Lola Lafon et Pénélope Bagieu éclairent « La nuit retrouvée »
Au programme du Score : Lola Lafon et Pénélope Bagieu explorent La nuit retrouvée, leur bouleversante BD qui redonne enfin voix, désir et complexité à ces femmes de 50 ans trop souvent effacées des récits. Entre disparition symbolique, secrets enfouis et renaissance nocturne, elles racontent comment naît une héroïne qu’on croyait “sans histoire”, et pourquoi il était urgent de la laisser reprendre toute la place qui lui revient. Lola Lafon et Pénélope Bagieu répondent aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, avec Malo Le Fur : retour sur une interview de Joy Crookes hier après son concert où elle présente Juniper, un album où elle explore amour queer, santé mentale et histoires de famille. Elle évoque aussi son admiration mutuelle avec Thierry Henry et ses influences rap pour écrire comme on raconte. Son interview complète sera à retrouver ce week-end sur les réseaux de Nova.
Côté actualité culturelle, avec Malo Le Fur : retour sur une interview de Joy Crookes hier après son concert où elle présente Juniper, un album où elle explore amour queer, santé mentale et histoires de famille. Elle évoque aussi son admiration mutuelle avec Thierry Henry et ses influences rap pour écrire comme on raconte. Son interview complète sera à retrouver ce week-end sur les réseaux de Nova.
Transcription
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Harmonie Mutuelle, avant son collectif.
Radio Nova
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Et bienvenue dans le score au programme du jour de la bande dessinée et des playlists éclectiques
et éclairées, celle de Penelope Baggio et Lola Lafon qui viennent nous parler de leur oeuvre commune.
Une très belle bande dessinée, la nuit retrouvée par Uché Gallimard.
On les retrouve juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour
Il n'est pas qu'un physique. J'entends par là un mec qui court des milliers de kilomètres,
qui dans mon corps et mon esprit n'a vraiment strictement aucun sens.
Il est aussi un excellent interviewer et il m'a donné la preuve
« Mal au le fur de la redacted, Nova, de pire en pire ».
C'est de mieux en mieux, je trouve. Ça est fantastique.
Comment ça va ?
Comment vas-tu ? Non, c'est toi. C'est moi la chef, c'est moi qui demande comment tu vas.
Mais écoute, ça va super bien.
Hier soir, j'étais au concert de Joy Crooks.
Et ?
Et je l'ai rencontré.
Et alors ? Qu'est-ce que tu veux que ça me passe ?
Tu crois vraiment que tu viens faire des chroniques pour raconter ta vie ?
C'est formidable !
C'est génial !
Elle a rempli la salle Playale et avant son concert,
on a pris le temps de discuter un peu avec elle.
Alors du coup, elle nous a parlé de son nouvel album,
« Johnny Peer », un disque dans lequel elle parle d'amour cuillère,
de santé mentale, de sa famille aussi.
Et dans l'interview, elle nous a aussi parlé de Thierry Henry.
Ah ouais.
Parce que je suis en Paris.
Je peux juste dire que je suis mon préféré,
comme un joueur français.
Thierry Henry.
Il a sauté des choses pour moi.
Alors oui, donc là, elle explique qu'elle a déjà chanté avec Thierry Henry.
Parce qu'il y a assez de rôles.
On est totalement sur le footballeur,
qu'elle a mis en story juste avant son concert à la salle Playale.
Donc tout le monde était un peu dans la compréhension.
Et du coup, elle nous a expliqué qu'elle a déjà chanté avec Thierry Henry.
Elle était très fan de lui, lui était très fan d'elle.
Voilà, j'avais passé un dans mon bingo 2025.
Alors elle m'a aussi parlé de ses inspirations.
Il n'y a pas que le foot.
Elle m'a expliqué pourquoi elle écrivait ces chansons comme des histoires.
Son influence à elle, c'est le rap.
Donc là, elle explique que ce qu'elle aime beaucoup dans le rap,
c'est la manière dont les histoires sont racontées.
Ça résume parfaitement ce qu'elle est.
Une autrice qui pioche dans le rap,
mais pas que.
Elle pioche aussi dans le jazz, dans l'ondre, dans sa famille,
dans ses luttes quotidiennes.
Ce qui transforme tout ça en chanson vraiment très chouette
à l'image de son concert d'hier soir.
Alors l'interview complète de Joy Crooks,
elle sera disponible ce week-end
sur tous les réseaux sociaux de Nova.
Oh la chance !
Je vous attend.
Je te laisse la main,
puisque tu as interviewé Joy Crooks,
je te laisse choisir le titre de Joy Crooks
qu'on va écouter là maintenant tout de suite.
Et bien tout de suite,
fit don't fail me now de Joy Crooks.
Tu n'aurais pas choisi celle-là moi, tu vois.
Non, je plaisante.
Le score, 18h30, 20h,
Charlie Nouveau sur Radio Nova.
Où il est question d'une disparition inquiétante.
Un phénomène très répandu
et malheureusement un cas toujours non résolu,
chaque jour quelques milliers de femmes
ayant atteint l'âge canonique de 50 ans disparaissent.
Des écrans, des livres, de la télé.
Alors non pas que celles qui n'ont pas encore atteint le cap fatidique,
soient sur-représentées,
faut pas déconner non plus.
Il n'empêche que dès que la rite paraît,
on éteint la lumière.
C'est une sorte de version moins poétique
et ésotérique la série The Leftover,
puisque dans la vraie vie,
ce n'est pas 2% de la population qui s'évapore,
c'est beaucoup plus.
Et surtout celles et ceux qui restent
ne sont pas tous Justin Theroux
et ça c'est toujours très chiant.
Où sont-t-elles ?
Comment vont-t-elles ?
Que font-t-elles ?
Que veulent-t-elles autant de questions
que peu de gens inventant des histoires s'opposent,
sauf mes 2 invités ?
Et pardon, je vais être gulvulgaire,
mais putain, ça fait du bien.
Leur œuvre commune est une merveilleuse BD
La nuit retrouvée par Huchet Gallimard
et je versais une larmichette
en lisant l'histoire de cette mamanette
personne dans mon salon
pour attester cette version.
Bonjour Penelope Bagieu,
bonjour Lola Lafon.
Et merci à toutes les deux
pour tout un tas de raisons.
Du coup clairement énoncé.
Je sais que l'une comme l'autre,
vous avez à la fin de chaque ouvrage
du mal à quitter vos héroïnes.
Alors où est-ce qu'on en est
de l'émancipation d'Hélène aujourd'hui ?
Vous l'accompagnez toujours, jusqu'ici.
Oui, voilà, moi j'ai l'impression
qu'elle est toujours là.
D'ailleurs ce matin, juste avant de venir,
en tout cas, j'ai refoité la BD
et je me suis dit
que j'avais encore un peu envie de rester dedans.
Enfin, je regardais les couleurs,
on a encore envie de...
Enfin moi, j'avais encore envie
de vivre un petit peu dedans.
Pour moi, ça se termine,
je pense, il y a un petit sas
de quelques semaines quand même encore.
Ouais, encore ?
Ouais.
Penelope aussi ?
Ouais, puis le petit sas,
il y a une entretenue par le fait
qu'on rencontre maintenant
des gens qui l'ont lu
et que du coup des gens,
des femmes essentiellement,
nous ne voyons pas la face
jusqu'ici, nous en parlent
en dédicace
et que ça y est, elles sont réelles,
ces femmes dont on parle
dans le livre,
des gens les ont vues.
Ce n'est pas juste nous,
ce n'est pas les yétis,
donc c'est chouette
d'avoir la retour d'électrice.
Les retours vont dans ce sens-là
dans énormément de merci,
en fait,
de parler de gens
clairement très invisibilisés
dans les fictions.
Oui, puis d'en parler comme ça, je pense.
Oui, puis je pense
que ce qu'on voit dans les rencontres,
c'est plusieurs générations
et ça, c'est vraiment chouette.
On voit des femmes
de l'âge d'Hélène,
des femmes de l'âge de Faustine,
sa fille,
des femmes ensemble,
justement,
de plusieurs générations.
Moi, je trouve que
il y a vraiment quelque chose
d'un écho.
On va parler de cette formidable
bande dessinée.
Juste avant,
je vous ai demandé
à toutes les deux de choisir
6 titres à deux,
soit 3 titres chacune,
parce que vraiment,
moi, les maths, ma passion.
Le premier qu'on va écouter,
c'est Yali Chakis.
Je crois que c'est Lola
qui l'a choisi.
J'avoue,
j'ai une petite nostalgie
95 et juste autour.
C'est une année magique
et pour plein de raisons.
Allez, c'est parti.
Le score
jusqu'à 20 heures
sur Radio Nova.
Yali Chakis sur Nova Empire.
State of mind,
le choix de Lola Lafon
validé par Penelope Bajieu,
j'imagine.
Absolument.
Vraiment pas le choix.
Pour le coup, on est sur
une conversation très...
La place de la musique
dans vos vies
qu'elle est-elle ?
Est-ce qu'elle a toujours
autant d'importance ?
Est-ce qu'elle vous sert
et compris dans le travail ?
Est-ce qu'elle a
une fonction particulière
tout simplement ?
Moi, je te dirais
que music was my first love.
Ouais.
Ouais, vraiment,
que si j'avais été...
Enfin, c'est pas comme si
il y avait un regret,
parce qu'au-dessus de tout,
j'aime dessiner,
mais ce que j'aime le plus
dans la vie,
c'est écouter de la musique.
De toute façon,
j'ai plus de passion
dévorante
pour de la musique
que pour n'importe
quel autre art, je pense.
Ouais.
Donc ça a une place
primordiale complètement
dans ma vie.
Ça accompagne tout
et toutes les époques
de ma vie
ont une playlist dans ma tête.
Enfin, vraiment,
c'est indissociable
de...
de à peu près tout
et...
et même en faire, en fait,
jouer de la musique.
Ouais.
Voilà.
C'est vraiment très important,
ouais.
Lola.
Oui, c'est marrant
parce que moi,
j'ai un rapport
comme amoureux
avec le fait d'écouter
de la musique.
Donc il y a des moments
où je m'éloigne,
mais tu n'aimeras plus jamais.
Et tout d'un coup,
il y a une personne,
un album qui me refait
tomber en adolescence
et j'écoute en boucle.
Je suis complètement obsessionnelle.
Par exemple, là,
Rosalia, luxe,
c'est en boucle.
Ouais.
Et vraiment, c'est non-stop.
Et je suis complètement
émerveillée
et complètement amoureuse
de cet album
dans tous ces détails.
Donc voilà.
Donc il y a encore
une vraie curiosité
parce que pour poser la question
tous les jours,
on a souvent cette conversation
qui est
un moment où il y a une forme
de petit repli.
C'est-à-dire qu'on reste
sur ses petites valeurs,
ses souvenirs
et avec un peu de mal
aller à la découverte
de Chouvel.
Moi, j'essaye de pas.
Je trouve ça...
Enfin, je veux dire,
je pense qu'il faut lutter
contre ça
dans la littérature aussi.
C'est-à-dire de toujours
rester curioses
de qu'est-ce que font les gens
aujourd'hui, en fait.
Parce que ça
n'empêche pas
d'aimer beaucoup les trucs
d'hier,
mais j'ai hyper peur
de...
Ah, c'était beaucoup mieux avant.
Oh, là là,
je ne peux pas devenir
comme ça.
Dans un instant,
on écoute Sizaï
avec Kill Bill
et on parle évidemment
de La nuit à retrouver
ce sera juste après la pub.
Sizaï sur Nova
avec Kill Bill
et toujours en compagnie
de Penelope Bagieu
Lola Lafon,
on parle de La nuit
retrouvée par u
chez Gallimard.
Alors provoque ou pas,
est-ce que le titre serait
éventuellement
soit un retournement
du stigmate,
soit un hommage à prouste ?
Ah...
C'est pas
un hommage à prouste
parce que quand même
je crois
que je ne me permettrai pas.
Je crois que tu pourrais
m'en faire, vraiment,
très simplement.
Je ne sais pas,
ça m'intimide un peu.
Oui.
Mais en tout cas,
c'est vrai
que la notion
du temps,
elle est très importante.
Donc,
petit clin d'œil.
Oui, c'est ça.
Petit wink
à ce bon vieux Marc.
Exactement.
L'histoire se déroule
une nuit d'été
comme il n'en existe
que dans les lands.
Délène fête son anniversaire
sa s'embrasse,
sa se chambre,
notamment sur le fait
que la vie d'élène
est si bien rangée.
Et au fil de la soirée,
Élène va raconter
à sa fille Faustine
un secret.
S'attacher à l'histoire
d'une femme
qui est jugée
précisément sans histoire
par celles et ceux
qui l'entourent,
ça pose quel genre d'enjeu ?
Toi ?
Oui.
Qu'est-ce que tu penses ?
Lola.
Parce qu'à mon jeu,
ça pose
la question
de la famille
et de la familiarité
et
de la transformation
du confort
en
comme tu disais
en rétrécissement
c'est-à-dire que à la fois
t'es bien
en famille
et puis c'est confortable
effectivement
mais c'est aussi
le rôle que tu vas jouer
tout le temps.
C'est-à-dire que tu as enfermé
dans ton propre rôle
et finalement
c'est même pas sûr
que tu es envie d'en sortir.
Donc elle en est là,
Élène elle est chambrée
il y a quelque chose
de rassurant
dans le personnage
qu'elle joue
et qu'on lui fait jouer
et en même temps
c'est un enfermement.
Moi je trouve
c'est que vous avez réussi
à produire un récit
hyper sensible, hyper émouvant
sur ce qui a priori
terrorise
tous les enfants
soit
la vie de leurs parents
avant qu'ils ne le deviennent en fait.
Amoureuse de leurs parents.
Bah ouais en l'occurrence
voilà
mais
l'idée vous est venue
comment ?
On va s'attaquer
à cet endroit-là ?
C'était
une nouvelle
je ne sais pas comment
l'idée m'est venue
en tout cas de cette narration
je pense que ça va avoir
avec le désir
chez les femmes
en général
pas nécessairement
comme voilà
50 ans 60 ans
tout ça mais
comment on y accède
comment
on n'est pas du tout
encouragé à y accéder
puis même comment on fait
pour s'autoriser
à y accéder
soi en fait
donc c'est vraiment la question
de
de qu'est-ce qu'on veut
vraiment
et
est-ce qu'on veut
le vouloir aussi
vraiment c'est
C'est vraiment la question
du désir à tous les étages
c'est-à-dire que ce soit
charnel, physique
et des envies de qu'est-ce qu'on fait
de sa vie
à partir d'un certain moment
puisqu'on a l'impression
qu'elle arrive à un âge
où c'est horrible ce que je vais dire
mais en tout cas dans l'inconscient collectif
la vie est derrière
les enfants sont faits en fait
ta mission elle est là
et c'est à ça que tu es assigné
parce qu'elle est quand même assez terrible
comme constat
et du coup ça devient une très jolie histoire
et ce qui est assez
fascinant c'est qu'il y a une espèce
de changement
de personnage principal
dans une narration classique
la personne qui a un secret à raconter
c'est l'enfant
c'est pas la mère
et vous avez tiré ce fil là en fait
mais la fille elle
plus une petite fille
c'est plus vraiment une fille
une mère c'est deux adultes
deux femmes qui se parlent
et qui l'une va aider l'autre
à se confier
puisqu'il y a aussi ça
il faut aussi faire ce chemin vers elle
et que
elle est la bonne oreille
on voit d'ailleurs dans l'histoire
qu'il n'y a pas que des bonnes oreilles
parce qu'elle a plusieurs enfants
et il y en a plusieurs qui n'écoutent pas
et puis
des garçons
pardon
je l'ai pas dit
pas de généralité
il est un peu quand même
et que c'est surtout
voilà deux femmes qui se retrouvent
qui se parlent
et effectivement
ça dépasse la
la maman
qui écoute l'histoire de sa petite fille
et c'est
ou l'inverse
sur la question de la représentation
de ce personnage d'Hélène
on sait à quoi ressemble
dans la vie de tous les jours
une femme qui a cet âge là
on les voit assez peu dans les fictions
donc comment est-ce que toi
t'as abordé cette chose là
comme tu le disais très bien en introduction
on les voit globalement assez peu tout court
que ce soit bien représenté ou pas
mais c'est vrai qu'il fallait s'attacher
à ce qu'elle ressemble vraiment
à une vraie personne
oui physiquement
notamment physiquement
bien sûr
pour qu'on puisse y croire 3 secondes
et se projeter un petit peu
en fait le
le personnage dans la façon dont il est dessiné
dans une bande dessinée
je trouve en tout cas
l'intérêt c'est surtout qu'il serve son personnage
ce que ça donne visuellement
est assez peu important finalement
il faut qu'il serve
ce qu'on avait envie de dire d'elle
dans sa gestuelle
dans sa façon de soutenir
et même son choix de lunette
en fait doit dire quelque chose d'elle
et son choix de vêtements
à quel point elle met des vêtements pratiques
ou pas
et dans son corps
et bien oui son corps
il doit dire les années qui sont passées avant
effectivement le fait d'avoir eu des enfants
ou pas
et je me suis plutôt posé la question
dans ces termes-là
aussi bien pour Helene
que pour les autres personnages féminins de l'histoire
parce qu'il y en a 3 en gros
sa fille donc et puis
un autre personnage de surface
et pour les 3 je me disais
il faut que ça dise quelque chose
et pas seulement que ce soit chouette à regarder
ça je pense que c'est vraiment le pire argument
mais ni ça ça peut être un peu un plaisir
une coquetterie agréable à dessiner
parce qu'il y a aussi ça
c'est que quand on dessine un personnage pendant
5 000 cases
on peut avoir un peu d'éthique aussi
de j'aime bien dessiner comme ça
j'aime bien
et donc se dire reste dans le personnage
il y a un travail assez remarquable
sur la posture je trouve
qui en dit long à chaque endroit
et sur chaque personnage la manière dont ils se tiennent
et qui font de fait varier le personnage
en fonction des époques, des endroits
et de soit quoi elles sont en train de penser en fait
Ben oui et puis d'autant qu'il faut aussi
que ça sorte pas du personnage
comme un personnage qui aurait une voix
qui n'est pas la bonne, on y croit plus trop
et je pense que la posture elle peut dire plein de choses
sans mot
par exemple le personnage d'Helen qui est effectivement
un peu tassé, un peu vouté, un peu armée de son pull
c'est vraiment quelqu'un qui dit tout le temps
c'est un gander, pour moi elle est cette personne
mais
à un moment elle part tout seul dans la forêt
et là elle se tient droite
elle saute comme un petit cabri par-dessus des bûches
et en fait le fait de changer de posture
elle n'est plus la même personne
un peu comme tu sais
il y avait des photographes qui faisaient ça
qui demandent à des gens de penser
à une chose et à une autre
et le fait d'animer de l'intérieur
ton visage avec quelque chose qui te donne
de la force, ça change complètement ta tête
et je m'étais dit que c'était un peu ça aussi pour elle
c'est que le fait d'avoir des moments
de force, de certitude
je ne sais pas dire d'insouciance
mais en tout cas le moment où elle se détache
des choses qu'on lui balance sur les épaules
tout le temps
ça va la changer physiquement
et mon défi était que ça se ressente
visuellement aussi
on poursuit la conversation dans un instant
on écoute juste avant le premier choix
de Pénélope, je te montre du doigt les gens ne le voit pas
je te montre du stylo pour être tout à fait précise
Yoa contre coeur rapidement pourquoi elle
parce que j'adore Yoa
parce que j'ai découvert
quand j'étais
jury dans un prix
et du coup j'ai dû écouter ce qu'elle avait fait
et j'étais passée à côté complètement
et je trouve qu'elle a évidemment
une sensibilité, une musicalité
qui est superbe mais surtout je la trouve incroyable sur scène
j'ai envie de vraiment les gens qui
pensent qu'ils l'aiment bien mais qui sont pas sûrs
à aller vérifier et sur scène ils vont en ressortir
en se disant qu'ils l'adore
le score sur Radio Nova
Missy Elliott-Smettenmann
sur Nova avec Bring the Pain
et toujours en compagnie de Pénélope Bajou et Lola Lafon
venu nous parler de la nuit retrouvée par eux
chez Gallimard, je fais part de mon enthousiasme
je vais le refaire à chaque fois
vraiment c'est formidable et oui j'ai pleuré en fait
mais non mais sérieusement
je trouve que c'est une histoire extrêmement émouvante
dont je disais à Horton qu'il était parfois compliqué
de parler parce qu'il ferait rien spoiler
parce que l'histoire est vraiment extrêmement belle
je voudrais qu'on parle du lieu
qui se déroule en l'occurrence
la Forêt, la Côte Basque
c'est un lieu qui n'est absolument pas anodin
et qui pour le coup je l'ai fréquenté
à une lumière hyper particulière
que tu as vraiment réussi à hyper bien restituer
merci, peut-être parce que je l'ai fait avec les yeux du coeur
car c'est moi aussi une région que j'aime énormément
dont ma famille est partiellement originaire
et bien j'ai su aller figure-toi
pour noter cette lumière là
justement et pas me foirer
sur la lumière, sur les pains
sur l'océan, sur les maisons
les maisons, sur les routes
sur les portails
je voulais vraiment être sûre qu'on y soit
que ce soit un hommage vraiment précis à ça
et à la végétation
aux Ortoncias
je fais un petit pot pourri de
ce que j'ai vu quand je suis allée faire ma repérage
et de plein de choses plus sensorielles d'enfance
même dans la maison dans laquelle se passe l'histoire
quel pierre par terre
je voulais que ça évoque des choses
et je voulais presque que les gens de ma famille
qui allaient le voir
m'envoient des photos et me disent
ça c'est ici
mais surtout pour Hélène le personnage principal
cette forêt là n'est pas du tout un lieu effrayant
c'est le lieu de toutes les libertés
tu le disais et c'est une femme qui est plutôt assiste assez
et qui d'un seul coup se transforme
quand elle est seule en forêt avec son chien
qui est vraiment l'endroit de toutes les libertés
oui, parce que je pense qu'on a
toutes des lieux comme ça
dans lesquels on se reconstitue
et dans lesquels on a plus d'âge
elle est un peu adolescente, un peu adulte
c'est un petit peu quand même
l'éloignement des contraintes familiales
il suffit qu'elle s'éloigne de quelques mètres
en réalité
tout d'un coup elle referme la porte
et tout d'un coup elle redevient Hélène
et pas maman
et pas ma mounette
et elle a ce truc aussi
je pense de sa relation avec son chien
qui a à la fois une relation de silence
et de partage
en tout cas c'est comme ça qu'on se l'imagine
les relations qu'on a avec
les chiens
et elle vraiment c'est vrai que la forêt pour elle
elle a cette alandre
on parlait Pénélope, la magnande elle marche
moi j'aime beaucoup les planches
de ces promenades en forêt
surtout que dans le présent
parce qu'il y a deux niveaux de narration, il y a des flashbacks
il y a des retours sur l'enfance des enfants
la forêt, le seul endroit où Hélène est en mouvement
parce que pour ce qui est du mouvement
il y a l'entrée de la bande dessinée où il y a la préparation du repas
où là il y a une forme d'agitation
quand on retourne dans le passé
seul avec trois enfants
on imagine bien le tumulte et le mouvement qu'il y a aussi
mais sinon en dehors de la forêt dans le présent
elle est relativement statique
et je trouve que ça raconte aussi quelque chose du personnage
les endroits où elle est en mouvement
et elle est seule
et elle est seule et elle est en contrôle
elle avance dans le noir mais elle sait où elle marche
elle sait où elle va, quand elle est dans le passé
ça on racontait tout
elle sait aussi très bien où elle va
elle avance bien en tête dans la forêt dans le noir
elle a se fait griffer les mollets
par des aiguilles de pain
mais ça avance je rappelle qu'elle traverse la forêt
en talon quand même et en jupe
et il y avait
moi je voulais vraiment qu'elle ait cette détermination
dans sa marche dans la forêt
elle n'est pas en train de dérer
mais cette famille est assez étonnante
à regarder fonctionner, il y a effectivement un mélange de tumulte
comme je le disais parce que ça s'agit
et puis bon, pas revenir sur la charge mentale
que constituent trois enfants tout seul
mais il y a aussi énormément de douceur
et je trouve que même dans le trait
dans la manière dont vous l'amenez
dans la manière dont c'est dessiné, il y a ça
il y a ce mélange de mouvement
parfois proche de l'enfer
et d'extrême douceur entre eux
ce rapport amour haine
mais ce qui est pas non plus
forcément ce qu'on montre de la famille
c'est pas une représentation classique de la famille
pour le coup
j'aimais bien moi l'agitation chaotique chaleureuse
et ça allait avec la tomate rouge et le bois
je me disais il fait chaud
ça sent bon, ils sont contents d'être là
ils se soule
mais pour ce qui est du moment où les enfants sont petits
je voulais me montrer
quelque chose de pas caricatural dans la façon dont
elles se comportent avec ses propres enfants
c'est à dire qu'elles passent longtemps à alterner
entre j'en peux plus, il faut qu'ils aillent se coucher
et à la seconde où ils dorment ils me manquent
et donc je voulais qu'il y ait à la fois
des trucs très, comment dire
du très machinale
finissez vos babibels
et dégagez
et en même temps qu'il y ait des moments où elles leur sentent les cheveux
ou quand elles voient leurs chaussures dans le hall
ça lui brise le coeur
il y a une question que je vais adresser directement à Lola
il y a une vraie place pour les silences
dans cette bande dessinée
alors quand on est autrice, comment est-ce qu'on s'en accomode ?
je pense que quand on est autrice
on aime les silences
je pense que le roman
c'est vraiment la place
où l'écriture peut créer
quelque chose qui est pas
justement qui est pas de l'ordre
de comment dire
c'est un silence habité en général
quand on écrit aussi
c'est un espace
pour moi l'écriture
donc c'est un espace dans lequel il y a
parfois des silences
parfois il y a un chaos
il y a des interrogations, il y a des questions
beaucoup chez Hélène
donc elles sont pas
ces interrogations elles sont pas forcément
il y a pas, elle se demande assis
mais je trouve que justement dans la bande dessinée
on voit bien
comme chez tout le monde
d'ailleurs elle a une vie intérieure
qui est pas si affirmée
qui est pleine de...
c'est quelqu'un qui termine pas ses phrases
souvent et voilà c'est quelqu'un
qui est un petit peu 3 petits points de suspension
elle est pas quelqu'un qui va asséner
des choses et donc même pour sa vie
à elle il y a plein de petits points de suspension
je ne spoil pas
je me permets juste d'ajouter
que parmi les éléments extrêmement romanesques
de ce récit alors parce que moi je trouve
ce sport extrêmement romanesque, il y a une représentation
du surf qui est assez formidable
c'est justement comme élément de romanesque
que le surf vous intéressez toutes les deux
alors...
oui moi je trouve qu'il y a... je trouve que c'est la raison
il y a beaucoup de romanesses dans la mesure où
c'est beaucoup d'attente, beaucoup de solitude
parce que tu dois trouver la bonne vague
tu peux pas prendre le pouvoir
tu es obligé de te soumettre à quelque chose
qui est l'océan plus grand que toi
bon ça paraît un peu cliché de le dire mais c'est quand même
ça tu dois attendre et puis
tu dois faire le mieux avec ce que t'as
c'est ça qui se passe en surf
et que j'adore et puis c'est aussi un face à face
avec
la peur aussi et ce que t'en fais
et elle
au début on entend beaucoup parler de ses
peurs à l'aine mais
parfois la peur c'est pas mal aussi
ça permet de réfléchir à ce qu'il y a devant
c'est pas forcément un truc complètement
paralysant tant que c'est pas paralysant
c'est intéressant
à la question que je vous posais en tout début
d'interview est-ce que ça existe des gens
sans histoire ?
non mais c'est
c'est vraiment ce profil
c'est la femme dont on dirait qu'elle n'a pas d'histoire
parce qu'on ne s'y intéresse pas
pas plutôt c'est ça parce qu'on ne s'y intéresse pas
et d'ailleurs ce qu'elle raconte à sa fille
elle lui raconte pas
qui a tué Kennedy quoi c'est ce qu'elle lui raconte
et quand même quelque chose
à l'aune de plein de choses qu'il y aurait pu arriver dans sa vie
on pourrait se dire
sans plus mais pour elle c'est énorme
pour elle c'est vraiment un pavé dans la marque
donc peut-être que le sens d'histoire
c'est plutôt
avec les lunettes de qui on le juge de ça
on continue de parler d'histoire
extrêmement féminine dans un instant
on écoutera aussi Björk
et ce sera juste après la pub
le score
sur Radio Nova
toujours en compagnie de Penelope Baggio et Lola Lafon
Lola Lafon qui a donc choisi ce titre
de Björk vinaise as a boy
et tu m'as dit y'a Björk je peux pas
ne pas choisir Björk
oui parce que vraiment Björk ça a été un sacré bouleversement
dans la musique que j'écoutais
et ça a été comme Bowie
pour moi c'est-à-dire que de ces musiques
que j'ai pas aimé tout de suite parce que justement
c'est la force de Björk ou la force de Bowie
ou de plein d'autres gens maintenant
mais c'est quelqu'un qui brise
tout ce qu'elle veut
qui reconstruit autrement
qui semble n'avoir peur de rien pour le coup
et donc
tous les gens qui sont un peu en avance
c'est une sorte d'inconfort au début
en tout cas moi je m'en rappelle quand je l'écoutais la première fois
je t'étais là je sais pas
ça ne te caresse pas tout de suite
et donc je trouve ça
c'est une grande
la musique n'est pas obligée de faire des câlins donc
c'est fou qu'on n'ait jamais parlé de ça
parce que quand tu as dit et cette chanson
elle était choisie par Lola j'ai eu bugain
parce que j'étais sûre que moi j'avais choisi
c'est fou qu'on n'ait jamais parlé de notre passion
pour Björk
vraiment pour moi c'est l'une des plus grandes artistes
toutes catégories confondues
dont je suis à contemporaine
mais de tout une direction artistique
intégrée dans tout
puis quand tu remontes même à ce qu'elle faisait avec les chougarkyou
même à dos c'était déjà un génie
de l'intelligence de la musique, de la mise en scène
qu'elle sera jamais ringarde
elle aura toujours un temps d'avance
et elle ouvre tellement la porte
de
je trouve particulièrement, pardon
aujourd'hui je pense que c'est plus facile
d'être Björk aujourd'hui
de l'avoir été dans les années 90
où elle disait non non moi je suis pas
tout ce qu'on attend d'une chanteuse
et j'ai l'impression que maintenant
c'est un peu comme les prénoms, avoir un prénom original
il y a 30 ans c'était vraiment chaud
aujourd'hui c'est au quête où on a ordonné prénom
et je pense que Björk c'est un peu pareil
elle était particulière à une époque où il était plutôt de bon ton
il y avait quelques chanteuses qu'on valorisait
parce qu'elle était atypique mais elle c'était vraiment
c'était même plus atypique c'est qu'elle avait l'air
et elle faisait des opéas, elle faisait
même dans ses choix de cinéma, enfin tout était fou
ses clips étaient quand même
elle a accepté
parce que c'est pas elle qui faisait ses clips mais elle a accepté d'être dans des clips
avec des visions de gens qui étaient quand même assez particulières
ouais ouais et puis même
dont Bondry entre autres
et à chaque fois les gens
disaient ah bon et après ça devenait cool
après elle ce qu'elle avait fait était cool
ouais c'est ça et puis elle a vraiment ce truc
aussi je me souviens en fait
on a tellement peu dit
à l'époque c'était elle qui produisait
et donc ça veut dire
des choix d'arrangements
des choix de
voilà tous les choix comme tu dis
artistiques autour c'est ces choix
à elle et c'est une vision
c'est une visionnaire
il y a des trucs que je comprends maintenant c'est fou
ouais quand je dirais écho je me dis ben oui
mais bien sûr
mais est-ce que vous avez l'impression
parce que moi j'ai le souvenir que quand elle a déboulé dans le paysage musical
d'être dans le même flow
avec les gens qui ont parlé avec une forme
de méfiance hyper circonspecte
avec le truc de on n'a jamais vu ça
il y a un truc qui va pas
il y avait qu'un truc un peu effrayant
parce que tout le monde y allait de ce truc là
c'est à dire qu'elle ne pouvait pas être libre
créative tout simplement il fallait l'étiqueter
il y a un truc
je pense qu'il y a beaucoup à voir
avec l'image des femmes et de la folie
on était vraiment là dedans
je me rappelle qu'elle avait
elle s'était très justement
comme ça elle s'était tout de suite
c'est comme britney en fait
elle pète un plomb
il y avait beaucoup à voir
on se défend en fait
force à dire et ben non c'est ça ma limite
évidemment je suis pas folle
je sais ce que je veux je le dis
je joue pas le jeu
non non les intrusions non désirées
n'étaient pas atollérées
c'est tout à fait ok
mais c'est rigolo parce que c'est une conversation qu'on a déjà eu
je crois séparément
je ne te confirme pas une certaine image
tu es folle
et heureusement les choses ont
tu dénonces en plus des choses
je souviens ta blague que tu étais en train de faire
les choses ont vraiment changé
ça fait plaisir
quoi qui a dit quoi
quelqu'un dit quoi que ce soit non je ne crois pas
je vous ai prévu de plein de petits extraits
mais en fait ce que je veux faire c'est que comme on a parlé de Björk
et que ça le méritait bien je vais attendre un petit peu
ou alors on va le faire en deux fois si ça vous va
parce que je suis tombée sur cette info que je t'ai vu relayer
donc j'en profite vraiment
en 2024 seul 24,2%
des réalisations françaises ont été signées
par des femmes
soit le plus bas niveau depuis
2019 je me suis dit que vu la conversation
qu'on mène depuis le début de l'émission c'était l'endroit pour en parler
donc je ne peux que vous
engager vous qui nous écoutez aller voir par exemple
vie privée de Rebekaj Lotowski
d'aller voir Nino de Pauline Lockez
d'aller voir le film d'Avzia Erzy la petite dernière
le film Dénia Barou on ira
il y a énormément de réalisatrices hyper talentueuses
évidemment c'est pas celle dont on parle le plus
et c'est fort dommageable et je me suis rendu compte
que dans vos références
chacune il y a pas mal
de réalisatrices sur les œuvres de fiction
j'en ai choisi quelques-unes par extraits
et chacune devrait identifier celle qui lui est
destinée peut-être m'en dire un mot si ça vous va
allez c'est parti
du fait
qui l'a ?
une pénélope la réaliser en plus
Wayne's World pénélope sphéris
je sais pas si Lola partage cet engouement
mais t'en as beaucoup parlé pénélope
oui je peux finir
c'est le premier film que j'ai vu au cinéma par an
Wayne's World ? pas mal
on avait fait une sortie ciné j'avais 10 ans et demi
et on a fait ouais on va voir Wayne's World
parce que ça a l'air cool
bien sûr c'est très tardivement
j'ai compris que c'était le film d'une femme
parce que c'était tellement cool que ça ne pouvait pas
être une femme qu'il avait fait
c'était cool ça parlait de musique et c'était des blagues
alors ça pouvait être qu'un mec
ben oui
mais oui j'adore Wayne's World
bien sûr c'est un enchaînement
de choses qui sont
des références
tout le temps avec les gens qui me sont proches
et j'adore la BO de Wayne's World aussi
t'as eu une compréhension
immédiate du film quand tu l'as vu
j'ai eu l'impression de voir des gens que je connaissais
mais ouais
de voir des gens qui
qui aiment vraiment la musique très très très fort
et qui sont
un peu en dehors
du cadre
les gens qui sont pas invités à des fêtes
et qui du coup font leurs propres fêtes
et au final leurs fêtes à eux sont beaucoup plus cool
j'ai eu l'impression de voir ça
j'ai eu l'obsphérice
je me permets de recommander également de decline
de Western Civilisation
en trois parties documentaires
on en avait parlé avec Thomas VDB
qui peut vous faire des heures là-dessus
passionnant
extrais suivant
je me détruis la série de
Michaëlla Cole
je ne sais jamais comment le prononce
j'espère ne pas écorcher son nom
et c'est une série que je t'ai vu beaucoup
citer Lola
mais qu'elle génie encore
elle vraiment
gros gros chocs quand je l'ai vu
tant comme actrice que comme réalisatrice
sa forme
parce que moi je ne
c'est pas toujours le sujet
pour moi dans une série
ou dans un roman qui me
transporte
c'est le mélange
à la façon dont c'est dit
la façon dont c'est raconté les choix narratifs
et là pour le coup
c'est vraiment dingue
on a l'impression au début
franchement le premier quart d'heure j'étais là
c'est pas du tout pour moi
c'est pour des gens qui ont eu 20 ans d'années
et tout d'un coup
elle a le génie justement
de te retourner
sur le terrain
justement je sais pas s'il faut tout dire
c'est une série sur le consentement
les consentements parce qu'elle va vraiment
réussir à parler de tout
sans que ça soit un catalogue
elle est phénoménale
comme actrice son visage
il est plastique
et elle a toutes les expressions
j'attends être très grande impatience
tout ce qu'elle fera
extrait suivant
je n'ai pris que des films de réalisatrice
Amy and Curling
Clouless
c'est pour toi Penelope
je l'ai l'air de plus soyez également
mais qui n'aime pas Clouless
oui
des gens qu'on ne fréquente pas
à priori
il faut montrer Clouless
oui bien sûr
c'est la première
à l'époque dans ma tête c'était pas un genre
c'était un teen movie
avec un propos
vraiment
particulier
il y avait tout le vernis qu'il fallait
pour que ça appatte les jeunes personnes
parce qu'il y avait une super béo
des super blagues et des super fringues
mais le sujet de fond
de casser le stéréotype de cette fille
qui est
forcément superficielle et bête
et qui forcément ne s'intéresse à rien
puisqu'elle est mignonne et populaire
et en fait évidemment
donc non et c'est
plus profond que ça
et elle est surprenante et le casting
rétrospectivement était quand même assez incroyable
pour l'époque
et j'adore ce film
j'ai vu qu'il était monté en comédie musicale
à Londres
alors c'est un fou de
j'irais pas ou un fou de vraiment j'hésite
à prendre le restreil à partir maintenant
peut-être que je serais déçu mais je pense que non
extrait suivant
alors je triche un peu par cet
un couple
en l'occurrence Michel et Robert King
là c'est un extrait de The Good Wife
et Lola je crois que t'es passionné
par le revue au commun
alors je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan de ce couple
de show runner
alors ça c'est encore une fois hyper intéressant
parce que The Good Wife
The Good Fight
j'ai eu l'impression qu'ils étaient
en direct de ce qu'il se passe
aux Etats-Unis ils arrivent à intégrer
vraiment tous les événements politiques
et à en faire quelque chose
de complètement digérer
à la fois ils ont le timing
des comédies vraiment
des vols des années
vraiment 30-40 c'est vraiment fascinant
sous un vernis
qui semble assez classique
et ça n'est pas du tout
parce que dans The Good Fight
il y a par exemple toutes ces petites intros
complètement délirantes
surtout depuis qu'il y a Trump en fait
des petites comédies musicales
des trucs complètement fou
remarquables quoi j'adore
et The Good Wife c'était
je me souviens quand c'est arrivé
le procédural
ça va être un truc extrêmement classique
déjà l'héroïne, son âge
sa situation
c'est des heures à essayer de rentrer dans des jupes furos
vraiment ça n'a jamais marché mais elle voulait refaire du droit
c'est fantastique
dernier extrait
salut
ça va ?
salut
je peux m'assoir une seconde ?
bah c'est dire on parle là
ah bah je vous dérange pas
et donc tu n'es jamais venu m'écouter toi
moi je n'ai jamais venu t'écouter
tu rêves quoi
non je n'ai jamais venu justement
je n'ai jamais venu parce que je n'ai pas pu
et voilà j'ai pas eu le temps
j'ai raté un truc ou quoi
Mina Tananbaum
de Martin Dugoson
encore une femme réalisatrice
c'est fou mais merci Charly
c'est vrai ?
Mina Tananbaum je l'ai vu il est passé
je l'ai pas vu au cinéma mais je l'ai vu sur canal
4e
et je ne sais pas parfois ça m'arrive j'ai des obsessions
et j'ai passé mon année de 4e
elle regardait tous les jours
et j'avais une meilleure copine qui était
dans le même état que moi et donc on faisait
des repérage dans Paris pour retrouver tous les endroits
où elle était tournée toutes les scènes
et j'ai commencé à peindre à l'huile
à cette époque là j'ai rien chevalé
et j'ai commencé à faire des peintures à l'huile
qui étaient des extraits de Mina Tananbaum
j'ai fait ça aussi pendant des mois
et il faut savoir que j'ai fini
à l'occasion d'un dîner
je l'ai raconté à Romaine Boringé
et elle m'a dit
oui oui il y a vraiment beaucoup de femmes
de notre génération qui sont
passionnées par Mina Tananbaum
il faut que tu saches que vraiment c'était le film
d'adolescence des filles
enfin vraiment on a toutes pété un câble
avec ce film je ne sais pas pourquoi
Lola aussi donc
moi je trouve ça tellement génial qu'on n'avait jamais parlé
je peux te le réciter en entier si t'as besoin
c'est fou
que pénélope
mais vraiment je me souviens
j'avais aussi une grande grande amie
au lycée et je l'ai rappelé
après avoir vu le film tellement j'étais bouleversée
parce que j'avais l'impression que c'était nous
et euh
ouais ouais c'est un film
faut que je le revoie
là d'entendre la...
en conclusion est-ce que je peux dire
vous voyez des films de réalisatrice
il y a un manque
réalisatrice
un film qui je me suis dit elle va me le passer
c'est point break
non je n'ai pas mis Catherine Bigelow
étonnamment mais oui c'est vrai que avec le surf
j'aurais dû aller vraiment à l'agrément
parce que je le connais par coeur
c'est vrai mais l'amour du surf est venu de ce film
non j'avais un bout avant
mais c'est un peu concomitant quand même
et je connais la version française aussi
je l'avais beaucoup avec des amis
c'est venu aussi d'une passion
de Patrick Sosé je pense qu'on peut le dire Lola
non c'est qu'il y a Nourrice
Patrick Sosé c'était peut-être pour la danse
pour le coup
bien sûr
énormément de révélations
dans cette émission
on poursuit en musique
c'est le choix de Penelope
je ne sais pas dire les chiffres en anglais
il y allait vraiment comme ça brand 23 000
j'ai toujours dit brand 23 000
mais merci de m'avoir donné la solution
pourquoi ce drinking in LA
quel capsultant cet album
pour moi c'est vraiment ma vie devant MTV
c'est l'époque
j'adore brand van
j'adore tout ce qu'ils font
cet album il est fou c'est vraiment un ovni
je ne veux pas parler au début des chansons comme faisaient les animateurs radio
avant
écoutez je te déteste
tu parlera juste après
avec Charline Roux
Penelope Bagius étant refusée
à faire l'animateur des années 80
qui prend l'intro en entier
enregistrer sur une cassette vous ne pouvez pas
vous avez vu que ça
c'est un gros souvenir
j'ai réussi à chaper le offspring
et à la fin le étudier
et vous aurez à gagner jusqu'à 14h
je m'en fous
et donc brand 23 000
on peut reprendre cette conversation
capsule temporelle
parce que pareil je pense que c'est une époque
où la porte d'entrée était l'équipe
quand l'équipe était super
j'allais à la finac écouter l'album
sur le petit truc avec le casque
quand c'était des singles
je fais un gros coming out
parfois je les volais à la finac
j'espère que la finac qui m'entend m'a pardonné
quel format c'est des deux titres
ou cassette de titre
moi j'ai acheté des cassettes de titre
moi aussi j'en ai eu
ça a pas duré très longtemps la cassette de titre
je crois que j'ai dû acheter
I love your smile en cassette de titre
moi j'avais des crash test de mise
bien sûr évidemment
très traumatisé par ce clip également
il y a des clips d'ailleurs qui vous ont
durablement marqué
des trucs qui au-delà de la capsule temporelle
sont des espèces de trauma
pas trauma mais tu vois par exemple
quand on parait de Cloulesse tout à l'heure
je me souviens qu'un des éléments de hype de Cloulesse
c'était qu'il y avait Alicia Silverstone dedans
et que la raison pour laquelle c'était parce que c'était la meuf
des clips d'ailleurs au Smith et comme c'était les meilleures clips
c'était lui donner une espèce de... c'est fou
je pense que déjà les clips je sais pas
qu'elle pense qu'elle existe encore aujourd'hui mais je crois que c'est plus trop le truc
mais t'imagines une fille qui juste a fait des clips
et du coup tout le monde l'aime pour ça
est-ce que c'était elle dans le clip d'Aero Smith ou
Leaf Tyler qui faisait coucou un mec
elle fugait toutes les deux
et en fait elle se jetait du toit
et donc le mec était terrorisé et en fait elle était accrochée
à une... je fais énormément de memes
qui vraiment en radio ne sert strictement
rien
oui ben non mais pareil quelques traumas de clips
je ne voulais pas vous lancer sur Milaine Farber maintenant
mais oui whatever
très très peur des clips de Milaine Farber
et le clip de pourvu qu'elle soit douce moi je l'ai vu quand j'étais petite
le fouet et tout, terrible
ça me plonge pas en radio mais
Adieu Tristana, trauma intégrale
voilà je suis venu de nulle part
j'ai perdu le fil vraiment très clairement
mais ce n'est pas grave
donc l'aventure
je le disais en démission est quasiment
finie sur la nuit retrouvée
est-ce que vous êtes déjà
mise l'une et l'autre
ou peut-être collectivement sur d'autres dossiers
je le dis façon un peu
Elise Lucé en découpant bien les...
tu sais on l'a finie en juin
oui je sais, on s'était vus à ce moment là
j'étais en plateforme
mais donc ensemble ou séparément
ah non c'est parément
ça y est c'est fini
moi je vous voyais comme la team Rocket
c'était avec un chat au milieu
non
moi je trouve que c'est plus facile
de faire la promotion d'un album
quand tu es en train de travailler sur quelque chose en même temps
parce que sinon plus les jours passent
et où tu dis bon ben ça se termine
c'est sûr de démarrer un truc pendant une promo
moi j'adore avoir
tu vois c'est comme démarrer un bouquin
le soir quand tu sens que tu es fatiguée mais tu me dis
mais comme ça je l'ai commencé
donc même si je suis demain je reprendrai pas de zéro
à lire je veux dire et commencer un bouquin
et ben là c'est un peu pareil
j'avais eu la présence d'esprit de commencer
à travailler sur un truc septembre octobre
comme ça quand la promo a commencé
j'étais pas à vivre que de ça
et là c'est pareil
oui mais j'y arrive jamais d'habitude quand je sors un roman
j'y arrive jamais de faire une promo
pendant que j'ai écrit autre chose
mais là un petit peu par hasard
avec les voilà le hasard
je termine une pièce de théâtre
qui jouera au rond-point
à l'automne prochain
maintenant
est-ce que vous avez réussi
à identifier l'une comme l'autre
je parlais vraiment dans les termes
la naissance d'une idée en fait
ce qui vous déclenche l'une et l'autre
mais j'adorerai je sais pas du tout
je pense que c'est vraiment une implication
plein de choses
clairement y a être à l'affût
de ce qui se passe c'est-à-dire que
je pense qu'il y a des moments par exemple
je suis un petit peu tendu sur le sujet
je veux dire j'écrirai plus jamais
ce qui m'arrive quand même très très très fréquemment
et du coup je ne vois pas
que j'ai des idées et qu'il faut être dans une sorte de
c'est mon moment pilate
c'est-à-dire qu'il faut être vraiment détendu
mais en même temps bien gêné
pour repérer
que quelque chose est passé plusieurs fois
moi c'est la répétition de l'idée c'est l'obsession
qui me dit que j'ai quelque chose
et savoir s'écouter de fait
et savoir noter quoi qu'il arrive
et toi Pianélo ?
l'obsession de toute façon
tout part toujours des obsessions
et au bout d'un moment après avoir saoulé toute la terre
autour de toi tu dis pourquoi ne pas saouler la terre
avec un livre
il faut aller au bout de la démarche
et quand l'idée tire le coup longtemps
aussi parce que des idées j'en ai vraiment plein
mais souvent elles sont moyennes
et celle qui tient longtemps
ça veut pas dire qu'elle est meilleure
mais ça veut dire qu'elle risque
de continuer à m'habiter assez longtemps
pour faire un livre avec
donc si je continue à saouler tout le monde
au bout d'un an avec un sujet
c'est qu'il y a peut-être un truc
et par rapport au pilate
ben moi il y a des choses
bon c'est normal je pense que c'est vraiment chimique
c'est des endorphines mais
quand j'ai une idée mais qu'elle est encore un peu
je vais pas faire des gestes parce qu'on a la radio
mais elle est encore un peu banquale
trébuchante, hésitante, pas claire
elle est courir dessus
libération de l'endorphine
qui fait que tout d'un coup tout est plus clair
et tout est simple
et que souvent pendant que je cours
je suis vraiment en train de penser
et en milieu je me dis
mais oui bien sûr
et bien sûr
et à la fin ça a un tout petit peu dénoué
le truc quand même
je pense que ça peut être
n'importe quelle activité
finalement solitaire, un peu contemplative
mais la laisser rouler longtemps
l'idée pour qu'elle finisse par prendre forme
bien bien bien et un truc que je sais
qu'on partage
par rapport à tenir une idée
c'est qu'il y a un moment
où tu peux pas expliquer pourquoi mais tu sais que c'est la bonne
tu t'y mets et tu fais
et tu as une excitation qui fait que tu dis
c'est bon, on y est c'est la bonne
elle est claire dans ta tête
ça veut pas dire que tu vas pas changer d'avis
encore mille fois mais
elle a une odeur particulière je trouve
c'est celle qui va faire ton livre
et toutes les autres autour on l'air nul
ça y est c'est le boulevard est tracé
moi je n'ai pas de tafait de boulevard quand même
je doute énormément
mais par exemple regarde pour la nuit retrouvée
on a eu un boulevard
j'ai pas, bien on a fait
c'est le boulevard
dans un instant je vous interroge
sur vos souvenirs musicaux
on a parlé vraiment de la musique
comme de borne temporelle ça va être le moment de le prouver
on écoutera aussi Blur avec Girls and Boys
et tout ça ce sera juste après la pub
Blur sur Nova Girls and Boys
le choix de l'eau la la fond
également ce studio en compagnie de Penelope Bagieu
qui hoche la tête donc j'imagine que ça devient
un choix commun
non mais c'est intéressant aussi
c'est très intéressant toutes ces choix
parce que tu valides ou
parce que je validais vu un million de fois
mais encore une fois
Damon Albarn le type qui surgit
toujours là on l'attend pas
c'est vraiment ce que j'adore
le moment où il va faire
le moment où il va faire un opéra
mais pas non plus le type qui passe d'un truc à l'autre
c'est pas ça
il intègre toutes les formes
pour faire ce qu'il sait faire
et ça moi c'est ce que j'adore
il est grand temps de passer
aux questionnaires musicals du score
la règle reste la même il faut répondre du tac au tac
vous ne serez pas jugés sur vos réponses
si un peu quand même
on est là pour juger
alors c'est parti
quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou en tout cas la vôtre
pour Penelope Lola
alors c'est difficile parce que
j'habitais pas en France
et que donc rien de français
donc
je sèche un peu
parce que
si on parle de chansons françaises
c'est ce que j'ai découvert
de la France quand j'y venais
j'étais toujours très décalée
je rechange d'avis c'est blondi
parce que ça c'était vraiment quand je suis arrivée en France
c'est ce que j'ai découvert
et j'habitais en Roumanie
et blondi a été
un très grand amour
la chanson de votre adolescence
j'ai remis de Pearl Jam
je pense que si j'avais des stats pour le prouver
c'est la chanson que j'ai écouté le plus
ok Lola
je pense que c'est
Bowie dans
son entiartier parce que j'avais vraiment l'impression
que j'étais un peu
bizarre enfin j'étais
très étrange
soulmate
et je me disais
lui seul peut me comprendre
comme plein de gens
le titre qui vous propulse immédiatement sur la piste de danse
il y en a plein
là j'hésite
parce que j'ai plein de trucs vraiment vraiment
pas top qui me viennent à l'esprit
mais je vais dire quand même
ah ouais alors non
un truc que j'ai découvert
et je savais pas son nom c'est un truc d'année 70
j'adore le début du disco
et c'est hotshot
Karen Young et c'est vraiment
j'adore il y a les claps
mais on le passe rarement
ok beaucoup moins charitable
le titre qui vous fait sortir de la piste de danse
facile
j'ai honte
il y a pas de soucis
la compagnie créale
au ball masqué c'est vraiment
danser c'est génial
moi ça me fait arriver j'entends décaler 4 ans
mais tout de suite au ball masqué
j'ai mes playlist de fêtes
ce qui te fait sortir de la piste de danse
si toutefois il y a
il y a pas grand chose qui m'en fait sortir
quand on ferme
c'est quand on dit madame il faut partir
la lumière ménage
des gens qui baillent en souriant
ok et enfin
catégorie pénible la chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête
c'est assez facile aussi
parce que j'essaye de
vraiment c'est terrible
j'ai tellement adoré l'album
on s'est sorti
les derniers jours du disco
c'est la fin
j'essayais vraiment de faire une pause
je pensais que tu parles
qu'on a envie de sortir du crâne
parce qu'on en veut pas
les deux
ça peut être parasitant
quelle que soit la chanson
c'est parce que je le chante
c'est terrible
avec la trompette dissonante
c'était vraiment pas charrétable
mais je vous remercie
toutes les deux d'être passées par le score
je rappelle que la nuit a retrouvé ses parus chez gallimard
c'est absolument formidable
j'annonce que dans un instant
on a rendez vous avec david blow et le nova club
et on se titre
vraiment plus aucun sens
avec le dernier titre
je choisis par pen and hope, je crois timing pala
parce que c'est validé par l'ola
on les go backwards
je sais que tu ne veux pas parler sur les intros
mais comme c'est le dernier mot qu'on va dire maintenant
si tu as un truc
c'est vous bravo
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Radio Nova
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Et bienvenue dans le score au programme du jour de la bande dessinée et des playlists éclectiques
et éclairées, celle de Penelope Baggio et Lola Lafon qui viennent nous parler de leur oeuvre commune.
Une très belle bande dessinée, la nuit retrouvée par Uché Gallimard.
On les retrouve juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour
Il n'est pas qu'un physique. J'entends par là un mec qui court des milliers de kilomètres,
qui dans mon corps et mon esprit n'a vraiment strictement aucun sens.
Il est aussi un excellent interviewer et il m'a donné la preuve
« Mal au le fur de la redacted, Nova, de pire en pire ».
C'est de mieux en mieux, je trouve. Ça est fantastique.
Comment ça va ?
Comment vas-tu ? Non, c'est toi. C'est moi la chef, c'est moi qui demande comment tu vas.
Mais écoute, ça va super bien.
Hier soir, j'étais au concert de Joy Crooks.
Et ?
Et je l'ai rencontré.
Et alors ? Qu'est-ce que tu veux que ça me passe ?
Tu crois vraiment que tu viens faire des chroniques pour raconter ta vie ?
C'est formidable !
C'est génial !
Elle a rempli la salle Playale et avant son concert,
on a pris le temps de discuter un peu avec elle.
Alors du coup, elle nous a parlé de son nouvel album,
« Johnny Peer », un disque dans lequel elle parle d'amour cuillère,
de santé mentale, de sa famille aussi.
Et dans l'interview, elle nous a aussi parlé de Thierry Henry.
Ah ouais.
Parce que je suis en Paris.
Je peux juste dire que je suis mon préféré,
comme un joueur français.
Thierry Henry.
Il a sauté des choses pour moi.
Alors oui, donc là, elle explique qu'elle a déjà chanté avec Thierry Henry.
Parce qu'il y a assez de rôles.
On est totalement sur le footballeur,
qu'elle a mis en story juste avant son concert à la salle Playale.
Donc tout le monde était un peu dans la compréhension.
Et du coup, elle nous a expliqué qu'elle a déjà chanté avec Thierry Henry.
Elle était très fan de lui, lui était très fan d'elle.
Voilà, j'avais passé un dans mon bingo 2025.
Alors elle m'a aussi parlé de ses inspirations.
Il n'y a pas que le foot.
Elle m'a expliqué pourquoi elle écrivait ces chansons comme des histoires.
Son influence à elle, c'est le rap.
Donc là, elle explique que ce qu'elle aime beaucoup dans le rap,
c'est la manière dont les histoires sont racontées.
Ça résume parfaitement ce qu'elle est.
Une autrice qui pioche dans le rap,
mais pas que.
Elle pioche aussi dans le jazz, dans l'ondre, dans sa famille,
dans ses luttes quotidiennes.
Ce qui transforme tout ça en chanson vraiment très chouette
à l'image de son concert d'hier soir.
Alors l'interview complète de Joy Crooks,
elle sera disponible ce week-end
sur tous les réseaux sociaux de Nova.
Oh la chance !
Je vous attend.
Je te laisse la main,
puisque tu as interviewé Joy Crooks,
je te laisse choisir le titre de Joy Crooks
qu'on va écouter là maintenant tout de suite.
Et bien tout de suite,
fit don't fail me now de Joy Crooks.
Tu n'aurais pas choisi celle-là moi, tu vois.
Non, je plaisante.
Le score, 18h30, 20h,
Charlie Nouveau sur Radio Nova.
Où il est question d'une disparition inquiétante.
Un phénomène très répandu
et malheureusement un cas toujours non résolu,
chaque jour quelques milliers de femmes
ayant atteint l'âge canonique de 50 ans disparaissent.
Des écrans, des livres, de la télé.
Alors non pas que celles qui n'ont pas encore atteint le cap fatidique,
soient sur-représentées,
faut pas déconner non plus.
Il n'empêche que dès que la rite paraît,
on éteint la lumière.
C'est une sorte de version moins poétique
et ésotérique la série The Leftover,
puisque dans la vraie vie,
ce n'est pas 2% de la population qui s'évapore,
c'est beaucoup plus.
Et surtout celles et ceux qui restent
ne sont pas tous Justin Theroux
et ça c'est toujours très chiant.
Où sont-t-elles ?
Comment vont-t-elles ?
Que font-t-elles ?
Que veulent-t-elles autant de questions
que peu de gens inventant des histoires s'opposent,
sauf mes 2 invités ?
Et pardon, je vais être gulvulgaire,
mais putain, ça fait du bien.
Leur œuvre commune est une merveilleuse BD
La nuit retrouvée par Huchet Gallimard
et je versais une larmichette
en lisant l'histoire de cette mamanette
personne dans mon salon
pour attester cette version.
Bonjour Penelope Bagieu,
bonjour Lola Lafon.
Et merci à toutes les deux
pour tout un tas de raisons.
Du coup clairement énoncé.
Je sais que l'une comme l'autre,
vous avez à la fin de chaque ouvrage
du mal à quitter vos héroïnes.
Alors où est-ce qu'on en est
de l'émancipation d'Hélène aujourd'hui ?
Vous l'accompagnez toujours, jusqu'ici.
Oui, voilà, moi j'ai l'impression
qu'elle est toujours là.
D'ailleurs ce matin, juste avant de venir,
en tout cas, j'ai refoité la BD
et je me suis dit
que j'avais encore un peu envie de rester dedans.
Enfin, je regardais les couleurs,
on a encore envie de...
Enfin moi, j'avais encore envie
de vivre un petit peu dedans.
Pour moi, ça se termine,
je pense, il y a un petit sas
de quelques semaines quand même encore.
Ouais, encore ?
Ouais.
Penelope aussi ?
Ouais, puis le petit sas,
il y a une entretenue par le fait
qu'on rencontre maintenant
des gens qui l'ont lu
et que du coup des gens,
des femmes essentiellement,
nous ne voyons pas la face
jusqu'ici, nous en parlent
en dédicace
et que ça y est, elles sont réelles,
ces femmes dont on parle
dans le livre,
des gens les ont vues.
Ce n'est pas juste nous,
ce n'est pas les yétis,
donc c'est chouette
d'avoir la retour d'électrice.
Les retours vont dans ce sens-là
dans énormément de merci,
en fait,
de parler de gens
clairement très invisibilisés
dans les fictions.
Oui, puis d'en parler comme ça, je pense.
Oui, puis je pense
que ce qu'on voit dans les rencontres,
c'est plusieurs générations
et ça, c'est vraiment chouette.
On voit des femmes
de l'âge d'Hélène,
des femmes de l'âge de Faustine,
sa fille,
des femmes ensemble,
justement,
de plusieurs générations.
Moi, je trouve que
il y a vraiment quelque chose
d'un écho.
On va parler de cette formidable
bande dessinée.
Juste avant,
je vous ai demandé
à toutes les deux de choisir
6 titres à deux,
soit 3 titres chacune,
parce que vraiment,
moi, les maths, ma passion.
Le premier qu'on va écouter,
c'est Yali Chakis.
Je crois que c'est Lola
qui l'a choisi.
J'avoue,
j'ai une petite nostalgie
95 et juste autour.
C'est une année magique
et pour plein de raisons.
Allez, c'est parti.
Le score
jusqu'à 20 heures
sur Radio Nova.
Yali Chakis sur Nova Empire.
State of mind,
le choix de Lola Lafon
validé par Penelope Bajieu,
j'imagine.
Absolument.
Vraiment pas le choix.
Pour le coup, on est sur
une conversation très...
La place de la musique
dans vos vies
qu'elle est-elle ?
Est-ce qu'elle a toujours
autant d'importance ?
Est-ce qu'elle vous sert
et compris dans le travail ?
Est-ce qu'elle a
une fonction particulière
tout simplement ?
Moi, je te dirais
que music was my first love.
Ouais.
Ouais, vraiment,
que si j'avais été...
Enfin, c'est pas comme si
il y avait un regret,
parce qu'au-dessus de tout,
j'aime dessiner,
mais ce que j'aime le plus
dans la vie,
c'est écouter de la musique.
De toute façon,
j'ai plus de passion
dévorante
pour de la musique
que pour n'importe
quel autre art, je pense.
Ouais.
Donc ça a une place
primordiale complètement
dans ma vie.
Ça accompagne tout
et toutes les époques
de ma vie
ont une playlist dans ma tête.
Enfin, vraiment,
c'est indissociable
de...
de à peu près tout
et...
et même en faire, en fait,
jouer de la musique.
Ouais.
Voilà.
C'est vraiment très important,
ouais.
Lola.
Oui, c'est marrant
parce que moi,
j'ai un rapport
comme amoureux
avec le fait d'écouter
de la musique.
Donc il y a des moments
où je m'éloigne,
mais tu n'aimeras plus jamais.
Et tout d'un coup,
il y a une personne,
un album qui me refait
tomber en adolescence
et j'écoute en boucle.
Je suis complètement obsessionnelle.
Par exemple, là,
Rosalia, luxe,
c'est en boucle.
Ouais.
Et vraiment, c'est non-stop.
Et je suis complètement
émerveillée
et complètement amoureuse
de cet album
dans tous ces détails.
Donc voilà.
Donc il y a encore
une vraie curiosité
parce que pour poser la question
tous les jours,
on a souvent cette conversation
qui est
un moment où il y a une forme
de petit repli.
C'est-à-dire qu'on reste
sur ses petites valeurs,
ses souvenirs
et avec un peu de mal
aller à la découverte
de Chouvel.
Moi, j'essaye de pas.
Je trouve ça...
Enfin, je veux dire,
je pense qu'il faut lutter
contre ça
dans la littérature aussi.
C'est-à-dire de toujours
rester curioses
de qu'est-ce que font les gens
aujourd'hui, en fait.
Parce que ça
n'empêche pas
d'aimer beaucoup les trucs
d'hier,
mais j'ai hyper peur
de...
Ah, c'était beaucoup mieux avant.
Oh, là là,
je ne peux pas devenir
comme ça.
Dans un instant,
on écoute Sizaï
avec Kill Bill
et on parle évidemment
de La nuit à retrouver
ce sera juste après la pub.
Sizaï sur Nova
avec Kill Bill
et toujours en compagnie
de Penelope Bagieu
Lola Lafon,
on parle de La nuit
retrouvée par u
chez Gallimard.
Alors provoque ou pas,
est-ce que le titre serait
éventuellement
soit un retournement
du stigmate,
soit un hommage à prouste ?
Ah...
C'est pas
un hommage à prouste
parce que quand même
je crois
que je ne me permettrai pas.
Je crois que tu pourrais
m'en faire, vraiment,
très simplement.
Je ne sais pas,
ça m'intimide un peu.
Oui.
Mais en tout cas,
c'est vrai
que la notion
du temps,
elle est très importante.
Donc,
petit clin d'œil.
Oui, c'est ça.
Petit wink
à ce bon vieux Marc.
Exactement.
L'histoire se déroule
une nuit d'été
comme il n'en existe
que dans les lands.
Délène fête son anniversaire
sa s'embrasse,
sa se chambre,
notamment sur le fait
que la vie d'élène
est si bien rangée.
Et au fil de la soirée,
Élène va raconter
à sa fille Faustine
un secret.
S'attacher à l'histoire
d'une femme
qui est jugée
précisément sans histoire
par celles et ceux
qui l'entourent,
ça pose quel genre d'enjeu ?
Toi ?
Oui.
Qu'est-ce que tu penses ?
Lola.
Parce qu'à mon jeu,
ça pose
la question
de la famille
et de la familiarité
et
de la transformation
du confort
en
comme tu disais
en rétrécissement
c'est-à-dire que à la fois
t'es bien
en famille
et puis c'est confortable
effectivement
mais c'est aussi
le rôle que tu vas jouer
tout le temps.
C'est-à-dire que tu as enfermé
dans ton propre rôle
et finalement
c'est même pas sûr
que tu es envie d'en sortir.
Donc elle en est là,
Élène elle est chambrée
il y a quelque chose
de rassurant
dans le personnage
qu'elle joue
et qu'on lui fait jouer
et en même temps
c'est un enfermement.
Moi je trouve
c'est que vous avez réussi
à produire un récit
hyper sensible, hyper émouvant
sur ce qui a priori
terrorise
tous les enfants
soit
la vie de leurs parents
avant qu'ils ne le deviennent en fait.
Amoureuse de leurs parents.
Bah ouais en l'occurrence
voilà
mais
l'idée vous est venue
comment ?
On va s'attaquer
à cet endroit-là ?
C'était
une nouvelle
je ne sais pas comment
l'idée m'est venue
en tout cas de cette narration
je pense que ça va avoir
avec le désir
chez les femmes
en général
pas nécessairement
comme voilà
50 ans 60 ans
tout ça mais
comment on y accède
comment
on n'est pas du tout
encouragé à y accéder
puis même comment on fait
pour s'autoriser
à y accéder
soi en fait
donc c'est vraiment la question
de
de qu'est-ce qu'on veut
vraiment
et
est-ce qu'on veut
le vouloir aussi
vraiment c'est
C'est vraiment la question
du désir à tous les étages
c'est-à-dire que ce soit
charnel, physique
et des envies de qu'est-ce qu'on fait
de sa vie
à partir d'un certain moment
puisqu'on a l'impression
qu'elle arrive à un âge
où c'est horrible ce que je vais dire
mais en tout cas dans l'inconscient collectif
la vie est derrière
les enfants sont faits en fait
ta mission elle est là
et c'est à ça que tu es assigné
parce qu'elle est quand même assez terrible
comme constat
et du coup ça devient une très jolie histoire
et ce qui est assez
fascinant c'est qu'il y a une espèce
de changement
de personnage principal
dans une narration classique
la personne qui a un secret à raconter
c'est l'enfant
c'est pas la mère
et vous avez tiré ce fil là en fait
mais la fille elle
plus une petite fille
c'est plus vraiment une fille
une mère c'est deux adultes
deux femmes qui se parlent
et qui l'une va aider l'autre
à se confier
puisqu'il y a aussi ça
il faut aussi faire ce chemin vers elle
et que
elle est la bonne oreille
on voit d'ailleurs dans l'histoire
qu'il n'y a pas que des bonnes oreilles
parce qu'elle a plusieurs enfants
et il y en a plusieurs qui n'écoutent pas
et puis
des garçons
pardon
je l'ai pas dit
pas de généralité
il est un peu quand même
et que c'est surtout
voilà deux femmes qui se retrouvent
qui se parlent
et effectivement
ça dépasse la
la maman
qui écoute l'histoire de sa petite fille
et c'est
ou l'inverse
sur la question de la représentation
de ce personnage d'Hélène
on sait à quoi ressemble
dans la vie de tous les jours
une femme qui a cet âge là
on les voit assez peu dans les fictions
donc comment est-ce que toi
t'as abordé cette chose là
comme tu le disais très bien en introduction
on les voit globalement assez peu tout court
que ce soit bien représenté ou pas
mais c'est vrai qu'il fallait s'attacher
à ce qu'elle ressemble vraiment
à une vraie personne
oui physiquement
notamment physiquement
bien sûr
pour qu'on puisse y croire 3 secondes
et se projeter un petit peu
en fait le
le personnage dans la façon dont il est dessiné
dans une bande dessinée
je trouve en tout cas
l'intérêt c'est surtout qu'il serve son personnage
ce que ça donne visuellement
est assez peu important finalement
il faut qu'il serve
ce qu'on avait envie de dire d'elle
dans sa gestuelle
dans sa façon de soutenir
et même son choix de lunette
en fait doit dire quelque chose d'elle
et son choix de vêtements
à quel point elle met des vêtements pratiques
ou pas
et dans son corps
et bien oui son corps
il doit dire les années qui sont passées avant
effectivement le fait d'avoir eu des enfants
ou pas
et je me suis plutôt posé la question
dans ces termes-là
aussi bien pour Helene
que pour les autres personnages féminins de l'histoire
parce qu'il y en a 3 en gros
sa fille donc et puis
un autre personnage de surface
et pour les 3 je me disais
il faut que ça dise quelque chose
et pas seulement que ce soit chouette à regarder
ça je pense que c'est vraiment le pire argument
mais ni ça ça peut être un peu un plaisir
une coquetterie agréable à dessiner
parce qu'il y a aussi ça
c'est que quand on dessine un personnage pendant
5 000 cases
on peut avoir un peu d'éthique aussi
de j'aime bien dessiner comme ça
j'aime bien
et donc se dire reste dans le personnage
il y a un travail assez remarquable
sur la posture je trouve
qui en dit long à chaque endroit
et sur chaque personnage la manière dont ils se tiennent
et qui font de fait varier le personnage
en fonction des époques, des endroits
et de soit quoi elles sont en train de penser en fait
Ben oui et puis d'autant qu'il faut aussi
que ça sorte pas du personnage
comme un personnage qui aurait une voix
qui n'est pas la bonne, on y croit plus trop
et je pense que la posture elle peut dire plein de choses
sans mot
par exemple le personnage d'Helen qui est effectivement
un peu tassé, un peu vouté, un peu armée de son pull
c'est vraiment quelqu'un qui dit tout le temps
c'est un gander, pour moi elle est cette personne
mais
à un moment elle part tout seul dans la forêt
et là elle se tient droite
elle saute comme un petit cabri par-dessus des bûches
et en fait le fait de changer de posture
elle n'est plus la même personne
un peu comme tu sais
il y avait des photographes qui faisaient ça
qui demandent à des gens de penser
à une chose et à une autre
et le fait d'animer de l'intérieur
ton visage avec quelque chose qui te donne
de la force, ça change complètement ta tête
et je m'étais dit que c'était un peu ça aussi pour elle
c'est que le fait d'avoir des moments
de force, de certitude
je ne sais pas dire d'insouciance
mais en tout cas le moment où elle se détache
des choses qu'on lui balance sur les épaules
tout le temps
ça va la changer physiquement
et mon défi était que ça se ressente
visuellement aussi
on poursuit la conversation dans un instant
on écoute juste avant le premier choix
de Pénélope, je te montre du doigt les gens ne le voit pas
je te montre du stylo pour être tout à fait précise
Yoa contre coeur rapidement pourquoi elle
parce que j'adore Yoa
parce que j'ai découvert
quand j'étais
jury dans un prix
et du coup j'ai dû écouter ce qu'elle avait fait
et j'étais passée à côté complètement
et je trouve qu'elle a évidemment
une sensibilité, une musicalité
qui est superbe mais surtout je la trouve incroyable sur scène
j'ai envie de vraiment les gens qui
pensent qu'ils l'aiment bien mais qui sont pas sûrs
à aller vérifier et sur scène ils vont en ressortir
en se disant qu'ils l'adore
le score sur Radio Nova
Missy Elliott-Smettenmann
sur Nova avec Bring the Pain
et toujours en compagnie de Pénélope Bajou et Lola Lafon
venu nous parler de la nuit retrouvée par eux
chez Gallimard, je fais part de mon enthousiasme
je vais le refaire à chaque fois
vraiment c'est formidable et oui j'ai pleuré en fait
mais non mais sérieusement
je trouve que c'est une histoire extrêmement émouvante
dont je disais à Horton qu'il était parfois compliqué
de parler parce qu'il ferait rien spoiler
parce que l'histoire est vraiment extrêmement belle
je voudrais qu'on parle du lieu
qui se déroule en l'occurrence
la Forêt, la Côte Basque
c'est un lieu qui n'est absolument pas anodin
et qui pour le coup je l'ai fréquenté
à une lumière hyper particulière
que tu as vraiment réussi à hyper bien restituer
merci, peut-être parce que je l'ai fait avec les yeux du coeur
car c'est moi aussi une région que j'aime énormément
dont ma famille est partiellement originaire
et bien j'ai su aller figure-toi
pour noter cette lumière là
justement et pas me foirer
sur la lumière, sur les pains
sur l'océan, sur les maisons
les maisons, sur les routes
sur les portails
je voulais vraiment être sûre qu'on y soit
que ce soit un hommage vraiment précis à ça
et à la végétation
aux Ortoncias
je fais un petit pot pourri de
ce que j'ai vu quand je suis allée faire ma repérage
et de plein de choses plus sensorielles d'enfance
même dans la maison dans laquelle se passe l'histoire
quel pierre par terre
je voulais que ça évoque des choses
et je voulais presque que les gens de ma famille
qui allaient le voir
m'envoient des photos et me disent
ça c'est ici
mais surtout pour Hélène le personnage principal
cette forêt là n'est pas du tout un lieu effrayant
c'est le lieu de toutes les libertés
tu le disais et c'est une femme qui est plutôt assiste assez
et qui d'un seul coup se transforme
quand elle est seule en forêt avec son chien
qui est vraiment l'endroit de toutes les libertés
oui, parce que je pense qu'on a
toutes des lieux comme ça
dans lesquels on se reconstitue
et dans lesquels on a plus d'âge
elle est un peu adolescente, un peu adulte
c'est un petit peu quand même
l'éloignement des contraintes familiales
il suffit qu'elle s'éloigne de quelques mètres
en réalité
tout d'un coup elle referme la porte
et tout d'un coup elle redevient Hélène
et pas maman
et pas ma mounette
et elle a ce truc aussi
je pense de sa relation avec son chien
qui a à la fois une relation de silence
et de partage
en tout cas c'est comme ça qu'on se l'imagine
les relations qu'on a avec
les chiens
et elle vraiment c'est vrai que la forêt pour elle
elle a cette alandre
on parlait Pénélope, la magnande elle marche
moi j'aime beaucoup les planches
de ces promenades en forêt
surtout que dans le présent
parce qu'il y a deux niveaux de narration, il y a des flashbacks
il y a des retours sur l'enfance des enfants
la forêt, le seul endroit où Hélène est en mouvement
parce que pour ce qui est du mouvement
il y a l'entrée de la bande dessinée où il y a la préparation du repas
où là il y a une forme d'agitation
quand on retourne dans le passé
seul avec trois enfants
on imagine bien le tumulte et le mouvement qu'il y a aussi
mais sinon en dehors de la forêt dans le présent
elle est relativement statique
et je trouve que ça raconte aussi quelque chose du personnage
les endroits où elle est en mouvement
et elle est seule
et elle est seule et elle est en contrôle
elle avance dans le noir mais elle sait où elle marche
elle sait où elle va, quand elle est dans le passé
ça on racontait tout
elle sait aussi très bien où elle va
elle avance bien en tête dans la forêt dans le noir
elle a se fait griffer les mollets
par des aiguilles de pain
mais ça avance je rappelle qu'elle traverse la forêt
en talon quand même et en jupe
et il y avait
moi je voulais vraiment qu'elle ait cette détermination
dans sa marche dans la forêt
elle n'est pas en train de dérer
mais cette famille est assez étonnante
à regarder fonctionner, il y a effectivement un mélange de tumulte
comme je le disais parce que ça s'agit
et puis bon, pas revenir sur la charge mentale
que constituent trois enfants tout seul
mais il y a aussi énormément de douceur
et je trouve que même dans le trait
dans la manière dont vous l'amenez
dans la manière dont c'est dessiné, il y a ça
il y a ce mélange de mouvement
parfois proche de l'enfer
et d'extrême douceur entre eux
ce rapport amour haine
mais ce qui est pas non plus
forcément ce qu'on montre de la famille
c'est pas une représentation classique de la famille
pour le coup
j'aimais bien moi l'agitation chaotique chaleureuse
et ça allait avec la tomate rouge et le bois
je me disais il fait chaud
ça sent bon, ils sont contents d'être là
ils se soule
mais pour ce qui est du moment où les enfants sont petits
je voulais me montrer
quelque chose de pas caricatural dans la façon dont
elles se comportent avec ses propres enfants
c'est à dire qu'elles passent longtemps à alterner
entre j'en peux plus, il faut qu'ils aillent se coucher
et à la seconde où ils dorment ils me manquent
et donc je voulais qu'il y ait à la fois
des trucs très, comment dire
du très machinale
finissez vos babibels
et dégagez
et en même temps qu'il y ait des moments où elles leur sentent les cheveux
ou quand elles voient leurs chaussures dans le hall
ça lui brise le coeur
il y a une question que je vais adresser directement à Lola
il y a une vraie place pour les silences
dans cette bande dessinée
alors quand on est autrice, comment est-ce qu'on s'en accomode ?
je pense que quand on est autrice
on aime les silences
je pense que le roman
c'est vraiment la place
où l'écriture peut créer
quelque chose qui est pas
justement qui est pas de l'ordre
de comment dire
c'est un silence habité en général
quand on écrit aussi
c'est un espace
pour moi l'écriture
donc c'est un espace dans lequel il y a
parfois des silences
parfois il y a un chaos
il y a des interrogations, il y a des questions
beaucoup chez Hélène
donc elles sont pas
ces interrogations elles sont pas forcément
il y a pas, elle se demande assis
mais je trouve que justement dans la bande dessinée
on voit bien
comme chez tout le monde
d'ailleurs elle a une vie intérieure
qui est pas si affirmée
qui est pleine de...
c'est quelqu'un qui termine pas ses phrases
souvent et voilà c'est quelqu'un
qui est un petit peu 3 petits points de suspension
elle est pas quelqu'un qui va asséner
des choses et donc même pour sa vie
à elle il y a plein de petits points de suspension
je ne spoil pas
je me permets juste d'ajouter
que parmi les éléments extrêmement romanesques
de ce récit alors parce que moi je trouve
ce sport extrêmement romanesque, il y a une représentation
du surf qui est assez formidable
c'est justement comme élément de romanesque
que le surf vous intéressez toutes les deux
alors...
oui moi je trouve qu'il y a... je trouve que c'est la raison
il y a beaucoup de romanesses dans la mesure où
c'est beaucoup d'attente, beaucoup de solitude
parce que tu dois trouver la bonne vague
tu peux pas prendre le pouvoir
tu es obligé de te soumettre à quelque chose
qui est l'océan plus grand que toi
bon ça paraît un peu cliché de le dire mais c'est quand même
ça tu dois attendre et puis
tu dois faire le mieux avec ce que t'as
c'est ça qui se passe en surf
et que j'adore et puis c'est aussi un face à face
avec
la peur aussi et ce que t'en fais
et elle
au début on entend beaucoup parler de ses
peurs à l'aine mais
parfois la peur c'est pas mal aussi
ça permet de réfléchir à ce qu'il y a devant
c'est pas forcément un truc complètement
paralysant tant que c'est pas paralysant
c'est intéressant
à la question que je vous posais en tout début
d'interview est-ce que ça existe des gens
sans histoire ?
non mais c'est
c'est vraiment ce profil
c'est la femme dont on dirait qu'elle n'a pas d'histoire
parce qu'on ne s'y intéresse pas
pas plutôt c'est ça parce qu'on ne s'y intéresse pas
et d'ailleurs ce qu'elle raconte à sa fille
elle lui raconte pas
qui a tué Kennedy quoi c'est ce qu'elle lui raconte
et quand même quelque chose
à l'aune de plein de choses qu'il y aurait pu arriver dans sa vie
on pourrait se dire
sans plus mais pour elle c'est énorme
pour elle c'est vraiment un pavé dans la marque
donc peut-être que le sens d'histoire
c'est plutôt
avec les lunettes de qui on le juge de ça
on continue de parler d'histoire
extrêmement féminine dans un instant
on écoutera aussi Björk
et ce sera juste après la pub
le score
sur Radio Nova
toujours en compagnie de Penelope Baggio et Lola Lafon
Lola Lafon qui a donc choisi ce titre
de Björk vinaise as a boy
et tu m'as dit y'a Björk je peux pas
ne pas choisir Björk
oui parce que vraiment Björk ça a été un sacré bouleversement
dans la musique que j'écoutais
et ça a été comme Bowie
pour moi c'est-à-dire que de ces musiques
que j'ai pas aimé tout de suite parce que justement
c'est la force de Björk ou la force de Bowie
ou de plein d'autres gens maintenant
mais c'est quelqu'un qui brise
tout ce qu'elle veut
qui reconstruit autrement
qui semble n'avoir peur de rien pour le coup
et donc
tous les gens qui sont un peu en avance
c'est une sorte d'inconfort au début
en tout cas moi je m'en rappelle quand je l'écoutais la première fois
je t'étais là je sais pas
ça ne te caresse pas tout de suite
et donc je trouve ça
c'est une grande
la musique n'est pas obligée de faire des câlins donc
c'est fou qu'on n'ait jamais parlé de ça
parce que quand tu as dit et cette chanson
elle était choisie par Lola j'ai eu bugain
parce que j'étais sûre que moi j'avais choisi
c'est fou qu'on n'ait jamais parlé de notre passion
pour Björk
vraiment pour moi c'est l'une des plus grandes artistes
toutes catégories confondues
dont je suis à contemporaine
mais de tout une direction artistique
intégrée dans tout
puis quand tu remontes même à ce qu'elle faisait avec les chougarkyou
même à dos c'était déjà un génie
de l'intelligence de la musique, de la mise en scène
qu'elle sera jamais ringarde
elle aura toujours un temps d'avance
et elle ouvre tellement la porte
de
je trouve particulièrement, pardon
aujourd'hui je pense que c'est plus facile
d'être Björk aujourd'hui
de l'avoir été dans les années 90
où elle disait non non moi je suis pas
tout ce qu'on attend d'une chanteuse
et j'ai l'impression que maintenant
c'est un peu comme les prénoms, avoir un prénom original
il y a 30 ans c'était vraiment chaud
aujourd'hui c'est au quête où on a ordonné prénom
et je pense que Björk c'est un peu pareil
elle était particulière à une époque où il était plutôt de bon ton
il y avait quelques chanteuses qu'on valorisait
parce qu'elle était atypique mais elle c'était vraiment
c'était même plus atypique c'est qu'elle avait l'air
et elle faisait des opéas, elle faisait
même dans ses choix de cinéma, enfin tout était fou
ses clips étaient quand même
elle a accepté
parce que c'est pas elle qui faisait ses clips mais elle a accepté d'être dans des clips
avec des visions de gens qui étaient quand même assez particulières
ouais ouais et puis même
dont Bondry entre autres
et à chaque fois les gens
disaient ah bon et après ça devenait cool
après elle ce qu'elle avait fait était cool
ouais c'est ça et puis elle a vraiment ce truc
aussi je me souviens en fait
on a tellement peu dit
à l'époque c'était elle qui produisait
et donc ça veut dire
des choix d'arrangements
des choix de
voilà tous les choix comme tu dis
artistiques autour c'est ces choix
à elle et c'est une vision
c'est une visionnaire
il y a des trucs que je comprends maintenant c'est fou
ouais quand je dirais écho je me dis ben oui
mais bien sûr
mais est-ce que vous avez l'impression
parce que moi j'ai le souvenir que quand elle a déboulé dans le paysage musical
d'être dans le même flow
avec les gens qui ont parlé avec une forme
de méfiance hyper circonspecte
avec le truc de on n'a jamais vu ça
il y a un truc qui va pas
il y avait qu'un truc un peu effrayant
parce que tout le monde y allait de ce truc là
c'est à dire qu'elle ne pouvait pas être libre
créative tout simplement il fallait l'étiqueter
il y a un truc
je pense qu'il y a beaucoup à voir
avec l'image des femmes et de la folie
on était vraiment là dedans
je me rappelle qu'elle avait
elle s'était très justement
comme ça elle s'était tout de suite
c'est comme britney en fait
elle pète un plomb
il y avait beaucoup à voir
on se défend en fait
force à dire et ben non c'est ça ma limite
évidemment je suis pas folle
je sais ce que je veux je le dis
je joue pas le jeu
non non les intrusions non désirées
n'étaient pas atollérées
c'est tout à fait ok
mais c'est rigolo parce que c'est une conversation qu'on a déjà eu
je crois séparément
je ne te confirme pas une certaine image
tu es folle
et heureusement les choses ont
tu dénonces en plus des choses
je souviens ta blague que tu étais en train de faire
les choses ont vraiment changé
ça fait plaisir
quoi qui a dit quoi
quelqu'un dit quoi que ce soit non je ne crois pas
je vous ai prévu de plein de petits extraits
mais en fait ce que je veux faire c'est que comme on a parlé de Björk
et que ça le méritait bien je vais attendre un petit peu
ou alors on va le faire en deux fois si ça vous va
parce que je suis tombée sur cette info que je t'ai vu relayer
donc j'en profite vraiment
en 2024 seul 24,2%
des réalisations françaises ont été signées
par des femmes
soit le plus bas niveau depuis
2019 je me suis dit que vu la conversation
qu'on mène depuis le début de l'émission c'était l'endroit pour en parler
donc je ne peux que vous
engager vous qui nous écoutez aller voir par exemple
vie privée de Rebekaj Lotowski
d'aller voir Nino de Pauline Lockez
d'aller voir le film d'Avzia Erzy la petite dernière
le film Dénia Barou on ira
il y a énormément de réalisatrices hyper talentueuses
évidemment c'est pas celle dont on parle le plus
et c'est fort dommageable et je me suis rendu compte
que dans vos références
chacune il y a pas mal
de réalisatrices sur les œuvres de fiction
j'en ai choisi quelques-unes par extraits
et chacune devrait identifier celle qui lui est
destinée peut-être m'en dire un mot si ça vous va
allez c'est parti
du fait
qui l'a ?
une pénélope la réaliser en plus
Wayne's World pénélope sphéris
je sais pas si Lola partage cet engouement
mais t'en as beaucoup parlé pénélope
oui je peux finir
c'est le premier film que j'ai vu au cinéma par an
Wayne's World ? pas mal
on avait fait une sortie ciné j'avais 10 ans et demi
et on a fait ouais on va voir Wayne's World
parce que ça a l'air cool
bien sûr c'est très tardivement
j'ai compris que c'était le film d'une femme
parce que c'était tellement cool que ça ne pouvait pas
être une femme qu'il avait fait
c'était cool ça parlait de musique et c'était des blagues
alors ça pouvait être qu'un mec
ben oui
mais oui j'adore Wayne's World
bien sûr c'est un enchaînement
de choses qui sont
des références
tout le temps avec les gens qui me sont proches
et j'adore la BO de Wayne's World aussi
t'as eu une compréhension
immédiate du film quand tu l'as vu
j'ai eu l'impression de voir des gens que je connaissais
mais ouais
de voir des gens qui
qui aiment vraiment la musique très très très fort
et qui sont
un peu en dehors
du cadre
les gens qui sont pas invités à des fêtes
et qui du coup font leurs propres fêtes
et au final leurs fêtes à eux sont beaucoup plus cool
j'ai eu l'impression de voir ça
j'ai eu l'obsphérice
je me permets de recommander également de decline
de Western Civilisation
en trois parties documentaires
on en avait parlé avec Thomas VDB
qui peut vous faire des heures là-dessus
passionnant
extrais suivant
je me détruis la série de
Michaëlla Cole
je ne sais jamais comment le prononce
j'espère ne pas écorcher son nom
et c'est une série que je t'ai vu beaucoup
citer Lola
mais qu'elle génie encore
elle vraiment
gros gros chocs quand je l'ai vu
tant comme actrice que comme réalisatrice
sa forme
parce que moi je ne
c'est pas toujours le sujet
pour moi dans une série
ou dans un roman qui me
transporte
c'est le mélange
à la façon dont c'est dit
la façon dont c'est raconté les choix narratifs
et là pour le coup
c'est vraiment dingue
on a l'impression au début
franchement le premier quart d'heure j'étais là
c'est pas du tout pour moi
c'est pour des gens qui ont eu 20 ans d'années
et tout d'un coup
elle a le génie justement
de te retourner
sur le terrain
justement je sais pas s'il faut tout dire
c'est une série sur le consentement
les consentements parce qu'elle va vraiment
réussir à parler de tout
sans que ça soit un catalogue
elle est phénoménale
comme actrice son visage
il est plastique
et elle a toutes les expressions
j'attends être très grande impatience
tout ce qu'elle fera
extrait suivant
je n'ai pris que des films de réalisatrice
Amy and Curling
Clouless
c'est pour toi Penelope
je l'ai l'air de plus soyez également
mais qui n'aime pas Clouless
oui
des gens qu'on ne fréquente pas
à priori
il faut montrer Clouless
oui bien sûr
c'est la première
à l'époque dans ma tête c'était pas un genre
c'était un teen movie
avec un propos
vraiment
particulier
il y avait tout le vernis qu'il fallait
pour que ça appatte les jeunes personnes
parce qu'il y avait une super béo
des super blagues et des super fringues
mais le sujet de fond
de casser le stéréotype de cette fille
qui est
forcément superficielle et bête
et qui forcément ne s'intéresse à rien
puisqu'elle est mignonne et populaire
et en fait évidemment
donc non et c'est
plus profond que ça
et elle est surprenante et le casting
rétrospectivement était quand même assez incroyable
pour l'époque
et j'adore ce film
j'ai vu qu'il était monté en comédie musicale
à Londres
alors c'est un fou de
j'irais pas ou un fou de vraiment j'hésite
à prendre le restreil à partir maintenant
peut-être que je serais déçu mais je pense que non
extrait suivant
alors je triche un peu par cet
un couple
en l'occurrence Michel et Robert King
là c'est un extrait de The Good Wife
et Lola je crois que t'es passionné
par le revue au commun
alors je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan
je suis tellement fan de ce couple
de show runner
alors ça c'est encore une fois hyper intéressant
parce que The Good Wife
The Good Fight
j'ai eu l'impression qu'ils étaient
en direct de ce qu'il se passe
aux Etats-Unis ils arrivent à intégrer
vraiment tous les événements politiques
et à en faire quelque chose
de complètement digérer
à la fois ils ont le timing
des comédies vraiment
des vols des années
vraiment 30-40 c'est vraiment fascinant
sous un vernis
qui semble assez classique
et ça n'est pas du tout
parce que dans The Good Fight
il y a par exemple toutes ces petites intros
complètement délirantes
surtout depuis qu'il y a Trump en fait
des petites comédies musicales
des trucs complètement fou
remarquables quoi j'adore
et The Good Wife c'était
je me souviens quand c'est arrivé
le procédural
ça va être un truc extrêmement classique
déjà l'héroïne, son âge
sa situation
c'est des heures à essayer de rentrer dans des jupes furos
vraiment ça n'a jamais marché mais elle voulait refaire du droit
c'est fantastique
dernier extrait
salut
ça va ?
salut
je peux m'assoir une seconde ?
bah c'est dire on parle là
ah bah je vous dérange pas
et donc tu n'es jamais venu m'écouter toi
moi je n'ai jamais venu t'écouter
tu rêves quoi
non je n'ai jamais venu justement
je n'ai jamais venu parce que je n'ai pas pu
et voilà j'ai pas eu le temps
j'ai raté un truc ou quoi
Mina Tananbaum
de Martin Dugoson
encore une femme réalisatrice
c'est fou mais merci Charly
c'est vrai ?
Mina Tananbaum je l'ai vu il est passé
je l'ai pas vu au cinéma mais je l'ai vu sur canal
4e
et je ne sais pas parfois ça m'arrive j'ai des obsessions
et j'ai passé mon année de 4e
elle regardait tous les jours
et j'avais une meilleure copine qui était
dans le même état que moi et donc on faisait
des repérage dans Paris pour retrouver tous les endroits
où elle était tournée toutes les scènes
et j'ai commencé à peindre à l'huile
à cette époque là j'ai rien chevalé
et j'ai commencé à faire des peintures à l'huile
qui étaient des extraits de Mina Tananbaum
j'ai fait ça aussi pendant des mois
et il faut savoir que j'ai fini
à l'occasion d'un dîner
je l'ai raconté à Romaine Boringé
et elle m'a dit
oui oui il y a vraiment beaucoup de femmes
de notre génération qui sont
passionnées par Mina Tananbaum
il faut que tu saches que vraiment c'était le film
d'adolescence des filles
enfin vraiment on a toutes pété un câble
avec ce film je ne sais pas pourquoi
Lola aussi donc
moi je trouve ça tellement génial qu'on n'avait jamais parlé
je peux te le réciter en entier si t'as besoin
c'est fou
que pénélope
mais vraiment je me souviens
j'avais aussi une grande grande amie
au lycée et je l'ai rappelé
après avoir vu le film tellement j'étais bouleversée
parce que j'avais l'impression que c'était nous
et euh
ouais ouais c'est un film
faut que je le revoie
là d'entendre la...
en conclusion est-ce que je peux dire
vous voyez des films de réalisatrice
il y a un manque
réalisatrice
un film qui je me suis dit elle va me le passer
c'est point break
non je n'ai pas mis Catherine Bigelow
étonnamment mais oui c'est vrai que avec le surf
j'aurais dû aller vraiment à l'agrément
parce que je le connais par coeur
c'est vrai mais l'amour du surf est venu de ce film
non j'avais un bout avant
mais c'est un peu concomitant quand même
et je connais la version française aussi
je l'avais beaucoup avec des amis
c'est venu aussi d'une passion
de Patrick Sosé je pense qu'on peut le dire Lola
non c'est qu'il y a Nourrice
Patrick Sosé c'était peut-être pour la danse
pour le coup
bien sûr
énormément de révélations
dans cette émission
on poursuit en musique
c'est le choix de Penelope
je ne sais pas dire les chiffres en anglais
il y allait vraiment comme ça brand 23 000
j'ai toujours dit brand 23 000
mais merci de m'avoir donné la solution
pourquoi ce drinking in LA
quel capsultant cet album
pour moi c'est vraiment ma vie devant MTV
c'est l'époque
j'adore brand van
j'adore tout ce qu'ils font
cet album il est fou c'est vraiment un ovni
je ne veux pas parler au début des chansons comme faisaient les animateurs radio
avant
écoutez je te déteste
tu parlera juste après
avec Charline Roux
Penelope Bagius étant refusée
à faire l'animateur des années 80
qui prend l'intro en entier
enregistrer sur une cassette vous ne pouvez pas
vous avez vu que ça
c'est un gros souvenir
j'ai réussi à chaper le offspring
et à la fin le étudier
et vous aurez à gagner jusqu'à 14h
je m'en fous
et donc brand 23 000
on peut reprendre cette conversation
capsule temporelle
parce que pareil je pense que c'est une époque
où la porte d'entrée était l'équipe
quand l'équipe était super
j'allais à la finac écouter l'album
sur le petit truc avec le casque
quand c'était des singles
je fais un gros coming out
parfois je les volais à la finac
j'espère que la finac qui m'entend m'a pardonné
quel format c'est des deux titres
ou cassette de titre
moi j'ai acheté des cassettes de titre
moi aussi j'en ai eu
ça a pas duré très longtemps la cassette de titre
je crois que j'ai dû acheter
I love your smile en cassette de titre
moi j'avais des crash test de mise
bien sûr évidemment
très traumatisé par ce clip également
il y a des clips d'ailleurs qui vous ont
durablement marqué
des trucs qui au-delà de la capsule temporelle
sont des espèces de trauma
pas trauma mais tu vois par exemple
quand on parait de Cloulesse tout à l'heure
je me souviens qu'un des éléments de hype de Cloulesse
c'était qu'il y avait Alicia Silverstone dedans
et que la raison pour laquelle c'était parce que c'était la meuf
des clips d'ailleurs au Smith et comme c'était les meilleures clips
c'était lui donner une espèce de... c'est fou
je pense que déjà les clips je sais pas
qu'elle pense qu'elle existe encore aujourd'hui mais je crois que c'est plus trop le truc
mais t'imagines une fille qui juste a fait des clips
et du coup tout le monde l'aime pour ça
est-ce que c'était elle dans le clip d'Aero Smith ou
Leaf Tyler qui faisait coucou un mec
elle fugait toutes les deux
et en fait elle se jetait du toit
et donc le mec était terrorisé et en fait elle était accrochée
à une... je fais énormément de memes
qui vraiment en radio ne sert strictement
rien
oui ben non mais pareil quelques traumas de clips
je ne voulais pas vous lancer sur Milaine Farber maintenant
mais oui whatever
très très peur des clips de Milaine Farber
et le clip de pourvu qu'elle soit douce moi je l'ai vu quand j'étais petite
le fouet et tout, terrible
ça me plonge pas en radio mais
Adieu Tristana, trauma intégrale
voilà je suis venu de nulle part
j'ai perdu le fil vraiment très clairement
mais ce n'est pas grave
donc l'aventure
je le disais en démission est quasiment
finie sur la nuit retrouvée
est-ce que vous êtes déjà
mise l'une et l'autre
ou peut-être collectivement sur d'autres dossiers
je le dis façon un peu
Elise Lucé en découpant bien les...
tu sais on l'a finie en juin
oui je sais, on s'était vus à ce moment là
j'étais en plateforme
mais donc ensemble ou séparément
ah non c'est parément
ça y est c'est fini
moi je vous voyais comme la team Rocket
c'était avec un chat au milieu
non
moi je trouve que c'est plus facile
de faire la promotion d'un album
quand tu es en train de travailler sur quelque chose en même temps
parce que sinon plus les jours passent
et où tu dis bon ben ça se termine
c'est sûr de démarrer un truc pendant une promo
moi j'adore avoir
tu vois c'est comme démarrer un bouquin
le soir quand tu sens que tu es fatiguée mais tu me dis
mais comme ça je l'ai commencé
donc même si je suis demain je reprendrai pas de zéro
à lire je veux dire et commencer un bouquin
et ben là c'est un peu pareil
j'avais eu la présence d'esprit de commencer
à travailler sur un truc septembre octobre
comme ça quand la promo a commencé
j'étais pas à vivre que de ça
et là c'est pareil
oui mais j'y arrive jamais d'habitude quand je sors un roman
j'y arrive jamais de faire une promo
pendant que j'ai écrit autre chose
mais là un petit peu par hasard
avec les voilà le hasard
je termine une pièce de théâtre
qui jouera au rond-point
à l'automne prochain
maintenant
est-ce que vous avez réussi
à identifier l'une comme l'autre
je parlais vraiment dans les termes
la naissance d'une idée en fait
ce qui vous déclenche l'une et l'autre
mais j'adorerai je sais pas du tout
je pense que c'est vraiment une implication
plein de choses
clairement y a être à l'affût
de ce qui se passe c'est-à-dire que
je pense qu'il y a des moments par exemple
je suis un petit peu tendu sur le sujet
je veux dire j'écrirai plus jamais
ce qui m'arrive quand même très très très fréquemment
et du coup je ne vois pas
que j'ai des idées et qu'il faut être dans une sorte de
c'est mon moment pilate
c'est-à-dire qu'il faut être vraiment détendu
mais en même temps bien gêné
pour repérer
que quelque chose est passé plusieurs fois
moi c'est la répétition de l'idée c'est l'obsession
qui me dit que j'ai quelque chose
et savoir s'écouter de fait
et savoir noter quoi qu'il arrive
et toi Pianélo ?
l'obsession de toute façon
tout part toujours des obsessions
et au bout d'un moment après avoir saoulé toute la terre
autour de toi tu dis pourquoi ne pas saouler la terre
avec un livre
il faut aller au bout de la démarche
et quand l'idée tire le coup longtemps
aussi parce que des idées j'en ai vraiment plein
mais souvent elles sont moyennes
et celle qui tient longtemps
ça veut pas dire qu'elle est meilleure
mais ça veut dire qu'elle risque
de continuer à m'habiter assez longtemps
pour faire un livre avec
donc si je continue à saouler tout le monde
au bout d'un an avec un sujet
c'est qu'il y a peut-être un truc
et par rapport au pilate
ben moi il y a des choses
bon c'est normal je pense que c'est vraiment chimique
c'est des endorphines mais
quand j'ai une idée mais qu'elle est encore un peu
je vais pas faire des gestes parce qu'on a la radio
mais elle est encore un peu banquale
trébuchante, hésitante, pas claire
elle est courir dessus
libération de l'endorphine
qui fait que tout d'un coup tout est plus clair
et tout est simple
et que souvent pendant que je cours
je suis vraiment en train de penser
et en milieu je me dis
mais oui bien sûr
et bien sûr
et à la fin ça a un tout petit peu dénoué
le truc quand même
je pense que ça peut être
n'importe quelle activité
finalement solitaire, un peu contemplative
mais la laisser rouler longtemps
l'idée pour qu'elle finisse par prendre forme
bien bien bien et un truc que je sais
qu'on partage
par rapport à tenir une idée
c'est qu'il y a un moment
où tu peux pas expliquer pourquoi mais tu sais que c'est la bonne
tu t'y mets et tu fais
et tu as une excitation qui fait que tu dis
c'est bon, on y est c'est la bonne
elle est claire dans ta tête
ça veut pas dire que tu vas pas changer d'avis
encore mille fois mais
elle a une odeur particulière je trouve
c'est celle qui va faire ton livre
et toutes les autres autour on l'air nul
ça y est c'est le boulevard est tracé
moi je n'ai pas de tafait de boulevard quand même
je doute énormément
mais par exemple regarde pour la nuit retrouvée
on a eu un boulevard
j'ai pas, bien on a fait
c'est le boulevard
dans un instant je vous interroge
sur vos souvenirs musicaux
on a parlé vraiment de la musique
comme de borne temporelle ça va être le moment de le prouver
on écoutera aussi Blur avec Girls and Boys
et tout ça ce sera juste après la pub
Blur sur Nova Girls and Boys
le choix de l'eau la la fond
également ce studio en compagnie de Penelope Bagieu
qui hoche la tête donc j'imagine que ça devient
un choix commun
non mais c'est intéressant aussi
c'est très intéressant toutes ces choix
parce que tu valides ou
parce que je validais vu un million de fois
mais encore une fois
Damon Albarn le type qui surgit
toujours là on l'attend pas
c'est vraiment ce que j'adore
le moment où il va faire
le moment où il va faire un opéra
mais pas non plus le type qui passe d'un truc à l'autre
c'est pas ça
il intègre toutes les formes
pour faire ce qu'il sait faire
et ça moi c'est ce que j'adore
il est grand temps de passer
aux questionnaires musicals du score
la règle reste la même il faut répondre du tac au tac
vous ne serez pas jugés sur vos réponses
si un peu quand même
on est là pour juger
alors c'est parti
quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfance
ou en tout cas la vôtre
pour Penelope Lola
alors c'est difficile parce que
j'habitais pas en France
et que donc rien de français
donc
je sèche un peu
parce que
si on parle de chansons françaises
c'est ce que j'ai découvert
de la France quand j'y venais
j'étais toujours très décalée
je rechange d'avis c'est blondi
parce que ça c'était vraiment quand je suis arrivée en France
c'est ce que j'ai découvert
et j'habitais en Roumanie
et blondi a été
un très grand amour
la chanson de votre adolescence
j'ai remis de Pearl Jam
je pense que si j'avais des stats pour le prouver
c'est la chanson que j'ai écouté le plus
ok Lola
je pense que c'est
Bowie dans
son entiartier parce que j'avais vraiment l'impression
que j'étais un peu
bizarre enfin j'étais
très étrange
soulmate
et je me disais
lui seul peut me comprendre
comme plein de gens
le titre qui vous propulse immédiatement sur la piste de danse
il y en a plein
là j'hésite
parce que j'ai plein de trucs vraiment vraiment
pas top qui me viennent à l'esprit
mais je vais dire quand même
ah ouais alors non
un truc que j'ai découvert
et je savais pas son nom c'est un truc d'année 70
j'adore le début du disco
et c'est hotshot
Karen Young et c'est vraiment
j'adore il y a les claps
mais on le passe rarement
ok beaucoup moins charitable
le titre qui vous fait sortir de la piste de danse
facile
j'ai honte
il y a pas de soucis
la compagnie créale
au ball masqué c'est vraiment
danser c'est génial
moi ça me fait arriver j'entends décaler 4 ans
mais tout de suite au ball masqué
j'ai mes playlist de fêtes
ce qui te fait sortir de la piste de danse
si toutefois il y a
il y a pas grand chose qui m'en fait sortir
quand on ferme
c'est quand on dit madame il faut partir
la lumière ménage
des gens qui baillent en souriant
ok et enfin
catégorie pénible la chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête
c'est assez facile aussi
parce que j'essaye de
vraiment c'est terrible
j'ai tellement adoré l'album
on s'est sorti
les derniers jours du disco
c'est la fin
j'essayais vraiment de faire une pause
je pensais que tu parles
qu'on a envie de sortir du crâne
parce qu'on en veut pas
les deux
ça peut être parasitant
quelle que soit la chanson
c'est parce que je le chante
c'est terrible
avec la trompette dissonante
c'était vraiment pas charrétable
mais je vous remercie
toutes les deux d'être passées par le score
je rappelle que la nuit a retrouvé ses parus chez gallimard
c'est absolument formidable
j'annonce que dans un instant
on a rendez vous avec david blow et le nova club
et on se titre
vraiment plus aucun sens
avec le dernier titre
je choisis par pen and hope, je crois timing pala
parce que c'est validé par l'ola
on les go backwards
je sais que tu ne veux pas parler sur les intros
mais comme c'est le dernier mot qu'on va dire maintenant
si tu as un truc
c'est vous bravo
