Ovidie : Slut-shaming, italo-disco et chien-acteur
Dans Nova le Soir, Ovidie est venue nous faire écouter ses morceaux, parler de son livre "Slut Shaming", de féminisme et de cinéma des années 80 (entre autre).
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière,
en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Avec Charline Roux et ses invités,
nous va le soir.
Bienvenue dans nous va le soir,
au programme du jour,
une plongée musicale dans les années 80
puisque telle est l'époque sonore
de prédilection de mon invité.
Ovidy vient nous parler de son nouvel essai,
Slut Shaming, un délicieux anglicisme
qui nous est réservé à nous,
et les femmes, c'est trop d'honneur.
Ah, pardon, je fais une faute de frappe.
C'est trop d'horreur.
Marrant, comme quand il est question de mecs
redoutable, il faut séparer l'homme de l'artiste
alors que quand il est question d'une jeune femme
qui fait son métier,
et ce qu'elle que soit l'artisanat,
le distinguo est compliqué
quant à sa vie privée.
Ce monde ne cessera jamais de m'émerveiller.
Enfin non, de me déprimer.
Et là je peux même pas plaider la faute de frappe.
Un véritable motif d'émerveillement,
on voit la 1.
Harlow Parks, poétesse, compositrice,
chanteuse déjà autrice de 2 albums salués
pour leur force et leur sensibilité.
Et bien Elle Amorce, un virage
avec un 3ème disque ambiguous desire
qui sortira le 3 avril.
Mais en voici déjà un premier extrait,
Two-sided.
Parks dans Nova Le Soir avec Two-sided.
Dans un instant, Ovidi viendra nous parler
de slut-shaming.
Et je me suis dit, les filles,
bon bah les garçons,
vous êtes évidemment invitées,
à écouter essentiellement.
Il était judicieux de serrer les rangs.
On n'est jamais à l'abri de se faire vilipander
pour des comportements sexuels ou non,
réels ou fantasmés,
non conformes aux attentes de la majorité
qui, elle, n'est jamais silencieuse.
Le mot-clé étant ici sororité,
c'est donc sur ce sujet que je vous ai sollicité,
c'est l'heure des morceaux de bravoure.
Nova Le Soir.
Voici vos morceaux préférés
pour soutenir les cista
ou pour mieux professer,
je le disais, la sororité.
Evidemment, debout les femmes,
l'hymne du MLF est revenu plusieurs fois.
Et plutôt que de vous le faire écouter,
je vous engage à aller lire le texte,
le relire, l'imprimer, le distribuer.
Le temps de la colère,
les femmes, notre temps est arrivé.
Connaissons notre force,
les femmes découvrons nous des milliers.
Voilà, c'est un tout petit extrait.
Evidemment, dans les désormais classiques,
un autre, je leur dis,
c'est qui remet les femmes à leur place,
c'est-à-dire pilocentre.
Parmi vos suggestions du genre décoiffant,
celle-ci signé Emile and the Sniffers,
me and the girls.
Parmi vos propositions,
musique et sororité,
ce message de Clotilde,
je cite Dieu est grande de Yousufa,
même si c'est chanté par un homme.
Présente dans vos recommandations aussi,
Yoah et Solan avec Telma et Louise.
Et puis dans votre liste de chansons soror,
cette proposition de Carole,
je ne l'avais pas entendu depuis fort longtemps,
et bien je me suis laissé tenter.
Ce titre de 1993 de Queen Latifa,
on écoute Unity.
Nous va,
Miss Farah.
Queen Latifa dans Nova le Soir,
on marque une courte pause,
on se retrouve dans un instant avec Ovidy.
Tes Novas le Soir,
échanger Disque,
avec Charline Rue et ses invités.
En voilà une belle idée que d'écrire le portrait de mon invité,
puisque c'est précisément l'un des enjeux du livre
qu'il amène aujourd'hui.
Alors déjà, je précise,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
alors déjà, je précise,
oui, elle est autrice,
texte et ses best-seller,
même au nombre desquelles la chère et triste Elas
assise de bout-couché
pour nos manifestos
pendant cités que peu,
documentariste,
aussi de rabiage
à jettirées sur Andy Warhol's
comme manifesto,
chouroneuse d'une série récompensée
d'un international Emmy Award,
une série qui s'appelle des gens bien ordinaires.
Elle est accessoirement titulaire d'un doctorat,
mais elle a l'auteur de se présenter
sous un prénom unique
qu'elle a choisi comme alias
il y a quelques années
dans une autre vie.
J'ai pas besoin de préciser,
ceux qui savent savent,
elle s'appelle Ovidi,
elle est brillante
et elle publie
Slut Shaming,
collection cahier libre aux éditions,
la découverte.
Bonjour Ovidi.
Eh bonjour,
merci pour cette intro.
Mais non, mais avec plaisir.
Alors, expérience sociologique
des plus intéressantes
et qui va totalement
dans le sens de ton propos
dans le livre,
j'ai lu ce livre
dans le métro
et ce premier dans le métro
avec un bouquin
sur lequel était écrit en gros
Slut Shaming
associé au nom Ovidi,
ça donne des regards
des plus intéressants,
je trouve.
Ah ouais ?
Bah oui.
Alors ?
Bah c'est-à-dire que t'as à la fois
parfois un regard masculin
un peu genre
hum,
tiens,
c'est intéressant
et un regard un peu
parfois
j'ai le mot anglais
qui me vient c'est horrible,
c'est mon côté Jean-Claude Van Damme
mais un peu
je te juge,
tu vois Judgemento
un peu genre
hum, tiens.
Donc je trouve que ça va
complètement dans le sens
du livre,
c'est très intéressant.
Ouais.
Tu sais,
tu sais comment il est
lu ce livre,
t'as des retours déjà ?
Bah j'ai des retours
de meufs
qui évidemment se retrouve
aussi là-dedans
parce que
Slot,
donc bah Salope
donc en français
je pense qu'on a toutes été
traités de Salope
dans notre vie,
on a toutes été
considérées comme des Salopes,
on a toutes subi
le Slot shemmy
à un moment
donc
vu que chacune arrive
à se retrouver
dans le texte
pour le moment
j'ai que des retours
de meufs un peu énervés
et qui prennent le texte
comme je sais pas
un texte un peu cathartique
voilà
et à qui
à qui ça fait du bien.
Ouais.
C'était le cas aussi
donc du coup
il y avait quelque chose de très revendicatif
à le brandir dans le métro
vraiment avec un truc de
et alors
y a quoi ?
Y a quoi ouais ?
Comme à chaque invité
je tiens de demander
de choisir des titres
on va donc écouter
ta musique
j'annonce une playlist
assez Hates
Ouais Hates
et cinématographique
absolument
parce que la plupart des morceaux
sont
sont aussi des morceaux
dans certains films
voilà qui m'ont marqué
des films des années 80
moi j'ai
je suis né en 80
et j'ai regardé
énormément
j'étais abonné à Télécassette
quand j'étais gamine
donc j'ai regardé
énormément de films
donc tous ces films
que j'ai poncés
archi poncés
ouais
forcément leurs bandes
sont ma marquée
alors là pour démarrer
j'ai choisi
l'un de tes titres
sorti en 82
l'album s'appelait
High Assassin
il est signé
Gary Newman
c'est Music for Camelions
pourquoi ce titre
précisément ?
alors moi
je suis une grosse fan
de Gary Newman
mais vraiment
très très très grosse fan
toutes les périodes
à la fin des années 70
jusqu'à même maintenant
j'écoute
encore ce qu'il fait
alors qu'il a 60
je ne sais pas combien passer
et je trouve que c'est un album
que l'on retrouvait
c'est dans les maxi livres
à un moment
genre à 5 balles
très bien
c'est vraiment l'album
qui ne s'est pas vendu du tout
tu le vois avec des
des mocaçins
un espèce de chapeau
là
enfin rien ne va
dans cette album
et pourtant
il y a ce morceau-là
moi que
que j'aime bien
que j'avais un peu
un peu oublié
et que j'ai réentendu
lors d'un défilé
l'année dernière
à un moment
je jouais une vidéo
sur insta
c'était peut-être un défilé
8-on
je ne sais plus
et je me suis
ah c'est bien
ils sont en train de redétérer
cet album
oublié de Gary Newman
c'est donc une entreprise
de réhabilitation
et je la salue
on écoute donc
Gary Newman
Nova
le soir
le choix d'Ovidy
l'invité
de Nova le soir
et on parle aujourd'hui
de Slut Shaming
sous-titré
faire payer les femmes
paru dans la collection
Caille et Libres
éditions
de la découverte
alors afin qu'on soit
totalement transparentes
sur le sujet
le livre s'ouvre
sur cette définition
que je cite
donc
néologisme
composé des mots anglais
Slut
Salope
et Shame
honte
le Slut Shaming
désigne le fait de
critiquer, stigmatiser
culpabiliser
ou encore
déconcidérer
toute femme
dont l'attitude
le comportement
ou l'aspect physique
sont jugés
provocant
trop sexuel
ou immoraux
les attaques
peuvent être
physiques,
morales
elles entretiennent
l'idée que le sexe
est dégradant
pour les femmes
fin de citation
surprise
et non
pas surprise
et bah il existe
pas d'équivalents
masculins
ce mot
non c'est intéressant
bah oui
effectivement
il n'y a pas d'équivalents
masculins
puisque c'est toujours
le vieil adage
un homme qui multiplie
les conquêtes
c'est un donjuant
les femmes
c'est une salope
on m'en sort pas
en fait
de ça
et effectivement
c'est ça
le Slut Shaming
c'est la discrimination
d'une femme
pour sa sexualité
prétendue
ou réelle
j'insiste bien
là-dessus
c'est que
on peut subir
du Slut Shaming
tout en étant
tout en ayant pas
forcément
une activité
sexuelle
des bonnes étances
tout en étant
chaste
en fait
c'est vraiment
ça ne dépend pas
le degré
de la violence
du Slut Shaming
ne dépend pas
vraiment
de la réalité
de notre vie sexuelle
ça peut être
une petite jeune fille
dans un lycée
ça peut être
une travailleuse
du sexe
ça peut être
vraiment
n'importe qui
en fait
aucune d'entre nous
n'est à l'abri
voilà
c'est donc ça
l'idée
et c'est pour ça
qu'il faut pas
quand on est une femme
poussée sous le bus
d'autres femmes
en les traitant
aussi
en disant
elle a la cuisse
un peu légère
ou ce genre de choses
il faut pas faire ça
parce que
nous aussi
on risque
un jour
de subir
ce Slut Shaming là
donc
ne pas
ne pas attaquer
ses soeurs
le livre se base
sur des études
de cas très précis
notamment le tient
qu'est-ce qu'a déclenché
l'envie d'écrire ce livre
j'avais envie
de revenir
sur une période
donnée
puisque le livre
parle essentiellement
de la fin
des années 90
c'est du début
des années 2000
donc qui correspond
pour moi
un moment
où je suis devenue
Ovidiv
voilà
où j'ai pris ce
ce nom-là
et
c'est une période
un petit peu
curieuse
parce que c'est une
période
où à régner
ce qu'on appelle
le pornochique
qui est
pas née
dans le milieu
du porno
contrairement
son nom l'indique
c'est un nom
qui est née
dans le milieu
de la mode
qui
qui a un terme
qu'on
qu'on utilisait
par exemple
Tom Ford
qui avait eu
qui avait eu
pour charge
de des poussiers
Riguchi
à ce moment-là
ou alors un photographe
comme Terry
Richardson
qui a
beaucoup de castrol
au cul
aujourd'hui
on ne sait rien
de dire là
c'est rien
de le dire
et donc ce
ce truc-là
de pornochique
qui est d'abord
née
dans le milieu
de la mode
et on l'a vu
ensuite
dans le milieu
du cinéma
où c'est la
période
un peu bizarroïde
où il y a eu
plein de films
avec des scènes
explicites
dedans
de la fin des années
90
au début des années
2000
mais il y a eu
je ne sais pas
peut-être
10-15 films
comme ça
qui ont
On démarre
avec l'Arzventrir
avec l'Arzventrir
absolument les idiots
en 98
avant
il y avait eu
il y avait eu
Dumont
en 97
mais c'est vraiment
l'Arzventrir
en 98
et après
il y en a
plein
en 99
2000
il y a
Romance
de Catherine Breia
il y a
Intimité
il y a
de pornographes
dans lequel j'ai joué
donc c'est ça aussi
qui est important
de dire
c'est que dans ce livre
là
je dis que je fais partie
du problème
et de sa solution
quoi
c'est-à-dire
j'ai fais aussi
partie du jeu
quelque part
donc je sais
ça veut pas dire
que je suis
dans la rédemption
de quoi que ce soit
mais j'ai aussi
j'ai participé
je dirais
à tout ce mouvement là
c'est une période
aussi où
on parle beaucoup
de sexe
dans les médias
où
c'est la grande
période
de dardisson
aussi c'est
de tout le monde
en part
c'est une émission
très
très prescrittrice
où
plein de
de jeunes femmes
comme moi
ils sont allés
ils se sont fait humilier
sur les plateaux
et pourtant
on y retournait
parce que justement
c'est une émission
qui était très
regardée
et très importante
pour nous
donc voilà
ce livre
il parle
de toute cette période
un peu bizarroïde
jusqu'à
l'avènement
je dirais
de
la télé-réalité
voilà
qui arrive
de minin
de minin
et qui en arrivant
sonne peut-être
l'arrêt
de
quelque chose
mais oui
tout en le poursuivant
d'une autre manière
ce qui est quand même
très étrange
aussi
ça a la couleur
finalement
de
de la pornographie
cette histoire
et en même temps
justement
c'est le
c'est le moment
du déclin
de l'industrie
pornographique
qui
qui correspond à ça
2001
2002
2003
c'est
la fin de la VHS
c'est la chute du DVD
et c'est
progressivement
l'arrivée d'internet
ce dont on se rend compte
en lisant
ce livre
c'est que
être
travailleuse du sexe
qui est un terme
que tu emploies
serait donc
la seule
faute
là j'ai vraiment
mis des air guillemets
qui ne puisse
pas faire l'objet
d'une quelconque
rédemption
et là
j'ai remis des air guillemets
la peine en courue
c'est une forme
de stigmatisation
à vie
c'est une stigmatisation
à vie
que tu prends
par exemple
Brigitte Lahé
oui
Brigitte Lahé
elle a arrêté
de faire du porno
de la née de ma naissance
c'est-à-dire
en 1980
c'est-à-dire
il y a 45 ans
45 ans
après avoir arrêté
elle est toujours
présentée
comme l'ancienne actrice
donc c'est
c'est une étiquette
qui est
indélébile
c'est une marque
au fer rouge
c'est un stigmat
c'est un regard social
qui est tellement violent
si tu veux que
ça ne peut pas disparaître
donc moi je parle de mon cas à moi
mais on peut aussi parler du cas
de mariage nédaire
qui pourtant n'était pas
une travailleuse du sexe
mais qui toute sa vie
aura vu sa carrière réduite
à la fameuse scène
du pot de beurre
dans les derniers tangos
à Paris
qui n'était pas une scène
consentie
faut-tu préciser
à chaque fois
qui a été imposée
de manière
parce qu'on voulait
qu'elle ait l'air surprise
bah elle l'a été
de fait
puisque ce qui s'est passé
sur le plateau
est extrêmement violent
pour elle
exactement
donc on revient
ce qui s'est passé tout à l'heure
c'est-à-dire on peut se faire traiter
de salopes
sans être volontaire
et consentante en fait
donc oui
en fait on peut être
on peut être mariage nédaire
je parle un moment
dans le livre
de Caroline Ducey
aussi qui était
l'actrice principale
de Romance
de Catherine Breia
qui a sorti un livre
il me semble
c'était l'année dernière
et qui raconte
justement
ce qui s'est dépassé
sur ce tournage
et qui raconte
surtout que
des années
il y avait une scène
qui n'était pas
complètement consentie
et elle raconte
que des années après
elle voit ressurgir
toutes ces images-là
sur les plateformes
de films pornographiques
donc là
elle re-subit
la stigmatisation
qu'elle avait subie
20 ans auparavant
elle la re-subit
à ce moment-là
il n'y a pas de droit
à l'oublier
en quelque sorte
non pas du tout
j'ai annoncé
une playlist
des années 80
il y a une exception
il y a un titre
de 1975
dans les choix d'Ovidi
et tu as donc choisi
ce titre de
c'est la musique
de Vampire
vous avez dit Vampire
qui est
un de mes films
préférés
ouais ouais
j'aime beaucoup ce film
mais il y a un moment
il y a une scène
dans une boîte de nuit
ils se mettent à danser
et donc il y a Yann Hunter
qui chante ce morceau-là
et ce morceau-ci
Once Beaten twice shy
Yann Hunter
dans Nova Le soir
pour un titre issu
de l'album
Once Beaten twice shy
qu'on pourrait traduire
par chat et chaud des crains
l'eau froide
ce qui me semble assez bien
illustré
l'expérience d'Ovidi
sur les plateaux Thélico
oui j'ai fait la liaison
comme ça
tu l'abordais
il y a un instant
c'était s'il te plaît
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
tu l'abordais il y a un instant
c'était ces grands maisses
de deuxième partie de soirée
dans lesquelles on aimait faire
venir des jeunes femmes
en général
des actrices de film X
en particulier
pour le frisson
pour l'audience
et pour la rigolade graveleuse
aussi
plus d'une fois
tu expliques
qu'il y a de senti
piégé
et pourtant
il fallait y aller
et je me suis demandé
si oui d'un côté
il y avait l'obligation
d'y aller
parce que c'était prescripteur
mais est-ce que c'était pas
aussi vu
par les gens qui animaient
ces grands routes
comme une sorte de pénitence
en réalité
en tout cas on y allait
parce que c'était prescripteur
ça c'était certain
et c'est vrai que ça
changeait tout
quand on avait un livre
qui sortait
à les chers dissons
vraiment ça pouvait multiplier
par 10
les ventes
c'était vraiment capital
les attachés de presse
et les éditeurs
ils auraient vendu
père et mère
pour qu'on y aille
donc on se sentait
quoi qu'il en soit
obligé d'y aller
et pourquoi est-ce qu'on y retourne
alors que pourtant
on s'est fait humilier une fois
on se dit bah tiens
la deuxième fois
ça va pas être mieux
on y retourne
parce qu'on en a vraiment
beaucoup trop besoin
qu'il y a cette misogynie
intégrée
où on se force
à rire
des blagues
en fait
cette espèce de sensation
qu'on peut ressentir
en dehors des plateaux
où on est dans un groupe
où il y a des mecs
qui font des blagues
bien lourdes
et pour pas passer
pour celle qui fait la gueule
en gros
on va se forcer à ricaner
c'est un truc
que j'ai un peu vécu
sur ces plateaux-là
sur tout le monde en parle
par exemple
ce truc de se plier
à cet injonction-là
à être sympa
même quand on nous fait des blagues
de cul-naz
comme moi ça m'est arrivé
avec Bafi
pour moi c'était pas
un disson le plus problématique
à chaque fois que j'y suis allé
c'était vraiment Bafi
qui aujourd'hui
est dans la rédemption
qui a fait plusieurs déclarations
de dire vraiment
on s'est mal comportés
avec les jeunes femmes
sur les plateaux
et c'était pas
spécialement les actrices
c'était les jeunes chanteuses
les jeunes autrices
les jeunes comédiennes
c'était vraiment ça
leurs ciblins
en fin de compte
mais c'était indispensable
et c'est pour ça qu'on était contents
on était contents de dire tournée
moi j'ai grandi dans ces années-là aussi
j'avais évidemment
toutes ces images en tête
l'émission était regardée
par énormément de monde
et j'ai réalisé qu'en grandissant
moi aussi j'avais intégré
ce modèle-là
à l'époque
qui était quasiment un modèle unique
de ce que l'entertainement proposait
et je me suis dit vraiment
en lisant le bouquin
que moi aussi
j'ai dû participer
à un endroit
à cette forme de stigmatisation
cette manière de juger
t'es en produit de cette époque-là
je le suis aussi
en tant que spectatrice en fait
et je trouve que c'est aussi
un mea culpa
qui est important à faire
pour l'électeur
pour l'électrice
c'est violent de réaliser
qu'on avait intégré
cette misogynie-là
et qu'on n'a pas été capables
d'écouter correctement
et tu vois ce qui est terrible
c'est qu'on pourrait se dire
bon aujourd'hui ça a changé
on ferait plus ça
sur les plateaux télé
c'est fini
ben ça a changé
cette humour-là
il reste malgré tout moi
ça m'arrive
un mot oppressif
cet humour oppressif
il existe encore
ça m'est arrivé
à plusieurs reprises
de voir des gens
qui viennent me parler
dans la rue des mecs
toujours
et qui me disent
ah et qui m'en reprennent
les blagues de Bafi
genre
ah oui ah
Ardisson Bafi
25 ans après en fait
parce que les images
continuent tourner
parce que les images
continuent tourner
parce qu'elles sont sur Youtube
mais surtout
ça continue
à les faire rire
en fait ces images-là
elles continuent
à générer de l'audience
mais ce que je me suis dit
surtout c'est que
bien sûr d'avoir entendu
à l'époque
ce que t'avais à dire
ce que t'avais à expliquer
par exemple sur le féminisme
pro-sexe
soit la sexualité
comme un outil d'émancipation
c'est une notion sur laquelle
t'es revenu depuis
mais ce discours-là
moi je ne l'ai pas entendu
ben non
il était inaudible
puisqu'il était noyé
dans un flot de blague
compliqué
non et c'est...
est-ce que t'as l'impression
quand même que
c'est une façon de séducer
à porter
un moment
ou pas du tout
c'était vraiment
est-ce que c'était vain
finalement d'avoir fait tout ça
je me suis posé la question
j'imagine qu'il y a quand même
eu des retours dessus
parce que
ben c'était pas forcément
bien compris
puisqu'encore une fois
c'était
de toute façon
quand on fait une blague
grâce comme ça
à quelqu'un qui a entendu
essayer de développer un propos
et que tout à coup
c'est une façon
de silencier la personne
c'est une façon de lui dire
ta gueule en fait
c'est...
c'est pas drôle ce que tu racontes
ouais
en 2013
ben c'est à la fois
très lointain et très proche
Lili Allen professait
que l'inégalité
promet qu'elle risque de durer
et de toujours faire confiance
à l'injustice
car elle ne disparaîtra pas
très belle pensée
elle ajoutait aussi
cette saine suggestion
forget your balls
and grow a pair of tits
oui j'avais envie d'écouter
hard out here
Radio Nova
Nova le soir
et si
on changeait de disque
Nova
le soir
cash dans ma tête
on m'en ferait rousser
un coquillage
trop fraîche
pas de maquillage
son petit crop
top
risque d'expansion
Radio Nova
avec Splash
on continue la conversation
dans un instant avec Ovidy
on parle de son nouveau livre
Slot Shaming
et tout ça
ce sera juste après la pub
Nova
le soir
avec Charline Roux
toujours en compagnie d'Ovidy
on parle de Slot Shaming
dans la collection
cahier libre
aux éditions de la découverte
alors je n'arrête pas
de dire que ce qui est très étonnant
parce qu'effectivement
en lisant le livre
tout ceci m'était très familier
et en même temps
j'ai pas arrêté de me dire
mais c'est pas possible
alors que je savais très bien
c'est qu'on interroge
beaucoup la respectabilité
de celles qui font
jamais celles de ceux
qui regardent
alors attends
il y a eu une petite dissonance
cognitive
c'est-à-dire que
ce que tu appelles
les travailleuses du sexe
ou les femmes qui réfléchissent
à la question
sont souvent
sévèrement jugés
sur leur respectabilité
ou non
alors que
les messieurs
qui consomment par exemple
ces oeuvres-là
eux on n'interroge pas
leur respectabilité
ça ne va que dans un sens
Ah non
ça c'est sûr
mais de toute façon
ils ont un crédit illimité
en termes de consommation
on va dire
ils seront jamais
ils seront jamais
condamnés pour
pour ça de toute façon
il y a une survalorisation
de la sexualité
il y a même
je dirais même
une injonction
à avoir une sexualité
conquérante
ça ne change pas
bien sûr
les femmes sont encore
surtout les femmes hétéro
elles sont encore considérées
comme des territoires
à conquérir
ou alors comme des lampadaires
sur lesquelles on piserait
il faut être clair
et les mecs se verront
toujours comme
des grands conquérants
c'est presque une logique impérialiste
la sexualité hétérosexuelle
il y a quelque chose de cet ordre-là
je vois très bien
tu l'expliques très bien
dans le livre
les femmes on est
classées, stéréotypées
on a des fonctions
qui répondent
c'est un tas de facteurs
et toi tu parles
de deux critères décisifs
mais assez peu mentionnés
d'un côté le capital beauté
et de l'autre
le capital baisabilité
est-ce que tu veux bien nous expliquer ?
ah là là
ouah ouah
alors
ben bon
il y a la division
de Bourdieu
le capital social
le capital culturel etc
mais il y a aussi
une possibilité
d'être transfuge de classe
pour pas mal de femmes
qui est
le capital beauté
et aussi le capital baisabilité
qui est une extension
du capital beauté
et finalement
cette beauté là
peut permettre d'accéder
à
une classe sociale
à laquelle on n'aurait pas
alors que l'inverse
du côté par exemple des hommes
c'est quelque chose qui
qui ne se fait pas
en fait
ce chemin inverse
ne se fait pas
mais oui
pour simplifier
c'est ce que j'appelle
le capital beauté
alors le capital baisabilité
est encore un autre
un autre facteur
et qui est pour le coup
difficilement compatible
avec d'autres activités
ben là c'est encore
autre chose
c'est-à-dire effectivement
contrairement au capital beauté
le capital baisabilité
qui donc il nous réduit
à notre fonction
d'être bandante
faut être clair
il n'est pas récompensé
de la même façon
c'est-à-dire il ne permet pas
justement d'accéder
à un bon parti
un bon mariage
ce genre de choses
puisque
à partir du moment
où on est une slut
donc à partir du moment
où on est une salope
on va être jugé
on va être jugé
parce qu'on ne sera plus
qu'une salope
on ne peut pas être
une salope et
penser
produire de la pensée
par exemple écrire des livres
faire des films
comme ça
on ne peut pas être
une salope et être une bonne mère
il y a tout de suite
nos capacités maternelles
qui sont remises en question
à partir du moment
ou même dans un quartier
si on a la réputation
d'avoir la cuisse
un petit peu légère
par exemple
nos capacités maternelles
vont être remises en question
on ne peut pas
être considérées non plus
comme des partenaires loyales
ça c'est quelque chose
qui est remis en question aussi
donc en fait
tout le reste
est remis en question
à partir du moment
où on est
où il y a une suspicion
où on est considérés comme des salopes
d'ailleurs t'as titré
l'introduction du livre
La putain sa vente
il t'explique qu'il n'y a qu'un seul narratif possible
l'universitaire qui a fait du porno
sauf que dans l'esprit collectif
tu le disais très bien
on ne peut pas être putain
et penser en même temps
alors comment est-ce qu'on résout
cette équation là en fait
moi c'est vrai que ce truc là
de l'interleau du porno
la putain qui fait du porno
donc c'est un surnom
qu'on m'a donné il y a 25 ans
voilà
donc en 99
quand je suis devenue
à ce moment-là
et c'est quelque chose
j'étais une bête de foire
parce qu'il y a quelque chose
qui est de l'or de l'incompatibilité
c'est-à-dire on peut pas
être, avoir un rôle
sexuel actif on va dire
et en même temps
produire de la pensée
produire du discours
ça c'est quelque chose
qui est totalement incompatible
donc douce, douce
cette espèce de surnom
qu'on m'a donné
parce que voilà
parce que c'est vraiment
phénomène de foire
moi c'est comme ça
que je l'analyse à posteriori
et c'est quelque chose
qui est resté ensuite
parce que j'ai jamais changé
de nom de guerre
donc c'est quelque chose
qui me colle encore
à la peau
alors que ça fait
voilà, plus de 20 ans
que je sais pas
je suis plus sur les pertes
de tournage etc
mais c'est totalement incompatible
mais il y a eu cette espèce
d'engouement
aussi pour d'autres putains
savantes
au début des années 2000
il y a eu pas mal
de livres
qui sont sortis
à ce moment-là
écrits par des femmes
il y a eu l'espèce de succès
enfin l'espèce
je sais pas pourquoi je dis l'espèce
mais il y a eu le succès mondial
de la vie sexuelle
de Catherine M
je crois qu'il y a eu
800 000 exemplaires
vendues en France
et 2 millions ennemis
à l'étranger
c'est colossal
il y a eu Anne Scott
aussi
il y a eu évidemment
Christine Angot
il y a eu Virginie Dépan
etc
il y a eu Néli Arcan
il y a eu bien sûr Néli Arcan
qui s'est donc suicidé
et qui d'après moi
je la connaissais pas personnellement
mais qui d'après moi
c'est pendu
parce qu'elle ne pouvait
quitter la stigmatisation
et le fait de ne pas être reconnue
mais comme une véritable écrivaine
ce qu'elle était
sa malédiction
ça a été d'être à la fois
une femme qui réfléchissait
sur des questions
qui n'étaient pas normalement
celle du féminin
et en même temps
d'être une femme extrêmement belle
et de pas avoir l'apparence
qui collait
avec le fait qu'elle pouvait réfléchir
en réalité
là clairement
son corps faisait obstacle
carrément à la pensée
puisqu'elle avait
donc les seins refaits
etc etc
et puis voilà
elle avait été
elle-même travailleuse du sexe
donc on la réduit
à ce statut de putain
finalement
alors que pourtant
c'était vraiment une grande écrivaine
donc il y a eu
tous ces livres là
qui sont sortis au début des années 2000
ce qui ça a été
une espèce de marché d'éditeurs
où plein de femmes
se sont retrouvées
vendues ensemble on va dire
et qui n'avaient rien à voir entre elles
il n'avait rien à voir entre elles
il n'y a rien à voir
entre Virginie Dépanthe
et Catherine Millet
par exemple
elles n'ont strictement rien à voir
avec Ango
enfin
voilà ce sont des femmes
complètement différentes
mais malgré tout
il y a eu cette espèce d'étiquette
de femmes qui parlent de cul
et qu'on a envoyé sur les plateaux télé
qui sont donc des femmes
que moi j'ai croisées
puisqu'on fréquentait
les mêmes émissions finalement
retour à une forme de légèreté
avec ta playlist
que tu as annoncé
comme Haute-Mance
qui n'est pas photographique
donc pas étonnant de trouver
dans tes choix un comédien
qui nous invite
à faire les foufous
c'est un titre de 1985
et cet acteur c'est Eddie Murphy
mais bien sûr
mais alors
mais on oublie trop souvent
qu'Eddie Murphy
il chante
bien sûr
ça me semblait important de...
de le rappeler
on écoute Party All The Time
Murphy dans Nova Le Soir
et c'est le choix de Vidi
on écoutait Party All The Time
et c'est vrai que
on a quand même un peu fait
les faux folles
en studio
non c'est faux
on est restés très très calmes
on parle de ton...
on dit essai
oui on dit essai
de ton nouvel essai
Slaught Shaming
dans la collection de Kaye Libre
des éditions de la découverte
tu parlais
il y a un instant
de toutes ces autrices
qui comme elles réfléchissaient
sur le sexe
ont été mis
dans la base des normes
blocs communs
est-ce que tu crois que c'est
à peu près la même chose
qui s'est passé
qu'en un seul coup
est arrivé tu l'aborder
en début d'émission
ce qu'on a étiqueté
pornochique
ou en fait ça a devenu
une forme de fascination
qu'on appliquait
à tous les domaines
le pornochique
ça a vraiment imprégné
notre environnement
culturel, médiatique
durant plusieurs années en fait
mais c'était plutôt
des références esthétiques
sans même qu'on puisse vraiment
les identifier
on ne se disait pas
tiens telle campagne de pub
on ne se promenait pas
dans la rue on se disait
ah tiens ça c'est
Thierry Richardson
on ne se disait pas ça
mais le fait c'était là
sur les abribus
et c'était
mais quand on les regarde
aujourd'hui
ces campagnes de pub
elles sont hallucinogènes
c'est très cringe
c'est très cringe
avec des espèces
de mise en scène
de zoophilie
je me souviens
de cette campagne
où elle tient le pied
de la vache
et du lait
ou alors les mises en scène
de viol
aussi faut être clair
enfin
c'était
non c'était vraiment
très très cringe
et c'était là
ça faisait partie notre environnement
et ça nous faisait pas
tiquer plus que ça
parce que c'était juste là
en fait
ça faisait partie
de notre trajet au quotidien
quand on prend son bus
quand on prend le métro
on passe devant
cette image-là
et on s'arrête même plus
quoi
en fait je me faisais
cette réflexion-là
parce que
donc Autrice
qui parle de sexe
porno chic
je me dis que aujourd'hui
avec l'avènement des réseaux
ça deviendrait des trends
et je ne sais pas
si ça aurait
le même retentissement
si tu vois
ça passerait pas
d'un seul coup comme un
truc qui est balayé
dès le lendemain
par un truc nouveau
par un
là aujourd'hui on arrive
à réfléchir dessus
parce que c'était
il y a un certain temps
et qu'on a été
plus ou moins touchés
à des endroits différents
mais je sais pas
comment tout ça
serait possible aujourd'hui
ou en tout cas
la manière dont se serait reçue
moi j'ai l'impression
que déjà
ce serait censuré
de fait
ça passerait pas la barrière
des réseaux sociaux
alors c'est là que ça se passe
de toute façon
bien sûr
et j'ai quand même
j'ose espérer que
ça nous ferait tiquer
que des campagnes de pub
comme ça
ça nous ferait tiquer
et je pense que
à l'époque
on a quand même
j'en ai quand même été
quelques-unes à tiquer
malgré tout
mais si je disais
on fait pas attention
mais en fait
on était quand même
quelques-unes à tiquer
et je
enfin je
j'ose
enfin c'est aussi
grâce à ça
qu'il y a pu
de toute façon
en phase post mytho
moi je suis persuadée
que toutes ces
toutes ces campagnes là
ne sont plus acceptables
de toute façon
donc j'ose espérer en fait
voilà
que ce genre de chose
y en aurait pu
et y en aura plus
ce que tu expliques aussi
très bien
dans Slut Shaming
c'est que
il y a eu aussi
un endroit
une confusion
entre l'activité
des comédiens
du X
donc un métier
et la sexualité
facile
qu'on pouvait leur prêter
et il y a pas mal
entre elles qu'ont été
maltraitées
voire sexuellement agressées
dans le civil
comme sur des plateaux
parce que
après tout ça devait être
un véritable plaisir
pour elle
spoiler non
absolument pas
le consentement
existe aussi dans ces domaines là
bien sûr
et c'est bon
je pense que c'est
quelque chose aujourd'hui
qui est peut-être
sans douche en série en fait
j'allais dire
qui est plus intégré
aujourd'hui
mais je suis
c'est même pas certain
mais
mais oui oui
y a
comment dire
je pense que la
scène pornographique
n'arrive pas
à admettre
que cette scène là
c'est une scène finalement
de fiction
que c'est une scène
qui est jouée
que c'est une scène
où il y a
de la technique autour
surtout à l'époque
on va dire
et que donc
c'est de la mise en scène
et que la personne
qui est à l'écran
elle incarne un rôle
et qu'elle n'est pas
comme ça dans la vraie vie
une femme qui regarde
une image pornographique
elle le sait
c'est bien que la nana
elle passe pas sa vie
en porte-jartel
chez elle
enfin ça n'existe pas
parce qu'il y a besoin
de mépriser
la femme
qui regarde
à l'écran
pour pouvoir s'exciter dessus
donc je pense que c'est
trop compliqué d'admettre
finalement que cette personne là
elle est là
elle fait son job
elle prend son billet
à la fin
je pense que c'est trop
ça viendrait trop remettre
en question leur excitation
oui
ceci dit c'est aussi
très symptomatique
de la manière
dont on traite
les comédiennes
toutes les comédiennes
de manière générale
t'as travaillé avec
Anna Mouglalis
qui elle avait témoigné
devant la commission
d'enquête
et qui expliquait
qu'il n'y avait pas de respect
des limites du corps
en tout cas du sien
mais bien sûr
ça concerne les comédiennes
ça concernait aussi
en son temps
ça concernait les danseuses
aussi bien sûr
mais toutes les femmes
artistes
d'une façon générale
oui mais bien sûr
ça va au-delà
ce que je veux dire
c'est que cette histoire
de Sula Chémin
ça va bien évidemment
au-delà
de la question des actrices
ou bien bien bien au-delà
c'est vraiment toutes les femmes
qui sont concernées par ça
toutes les femmes
qui donnent leur image
à un moment donné
parce qu'à partir du moment
où on donne son image
si on n'y a pas consenti d'ailleurs
et bien cette image là
elle est indélébile
et jamais elle disparaîtra
surtout sur aujourd'hui
avec les réseaux sociaux
avec les plateformes porno
avec tout ça en fait
avec internet
aujourd'hui
il y a vraiment
une impossibilité
de faire disparaître
de faire disparaître
ces images-là
même si encore une fois
même si on n'était pas
consentantes
c'est vraiment
puis c'est peine perdu
en fait
ils vont supprimer
les images
pendant 48 heures
puis 48 heures après
ça va revenir sur une autre plateforme
enfin c'est
les écuries d'ogias
on poursuit
en musique
j'ai choisi
d'écouter l'homme
tout de suite
parce que ça me faisait plaisir aussi
Disclosure
avec Sam Smith
on écoute Latch
Closure
dans Nova le soir
et toujours en compagnie
Dovidit
et si tu le veux bien
je voudrais qu'on revienne
un instant
sur l'expérience
la chair et triste
hélas au théâtre
mise en scène
et texte Dovidit
évidemment
interprète Anna Mughlalis
on avait eu l'occasion
d'en parler ici avec elle
le livre avait déjà
eu un grand grand retentissement
et la pièce l'a fait basculer
dans une autre dimension
je crois
et puis le fait
que ce soit Anna Mughlalis
qui s'en parle du texte
évidemment
tout de suite ça l'a porté
à un autre niveau
on va dire
déjà le livre
où il y avait eu
avait eu son tissu succès
on peut dire
un best seller on peut dire
ouais
je sais pas c'est combien
un best seller
je sais pas moi je dis un best seller
bon ok ça marche
vu le nombre de mes copines
qui l'ont lu
ouais voilà c'est un best seller
des copines quoi
et c'est vrai qu'on a joué
pas à guichet fermé
pendant des semaines
du mois de septembre
enfin de fin août
jusqu'à
c'était quand jusqu'au mois de novembre
là
c'était complé
complé, archi complet
jusqu'au bout
et moi ce qui m'a fait plaisir
c'est qu'il y avait des
ganges de filles
de jeunes meufs
il y avait tous les âges
dans la salle
mais il y avait des ganges
de jeunes meufs
qui venaient à plusieurs comme ça
et qui étaient là pour en découdre
quoi en fait
qui étaient déchaînés
et ça c'était chouette
parce qu'il y a parfois
aussi cette sensation
quand on est féministe
de se dire merde
est-ce que je touche
encore les générations suivantes
est-ce que je suis pas en train
de vieillir moi-même
et tout
et ça ça m'a fait vraiment plaisir
de voir toutes ces
toutes ces jeunes meufs
hyper vénères
et à côté de ça
il y avait des femmes
de soixante-dix
quatre-vingts balais
qui venaient me parler
et qui me disaient
mais moi aussi
parce que donc la chère est triste
ça raconte
ma grève du sexe
en tout cas ma grève
du sexe hétérosexuel
depuis plusieurs années maintenant
et ce renoncement volontaire
quoi finalement
je parlerais pas d'abstinence
parce qu'il y a une notion
de manque dans l'abstinence
mais en tout cas
ce rejet
et ce moment où j'ai décidé
d'arrêter le coucher
avec les hommes
parce que j'ai trouvé
trop décevant
pour plein de raisons
qu'on a évoqué aussi tout à l'heure
et voilà
je me suis rendu compte
déjà
qu'il y avait quand même
beaucoup de monde
qui baisait pas
sinon ça aurait pas eu
cette école-là
ce texte
qu'il y avait pas mal
d'hommes
pas envie de jouer
à ce jeu-là
parce que
parce que
pas envie de se soumettre
à toutes ces injonctions
pas envie
pas envie de se forcer
tout simplement
et donc oui
il y a eu
à partir du moment
où ce texte
a été
porté par Anna
forcément
c'est
parce que Anna
c'est vraiment une grande
comédienne
et au réaliser ce propos-là
moi je trouve ça hyper important
en fait
que ça se transmette
aussi comme ça
et qu'il y a quelque chose
dans la manière de transmettre
qui racontait
porté par une voix
à quelque chose
de
singlant par endroit
et très drôle
par d'autres en fait
oui
parce qu'on a beaucoup parlé
du sérieux de ce texte
mais qui est aussi
très drôle
je dois dire
il est un peu golleri
il est quand même
il est très énervé
il est tellement énervé
que par moments
ça frôle presque
la mauvaise foi
mais oui
bien sûr
moi ça m'a fait plaisir
d'entendre
des femmes rire
dans le public
les garçons moins
étonnamment
moins mais quand même
il y en avait quelques-uns
qui ricannaient jaunes
mais qui ricannaient quand même
et c'est marrant
parce que je l'ai vu
plein de fois
donc sur scène
pour ajuster des choses
etc
et c'était intéressant
de voir que c'était
toujours à peu près
au même endroit que
les meufriers
et là
par exemple
il y avait un endroit
où ça ne loupait pas
elle se marrait à chaque fois
c'est un moment
où on parle
des hommes qui proposent
des massages
un massage c'est jamais gratuit en fait
maintenant c'est jamais gratuit
et ça
dans la salle
il y avait toujours
toutes les femmes
tous les âges qui étaient
qui étaient morts de rire
parce qu'elles avaient toutes
elles connaissent toutes
la supercherie
bien sûr
il y a ça
et dans les tubes de ce texte
il y a aussi
ce que c'est que d'être
une mal baisée
bien sûr
bien oui
du coup
mais peut-être que ce n'est pas
de ma faute
parce que tout est dans la
manière de dire les choses
mal baisée
la responsabilité n'est pas
là où on l'entend
ça marche très bien
parce que c'est vrai
c'est quand même curieux
comme insulte
bien sûr
bien sûr
que je suis mal baisée
sinon je n'aurais peut-être pas
fait la grève du sexe
en fait si j'étais bien baisée
en fin de compte
mais oui bien sûr
j'avais résumé
la pièce ainsi
à Namu Ghali
je suis assez contente de moi
donc du coup je vais le répéter
c'est vraiment tout ce que vous voulez
pas entendre messieurs
et tout ce que vous avez besoin
d'entendre mes dames
en fait
il y a quelque chose de cet ordre
et ça s'entendait dans la salle
moi quand j'y suis allée
il y avait vraiment un truc
féminin collectif
qui était assez jouissif
ça m'a fait un bien fou
donc pour ça
merci aussi Ovidy
et donc on le rejoue
à partir de fin janvier
on refait 9 dates supplémentaires
à partir du
enfin janvier 26 janvier
je crois bien
et début février
toujours au théâtre de l'atelier
toujours au théâtre de l'atelier
ouais
on fait 9 dates de plus
on était frustrés
parce que je pense
qu'on aurait pu
faire une reprise
j'imagine
pour des questions
de disponibilité
voilà on a juste réussi
à réinjecter ces 9 dates
alors pour celles et ceux
qui ne l'ont pas vu
vraiment courésie
j'espère que tu passes
un moment très agréable
ouais c'est cool
tu vois c'est ma manière de dire
tu vois c'est
ce qu'on appelle un massage
tu vois ce que je veux dire
tu vois ça se passe bien
bon ben y a quelqu'un
dans l'émission
qui est là
pour titiller
quelque peu les invités
je crois que c'est quelqu'un
que tu connais
ou en tout cas
pour ces prestations
télévisuelles
et tout à fait royales
Paloma gagnante
de la saison 1 de
Drag Race
France
qui propose chaque jour
un roast
et comme on est en France
on a décidé de la jouer
vraiment VF
voici le roti
nous va le soir
let the roasting begin
boom, roasted
salut Charline
alors aujourd'hui
c'est très intimidant
parce que
notre invité
m'aime bien
et comme l'admiration
est mutuelle
ça n'arrange pas les choses
Ovidy est parfaite
voilà c'est dit
mais comme
il faut bien que je justifie
mon mega salaire
je me lance
Ovidy, votre carrière
prouve qu'on peut passer
du porno à la Sorbonne
sans jamais changer de ton
avant vous gémici à l'écran
maintenant vous soupirez
en interview
l'évolution est cohérente
vous avez l'air de sortir
de la série Daria
comme son héroïne
vous êtes cynique
nonchalante
et définitivement hors système
autant dire que je vais avoir
énormément de mal
à vous critiquer
car a priori
je suis la même personne
Ovidy
vous et moi
on est 2 gothiques cérébrales
mais vous
vous avez fait du sexe
un objet d'études
avec vous
chacun de nos désirs
est analysé
déconstruit
historisé
vous avez fait du porno
comme d'autres
ferait Erasmus
pour l'expérience culturelle
vous avez révolutionné
le porno féministe
réalisé des documentaires
sur l'industrie du X
écrit des livres
sur le désir
puis un livre
pour expliquer
qu'en fait
vous avez arrêté le sexe
c'est quand même rare
quelqu'un qui démonte
une machine
après l'avoir inventé
c'est un peu comme
si avant de clamber
Brigitte Bardot
nous avait sorti un bouquin
210 tendances
pour porter de la fourrure
en hiver
quand d'autres criaient
plus fort
c'est de
tape dans le fond
je ne suis pas ta mère
ah tape dans le fond
je suis ta mère
Auvidit
vous êtes capable
de nous dire
je ne suis pas
contre le sexe
avant d'expliquer
pendant 300 pages
pourquoi ça n'en vaut plus
la peine
vous n'êtes pas
anti sexe
vous êtes
post sexe
nuance
dans les médias
vous arrivez toujours
avec ce ton calme
lent
un peu fatigué
vous êtes gothique
mais version canapé
révolutionnaire
mais à domicile
radicale
vous avez dénoncé
le porno industriel
l'hétérosexualité
obligatoire
la culture du viol
le capitalisme
du désir
l'échauffe
résultat
vous êtes devenu la voix
obdépressive
de la libe d'eau française
en fait le plus fort
c'est ça
vous parlez du sexe
comme une ancienne fumeuse
parle de la club
ouais c'était cool au début
mais franchement
l'odeur
traverser tout le spectre
de la sexualité
pour finir par conclure
bof
pas sûr que ça
plaise
aux fans de jacquier michel
mais soignez honnête
si Auvidit
vous êtes brillante
et si vous êtes brillante
c'est parce que vous avez tout vu
tout fait
et décidez en conclusion
que le plus subversif
c'était encore de se foutre à la paix
bref
Auvidit
vous n'êtes pas une ex star du porno
vous êtes une ex optimiste
et dans le paysage culturel
ou la bienveillance
et le développement personnel
sont devenus les fères de lance
des influenceuses
dans un monde obsédé
par le désir des autres
eh ben vous me faites du bien
allez salut
héteste douloureux
ouais c'était très mignon
très très très mignon
j'ai beaucoup rie
sur Erasmus
et les chauves
parce que c'est vrai que c'était un peu mon Erasmus
faut bien dire
et les chauves
mais oui bien sûr
ouais
il n'y a rien qui fasse plus se vrier
un homme que de l'attaquer
sur sa calvasse
ouais je sais
ça reste du coup
une réserve inépuisable
en cas de
en cas de vengeance potentielle
enfin bon
je ne veux pas trop en dire
c'est le dernier recours
quoi vraiment
comme j'écoutes
tu me dois le rappeler ici
selon l'adage
entendu dans ce tech
de cantin du pieu
le dernier arrivé
et fan de Phil Collins
ben c'est le cadeau Auvidit
qui nous expliquera
pourquoi
juste après la pub
le choix d'Auvidit
l'invité
de Nova le soir
alors je voudrais débunker
tout rago
je ne suis pas fan
de Phil Collins
vraiment pas du tout
c'était vraiment pour le jeu de mort
mais c'était
non c'est parce que c'est
c'est la musique
un moment d'une scène
dans American Psycho
qu'avait réalisé
Marie Aron
il y a cette scène improbable
où il baisse sur du Phil Collins
et voilà ça me faisait plaisir
de le réécouter
pour me remémorer
cette scène mythique
c'est-à-dire que rien de s'agence
correctement dans cette phrase
elle est tout à fait logique
et en même temps elle ne l'est pas
Phil Collins
American Psycho
et faire du sexe sur Phil Collins
c'est-à-dire que vraiment
c'est un concept
qui est très très loin de
c'est la science-fiction
non peut-être
personne je crois
pardon
on a exploré ta discographie
je voudrais maintenant
qu'on s'intéresse
à ta videothèque
oui je la joue
années 90 videothèque
j'ai isolé quelques extraits de films
qui normalement sont censés te parler
je te laisse les écouter
et je te laisse nous expliquer
quand tu les reconnais
l'homme le plus classe du monde meurt
et ses dernières paroles
c'est monde de merde
pourquoi il a dit ça
c'est ce que je veux savoir
merci c'est pas facile à trouver
c'est sûrement un nom
si c'est une femme
je veux savoir quelle femme
si c'est un cheval
je veux savoir dans quelle course
nous on pensait que
ça pouvait être un très non
le grand détournement
Michel Azanavisius
la classe américaine
la classe américaine
Michel Azanavisius Dominic Mesret
et je crois que c'est un film
qui fait partie des films
que tu as je te cite
Ponce
qu'est ce que j'ai ri
c'est un film qui est sorti
au milieu des années 90
qui avait été diffusé sur canal
et ouais ouais non c'est un film
moi j'aime beaucoup
après j'ai beaucoup aimé
les films suivants de Michel Azanavisius
mais c'était donc un détournement
où il y avait plein de films
il y avait les films
de mémoire il y avait les hommes
du président
il y avait des films avec
Charles Branson
avec John Wayne etc
mais qui étaient voilà
ils avaient détourné les doublages
dans une tradition un peu
post-situationniste
quoi on va dire
et c'est à mourir de rire
je suis d'accord
ça marchera toujours
il faut leur sortir
mais je crois qu'il avait sorti
en livre
mais l'effet est forcément
différent
la retranscription en livre
mais ouais
dans un registre
totalement différent
extrait suivant
j'ai pris une décision
premièrement tu vas déménager
deuxièmement tu vas quitter Sammy
troisièmement tu pourras plus jamais
regarder un mec de ta vie
quatrièmement je te quitte
cinquièmement tu seras tout seul
tout seul
bref je ne souhaite plus ton bonheur
Romain Boringé dans les nuits faux
ah les nuits faux
de Cyril Collard
sorti en 1992
et film que je crois
tu as étudié
ouais ouais ouais
ça faisait partie de mon corpus de thèses
effectivement les nuits faux
qui était une thèse
sur l'autonaration au cinéma
comment des auteurs s'auto racontent
à travers leurs propres films
et donc là bas vu que c'était un texte
autonaratif
c'est d'abord un roman
un des nuits faux
et c'est un texte
qu'il a donc adapté au cinéma
il a eu juste le temps
de le faire, de le terminer
avant de mourir du sida
c'est un film sur les années sida
et voilà moi c'est un film
qui m'a bouleversé
et on voit effectivement
Romain Boringé
toute jeune
dans le film
alors là j'annonce encore une fois
un changement de registre absolument
spectaculaire
extrait suivant
il y avait un indice dans l'extrait
de fait
c'est Turner et Hooch
avec Tom Hanks
et Bisley
il s'appelait Bisley
le vrai nom du chien
tu connais même le nom
du chien comédien
bien sûr
c'est un grand comédien
moi je trouvais que
il était très convaincant
dans toutes ses scènes
donc ouais Turner et Hooch
donc Bisley c'était un dog de Bordeaux
alors pourquoi ce film-là t'as marqué ?
déjà parce que je trouve vraiment
que le chien joue très bien
mais pour de vrai
il y a ce mec qu'on appelle Tom Hanks
à côté
mais le chien est vraiment gros
il y a Tom Hanks
le jeune
dans le film effectivement
mais non non mais il joue très bien
il y a un autre film
ou un chien joue très bien
c'est le procès du chien
le film de Leticia Doche
et le chien est vraiment un pécable
moi je suis sensible
à ça au film
où les chiens jouent bien
ou regardent le dresser
derrière la caméra
ou je sais pas quoi
tu sais que tu suis la palme dog
tous les ans à Cannes
pas tous les ans
mais je regarde
un petit peu ouais
moi j'aime beaucoup le chien
d'anatomie d'une chute
mais si c'est ça
oui évidemment
qui était devenue
une sorte de star
extrais suivant
Gun Girl de David Fincher
d'après le roman
les apparences
de Gillian Flynn
avec une absolument
merveilleuse
géniale
etime
Rosamund Pike
ouais
j'aime beaucoup le film
déjà j'aime bien
les films de David Fincher
de façon générale
pour elle elle est géniale
et c'est vrai que ça
donc ça raconte
l'histoire de cette meuf
qui décide de partir
et donc du mec
qui reste qui lui
est accusé
de l'avoir tué
parce qu'on suppose
que
je trouve qu'à un moment
il y a
il y a
elle est dans une station
je crois que c'est le moment
où elle est dans une station
service où elle se teint les cheveux
pour
c'est l'extrait qu'on entend
c'est celle-là
où elle raconte
finalement ses motivations
ne pas vouloir se plier
à toutes ses règles
et toutes ses normes
voilà
et je
j'aime beaucoup le film
mais je trouve que c'est un film
aussi très intéressant
sur la manière
dont il est interprété
sur qui est le
la mauvaise personne
dans cette histoire
ah ouais
bah oui
oui oui
il y en a qui peuvent prendre
en pitié
ce qui est joué par Ben Affleck
évidemment
qui est vraiment objectivement
une raclure
disons-le
évidemment qu'on est
du côté de
de Rosamund
ouais
bon voilà
les choses sont assez claires
on continue d'explorer
ta playlist musical
alors voilà
un morceau
que j'ai réentendu
en préparant cette émission
et qu'il y avait complètement
oublié
il est signé
Wang Chung
Dance Hold Days
pourquoi celui-là
parce que
un peu comme toi
tu vois je l'avais oublié
ouais
et que
j'ai pas l'autre jour
cherché des musiques
pour faire du sport
et je suis retombé là-dessus
je me suis mis oui bien sûr
bah oui
donc allons-y
on fera pas de sport là
en vanchin
moi j'ai pas de cardio
sinon c'est dangereux
ok
dance hold days
we were cool
on
craze
when I
knew
and everyone when you
could believe
do
a share in what was true
it's all days long
fit by the hair
sun there
there
fit by the air
dark as fairs
we were so
in place
and I dance
all
days
we were cool
on
tall days
love
dance hold days
baby by the rest
and then I'm out the name of this
right to sacrifice blue
hall
days
craze
le soir
Georgia Smith
with you
est toujours en compagnie
Dovidie
je me demandais
quels étaient
projets immédiats
après la sortie de ce livre
est-ce qu'il serait
d'ordre de la fiction
de la littérature
des essais
du documentaire
eh ben
je vais repartir
en tournage et je n'en dirais pas plus
mais je reprends
je reprends la caméra et je vais
certainement
donner mois à venir je l'espère
parce que ça me manque
moi je me sens
j'aime bien les périodes d'écriture
et tout ça
mais là où je me sens vraiment bien
et dans mon élément c'est quand je suis sur un tournage
et une saison 3
des gens bien ordinaire
alors ça je peux répondre tout de suite
non il n'y en aura pas
ok
parce que je pense qu'on a dit
tout ce qu'on avait à dire
dans les deux saisons
voilà
et c'était génial
et je suis très fière
de tout ce qu'on a fait
et puis
ils sont super des acteurs
tous les acteurs et les actrices
de cette série
vraiment ils ont été super mignons
je pense à Jérémy Gillet
bien sûr qui a porté
la série
Ray Casanavicius
Sophie Marie Larouni
et tout ça
et il y a eu plein de guesses
qui étaient super
super aussi
je pense
bah il y avait Judy Godrache
et la Coral Masiero
oui
enfin c'était vraiment
une très très belle aventure
j'en profite pour dire que la série
est toujours accessible
sur la paname
sur la paname
absolument
et voilà
que je crois qu'on en est
tous très fiers
quoi
alors tu me réponds
si tu le souhaites
j'ai vu sur le site
Allociné
que dans tes projets
était
alors sous le titre
la chair est triste
crédité
potentiellement
quelque chose qui pourrait arriver
mais oui
on s'arrête là
j'ai l'impression qu'on s'arrête là
non non non
bah je suis
non non mais effectivement
effectivement
c'est vraiment
vraiment dans les tuyaux
ouais
allez
encore une nouvelle manière
de partager
ça va être si bien
dans ta playlist
donc des musiques de films
on l'a entendu
des musiques des années 80
et un petit peu d'italo disco
ouais
ça fait du bien un peu
un peu d'italo disco
alors d'où vient ce titre
et où est-ce qui te ramène
bah je sais pas
la salle des fêtes
de
ou alors la colonie de vacances
de Saint George de Didon
en 1988
tu vois un truc comme ça
ouais ouais ouais
je pense vraiment
les premières booms
ouais ouais
non non valérie d'or
ouais bien sûr
et ce qui est quand même assez génial c'est que
elle chante très mal
valérie d'or
on va pas lui faire de chagrin
mais je pense elle devait être
la meuf d'un des gars
du studio
ou je sais pas moi
mais elle chantait très mal
et je suis même pas sûre
que celle qu'on voyait à l'image en fait
était vraiment valérie d'or
c'est-à-dire il y avait la musicienne
de studio
qui est venu poser sa voix
et puis à celle qui était là
pour les clips
pour danser ouais
ouais un peu comme
comment s'appelait
this beat is technotronique
la
technotronique
technotronique
exactement un peu
c'est un peu la même histoire
quoi
mais donc ouais ouais valérie d'or
ouais
et bon on écoute the night
valérie d'or c'est le nom
de l'interprète
quant à la personne
que l'on voyait dans le clip
au videa se met le doute
on ne sait pas si c'était
vraiment elle ou pas
ou une comédienne
valérie d'or
existe-t-elle vraiment
ça c'est pas sûr
on peut faire l'objet d'un nouveau documentaire
à la recherche de valérie d'or
par au videa
on écoutait the night
en tous les cas on marque
une courte pause
on se retrouve dans un instant
avec Amy Winehouse
tous les soirs
Nouvelle soir
de 20h à 22h
c'est vraiment
pour le titre
que je l'ai choisi
je me suis que ça correspondait bien
à la situation
au mood du jour
parce que je suis en compagnie d'au videa
non pas que je sois en train
de ne pas être la personne
mais je me dis que
autant retourner le sigmat
et en faire quelque chose
de revendicatif
you know I'm no good
c'est comme ça en fait
j'aime bien cette idée
je suis une mauvaise fille
je crois bien
non je crois pas moi
mais bon
afin de corriger cette image
dont on a parlé
alors corriger c'est toutefois
il y a besoin de corriger
parce qu'en fait
il y a besoin de corriger
que pour ceux qui sont pas attentifs
et qui écoutent pas
je me suis dit que le mieux
pour parler de toi
c'est une sorte de petite auto-portrait
via la fiction
j'ai préparé quelques petites questions
et je te laisse m'y répondre
de façon portrait chinoise
si ça te va
si tu étais une superhéroïne
je choisirais laquelle
tellement pas les superhéroïnes
c'est vrai
ouais
elles savent lancer des trucs
courir vite et tout
elles font des trucs
tout bien que moi je sais pas faire
donc je suis pas de ces parmi
les féministes
qui sont à fond sur la figure
de Wonder Woman
et tout moi elle me saoule
elle est trop bien gollée
et tout moi ça me fatigue
non
middle woman
je propose une nouvelle
nouvelle héroïne à créer
après
je j'aime bien
il y a une série
qui s'appelle Cléo
qui m'est
qui m'est en scène
c'est une série
c'est une série allemande
avec une héroïne
en
période
je suis d'humeur de Berlin
tu vois
et je sais pas
voilà cette espèce
d'héroïne
d'héroïne
communiste
machin
je la trouve
ouais je la trouve sympa
j'aime bien ce personnage-là
à l'inverse si tu devais investir
un rôle de super vilaine
une super méchante de ciné
laquelle tu choisirais
Glenn Close
la liaison fatale
et tout
je trouve qu'il faudrait faire
un remake féministe
moi si je pouvais en fait
j'ai trop d'idées de films
mais si je pouvais
je ferais un remake féministe
de ce film-là
parce que
donc à la fin elle meurt
et tout ça
et pendant tout le film
on part du principe
que c'est elle la méchante
alors que c'est comme elle
qui s'est fait planter
par un gars
de responsabilité
enfin
pour moi c'est elle
la victime de bout en bout
et elle passe pour la méchante
la super méchante
donc moi je pense qu'il faut réhabiliter
je sais pas que je suis plus comment elle s'appelle
dans le film
je me suis fait un peu plus
le personnage joué par Glenn Close
on en revient un peu à Glenn Girl
en même temps
c'est une forme de vengeance
Glenn Girl
pour les femmes trahies
ouais mais
sauf que Glenn Girl
elle s'en sort bien
alors que Glenn Close
ça signifie noyé
dans la baignoire
je crois bien
c'est pas noyé
je me souviens pas
la fin est pas géniale
ouais
si tu étais
une héroïne de comédie romantique
crazy ex-girlfriend
à la série télé
absolument
crazy ex-girlfriend
ouais je serai cette héroïne là
ouais
donc c'est vraiment ce qu'on appelle
la titre programmatique
ouais
oui voilà
tout est dans le titre
mais
ouais je pense que le fait
de mettre sa louse
au coeur
du processus de création
je pense que c'est
ça fonctionne toujours
merci beaucoup Ovidy
d'être venu faire un tour
dans Nova le soir
je rappelle donc la publication
de Slot Shaming
faire payer les femmes
c'est dans les collections
caillées libres
aux éditions de la découverte
et vraiment c'est un indispensable
si vous voulez vous retrouver
quelques motifs de colère
si toutefois vous en manquez
ce qui m'éteindrait beaucoup
si vous êtes une femme
voilà c'est toujours un bon moment
un bon moment
pour rallumer un peu le feu
merci beaucoup Ovidy
merci beaucoup
d'être venu
et on se quitte avec
bah l'un de tes choix
ah super
bah pas de bénatard quand même
t'as pas cru que j'allais te laisser partir
sans pas de bénatard
l'avis de battlefield
bah oui
bah oui
l'amour c'est un
comment tu le souhaites
un champ de bataille
un champ de bataille
voilà un battlefield
et à la fin on gagne
Nova
lia lia
bénatard pour clore
Nova le soir
on a rendez vous demain
à 20h avec Fred Testot
et dans un instant
c'est la riposte
tous les soirs
Nova le soir
de 20h à 22h
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière,
en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Avec Charline Roux et ses invités,
nous va le soir.
Bienvenue dans nous va le soir,
au programme du jour,
une plongée musicale dans les années 80
puisque telle est l'époque sonore
de prédilection de mon invité.
Ovidy vient nous parler de son nouvel essai,
Slut Shaming, un délicieux anglicisme
qui nous est réservé à nous,
et les femmes, c'est trop d'honneur.
Ah, pardon, je fais une faute de frappe.
C'est trop d'horreur.
Marrant, comme quand il est question de mecs
redoutable, il faut séparer l'homme de l'artiste
alors que quand il est question d'une jeune femme
qui fait son métier,
et ce qu'elle que soit l'artisanat,
le distinguo est compliqué
quant à sa vie privée.
Ce monde ne cessera jamais de m'émerveiller.
Enfin non, de me déprimer.
Et là je peux même pas plaider la faute de frappe.
Un véritable motif d'émerveillement,
on voit la 1.
Harlow Parks, poétesse, compositrice,
chanteuse déjà autrice de 2 albums salués
pour leur force et leur sensibilité.
Et bien Elle Amorce, un virage
avec un 3ème disque ambiguous desire
qui sortira le 3 avril.
Mais en voici déjà un premier extrait,
Two-sided.
Parks dans Nova Le Soir avec Two-sided.
Dans un instant, Ovidi viendra nous parler
de slut-shaming.
Et je me suis dit, les filles,
bon bah les garçons,
vous êtes évidemment invitées,
à écouter essentiellement.
Il était judicieux de serrer les rangs.
On n'est jamais à l'abri de se faire vilipander
pour des comportements sexuels ou non,
réels ou fantasmés,
non conformes aux attentes de la majorité
qui, elle, n'est jamais silencieuse.
Le mot-clé étant ici sororité,
c'est donc sur ce sujet que je vous ai sollicité,
c'est l'heure des morceaux de bravoure.
Nova Le Soir.
Voici vos morceaux préférés
pour soutenir les cista
ou pour mieux professer,
je le disais, la sororité.
Evidemment, debout les femmes,
l'hymne du MLF est revenu plusieurs fois.
Et plutôt que de vous le faire écouter,
je vous engage à aller lire le texte,
le relire, l'imprimer, le distribuer.
Le temps de la colère,
les femmes, notre temps est arrivé.
Connaissons notre force,
les femmes découvrons nous des milliers.
Voilà, c'est un tout petit extrait.
Evidemment, dans les désormais classiques,
un autre, je leur dis,
c'est qui remet les femmes à leur place,
c'est-à-dire pilocentre.
Parmi vos suggestions du genre décoiffant,
celle-ci signé Emile and the Sniffers,
me and the girls.
Parmi vos propositions,
musique et sororité,
ce message de Clotilde,
je cite Dieu est grande de Yousufa,
même si c'est chanté par un homme.
Présente dans vos recommandations aussi,
Yoah et Solan avec Telma et Louise.
Et puis dans votre liste de chansons soror,
cette proposition de Carole,
je ne l'avais pas entendu depuis fort longtemps,
et bien je me suis laissé tenter.
Ce titre de 1993 de Queen Latifa,
on écoute Unity.
Nous va,
Miss Farah.
Queen Latifa dans Nova le Soir,
on marque une courte pause,
on se retrouve dans un instant avec Ovidy.
Tes Novas le Soir,
échanger Disque,
avec Charline Rue et ses invités.
En voilà une belle idée que d'écrire le portrait de mon invité,
puisque c'est précisément l'un des enjeux du livre
qu'il amène aujourd'hui.
Alors déjà, je précise,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
je me souviens,
alors déjà, je précise,
oui, elle est autrice,
texte et ses best-seller,
même au nombre desquelles la chère et triste Elas
assise de bout-couché
pour nos manifestos
pendant cités que peu,
documentariste,
aussi de rabiage
à jettirées sur Andy Warhol's
comme manifesto,
chouroneuse d'une série récompensée
d'un international Emmy Award,
une série qui s'appelle des gens bien ordinaires.
Elle est accessoirement titulaire d'un doctorat,
mais elle a l'auteur de se présenter
sous un prénom unique
qu'elle a choisi comme alias
il y a quelques années
dans une autre vie.
J'ai pas besoin de préciser,
ceux qui savent savent,
elle s'appelle Ovidi,
elle est brillante
et elle publie
Slut Shaming,
collection cahier libre aux éditions,
la découverte.
Bonjour Ovidi.
Eh bonjour,
merci pour cette intro.
Mais non, mais avec plaisir.
Alors, expérience sociologique
des plus intéressantes
et qui va totalement
dans le sens de ton propos
dans le livre,
j'ai lu ce livre
dans le métro
et ce premier dans le métro
avec un bouquin
sur lequel était écrit en gros
Slut Shaming
associé au nom Ovidi,
ça donne des regards
des plus intéressants,
je trouve.
Ah ouais ?
Bah oui.
Alors ?
Bah c'est-à-dire que t'as à la fois
parfois un regard masculin
un peu genre
hum,
tiens,
c'est intéressant
et un regard un peu
parfois
j'ai le mot anglais
qui me vient c'est horrible,
c'est mon côté Jean-Claude Van Damme
mais un peu
je te juge,
tu vois Judgemento
un peu genre
hum, tiens.
Donc je trouve que ça va
complètement dans le sens
du livre,
c'est très intéressant.
Ouais.
Tu sais,
tu sais comment il est
lu ce livre,
t'as des retours déjà ?
Bah j'ai des retours
de meufs
qui évidemment se retrouve
aussi là-dedans
parce que
Slot,
donc bah Salope
donc en français
je pense qu'on a toutes été
traités de Salope
dans notre vie,
on a toutes été
considérées comme des Salopes,
on a toutes subi
le Slot shemmy
à un moment
donc
vu que chacune arrive
à se retrouver
dans le texte
pour le moment
j'ai que des retours
de meufs un peu énervés
et qui prennent le texte
comme je sais pas
un texte un peu cathartique
voilà
et à qui
à qui ça fait du bien.
Ouais.
C'était le cas aussi
donc du coup
il y avait quelque chose de très revendicatif
à le brandir dans le métro
vraiment avec un truc de
et alors
y a quoi ?
Y a quoi ouais ?
Comme à chaque invité
je tiens de demander
de choisir des titres
on va donc écouter
ta musique
j'annonce une playlist
assez Hates
Ouais Hates
et cinématographique
absolument
parce que la plupart des morceaux
sont
sont aussi des morceaux
dans certains films
voilà qui m'ont marqué
des films des années 80
moi j'ai
je suis né en 80
et j'ai regardé
énormément
j'étais abonné à Télécassette
quand j'étais gamine
donc j'ai regardé
énormément de films
donc tous ces films
que j'ai poncés
archi poncés
ouais
forcément leurs bandes
sont ma marquée
alors là pour démarrer
j'ai choisi
l'un de tes titres
sorti en 82
l'album s'appelait
High Assassin
il est signé
Gary Newman
c'est Music for Camelions
pourquoi ce titre
précisément ?
alors moi
je suis une grosse fan
de Gary Newman
mais vraiment
très très très grosse fan
toutes les périodes
à la fin des années 70
jusqu'à même maintenant
j'écoute
encore ce qu'il fait
alors qu'il a 60
je ne sais pas combien passer
et je trouve que c'est un album
que l'on retrouvait
c'est dans les maxi livres
à un moment
genre à 5 balles
très bien
c'est vraiment l'album
qui ne s'est pas vendu du tout
tu le vois avec des
des mocaçins
un espèce de chapeau
là
enfin rien ne va
dans cette album
et pourtant
il y a ce morceau-là
moi que
que j'aime bien
que j'avais un peu
un peu oublié
et que j'ai réentendu
lors d'un défilé
l'année dernière
à un moment
je jouais une vidéo
sur insta
c'était peut-être un défilé
8-on
je ne sais plus
et je me suis
ah c'est bien
ils sont en train de redétérer
cet album
oublié de Gary Newman
c'est donc une entreprise
de réhabilitation
et je la salue
on écoute donc
Gary Newman
Nova
le soir
le choix d'Ovidy
l'invité
de Nova le soir
et on parle aujourd'hui
de Slut Shaming
sous-titré
faire payer les femmes
paru dans la collection
Caille et Libres
éditions
de la découverte
alors afin qu'on soit
totalement transparentes
sur le sujet
le livre s'ouvre
sur cette définition
que je cite
donc
néologisme
composé des mots anglais
Slut
Salope
et Shame
honte
le Slut Shaming
désigne le fait de
critiquer, stigmatiser
culpabiliser
ou encore
déconcidérer
toute femme
dont l'attitude
le comportement
ou l'aspect physique
sont jugés
provocant
trop sexuel
ou immoraux
les attaques
peuvent être
physiques,
morales
elles entretiennent
l'idée que le sexe
est dégradant
pour les femmes
fin de citation
surprise
et non
pas surprise
et bah il existe
pas d'équivalents
masculins
ce mot
non c'est intéressant
bah oui
effectivement
il n'y a pas d'équivalents
masculins
puisque c'est toujours
le vieil adage
un homme qui multiplie
les conquêtes
c'est un donjuant
les femmes
c'est une salope
on m'en sort pas
en fait
de ça
et effectivement
c'est ça
le Slut Shaming
c'est la discrimination
d'une femme
pour sa sexualité
prétendue
ou réelle
j'insiste bien
là-dessus
c'est que
on peut subir
du Slut Shaming
tout en étant
tout en ayant pas
forcément
une activité
sexuelle
des bonnes étances
tout en étant
chaste
en fait
c'est vraiment
ça ne dépend pas
le degré
de la violence
du Slut Shaming
ne dépend pas
vraiment
de la réalité
de notre vie sexuelle
ça peut être
une petite jeune fille
dans un lycée
ça peut être
une travailleuse
du sexe
ça peut être
vraiment
n'importe qui
en fait
aucune d'entre nous
n'est à l'abri
voilà
c'est donc ça
l'idée
et c'est pour ça
qu'il faut pas
quand on est une femme
poussée sous le bus
d'autres femmes
en les traitant
aussi
en disant
elle a la cuisse
un peu légère
ou ce genre de choses
il faut pas faire ça
parce que
nous aussi
on risque
un jour
de subir
ce Slut Shaming là
donc
ne pas
ne pas attaquer
ses soeurs
le livre se base
sur des études
de cas très précis
notamment le tient
qu'est-ce qu'a déclenché
l'envie d'écrire ce livre
j'avais envie
de revenir
sur une période
donnée
puisque le livre
parle essentiellement
de la fin
des années 90
c'est du début
des années 2000
donc qui correspond
pour moi
un moment
où je suis devenue
Ovidiv
voilà
où j'ai pris ce
ce nom-là
et
c'est une période
un petit peu
curieuse
parce que c'est une
période
où à régner
ce qu'on appelle
le pornochique
qui est
pas née
dans le milieu
du porno
contrairement
son nom l'indique
c'est un nom
qui est née
dans le milieu
de la mode
qui
qui a un terme
qu'on
qu'on utilisait
par exemple
Tom Ford
qui avait eu
qui avait eu
pour charge
de des poussiers
Riguchi
à ce moment-là
ou alors un photographe
comme Terry
Richardson
qui a
beaucoup de castrol
au cul
aujourd'hui
on ne sait rien
de dire là
c'est rien
de le dire
et donc ce
ce truc-là
de pornochique
qui est d'abord
née
dans le milieu
de la mode
et on l'a vu
ensuite
dans le milieu
du cinéma
où c'est la
période
un peu bizarroïde
où il y a eu
plein de films
avec des scènes
explicites
dedans
de la fin des années
90
au début des années
2000
mais il y a eu
je ne sais pas
peut-être
10-15 films
comme ça
qui ont
On démarre
avec l'Arzventrir
avec l'Arzventrir
absolument les idiots
en 98
avant
il y avait eu
il y avait eu
Dumont
en 97
mais c'est vraiment
l'Arzventrir
en 98
et après
il y en a
plein
en 99
2000
il y a
Romance
de Catherine Breia
il y a
Intimité
il y a
de pornographes
dans lequel j'ai joué
donc c'est ça aussi
qui est important
de dire
c'est que dans ce livre
là
je dis que je fais partie
du problème
et de sa solution
quoi
c'est-à-dire
j'ai fais aussi
partie du jeu
quelque part
donc je sais
ça veut pas dire
que je suis
dans la rédemption
de quoi que ce soit
mais j'ai aussi
j'ai participé
je dirais
à tout ce mouvement là
c'est une période
aussi où
on parle beaucoup
de sexe
dans les médias
où
c'est la grande
période
de dardisson
aussi c'est
de tout le monde
en part
c'est une émission
très
très prescrittrice
où
plein de
de jeunes femmes
comme moi
ils sont allés
ils se sont fait humilier
sur les plateaux
et pourtant
on y retournait
parce que justement
c'est une émission
qui était très
regardée
et très importante
pour nous
donc voilà
ce livre
il parle
de toute cette période
un peu bizarroïde
jusqu'à
l'avènement
je dirais
de
la télé-réalité
voilà
qui arrive
de minin
de minin
et qui en arrivant
sonne peut-être
l'arrêt
de
quelque chose
mais oui
tout en le poursuivant
d'une autre manière
ce qui est quand même
très étrange
aussi
ça a la couleur
finalement
de
de la pornographie
cette histoire
et en même temps
justement
c'est le
c'est le moment
du déclin
de l'industrie
pornographique
qui
qui correspond à ça
2001
2002
2003
c'est
la fin de la VHS
c'est la chute du DVD
et c'est
progressivement
l'arrivée d'internet
ce dont on se rend compte
en lisant
ce livre
c'est que
être
travailleuse du sexe
qui est un terme
que tu emploies
serait donc
la seule
faute
là j'ai vraiment
mis des air guillemets
qui ne puisse
pas faire l'objet
d'une quelconque
rédemption
et là
j'ai remis des air guillemets
la peine en courue
c'est une forme
de stigmatisation
à vie
c'est une stigmatisation
à vie
que tu prends
par exemple
Brigitte Lahé
oui
Brigitte Lahé
elle a arrêté
de faire du porno
de la née de ma naissance
c'est-à-dire
en 1980
c'est-à-dire
il y a 45 ans
45 ans
après avoir arrêté
elle est toujours
présentée
comme l'ancienne actrice
donc c'est
c'est une étiquette
qui est
indélébile
c'est une marque
au fer rouge
c'est un stigmat
c'est un regard social
qui est tellement violent
si tu veux que
ça ne peut pas disparaître
donc moi je parle de mon cas à moi
mais on peut aussi parler du cas
de mariage nédaire
qui pourtant n'était pas
une travailleuse du sexe
mais qui toute sa vie
aura vu sa carrière réduite
à la fameuse scène
du pot de beurre
dans les derniers tangos
à Paris
qui n'était pas une scène
consentie
faut-tu préciser
à chaque fois
qui a été imposée
de manière
parce qu'on voulait
qu'elle ait l'air surprise
bah elle l'a été
de fait
puisque ce qui s'est passé
sur le plateau
est extrêmement violent
pour elle
exactement
donc on revient
ce qui s'est passé tout à l'heure
c'est-à-dire on peut se faire traiter
de salopes
sans être volontaire
et consentante en fait
donc oui
en fait on peut être
on peut être mariage nédaire
je parle un moment
dans le livre
de Caroline Ducey
aussi qui était
l'actrice principale
de Romance
de Catherine Breia
qui a sorti un livre
il me semble
c'était l'année dernière
et qui raconte
justement
ce qui s'est dépassé
sur ce tournage
et qui raconte
surtout que
des années
il y avait une scène
qui n'était pas
complètement consentie
et elle raconte
que des années après
elle voit ressurgir
toutes ces images-là
sur les plateformes
de films pornographiques
donc là
elle re-subit
la stigmatisation
qu'elle avait subie
20 ans auparavant
elle la re-subit
à ce moment-là
il n'y a pas de droit
à l'oublier
en quelque sorte
non pas du tout
j'ai annoncé
une playlist
des années 80
il y a une exception
il y a un titre
de 1975
dans les choix d'Ovidi
et tu as donc choisi
ce titre de
c'est la musique
de Vampire
vous avez dit Vampire
qui est
un de mes films
préférés
ouais ouais
j'aime beaucoup ce film
mais il y a un moment
il y a une scène
dans une boîte de nuit
ils se mettent à danser
et donc il y a Yann Hunter
qui chante ce morceau-là
et ce morceau-ci
Once Beaten twice shy
Yann Hunter
dans Nova Le soir
pour un titre issu
de l'album
Once Beaten twice shy
qu'on pourrait traduire
par chat et chaud des crains
l'eau froide
ce qui me semble assez bien
illustré
l'expérience d'Ovidi
sur les plateaux Thélico
oui j'ai fait la liaison
comme ça
tu l'abordais
il y a un instant
c'était s'il te plaît
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
c'est pas mal
tu l'abordais il y a un instant
c'était ces grands maisses
de deuxième partie de soirée
dans lesquelles on aimait faire
venir des jeunes femmes
en général
des actrices de film X
en particulier
pour le frisson
pour l'audience
et pour la rigolade graveleuse
aussi
plus d'une fois
tu expliques
qu'il y a de senti
piégé
et pourtant
il fallait y aller
et je me suis demandé
si oui d'un côté
il y avait l'obligation
d'y aller
parce que c'était prescripteur
mais est-ce que c'était pas
aussi vu
par les gens qui animaient
ces grands routes
comme une sorte de pénitence
en réalité
en tout cas on y allait
parce que c'était prescripteur
ça c'était certain
et c'est vrai que ça
changeait tout
quand on avait un livre
qui sortait
à les chers dissons
vraiment ça pouvait multiplier
par 10
les ventes
c'était vraiment capital
les attachés de presse
et les éditeurs
ils auraient vendu
père et mère
pour qu'on y aille
donc on se sentait
quoi qu'il en soit
obligé d'y aller
et pourquoi est-ce qu'on y retourne
alors que pourtant
on s'est fait humilier une fois
on se dit bah tiens
la deuxième fois
ça va pas être mieux
on y retourne
parce qu'on en a vraiment
beaucoup trop besoin
qu'il y a cette misogynie
intégrée
où on se force
à rire
des blagues
en fait
cette espèce de sensation
qu'on peut ressentir
en dehors des plateaux
où on est dans un groupe
où il y a des mecs
qui font des blagues
bien lourdes
et pour pas passer
pour celle qui fait la gueule
en gros
on va se forcer à ricaner
c'est un truc
que j'ai un peu vécu
sur ces plateaux-là
sur tout le monde en parle
par exemple
ce truc de se plier
à cet injonction-là
à être sympa
même quand on nous fait des blagues
de cul-naz
comme moi ça m'est arrivé
avec Bafi
pour moi c'était pas
un disson le plus problématique
à chaque fois que j'y suis allé
c'était vraiment Bafi
qui aujourd'hui
est dans la rédemption
qui a fait plusieurs déclarations
de dire vraiment
on s'est mal comportés
avec les jeunes femmes
sur les plateaux
et c'était pas
spécialement les actrices
c'était les jeunes chanteuses
les jeunes autrices
les jeunes comédiennes
c'était vraiment ça
leurs ciblins
en fin de compte
mais c'était indispensable
et c'est pour ça qu'on était contents
on était contents de dire tournée
moi j'ai grandi dans ces années-là aussi
j'avais évidemment
toutes ces images en tête
l'émission était regardée
par énormément de monde
et j'ai réalisé qu'en grandissant
moi aussi j'avais intégré
ce modèle-là
à l'époque
qui était quasiment un modèle unique
de ce que l'entertainement proposait
et je me suis dit vraiment
en lisant le bouquin
que moi aussi
j'ai dû participer
à un endroit
à cette forme de stigmatisation
cette manière de juger
t'es en produit de cette époque-là
je le suis aussi
en tant que spectatrice en fait
et je trouve que c'est aussi
un mea culpa
qui est important à faire
pour l'électeur
pour l'électrice
c'est violent de réaliser
qu'on avait intégré
cette misogynie-là
et qu'on n'a pas été capables
d'écouter correctement
et tu vois ce qui est terrible
c'est qu'on pourrait se dire
bon aujourd'hui ça a changé
on ferait plus ça
sur les plateaux télé
c'est fini
ben ça a changé
cette humour-là
il reste malgré tout moi
ça m'arrive
un mot oppressif
cet humour oppressif
il existe encore
ça m'est arrivé
à plusieurs reprises
de voir des gens
qui viennent me parler
dans la rue des mecs
toujours
et qui me disent
ah et qui m'en reprennent
les blagues de Bafi
genre
ah oui ah
Ardisson Bafi
25 ans après en fait
parce que les images
continuent tourner
parce que les images
continuent tourner
parce qu'elles sont sur Youtube
mais surtout
ça continue
à les faire rire
en fait ces images-là
elles continuent
à générer de l'audience
mais ce que je me suis dit
surtout c'est que
bien sûr d'avoir entendu
à l'époque
ce que t'avais à dire
ce que t'avais à expliquer
par exemple sur le féminisme
pro-sexe
soit la sexualité
comme un outil d'émancipation
c'est une notion sur laquelle
t'es revenu depuis
mais ce discours-là
moi je ne l'ai pas entendu
ben non
il était inaudible
puisqu'il était noyé
dans un flot de blague
compliqué
non et c'est...
est-ce que t'as l'impression
quand même que
c'est une façon de séducer
à porter
un moment
ou pas du tout
c'était vraiment
est-ce que c'était vain
finalement d'avoir fait tout ça
je me suis posé la question
j'imagine qu'il y a quand même
eu des retours dessus
parce que
ben c'était pas forcément
bien compris
puisqu'encore une fois
c'était
de toute façon
quand on fait une blague
grâce comme ça
à quelqu'un qui a entendu
essayer de développer un propos
et que tout à coup
c'est une façon
de silencier la personne
c'est une façon de lui dire
ta gueule en fait
c'est...
c'est pas drôle ce que tu racontes
ouais
en 2013
ben c'est à la fois
très lointain et très proche
Lili Allen professait
que l'inégalité
promet qu'elle risque de durer
et de toujours faire confiance
à l'injustice
car elle ne disparaîtra pas
très belle pensée
elle ajoutait aussi
cette saine suggestion
forget your balls
and grow a pair of tits
oui j'avais envie d'écouter
hard out here
Radio Nova
Nova le soir
et si
on changeait de disque
Nova
le soir
cash dans ma tête
on m'en ferait rousser
un coquillage
trop fraîche
pas de maquillage
son petit crop
top
risque d'expansion
Radio Nova
avec Splash
on continue la conversation
dans un instant avec Ovidy
on parle de son nouveau livre
Slot Shaming
et tout ça
ce sera juste après la pub
Nova
le soir
avec Charline Roux
toujours en compagnie d'Ovidy
on parle de Slot Shaming
dans la collection
cahier libre
aux éditions de la découverte
alors je n'arrête pas
de dire que ce qui est très étonnant
parce qu'effectivement
en lisant le livre
tout ceci m'était très familier
et en même temps
j'ai pas arrêté de me dire
mais c'est pas possible
alors que je savais très bien
c'est qu'on interroge
beaucoup la respectabilité
de celles qui font
jamais celles de ceux
qui regardent
alors attends
il y a eu une petite dissonance
cognitive
c'est-à-dire que
ce que tu appelles
les travailleuses du sexe
ou les femmes qui réfléchissent
à la question
sont souvent
sévèrement jugés
sur leur respectabilité
ou non
alors que
les messieurs
qui consomment par exemple
ces oeuvres-là
eux on n'interroge pas
leur respectabilité
ça ne va que dans un sens
Ah non
ça c'est sûr
mais de toute façon
ils ont un crédit illimité
en termes de consommation
on va dire
ils seront jamais
ils seront jamais
condamnés pour
pour ça de toute façon
il y a une survalorisation
de la sexualité
il y a même
je dirais même
une injonction
à avoir une sexualité
conquérante
ça ne change pas
bien sûr
les femmes sont encore
surtout les femmes hétéro
elles sont encore considérées
comme des territoires
à conquérir
ou alors comme des lampadaires
sur lesquelles on piserait
il faut être clair
et les mecs se verront
toujours comme
des grands conquérants
c'est presque une logique impérialiste
la sexualité hétérosexuelle
il y a quelque chose de cet ordre-là
je vois très bien
tu l'expliques très bien
dans le livre
les femmes on est
classées, stéréotypées
on a des fonctions
qui répondent
c'est un tas de facteurs
et toi tu parles
de deux critères décisifs
mais assez peu mentionnés
d'un côté le capital beauté
et de l'autre
le capital baisabilité
est-ce que tu veux bien nous expliquer ?
ah là là
ouah ouah
alors
ben bon
il y a la division
de Bourdieu
le capital social
le capital culturel etc
mais il y a aussi
une possibilité
d'être transfuge de classe
pour pas mal de femmes
qui est
le capital beauté
et aussi le capital baisabilité
qui est une extension
du capital beauté
et finalement
cette beauté là
peut permettre d'accéder
à
une classe sociale
à laquelle on n'aurait pas
alors que l'inverse
du côté par exemple des hommes
c'est quelque chose qui
qui ne se fait pas
en fait
ce chemin inverse
ne se fait pas
mais oui
pour simplifier
c'est ce que j'appelle
le capital beauté
alors le capital baisabilité
est encore un autre
un autre facteur
et qui est pour le coup
difficilement compatible
avec d'autres activités
ben là c'est encore
autre chose
c'est-à-dire effectivement
contrairement au capital beauté
le capital baisabilité
qui donc il nous réduit
à notre fonction
d'être bandante
faut être clair
il n'est pas récompensé
de la même façon
c'est-à-dire il ne permet pas
justement d'accéder
à un bon parti
un bon mariage
ce genre de choses
puisque
à partir du moment
où on est une slut
donc à partir du moment
où on est une salope
on va être jugé
on va être jugé
parce qu'on ne sera plus
qu'une salope
on ne peut pas être
une salope et
penser
produire de la pensée
par exemple écrire des livres
faire des films
comme ça
on ne peut pas être
une salope et être une bonne mère
il y a tout de suite
nos capacités maternelles
qui sont remises en question
à partir du moment
ou même dans un quartier
si on a la réputation
d'avoir la cuisse
un petit peu légère
par exemple
nos capacités maternelles
vont être remises en question
on ne peut pas
être considérées non plus
comme des partenaires loyales
ça c'est quelque chose
qui est remis en question aussi
donc en fait
tout le reste
est remis en question
à partir du moment
où on est
où il y a une suspicion
où on est considérés comme des salopes
d'ailleurs t'as titré
l'introduction du livre
La putain sa vente
il t'explique qu'il n'y a qu'un seul narratif possible
l'universitaire qui a fait du porno
sauf que dans l'esprit collectif
tu le disais très bien
on ne peut pas être putain
et penser en même temps
alors comment est-ce qu'on résout
cette équation là en fait
moi c'est vrai que ce truc là
de l'interleau du porno
la putain qui fait du porno
donc c'est un surnom
qu'on m'a donné il y a 25 ans
voilà
donc en 99
quand je suis devenue
à ce moment-là
et c'est quelque chose
j'étais une bête de foire
parce qu'il y a quelque chose
qui est de l'or de l'incompatibilité
c'est-à-dire on peut pas
être, avoir un rôle
sexuel actif on va dire
et en même temps
produire de la pensée
produire du discours
ça c'est quelque chose
qui est totalement incompatible
donc douce, douce
cette espèce de surnom
qu'on m'a donné
parce que voilà
parce que c'est vraiment
phénomène de foire
moi c'est comme ça
que je l'analyse à posteriori
et c'est quelque chose
qui est resté ensuite
parce que j'ai jamais changé
de nom de guerre
donc c'est quelque chose
qui me colle encore
à la peau
alors que ça fait
voilà, plus de 20 ans
que je sais pas
je suis plus sur les pertes
de tournage etc
mais c'est totalement incompatible
mais il y a eu cette espèce
d'engouement
aussi pour d'autres putains
savantes
au début des années 2000
il y a eu pas mal
de livres
qui sont sortis
à ce moment-là
écrits par des femmes
il y a eu l'espèce de succès
enfin l'espèce
je sais pas pourquoi je dis l'espèce
mais il y a eu le succès mondial
de la vie sexuelle
de Catherine M
je crois qu'il y a eu
800 000 exemplaires
vendues en France
et 2 millions ennemis
à l'étranger
c'est colossal
il y a eu Anne Scott
aussi
il y a eu évidemment
Christine Angot
il y a eu Virginie Dépan
etc
il y a eu Néli Arcan
il y a eu bien sûr Néli Arcan
qui s'est donc suicidé
et qui d'après moi
je la connaissais pas personnellement
mais qui d'après moi
c'est pendu
parce qu'elle ne pouvait
quitter la stigmatisation
et le fait de ne pas être reconnue
mais comme une véritable écrivaine
ce qu'elle était
sa malédiction
ça a été d'être à la fois
une femme qui réfléchissait
sur des questions
qui n'étaient pas normalement
celle du féminin
et en même temps
d'être une femme extrêmement belle
et de pas avoir l'apparence
qui collait
avec le fait qu'elle pouvait réfléchir
en réalité
là clairement
son corps faisait obstacle
carrément à la pensée
puisqu'elle avait
donc les seins refaits
etc etc
et puis voilà
elle avait été
elle-même travailleuse du sexe
donc on la réduit
à ce statut de putain
finalement
alors que pourtant
c'était vraiment une grande écrivaine
donc il y a eu
tous ces livres là
qui sont sortis au début des années 2000
ce qui ça a été
une espèce de marché d'éditeurs
où plein de femmes
se sont retrouvées
vendues ensemble on va dire
et qui n'avaient rien à voir entre elles
il n'avait rien à voir entre elles
il n'y a rien à voir
entre Virginie Dépanthe
et Catherine Millet
par exemple
elles n'ont strictement rien à voir
avec Ango
enfin
voilà ce sont des femmes
complètement différentes
mais malgré tout
il y a eu cette espèce d'étiquette
de femmes qui parlent de cul
et qu'on a envoyé sur les plateaux télé
qui sont donc des femmes
que moi j'ai croisées
puisqu'on fréquentait
les mêmes émissions finalement
retour à une forme de légèreté
avec ta playlist
que tu as annoncé
comme Haute-Mance
qui n'est pas photographique
donc pas étonnant de trouver
dans tes choix un comédien
qui nous invite
à faire les foufous
c'est un titre de 1985
et cet acteur c'est Eddie Murphy
mais bien sûr
mais alors
mais on oublie trop souvent
qu'Eddie Murphy
il chante
bien sûr
ça me semblait important de...
de le rappeler
on écoute Party All The Time
Murphy dans Nova Le Soir
et c'est le choix de Vidi
on écoutait Party All The Time
et c'est vrai que
on a quand même un peu fait
les faux folles
en studio
non c'est faux
on est restés très très calmes
on parle de ton...
on dit essai
oui on dit essai
de ton nouvel essai
Slaught Shaming
dans la collection de Kaye Libre
des éditions de la découverte
tu parlais
il y a un instant
de toutes ces autrices
qui comme elles réfléchissaient
sur le sexe
ont été mis
dans la base des normes
blocs communs
est-ce que tu crois que c'est
à peu près la même chose
qui s'est passé
qu'en un seul coup
est arrivé tu l'aborder
en début d'émission
ce qu'on a étiqueté
pornochique
ou en fait ça a devenu
une forme de fascination
qu'on appliquait
à tous les domaines
le pornochique
ça a vraiment imprégné
notre environnement
culturel, médiatique
durant plusieurs années en fait
mais c'était plutôt
des références esthétiques
sans même qu'on puisse vraiment
les identifier
on ne se disait pas
tiens telle campagne de pub
on ne se promenait pas
dans la rue on se disait
ah tiens ça c'est
Thierry Richardson
on ne se disait pas ça
mais le fait c'était là
sur les abribus
et c'était
mais quand on les regarde
aujourd'hui
ces campagnes de pub
elles sont hallucinogènes
c'est très cringe
c'est très cringe
avec des espèces
de mise en scène
de zoophilie
je me souviens
de cette campagne
où elle tient le pied
de la vache
et du lait
ou alors les mises en scène
de viol
aussi faut être clair
enfin
c'était
non c'était vraiment
très très cringe
et c'était là
ça faisait partie notre environnement
et ça nous faisait pas
tiquer plus que ça
parce que c'était juste là
en fait
ça faisait partie
de notre trajet au quotidien
quand on prend son bus
quand on prend le métro
on passe devant
cette image-là
et on s'arrête même plus
quoi
en fait je me faisais
cette réflexion-là
parce que
donc Autrice
qui parle de sexe
porno chic
je me dis que aujourd'hui
avec l'avènement des réseaux
ça deviendrait des trends
et je ne sais pas
si ça aurait
le même retentissement
si tu vois
ça passerait pas
d'un seul coup comme un
truc qui est balayé
dès le lendemain
par un truc nouveau
par un
là aujourd'hui on arrive
à réfléchir dessus
parce que c'était
il y a un certain temps
et qu'on a été
plus ou moins touchés
à des endroits différents
mais je sais pas
comment tout ça
serait possible aujourd'hui
ou en tout cas
la manière dont se serait reçue
moi j'ai l'impression
que déjà
ce serait censuré
de fait
ça passerait pas la barrière
des réseaux sociaux
alors c'est là que ça se passe
de toute façon
bien sûr
et j'ai quand même
j'ose espérer que
ça nous ferait tiquer
que des campagnes de pub
comme ça
ça nous ferait tiquer
et je pense que
à l'époque
on a quand même
j'en ai quand même été
quelques-unes à tiquer
malgré tout
mais si je disais
on fait pas attention
mais en fait
on était quand même
quelques-unes à tiquer
et je
enfin je
j'ose
enfin c'est aussi
grâce à ça
qu'il y a pu
de toute façon
en phase post mytho
moi je suis persuadée
que toutes ces
toutes ces campagnes là
ne sont plus acceptables
de toute façon
donc j'ose espérer en fait
voilà
que ce genre de chose
y en aurait pu
et y en aura plus
ce que tu expliques aussi
très bien
dans Slut Shaming
c'est que
il y a eu aussi
un endroit
une confusion
entre l'activité
des comédiens
du X
donc un métier
et la sexualité
facile
qu'on pouvait leur prêter
et il y a pas mal
entre elles qu'ont été
maltraitées
voire sexuellement agressées
dans le civil
comme sur des plateaux
parce que
après tout ça devait être
un véritable plaisir
pour elle
spoiler non
absolument pas
le consentement
existe aussi dans ces domaines là
bien sûr
et c'est bon
je pense que c'est
quelque chose aujourd'hui
qui est peut-être
sans douche en série en fait
j'allais dire
qui est plus intégré
aujourd'hui
mais je suis
c'est même pas certain
mais
mais oui oui
y a
comment dire
je pense que la
scène pornographique
n'arrive pas
à admettre
que cette scène là
c'est une scène finalement
de fiction
que c'est une scène
qui est jouée
que c'est une scène
où il y a
de la technique autour
surtout à l'époque
on va dire
et que donc
c'est de la mise en scène
et que la personne
qui est à l'écran
elle incarne un rôle
et qu'elle n'est pas
comme ça dans la vraie vie
une femme qui regarde
une image pornographique
elle le sait
c'est bien que la nana
elle passe pas sa vie
en porte-jartel
chez elle
enfin ça n'existe pas
parce qu'il y a besoin
de mépriser
la femme
qui regarde
à l'écran
pour pouvoir s'exciter dessus
donc je pense que c'est
trop compliqué d'admettre
finalement que cette personne là
elle est là
elle fait son job
elle prend son billet
à la fin
je pense que c'est trop
ça viendrait trop remettre
en question leur excitation
oui
ceci dit c'est aussi
très symptomatique
de la manière
dont on traite
les comédiennes
toutes les comédiennes
de manière générale
t'as travaillé avec
Anna Mouglalis
qui elle avait témoigné
devant la commission
d'enquête
et qui expliquait
qu'il n'y avait pas de respect
des limites du corps
en tout cas du sien
mais bien sûr
ça concerne les comédiennes
ça concernait aussi
en son temps
ça concernait les danseuses
aussi bien sûr
mais toutes les femmes
artistes
d'une façon générale
oui mais bien sûr
ça va au-delà
ce que je veux dire
c'est que cette histoire
de Sula Chémin
ça va bien évidemment
au-delà
de la question des actrices
ou bien bien bien au-delà
c'est vraiment toutes les femmes
qui sont concernées par ça
toutes les femmes
qui donnent leur image
à un moment donné
parce qu'à partir du moment
où on donne son image
si on n'y a pas consenti d'ailleurs
et bien cette image là
elle est indélébile
et jamais elle disparaîtra
surtout sur aujourd'hui
avec les réseaux sociaux
avec les plateformes porno
avec tout ça en fait
avec internet
aujourd'hui
il y a vraiment
une impossibilité
de faire disparaître
de faire disparaître
ces images-là
même si encore une fois
même si on n'était pas
consentantes
c'est vraiment
puis c'est peine perdu
en fait
ils vont supprimer
les images
pendant 48 heures
puis 48 heures après
ça va revenir sur une autre plateforme
enfin c'est
les écuries d'ogias
on poursuit
en musique
j'ai choisi
d'écouter l'homme
tout de suite
parce que ça me faisait plaisir aussi
Disclosure
avec Sam Smith
on écoute Latch
Closure
dans Nova le soir
et toujours en compagnie
Dovidit
et si tu le veux bien
je voudrais qu'on revienne
un instant
sur l'expérience
la chair et triste
hélas au théâtre
mise en scène
et texte Dovidit
évidemment
interprète Anna Mughlalis
on avait eu l'occasion
d'en parler ici avec elle
le livre avait déjà
eu un grand grand retentissement
et la pièce l'a fait basculer
dans une autre dimension
je crois
et puis le fait
que ce soit Anna Mughlalis
qui s'en parle du texte
évidemment
tout de suite ça l'a porté
à un autre niveau
on va dire
déjà le livre
où il y avait eu
avait eu son tissu succès
on peut dire
un best seller on peut dire
ouais
je sais pas c'est combien
un best seller
je sais pas moi je dis un best seller
bon ok ça marche
vu le nombre de mes copines
qui l'ont lu
ouais voilà c'est un best seller
des copines quoi
et c'est vrai qu'on a joué
pas à guichet fermé
pendant des semaines
du mois de septembre
enfin de fin août
jusqu'à
c'était quand jusqu'au mois de novembre
là
c'était complé
complé, archi complet
jusqu'au bout
et moi ce qui m'a fait plaisir
c'est qu'il y avait des
ganges de filles
de jeunes meufs
il y avait tous les âges
dans la salle
mais il y avait des ganges
de jeunes meufs
qui venaient à plusieurs comme ça
et qui étaient là pour en découdre
quoi en fait
qui étaient déchaînés
et ça c'était chouette
parce qu'il y a parfois
aussi cette sensation
quand on est féministe
de se dire merde
est-ce que je touche
encore les générations suivantes
est-ce que je suis pas en train
de vieillir moi-même
et tout
et ça ça m'a fait vraiment plaisir
de voir toutes ces
toutes ces jeunes meufs
hyper vénères
et à côté de ça
il y avait des femmes
de soixante-dix
quatre-vingts balais
qui venaient me parler
et qui me disaient
mais moi aussi
parce que donc la chère est triste
ça raconte
ma grève du sexe
en tout cas ma grève
du sexe hétérosexuel
depuis plusieurs années maintenant
et ce renoncement volontaire
quoi finalement
je parlerais pas d'abstinence
parce qu'il y a une notion
de manque dans l'abstinence
mais en tout cas
ce rejet
et ce moment où j'ai décidé
d'arrêter le coucher
avec les hommes
parce que j'ai trouvé
trop décevant
pour plein de raisons
qu'on a évoqué aussi tout à l'heure
et voilà
je me suis rendu compte
déjà
qu'il y avait quand même
beaucoup de monde
qui baisait pas
sinon ça aurait pas eu
cette école-là
ce texte
qu'il y avait pas mal
d'hommes
pas envie de jouer
à ce jeu-là
parce que
parce que
pas envie de se soumettre
à toutes ces injonctions
pas envie
pas envie de se forcer
tout simplement
et donc oui
il y a eu
à partir du moment
où ce texte
a été
porté par Anna
forcément
c'est
parce que Anna
c'est vraiment une grande
comédienne
et au réaliser ce propos-là
moi je trouve ça hyper important
en fait
que ça se transmette
aussi comme ça
et qu'il y a quelque chose
dans la manière de transmettre
qui racontait
porté par une voix
à quelque chose
de
singlant par endroit
et très drôle
par d'autres en fait
oui
parce qu'on a beaucoup parlé
du sérieux de ce texte
mais qui est aussi
très drôle
je dois dire
il est un peu golleri
il est quand même
il est très énervé
il est tellement énervé
que par moments
ça frôle presque
la mauvaise foi
mais oui
bien sûr
moi ça m'a fait plaisir
d'entendre
des femmes rire
dans le public
les garçons moins
étonnamment
moins mais quand même
il y en avait quelques-uns
qui ricannaient jaunes
mais qui ricannaient quand même
et c'est marrant
parce que je l'ai vu
plein de fois
donc sur scène
pour ajuster des choses
etc
et c'était intéressant
de voir que c'était
toujours à peu près
au même endroit que
les meufriers
et là
par exemple
il y avait un endroit
où ça ne loupait pas
elle se marrait à chaque fois
c'est un moment
où on parle
des hommes qui proposent
des massages
un massage c'est jamais gratuit en fait
maintenant c'est jamais gratuit
et ça
dans la salle
il y avait toujours
toutes les femmes
tous les âges qui étaient
qui étaient morts de rire
parce qu'elles avaient toutes
elles connaissent toutes
la supercherie
bien sûr
il y a ça
et dans les tubes de ce texte
il y a aussi
ce que c'est que d'être
une mal baisée
bien sûr
bien oui
du coup
mais peut-être que ce n'est pas
de ma faute
parce que tout est dans la
manière de dire les choses
mal baisée
la responsabilité n'est pas
là où on l'entend
ça marche très bien
parce que c'est vrai
c'est quand même curieux
comme insulte
bien sûr
bien sûr
que je suis mal baisée
sinon je n'aurais peut-être pas
fait la grève du sexe
en fait si j'étais bien baisée
en fin de compte
mais oui bien sûr
j'avais résumé
la pièce ainsi
à Namu Ghali
je suis assez contente de moi
donc du coup je vais le répéter
c'est vraiment tout ce que vous voulez
pas entendre messieurs
et tout ce que vous avez besoin
d'entendre mes dames
en fait
il y a quelque chose de cet ordre
et ça s'entendait dans la salle
moi quand j'y suis allée
il y avait vraiment un truc
féminin collectif
qui était assez jouissif
ça m'a fait un bien fou
donc pour ça
merci aussi Ovidy
et donc on le rejoue
à partir de fin janvier
on refait 9 dates supplémentaires
à partir du
enfin janvier 26 janvier
je crois bien
et début février
toujours au théâtre de l'atelier
toujours au théâtre de l'atelier
ouais
on fait 9 dates de plus
on était frustrés
parce que je pense
qu'on aurait pu
faire une reprise
j'imagine
pour des questions
de disponibilité
voilà on a juste réussi
à réinjecter ces 9 dates
alors pour celles et ceux
qui ne l'ont pas vu
vraiment courésie
j'espère que tu passes
un moment très agréable
ouais c'est cool
tu vois c'est ma manière de dire
tu vois c'est
ce qu'on appelle un massage
tu vois ce que je veux dire
tu vois ça se passe bien
bon ben y a quelqu'un
dans l'émission
qui est là
pour titiller
quelque peu les invités
je crois que c'est quelqu'un
que tu connais
ou en tout cas
pour ces prestations
télévisuelles
et tout à fait royales
Paloma gagnante
de la saison 1 de
Drag Race
France
qui propose chaque jour
un roast
et comme on est en France
on a décidé de la jouer
vraiment VF
voici le roti
nous va le soir
let the roasting begin
boom, roasted
salut Charline
alors aujourd'hui
c'est très intimidant
parce que
notre invité
m'aime bien
et comme l'admiration
est mutuelle
ça n'arrange pas les choses
Ovidy est parfaite
voilà c'est dit
mais comme
il faut bien que je justifie
mon mega salaire
je me lance
Ovidy, votre carrière
prouve qu'on peut passer
du porno à la Sorbonne
sans jamais changer de ton
avant vous gémici à l'écran
maintenant vous soupirez
en interview
l'évolution est cohérente
vous avez l'air de sortir
de la série Daria
comme son héroïne
vous êtes cynique
nonchalante
et définitivement hors système
autant dire que je vais avoir
énormément de mal
à vous critiquer
car a priori
je suis la même personne
Ovidy
vous et moi
on est 2 gothiques cérébrales
mais vous
vous avez fait du sexe
un objet d'études
avec vous
chacun de nos désirs
est analysé
déconstruit
historisé
vous avez fait du porno
comme d'autres
ferait Erasmus
pour l'expérience culturelle
vous avez révolutionné
le porno féministe
réalisé des documentaires
sur l'industrie du X
écrit des livres
sur le désir
puis un livre
pour expliquer
qu'en fait
vous avez arrêté le sexe
c'est quand même rare
quelqu'un qui démonte
une machine
après l'avoir inventé
c'est un peu comme
si avant de clamber
Brigitte Bardot
nous avait sorti un bouquin
210 tendances
pour porter de la fourrure
en hiver
quand d'autres criaient
plus fort
c'est de
tape dans le fond
je ne suis pas ta mère
ah tape dans le fond
je suis ta mère
Auvidit
vous êtes capable
de nous dire
je ne suis pas
contre le sexe
avant d'expliquer
pendant 300 pages
pourquoi ça n'en vaut plus
la peine
vous n'êtes pas
anti sexe
vous êtes
post sexe
nuance
dans les médias
vous arrivez toujours
avec ce ton calme
lent
un peu fatigué
vous êtes gothique
mais version canapé
révolutionnaire
mais à domicile
radicale
vous avez dénoncé
le porno industriel
l'hétérosexualité
obligatoire
la culture du viol
le capitalisme
du désir
l'échauffe
résultat
vous êtes devenu la voix
obdépressive
de la libe d'eau française
en fait le plus fort
c'est ça
vous parlez du sexe
comme une ancienne fumeuse
parle de la club
ouais c'était cool au début
mais franchement
l'odeur
traverser tout le spectre
de la sexualité
pour finir par conclure
bof
pas sûr que ça
plaise
aux fans de jacquier michel
mais soignez honnête
si Auvidit
vous êtes brillante
et si vous êtes brillante
c'est parce que vous avez tout vu
tout fait
et décidez en conclusion
que le plus subversif
c'était encore de se foutre à la paix
bref
Auvidit
vous n'êtes pas une ex star du porno
vous êtes une ex optimiste
et dans le paysage culturel
ou la bienveillance
et le développement personnel
sont devenus les fères de lance
des influenceuses
dans un monde obsédé
par le désir des autres
eh ben vous me faites du bien
allez salut
héteste douloureux
ouais c'était très mignon
très très très mignon
j'ai beaucoup rie
sur Erasmus
et les chauves
parce que c'est vrai que c'était un peu mon Erasmus
faut bien dire
et les chauves
mais oui bien sûr
ouais
il n'y a rien qui fasse plus se vrier
un homme que de l'attaquer
sur sa calvasse
ouais je sais
ça reste du coup
une réserve inépuisable
en cas de
en cas de vengeance potentielle
enfin bon
je ne veux pas trop en dire
c'est le dernier recours
quoi vraiment
comme j'écoutes
tu me dois le rappeler ici
selon l'adage
entendu dans ce tech
de cantin du pieu
le dernier arrivé
et fan de Phil Collins
ben c'est le cadeau Auvidit
qui nous expliquera
pourquoi
juste après la pub
le choix d'Auvidit
l'invité
de Nova le soir
alors je voudrais débunker
tout rago
je ne suis pas fan
de Phil Collins
vraiment pas du tout
c'était vraiment pour le jeu de mort
mais c'était
non c'est parce que c'est
c'est la musique
un moment d'une scène
dans American Psycho
qu'avait réalisé
Marie Aron
il y a cette scène improbable
où il baisse sur du Phil Collins
et voilà ça me faisait plaisir
de le réécouter
pour me remémorer
cette scène mythique
c'est-à-dire que rien de s'agence
correctement dans cette phrase
elle est tout à fait logique
et en même temps elle ne l'est pas
Phil Collins
American Psycho
et faire du sexe sur Phil Collins
c'est-à-dire que vraiment
c'est un concept
qui est très très loin de
c'est la science-fiction
non peut-être
personne je crois
pardon
on a exploré ta discographie
je voudrais maintenant
qu'on s'intéresse
à ta videothèque
oui je la joue
années 90 videothèque
j'ai isolé quelques extraits de films
qui normalement sont censés te parler
je te laisse les écouter
et je te laisse nous expliquer
quand tu les reconnais
l'homme le plus classe du monde meurt
et ses dernières paroles
c'est monde de merde
pourquoi il a dit ça
c'est ce que je veux savoir
merci c'est pas facile à trouver
c'est sûrement un nom
si c'est une femme
je veux savoir quelle femme
si c'est un cheval
je veux savoir dans quelle course
nous on pensait que
ça pouvait être un très non
le grand détournement
Michel Azanavisius
la classe américaine
la classe américaine
Michel Azanavisius Dominic Mesret
et je crois que c'est un film
qui fait partie des films
que tu as je te cite
Ponce
qu'est ce que j'ai ri
c'est un film qui est sorti
au milieu des années 90
qui avait été diffusé sur canal
et ouais ouais non c'est un film
moi j'aime beaucoup
après j'ai beaucoup aimé
les films suivants de Michel Azanavisius
mais c'était donc un détournement
où il y avait plein de films
il y avait les films
de mémoire il y avait les hommes
du président
il y avait des films avec
Charles Branson
avec John Wayne etc
mais qui étaient voilà
ils avaient détourné les doublages
dans une tradition un peu
post-situationniste
quoi on va dire
et c'est à mourir de rire
je suis d'accord
ça marchera toujours
il faut leur sortir
mais je crois qu'il avait sorti
en livre
mais l'effet est forcément
différent
la retranscription en livre
mais ouais
dans un registre
totalement différent
extrait suivant
j'ai pris une décision
premièrement tu vas déménager
deuxièmement tu vas quitter Sammy
troisièmement tu pourras plus jamais
regarder un mec de ta vie
quatrièmement je te quitte
cinquièmement tu seras tout seul
tout seul
bref je ne souhaite plus ton bonheur
Romain Boringé dans les nuits faux
ah les nuits faux
de Cyril Collard
sorti en 1992
et film que je crois
tu as étudié
ouais ouais ouais
ça faisait partie de mon corpus de thèses
effectivement les nuits faux
qui était une thèse
sur l'autonaration au cinéma
comment des auteurs s'auto racontent
à travers leurs propres films
et donc là bas vu que c'était un texte
autonaratif
c'est d'abord un roman
un des nuits faux
et c'est un texte
qu'il a donc adapté au cinéma
il a eu juste le temps
de le faire, de le terminer
avant de mourir du sida
c'est un film sur les années sida
et voilà moi c'est un film
qui m'a bouleversé
et on voit effectivement
Romain Boringé
toute jeune
dans le film
alors là j'annonce encore une fois
un changement de registre absolument
spectaculaire
extrait suivant
il y avait un indice dans l'extrait
de fait
c'est Turner et Hooch
avec Tom Hanks
et Bisley
il s'appelait Bisley
le vrai nom du chien
tu connais même le nom
du chien comédien
bien sûr
c'est un grand comédien
moi je trouvais que
il était très convaincant
dans toutes ses scènes
donc ouais Turner et Hooch
donc Bisley c'était un dog de Bordeaux
alors pourquoi ce film-là t'as marqué ?
déjà parce que je trouve vraiment
que le chien joue très bien
mais pour de vrai
il y a ce mec qu'on appelle Tom Hanks
à côté
mais le chien est vraiment gros
il y a Tom Hanks
le jeune
dans le film effectivement
mais non non mais il joue très bien
il y a un autre film
ou un chien joue très bien
c'est le procès du chien
le film de Leticia Doche
et le chien est vraiment un pécable
moi je suis sensible
à ça au film
où les chiens jouent bien
ou regardent le dresser
derrière la caméra
ou je sais pas quoi
tu sais que tu suis la palme dog
tous les ans à Cannes
pas tous les ans
mais je regarde
un petit peu ouais
moi j'aime beaucoup le chien
d'anatomie d'une chute
mais si c'est ça
oui évidemment
qui était devenue
une sorte de star
extrais suivant
Gun Girl de David Fincher
d'après le roman
les apparences
de Gillian Flynn
avec une absolument
merveilleuse
géniale
etime
Rosamund Pike
ouais
j'aime beaucoup le film
déjà j'aime bien
les films de David Fincher
de façon générale
pour elle elle est géniale
et c'est vrai que ça
donc ça raconte
l'histoire de cette meuf
qui décide de partir
et donc du mec
qui reste qui lui
est accusé
de l'avoir tué
parce qu'on suppose
que
je trouve qu'à un moment
il y a
il y a
elle est dans une station
je crois que c'est le moment
où elle est dans une station
service où elle se teint les cheveux
pour
c'est l'extrait qu'on entend
c'est celle-là
où elle raconte
finalement ses motivations
ne pas vouloir se plier
à toutes ses règles
et toutes ses normes
voilà
et je
j'aime beaucoup le film
mais je trouve que c'est un film
aussi très intéressant
sur la manière
dont il est interprété
sur qui est le
la mauvaise personne
dans cette histoire
ah ouais
bah oui
oui oui
il y en a qui peuvent prendre
en pitié
ce qui est joué par Ben Affleck
évidemment
qui est vraiment objectivement
une raclure
disons-le
évidemment qu'on est
du côté de
de Rosamund
ouais
bon voilà
les choses sont assez claires
on continue d'explorer
ta playlist musical
alors voilà
un morceau
que j'ai réentendu
en préparant cette émission
et qu'il y avait complètement
oublié
il est signé
Wang Chung
Dance Hold Days
pourquoi celui-là
parce que
un peu comme toi
tu vois je l'avais oublié
ouais
et que
j'ai pas l'autre jour
cherché des musiques
pour faire du sport
et je suis retombé là-dessus
je me suis mis oui bien sûr
bah oui
donc allons-y
on fera pas de sport là
en vanchin
moi j'ai pas de cardio
sinon c'est dangereux
ok
dance hold days
we were cool
on
craze
when I
knew
and everyone when you
could believe
do
a share in what was true
it's all days long
fit by the hair
sun there
there
fit by the air
dark as fairs
we were so
in place
and I dance
all
days
we were cool
on
tall days
love
dance hold days
baby by the rest
and then I'm out the name of this
right to sacrifice blue
hall
days
craze
le soir
Georgia Smith
with you
est toujours en compagnie
Dovidie
je me demandais
quels étaient
projets immédiats
après la sortie de ce livre
est-ce qu'il serait
d'ordre de la fiction
de la littérature
des essais
du documentaire
eh ben
je vais repartir
en tournage et je n'en dirais pas plus
mais je reprends
je reprends la caméra et je vais
certainement
donner mois à venir je l'espère
parce que ça me manque
moi je me sens
j'aime bien les périodes d'écriture
et tout ça
mais là où je me sens vraiment bien
et dans mon élément c'est quand je suis sur un tournage
et une saison 3
des gens bien ordinaire
alors ça je peux répondre tout de suite
non il n'y en aura pas
ok
parce que je pense qu'on a dit
tout ce qu'on avait à dire
dans les deux saisons
voilà
et c'était génial
et je suis très fière
de tout ce qu'on a fait
et puis
ils sont super des acteurs
tous les acteurs et les actrices
de cette série
vraiment ils ont été super mignons
je pense à Jérémy Gillet
bien sûr qui a porté
la série
Ray Casanavicius
Sophie Marie Larouni
et tout ça
et il y a eu plein de guesses
qui étaient super
super aussi
je pense
bah il y avait Judy Godrache
et la Coral Masiero
oui
enfin c'était vraiment
une très très belle aventure
j'en profite pour dire que la série
est toujours accessible
sur la paname
sur la paname
absolument
et voilà
que je crois qu'on en est
tous très fiers
quoi
alors tu me réponds
si tu le souhaites
j'ai vu sur le site
Allociné
que dans tes projets
était
alors sous le titre
la chair est triste
crédité
potentiellement
quelque chose qui pourrait arriver
mais oui
on s'arrête là
j'ai l'impression qu'on s'arrête là
non non non
bah je suis
non non mais effectivement
effectivement
c'est vraiment
vraiment dans les tuyaux
ouais
allez
encore une nouvelle manière
de partager
ça va être si bien
dans ta playlist
donc des musiques de films
on l'a entendu
des musiques des années 80
et un petit peu d'italo disco
ouais
ça fait du bien un peu
un peu d'italo disco
alors d'où vient ce titre
et où est-ce qui te ramène
bah je sais pas
la salle des fêtes
de
ou alors la colonie de vacances
de Saint George de Didon
en 1988
tu vois un truc comme ça
ouais ouais ouais
je pense vraiment
les premières booms
ouais ouais
non non valérie d'or
ouais bien sûr
et ce qui est quand même assez génial c'est que
elle chante très mal
valérie d'or
on va pas lui faire de chagrin
mais je pense elle devait être
la meuf d'un des gars
du studio
ou je sais pas moi
mais elle chantait très mal
et je suis même pas sûre
que celle qu'on voyait à l'image en fait
était vraiment valérie d'or
c'est-à-dire il y avait la musicienne
de studio
qui est venu poser sa voix
et puis à celle qui était là
pour les clips
pour danser ouais
ouais un peu comme
comment s'appelait
this beat is technotronique
la
technotronique
technotronique
exactement un peu
c'est un peu la même histoire
quoi
mais donc ouais ouais valérie d'or
ouais
et bon on écoute the night
valérie d'or c'est le nom
de l'interprète
quant à la personne
que l'on voyait dans le clip
au videa se met le doute
on ne sait pas si c'était
vraiment elle ou pas
ou une comédienne
valérie d'or
existe-t-elle vraiment
ça c'est pas sûr
on peut faire l'objet d'un nouveau documentaire
à la recherche de valérie d'or
par au videa
on écoutait the night
en tous les cas on marque
une courte pause
on se retrouve dans un instant
avec Amy Winehouse
tous les soirs
Nouvelle soir
de 20h à 22h
c'est vraiment
pour le titre
que je l'ai choisi
je me suis que ça correspondait bien
à la situation
au mood du jour
parce que je suis en compagnie d'au videa
non pas que je sois en train
de ne pas être la personne
mais je me dis que
autant retourner le sigmat
et en faire quelque chose
de revendicatif
you know I'm no good
c'est comme ça en fait
j'aime bien cette idée
je suis une mauvaise fille
je crois bien
non je crois pas moi
mais bon
afin de corriger cette image
dont on a parlé
alors corriger c'est toutefois
il y a besoin de corriger
parce qu'en fait
il y a besoin de corriger
que pour ceux qui sont pas attentifs
et qui écoutent pas
je me suis dit que le mieux
pour parler de toi
c'est une sorte de petite auto-portrait
via la fiction
j'ai préparé quelques petites questions
et je te laisse m'y répondre
de façon portrait chinoise
si ça te va
si tu étais une superhéroïne
je choisirais laquelle
tellement pas les superhéroïnes
c'est vrai
ouais
elles savent lancer des trucs
courir vite et tout
elles font des trucs
tout bien que moi je sais pas faire
donc je suis pas de ces parmi
les féministes
qui sont à fond sur la figure
de Wonder Woman
et tout moi elle me saoule
elle est trop bien gollée
et tout moi ça me fatigue
non
middle woman
je propose une nouvelle
nouvelle héroïne à créer
après
je j'aime bien
il y a une série
qui s'appelle Cléo
qui m'est
qui m'est en scène
c'est une série
c'est une série allemande
avec une héroïne
en
période
je suis d'humeur de Berlin
tu vois
et je sais pas
voilà cette espèce
d'héroïne
d'héroïne
communiste
machin
je la trouve
ouais je la trouve sympa
j'aime bien ce personnage-là
à l'inverse si tu devais investir
un rôle de super vilaine
une super méchante de ciné
laquelle tu choisirais
Glenn Close
la liaison fatale
et tout
je trouve qu'il faudrait faire
un remake féministe
moi si je pouvais en fait
j'ai trop d'idées de films
mais si je pouvais
je ferais un remake féministe
de ce film-là
parce que
donc à la fin elle meurt
et tout ça
et pendant tout le film
on part du principe
que c'est elle la méchante
alors que c'est comme elle
qui s'est fait planter
par un gars
de responsabilité
enfin
pour moi c'est elle
la victime de bout en bout
et elle passe pour la méchante
la super méchante
donc moi je pense qu'il faut réhabiliter
je sais pas que je suis plus comment elle s'appelle
dans le film
je me suis fait un peu plus
le personnage joué par Glenn Close
on en revient un peu à Glenn Girl
en même temps
c'est une forme de vengeance
Glenn Girl
pour les femmes trahies
ouais mais
sauf que Glenn Girl
elle s'en sort bien
alors que Glenn Close
ça signifie noyé
dans la baignoire
je crois bien
c'est pas noyé
je me souviens pas
la fin est pas géniale
ouais
si tu étais
une héroïne de comédie romantique
crazy ex-girlfriend
à la série télé
absolument
crazy ex-girlfriend
ouais je serai cette héroïne là
ouais
donc c'est vraiment ce qu'on appelle
la titre programmatique
ouais
oui voilà
tout est dans le titre
mais
ouais je pense que le fait
de mettre sa louse
au coeur
du processus de création
je pense que c'est
ça fonctionne toujours
merci beaucoup Ovidy
d'être venu faire un tour
dans Nova le soir
je rappelle donc la publication
de Slot Shaming
faire payer les femmes
c'est dans les collections
caillées libres
aux éditions de la découverte
et vraiment c'est un indispensable
si vous voulez vous retrouver
quelques motifs de colère
si toutefois vous en manquez
ce qui m'éteindrait beaucoup
si vous êtes une femme
voilà c'est toujours un bon moment
un bon moment
pour rallumer un peu le feu
merci beaucoup Ovidy
merci beaucoup
d'être venu
et on se quitte avec
bah l'un de tes choix
ah super
bah pas de bénatard quand même
t'as pas cru que j'allais te laisser partir
sans pas de bénatard
l'avis de battlefield
bah oui
bah oui
l'amour c'est un
comment tu le souhaites
un champ de bataille
un champ de bataille
voilà un battlefield
et à la fin on gagne
Nova
lia lia
bénatard pour clore
Nova le soir
on a rendez vous demain
à 20h avec Fred Testot
et dans un instant
c'est la riposte
tous les soirs
Nova le soir
de 20h à 22h
