ça génial de réussir
à faire un truc très, c'est ce qu'on en parlait aussi avec Rihanna
il y a un truc
tu te prends pas au sérieux parce que t'es fun
tu vois, ça me m'étonne pas que ça te parle
en même temps
tout est très sérieux dans ce que tu fais
et tu racontes des choses
alors
tu te racontes toi ?
je pense que je me raconte moi
parce que ce que j'aime beaucoup
et ça c'est un truc que je dis avec du recul
je me suis pas rendu compte
c'est que finalement si les gens
ils ont pu autant se prendre
les morceaux en dehors du projet c'est parce que
je raconte une histoire étape par étape
chaque morceau c'est une étape
et du coup les gens ils peuvent se prendre
une seule étape du projet
sans savoir qu'il y a une continuité
mais pour ce qu'il s'agit du clip
pour moi l'équipe c'est pas mort
et je pense que en faisant des clips comme ça
cette notion de les clips les gars
c'est vraiment pas mort
moi j'ai grandi avec MTV
je suis vraiment une fille de ça et pour moi
faut qu'on remette les clips à la mode parce que
les clips ça donne une nouvelle grille de lecture
il y a le nombre de personnes qui n'aiment pas
fashion designer avant le clip
après on compris d'un seul coup
en fait toutes les références un peu
je dirais afro
un peu sombre
afro dark et tout
c'est essentiellement que le clip
assure retranscrire ça
en n'étant pas cliché et ça a permis
à beaucoup de gens de rentrer dans l'univers
moi j'adore les clips j'adore les histoires
il faut continuer à faire des histoires, à raconter des choses
et le clip n'est pas mort
ouais et même vous en tant qu'artiste
ça vous permet d'aller plus loin dans un son
ou alors peut-être aussi de raconter autre chose
ouais totalement et en fait parfois
si ça permet de raconter des choses
qu'on a voulu dire
sans les écrire clairement
moi je trouve que c'est très beau le clip
parfois
quand on est interprète
auteur et que du coup on écrit sur soi
mais qu'on ne peut pas, on n'a pas
envie de dire totalement
la chose le clip ça permet
de narrer à notre place
l'énondie
ça je peux pas le prononcer
mais je peux vous le montrer
la fiction c'est toujours un bon moyen de se raconter
un mini écran qui permet peut-être
d'en dire plus que ce qu'on dirait de manière frontale
c'est plus dur de dire aux gens comme ça
ouais ouais
tu t'apprêtes je le disais
à partir sur une tournée de
très très grande salle
t'as de toute évidence le sens de la musique
la porte était ouverte je l'ai quand même défoncée
mais ton sens de la scène, il vient d'où ?
je pense que la scène
c'est un truc qu'on observe
un jour tu vas avoir un concert
tu continuerais très merveilleux
moi j'ai eu la chance
en grandissant
de faire des petits concerts
je n'ai pas fait beaucoup de gros concerts
et ces petits concerts
m'ont fait dire que ah ouais
mais moi si je partais sur scène
je ferais ça si ça ça ça
parce que c'est des gens qui avaient le même niveau que moi
à l'époque c'est vraiment les concerts underground
tout ça les co-platos
aux petits bains etc
mais j'ai regardé beaucoup de loin
des superstars et je me suis dit
je rêverais de pouvoir les voir sur scène
je rêverais de pouvoir faire si ça ça
ça c'est magnifique
je pense que la scène
c'est un truc de c'est une étoile qu'on te passe
c'est une étoile que tu vois passer
à un moment donné tu as vu l'étoile filante sur scène
et tu as rattrapé l'étoile
tu as reçu un bout d'étoile
que toi tu as exploité des années plus tard
moi récemment je suis partie voir Lady Gaga
et déjà c'était
un...
je sais pas comment expliquer un petit truc
de me faire appeler de moi
quand je regardais Lady Gaga de loin et que j'étais jeune
je me suis dit oh j'aimerais trop l'avoir en concert
j'y vais aujourd'hui
il y a 22 ans tout ça
et je me suis dit ça m'a mis plein d'étoiles dans les yeux
même pour moi je me suis dit ah oui mais en fait
c'est ça que moi je vais faire en concert
en vrai c'est le truc
grand duo, big show
justement ma dernière intervenante
parce que j'ai vraiment fait charbonner des enfants
je le dis clairement
mais je les connais toutes
allez c'est parti
beaucoup Théodora, moi c'est Luann j'ai 16 ans
et je voulais savoir si tu comptais faire
en toute simplicité
1 ou 2 ou 3 ou 4
coucou Luann
oui
je compte faire
des stades de France dans les années à venir
si la vie me permet
d'être toujours
là en tout cas
c'est vraiment quelque chose que j'aimerais
le seul souci, mon seul souci avec le stade de France
c'est la sonneau
je jure que quand même la sonneau
elle me fait un peu de peine parce que
je me dis que du coup les gens
ils perdent l'accès à une partie
tu peux leur ajouter plein de choses
que tu ne peux pas faire dans d'autres salles
mais quand même tu leur retires
l'accès un peu
à cette
écoute très très digeste très très audible
de là il y a cet arrangement
là il y a cette batterie
qu'on entend moins au stade de France tellement c'est grand
mais c'est ça un peu le paradoxe avec le fait
de devenir de plus en plus big surtout toi qui aime
le lien assez
privé avec les fans c'est de plus en plus
dur d'être proche parce qu'il y a trop de gens
je pense que moi il y a un anime
que j'adore c'est Full Metal Alchemist
et je pense que
en fait c'est ça, l'échange équivalent c'est ça
c'est tu ne peux pas espérer
attendre quelque chose
sans que ça t'enlève quelque chose que tu aimes
et je pense que c'est le cycle
de la vie et que nous
artistes déjà on a la chance
que ça nous enlève des choses pas vitales
les gens dehors
l'échange équivalent c'est vraiment
des vrais problèmes pour eux
alors en attendant que le stade de France
soit équipé du BBL soit le boombox lady
pour leur donner des nouveaux comptets
il y a une tournée des ennites, il y a une tournée
des festivals et je rappelle que t'es headliners
ou Will of Green
ce qui est quand même déjà
un bon endroit pour aller combiner
c'était énorme
déjà donc là
on repasse un step
dans un instant je te soumets le questionnaire musical du score
un souvenir on écoutera aussi
Ralphie Chau je le prononce bien
je le prononce mal
parce que moi avant je l'optiais
Ralphie Chau et on m'a dit ben non Ralphie Chau
mais il y a deux hauts
ben moi je me disais Chou mais je sais pas
tu m'as d'où ça sort c'est moi qui a inventé
c'est Chau en fait c'est Ralphie Chau
je sais pas moi je dis tout comme toi
tout ça se traînera après la pub
avec Charline Roux je vais le dire comme Théodora
parce que j'ai dit je fais tout comme elle
Ralphie Chau avec Piri
parce que j'adore
l'instrumental
j'adore comment il a abordé
et je trouve que
c'est des sonorités qu'on entend
plus énormément
dans les musiques très actuelles
et donc ça fait un petit ventre
fraîchure que j'aime beaucoup
on va faire appel à tes souvenirs musicaux
l'idée de ce questionnaire c'est de répondre du tac au tac
t'as pas besoin d'élaborer je te demanderais pas de justifier tes réponses
et je ne les jugerais pas
c'est faux je juge tout le monde
peut-être je le ferai à l'intérieur de ma tête
est-ce que tu es prête
prête
le titre qui symbolise le mieux l'enfance ou en tout cas la tienne
bébé Lily
peu importe le morceau
la chanson de ton adolescence
c'est une bonne question j'écoutais beaucoup de musique
quand j'étais adolescente
est-ce que
adolescente c'est quel âge pour toi
je dirais entre 12 et
42
je sais pas entre 12 et 18 on va dire
je vais faire entrée d'adolescence
à l'heure 12 ans
je pense que j'avais 13 en quelque chose comme ça
c'était Take care de Drake et Rihanna
mon grand frère qui sentait la partie de Drake
chanteait la partie de Rihanna
ta chanson
ta chanson de Karaoke
Adele someone like you
on est sur de l'ambition et tout
ah non j'entends mal en Karaoke mais c'est ça le but
il y a un truc
moi en Karaoke les gars ne pensaient pas que je suis chanteuse
il y a un truc de c'est fait pour ça
t'exprimes toutes les émotions
renfuis en chanteant mal
le titre qui te propulse
immédiatement sur la piste de danse
bicarbonate
et le titre qui t'en fait sortir
et bah tu sais quoi
moi j'aime bien danser
parfois je danse sur des morceaux que j'aime pas
je pense que c'est
c'est la musique c'est pas
c'est compliqué que ça
faut danser parfois juste pour se faire du bien
ta chanson de comédie musicale préférée
alors je ne suis pas comédie musicale
donc je pourrais pas dire
t'es vrai ? même pas au cinéma
non
en fait dans le sens où
j'ai dit ça tout à l'heure il y a plein d'art
que j'aimerais plus découvrir parce que
moi j'étais tellement éparpillée quand j'étais jeune
que j'étais beaucoup
dans plein d'arts différents mais que moi je préfère
et là aujourd'hui je suis prête à m'ouvrir à d'autres choses
et non
je ne suis pas du tout
comédie musicale
mais tu as le droit et catégorie très pénible
la chanson dont t'as un mal de chiens te débarrasser
une fois que tu l'entêtes tu sais c'est le truc où tu dis
mais pourquoi ?
pourquoi je chante ça ?
je vais dire un truc de con mais voyez la version
du morceau de Billie Eilish vers son chien
ça fait un an que c'est plus en chaine les gars
moi je l'ai encore en tête
tout le temps le
c'est ça que tu viens de nous faire
pour une semaine on en a
c'est un peu le nouveau baby shark
moi je suis maudite avec ce morceau
surtout t'as quand même vanté en début
d'émission les mairies des onomatopées
pour raconter des choses dans les chansons
ça sera ta malédiction
échange équivalent c'est ça qu'on m'a donné en retour
tu cherchais un album français
à conseiller tout à l'heure là tu as retrouvé
bien sûr deux frères de PNL
voilà ok bah oui évidemment
moi je suis très vaine de PNL
et en ce moment
avec le froid je me reprend
deux frères chaque hiver
moi j'aime trop PNL
très bon album, très nostalgique aussi
oui en fait ça me fait mon souci
je pense que cette année ce projet
il resonne avec encore plus de nostalgique dans mon âme
ou maintenant que ça marche avec mon frère
je repense à quand on y écoutait
deux frères écoutent zéro asus
peut-être un jour
donc j'aime trop ce projet
le jour est venu
beaucoup Theodora
vraiment encore une fois vous n'avez pas besoin de mes conseils
surtout pas de Zola mais je vais quand même le dire
écoutez Theodora, allez voir Theodora sur scène
voilà dans un instant
on a rendez vous avec David Blot et le Nova Club
et on va se quitter avec ton dernier choix
take off and rich the kid avec crypto
je te laisse nous en dire un mot
je voulais mettre ce morceau parce que
je l'ai rure, rien entendu une de mes amis l'a remis
il n'y a pas longtemps et ça m'a rappelé que j'aimais beaucoup
et en plus
bah...
merci Theodora
je finis quand même sur un merci
pour avoir un truc un peu
merci Seigo
et vive les meufs
pardon je l'ai pas dit
sur Radio Nova
a retrouvé en podcast sur nova.fr

A poursuivre

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