Miki : le regard d’une artiste qui déjoue les étiquettes

Miki : le regard d’une artiste qui déjoue les étiquettes

Nova le soir • 03/12/2025 • 44:53

Au programme du Score : Miki, “phénomène” et nouvelle voix de la pop française, qui détourne les étiquettes un peu trop rapides pour signer avec Industry Plant un album à la fois intime et vif. Entre identités multiples, colère transformée en création, langue inventée et énergie de scène, elle revient sur la fabrication du disque, la fulgurance de sa trajectoire et cette manière très à elle de danser sur sa propre mélancolie. Miki répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle : un point de vue plutôt qu’une actu, avec SubwayTakes, où Kareem Rahma fait défendre des opinions tranchées en pleine rame. Joe Talbot, chanteur d’Idles, y revisite Batman… et dresse le portrait d’un super-héros milliardaire pas si héroïque que ça.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs-d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova
avec Charline Roux.
Et bienvenue dans le score.
Aujourd'hui, c'est Mickey qui vient partager sa playlist,
l'occasion de parler de son album Industrie Plainte,
de sa tournée et de la nova session
que vous allez pouvoir découvrir ce dimanche.
On la retrouve juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
Plus qu'une actue, un point de vue tiré d'un programme sur Internet
titré SubwayTakes à vie dans le métro, plus ou moins en français.
Le comédien animateur Karim Rama interroge des invités
dans une rame en mouvement dans laquelle ils doivent défendre
une opinion du genre tranché.
Et bien, j'ai choisi pour vous celle de Joe Talbot,
le chanteur du groupe Bristolien Idols,
qui refait le portrait d'un super-héros.
Où l'on apprend donc que Batman est un connard,
un flic milliardaire qui tabasse les dealers au lieu d'investir
dans le système de santé et les infrastructures,
un homme toxique qui n'a même pas de pouvoir.
Malheureusement, cette théorie se tient.
Pour d'autres opinions tout aussi tranchées
de Rosalia de Woody Harrelson ou encore de Spike Lee,
rendez-vous sur Instagram et YouTube pour SubwayTakes.
Puisqu'on parlait de Joe Talbot, sachez qu'idols participe
au prochain album de Gorillaz,
où une bonne nouvelle ne vient jamais seuls.
Ce nouvel album s'appelle The Mountain,
il sortira le 20 mars et envoie un extrait,
Gorillaz, Idols, The God of Lying.
Pour présenter mon invité du jour,
je me suis livrée à une petite revue de presse express.
Elle est donc un phénomène.
La nouvelle étoile montante, le nouveau visage de la pop française,
son succès est fulgurant et elle est la sensation du moment.
Alors oui, mieux vaut ça qu'un dans ses fallos plats,
mais je ne peux pas m'empêcher de penser
que ça fait peser l'équivalent d'un éléphant de mer
sur les épaules d'une artiste,
qui par ailleurs a bien dû charbonner
pour aboutir un premier album d'une telle qualité.
Ça ne gérait pas de l'oublier.
Par ailleurs, bis, j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici.
Jeun, smart, doué, joli, oh lala, le bingo d'hérageux,
jamais avard d'un avis non sollicité.
Je refais le disclaimer.
Vous avez vraiment, sérieusement, tout le monde s'en fout.
Donc de vos analyses toutes pétées,
elle, elle fait de jolies objets.
Un album en tout cas, son titre,
on est inspiré, Industry Plants.
On a une heure et demi pour en parler,
ainsi que de sa tournée.
Bonjour Mickey.
Bonjour Charlize.
Comment vas-tu ?
Je vais super bien.
Je te pose la question,
parce qu'hier tu étais sur scène
dans le cadre des Nova Sessions.
Exactement.
Tout s'est passé remarquablement bien ?
Très bien.
Je me suis éclaté en vrai.
Il faisait chaud.
J'ai transpiré ici.
J'espère que ça s'entendra aussi,
parce que cette Nova Session
sera à découvrir dimanche à 20h15.
Après, la dernière,
t'es par ailleurs entournée.
Donc autant dire que tu me manques pas d'activité.
Parmi les dates que je peux annoncer,
18 décembre, jouer les tours,
4 février, vie l'orban,
6 février, Nice,
et Elisabeth Montmartre,
18, 19, 20 mars.
L'Elisabeth Montmartre,
c'est pas une salle anodine, je trouve.
Tu as un rapport avec l'histoire de cette salle ?
Tu l'as choisi ?
Je l'ai pas choisi.
C'était un choix de mon équipe.
Mais j'ai joué déjà une fois.
J'ai fait la première partie de House Carrington
il y a genre 3 ans.
C'était l'époque où, sur scène,
je portais des tresses qui faisaient
genre 2 mètres de long.
Et ouais, je revois des vidéos de cette époque-là
et j'étais vraiment toute mimi et tout
sur mes claviers et genre chasoyer.
Je m'en voulait à chaque fois
que je me trompais au piano.
C'est marrant.
Mais ça, c'était avant.
C'était avant.
On va reparler de tout ça et de cette tournée compris.
Je t'ai demandé, comme à chaque invité
de choisir 6 titres dans les places de Nova,
je sais que c'est une tannée.
Je sais que c'est hyper difficile de choisir.
T'as été hyper appliqué.
Le premier titre que t'as choisi,
c'est Tribe Cold Quest.
On l'écoute.
On en parle juste après si ça te va.
Si tu peux le lire, bien sûr.
C'est ton titre, tu choisis.
Le score
jusqu'à 20 heures
de Radio Nova.
Tribe Cold Quest.
Le choix de Mickey,
l'invité du score aujourd'hui.
Pourquoi ce titre ?
C'est partit de tous les chef-d'œuvre
qu'il y a sur cet album
de Tribe Cold Quest.
C'est surtout une grosse Madeleine de Proust,
moi de mes années de lycée
où j'écoutais énormément
Tribe Cold Quest, Far Side,
Mob Deep.
Et j'avoue,
c'est une époque pour moi qui...
C'est la plupart des titres qui sont dans la playlist
que j'ai choisi.
C'est vraiment mes années lycées.
Et je sais pas,
c'est un groupe que j'adore
autant dans ce qu'ils disent,
dans les arrangements.
Je sais pas ce qu'ils pourront sortir.
Enfin, je sais pas, ils sont...
Ils sont trop forts.
C'est très étonnant parce que c'est un réflexe assez comment
chez les invités d'aller piocher des titres
qui datent de l'adolescence.
J'ai l'impression qu'il y a un truc très fort
à cet endroit-là et à ce moment-là en fait.
C'est un truc qui reste et qu'accompagne toute une vie.
Donc j'imagine que c'est le cas pour toi aussi.
Il y a une question rituelle dans cette émission
qu'elle place, prend la musique dans ta vie
de tous les jours, pas celle que tu composes,
celle que tu écoutes.
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
La musique, en tout cas,
cette année c'est assez particulier
parce que je pense que le fait que j'étais complètement
dans un processus
de création, de le pé, de l'album,
j'ai pas écouté beaucoup de musique.
Pas par volonté, mais parce que
j'arrivais pas.
J'arrivais pas et d'habitude,
je suis complètement ouverte.
Tout ce que j'écoute, c'est mes playlist,
elles sont sur Spotify.
Je le fais vraiment par saison.
Ce que j'écoute par saison, c'est pas de la curation.
C'est ce qu'il faut écouter pour le mois de novembre.
Je pense que c'est vraiment ce que j'écoute
en ce moment.
Et cet été, je pense que sur ma playlist,
il y avait peut-être 6 morceaux,
j'écoutais rien.
Je pense que mon cpu,
il était saturé.
Je pouvais plus
et j'arrivais plus à apprécier.
J'arrivais plus à apprécier
quoi que ce soit comme musique.
J'ai l'impression que tout était
tout se ressemblait.
Et
je sais pas.
Mais aussi non, d'habitude dans la musique,
c'est...
J'en écoute tout le temps.
Même depuis que je suis jeune,
je m'en fermais dans ma chambre.
Moi, j'écoutais surtout sur mon lecteur vinyle.
Et je mettais le son à fond chez moi
et j'étais genre...
stagné dans mon lit comme ça.
Et après, jusqu'à qu'on entend...
à-ta-ble !
à travers la porte.
Les petites histoires intérieures.
Je vois très bien.
On parle de l'album dans un instant.
On écoute un titre de cet album
et tout ça, ce sera juste après l'appui.
J'ai demandé à Mickey de choisir
l'un des titres de l'album
Innistriplint à écouter.
C'est vraiment une émission où j'ai décidé
de faire beaucoup bosser les invités.
La musique, c'est toi qui choisis tout.
Et tu as donc choisi Roger Abit.
Pourquoi celui-là ?
Je sais pas, je l'aime trop ce morceau.
Il est incroyable, je trouve,
même dans les...
Déjà, juste la prod, je l'adore.
C'est des accords de
Ken Blaster, qui les a foutus
et Lucas, qui joue de la batterie par-dessus.
Il a été fait très vite.
Comme tous mes morceaux préférés,
c'est des morceaux qui se font vraiment d'une traite.
Je sais pas,
il y a un truc qui s'est passé
dans ce morceau, même dans la manière dont
je l'interprète.
La voix que j'utilise,
tout a été fait.
C'est une prise
n'a rien retouché, à part le mot
pu-tride. Je pensais que ça se disait pu-tride.
Une peau pu-tride.
Ça n'existe pas.
J'ai refait ce mot-là, mais sinon
tout a été fait en live, même les automations
d'autotune.
J'ai donné direction à Lucas.
Dès la première prise, quand il fallait l'activer et tout.
Je sais pas, il y a un truc
assez magique qui s'est fait et qui était assez marrant
dans la manière dont l'a registré.
Les garçons, ils ne s'attendaient pas du tout
que je parle d'un sujet comme ça.
Parce que quand on a fait la prod,
c'est le truc où ça tourne, on est dans le studio,
on se dit que c'est trop bien.
Je pense que tout le monde avait un peu hâte de voir
ce que j'allais écrire
et pensais que ça allait être un truc un peu mignon et tout.
Non.
Disons-le clairement. Je te laisse t'expliquer de quoi parle cette chanson.
Cette chanson parle de
pédophilie.
On se met dans la peau
d'une petite fille
qui attend
l'arrivée de la personne
du prédateur.
Du monstre.
Qui se fait passer pour quelqu'un de gentil.
Quelqu'un de naïf
et quelqu'un qui lui veut du bien.
On se rend compte
qu'il y a une petite ellipse à la fin de la chanson
ou même plus tard,
quand elle est à 15 ans, elle sait même pas
ce qui s'est passé.
Elle comprend pas si elle est censée l'aimer ou pas
ou si elle a envie de se buter.
C'est tout ce truc en main de
la confusion totale et la non-lucidité
par rapport à une situation.
On nous dit des choses qu'il faut penser et ce qu'on ressent vraiment à l'intérieur.
Et voilà.
Très étonnant que ce soit un morceau très rapide
à aboutir du sujet.
À l'inverse, c'est quoi un morceau long ?
En tout cas, un morceau dont toi
tu estimes que le temps de fabrication
est très long, trop long ?
Je pense que c'était surtout
les morceaux de l'EP.
Graou.
Mais il y a des morceaux dans
l'album où il y avait des morceaux de l'EP
qui étaient dans.
Par exemple Mickey Cowboy
Scorpion.
Ce sont des morceaux qui ont pris beaucoup de temps
à trouver leur forme finale.
Parce que j'avais mes démos,
ce que je voulais dire mais
de trouver une espèce de cohérence
entre les morceaux pour créer un univers
qui faisait sens et qui a surtout été trouvé
en studio
avec moi et Tristan.
Ça a pris beaucoup de temps
et c'était par moments
une souffrance pour tout le monde.
Mais parce qu'on avait mis
vraiment un degré d'exigence
d'en aussi faire de la musique qui ressemblait pas
à ce qu'il se faisait
en ce moment et trouvait vraiment
une cohérence
entre les morceaux.
Il y a quand même quelque chose dans cet album
qui ressort à l'écoute
et même quand on s'y penche, c'est qu'il y a
une incitation à cultiver
une forme de singularité.
Je sais pas si c'était une des ambitions
mais en tout cas c'est le sentiment.
Et même que ça inspire aux gens qui l'écoutent
ça donne une espèce de force
un peu de type.
Ce qui est pas si mal.
Je trouve que pour l'album
justement après coup j'ai l'impression
que je me suis beaucoup plus calmée
les morceaux de l'album j'ai trouvé beaucoup plus normaux
beaucoup plus doux
je pense que c'est aussi le résultat
de l'état d'espoir dans lequel j'étais
quand je l'ai fait
où j'avais justement besoin de...
la suite je pense que ce sera différent.
Le titre de cet album
donc industry plant
il a été très largement commenté
je le rappelle c'est un terme qui est censé désigner
des artistes qui sont fabriqués par l'industrie elle-même
en l'occurrence toi
t'as une formation de piano classique
t'as fait du jazz, t'as fait du conservatoire
tu prends je crois encore des cours de guitare et de batterie
on n'est pas exactement sur quelqu'un qui...
non?
parce que je l'ai lu
parce que je me suis intéressé à ton cas
je t'ai entendu
ça correspond pas très exactement
à l'image qu'on pourrait se faire de quelqu'un qui a été
préfabriqué
oui
non mais c'est vrai?
oui
il est exact qu'à l'origine de ta musique
il y a Décarné
ça a été sale point de départ
t'écris depuis toujours?
j'ai toujours eu des journaux intimes depuis que je suis toute petite
parce que c'est un truc
ma mère elle m'a dit
il y a rien un journal intime
j'écris tous les jours
je n'écris rien
je ne ressens rien
mais j'ai continué à écrire pendant longtemps
et c'est marrant
parce que quand je...
j'ai remarqué que quand je replonge dedans
et que je relise que j'ai écrivé quand j'étais plus jeune
je me retrouve beaucoup
je me retrouve parfois beaucoup plus
que dans les écritures que j'ai aujourd'hui
alors que je suis censée être beaucoup plus connectée
avec ce que je vis maintenant
oui
parce que peut-être qu'il y avait aussi
moins de filtres de pensée
de ce que les gens ne pouvaient lire
parce que pour moi c'était intime donc personne ne pouvait lire
alors qu'aujourd'hui il y a quand même un rapport
quand j'écris ou je me dis quand même
peut-être que ça va finir dans une chanson
je vais embellir la manière dont j'écris
alors qu'en fait tout ce que je préfère écrire
c'est les choses les plus simples à chaque fois
donc peut-être qu'il faudrait que je fasse plus cet exercice
de relire les trucs que je faisais
mais je me suis vraiment posé la question
est-ce que à un endroit la colère a été
une espèce de fuel en fait
vous voyez ben elle est toujours
en fait je pense qu'elle a toujours été là
mais quand même quand j'étais petite
vraiment tout ce que j'écrivais dans les carnées
ça venait de ce sentiment là
complètement
et de critiques
je critiquais beaucoup tout le monde
les adultes, les gens de ma classe
les filles, les garçons, les tonton
la vie
ouais je faisais des dessins
je faisais une espèce de marionnette
mais c'est marrant de réussir elle
enfin c'est marrant
c'est en tout cas hyper intéressant de réussir à la transformer
à un endroit
on poursuit la conversation
on écoute surtout ton deuxième choix
tu as choisi Roger Geze
pourquoi ?
c'est un documentaire que notre prof de géographie
nous avait fait regarder quand j'avais
je sais pas
11-12 ans comme ça
et voilà
il s'est documenté, il m'avait tellement marqué
il a une
une mélodie
c'est tellement simple, retrigueuse en vrai
c'est juste quand il pense
lui à sa guitare et voilà
sa voix se suffit
et il est
très pop en vrai
quand il pense
il a ses refrains
alors que je sais pas
le patrimoine culturel qu'il a eu
mais en tout cas
elle pouvait être reprise par les Strokes
ça pourrait marcher
je vois ce que tu veux dire
tu vois tu mets juste un
je sais pas
c'est tellement
puissant et simple
et lui il a un grand voix
et ses paroles aussi
qui sont tellement
visuelles
tout chaque mot il s'était bien réfléchi
en même temps t'as l'impression qu'il dit n'importe quoi
il a un choix aussi dans les sonorités des mots qu'il utilise
je sais pas si c'est du génie
il est trop fort
le score sur Radio Nova
Steve Lacy sur Nova Bad Habit
un titre que j'ai choisi pour Mickey
parce que je pense qu'il n'y a pas
une interview ou tu ne cites pas Steve Lacy
j'ai fait exprès de pas le mettre
justement dans la playlist
bah moi j'ai fait exprès de le mettre
bah Steve Lacy
qu'est-ce qui te
qu'est-ce qui résonne en fait
je pense qu'il y a un truc
un petit peu similaire
à Rodrigues par exemple
mais c'est des personnes qui ont
une symbiose, une osmose
je sais pas comment dire, une fusion
totale entre leur instrument et leur voix
ils ne font qu'un
et je trouve que ces artistes-là
un peu comme Maggie aussi
c'est tellement difficile
de
faire comme eux
sans avoir, sans être cringe
on n'arrivera jamais à atteindre
leur niveau parce qu'ils
ils font qu'un avec leur instrument
je sais pas comment expliquer
peut-être qu'on dort bien ce que tu disais tout à l'heure
ce qui est très compliqué
pour être musicalement accompli c'est de réussir
à faire ce qu'elle a d'être simple
alors qu'en réalité on se doute bien que c'est pareil
ça doit être des heures à charner, à travailler
et même Bad Habit, on a un présent
c'est une chanson qui existe depuis toujours
bien sûr, tous ces genres
tous les musiciens j'ai un putain
jaloux
en plus
lui en termes de parole
je trouve qu'il s'en bat un peu plus
les couilles, je trouve pas qu'il
il y a forcément une recherche
qui est nécessairement très méta
mental deep
il est assez laid back
ce qu'il pense, il y a assez
osé je trouve
assez sexuel
il est assez
frontal
ça me rappelle peut-être quelqu'un qui serait en ce studio
toi t'es quand même aussi très fort
sur tout ce qui est invention
langagière, appeler son EP
Grau, sans que personne n'ait la rêve
et sache exactement à quoi ça correspond
c'est quand même un truc aussi
tu t'amuses avec ça ?
je pense que
on a la capacité
de le faire
pourquoi pas le faire
et je trouve que aussi dans un monde où il y a tellement
tellement de musiques, tellement de projets différents
tellement de...
c'est ce que je disais tout à l'heure
c'est pour ça que j'écoute pas de musique
cette année c'est que
il y a un truc où tout se ressemble
tout se ressemble
parfois il y a des sons
qui ont été créés
pour qu'il y ait un replay value
sur Spotify et que ça rentre
dans une playlist
ça me fan
et je trouve que
si tu as la capacité de faire un truc qui n'a rien à voir
mais qui est hyper personnel
forcément tu ne vas pas ressembler
à ce qui existe en ce moment
quand on publie un album à forte teneur
introspective comme c'est le cas pour industry plant
est-ce que c'est facile d'en parler après ?
est-ce qu'il n'y a pas parfois la sensation
que les choses sont dites, écrites,
chantées de manière hyper limpide ?
que c'est difficile
de reproduire du discours
sur ce qui est déjà du discours
parce que pour le coup tu te racontes beaucoup
dans cet album
de manière très habile
mais tu te racontes quand même
de redevoir, réexpliquer des choses derrière
c'est très étrange
c'est bien parce que parfois
on ne comprend pas trop ce qu'on écrit non plus
on sait qu'on le sent
mais on n'a pas trop fait l'analyse
et en fait le fait d'en parler après un promo
c'était pas rapport à ça
c'est quand même intéressant
après ce qui est plus difficile c'est des morceaux
qui sont très frontaux
il y a des risques dans ce que je disais
dans l'album par rapport à l'EP
parce que j'ai fait beaucoup de mal
dans l'EP il y a des certaines personnes
et j'ai vu ce que ça
ce que ça pouvait faire
en fait je pouvais pas
dans ma tête je me suis dit mais personne va écouter
mes morceaux
surtout les personnes les plus proches de moi
c'est les gens avec qui je parle le moins
de ce que je fais
enfin qui ça va peine
ce qui se passe dans ma vie
quand on a commencé à prendre forme
il m'y j'en voulait
aux gens qui sont proches de moi d'écouter ma musique
alors que c'est que votre morceau
ça ne regarde pas
il y a un truc comme ça
alors qu'en fait non si je fais de la musique
c'est juste que c'est démocratique
tout le monde est là pour l'écouter
donc oui
sur l'album il y a eu un truc à doser
sur ce que tu livrais
tu t'es censuré à certains endroits
mais en tout cas t'a été plus bordée
je pense en tout cas
je me suis dit je ne suis pas
encore tout à fait prête
pour manier
une écriture
qui me
qui me satisfait
en termes de ce que je dis
je ne suis pas encore prête
à allier le fond et la forme
comme je le voulais
dans les trucs plus risqués
à dire et que ça ça viendrait peut-être pour après
je préfère regarder ça pour après
est-ce que je vais le droit de dire que c'est un très bon album
pour danser sur sa tristesse
ouais
complètement bah si tu dis ça c'est
que le pari a été réussi
mais c'est une pratique pas si courante
je crois qu'on n'est pas si nombreux et nombreux
à danser sur notre tristesse
non je sais pas
je te soumets l'idée mais
c'est pas le premier réflexe
oui c'est vrai
moi j'ai vraiment tout le temps
j'ai l'image moi
ça va pas je vais faire le tour
sur moi même
et comme on le disait
alors je sais pas si c'est le cas ou pas
parce que moi j'ai toujours du mal avec les narrations
de un succès fulgurant
j'imagine qu'il y a quand même quelques années
avant quand même à travailler, à faire les choses etc
est-ce que quand tout a commencé
à marcher fort
il y a eu un endroit où tu t'es pas reconnu
dans les descriptions, les analyses qu'on faisait
de toi et ta musique
oui bien sûr
vraiment de...
non mais c'est toujours marrant de lire
tout ce que toi 27 ans de ta vie
les synthétisations de phrase
franco-coréenne
qui fait de la pop hybride
avec des textes
risqués
et controversés
juste là on me jure
je sais pas j'écris comme je parle
je me dis pas genre je suis franco-coréenne
et musique
je sais pas ce que je veux dire
je trouve que l'album il interroge pas tant
l'identité que peut-être une certaine image
de la conformité
c'est être à l'endroit où on a tant que tu sois
puisque être
celle que je crois que je suis
je suis en train de faire des phrases hyper compliquées
je sais pas si ce soit très limpide
mais tu as eu l'impression qu'il y avait des attentes
et qu'il fallait que tu sois un endroit et qu'en fait tu y étais pas
c'est ça qui a causé une forme de flotement
peut-être
je pense que les gens
après échec et maths ils attendaient
un peu comme ça ou c'était que du parler
et que
faut être des morceaux
je pense que les ouailles les gens s'attendaient un petit peu plus à ça
et je pense que ce sont des pas qui est des morceaux
genre particules ou Roger Rabbit
ou Hajima
ou des trucs un peu plus doux
genre Hanna One
oui en fait je pense que j'ai montré
un côté de moi qui était un peu plus sensible
un peu plus doux aussi
et c'est peut-être pas forcément ce que
l'énergie
que générait Graou
je t'ai préparé quelques extraits pour ce qui va suivre
qui sont normalement des oeuvres
qui ont dû te marquer un endroit si j'ai bien travaillé
il n'est pas exclu que j'ai complètement raté mon cou
on découvrira ça, dans un instant
ce sera juste après la pub
le score
sur Radio Nova
l'épixise sur Nova
here comes your man le choix de Mickey
ça me réjouit je dois le dire
et bien oui ça fait partie
encore une fois des morceaux
nostalgia de mes années
adolescente
où j'hésitais à côté
rien à voir mais il y avait
fluorescent adolescente aussi
des articles monkeys
on pouvait avoir un nouveau point d'accroche
ah ok bah voilà bah il était là
je l'ai barré mais c'est juste en fait
tout ça
j'ai mon premier
déjà de l'épixise
j'ai découvert forcément
quand j'étais plus jeune
en regardant fake club
et voilà et après
j'écoutais leurs albums
enfin différents albums
ils sont tous incroyables
et en fait c'est mon copain
à l'époque qui s'appelle William Bernimon
qui lui
il a doré le rock
il m'a découvert les black keys, les pixies
mais aussi j'aurais Edward Sharp et Dominic Zero
qui était aussi dans les playlists
il y avait quoi d'autre
baby shambles
et ouais je sais pas
même à l'époque j'avais une nostalgie d'être adolescente
alors que j'avais genre 16 ans
je comprends
je t'ai préparé quelques petits extraits
d'oeuvres qui normalement sont susceptibles
de te parler
et je te laisse me dire ce que tu vas me dire
juste après
ça a été une série importante pour toi
complètement
j'étais fan
de high school musical
je m'identifiais beaucoup
au personnage de Gabriel Lamontes
joué par Vanessa Hudgens
c'est cool la propose
je sais pas si vous vous souvenez qu'on était plus jeune
à chaque fois les personnages principaux c'était des blondes
ouais bien sûr
et ouais je forçais mon frère
il m'a gardé avec moi alors qu'il détestait ça
mais du coup il me force à regarder Star Wars avec lui
mais oui
Vanessa Hudgens comme c'est une agomes
pour moi c'était des figures quand j'étais petite
c'est des filles qui me ressemblent
j'avais des
c'était mes idoles
ouais de l'importance d'avoir des modèles représentatifs
pour toutes
complètement
je dois dire que Paul qui réalise cette émission
quand il a isolé ce son de high school musical
m'a quand même confié
en tant qu'high school musical
tu n'es pas seul
exprès suivant
Fantastique Mr Fox de Wes Anderson
j'ai cru comprendre qu'il y avait un petit
tropisme Wes Anderson
Wes Anderson
en fait il y a vraiment ce film
et Grimbeau Tapest Hotel
pour moi c'est
c'est mes deux préférés
en particulier parce que c'est des
dialogues qui ont été écrits par Noah
Bambar qui est aussi un réalisateur
qui est complètement
de génie
c'est un film
qui est basé sur l'op de Woldhal
et en fait ils ont recréé
c'est un film d'animation
ils ont recréé je sais pas combien de
décors qui sont tellement
satisfaisant à regarder je sais pas pour vous
si vous avez des décors parfois qui vont ressortir
cette espèce de nostalgique de truc
que vous avez jamais vécu
moi j'ai ça quand je vois des petites
collines
ou certains
des panneaux parfois je joue des panneaux
ou bien des immeubles
qui sont à taille humaine
avec des panneaux et des arbres dans la rue
je sais pas comment expliquer mais il y a des certaines décors comme ça
et Fantastique Mr Fox c'est vraiment juste
c'est que ça
chaque plan, chaque décor
chaque mouvement
qui sont tellement réalistes de Mr Fox
je sais pas
il y a une précision
je pense qu'il a été vraiment au sommet
de son art wasanderson
c'est un film qui a d'une beauté stupéfiante
sur le plan formel comme sur le reste
très très beau film
et une musicalité dans les dialogues, dans le rythme
je sais pas c'est trop fort
extrait suivant
et ça c'est la chambre d'Andy
voilà les présentations sont faites
et entre nous il y a apparemment
un malentendu
à l'extrait de Toy Story
puisque Woody est directement cité
dans un des titres de l'album
Hannah One
Woody et Kim Keller avec toi je serais quelqu'un de belle
oui
Retour à l'enfance encore une fois
Retour à l'enfance mais toujours
c'est trop important
oui Woody
pour moi en fait c'était ça
ou c'était
en fait j'avais besoin
d'avoir une rap de Cowboy
et soit c'était Luke et Luke
soit c'était Woody et en fait Woody
ça a de si lab
désolé c'est pas très sexy
ça rend le truc un peu moins romantique
mais je préférais utiliser Luke et Luke
mais j'ai pris Woody
pour pas
j'ai bien un cowboy
c'est très
tu as écrit le son
pour Jesus et les brides
pour Dracula
et les codes et la musique
j'ai trouvé les tunnels
dans l'album
ok
alors qu'est-ce que c'est tout ?
come sit down
Andrew Garfield
dans Under the Silver Lake
David Robert Mitchell
un film que j'ai entendu citer
c'est un peu les débuts
d'Avon 4
avant qu'ils explosent
et je trouvais que c'était
une toute nouvelle manière de filmer
la scene
il y avait un truc qui était très moderne
et en même temps
très décalé et après ce film-là
c'est un héros très particulier
c'est un mec qui est complètement apathique
qui tombe fou amoureux d'une jeune femme qui disparaît
je vais pas en dire trop non plus
parce qu'après le truc est un peu barré que ça évidemment
mais il y a un truc dans ce film
j'aime bien les films comme ça
un peu aussi dans Big Fish
où tu as un héros
un peu du père qui suit les signes
de sa vie
et il lui arrive des trucs complètement dingues
et moi je l'assimile un petit peu
à moi ce que je vis
à chaque fois quand j'avance
que je fais une étape je me dis ma tête ok
c'est la prochaine étape
j'écoute Willi Nelson
on the road again
et quelle aventure va m'arriver maintenant
et en fait c'est une philosophie
c'est un peu un état d'esprit
pour être
alerte, curieux de ce qui se passe
autour de moi et surtout sentir
qu'il y a de la magie dans tout ce qu'on vit
dans tous les plus simples détails
il suffit d'ouvrir les yeux comme dans Affection
je dis pas de ma magie
j'ai juste à ouvrir mes yeux
et donc ce film-là
pour moi il s'intétise beaucoup
ce sentiment d'avoir envie
de fou et il y en a partout
il faut juste être à l'écoute
tu les as cités tout à l'heure
dans les références de ton adolescence
je l'avais choisi avant je le précise
c'était pas dans la playlist
The Farside on écoute, drop si ça te va
le score, le score
sur Nova, sur Radio Nova
avec Charline Roux
Crissel Kassel's Crime Wave
dans la playlist de Mickey
c'est marrant parce que c'est
deux artistes
et Crissel Kassel's
j'ai eu la chance de les voir en concert
Crissel Kassel's avait pas qu'ils étaient
encore deux sur scène
et Farside pas du tout
c'était genre il y a deux ans et c'était plus la même chose
je pense que j'aurais peut-être préféré pas y aller
mais
c'est la fameuse phrase
don't meet your heroes
parfois j'ai senti ça
un petit peu
je pense que c'était plus pareil
maintenant
quand même je vous aime moi
vous parlez pas français
c'est au new morning
ils étaient dehors pour une collab
et du coup ils sont repartis
je vois très bien ce que tu veux dire
il y a des moments d'énormes attentes
sur des artistes que tu as pu aduler
mais
ouais
et Crissel Kassel's
c'est une énorme référence
je me souviens c'est ma cousine qui m'avait offert
le premier album
j'ai pas 16 ans
et au début j'écoutais ça mais là écoute
et c'est vraiment genre
au début j'étais genre
c'est quoi ton cadeau de Noël en Poisonnay
et après je me le suis, je l'ai compris
plus tard mais elle avait la vision
on parlait de référence pop
il y a un instant je vais en citer quelques-unes
14 de le matin western spaghetti
Kim Keller, Kit Kat, Jenny, quotidien
qu'elle est le point commun entre
tous les éléments que je viens dénoncer
de manière trop rapide et très balbutiante
ils sont tous
sur l'album de Mickey
c'est rigolo
à quoi est-ce qu'elle correspond de toutes ces références
c'est purement des idées qui t'arrivent quand tu écris
ou c'est des gens qui habitent
ou des éléments qui habitent ton esprit
c'est un peu tout ça
je pense que c'est aussi des mots
quand on les écoute tout ce qui ont des sonorités
aussi qui sont très agréables à dire
wisteria lane, malheureusement peter pan
polypoquette, pennella, britney
c'est un peu comme des...
c'est quand tu fais du ski
enfin pas tout le monde qui fait du ski
mais il y a
ce sentiment de fou
quand tu tournes
et que tu plantes ton bâton et que tu te relèves
et c'est ça qui te permet de tourner
pour moi ces mots là c'est ça
qui te permet d'avoir un rebond
de pouvoir danser avec
ton médium
qui est donc du coup la musique
et c'est ce qui permet de te faire ton petit virage
comme ça avec de ce qui est bien serré
tout sexy
des petits mots
et c'est tous quand même des mots qui sont très visuels aussi
qui se rapportent
à des trucs qui me sont très personnels aussi
des trucs de l'enfance
et pareil c'est comme des
mes armes
à ma veste
on parlait d'identité, de conformité
et je me suis demandé
est-ce que la scène c'est un endroit où t'es hyper
aligné
je pense oui
après il y a toujours un moment où tu dis genre
il faut faire des ajustements sur ce morceau
parce qu'il y a des choses qui me paraissent
c'est complètement aligné il y a deux semaines
et en fait du jour au lendemain t'as une source
qui est complètement différente alors que quand je l'ai fait pour apprendre
ça m'a dit putain c'est moi
donc c'est assez marrant
c'est aussi un endroit
un espèce de repère où tu vois à quel point
tu t'évolues par rapport à ton set
mais
la scène ça m'a quand même permis
d'avoir
une fusion entre mon corps
et mon esprit
je pense que si on ne fait que du studio
on ne se rend pas du tout compte
de côté 3D
de sa musique
et ça permet aussi
de les incarner
d'une manière qui est différente et que si on a la chance
de ne pas enregistrer ces morceaux
avant de les faire sur scène
de pouvoir réintégrer
des choses qu'on acquiert
sur scène en interprétant les morceaux
pour les remettre dans les versions studios
ça c'est hyper précieux
mais c'est un endroit où tu as l'impression que tu te ressembles
ou tu fais partie des artistes
qu'on a l'impression d'avoir un alias
un super héros une super héros une qui est sur scène
non je pense que sur tout
et c'est un truc qui me sauve
partout où je porte les mêmes habits sur scène
que dans la famille
et non non non
je suis
je suis moi-même
c'est moi plus plus
mais c'est quand même vraiment moi
c'est moi plus goofy aussi
et c'est comment la vie de tourner
avec Mickey
c'est marrant
c'est vrai que les musiciens maintenant
on est plus
on est presque une petite dizaine
dans le van
donc ça n'a rien à voir avec la tournée
en début d'année on était
juste moi mon ingéson et mon manager
et là c'est un peu le début
on a quand même un corps un petit peu à se connaître
mais là ça se voit de date en date
qu'on est beaucoup plus à l'asin avec les autres
et je comprends ce truc de genre
petite famille
que je voyais de jeusiotter
de loin avant et que j'avais envie
d'avoir ça et là ça commence
à prendre forme et je sais pas
ça me fait quelque chose
tu t'écrasais des petites routines
oui déjà avec Dim et le guitariste
avant de monter sur scène on fait
genre 10 minutes de sport
de planking
de squat
parfois elle médite avec moi aussi
Hugo il veut pas parce qu'après il a des crampes quand il joue
de la batterie
il a fait ça une fois et dit non plus jamais
mais oui après il y a toujours un moment
aussi pendant l'intro
il y a plein de petites références
et il y a des moments où on est là et on mimique tout
en fait j'en ai dit attention
après il y a un truc de violoncelle
tout ça avant que le jeu commence
on fait à chaque fois
on sait jamais dire qu'on voulait qu'on allait le faire
mais on peut pas s'en empêcher et je pense qu'on a tous un truc en commun
on est tous un petit peu kawaii
au fond
moi dit Hugo
on savait pas tu vois
mais genre il y a ce truc là qui nous lit
qui crine
un mood très très particulier
j'adore
on a beaucoup parlé de souvenirs musicaux tout au long de cette émission
on va en explorer d'autres
puisque dans un instant je te soumettrais le questionnaire musical du score
qui le fait appeler
qu'à des souvenirs et qu'à des balises temporelles
on en écoutera aussi
Susan Vega et tout ça ce sera juste après la pub
Susan Vega sur Nova et Susan Vega
dans les playlists de Mickey
j'ai l'impression qu'il y a un très commun
en tout cas sur les sonorités vocales
des gens que tu nous as fait écouter tout au long de l'émission
des signatures vocales assez fortes
peut-être avec un petit voile
un petit quelque chose
après dans Farside
c'est moi qui l'ai choisi Farside
c'est pour ça que je peux élaborer des grandes théories
non c'est vrai
c'est vrai
il y a un côté un peu nonchalant
dans l'interprétation
c'est vrai
Susan Vega je l'ai choisi parce que c'est un morceau
que je joue en live
je fais une reprise en live
au piano
et oui
je pense que tu connais l'histoire
de ce morceau
de Tom's Niner, moi je connaissais l'histoire de Lucas
qui était une histoire absolument horrible mais Tom's Niner
non je ne sais pas
c'est la mère du mp3
en fait c'est le premier
fichier format mp3
qui a été créé
en fait c'est le premier test
et donc du coup c'est pour ça
c'est un acapella
c'est le morceau qui a été le plus repris remixé
parce qu'en fait c'est un format aussi
où il y a juste sa voix
donc oui c'était le premier succès de conversion
de fichier
voilà et j'aime bien le jouer en live
parce qu'en fait tout le connait
ça lui a presque échappé
aujourd'hui
un morceau qui lui appartient
presque plus effectivement
parce que ce refrain est devenu
je ne sais pas dire virale
parce qu'à l'époque on ne pouvait pas dire virale
ça n'existait pas mais oui je vois très bien ce que tu veux dire
il est grand temps de passer
aux questionnaires musicales du score
l'idée c'est de répondre du tac au tac
je n'ai pas le droit de te demander de justifier tes réponses
ni de les juger
parce que pas tout à fait vrai
non c'est une vraie réponse regarde
je vais me lancer tu vois c'est très simple
quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou qui symbolise en tout cas la tienne
le mieux l'enfance
je pense que c'est
un titre sûrement des titres de fantasia 2000
peut-être
guershwin
il faut répondre vite
il n'y a pas de mauvaises réponses
il y a une séquence dans fantasia 2000
ou
je crois que ça s'appelle rapsutin blue
et c'est dans new york
et tout le monde va hyper vite et tout
et ça pour moi c'est vraiment un souvenir
c'est moi mon frère ma sœur qui regarde ça
dans la chambre du dernier étage
avec les couvertures vertes
horribles qu'on a encore
sur les normes télé
et en gardé la cassette
de fantasia 2000
la chanson de ton adolescence
fluorescent adolescent
parfait
ta chanson de kara ok
le titre qui te propulse
immédiatement sur la piste de danse
il y en a beaucoup
mais je pense que ce serait sport by your love
en plus ça a été dans votre playlist
c'est anitha wood je crois
très bien et le titre qui t'en fait
immédiatement sortir
c'est dur
ça peut être pour une non maîtrise du style
je précise on n'est pas obligés d'être méchants
en vrai de vrai
moi je sais pas trop comment danser sur tout ce qui est reggaeton
ok très bien
ta chanson de comédie musicale préférée
il y en a plein
mais je pense que je dirais
euh
une chanson
ok je vais quand même redire
à school musical
la chanson qui fait
oh oui c'est i gotta go
le moment où troya et gabriela y se quittent sur le pont
je regarde paul
il est très ému
et enfin catégorie très pénible
la chanson dont un mal de chien te débarrasser
une fois que tu l'as en tête
particule
ça ça n'ennuie personne
on est content
ça nous fait chier
après t'as peut-être la chance d'être imperméable
et ça c'est un super pouvoir
non mais je pense que
j'ai pas de la en tête
c'est que t'en as pas
et ça c'est une bonne nouvelle
non mais si j'en ai mais je pense que je peux pas
je peux pas citer parce que ce serait juste
c'est juste dire un pic direct
quoi envers des gens qui font de la musique aujourd'hui
ok donc hop
joker on s'arrête ici
je rappelle donc que ton album s'appelle
industry plant que la nova session
que t'as enregistrée hier sera à découvrir sur l'antenne
de nova ce dimanche à 20h15
juste après la dernière
que tu es en tournée, tu passeras le 18 décembre
par jouer les tours le 4 février par ville urbaine
le 6 février par Nice et que tu seras
pour 3 dates à l'Elysée Montmartre à Paris
18, 19 et 20 mars
merci beaucoup Micky
c'est fini hein
mais oui
ah putain c'était hyper rapide
mais oui
parce que c'était chouette peut-être
ça c'est cool
on se quitte avec le dernier titre que tu as choisi
et je vais te laisser en parler
Nina Simone
c'est allez te liker les
juste après on retrouve à David Blow
mais pourquoi ce Nina Simone là
c'est mon ami réalisateur
Alex AC qui est québécois
je rends son profil
il m'a fait découvrir ce morceau
du tournage de Cartoon Sex
il y a un peu plus d'un an
et c'était l'automne
et là c'est le moment où on montait le volume
j'en étais dans la voiture
on avait passé une super journée
le soleil brille encore mais il commençait
à se coucher parce que c'était
la fin d'année
et je pense on était tous
très émus
c'était la première fois
ma rencontre aussi avec Alex
qui est un de mes meilleurs amis aujourd'hui
et je sais pas
il m'a un peu sorti d'une bulle
dans lequel je m'étais mise
après toutes les
ce que j'avais vécu sur internet et tout
je m'étais complètement renfermée
je sortais plus, je voyais plus personne
j'avais peur d'aller dans la rue
et lui il venait du Canada
et je venais le rencontrer
et du coup moi je me suis dit ok
je vais te faire show you around
je vais te faire des trucs
et du coup moi ça m'a forcé à sortir de ma bulle
et en fait il m'a un peu sauvé
à cette période-là sans qu'il le sage vraiment
mais de l'état dont j'étais
vivre ma ville
avec un autre prisme
et voilà il m'a fait découvrir
ce son de Nina Simone
que j'aimais déjà énormément
et je connaissais pas celui-là
Sur Radio Nova
à retrouver en podcast sur nova.fr

A poursuivre

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