Jessé : spleen, Taylor Swift & famille

Jessé : spleen, Taylor Swift & famille

Nova le soir • 02/02/2026 • 01:50:00

Dans Nova le soir, à l'occasion de la sortie de son livre "Les bateaux sur les terrasses", Jessé est venu nous faire écouter ses morceaux, parler de spleen, Taylor Swift et de famille.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

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Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le soir.
Bienvenue dans Nova le soir, au programme de ce lundi de la musique.
Choisis par un prime au romancier, mais pas un inconnu pour autant.
C'est habituellement sur scène qu'on le voit, pour messages personnels, son spectacle drôle et intime.
Il se raconte aujourd'hui dans un livre sur la famille et dont le sous-titre est le suivant.
Comment pardonner à ceux qui nous ont aimé de travers.
Lui, c'est Jesser et Montlacroix.
Et comme vous pourrez l'entendre, il est fan d'une artiste promise elle aussi.
Un bel avenir, une certaine telle or swift.
Les parents, les grands-parents, leurs enfants et les Swifties à l'honneur dans Nova le soir.
On parlera de la 68e cérémonie des Grammy dans un instant aussi.
Et pour démarrer, un instant chauvant, puisqu'un français a gagné son premier Grammy pour son remix de Lady Gaga.
On écoute Abra Kadabra-Gezafolstein remix.
Lady Gaga remixée par Gesafolstein-Abra Kadabra primé hier, enfin la nuit dernière, au Grammy Awards.
Et il est temps de passer aux morceaux de Bravo.
Nova le soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonibanan.
Myarcais.
Cantigole.
La BO de Belle Flower.
Frank Zappa, sans hésité.
Les morceaux de Bravo.
Cette cérémonie, parlons-en, elle s'est déroulée donc la nuit dernière.
On n'avait pas pu échapper au triomphe bien mérité de Bad Bunny.
Celui de Kendrick Lamar aussi.
Les récompenses de Billie Eilish, d'Olivia Dean.
Tout ça nous a donné envie de vous demander vos moments préférés des Grammy toutes d'éditions confondues.
Et bien celui-ci date de l'année dernière.
Charlie Axie X qui enflamme la crypto-arena de Los Angeles avec le titre Guess, ça marche.
Alors certains d'entre vous, d'humeur moins charitable,
ont mentionné Taylor Swift qui perd face à Daft Punk
ou l'accident de garde-robe de Janet Jackson en duo avec Justin Timberlake.
Je ne vous félicite pas.
Ça c'est mon côté vieille prof et gris.
En revanche, les mêmes, Daft Punk avec Pharrell Williams, Stevie Wonder, Nile Rodgers sur scène en 2014.
C'est oui.
Categorie surprise.
En 2001, Eminem vient délivrer une performance mémorable sur Stan
et au moment du refrain, en lieu et place de Dido, et basseur Alton John.
Yeah, truly yours, the biggest fan, business dance.
Grand moment, Grammy aussi en 2016 avec la prestation de Kendrick Lamar.
I'm African-American, I'm African, I'm black as the moon.
Heritage of a small village, part of my residence.
Came from the bottom of mankind, my hair is nappy.
You know that it's big, my nose is rounded wide.
You hate me, don't you?
You hate my people, your plan is to terminate my culture.
You know you're evil, I want you to recognize that I'm a proud monkey.
You better last my perception, but cake takes down from it.
And this is more than construction, I mean I might press the button.
So you know my discretion.
Part of my feelings, I know that you feel it.
Step is at my community, making the killing.
You may be a killer.
And that's the patient number real.
Et enfin, place à celui qui a gagné hier entre autres prix, celui de l'album de l'année.
I want to dedicate this award to all the people that had to leave their homeland,
their country to follow their dreams.
Para todas las personas que han perdido un ser querido
et aún así han tenido que seguir hacia adelante
y continuar con mucha fuerza este premio para ustedes.
Gracias por tanto amor, los quiero.
On écoute Bad Bunny, DTMF.
A la última vez de los autos mire y contarte la cosa que nos te conté.
Te parece la mincroche.
Haha.
Y tirarte la foto que nos te tiré.
Et chapeau rote, el linda.
Tengo el pecho pelado, me dio una mata.
El corazón dándo me patá.
Dime, baby, dónde tú estás?
Pa' llegarle con raro.
Yo si son tiro.
Tranquita, perico, mi kilo.
Yo estoy en perre, tranquilo.
Pero debit ir al más foto de cuando te tuve.
Debida el tema peso y abrazo la peso.
Hey, ojalá que los míos nunca se muen.
Huelo todo el día.
Si aún piensa en ti.
Ya le digo que no.
Que me esta día cerquita de ti.
Ya se termina.
Ya se termina.
Hey, que prendan la máquina, pues pasa tu el ser.
Aquí todavía se da cañache.
Que hasta las babies hablo.
Mami, que dulce.
Y habla el mierda hasta que me pulsen.
Soy bien loco.
Te los quiero con cojones, los amo.
Gracias por estar aquí, de verdad.
Para mí es bien importante que est aquí.
Cada uno de ustedes significa mucho para mí.
Así que, vamos para la foto.
Vengan pa' acá, me estás a hacer todo el mundo, todo el corillo, vamos.
Sumba.
Ya ver ni tiene el nene y en la nena.
Ya no estamos pa' la mov y la cadena.
Estamos pa' las cosas que valguen la pena.
Hey, pa' el perreo, la salsa, la bomba y la plana.
Se quíate la mía, como es que suena.
David y Alma.
Tony dans Nova le Soir,
et on se retrouve dans un instant avec Jesse.
Nova le Soir.
Nova le Soir.
C'est Nova le Soir échangé de disques
avec Charline Roux et ses invités.
1, 2, 3, 4.
Le Soir.
Il est jeune, il est drôle, il est beau
et d'après ce que je viens de lire,
il sentirait plus la lavande que le sable chaud.
C'est un choix comme un autre.
Deuxième émission en sa compagnie,
la première était délicieuse
et je sais déjà que celle-ci sera encore mieux
parce qu'il multiplie les activités avec brio
et qu'après son spectacle,
on parle aujourd'hui de son premier roman,
Les bateaux sur la terrasse,
paru chez Robert Lafon.
Un titre qui pourrait vous laisser penser
que monsieur a de drôle d'habitude
pour garder ses yachts, mais non.
C'est une tout autre signification
sur laquelle nous reviendrons.
Et si je sais aussi que cette deuxième venu
sera encore plus chouette que la première,
c'est que la dernière fois,
il y avait une grande absente
dans la programmation musicale,
mais comme maintenant on change de disque,
il pourra tout à fait s'adonner
à sa passion.
Taité, bonjour Jesse.
Bonjour Charline.
D'ailleurs je vais la refaire.
Je vais vous décliner l'identité
en entier maintenant.
Si tu veux.
Pour l'auteur, c'est...
Allez.
Bonjour Jesse Raymond Lacroix.
Bonjour Charline Roux.
C'est un truc bizarre,
ou pas, à entendre ?
Je m'en étais défaite
de mon nom de famille pour la scène
parce que je trouve que Jesse
c'est déjà assez identifiable.
J'ai jamais croisé d'autres Jesse
dans toute ma vie.
Et je crois que là,
pour un livre,
si j'avais juste gardé le prénom,
j'avais l'impression de sortir
un livre pour enfants.
Tu vois, comme s'il y avait un truc
qui n'était pas très sérieux.
Les aventures, oui.
Les aventures des Jesse.
Et du coup, j'ai rajouté
le nom de famille
et aussi, comme c'est un roman
qui traite beaucoup de la famille,
je trouvais que c'était normal
d'y accoler mon nom de famille
vu que je parle de cette famille-là.
Et d'identité, oui.
Oui, exactement.
Comme chaque invité,
tu es venu avec tes disques,
j'ai annoncé,
il y aura du thé lorsqu'il y est.
Mais par temps, tu as vu ?
Non, il y en avait que deux.
Deux.
Enfin, t'es quand même le seul
à m'avoir proposé deux fois
la même artiste.
J'aurais fait plus.
Oui, je sais.
Mais deux fois.
Mais c'est pas avec tes lorsqu'il
qu'on va ouvrir, si tu le veux bien.
Solan, Yoah, Tellma et Louise,
pourquoi est-ce que tu as choisi
ce titre ?
J'adore cette chanson.
Je l'écoute en boucle.
Je trouve qu'elle me donne
une pêche, une pêche vangeresse
sur tous ces gros ports
qui nous entourent.
Et je trouve qu'on a vraiment
envie de prendre les armes
et de se révolter.
Je crois qu'il est temps
en ce moment de se révolter un petit peu.
J'ai rien de plus à ajouter.
Solan et Yoah, Tellma et Louise,
c'est le choix
de Jesser et Montlacroix
du numéro 20 je reste.
J'ai l'impression.
Enfin en tout cas,
c'est ce que j'ai compris
de ce début d'émission.
En tout cas, du numéro
aux armes citoyens.
Oui, c'est ça.
Contre les gros ports,
faut-il le représenter.
Exactement.
Si mes souvenirs sont bons,
message personnel,
ton spectacle était né
au moment du confinement.
La jeunesse des bateaux
sur la terrasse,
c'est quoi ces camps ?
C'est...
Pendant le spectacle,
une représentation annante,
justement,
où je sors de scène
et ma mère est là.
Oui.
Et elle est très étrange
à la sortie du spectacle
et je creuse un peu.
Et elle me dit,
elle finit par me dire,
écoute, dans le spectacle,
tu parles beaucoup de ton père
et de ta belle-mère.
Et moi,
j'y ai une part
vraiment très petite
et ça me blesse.
Et je lui disais,
pardon, excuse-moi,
et déjà je l'ai très mal pris
en me disant,
mais mon travail
ne doit pas toujours refléter toi.
Et sans les suivre une discussion
et de cette discussion,
m'est venue l'idée
d'écrire un livre.
Et tu as mis combien de temps ?
Un an et demi.
Ouais.
Un an et demi.
Oui, oui, oui.
Sachant que ce qui était
toujours un peu difficile,
c'est qu'il y avait toujours
quelque chose qui venait
avec une date
à rendre,
avant ce roman,
chronique,
un film
et des dates de tournée.
Du coup,
ça repoussait parfois
et ça a mis
un an et demi,
mais je suis content
et en tout cas, je sais
que j'aurais pas pu l'écrire
avant parce que j'avais pas
la maturité nécessaire.
Ouais, je crois que c'est
vraiment le genre d'œuvre
pour lequel il faut
un peu de recul.
Je crois que j'aurais pas
pu faire le roman
plus le spectacle.
Je crois que le spectacle
m'a amené déjà
à réfléchir
et à apporter
une première pierre
de maturité
et ensuite,
le roman a pu être possible.
Parce que le lien
entre le spectacle
et la capacité
à être frontale
avec un ton complètement différent.
Est-ce que la réalité
elle est plus facile
à exposer selon toi
quand elle est enrobée
d'une bonne vanne
de préférence bien trash ?
Oui.
J'entends par là
est-ce que ça a pas
été plus difficile
finalement le roman ?
Ça a été
l'exercice le plus difficile
que j'ai été amené à faire.
Le spectacle
a été dur également.
Je crois que l'exercice
en tout cas,
où je suis plus à l'aise
et qui me sort le plus naturellement,
c'est les chroniques
parce que c'est un exercice
de 3 minutes,
c'est assez court
et au-dessus de cash
derrière le clown.
Ça a été quelque chose
et en même temps
ça a été libérateur
parce que
ne pas avoir cette injonction
à l'humour
c'est reposant.
On écrit plus facilement
des fois j'écrivais
4, 5, 6, 10 pages
sans blague
et je me disais
c'est donc un monde possible
et j'en étais très content.
Mais il n'y a pas l'angoisse du retour
ça protège quand même.
Ça protège.
Ça protège.
Moi j'avais surtout peur
en sortant ce roman
que les gens se disent
il s'est écrit un suicide
et que du coup
l'image de l'humoriste
tu vois phagocite
l'auteur
parce qu'en fait
un humoriste c'est un auteur
c'est juste un auteur de blague
et j'avais peur
justement de pas tir de ça
que les gens se disent
qu'est-ce que je vais lire
un livre d'un clown
et c'est aussi pour ça
je crois que j'ai un peu
vraiment mis
de côté l'humour
dans ce roman
je crois que c'est
un roman
où il n'y a plus d'humour
mais quand même un petit peu
je sais pas comment doser
il faudrait trouver
une jolie formulation
pour ça
mais j'avais lu une critique
j'ai essayé de la ressortir
mais j'ai oublié
et la personne
avait trouvé
une très belle expression
pour dire que c'est pas drôle
mais quand même un peu
mais quand même un peu
j'aime bien moi
je trouve ça faire un bon bandeau
c'est pas drôle mais quand même un peu
est-ce qu'il y a une hésitation
justement
avec cette œuvre-là
entre la possibilité
d'en faire un spectacle
ou un livre
exactement en fait
au début
quand j'ai réfléchi
après la discussion avec ma mère
je me suis dit
tiens
est-ce que ce serait pas
le sujet de mon second spectacle
et je crois qu'il y avait
tellement une envie
que ça sorte rapidement
en tout cas que
comme mon spectacle à classe
finit pas avant 2027
ça veut dire que le nouveau
commence en 2028 à peu près
et je crois que je pouvais pas
attendre tout ce temps
j'avais besoin que ça sorte
parce que ça commençait
à me consumer
alors justement
quand on pratique l'autofiction
quelle précaution on s'impose
si toutefois tu t'en es
ou si tu t'es mis
quelque
bien sûr
et des gares de fou
ne pas blesser
je crois que
peu d'auteurs
écrivent du vivant
de leurs parents
sur leurs parents
ça libère
quand les parents ne sont plus là
la parole se libère
souvent quand les personnes
ne sont plus là
moi
ma mère est là
et ce roman
devait être la réconciliation
en fait
je crois que j'aurais
loupé cet exercice
si les gens reposaient ce roman
et n'aimaient pas ma mère
si j'avais créé de la haine
envers ma mère
je pense que je ne m'en serais pas remis
parce que c'est terrible
c'est pas un ton vindicatif
dans le roman je trouve
merci parce que je n'ai vraiment pas écrit comme ça
c'est pas un roman de vengeance
je crois que c'est un roman
qui essaye de comprendre
qui essaye de pardonner
qui essaye de se mettre
à la place de
mais c'était ça
mon garde fou
c'était que toujours
on porte un oeil
bienveillant
sur ma mère
et sur les personnes
qui m'entourent de ma famille
et si à la limite
c'est sur moi
qu'on portait un regard
qui n'était pas bienveillant
ça m'allait
je préférais être le vilain
petit canard
plutôt que les autres
personnages de ma famille
le soient
alors justement
retour de lecteur
retour de lectrice
nous on a une lectrice
qui nous a laissé
un message pour toi
coucou marguerite du race
c'est Berangiat-Krieff
j'espère que tu vas bien
je voulais savoir
quelle méthode
de Taylor Swift
tu as utilisé
pour écrire ton roman
on a envie de savoir
gros bisous
c'est très beau
c'est à vous
merci beaucoup
j'ai en fait
Taylor Swift
c'est quelqu'un
qui m'inspire énormément
puisqu'elle crée
beaucoup
et elle a une organisation
assez
qui pourrait
venir de Taylor
mais l'autre personne
du Taylorisme
et en fait
on est très organisés
je dis on
comme c'était ma copine
je pars de ce principe
moi aussi
voilà mais ça c'est vraiment
de la folie
psychiatrique
et moi je me lève tôt
à 8h
alors pour certaines personnes
c'est pas tôt
mais en tout cas je peux vous dire
que pour les humoristes
c'est tôt
8h c'est tôt ouais
je commence à travailler
à 9h
première page
plage d'écriture
9h 13h
13h 14h
pause d'ège
14h 20h
autre plage d'écriture
donc ça me laisse
beaucoup de temps
dans la journée
pour écrire différentes choses
et je répartis
mes plages d'écriture
donc j'en ai 2 dans la journée
par exemple
matin après midi
ça peut être roman
mais matin ça peut être chronique
et puis je suis en train de
faire des séries
d'autres projets
et c'est vraiment comme ça
que j'arrive à faire une semaine
avec quasiment
9 plages d'écriture
et donc je fais plein de projets
et Taylor Swift
elle fonctionne aussi
comme ça
sur ses projets
alors puisqu'on parle
de Taylor Swift
on va l'écouter
tu as choisi 2 titres
le premier c'est Marjorie
pourquoi celui-là
c'est la plus belle
chanson de Taylor Swift
mais pour moi
elle a plus belle chanson
à Mont-Panteon
c'est une chanson
qu'elle a écrit
sur sa grand-mère
qui était chanteuse lirique
qui lui a transmis
du chant
et de se produire
en tant qu'artiste
et c'est une chanson hommage
parce que sa grand-mère
n'a jamais pu voir
Taylor Swift sur scène
et celle qui lui a pris le piano
et Taylor Swift a retrouvé
des vieux enregistrements
de sa grand-mère
qui chante de l'opéra
qu'elle a mis
dans cette chanson
un peu comme si c'était
leur chanson
où elle se retrouve
et pour la première fois
elle chante ensemble
Too much
To be
Clever
Never be
So clever
You forget to be calm
Think you were
talkin' to me now
better
Think you were still around
He didn't stay dead
What died
Didn't stay dead
You were alive
You were alive
He didn't stay dead
You were alive
So alive
He's so polite
Vous n'oubliez pas votre pouvoir
Vous n'oubliez pas votre pouvoir
Vous n'oubliez pas être
Mais vous m'avez mis à l'aise
Vous avez aimé et j'ai l'air de l'air
Longues lignes et frohées et bouillées
Vous pouvez toujours passer à nos pieds
Où nos pieds peuvent toucher
Et je ne complète pas la toute la route
Le car est en train de se battre
Je devrais vous demander des questions
Je devrais vous demander de vous comment être
Je vous ai demandé de vous mettre en place pour moi
Je devrais avoir mis toutes les grosses restaurations
Parce que tous les scrapes que vous pourriez prendre de moi
Vous avez regardé comme vous avez signé le nom de Marjorie
Toutes vos closures, c'est un rêve de backlog
Et comment vous les avez mis à moi
Vous avez aimé et j'ai l'air de l'air
Vous avez aimé et j'ai l'air de l'aise
Vous avez aimé et j'ai l'air de l'aise
Taylor Swift, dans Nova Le Soir, Marjorie
Un titre qui vous est offert par Jesse aujourd'hui
On parle de ton livre Les bateaux sur la terrasse
Paru chez Robert Lafon
Tu le disais, le point de départ du livre
C'est une représentation d'un de tes spectacles
Et celui de laquelle ta mère se montre déçue
C'est une manière pudique de dire les choses
Je dis bien, se montre
Parce que, en fait, c'est là que le bablaise
Le verbe n'est pas le point fort dans la famille
Non, je viens d'une famille où on a hérité de beaucoup de silence
Mais comme dans beaucoup de familles
Je crois, ma grand-mère est une personne formidable
Qui a eu 8 enfants et qui en a perdu 2
Les deux zénés sont morts de manière tragique
Et elle n'en a jamais parlé
Donc, c'est des déri qui ne se sont jamais fait
Ma mère et mon père, également, sont des personnes très taiseuses
Et je crois que j'ai hérité de ça
Et je crois que ça m'a fait beaucoup de mal et de peine
Et je crois que j'ai écrit ce livre
Pour justement qu'on arrive ensemble à percer les silences
Mais je crois que si je ne suis pas celui qui le fait dans cette famille
Personne ne prend le taureau par les cornes
Là, mais c'est une vraie question même stylistique
Parce que comment est-ce qu'on arrive à produire de la littérature
Avec des personnages qui ne veulent pas voir
Qui ne veulent pas entendre et qui ne veulent pas dire
C'est pour ça qu'il y a peu de dialogue
Dans ce roman qui a beaucoup de description
Parce que j'ai estimé qu'on pouvait aussi percer les silences
Grâce au sensoriel, grâce aux odeurs, grâce aux sons
Grâce aux touchés
Et grâce un peu à la magie
J'ai utilisé un peu de magie dans ce roman
Pour les retours en arrière, dans les flashbacks
Et je crois que c'est comme ça en tout cas
On est en spectateur des scènes
Que les choses pouvaient bouger
Que les choses pouvaient changer
Plutôt que par de longs dialogues
Que je n'ai pas connu dans ma famille
Et j'avais pas envie de les inventer
J'avais envie vraiment de retraduire exactement
En tout cas le plus fidèlement possible
Ce qui s'est passé pour nous
Et ça passait je crois par des scènes
Plus que par des dialogues
Mais je me suis demandé si tu avais une mémoire d'éléphant
Ou si tu étais retourné sur place pour écrire
Parce que vraiment quand on lit
On a l'impression d'y être
En fait cette maison elle est tellement en moi
J'y ai passé 30 années
Cette maison pour moi c'est un personnage
J'en ai fait vraiment le personnage quasiment central
De ce livre, cette maison sur la côte d'Azure
Sur cette mer étince lente
Face à porc, roll et porc gros
Et je n'avais qu'à fermer les yeux pour y être
J'ai pas eu besoin d'y retourner
J'avais vraiment qu'à interroger aussi parfois les photos
Pour me replonger dedans
Il y a un truc qui est assez fascinant à lire
C'est que j'ai l'impression que chacun des personnages de cette famille
A un problème entre être le sujet et être l'objet
D'accord
Tu vois ce que je veux dire ? Il y a ce qu'agiste
La réflexion de ta mère est assez symptomatique de ça
C'est-à-dire de ne pas avoir l'impression d'être au centre de ce qui doit se passer
Alors ma grand-mère n'est pas comme ça
Mais ma mère, beaucoup
Ma mère est très centrée
Et très autocentrée
Mais je crois qu'elle me l'a transmis aussi
Je monte sur scène
Je suis à ce micro pour raconter ma vie
Et je crois qu'on doit un peu s'en défaire
En tout cas moi j'ai essayé de me défaire de mon propre autocentrage
Pour redonner la barbelle à ma mère
Et pour me mettre à sa place
Et j'aurais aimé en fait enfants, adolescents
Que ma mère fasse la même chose pour cet adolescent qui souffre
Et elle l'a pas fait
Et je crois que ce roman essaye d'apaiser cette plaie-là
Oui, tu parles de l'adolescence en souffrance
Un enfant harcelé, etc.
Mais ce qui est aussi très frappant à te lire
C'est qu'il y a effectivement cette mère qui ne pose pas la question
Et cet enfant qui ne parle pas non plus
Donc l'échange est déjà d'entrée de jeu impossible
Mais je crois que c'est plus dur pour un enfant de parler que pour un adulte
Je crois que vraiment pour avoir beaucoup discuté
Le sujet du harcèlement et pour moi-même être au premier loge
Je crois que quand on est harcelé
C'est difficile de le dire dans la cellule familiale
Parce que ça veut dire que du coup le harcèlement vient jusque dans la cellule familiale
Et devient un problème qui n'est plus qu'un problème à l'école
En tout cas moi c'est comme ça que je l'ai vécu
Et en plus de ça j'avais une double peine
Puisque à la fois assumer d'être harcelé
C'était aussi assumer mon homosexualité
Mo que je ne comprenais même pas à l'époque
Donc c'était compliqué
Mais en plus de ça à l'époque, le mot harcèlement scolaire n'existait pas
Donc c'est très stresorwellien
Mais si un mot n'existe pas, comment est-ce que les causes peuvent exister ?
Tu vois si on disait juste c'est les enfants
Faut qu'il s'amuse, c'était ça les années 86
Tu vois
Et le fait d'avoir mis un mot plus tard dans les années 2010
Sur le mot harcèlement scolaire, ça a permis à ce phénomène d'exister
Moi il n'existait pas quand bien même
Il était évidemment déjà là
Mais j'ai vu que dans pas mal des questions qui te sont posées à propos de ce roman
Il y a celle-ci et c'est normal
Parce que je crois que c'est une angoisse pour quiconque à des enfants
Est-il seulement possible de ne pas voir ?
Je crois, c'est en tout cas la version de ma mère
Et je décide de la croire
Oui, de même
Mais moi je crois qu'il y a des signes
Auquel il faut être attentif
Je crois qu'on peut louper les signes
Je crois qu'on ne peut pas ne pas voir le harcèlement
Mais on peut décider si amant ou non
De fermer les yeux devant les signes
Et encore une fois, à l'époque
On ne connaissait pas les signes
Parce qu'on ne connaissait pas le harcèlement scolaire
Aujourd'hui je crois que c'est plus difficile
De passer à côté du harcèlement scolaire d'un enfant
Parce qu'il y a de plus en plus de signes
Il y a de plus en plus de signaux
Et on est plus entraînés à les reconnaître
Ma mère n'a pas eu cette chance là
Ma mère n'a pas eu un lexique
N'a pas eu un petit guide de l'enfant harcelé
Et c'est aussi pour ça que je lui pardonne
Le titre de ce roman
C'est tiré d'une phrase que te répète ta grand-mère
C'est la phrase je crois que j'ai le plus entendu dire
Ma grand-mère
Figure formidable
Dans la vie aussi j'imagine
Mais cette Madeleine on a tous envie de la rencontrer
Elle mérite, elle mérite
Et en plus elle cuisine divinement bien
Moi j'ai eu faim en lisant bien
Je comprends parce que moi j'ai eu faim en l'écrivant
Et en fait elle a une phrase fétiche
Quand elle est sur sa terrasse dans le sud
Qui domine les bateaux
Elle a toujours envie qu'on vienne regarder les bateaux
Elle a acheté des jumelles
Et elle dit toujours aux gens qui passent par là
Et qui ne s'arrêtent pas
Mais enfin tu vas louper les bateaux sur la terrasse
Comme si c'était l'activité principale
Que cette maison pouvait offrir
Et comment est-ce qu'on peut passer à côté de ça
On poursuit en musique
Avec un autre de tes choix
Chaotique
Tape My Cray
Magnifique
Je trouve que c'est une balade triste
Qui me rend toujours avec rempli de spleen
Du spleen il y en a aussi dans le livre
Et de la mélancolie je trouve
Peut-être que je le suis profondément
Peut-être
How could you tell
Ask me
I'm trying my best
You to be brutal
Exhausted
I want to say it
But I really think that I miss him
It might seem stupid
But I still love to all of our texts
Oh no they want to
Someone could ever make me this desperate
Don't think I'll do that again
You said it looks like
Tous les soirs, nous va le soir
Talk to me, talk to me
I Need et Olivia Dean, sacrée révélation de l'année, cette new Grammy Awards, je
sais pas si tu as suivi.
Oui, j'ai suivi, j'ai suivi.
Avec beaucoup d'enthousiasme.
Ah bah je suis fan de Bad Bunny, donc je suis trop content pour lui.
Alors qui ne l'est pas déjà ?
Ah ouais.
Qu'est-ce qu'il est beau ?
Qu'est-ce qu'il est talentueux ?
Voilà.
Il a tout.
Il a tout, il est drôle en plus dans la SNL, il est hyper drôle.
On poursuit la conversation dans un instant juste après cette courte pause.
Nova le soir.
Toujours en compagnie de J.S.C. Raymond Lacroix, après avoir abordé The Tortured Poets Department,
soit ton livre, Parlons The Life of a Sugar, soit la scène et ta tournée, tu seras jeudi
à peau vendredi à d'axe avec messages personnels, alors il y a plein de possibilités de te
voir partout en France et j'annonce aussi que tu seras du 3 au 13 juin à Paris, au théâtre
des maturins, du mercredi au samedi, mais comment fait-il ?
Oui oui, en plus là je viens d'apprendre qu'on a prolongé jusqu'au 20 juin, le
non, mais tu ne pouvais pas être au courant parce que c'est quasiment complet les premières
semaines.
Franchement, ce que je te disais en rentaine, j'ai un très bon anti-cerne qui me permet
de te venir.
Je vois ça.
Je prendrai l'erreur.
C'est Rabanne qui a sorti.
Très bien.
Ok.
Et également, je bois plus d'alcool depuis presque deux ans, je me couche tôt, je me
lève tôt et voilà, j'essaye de tenir et je me reposerai quand je serai mort.
Messages personnels comme la chanson préférée de ta mère en version
Françoise Ardi, toi c'est celle de 8 femmes dosants, comme quoi la famille,
l'héritage, l'hommage, déjà dans le spectacle.
Oui, en fait, ma mère se plaint, mais elle avait déjà presque un spectacle hommage.
C'est ça.
Tu lui diras, Charline.
J'en profite.
Pour ceux qui n'auraient pas écouté l'épisode précédent, toujours
disposent sur l'appli Nova, la tonalité du spectacle, ça donne ça.
Un jour dans la tour de récré, il y a une dizaine d'élèves qui m'ont encerclé.
Et je me souviens très bien, il y avait des garçons de défis.
Vous pouvez sentir ma respiration, il n'y a plus qu'eux.
Et il y en a un qui m'a dit, et toi là, maintenant, tu vas faire un bisou à
Gwendo, on va bien voir si t'aimes les filles.
Et je n'ai pas eu le choix.
Allez, je vais vous décrire rapidement cette douce Gwendoly.
Passé par le CP trois fois,
1,85 mètres,
coilue comme un chevrai.
Ah bah moi déjà, à l'époque, la Gwendo, ça ne me frappait pas comme le
meilleur choix pour tester mon hétéro sexualité.
Là, pour le coup, le texte est aussi très deep.
On parle de harcèlement, on parle aussi tout au long du spectacle d'expérience
amoureuse et sexuelle, pas toujours de qualité.
Un spectacle d'humour cathartique.
Est-ce qu'à force de le jouer, tu as appris ou compris de nouvelles choses sur toi ?
Je crois qu'à force de le jouer, j'ai enfin des faits l'armure.
Je crois que je montais sur scène au tout début avec ce spectacle en ayant.
En fait, quand on a un enfant harcelé, on se construit une personnalité qui est
une armure où on essaye d'être moins efféminé, d'avoir une voix plus grave.
De toujours être un peu drôle pour dévier les coups.
Et quand on grandit, on doit apprendre à se défaire de cette armure pour comprendre
que les gens en face de nous ne sont pas forcément des ennemis.
Et je crois que ce spectacle, il m'a permis ça et m'a permis de monter sur scène
et de comprendre que le spectateur en face n'est pas quelqu'un qui vient me juger,
n'est pas quelqu'un qui me veut du mal.
Et du coup, j'ai pu, au fur et à mesure des représentations,
être de plus en plus sincère et moi-même.
Et donc ce spectacle, il m'a appris ça.
Et je crois que ça m'a appris, du coup, la maturité.
Et ça m'a permis ensuite de faire un point plus juste sur l'enfance,
sur l'essence et le jeune adulte que j'étais,
ce qui m'a permis d'arriver à ce roman.
Mais alors, est-ce que tu dirais que la forme d'humour que tu pratiques,
qui va parfois de perfides à mini, c'est une forme de retournement de
stigmate, en réalité ?
Oui, tu as raison, exactement.
Et je crois aussi que pour moi, c'est une forme d'amour, l'humour.
C'est plus j'attaque les gens, ce que je fais avec ma bande de rigolo
sur une autre radio.
Je crois que c'est parce que je les aime infiniment,
que je peux me permettre d'être si piquant, d'être si pincant.
Et je fais ça aussi avec mes amis.
Quand je vous lance une vanne, c'est parce que je vous aime.
Je ne me permets jamais de le faire si il n'y a pas d'amour avant.
Je crois que c'est le fondement de toute blague et de toute forme de bienveillance.
On peut tout dire du moment qu'on sait qu'il y a de l'amour.
Par les sujets qu'il aborde, le spectacle a pu ou peut être labellisé ?
Le spectacle engagé, je fais des guillemets en revue, je le fais bien.
Les haters sur ces sujets n'étant jamais avard d'un commentaire déplacé et non
sollicité, comment est-ce que toi tu navigues dans tout ça ?
C'est une bonne question.
J'étais encore au téléphone ce matin avec Emélie Quindiniste,
avec qui je travaille, parce qu'il y a quelque chose qui m'avait atteint sur
lequel j'étais passé sur les réseaux sociaux.
Et en fait, je crois qu'il faut réussir à se détacher de ça.
C'est super difficile.
Mais il faut apprendre que déjà, on ne peut pas plaire à tout le monde.
Et ensuite, il faut juste rester, comme dirait Taylor, true to yourself.
Et en tout cas, il faut que ces gens-là ne changent jamais qui on est.
Il faut qu'une blague qu'on a envie de faire, c'est pas parce qu'on aura lu
quelque part qu'il faut s'auto-sensurer.
Et je crois que c'est ça le plus grand défi.
C'est d'éviter de les lire, c'est critique, d'éviter de les voir,
parce qu'elles sont dures, parce qu'elles sont méchantes.
Et de continuer à faire ce qui nous fait rire ce pourquoi on a été embauché.
Et je crois que c'est comme ça qu'on peut sortir de ça la tête haute en ne
changeant absolument rien.
C'est comme ça qu'on ne les laisse pas gagner en continuant.
Parce que de fait, comme tu pratiques l'humour,
les gens se sentent peut-être autorisés à y aller au motif que comme toi,
tu fais des blagues, pourquoi n'en ferais-t-on pas ?
Oui, alors il y a un métier, il y a une écriture.
Alors malheureusement, sur les réseaux sociaux, ce vent, ce n'est pas des blagues.
C'est vraiment du premier degré.
Je crois que tu en sais aussi quelque chose.
Franchement, les gens sont méchants,
sont cassants et ont cette envie de vomir
tout leur propre malètre sur nous.
Et des fois, quand on est un petit peu plus faible,
quand on est réveillé, un petit peu plus fatigué, qu'on est un peu plus triste
qu'une autre fois, ça nous atteint plus.
Mais c'est là où il faut se blinder.
En tout cas, il faut réussir à sortir de ça encore une fois la tête haute.
Et les gens, quand ils nous attaquent, c'est exactement aussi,
parfois, ce pourquoi les gens nous encensent.
Donc il faut plutôt écouter ceux qui nous aiment que ceux qui ne nous aiment pas.
On poursuit en musique avec un autre de tes choix, TSAB.
J'adore. C'est ma révélation, l'album.
Je le saigne. J'abandonne, c'est ma préférée de l'album.
Mais tout l'album qui s'appelle Re commencement, je crois,
est incroyable, vraiment passion.
J'ai découvert cette pépite incroyable TSAB.
Tu connaissais ?
On parle bien de la TSA, qui est également comédienne.
Oui, exactement.
Qui joue dans Ménager, moi, de Chloé Ménager.
Alors, ça, je sais pas, mais je sais quelle est comédienne.
Je ressens des choses un peu bizarres.
Puis que t'es parti, je te cherche partout.
Je t'aimais encore ce soir.
Mais je t'ai aperçu.
T'étais moins drôle, ce qui a changé chez moi.
J'ai pas vu ça.
Puis que t'es parti, moi je parle de toi.
Bon, bon, c'est normal de rêver encore de toi.
M'imaginer dans tes bras.
C'est comme si j'avais pas le choix.
Qui vole, on éclare, mais je rêverai.
Je te ferai penser.
If this world...
Romano 7 days, drop it like it's hot.
If this world was mine, I'd take your dreams and make them all supply.
If this world was mine, I'd take your enemies in front of God.
Introduce them to that light, hit them strictly with their fire.
This world concrète, flowers grow.
I take, see, only those who know.
If this world was mine, I'd take your enemies in front of God.
Introduce them to that light, hit them strictly with their fire.
They survive, do your dance, let them watch.
She a fan, he a flop.
They just wanna come by our nah.
This world concrète, flowers grow.
I take, see, only those who know.
Even settle down.
Kendrick Lamar, Cizay, Luther, Dandova, Le Soir,
car oui, je choisis aussi quelques titres.
Je vois ça.
Tout fait en fonction des Grammys, ça m'a fait plaisir.
Il est devenu le rappeur le plus très nommé, ça me fait plaisir.
J'espère que toi aussi.
Ah oui, j'adore Kendrick Lamar, très content.
Je me suis dit aussi autre chose en regardant le spectacle,
en lisant le livre, que c'est un sujet qui m'intéresse grandement,
qu'il faut toujours surveiller la colère chez les gens.
Oui, je crois.
Je veux dire, parce que toi, tu dis que t'as été un petit garçon en colère,
a priori pour zéro raison, ça n'existe pas.
Je crois que ça n'existe pas.
Je crois qu'il y a toujours une raison,
mais encore une fois, je ne suis pas plait au psychiatre,
mais je crois qu'il y a toujours une raison pour la colère des enfants,
mais comme la colère des adultes, finalement, c'est très rare,
un adulte en colère sans raison.
Et je crois qu'il faut poser ces questions aux enfants.
Pourquoi est-ce que tu es en colère ?
Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ?
Plutôt que de décider que c'est le caractère d'un enfant.
Moi, c'est ce que ma mère répétait souvent, c'est que j'étais comme ça.
Ah ouais, tu as toujours été en colère, de toute façon.
T'étais en colère, oui, bon, tu es en colère.
Et jamais aller gratter pour quoi ?
T'es toujours en colère aujourd'hui ?
J'essaye de m'apaiser, mais je peux me mettre en colère rapidement,
mais j'essaye de m'apaiser.
Je crois que mes vrais amis savent
et tous les gens que je croise me trouvent apaisés.
T'as pratique de l'écriture, quelle soit
format spectacle, format roman, format,
tu disais tout à l'heure, scénario chronique, voilà.
Elle remonte à quand ? T'as toujours écrit ?
J'ai toujours écrit.
J'ai toujours écrit des chansons vraiment très mauvaises en primaire.
Des chansons, si.
Oui, j'avais des intercalaires avec écrit.
Mes chansons à moi, j'essaierai mon lacroix.
Et ça rimait, je trouvais ça vachement bien.
Et du coup, j'ai toujours écrit des lettres
à ma grand-mère, beaucoup.
Et je ne sais pas d'où ça vient.
J'ai toujours été littéraire.
Pourtant, j'ai fait un bac scientifique.
Mais je ne sais pas ce qui m'a pris.
J'ai eu 600 maths au bac, c'était un échec total.
Mais je ne sais pas, j'avais l'impression qu'on ne pouvait pas faire carrière
en faisant un bac littéraire.
Pourtant, après, je suis allé en Hippocagne.
Donc, non, vraiment des choix ératiques.
Et ensuite, j'ai renoué avec l'écriture un peu plus adulte.
Quand j'ai commencé à écrire mon spectacle.
Le style, enfin, en tout cas, ton style,
tu l'as attrapé comment ?
Avec des lectures, je pense, en lisant beaucoup Annie Arnaud,
en lisant beaucoup Marguerite Duras.
C'est pour ça que Berangère se moque de moi.
Et aussi Philippe Besson, que j'aime beaucoup.
Moi, je voulais écrire simplement.
Je crois que, en tant que lecteur,
parce que je lis beaucoup,
je n'aime pas quand je lis une langue où c'est compliqué.
Tu dois relire trois fois la phrase, elle est très jolie.
Mais c'est compliqué, c'est peu de peu.
J'avais envie d'un style très épuré,
d'aller droit au but avec des phrases simples,
mais pour autant joli.
Ça, ça a été un peu mon défi,
c'est de faire des phrases simples, mais agréables à lire.
Et des chapitres qu'on a envie toujours de tourner,
un peu, ce qu'on appelle page-turner.
Et ça, c'était en tout cas.
J'ai découvert mon style,
parce que, vu que c'est mon premier roman,
je ne le connaissais pas.
Je connais mon style d'humour,
mais je ne connaissais pas mon style en tant qu'auteur.
Est-ce que tu arrives à faire un pont entre les deux ?
Je crois, ouais, ouais, ouais, ouais.
De toute façon, je ne peux pas m'empêcher de mettre des blagues
par ci, par là, parce que c'est profondément qui je suis.
Mais en tout cas, l'exercice d'un premier roman,
c'est on sort un pavé, un magma,
et puis après, c'est d'y retourner, c'est de couper,
c'est de voir ce qui ne va pas, ce qui ne marche pas.
C'est ça le plus dur, je trouve, quand on écrit,
c'est de trouver son style.
Et ça, c'est ce qui m'a pris le plus de temps.
Des fois, je me relisais, je t'ai dit,
non, mais ça, je n'aime pas comment j'ai tourné.
Il faut que je retravaille, il faut que je retravaille.
Et ça, c'est ce qu'elle prie le plus de temps.
Mais le roman familial, qu'il soit sur scène ou couché sur papier,
c'est un genre en soi, en fait.
Est-ce que tu as eu des influences de ce côté-là ?
Ben, je pense à Niernaud beaucoup.
Ouais.
Quand elle écrit Les années, ou quand elle écrit La place,
ou même quand elle écrit La femme gelée.
Mais, mes autres inspirations...
Pour la scène, par exemple.
Pour travailler cette veine familiale aussi.
En fait, ce n'est pas tant des artistes qui s'inspiraient de leur famille.
C'est plus Anna Gatsby, quand elle fait Nanette.
C'est plus Blanche Gardin, quand elle fait ses spectacles.
Et qui, en fait, c'est plus Sotho raconté.
C'est ça que j'ai pris chez elle.
Mais beaucoup aussi, par exemple, quand Laura Felpin
parle de sa grand-mère dans son spectacle,
c'est quelque chose qui m'avait aussi beaucoup marqué.
Et ensuite, je crois aussi...
Moi, je suis un fan de série américaine, de Charmed.
Et là, on parle beaucoup de la famille aussi.
Et c'est ces escaliers où il y a des photos, des matriarches dedans.
Ça, je l'ai un peu pris pour le mettre dans les bateaux,
sur la terrasse, dans le couloir des photos.
Eh ben, on y reviendra tout à l'heure, figure-toi.
Mais juste avant, je propose qu'on écoute de la musique.
Tu as choisi Santa avec 10 mois, oui.
Ah ouais, c'est une chanson qui me donne la pêche.
Tu donnes envie de bouger.
C'est un don d'envie de monter sur les tables.
Et c'est une chanson profondément queer,
parce qu'elle l'a écrit pour sa femme.
Dis-moi oui, quand...
Je sais pas si je peux le dire, pareil.
En tout cas, voilà, pour sa...
Quand, voilà.
Et du coup, j'ai un filiment d'amour pour ces deux femmes-là.
Et quand je l'écoute, je pense toujours à leur amour à elle.
Et ça me rend très heureux.
Donne un summer dans Novo le soir avec Bad Girls.
Ça me semblait tout indiqué.
Et on se retrouve dans un instant,
non seulement avec JC, mais avec aussi Billie Eilish.
On écoutera White Flower.
Radio Nova.
Nova le soir.
Et si, on changeait de disque.
Nova le soir.
White Flower, chanson de l'année au Grammy cette nuit.
J'adore Billie Eilish, je suis trop contente.
Mais oui.
Tu aimes toutes les artistes féminines.
Je l'apprends.
Tu aimes toutes les artistes féminines encore plus quand elles sont lesbiennes.
Donc, vraiment, gole les lesbiennes.
Tu m'apprends des trucs à chaque fois sur la vie des gens.
Je t'avoue.
Ah ouais, Billie Eilish, c'est connu comment ?
Je sais pas. Je sais pas.
Je sais pas.
Je suis dans une toute petite forme aujourd'hui.
Je vais dire que je le préciserai pas aujourd'hui.
Je suis malade comme un chien.
C'est le moment de l'émission où j'ai préparé quelques extraits
qui sont censés t'évoquer 2 ou 3 souvenirs.
A toi de me dire lesquels.
Est-ce que tu es prêt ?
Oui, je suis prêt.
C'est une série qui est citée dans ton roman.
Dans un cadre très particulier.
Charmed ?
Non.
Un moment où tu penses faire un petit malaise.
Ah, Grey's Anatomy.
Mais oui.
Ah oui, oui, oui.
Et bien, en fait, je les écoutais tellement en français que...
Ah oui.
Donc là, tu n'as pas reconnu, c'est Georges.
C'est l'épisode tragique avec Georges.
C'est terrible.
J'ai mis le meilleur extrait, vraiment. Je donne tout.
Et qu'est-ce que j'ai pu...
J'ai voulu faire médecine.
En fait, je crois que c'est pour ça que j'ai fait un bac S
parce que je voulais faire médecine pour faire Grey's Anatomy.
C'était vraiment un but dans la vie.
C'était d'être au Grey's et d'être...
Alors peu importe la médecine, c'était vraiment un détail.
Je voulais juste faire partie du bloc opératoire.
Alors là, peu importe.
Très bien.
On poursuit avec un générique.
Exactement.
Là, au bout de deux secondes.
Il faut vraiment qu'on discute de Charmed.
À quel point ça a été un meat-fondateur dans ta vie?
Mais pour moi, déjà, j'étais persuadé d'être une soeur alleyway le caché.
Pendant très longtemps, j'ai cru que ça allait un jour se révéler
que j'avais des pouvoirs pas encore à l'âge de 33 ans.
Mais je ne dis pas que ça ne peut pas arriver encore.
Et puis ouais, les soeurs alleyway,
Pru, Piper, Phoebe, Paige ensuite.
Pour moi, c'était mes premières grandes héroïnes féministes
que j'ai été amené à voir
et qui se battaient contre le mal.
Et ça me donnait envie à moi, enfants harcelés,
d'avoir un peu des personnes qui allaient peut-être me protéger.
Le pouvoir détroit.
Le pouvoir détroit.
Combien de fois j'y ai joué dans la cour de récré?
J'ai retrouvé, il n'y a pas encore très longtemps,
dans un vieux tiroir chez ma mère.
Des potions magiques que je faisais à base de mixtures de quoi que soit.
Des potions magiques qui datent certainement du CP
ou de rester dans ces petites fioles de parfum.
Je prenais les petits échantillons de parfum.
Je les remplissais.
Je pense que pour le coup, si elles les explosent,
là, elles peuvent faire des dégâts après 20 ans.
Ouais, elles mijottent depuis 20 ans.
Mais c'est horrible.
Mais t'es au compte que tu n'avais pas la bonne lettre pour le prénom?
En fait, tu ne pouvais pas rentrer dans ce...
Mais tu sais que ça a été un drame à un moment de nous.
Ouais, ouais.
C'est partie des reproches que t'as fait.
Ouais, j'en ferai un autre livre.
Ouais, pourquoi n'ai-je pas un prénom en paix?
Je ne suis pas sur du titre, en revanche.
Je vais trouver un truc plus poétique.
Extrès suivant.
Ce t-bag a un renom.
Oh, mais c'est mon renom?
Non, non, non, je t'en prie.
Reste assis.
Là, tu vas me dire que tu l'as écouté en V.O.
Alors, c'est toi le nouveau dont on m'a fait tendez-loge, dernièrement.
Un tatouage sur un corps, une prison.
Prison break.
Ouais.
Ouais, ouais, je l'ai regardé.
En fait, ça remonte vraiment beaucoup de souvenirs.
Je crois que j'étais au collège quand commence prison break.
Déjà, je suis tombé fou amoureux du personnage principal,
qui s'est avéré...
Ouais, jamais plus prononcé, qui s'est ensuite avéré être gay.
Mais plus tard, on l'a su.
Une fois que j'étais passé à autre chose, donc super.
Et je n'étais pas attendu.
Je n'étais pas attendu.
Mais comme Tom Wheeling, dans Smallville, ne m'a pas attendu.
Bref, autre sujet.
Charline ne remet pas le couteau.
Très, très, très M6.
J'ai l'impression.
Mais c'est tout mon enfance.
Ah, mais la trilogie du samedi, bien sûr.
Et ouais, ouais, bien sûr, c'était génial.
De toute façon, je suis un grand fan de série américaine.
Les frères Scott.
Vraiment, je desperate combien de fois.
Ouais, ouais, ouais.
C'est vraiment toutes mes références pop-culture,
viennent de là beaucoup, oui.
Wisteria Lane, par exemple.
Bien évidemment.
Non, ne me dis pas que tu aurais aimé habiter à Wisteria Lane.
Mais j'aurais aimé être meilleure amie avec Gabi Rial Solis.
Avec Gabi, évidemment.
Et avec Gabrielle.
Avec Brie aussi.
Mais pas avec Suzanne.
Elle ne m'a jamais, franchement, Suzanne.
Elle ne m'a jamais inspiré confiance.
C'est vraiment, non, je l'aime pas trop.
J'étais plus team Eddie.
Bah oui.
Mais bon.
Min, min, min.
Extrait suivant.
Changement de chaîne.
Changement de génération.
Mais préoccupation relativement semblable.
Ah ben moi, j'avais les mêmes vies que les gens dans Gossip Girl.
Je visita Manatane, j'étais à Dijon.
C'est pareil.
Ne dit-on pas que Dijon est le Manatane de France.
Merci Charline, j'espère que cette extrait sera envoyé à la mairie de Dijon.
Non, non, Gossip Girl.
Mais je suis, j'ai fait mon premier voyage à New York au lycée.
Je devais avoir 16 ans et je suis allé sur tous les lieux du tournage.
J'avais repéré, je m'étais fait un petit calpain où fallait aller là où habiter Serena, habiter Chuck,
là où Blair attendait sur les marches du Met.
Et vraiment, je me suis refait mon propre panthéon séristique.
Mais je crois que c'est une série qu'il faut pas regarder quand on est trop jeune, vraiment.
Je crois que je l'ai regardé quand j'étais...
C'est des modèles à déconstruire très très vite quand même.
Mais c'est horrible.
C'est atroce.
Ah non mais bien sûr.
Mais déjà, j'en avais pas conscience.
Et je crois que j'ai fini de la regarder.
Je crois qu'on a commencé au collège et ça a fini au lycée.
Et en effet, on regardait ça quand même avec une forme de distance.
Où on comprenait que c'est déjà ce pas la vraie visite.
Et ensuite, peut-être que ça nous a mindfuck sans qu'on se rende compte.
Peut-être que je devrais me détoxifier de Gossip Girl.
Un gros problème Chuck Bass.
La matrice, oui.
C'est Réna aussi.
Tous.
Un popular opinion.
On poursuit en musique avec Kid Sophie, c'est l'un de tes choix aussi.
Love Again.
Révélation pour moi Kid Sophie.
C'est la guitariste de Santa, en fait.
Et c'est son premier EP qu'elle sort.
Et j'ai écouté cette chanson et comme rarement, la mélodie m'est restée.
Et depuis, je l'ai très souvent en tête.
Comme un son que tu aurais pas pour tribunal, je passons dans l'équation.
C'était Odora Melodrama, il n'ont ni l'an, ni l'autre gagné de Grammy Awards.
Oui, je sais que j'avais fait une prog tout en Grammy Awards, j'essaie, mais j'ai failli.
Mais j'aime trop ce titre.
Mais est-ce qu'ils sont notés?
Nomé au victoire.
Pour ce titre, j'espère qu'ils gagneront moi.
Parce qu'elle est incroyable cette chanson.
Oui, je suis assez d'accord.
Je voudrais juste lire un petit extrait de ton livre, si tu veux bien.
Bien sûr.
Parce que ça m'a non seulement fait rire, mais aussi j'ai trouvé ça très éclairant.
Tu parles de ta grand-mère Madeleine et tu dis, je souris à cette femme qui ira dit.
Elle a toujours balayé les compliments d'un revers de la main,
comme les épluchures ou les miettes, voire d'insilence, non par fausse modestie.
Mais parce qu'elle ne comprend pas qu'on puisse s'attarder sur son cas,
comme si elle ne méritait en rien d'être un sujet.
Je n'ai pas hérité ça d'elle, on peut s'accorder là-dessus.
Madeleine est faite d'un autre bois, celui des gens qui n'ont jamais eu
le luxe de s'écouter parler de même une espèce différente de celle des artistes.
Ouais, j'ai une grand-mère, mais je crois comme beaucoup de personnes de cet âge-là
qui ne s'est jamais appesantie sur son sort.
Et je crois que l'exercice qu'on fait depuis une heure est exactement l'inverse.
Non mais c'est drôle de se dire que tu étais...
Tu vois, parce qu'il y a aussi beaucoup de questions de transmission et d'héritage,
mais a priori en mettant plus en exergue les choses qui peuvent être problématiques.
Mais l'héritage, il peut aussi se construire en contre.
Complètement, peut-être que c'est ce que j'ai fait.
C'est rigolo.
Oui, bien sûr, j'adore ce passage.
Et j'adore tous les passages qui parlent de ma grand-mère parce que...
parce que elle vit un peu plus.
Quand je l'écris, quand quelqu'un d'autre les lit en plus,
ça me rend très heureux d'entendre ces mots-là qui parlent de ma grand-mère
dans la bouche de quelqu'un d'autre.
Et je revois ces gestes, je revois toujours ses attentions particulières,
surtout dans la cuisine.
C'est quelqu'un, je le dis dans le roman, qui aimait non parler mot,
mais parler plat, ce qu'elle préparait.
Elle disait son jeu-thème dans les gestes du quotidien.
Dans un farci.
Dans un farci.
Dans les tomates farcies, mais les tomates farcies.
Et ses petits farcies, elles faisaient aussi des aubergines farcies
et des poivrons farcies, c'était incroyable.
Mais elle n'a transmis aucune recette.
En fait, j'ai réussi à trouver un livre de recettes
qu'elle avait griffonné à la main.
Mais comme elle note la moitié des ingrédients qu'il fallait,
j'ai essayé d'en faire une.
C'était foiré.
Vraiment, j'adorerais refaire à l'exacte.
Comment t'expliques que toi, tu as réussi à devenir cette personne de parole ?
C'est vrai que moi, mon bec ne ferme jamais.
Mais mes parents m'ont toujours dit, toujours le bec ouvert.
Mais je ne sais pas de où ça me vient.
Ce fait d'être tout le temps volubil.
Alors je crois peut-être que ça vient du fait plus jeune.
Les mots étaient les seules choses qui pouvaient dévier les coups.
Moi, j'ai beaucoup fait de blagues à mes bourreaux
pour qu'ils deviennent mes potes, pour montrer que j'étais cool.
Mais non, regarde, je suis drôle.
C'était un vrai mécanisme de défense et peut-être que ça m'est resté.
Mais je crois aussi qu'on règle les choses par la parole.
Et j'essaye, en tout cas, de désamorcer toujours les choses
par des blagues, par la parole.
Et je sais que les silences dans ma famille ont été terribles.
Et j'ai pas envie de les reproduire.
J'en ai conscience.
En écrivant un livre comme celui-là,
en écrivant un spectacle comme celui que tu joues,
est-ce qu'il t'arrive de te retrouver dans la position
de la personne à qui on vient parler ?
Ah oui, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Maintenant que j'ai les premiers retours de lecture,
en plus que le roman est sorti depuis maintenant trois semaines,
les gens, vu que je me suis livré, viennent aussi se livrer.
Et c'est des moments toujours très beaux.
Et à la fin du spectacle aussi,
parce que je parle du harcèlement,
mais je parle aussi beaucoup de l'affiliation,
parce que mon père n'est pas mon géniteur.
Ça, c'est vraiment le sujet principal du spectacle.
Et donc les gens viennent aussi me témoigner
de ce qu'est leur famille, de ce qu'est leur histoire.
Et à la fin, pour les dédicaces,
quand je les rencontre, c'est toujours des moments précieux
où je me rends compte, déjà que je ne suis pas seul,
qu'on est plein, dans ce cas-là, qu'on est plein,
à avoir un vécu plus ou moins commun
et que quand on se rend compte qu'on est nombreux,
on est plus forts, parce que c'est toujours quand on est isolé,
qu'on est faible.
Et quand on se rend compte qu'on appartient finalement
à une forme de groupe, de communauté,
c'est là où on se sent mieux.
Le groupe, la communauté, c'est aussi une manière d'avancer
dans ta façon de pratiquer la scène.
Parce que tu as pas mal de camarades, toi,
qui font le même métier que toi.
Ah oui, oui, moi, j'ai une espèce de...
De gang.
De gang, comme Taylor.
Oui, j'ai une espèce de gang qui sont au Bérangère-Crieff,
Laura Felpin, Florence Foresti, Alexandre Cominec,
Marine Léonard, infiniment.
Et oui, en fait, on s'entraide, on se parle,
on se dit nos doutes, tu vois, tu me parlais
en début d'interview des gens méchants
sur les réseaux sociaux.
Et bien, on se donne des conseils aussi
comment surmonter ça.
Et donc c'est important, en fait,
tous ces gens qui sont à un stade aujourd'hui
plus avancés que moi, j'apprends beaucoup d'eux.
Je suis quelqu'un qui aime m'entourer
de personnes brillantes, parce que j'ai l'impression,
toujours, qu'elles vont un peu me briller dessus
et que, par effet, on va tous s'entraîner vers le haut.
Et j'aime bien ça, de se tirer vers le haut
dans une bande d'amis.
En poursuivant musique, je te propose Parcelles.
Je sais pas si ça peut être.
Ah, j'adore Parcelles, oui.
Et bien, on écoute Something Greater.
Parcelles, Something Greater, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec Bloodrange et GC.
Tous les soirs, nous va le soir
de 20h à 22h.
Bloodrange est toujours en compagnie de GC Raymond Lacroix.
J'aime bien décliner les trois.
Ça me fait très étrange.
Non, mais moi, je suis tellement content d'être là.
C'était tellement bien, la première fois que je suis venu,
que j'avais hâte de revenir.
Ben, ça fait plaisir.
Avant de se quitter, un petit questionnaire de fin qui a changé.
Je t'ai déjà quizé sur la musique.
Maintenant, on va aller plutôt sur le ciné,
sur d'éventuels rôles que tu aimerais bien tenir.
Le principe reste la même, il faut répondre du tac au tac.
Si tu étais un héros de comédie romantique, qui dans quoi ?
Bridget Jones.
Parce que je suis vraiment dans la loose.
Ok, donc il faut faire installer une rampe de pompiers chez toi.
Je ne vois que cette solution.
Si tu étais un super héros.
Spiderman.
Tout ça pour avoir ce bisou à l'envers quand il se pend.
Incroyable cette scène.
Si tu étais un policier mythique de cinéma.
Si tu étais un policier mythique.
Est-ce que dans Starsky et Hutch, mais c'est bon, c'est une série ?
Oui, ça marche.
Il y a eu un film avec Ben Stuyler pour faire du principe que ça marche.
Oui, j'aime ça parce qu'ils ont un côté décalé.
Starsky donc.
Oui, j'aime bien l'idée aussi de duo.
J'aime bien l'idée.
Je forme un peu un duo avec Marine, Léonardie.
Elle serait Hutch.
Elle sera très contente.
Elle sera très contente.
C'est ça, ta proposition n'a pas encore été faite, mais elle sera très contente.
Si tu étais un super vilain de cinéma.
Un super vilain.
Je crois que je serais maléfique.
Déjà pour faire le même rôle qu'Angélina Jolie.
Et puis pour la tenue peut-être, j'imagine.
Pour les campes, pour les pouvoirs magiques.
Oui, je crois que j'aime ça.
Si tu étais héros de film d'action.
Alors à nouveau Angélina Jolie mais dans Tomb Raider.
Très bien.
Et pour terminer, qui pour jouer ton rôle dans ton biopique ?
Ah oui.
Tout est possible.
Tout est possible.
C'est le moment d'être mégalo.
Eh ben écoute, Jacob Elordi.
C'est un très bon choix, ça me semble tout à fait logique.
Comme ça je pourrais le rencontrer et je pourrais lui parler.
Je lui dirais bien chez moi.
Il faut que je t'explique.
Mais pour le rôle, pour le rôle, pour le cinéma, Charline.
Ouais, pour la beauté du geste.
Exactement.
J'entends.
La beauté de l'art.
Je rappelle donc que ton premier livre Les bateaux sur la Terra s'est paru chez Robert Lafon.
Merci beaucoup.
J'essaie de repasser par ce studio.
Et on se quitte en musique avec ton dernier choix.
Mais j'ai une mémoire de poisson rouge.
On l'a eu une fois.
Mais comment je peux oublier ma taille.
Taylor Swift, The Fate of Ophelia.
Évidemment.
Il y a ma chanson de fin aussi dans mon spectacle.
Bah voilà.
Donc la boucle est bouclée.
Et parce que moi j'ai fait une licence des sujets théâtrales.
Et Amelette de Shakespeare a été une pièce qui m'a fortement marquée.
Et The Fate of Ophelia, c'est une chanson qui reprend le point de vue d'Ophelia dans Amelette.
Il serait temps.
Ouais.
Taylor Swift, The Fate of Ophelia.
Le soir, c'est bientôt fini.
Rendez-vous demain à 20h avec Sébastien Tellier.
Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Jamil le Schlagg et les grands en plaçant.
Et on se quitte avec la gagnante au Grammy Awards, catégorie Album Electro de l'année.
On écoute FK et Twigs Yousseksure.

A poursuivre

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