Mélissa Theuriau : donner voix au féminisme avec "Le temps des femmes"

Mélissa Theuriau : donner voix au féminisme avec "Le temps des femmes"

Nova le soir • 05/12/2025 • 41:15

Au programme du Score : Mélissa Theuriau, productrice de "Le temps des femmes", évoque le documentaire réalisé par Karine Dusfour et raconté par Agnès Jaoui, qui traverse les récits de femmes de tout âge pour interroger nos représentations et ce qu’il reste à conquérir. Entre archives saisissantes et témoignages intimes, elle revient sur la genèse du film. Mélissa Theuriau répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, MC Taly, artiste 100 % autotune et 0 % IA, livre sur Instagram des compositions qui racontent la vie avec énergie et humour. Ses textes sont aussi l’occasion de débattre et de partager des points de vue engagés avant le week-end.

Transcription

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Radio Nova
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Toots and the Maitles, that's my number.
Bienvenue dans le score.
Aujourd'hui, c'est Mélisatorio qui vient partager sa playlist
et nous parler du documentaire Anne Paraté sur france.tv et France 2,
Le temps des femmes mais avant l'actu du jour.
Le score
L'actu du jour
C'est Vendredi, c'est MC Tali, c'est en tout cas l'artiste
que j'ai décidé de vous présenter aujourd'hui.
0% IA, 100% Auto Tune, c'est ainsi qu'il se présente sur Instagram
où il livre ses compositions très inspirées qui racontent la vie.
Mais MC Tali, ce n'est pas que de la musique, c'est du débat aussi.
Et parmi les dernières vidéos postées, un texte engagé
dont je me suis dit qu'il était judicieux de le diffuser
avant le week-end et ses festivités.
Attention, hot take.
Il s'appelle donc MC Tali et il me réjouit donc je partage.
Réjouissant aussi le temps des femmes, le documentaire que Mélisatorio produit,
on la retrouve après Chaka Khan, I'm Every Woman.
Le score, 18h30, 20h, Charline Rue sur Radio Nova.
Et je me réjouis aujourd'hui de parler d'un sujet qui me passionne,
pas seulement parce qu'il me concerne directement
ou que je suis éleveuse de championne,
mais parce que la catégorie concernée est à mes yeux
la plus passionnante qui soit les femmes,
alors que ceux que ça rend allergique
ou trop et mal intéressés ont à me d'urgence
une petite séance de saufros.
Pour discuter de ce clan, une éminente conceur, journaliste et productrice
qui a décidé, elle, de mettre en lumière
celle et ceux qu'on a un peu trop tendance à invisibiliser
alors que vraiment sérieusement envoyez-nous les spots,
surtout sur moi parce que celle qui assise en face de moi
est lumineuse à un point difficilement descriptible.
Mais Mélisatorio, bonjour.
Bonjour Charline.
C'est pas partie des choses que je fais,
faire des compliments aux femmes.
Et publiquement, il n'y a pas de raison.
Déjà un, on a le droit.
Et deux, c'est comme ça.
Ensemble, nous allons parler du film écrit et réalisé par
Charline Dufour, le temps des femmes.
Commentaire écrite et racontée par Anise Jaoui,
produit par Mélisatorio, c'est disponible sur France.tv.
Je me suis demandé, est-ce que prendre la parole
sur ce sujet, c'est encore et toujours s'exposer ?
Qui plus est une heure de grand écoute,
ce qui est une première pour moi,
puisque les documentaires que je produis depuis une quinzaine d'années
qui permettent d'exprimer ceux qui sont justement
dans les marges et qui sont souvent des minorités,
eh bien nous, on hérite souvent
d'un horaire très tardif sur différentes chaînes d'ailleurs.
Donc, occuper l'espace en prime time comme une fiction,
mais vraiment un horaire de grande écoute,
c'est d'autres contraintes, c'est un gros défi.
Et là, c'était parler d'une majorité d'individus,
et non pas d'une minorité.
Je rappelle que nous sommes un peu plus nombreuses
que les hommes partout dans le monde,
et donc chez nous aussi en France.
Donc c'était un double défi.
Et une audace et une envie et une excitation aussi,
qu'il y arrivait, quoi, et dit parvenir.
Donc on s'est beaucoup interrogé avec Karine Dufour.
Mais alors ça, c'est très intéressant ce que tu dis,
parce qu'effectivement tu le rappelles
sur la note d'intention du documentaire.
On est majoritaire.
Est-ce qu'on n'aurait pas tendance à l'oublier,
et c'est une partie du problème ?
Oui, c'est une partie du problème.
Mais c'est ça qui est dingue.
C'est qu'on devrait être en puissance mille d'occupations
qui passent et de gestion de notre temps surtout.
Donc on avance évidemment.
Et puis on va en parler.
Je pense que le film montre aussi avec beaucoup d'inspiration
et de lumière tout ce que nos aînés
ont vécu en contrainte qu'on ne vit plus aujourd'hui.
Mais on a encore une bonne pente, en effet, à gravir.
Oui c'est ça, puis elle est bien bien inclinée.
On va évidemment parler de ce documentaire.
Je t'ai demandé, comme à chaque invité,
de choisir 6 titres dans les playlists de Nova
pour démarrer tu as opté pour Frank Ocean
Thinking About You.
On l'écoute, on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Frank Ocean, sur Nova,
le choix de Melisa Turio.
Je vais vraiment très mal parler.
Ça met bien ce genre de titre.
Ça met dans de bonnes dispositions.
C'est toujours que l'IA de la contemplation.
À des paysages
d'été, de chill.
Et je trouve que
les gens réussissent à chaque fois et que c'est des musiques qui font du bien.
C'est en rapport à la musique, la contemplation.
C'est à ça que ça sert essentiellement
dans le quotidien.
Je suis pas une grande stressée.
Mais en fait, à vider ta tête
et à ne plus du tout penser
aux combats, missions, contraintes du moment.
À chaque fois, des bulles quand même.
En revanche, j'arrive pas
à bosser avec de la musique parce que plein de gens font.
Moi non plus, ça me sort.
Je me raconte des histoires après.
Du silence pour vraiment écrire.
Une petite chanson de motivation
ou quand tu as besoin d'être dans une énergie particulière
de se dire je vais me plancher dans un truc un peu
garier parce que voilà, ce serait...
Non, j'ai pas un champ garier. J'ai plus des choses douces.
Tu vois, j'ai du Nina Simone le matin.
J'ai des choses qui te permettent en éveil
de te mettre bien. C'est plus d'aborder
un peu les choses avec sérénité et douceur.
Surtout quand tu vas te fêter
dans des combats
qui sont un peu plus hardus.
On parle du temps des femmes.
Dans un instant, on écoutera aussi Madona
avec Express Yourselves qui n'est pas sans rapport
avec le sujet qui va suivre.
Et tout ça, ce sera juste après la pub.
Le score
18h30, 20h
sur Radio Nova.
Madona, sur Nova avec Express Yourself
puisqu'on va parler de modèles féminins
au temps commencé par
celle qui, je pense, a inspiré
des générations.
Des tellement de générations.
Des générations complètes.
Le temps des femmes, c'est donc le titre du documentaire
dont on parle aujourd'hui. Le temps des femmes
pas de point d'interrogation ni même d'exclamation.
C'est-à-dire qu'on part du principe que c'est une donnée objective.
Oui, alors il y a deux façons.
Oui, moi je tiens au temps des femmes
et le revendiquer.
On a aussi le temps des femmes est-il venu
demande Agnès Jaouil
dans l'introduction. Et nous interrogeons
est-il venu, ce qui est une très bonne question
puisque je pense que le temps des femmes
complets
n'est pas venu. Et qu'on l'attend encore.
Et qu'on continue malgré tout
et ça c'est très féminin de se partager
entre plusieurs vies, plusieurs charges
et on progresse sur l'espace
mais pas encore sur le temps dont on dispose.
C'est vrai que le temps c'est un vrai enjeu
dans le documentaire.
Mais oui, parce qu'on le compartimente
et que nous-même en se revendiquant
très libre et en étant de cette génération
où on bénéficie aussi
des combats de nos aînés
on continue de courir après le temps.
C'est la fameuse question
qui est posée très souvent aux femmes
est-ce qu'on peut tout avoir ?
Oui, c'est ça et en plus
qui est hyper énervant
qui est une injonction un peu relou
et puis surtout on a toujours cette culpabilité
en plus. C'est-à-dire
que l'investissement professionnel
c'est une culpabilité sur le temps familial
qu'on zappe un peu
et puis un profit familial
c'est tout de suite tout ce qui va nous rester
et puis en plus on laisse cette place-là
et puis on va jamais le rattraper
et ça on est encore là-dedans je trouve
Dans le documentaire, alors il n'y a pas de
paroles d'experts et d'experts
ce sont des témoignages de femmes
d'âge de milieux différents pour raconter nos vies
de 5 à 75 ans
La parole va donc de Nourlila Edu
nage éduite à 12 ans, à Marie-Haudville
femme au foyer d'aujourd'hui 72 ans
en passant par les agrits en Noël
qui est astrophysicienne, il y a l'arrapeuse Lejouz
Pauline Rapille-Ferniou
conseillère municipale, Virginie et Firafe
Frédéric Sintra qui est entrepreneur, Florence Foresti
l'éna-situation
mais déjà oui, comment est-ce que vous en êtes venu
à ce casting ?
Oui j'adore entendre comme ça mêler de cette façon
toutes les femmes qui nous ont dit oui
parce que c'est cette diversité aussi
avec le point commun
elles ont toutes suffisamment vécu en tout cas
l'expérience
pour partager et connaitre la trajectoire
qui n'est pas facile c'est-à-dire que
tu peux aussi être avec des femmes
qui continuent non pas de s'inventer leur histoire
mais de pas avoir envie
c'est vrai
j'ai parlé à plein de femmes aussi
qui m'inspiraient beaucoup
et puis qui n'avaient pas envie de se retourner
sur les difficultés et il faut leur respecter aussi
là ce qui nous a intéressé c'était le partage
vraiment de trajectoires qui sont toujours complexes
Agnès Jaoui nous a beaucoup aidé
parce qu'au-delà de narrer
et que documentaire elle s'y est vraiment investie
et elle partage avec nous
des archives inédites qui reviennent
réellement sur son enfance, son adolescence
les contraintes
comment elle a slalomé là-dedans
elle a été une pionnière en plus
en tant que comédienne, scénariste
mais s'écrire ses propres histoires
les portait donc pour nous
en tout cas pour moi
c'était une évidence
d'espérer la convaincre d'être avec nous
et elle s'est investie réellement entièrement
dans la coécriture et l'engagement de ce film
ce qui est absolument vertigineux
quand on regarde le documentaire c'est que c'est une histoire
qui finalement est toute récente
et tu le disais quand on regarde en même temps
ce qui reste à gravir derrière
une autre sorte de vertige
on peut voir dans le documentaire
quelques archives notamment le fait que
l'autorisation du compte en banque sans laval du mari
ça date seulement de 1965
il y a aussi un archive d'un monsieur qui exige
d'avoir une chemise extrêmement bien repassée pour aller travailler
tout ça ça semble fou
mais la réalité c'est que c'est pas la préhistoire
c'est littéralement avant-hier
oui c'est avant-hier et je pense même que ça peut être encore
dans certains foyers de réalité
dont il faut être, enfin
il y a cette lucidité
de dire bon
on a progressé on en est plus là
on grille sous cap et en fait on grille assez vite jaune
de se dire où est-ce qu'on en est vraiment
et Virginie Effirage
trouve le partage aussi
j'ai bien aimé son analyse
de dire on est là à revendiquer une liberté
une indépendance, c'est bon elle me rend
et puis on rentre chez soi et parfois
c'est quand même aussi une petite dictature
ou en tout cas peut-être une autre façon
d'être
à nouveau au service
de monsieur, des enfants
et de la famille
les documentaires et chronologiques
c'est-à-dire qu'on va de la prime-enfance aux enjeux d'adultes
la place laissée aux femmes
on se rend compte qu'elle se joue et se détermine assez tôt
notamment dans la cour de récréation
la guerre de l'espace c'est la guerre des sexes
déjà et toi quelle souvenir est-ce que t'en as
parce qu'on a à la fois
des collégiennes
écolières qui racontent que
les garçons prennent toute la place dans les cours de récré
on a aussi les témoignages de Virginie Effirage
tu racontes les jeux d'enfants et notamment
le bisou bas
moi j'avais peur de jeu
j'ai fait un bon gros déni
je pense sur les cours d'école vraiment petites
en revanche j'ai pas le souvenir
de cette génération
de l'ila d'une énorme qui ouvre ce documentaire
d'abord elles sont beaucoup plus militantes
que nous l'étions donc déjà ça avance
mais j'ai pas ce souvenir de garçons qui occupait
tout l'espace et de nous sur les côtés
c'était peut-être le cas mais j'ai même pas ce souvenir là
moi j'ai
un autre souvenir de rapport de force
d'en effet d'être forcé à jouer des jeux
pas très intéressant
mais ce qu'elles vivent c'est hyper intéressant
je trouve aussi
c'est pour ça qu'on voulait leur laisser aussi cet espace
pour des marèles films c'est-à-dire qu'on est quand même en 2025
et elles sont encore à se cahier
parfois aux toilettes pour parler entre elles
et pour avoir un espace à elles
c'est même aussi très intéressant
ce que raconte Florence Foresti
pour qui la technique pour trouver sa place
a été l'infiltration
c'est-à-dire les options
se faire toutes petites ou infiltrer
exactement
exactement
on poursuit la conversation dans un instant
on écoute un de tes autres choix
Amy Winehouse, Rehab
yes parce que ma fille elle la chante trop bien
j'adore écouter la vraie quand même
c'est une excellente raison
le score sur Radio Nova
toujours en compagnie de Melissatario
on écoute Angel balance ton quoi
puisqu'on parle aujourd'hui du documentaire
de la femme et ne négligions jamais
le pouvoir éducatif d'Angel
qui a fait passer l'info à toute une génération
non ça veut dire non
c'est aussi par ces voix là qu'on peut y arriver
en réalité
c'est un champ militan et super important
sur la très jeune génération
c'est aussi une bonne représentation féminine
c'est une représentation féminine
elles s'en sont emparées
c'est un texte qu'elles ont compris
qu'il leur a été utile et qu'elle revendique
c'était important pour nous
cette petite préado
et jeune fille qui ouvre le documentaire
elles nous ont vraiment réclamé
Ayana Kamura et Angel
c'était vraiment les deux lides
les deux puissances féminines
qui leur font du bien
dans le documentaire se pose aussi rapidement
la question des représentations
des modèles et j'aimerais qu'on écoute
à ce sujet Agnès Jaoui qui dit ceci
vers 19 ans
je me suis rendu compte que je n'avais lu
que des livres écrits par des hommes
et des héros principaux étaient des hommes
vers 24 ans
j'ai revu des films avec Marilyn Monroe
et je me suis rendu compte
que j'avais voulu ressembler à un personnage
de radissant idiot
oh il y avait de beaux yeux par contre
vous avez un petit nez dangereux
si on éclaire pas bien
ça peut être très grave
dans la rue on voit
partout des femmes à moitié nu
avec des bouches suggestives
et des poses lassives
qui distaillent ces affiches
comment pouvons-nous être respectés
si nous sommes constamment représentés
comme de la chair à disposition
sur la question des modèles
proposés aux jeunes filles
aux femmes est-ce qu'on a vraiment avancé
il y a un petit backlash là
on a commencé à avancer
puis là on voit bien qu'on est en train de reculer
ne serait-ce que dans la diversité des corps
des défilés, des publicités
et donc c'est pour ça que c'est toujours à préserver
et que cette pente elle est quand même
à appréhender c'est que c'est jamais à qui
on s'était dit que
et c'est pour ça que l'ENA
situation
dont je la remercie aussi
de la confiance qu'elle nous a faite
à Carine et moi
parce que d'abord elle parle énormément
de jeunes filles
et je trouve qu'elle a réussi
alors que son corps n'a de cesse d'être commenté
elle a réussi à être quand même sur le toit du monde
et à revendiquer aussi cette liberté là
d'être
en n'importe quel appareil
très maudeuse mais aussi très naturel
et d'avoir un discours aussi qui fait du bien
et qui permet à plein de jeunes filles aussi
de se dire ouais j'ai aussi ma place
quel que soit le physique
mes origines, mes cheveux
et c'était un partage aussi qui était
précieux pour nous parce qu'il résonne
vraiment chez beaucoup de jeunes filles
son témoignage c'est un vrai
apprentissage d'une forme
d'indulgence qu'on se doit à toutes
c'est-à-dire qu'elle explique très bien que quand elle était jeune
elle voulait vraiment à ses parents de pas l'avoir fait blonde
avec les cheveux red et qu'au fil des années
en fait et même malgré les commentaires
parfois haineux qu'elle a ramassé
à chaque vidéo et ben elle en arrive
à se dire qu'aujourd'hui la première personne
à qui elle se doit de plaire c'est elle
c'est pas rien que de dire ça publiquement
exactement et d'insuffler autant
d'autoconfiance aux filles
tu vois quand elle nous dit moi quand je me prépare
le matin c'est pas pour plaire à Michel
ou à Patrick
toujours là Michel
redoutable
mais c'est de me kiffer
dans une glace ou d'avoir un compliment
de petite qui sort du collège
et c'est intéressant de le
bien sûr de l'entendre
le physique des femmes reste
de tout temps un sujet à la fois
de commentaires et de conversations
c'est quand même une folie
quand on dit on arrive en 2025
les avis non sollicités c'est quand même
encore monnaie courante quoi
qu'est-ce qu'il y a de folie qui conçoit
justement sur la question des femmes dans l'espace public
qu'il y a un autre témoignage
des plus éclairants pardon
c'est celui de Pauline Rapy-Fernio qui est élu
écologiste conseillère municipale
à Boulogne-Bilancourt et elle raconte ceci
quand on est une femme
on n'est pas censé être statique dans l'espace public
en fait on se déplace on marche
mais si on s'arrête on devient une proie
et la dernière fois c'était hyper marquant
vraiment en fait j'ai l'impression que c'est tellement cliché
j'avais rendez-vous avec un pot
place de la république
et je me suis à peine assise
j'ai posé mes fesses
il y a un gars qui arrive avec 2 bières fraîches
donc à mon avis il m'a vu il a acheté les bières
il m'en pose une à côté de moi et je me dis
franchement la confiance en lui
du gars, il y a des meufs et fantasmes
pendant 10 ans sur un gars elle lui envoie
jamais un texto, le mec il me voit 10 secondes
il achète une bière
il y a un double enjeu dans son témoignage
1, il y a cette constatation qui est d'une violence inouïe
les femmes ne sont pas faites pour être statiques
dans l'espace public
c'est une réalité qui est d'une violence
et non c'est comme ça qui est folle
et surtout ça pose la question de la confiance
c'est à dire qu'à quel moment
il y a ce gap là qui existe entre la confiance
en soi que peut avoir un homme qui ne doutera pas
du fait que sa séduction est immédiate
et celle d'une femme
exactement c'est vrai qu'elle pose les deux
dans cette anecdote
et de cette attente et de cette auto-censure
dont elle parle tout
donc c'est aussi ce film pour moi
il a vocation peut-être à faire gagner du temps
à celle qui nous regarderont
et la seule d'ailleurs
parce que ça reste aussi aux hommes
mais c'est l'idée qu'on perd souvent trop de temps
Annie elle se dit aussi
dans son propre partage de trajectoire
mais gagnons du temps là dessus
on s'auto-censure beaucoup
on voit bien d'ailleurs dans les débats
souvent politique publique
je parle dans les émissions
on a plus d'hommes certes
mais on a aussi beaucoup d'experts qui s'auto-censure
et qui disent non mais là je vais pas être capable
de se faire de la ligne
oui oui bien sûr
donc on a aussi ça à regarder en face
et Léa nous dit très bien sur les maths
moi j'ai fait cette erreur
de dire à ma fille écoute t'es plutôt une littéraire
les maths tu sais moi aussi je t'ai pas très bonne
tu vois tout ce qu'il faut pas dire en vrai
si on a envie aussi de continuer
à ne pas se condamner
et se restreindre
pour revenir au mat c'était un discours
qui a été très longtemps
tenu de dire que c'est les garçons
c'est fou et pour en revenir au témoignage
de Paulina Rapi-Fernio
elle elle est aussi victime de mantérupting
dans les conseils municipaux
ce qui est quand même c'est pareil c'est-à-dire que ça peut
prêter à rire sauf que c'est pas drôle du tout
c'est d'une violence inouïe
elle se fait censurer on lui coupe le micro pour
des motifs qui sont complètement hallucinants
et bah il y a encore des exemples très récents
de ce genre de pratique puisque
Sandrine Rousseau s'est vue invectivée à l'Assemblée
nationale par un élu qui estimait que sa voix était
une agression ce qui est quand même
de prendre sa place ne serait-ce que
même par le son
même pas dans l'espace
c'est fou
mais d'oser le dire
votre voix énervante
il y a pas mal d'exemples comme ça aussi dans le documentaire
il y a le célèbre Calmé vous ça va bien se passer
d'Armanin à Pauline de Malherve
et moi ça me fait me poser la question sur
le statut c'est un sujet qui me passionne
la colère chez les femmes
à quel moment est-ce qu'elle est acceptée et acceptable
oui est-ce qu'on a avancé
une royale face à Sarkozy qui parlait de cette colère saine
calmez vous c'est fou
et on est il y a combien d'années
donc ça c'est intéressant aussi à interroger
le droit à la colère
oui mais moi je l'ai déjà dit plusieurs fois ici
la colère c'est une vertu chez les hommes
on en fait vraiment quelque chose
de très chouette et de très militant la colère
chez les femmes c'est un autre dossier quand même
et tu vois le décalage quand il y a
cette interview
des hommes de pouvoir
sur le doute
et c'est vraiment
où il y a une jeune femme qui les interroge
en fait qui leur pose des questions qu'on pose habituellement
aux femmes que ce soit en politique ou ailleurs
mais c'est très frappant de regarder
comment ils sont dénus de dire
qu'elle est cette question
est-ce qu'il vous arrive de douter
c'est fou
tout le documentaire est très réussi en ce sens
c'est absolument
c'est très important que les hommes
le regardent bien sûr
il y avait plein d'hommes
dans la
dans la salle on a fait une très belle projection
déjà à Paris donc c'était intéressant de ressentir
l'énergie
le débat qui était inarrêtable après donc ça
ça faisait beaucoup de bien et puis il y avait beaucoup d'hommes
et je pense que les hommes rentrent chez eux
et il y avait plein d'hommes géniaux
plein d'hommes déconstruits, plein d'hommes qui se sentaient évidemment
très solidaires
et bah malgré tout qui rentrent quand même
en se disant quand même il y a du boulot
enfin je dois aussi moi-même regarder un peu
dans ma sphère privée, un film
dans ma répartition donc
c'est aussi intéressant sans être évidemment
sur accusé
une gente masculine dans son ensemble
parce que là aussi ça progresse
mais c'est bien qu'il repart aussi quand même malgré tout
avec cette vision
qui t'éveille
les documentaires s'appellent
le temps des femmes et c'est disponible
sur France.tv
dans un instant je t'ai préparé quelques petits extraits
qui sont censés t'évoquer ou des souvenirs
ou amener quelques réactions
mais pas peur ce ne sera pas douloureux
je vais essayer de récupérer ma voix
le temps de la publicité et on écoutera aussi Malik Judi
le score
sur Radio Nova
Malik Judi sur Nova
vient on prend le temps
c'est une proposition faite par Melysatorio
je ne sais pas si c'est le fait de prendre le temps
ce qu'on vient en temps où Malik Judi
j'adore ce titre et je l'écoute beaucoup
le temps est vraiment une donnée centrale
dans la conversation depuis le début
le temps c'est un luxe
encore faut-il pouvoir se le permettre
comme je l'annonçais voici une petite sélection
en mode shuffle
de sons qui sont censés t'évoquer soit quelques souvenirs
ou soit quelques réactions
est-ce que tu veux bien jouer ?
si je te dis oui
on y va
c'est un chasse-neige ?
non, aucune idée
assez pour briser la glace
et elle ne tue pas cabra
ah, et la neige est à spécialité ?
on peut dire ça oui
et je suis la glace ?
oui
dur, froid et sans vit
ça sonne mieux en espagnol
tu sais quoi ? déneige-toi tout seul
elle choucoute
c'est vraiment un ange
nous sommes en 2013
à Rochelle
littéralement un avion de chasse
c'était le cas du personnage
et qu'est comme on pouvait l'entendre
un personnage qui ne s'en laissait pas compter
ce qui m'a beaucoup fait rire
de réécouter ce personnage
je réfléchissais si c'était Cars
non, c'était Plains
c'est un peu le même truc mais les avions
ça a mille ans
je l'avais fait pour les enfants
je trouve ça super qu'il n'y ait pas que leurs pères
mais qu'ils peuvent aussi entendre leur mère
ce que je trouve intéressant c'est que ce personnage
c'est pareil et que quand on t'a vu
ensuite au cinéma
pourquoi j'ai pas mangé mon père
c'était Lucie qui était une féminisme dans une communauté
de singes donc je me suis qu'même dans du divertissement
les choix restent quand même
cohérents et engagés
cohérents, engagés et puis surtout
ouais c'est toujours ce qu'il y a de
délicieux à porter, incarné
en effet avec plein de capteurs
sur un projet un peu audacieux
pourquoi j'ai pas mangé mon père
que je porte aujourd'hui
extrait suivant
la base nous t'es venu pour avoir des filles de topless
on va une soirée
ce soir chez un pote à drembles
on va pas aller jusqu'à drembles en vélo
laissez l'option c'est l'YZ
si je prends sa moto mon père me défonce
j'ai un peu triché
tu as dédié un poste à ce film
sur ton compte instagram, leurs enfants après eux
de Ludovic et Zoran bouquermade après le roman
Nicolas Mathieu et là encore une fois je me suis dit
qu'il y a une espèce de forme
de cohérence parce que c'est un film et un roman
qui mette la lumière
sur ceux dont on ne parle pas
ou peu.
ça a été très, je sais plus
divisé entre
l'adoration
et en tout cas le succès du bouquin
de Nicolas Mathieu
j'avais adoré moi bien avant qu'il ait esprit concours
vraiment j'ai eu une déflagration
de revenir dans mon, je pense qu'il a pile le même âge
que moi et du coup j'ai revisité réellement
des moments de ma vie aussi
et j'ai trouvé que
les frères bouquermade réussient
en effet à restituer
quelque chose de l'ordre
c'est pas du tout de l'éclasse
mais tu vois ce sentiment et heureusement
qu'on avance quand même sur l'étranger
sur celui qui est tout de suite accusé
de vol, au-delà de ça
de l'ambiance familiale pesante
du patriarcat etc
c'est tout ça moi qui m'avait plu sur les classes sociales
et sur le regard qu'on portait les unes sur les autres
et de raser les murs
ça continue de m'émouvoir
foliement dès que c'est bien traité
moi j'ai adoré
et le film et le roman
ça me fait plaisir
moi aussi deux coups de coeur
dans un registre tout à fait différent
une autre voix
j'ai toujours voulu être écrivain
d'ailleurs j'ai des lettres
qui m'arrivent maintenant de
membres lointains de ma famille
de cousines
que j'avais perdu de vue
quand je voulais écrire
d'ailleurs mon premier ouvrage
je l'ai écrit quand j'avais 11 ans
avec ma sœur qui maintenant est italienne
qui est plus un italien
nous avions eu l'idée de faire un petit dictionnaire
Edmond Charle-Roux
journaliste autrice Frigon Cour
pour oublier palerme et si j'ai choisi cet extrait
au-delà du fait que je crois que tu es
vraiment très très très très admirative
je me suis que ça parlait assez bien
de l'importance d'accompagner les vocations chez les enfants
elle commence à écrire très tôt
en fait et il y a un moment
je crois que je t'ai déjà entendu
une interview de dire que quand les enfants manifestent
une envie quelconque
sur un art particulier
c'est hyper important d'accompagner
et tu vois à l'inverse
là je produis un autre film
qui à l'inverse sont des parents qui projettent
et qui ont beaucoup trop d'attente sur leur enfant
donc c'est évidemment cet équilibre-là qu'il faut trouver
mais moi ce qui me rassure et m'inspire dans la jeune génération
sur nos enfants en tout cas
et nos filles
c'est l'espèce de confiance plus naturelle
qu'elles ont en elles
et moi je viens
du pétri de doute
même si on lutte pour essayer
de s'en défaire un peu
et j'ai l'impression qu'elles avancent
parfois ça fait un peu peur on dit mais ça va
la surconfiance on est bien
mais en vrai je me dis c'est pas grave
qu'il y a un peu d'avance là dessus
de toute façon elles vont se prendre d'étaker
mais elles sont peut-être plus armées que nous
pour les faire face
qu'est-ce qui te... qu'est-ce qui résonne
mais parce qu'on était à une époque où c'était
mes mille fois plus tures
écrire sa propre histoire
que ce soit ses cousines etc... prendre cette confiance
mais enfin mais c'est
pour moi c'était des paris fous
on est encore lié
à être vraiment à la cuisine, à pas avoir le droit
de parole, à être inintéressante
donc c'est à chaque fois moi des parcours qui sont fascinants
et le sien
particulièrement elle a ouvert beaucoup de portes
pour toute une génération après
d'écrivaine, de celles qui sont partis sur le terrain
pour témoigner du monde et c'était pas réservé qu'aux hommes
et pour terminer
un petit extrait de série
alors je ne sais pas si tu l'as vu
mais je prends le risque Adolescence
par Jack Thorne et Steven Graham
c'était pour t'interroger
sur les vertus éducatifs de la fiction
est-ce qu'on peut y faire passer
oui bien sûr
c'est mon rêve d'y arriver, à un moment aussi
pour équilibrer les choses et pas se prendre
que le réel et de se confronter au réel
parce que la fiction elle te permet de la dépasser
d'aller plus loin et surtout d'être 10 fois plus puissante
en termes de partage
donc ce qu'ils ont fait
c'est un très très bon exemple Adolescence
parce que c'est récompense
cette déflagration et ce succès
à montrer évidemment avec
un génie de réalisation de plan séquence
mais partir d'un fait divers
comme ça, deux fait divers
une succession en angleterre pour en faire ça
et que ce soit totalement universel nous interroge tous
donc moi je suis
je suis complètement fan
et a mis désormais
avec Florence Lompré tu sais
qui a étouillé avec un empathie
je suis très admirative
elle aurait pu être dans mon documentaire
toute avec
un accent trop québécois pour rentrer
dans un truc très France
en prime sur France Télé
mais je suis hyper admirative
d'un parcours comme le sien, de son âge
d'écrire depuis tant
de s'écrire ses personnages
de choisir comment aussi les réaliser
avec qui s'accompagner
enfin je veux dire le talent
de la nuance et qui peut enfin éclore
sur nos chênes à nous et nous parvenir
ça fait longtemps qu'elle fait ça
donc la fiction pourrait être une ambition
j'adorerais y arriver
j'écris beaucoup, j'essaie d'adapter plein de choses
du réel, de documentaire qu'on n'arrive pas
à monter puisque souvent la fiction te permet
de raconter des récits
qui sont évidemment fermés aux caméras
pour le réel donc on a plein d'idées
d'envie et j'espère
y arriver bientôt
on continue de parler de tes productions
et de tes envies, dans un instant
juste avant, nouvelle pause musicale
on écoute Mickey avec Échec et Mat
avec Charline Roux
Sabrina Carpenter sur
Nova Espresso
le choix de Melissatario
ouais on est bien
c'est très éclectique
voilà et
pareil c'est un peu
d'une ambiance familiale mais qui a force de l'écouter
j'aime bien
Sabrina Carpenter qui elle aussi fait partie
des jeunes femmes dont le physique est constamment
commenté
mais qui se revendient quand même temps
oui compliqué
oui puisqu'il y a eu une polémique sur la pochette
de son dernier album sur lequel elle est représentée
mais si elle s'en fout et qu'elle le dépasse
voilà je sais pas
ça doit être accompagné c'est une imagerie
d'un autre âge alors je veux bien que ce soit pris comme une arme
pour dénoncer
évidemment le cas puisque
au vu de ses textes non jugement
il y a de l'art elle le fait comme elle a envie
on n'a pas le jugé et tu vois le juice dans notre film
qui fait de la trappe qui est quand même super
justement réservé aux hommes
c'est exclusivement porté par des hommes
enfin majoritairement on va dire
moi j'adore son histoire aussi
parce que elle est dans des clips aussi
qui peuvent être très sexy, qui peuvent être très dénudés
et elle explique hyper bien culturellement
aussi est-ce qu'elle peut revendiquer
elle parle du rapport au twerk
pour le coup c'est du tout
mais oui c'est les moments
parce que désexué quoi
mais encore une fois ça renvoie au fait que tout ceci
est extrêmement commenté
et généralement pas par les femmes
il y a quelque chose qui est très intéressant
aussi dans le documentaire le temps des femmes
c'est le rapport à l'ambition
c'est à dire que les modèles
il y a une femme qui témoigne en expliquant
que son rêve était
de faire chef d'entreprise
et il y a les moments où elle est interrogée
dans un comité exclusivement masculin
ou la manière dont elle est obligée
de se débattre en fait pour expliquer
que cette demande est légitime
et accueillie de manière assez tiède
mais aussi si longtemps non plus
oui c'est assez récent je crois
c'est Lea Grito en plus qui nous dit ça
et qui explique aussi
les idées qu'on met sur la table
timidement
puis qui sont reprises d'une voix très assurée
par un homme en réunion
et je suis sûre que ça va parler
on l'a beaucoup long vécu en tout cas
en tout cas ce moment-là
toute bonne idée
c'est dans un supérieur hiérarchie
qui devient sa bonne idée
mais quand je parle de vraiment
d'un petit vertige en regardant le documentaire
il y a vraiment cette sensation-là
oui mais je suis contente ces endroits
c'est ce qu'on espérait vraiment réussir
avec Agnès et Karine Dufour
et c'est les sensations qu'on a
dans les débats qui suivent les premières projections
donc je suis contente
ah oui c'est quoi les premiers retours alors
sur le documentaire
majoritairement
c'est plein d'émotions et de joie
et moi j'ai l'habitude de porter
on écoute beaucoup, on répare beaucoup
on écoute
des trajectoires brisées
et donc là
je ne boute pas mon plaisir que ces premières projections
ou avec Karine on a senti
comme si tu projetais
comme ça de la force, la puissance
d'inspiration et que chacune peut s'emparer
de sa propre histoire
donc on a des doigts qui s'èvent de tous âges
on a quelques hommes timidement
aussi qui posent quelques questions
mais voilà
tout ça nous fait penser
que ce pari est peut-être
accessible
plus grand nombre
la production qui plus est
quand il est question de documentaire
c'était pour toi la possibilité d'un temps plus long
c'est ce qui t'a décidé à te lancer
oui plus long et plus de liberté
c'est-à-dire de pas se laisser dicter
je suis allée sur une émission
où les films étaient plus longs
et c'était génial parce que la gestation
fabrication de l'interdit c'était des longs documentaires
et on pouvait aussi les suivre au long cours
puis j'ai eu des moments
j'ai eu des très très beaux moments et des beaux combats
à porter mais la production
me permettait
de maîtriser toute la chaîne
et puis d'être uniquement
sur des thèmes et des sujets qui me tenaient très à cœur
ce qui ne pourra jamais être le cas quand tu appartiens
à
une émission qui est là depuis longtemps
qui doit correspondre à des attentes
qui sont interrogées puisque
on sait parfaitement ce que la ménagère a envie de voir
moi j'ai plus ces intérêts questionnaires
j'en ai une autre, c'est de convaincre un diffuseur
et c'est pas rien parce que c'est un autre combat
qui parfois vous laisse exemple
où vous
il n'y a pas de démotivation mais il y a parfois
quand même un peu de fatigue aussi
de réussir à convaincre
que ce sujet est important et qu'il mérite une place
est-ce qu'il y a un sujet en particulier
qui t'a précisément
donné envie de te lancer
dans la production et effectivement
dans le temps plus long où tu serais seule
à bord
est-ce qu'il y a eu un déclic ?
il y a eu une forme de frustration
de ne pas pouvoir le traiter d'une telle manière
il y en a eu plein
gaza plus on durcit il y a très longtemps
et c'est le premier film que j'ai
corréalisé avec edouard bergen
il fallait que je parte absolument
et tout le monde m'a dissuadé de le faire
et bon non seulement je suis très heureuse
d'être parvenue
à aller
à gaza
mais c'est ce film sur une jeunesse
dont on ne connaissait pas du tout
la vitalité, l'existence
et les rêves
et puis quand je suis revenue finalement
ça a été un documentaire
avec énormément de défauts, beaucoup de commentaires
mais qui non seulement a trouvé sa place
a été récompensé par un prix qui m'a vraiment donné
parce que ça commence aussi par là
c'est aussi avoir une première forme
de reconnaissance qui t'ouvre la confiance
et l'idée de mais vas-y je vais en faire d'autres
et puis pourquoi pas
je peux peut-être arriver aussi tout seul
donc ça a été pour moi
à triple titre
une page importante
cette réalisation à gaza
je voudrais qu'on dise un mot aussi
d'un autre documentaire que tu as produit
pour France Télé réalisé par Johanna Bodo
qui s'appelle mère en lutte
c'est un documentaire qui interroge
la reconnaissance de la parole
les enfants qui sont victimes de violence
sexuelle d'incèses dans leur famille
via le prisme de leur mère qui elle
croyait de croire ses enfants et ce qui
met en péril leur situation
oui et surtout on s'est rendu compte
quand Johanna est venue me voir
avec cette réalité qu'elle investigait
depuis longtemps mais qui s'agissait pas
de quelque mère et parce dans ce combat-là
mais qu'elles étaient des centaines
des centaines des centaines les avocates
qui souvent sont des femmes qui les défendent
croulent sous les dossiers
et donc en fait on est réellement
sur des femmes qui sont
silenciées et dépossédées de leur droit
à partir du moment cette coparentalité
à laquelle on doit être attaché bien sûr
a fait aussi beaucoup de mal parce que
on est encore avec des magistrats
qui ne sont pas formés à ces violences-là
et c'est tellement insoutenable d'entendre
qu'un enfant est pu être abusé qu'on préfère
se dire oulala conflit parental
on va laisser les deux
et s'ils peuvent pas s'entendre
on va pas priver cet enfant du père
et donc on a des enquêtes qui ne sont pas menées
on a des classements ensuite qui ne veulent
pas dire qu'il ne sait rien passer
de preuve pour aller plus loin
donc c'est un vrai scandale d'état
qui rejoint le déni insupportable
autour de l'inceste on en revient là
pour moi c'est le dernier bouchon à faire sauter absolument
donc ça il faut continuer d'en parler
de faire des films de cinéma
on vous croit qu'il est au cinéma en ce moment
notre documentaire a ouvert la voie
il y en a d'autres qui arrivent
Romane Brissart a un livre aussi qui est important
donc je me dis on essuie les plattres
mais il faut pas que ça se referme
il faut qu'on en parle
et qu'on connaît ses femmes, ses mères
et qu'on peut s'en emparer
être dans une forme d'empathie
de solidarité de combat parce que sinon
elles n'existent pas
il faut donc voir ce documentaire qui s'appelle
Mère en lutte
dans un instant je soumets Melisa Thuriot
à l'impitoyable questionnaire musical du score
on écoutera aussi Gilles Bertogil et tout ça
ce sera juste après la pub
Aristide Development People Everyday
le choix de Melisa Thuriot
c'est une chanson qui te renvoie à quel endroit
à quelle période
qui me renvoie dans la zone industrielle
de Saint-Tégrève
ça va parler à beaucoup de monde
sur un parking avec des potes
non j'adore ça me renvoie à l'adolescence
eh ben justement tes souvenirs musicaux
on va en parler c'est l'heure du questionnaire musical
du score est-ce que tu es prête
allons-y
quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne
l'enfance on est pas sur l'adolescence
euh Renault
Renault chanson pour Pyro
très bien le titre de ton adolescence
euh alors je dirais
vraiment pour être dans le coeur de mon adolescence
qui m'a porté plusieurs années
on est sur du morisson
on est sur les dors et on est sur
alabama song
ouais le héros romantique sacrifié
ouais
ta chanson de Karaoke
je revois mes posters et tout
Karaoke alors attend je suis pas très karaoke
c'est super faux mais s'il y a karaoke
qu'est ce qu'on fait
ben on fait du queen hein
ah oui carrément j'entends stop minna
autant y aller directement sur un truc difficile
j'aime cette ambition
bon je viens d'en wrap ce du tout queen
le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse
euh
Janet Jackson made for now
ok et le titre qui t'en fait
immédiatement sortir
euh la kpop
compliqué en terme de coréen
j'entends
ta chanson de comédie musicale préférée
ah attention
j'ai une experte chez moi
tout à bas mamma mia
vraiment
qu'est ce qu'on a
qu'est super matilda
la revolting
kids
voilà mais oui sinon
on est vraiment sur honey honey
très bien
et enfin catégorie pénible
la chanson dont tu as un mal de chiens
débarassez une fois que tu l'entêtes
c'est vraiment la question la moche arrête pour la fin
c'est le truc qui reste bien après
que souvent très généralement lié aux enfants
oui alors je dirais là
actuellement c'est
charlotte cardin là
qui est le goûte ok
si tu l'as dit tu vas la voir dans la tête
c'est de l'arrêt tournel tout à fait
je... je... ça y est
je l'ai pour toute la soirée
ouais mais c'est bon je l'ai
ça y est c'est gagné, merci beaucoup
je rappelle que le documentaire
le temps des femmes c'est un film écrit et réalisé
par karine du four
les commentaires sont écrits racontés par Agnès Jaouis
c'est toi qui produit
c'est disponible sur france.tv
et qu'il sera diffusé sur france de A 21h10
le 16 décembre
je le dis c'est un conseil d'amis c'est à ne pas rater
A 21h c'est en paris
ça va faire du bien à tout le monde
merci beaucoup
dans un instant on retrouve David Blot et le Nova Club
et on se quitte avec ton dernier titre
Gilbert Ogile
mais oui on part au brésil on est pas bien
allez c'est parti tout le monde en voyage
sur Radio Nova
à retrouver en podcast sur nova.fr

A poursuivre

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