Félix Moati : "Voir clair", Mac Miller & Le Parrain

Félix Moati : "Voir clair", Mac Miller & Le Parrain

Nova le soir • 04/02/2026 • 01:47:11

Dans Nova le soir, à l'occasion de la sortie de son livre "Voir clair", Félix Moati est venu nous parler de ses morceaux, de paternité, du Parrain ou encore de Mac Miller.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

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Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Que l'heure peut-il bien être ?
Il est vingt heures sur Radio Nova.
Nova. Le soir.
Écoutez, Nova Le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova. Le soir.
Bienvenue dans Nova Le soir, au programme de la musique.
Tout à fait délicieuse.
Mac Miller, Fontaine's DC, The Growlers, et le sélectat du jour est comédien, réalisateur.
Et c'est même pas pour ça qu'on le reçoit aujourd'hui, puisqu'il publie son premier roman.
Voir clair, vaste ambition.
Et on en discutera avec lui.
Et lui, c'est Felix Moati, qui malheureusement pour lui se fera rosté, comme tous les invités,
par l'impitoyable plume de Paloma, tenu par Hugo Bardin, le Jekyll Hyde de la taquinerie.
Il sera question tout au long de l'émission de famille.
Pas complètement fonctionnel, sinon c'est pas drôle.
Raison supplémentaire d'écouter ce conseil dispensé par Drake, keep the family close.
Nova. Le soir.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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Nova le soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonnie Banana.
Nier Kaiz.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de bravours.
Chaque jour sur Instagram, nous vous proposons un thème, après un brainstorming d'au moins 4 heures.
Bon, c'est faux, mais on y met beaucoup d'attention quand même.
Et aujourd'hui, c'est l'anniversaire du merveilleux James Murphy à Pi 56.
Vous avez l'occasion de vous demander vos titres préférés.
The LCD Sound System, en voici.
Un premier.
Dance Yourself Clean sur l'album This Is Happening en 2010.
Vous nous avez proposé dans la disco de LCD Sound System ce titre, un de mes preuves.
Donc ça me réjouit.
Thierry de Sound of Silver en 2008.
New York, I love you, but you're bringing me down.
New York, you're safer, and you're wasting my time.
Our records all show, you were filthy but fun.
Même période, même album, vous nous avez aussi suggéré Time to Get Away.
On fait un petit bon don le temps.
En 2017, sur l'album American Dream, on pouvait entendre ce titre que vous nous avez proposé aux babies.
Et retour à l'album This Is Happening avec ce titre choisi par vos soins
pour célébrer James Murphy comme il se doit.
On écoute Home, LCD Sound System.
Le soir.
LCD Sound System dans Nova Le soir.
On marque une courte oppose et on se retrouve dans un instant avec Félix Moati.
Nova Le soir.
Écoutez Nova Le soir.
Échangez Disq.
Avec Charline Roux et ses invités.
One, two, three, four.
Nova Le soir.
Il est né le même jour que Jean-Pierre Bakri, Eric Quantonat, Nadia Tereskevich,
John Cirelli et Bob Dylan.
Quant-il en commun, en dehors du 24 mai, je me lancerai sur un talent hilaro préoccupé,
du tempérament et de l'engagement, une capacité à se fondre dans n'importe quel rôle,
la même facilité avec le drama et la comédie, et une sacrée plume.
Il est facile ce jour.
Et sa carrière en atteste, du monde de Michel Leclerre à celui de Thomas Lilty,
un atavisme de gauche et de bonne à loi.
Je crois qu'il a pratiqué aussi le foot et pour ce qui est de l'écriture,
Paris plus que réussit aussi, car ce n'est ni l'acteur ni le réalisateur
ni même le musicien à la carrière écourtée que je reçois aujourd'hui,
mais bien le primo romancier, voire clair, c'est le titre de l'œuvre paru aux éditions de l'Observatoire
et lui, c'est Félix Moati.
Bonjour.
Bonjour, merci pour cette présentation.
Je savais pas quand Jean-Pierre Agui et ça m'enchante,
parce que vraiment je suis très fan.
Je savais pour tous les autres, mais pas pour John Sayani.
Oui, mais je sais que Quantona, ça a été un truc.
Quantona, ça a été un truc.
Oui.
Fan de coup de pied.
Déjà, non.
Dans la vie ou dans le...
Non, mais j'adorerais le rencontrer, parce que, bon, voilà,
c'est cette espèce de caractère hors normes.
Et puis, c'est un joueur exceptionnel.
Et puis, en fait, qu'il y a eu une telle résonance
dans les classes populaires anglaises.
C'est vrai qu'il a une aura qui est politique,
en fait, que je trouvais absolument magnifique.
Il sort un premier album début mars.
C'est pas vrai.
Il arrive tout à faire deux chansons.
Chansons à texte, voilà.
Tu t'entends sa voix parler.
Imagine ce que ça donne sur de la musique.
Merveilleux.
La profondeur des choses.
Auteur en promo, est-ce que c'est différent
de comédien ou réalisateur en promo ?
Ah, les questions ne sont pas les mêmes, en effet.
Oui.
Et puis, il y a une tentative de précision du verbe.
Voilà.
C'est ça.
J'essaye de trouver le mot juste.
Voilà.
Et puis, c'est vrai que c'est mon livre.
Donc, il y a quelque chose de...
En fait, j'ai l'impression d'inviter des gens
à dormir dans ma chambre à coucher, quoi.
Très étrange.
Il risque d'être nombreux.
C'est ça qui est très gênant, quoi.
Voilà.
Comme à chaque invité,
je t'ai demandé de venir avec de la musique.
De la musique importante pour toi.
Pour démarrer, je vais changer un peu la règle.
Généralement, je demande aux invités
de justifier pourquoi avant d'écouter le disque.
Là, en l'occurrence pour celui-là,
je pense qu'on le fera après.
Puisque, il y a une citation en exergue de ton bouquin,
de cet artiste.
On écoute donc Mac Miller avec Circles.
Nova. Le soir.
Sous-titres réalisés par Amara.org
Don't you put any more stress on yourself
It's one day at a time
Getting pretty late
Getting pretty late
And I find
The hands I keep counting the time
Drownin' circles
Mac Miller, c'est le choix de Félix Moati.
Il invité de Nova le soir aujourd'hui.
Et ce titre Circles.
Puisque, il y a quelques-unes de ses lignes
qui figurent en exergue de ton premier roman.
Voir clair.
Well, this is what it looks like
right before you fall.
Alors pourquoi ce titre
et pourquoi ces paroles-là précisément ?
Déjà, vous avez un accent
enversant.
Tu peux te moquer, c'est pas vrai.
Non, si.
On aurait été incapable de le faire.
Beaucoup de concentration.
Avec ton dextérité, voilà.
Mais, alors, bon.
Mac Miller, je l'ai découvert un peu sur le tard.
Je me suis plongé un peu dans sa biographie, voilà.
Et cette mort tragique,
affreusement tout,
liée à la consommation d'eau piacée
qui est une crise pas possible aux États-Unis.
Et ce type m'a bouleversé, en fait.
Ces albums m'ont bouleversé.
Et en particulier, en effet,
l'album d'Ouetir et Circles
et une autre chanson qui s'appelle
Réba Dix que j'adore.
Mais Circles, les paroles sont splendides
et puis il y a quelque chose de lancinant,
quelque chose qui me fait penser à Lauride, en fait.
Un peu.
Et quelque chose de lancinant,
comme ça, d'obsessionnel,
de très mélancolique.
Et tout est dans le titre, en d'ailleurs,
Circles.
Il a un esprit en rotation aussi.
Et voilà, ça m'a beaucoup...
Là, j'étais en tournage,
par exemple, je l'écoutais vraiment tout le matin.
Et ça m'a accompagné.
J'ai une mémoire affective autour de cette chanson.
C'est une chanson que tu as aussi écoutée
pendant l'écriture
ou on écoute rien quand on écrit ?
Alors, quand j'écrisais,
non, j'écoutais pas.
Ce n'était pas particulièrement la musique
qui m'accompagnait à non.
C'est pas résident, non ?
Peut-être un peu la musique.
Au moment de l'écriture,
c'est certain que je ne l'écoute rien.
J'ai besoin de silence.
Mais j'ai pas de musique
associée au tour de l'écriture.
J'en profite pour préciser
que tu ne prépares pas un biopic de Barry White.
Tu souffres juste de légère aphonie,
ce qui explique cette voix
de ta perrocailleuse...
Oui, oui, j'ai un peu honte,
mais c'est parce que je suis en tournage
et que j'ai des scènes...
Vous ne pouvez pas voir honte, ça arrive.
C'est des scènes où j'arrêtais pas de hurler.
Et voilà, voilà ce que ça donne.
On parle donc de voir clair.
Premier manuscrit publié,
mais pas premier roman.
Parce que tu as dû l'expliquer.
Tu étais déjà l'auteur de Goodbye Topica.
Wow, c'est ça.
L'histoire de Severin Maloney, si je ne m'abuse.
Exactement.
On passe ça sous silence
où tu veux expliquer.
Et c'est un roman que j'ai écrit
quand j'avais 18 ans.
Oui.
Et que j'ai relu, d'ailleurs,
pendant le confinement
et qui était vraiment...
Bah, où je retrouve en même temps
ce qui me traversait à cet âge-là
qui est quand même un âge
que je trouve...
T'es réveillé par plein d'aspects.
C'était l'histoire d'un héros
qui était amoureux d'une jeune femme
qui était actrice X, c'est-à-dire.
Voilà.
Et en fait,
enfin, qui se nourrissait de cette obsession
mais qui, en fait, tombait amoureux de sa voisine
et découvrait son premier amour.
L'écriture, c'est une activité
que tu as toujours pratiquée
et ce quel qu'en soit la forme.
Toujours.
Ouais.
Tous les jours, d'ailleurs.
Toujours et toujours.
Ouais.
J'ai pas le souvenir d'une journée
sans écrire.
Même môme.
Ça a commencé vers 12-13 ans.
Ouais.
Je dirais, ouais.
Et c'était quoi les premiers écrits?
Quelles formes?
Beaucoup de poésie.
Ok.
Tu serres les dents tout petit,
t'as des bobos sur les genoux,
tu ne comprends pas encore tout
mais t'es jeune, tu t'en fous,
t'as des croûtes de sang,
mais petit serres les dents.
J'avais 12 ans.
Ben, c'est pas mal quand même, ouais.
Je m'en souviens, c'est marrant.
Et ce qui est drôle,
c'est que je l'ai retrouvé dans mon...
Là, j'ai fait un peu de déménagement
chez mes parents,
il y avait mes cahiers de collégien,
j'ai retrouvé ce point.
Ouais.
Voilà.
Je voudrais qu'on parle de ce titre.
Voir clair soit clarifié au-delà des apparences.
Vrai question que je me pose,
est-il seulement possible d'être clair voyant ?
Je pense que c'est une tension, quoi.
Il faut tendre vers...
vers l'idée de sortir un peu la tête
des forêts obscures et de...
Voilà, il faut tendre vers la lumière.
Néanmoins, c'est très compliqué.
On est tous embragés
par des déterminismes,
des inquiétudes,
des motifs inconscients,
des tristesses,
des voiles, quoi.
Voilà, il faut essayer
de dévoiler le monde,
ce qui est évidemment très compliqué.
Je le dis, c'est un livre
qui m'a régalé
à plein d'endroits,
en fait, et sur plein de domaines.
Je vais essayer de mateler maintenant
au récit, ce qui n'est pas
une mince affaire.
Le récit est celui-ci,
et cette phrase mériterait
d'être au pluriel.
Félix, le narrateur sans patronyme,
rencontre de manière
tout à fait une opinion
et Joachim.
En réalité, ce dernier
l'interpelle
et l'attend pour lui parler
à le voir qu'il fâche
sa psy.
Joachim veut parler à Félix.
Les deux ont quelques points communs.
Le premier étant sans doute
l'anxiété.
Joachim, romancié en panselle,
demande à Félix
d'écrire son histoire.
Alors, Félix
ne s'attendait peut-être pas
à ce que Joachim raconte
par la même,
celle de tout ce,
toute celle qui l'a croisée.
Est-ce que tu avais
d'emblée
l'ambition
de faire vivre
autant de gens ?
Oui, j'avais...
j'avais pas envie
du portrait d'un seul
et unique individu.
Oui.
J'avais envie
d'une galerie.
Parce qu'ils ont tous
la même importance.
Même ceux qui ont des petits rôles,
comme on dit au cinéma,
les secondes rôles
sont quand même
extrêmement présents.
En tout cas,
je suis attentif à eux.
Oui.
C'est-à-dire que
pour moi, c'est un devoir moral.
C'est-à-dire qu'on peut pas
se contenter
d'évoquer quelqu'un qui passe.
Dès lors que quelqu'un passe
dans le roman,
quelqu'un traverse le roman,
eh bien on se penche
sur sa vie,
sur sa vie intérieure,
sur ce qu'il traverse,
sur ses émotions.
Pour moi, c'est
fondamental de faire ça.
Il est peut-être là
le pont avec ta vie d'acteur
et de réalisateur ?
Peut-être.
Peut-être le souci des
personnes.
Je pense.
Je savais que ce serait
une très bonne émission
parce que je le redis,
j'ai adoré le roman,
mais aussi parce que
tu as choisi Fontaine's Dixie.
Il n'y a pas grand-chose
qui pouvait plus...
Je croisais le chanteur
dans la rue hier.
A Paris ?
À Strasbourg-Saint-Denis.
Tu peux pas me dire ça
comme ça,
parce que je vais quitter ce studio
littéralement
et aller stocker
tout le quartier.
Il était à Strasbourg-Saint-Denis,
je l'ai même checké.
Gréan Châten ?
Ah bon, c'est fou.
Alors pourquoi ce titre ?
Pourquoi Modern World ?
Pareil, il m'a accompagné
sur le dernier tournage
que j'ai fait
et tous les matins,
je tournais dans les montagnes
en fait,
et on est trois quarts d'heure
de route le matin.
Et donc à l'aube,
comme ça,
avec le soleil levant,
j'écoutais Modern...
Modern World.
Modern World.
Le choix d'un homme de bon goût,
Felix Moati.
Écoutez, voilà.
Tout ce que j'ai à dire.
Non mais c'est mes potes
qui m'ont fait découvrir
ce morceau.
Et en plus,
je les ai vus,
là,
au camp scène,
le dernier,
c'était cool.
Je sais ça aussi.
Ah bah,
on s'est loupé.
T'as enchaîné
avec Queens of the Stone Age,
ou pas ?
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Je sais pas.
Donuts of the Stone Age,
ou pas ?
Non.
Non.
Ah, parce que moi,
j'ai fait le grandąć l'aime.
Pas mal.
Moi, j'ai été allée
manger un Kebap après.
Ok.
en panne d'aspiration, un autre un peu dépressif, un prêtre défroqué, un espion
parano, des femmes qui ne s'en laissent pas compter. Le narrateur s'appelle
Félix, but ceci n'est pas un roman autobiographique ni même une auto-fiction
et je voudrais donc te soumettre, cette phrase de Philippe Roth,
si c'était dans une interview à TéléRama, le vrai écrivain n'est pas celui
qui raconte des histoires mais celui qui se raconte dans l'histoire la
sienne et celle plus vaste du monde dans lequel il vit. Qu'est ce que ça
t'inspire ?
Bon, déjà j'ai toute l'admiration du monde pour Philippe Roth, mais oui cette
phrase m'inspire beaucoup en effet se raconter dans l'histoire et choisir
des masques en fait, choisir des masques, parce que raconter sa propre vie on
évite à l'étroit, c'est une écriture étroite nécessairement donc moi je
me méfie quand même beaucoup de l'auto-fiction, je ne pense pas ma
vie assez passionnante pour la raconter, néanmoins toutes les vies sont
passionnantes par ailleurs, donc je me contredis en 5 secondes, mais oui
se raconter dans une histoire et dans celle du monde puisque dès lors qu'on
entreprend l'acte d'écrire, on s'insère au monde et quel est notre rapport au
monde, c'est peut-être ça que l'écriture essaie d'envisager, de poser comme
question.
Et en même temps t'en joues parce qu'à la fin du premier chapitre, une drôle de
rencontre tu fais dire à Felix tout est là, rien n'est inventé et ceci est
une histoire vraie puisque je vous le dis.
Oui c'est aussi parce que j'étais...
C'est vraiment une bonne méthode de voyous ça je trouve.
Oui déjà c'est de la pure filouterie mais il y a aussi cette phrase un peu
performative c'est-à-dire la vérité c'est vrai puisque je l'énonce et ça j'aime
bien cette idée de que la parole est productrice de vérité, ne marche que pour
la fiction.
Oui bien sûr, mais on élabore de la vérité, j'aime bien cette élaboration de la vérité.
Alors parmi les enjeux racontés avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de drôlerie je
le redis, la foi, la culpabilité, l'engagement qui soit politique ou amoureux mais en
premier lieu la paternité, le rapport à la paternité se vertige qu'est-ce qu'on a
à transmettre ? C'est de là qu'il est parti ce livre ?
Oui j'avais quand même en fait ce qui a présidé à l'écriture de ce roman c'est
la conviction que être repère c'était de marcher sur les pas de mon enfant.
Et dès lors que je me suis mis à le suivre lui, j'ai senti que je commençais à
occuper cette fonction paternelle qui pour l'instant m'échappait, que je trouvais
insaisissable, que je trouvais abstraite, très complexe voilà, alors je pense que
tous les jeunes parents sont entêtés par la fuite, par l'inquiétude, qu'est-ce
que ça signifie ? On est tous traversés par ça et j'avais envie de l'aiguer ce premier
roman mon fils.
Non mais ce qui est vraiment très frappant en lisant le livre c'est de réaliser à quel point
la parentalité c'est pas un chemin, une seule voie en fait, ça va pas que dans un sens.
Il y a autant de manière d'être parents qu'il n'y a pas de parents.
On le sait quand on est adulte mais c'est pas tout à fait la même chose quand l'enfant
est petit et en réalité ça se joue dès cet endroit là en fait.
C'est l'histoire de plein d'oeil aussi de devenir parent, on fait le deuil
d'une enfant de l'enfance, c'est des peaux neuves, des peaux nouvelles, des costumes
trop grands pour nos épaules.
Je me souviendrai toute ma vie de quand j'ai quitté la maternité, que la sache
femme me dit « Ah, au fait, faites attention à la mort subite du nourrisson ! »
Quel enfer !
Et là, vraiment, pas l'pitation, mais bon, dans le meilleur décas on est deux.
Et donc ça se passe ça.
Dans les phrases très agréables aussi en temps, il y a juste avant l'accouchement,
les gens qui passent leur temps à répéter.
Vous êtes prêts ?
Oui.
Donc carrément pas en fait.
Comme c'est la première fois.
Je me souviens de toutes les saches femmes qui, pendant l'accouchement, m'appelaient papa.
Ça va papa ? Il va faire un malaise papa ? Papa, il est doublant papa ?
Et là j'étais…
Ça c'est un dialogue qui est quand même retranscrit dans le roman.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Certes, j'ai créé du bâton, il existait, mais ce n'est pas une auto-fiction, vraiment, pas.
Joachim, l'un des deux frères, alors celui qui se raconte, il est père, il est fils, il est frère, et sa place n'est évidente nulle part.
Et je me suis demandé si c'était peut-être aussi parce qu'il a une petite tendance à se mettre au centre.
Tu vois ce que je veux dire ? C'est pas mal de personnages qui ont tendance à ramener les intrigues à eux,
à des moments où il serait peut-être plus judicieux, ne serait-ce que pour leur bien-être, de se remettre à l'endroit où ils sont dans la narration.
Oui, oui, oui.
Mais du coup, c'est quoi la question ?
Bah non, mais ce que je veux dire, c'est l'histoire de la place, en fait, c'est des gens qui ne sont pas du tout à leur place.
Ou en tout cas, qu'on n'a pas la sensation de l'être dans aucun de leurs rapports humains.
Cette question, je crois que c'est un motif qui a été vraiment très exploré par la psychanalyse,
c'est-à-dire l'impression de ne jamais occuper la place,
qui est que si cette place qu'on occupe n'est pas la bonne, et puis quand on nous la donne, c'est jamais de la bonne manière.
Et j'aime bien les personnages qui sont toujours préoccupés par la place qu'ils occupent.
Ça peut donner des personnages fatigants au possible.
Enfin, dans la vie, je veux dire en plus, ça peut donner des personnes qui sont très fatigantes.
Mais je trouve ça beau.
Les gens qui se questionnent constamment sur la place qu'ils occupent,
et sur la place qu'ils pensent qu'on leur a assigné aussi.
Parce qu'on est à une époque où on assigne beaucoup de places aux gens.
Ça, c'est terrifiant, d'ailleurs.
On poursuit avec la playlist de Felix Moati,
alors une découverte en ce qui me concerne, et je te remercie,
BLP Cocher, Joe Andokanu, pourquoi ce titre ?
BLP Cocher, c'est un des rares rappeurs juifs américains.
Bon, Mac Miller était juif aussi.
Mais BLP Cocher, il en a fait vraiment son identité de musicien.
Et je l'ai découvert, voilà, je ne sais plus, un camarade m'en a parlé.
Et il me fait marrer, ça déguetait, voilà ça.
Et Joe Andokanu, elle est assez drôle, elle s'avose.
Message in the bottle, Cocher.
Yo, I'm a rattle at that.
I'm a rappin' job, dangerous, on a peace.
Let it kick back like an angry horse and make him hit the hay spider bites.
It all trapped the trapper, put me on the play.
They told me I should make you easy this, but I don't fucking play.
I serve the crack of cornstarch, cause I don't fuck with ya.
Two fades, I call that big Cruella, cause she from the village.
Stay on track until I hit a hundred k or make a mill.
Cocher Pickle, keep her barrel while I'm scapin' Jason Dill.
Cocher Pickle, keep her barrel while I'm scapin' Jason Dill.
We ain't a cuck, get a gauze bandage.
Pull up on a criminal day like a villain campus.
Lama woulda light bull, make his ass vanish.
I la pisha, she say all these other rappers dangerous.
Fat bitch from the know, she say it's to me though.
Truth of the matter is I hop up on like Andy Bido.
They sleeping on me, I might leave they outside El Dorado.
Or maybe I'll just take the man and shove it to Morocco.
Hard wash, he ain't gon' stack without a goon.
Swashbucket, let him let the Jew on the canoe.
I'm in a suit with Tasha tearing up my suit, tearing my suit.
That sound fruit for the llama.
Last to see about what this honey do.
Hard wash, he ain't gon' stack without a goon.
Swashbucket, let him let the Jew on the canoe.
I'm in a suit with Tasha tearing up my suit, tearing my suit.
That sound fruit for the llama.
Last to see about what this honey do.
When I grow up, I'm trying to have a jig and be a rat dad.
She kicked me out of Cyprus, had to take the bus from McNair.
But I hit it from the back, now she say I'm a pain in the ass.
Call to Dennis, but I grow up, I have a whole lot of plat.
Plurals, I got to pull up on the current stack.
I call it rip curl.
My mama told me keep the peace, it's a real sick world.
I'm trying, I punish Ops, Debbie Ryan.
He want smoke cause I just burnt the bridge late.
Hard wash, he ain't gon' stack without a goon.
Swashbucket, let him let the Jew on the canoe.
I'm in a suit with Tasha tearing up my suit, tearing my suit.
That sound fruit for the llama.
Last to see about what this honey do.
Hard wash, he ain't gon' stack without a goon.
Swashbucket, let him let the Jew on the canoe.
I'm in a suit with Tasha tearing up my suit, tearing my suit.
That sound fruit for the llama.
Last to see about what this honey do.
Play your guitar en titre que j'ai choisi pour Felix Moitim, même si je sais qu'il était
plutôt bassiste à l'origine, mais bon, je sais que tout, c'est pas passé comme prévu.
Je voudrais pas ravir à se terminer en douloureux.
Je trouve ça indigne.
Mais pourquoi avoir choisi d'être bassiste, par ailleurs, dans ce groupe que tu as fondé ?
C'était la seule place qui m'a correctée.
Et dont tu t'es fait lourdé, pardon.
Alors, j'ai fondé le groupe, je me suis fait tatouer le nom, là, à Moch.
Et je me suis viré, ouais, parce que, en fait, j'ai quand même fondé le groupe
avant d'apprendre à jouer de la base, donc...
Donc c'est vraiment une très bonne idée.
C'est ce qu'on appelle un goût pour la précipitation, quoi.
Mais ce qui est étonnant, c'est en fait, on parlait de la place tout à l'heure,
c'était la seule place libre, en fait.
Il y avait un camarade qui était bâteur, les deux autres camarades qui étaient...
qui étaient guitaristes.
Je me suis dit, bon, bah, écoutez, je suis obligé d'être bassiste, en fait.
Et j'ai été trop mauvais.
Mais il n'y a rien d'anodin.
Moi, j'avais noté qu'il y avait énormément de ponts entre le roman
et des sujets qui traversent soit dans ta file mot, soit par d'autres choses.
Si tu le veux bien, on en parlera dans un instant.
On marque juste une courte pause.
Tous les soirs, nous va le soir, de 20h à 22h, avec Charline Roux et ses invités.
Et toujours en compagnie du romancier, Félix Moati.
C'est bien, on tente, ça ou pas ?
Ça m'a fait quelque chose.
Ouais ?
Ça m'a fait quelque chose, en effet.
Romancier, dont je dois dire qu'il a une science du dialogue assez exceptionnelle,
parce que dans ce premier livre, voire clair,
ça fuse, ça single parfois, et c'est juste tout le temps.
Tu l'as attrapé où ce goût du dialogue et ce goût de l'écriture du dialogue ?
Il y a énormément de scènes où ça discute de manière posée,
et il y a plein de scènes où ça sangle,
et c'est quand même toujours assez délicieux.
Ouais, donc déjà, parce que je trouve que la dispute conjugal,
c'est un territoire de comédie inépuisable.
Et ensuite, ce goût du dialogue,
merci pour ce que vous en dites,
mais ce goût du dialogue me vient de mes grandes tablettes familiales,
où personne, clairement, ne s'écoutait,
et où on naviguait de malentendu en malentendu,
avec, il fallait faire preuve de dextérité,
c'était celui qui va sortir la meilleure punchline qui va être écoutée.
Et donc voilà, ce goût du dialogue vient vraiment de ça,
et puis aussi de mon amour d'un certain cinéma,
ou d'une certaine littérature.
Voilà Jonathan Safranford, Noah Bomback,
voilà, ce genre d'auteur,
Nicole Cross, une écrivaine américaine que j'adore, voilà.
T'es très fort pour amener de l'humour
dans tous les moments de possible tragédie.
Vraiment, tous les moments où on se dit ça va vrier,
et là ça va prendre une autre tonalité,
ben non en fait.
C'est un réflexe que tu qualifierais de Pavlovien ou de Lacanien,
d'aller rigoler à chaque moment ou...
C'est en fait surtout un réflexe qui met instinctif,
donc plutôt Pavlovien a priori.
Ouais, peut-être, oui, en effet.
Après, chez Lacan il y a quand même beaucoup d'humour,
mais quand on est...
Il n'est pas aussi évident, on va dire.
C'est pas aussi évident, mais cette espèce de sophistication
outrancière, presque, moi me fais rire.
Et quand même, ce goût pour le mot et pour le langage
et pour le signifiant qui a chez Lacan, c'est quand même assez passionnant.
Tu mets en scène la figure de l'écrivain,
qui dans la littérature de manière générale
est un personnage toujours très particulier,
qui plus est quand il est face à la page blanche.
Mais là, en plus tu le fais raisonner avec la place de l'écrivain
dans une famille qui n'est pas non plus une place anodine.
Toujours l'impression que c'est une malédiction
quand il y a un écrivain qui arrive dans une famille.
Ou un cinéaste, ou...
Qu'est-ce qui...
Quelqu'un qui ne sait plus de raconter des choses, quoi.
Oui, mais j'en tremble, évidemment.
Moi, bon, ma famille n'a pas trop tremblé,
parce que je le répète, ça n'est pas une autofiction.
Et puis, par ailleurs...
C'est l'impression qu'on t'a beaucoup posé la question.
En permanence, mais c'est normal.
Mais... Et puis, par ailleurs, je...
Il n'y a que de l'attendre, c'est de l'amour pour le cercle familial.
Oui, bien sûr.
Moi, je t'ai pensé par un moment,
alors je ne sais pas comment tu vas vivre cet rêve,
à Harry, dans tous ces états d'eau dialaine
qui a inventé un écrivain particulièrement tourmenté
et puis surtout, ça a raisonné et qu'autre chose,
parce que je crois que c'est dans ce film-là
qu'il y a Robin Williams qui joue un mec qui a l'impression d'être flou.
Qui est flou.
Là où, dans le roman,
il y a déjà l'impression de disparaître.
Avec la meilleure réplique de l'histoire du cinéma, je pense.
Il est flou et son médecin lui dit
« T'as mangé des huîtres ? »
Quand je te regarde, j'ai le mal de mer.
Ça, c'est quand même... c'est exceptionnel.
Quand je te regarde, j'ai le mal de mer, c'est vraiment...
Alors, je suis à côté de la plaque,
en voyant cette veine-là, en tout cas...
Non, ben moi, j'ai construit mon identité
à travers ces auteurs-là.
À travers, c'est aussi ces figures de Juifs,
New Yorkais.
Évidemment, pour moi,
ça a été fondateur dans mon identité.
En tant que jeune Juif parisien,
voilà, ils m'ont aidé à me construire.
Et est-ce que voir Claire pourrait devenir
une oeuvre sur grand ou sur petit écran ?
À vie aux amateurs.
J'adorerais en tout cas.
Moi, je n'aimerais pas l'adapter moi-même, je pense,
mais j'adorerais que quelqu'un soit dans part.
Voilà.
Il y a de la matière, là, pour le coup.
Oui, après, il faut...
Je dirais plutôt série, moi,
mais après peut-être que...
Peut-être que l'auteur a son mot à dire
sur la question, mais...
Vraiment, alors là, je laisse plein de liberté
à qui qu'on veut sortir dans Paris.
Dans ta playlist également,
The Growers Love.
Ouais.
Ouais.
Pourquoi ?
Pourquoi eux ?
Bah...
Je crois que c'est une amie
qui m'a fait découvrir ce morceau,
et j'avais cliqué dessus,
j'avais adoré, quoi.
Ouais.
J'avais vraiment fazé dessus.
Je la mettais...
En fait, c'était même au début
de ma paternité.
Je la mettais à fond dans le salon
avec mon fils dans les bras
qui étaient tout petits.
Ça se change d'Henri Desse.
Ouais.
C'est un choix vitorial particulier.
Je suis allé au concert d'Henri Desse aussi,
avec lui.
Vous voyez, je fais entre eux.
Henri Desse et...
C'est bien.
Qui, tu aurais vu,
fait encore des concerts.
Ouais.
Donc c'était fou.
Je fais Henri Desse
et The Growers.
Pas mal.
Le soir.
Ouais.
Ouais.
Ouais.
Ouais.
Mozdev fait auditorium dans Noval le soir
et Mozdev,
parce que je crois que Félix Moati
est assez fan de Mozdev.
Ouais.
En fait, c'est vraiment ma sœur
et mon frère.
Ouais.
Je salue ici chaleureusement.
Qui ne sont pas dans le roman.
Qui ne sont pas dans le roman.
Voilà.
Mais Mozdev,
je suis très content
de vous dire
dans le roman.
Voilà.
Mais ma sœur et mon frère
qui m'ont fait découvrir
un peu tout ce hip-hop.
Ouais.
Et aussi,
en particulier Mozdev, ouais.
Et je voudrais qu'on revienne
en instant
sur une autre de tes premières oeuvres
dans laquelle
il était déjà question de famille.
Les enfants,
j'ai une nouvelle
à vous annoncer.
J'ai abandonné mon camion.
Je me suis consacré
uniquement
à l'écriture.
Très bien, papa.
J'ai rencontré
une jeune femme
qui trouve que j'ai un style
qui n'est pas sans rappeler
Tolstoy.
Et me voilà
pour la première fois
avec des blanches 80 grammes.
Je tremble
d'y mettre mon emprunt.
Ok, c'est un grand malade.
Je serai le plus grand psychanalyse
du monde.
Je serai le plus grand psychanalyse
du monde.
Ok, tu te prends.
T'es censé écrire une thèse
un psychanalyse pris
depuis deux ans.
Vous avez aucun aspect
pour mon chagrin ?
Vous savez que j'ai perdu
la femme de ma vie, quand même.
Qu'est-ce qui s'est passé
avec Suzanne ?
Qu'elle te manque.
Non.
Deux fils,
ton premier film
comme réalisateur
est actuellement disponible
sur Disney Plus.
Je le signale.
C'est un personnage d'écrivain
ou en tout cas aspirant
écrivain.
Un personnage d'écrivain.
C'est bonheur pour le bord.
Le fils,
Joachim.
Aspirant psy,
c'est Vincent Lacoste.
Le frangin porté sur la bouteille.
C'est Mathieu Capella.
Il y a des histoires
ou en tout cas
des thématiques
qui te poursuivent.
Oui.
Je peux pas le...
Je peux pas le nier.
Exhibit number one.
Non, non, non.
Il m'y fasse
à mes obsessions.
Non, non.
Mais le titre,
déjà, c'est pas anodin.
Le film, ça n'appelle pas
de frère.
Il y a des thématiques
qui te travaillaient.
Oui, bien sûr.
Bien sûr.
Évidemment.
Ça me...
Ça me...
Je trouve que ça crée
immédiatement de la mythologie.
Oui.
Immédiatement,
quand on s'en parle
des relations fraternelles
ou filiales,
parentales,
on est
dans le coeur
même de l'humanité.
Et voilà,
c'est ça qui me touchait.
Et plus qu'on a parlé
de paternité,
je ne peux pas m'empêcher
non plus de noter
que la dernière fois
que tu as vu dans ce studio.
C'était pour parler
de Mikado.
Mais c'était
jamais
au bon endroit.
Donc,
je me suis demandé
pour endosser un rôle,
est-ce que tu cherches
une résonance
avec ce que tu vis
ou au contraire,
tu cherches à l'éloigner ?
Intéressant.
Je ne sais pas
si je bâtis
les personnages
à partir
des différences
que j'ai avec eux
ou à partir
des ressemblances.
Je ne sais pas
si je vais
vers la dissemblance
ou vers l'un.
Je pense qu'il faut
connecter un moment,
mais après,
rien de ce qui est humain
de nous est étranger.
Je ne sais pas
si je vais
s'attendre
avec le personnage,
mais
il faut se laisser
pénétrer.
Mais en tout cas,
est-ce que tu réfléchis
à ce que les réalisatrices,
les réalisateurs
projettent sur toi ?
Ou est-ce que ce serait
une nouvelle source
d'angoisse ?
Surtout pour
toi qui interroge
l'identité
et l'occurrence ?
Ça n'est que de l'angoisse
à faire ça.
Malheureusement,
quand on est acteur,
on se questionne
évidemment
là-dessus.
Mais ça n'est que
de l'angoisse,
évidemment.
Finalement,
je ne ferai que
traduire ma propre
ma propre perception
moi-même
puisque je ne peux pas avoir
accès
à la perception de l'autre.
Oui.
Moi, je l'interrogais frontalement.
Charline,
qu'est-ce que vous pensez de moi ?
Comment vous me percevez ?
Moi, je l'ai dit.
Moi, je fais un portrait
tous les jours.
Je donne vaguement
mon avis sur l'invité,
mais après,
qui expliche pour juger ?
Mais les metteurs en scène,
de toute façon,
la caméra transforme
la manière dont ils nous regardent.
Oui, mais quand on a
une tendance à l'angoisse
et à interroger
l'identité,
on peut se mentir là-dessus.
En tout cas, le désir
d'un réalisateur d'une réalisatrice,
ça doit être
une source d'angoisse supplémentaire.
C'est vraiment le serpent
qui se mord la queue.
C'est sûr que c'est pas le métier
qui rend le plus serein au monde.
Oui.
Ça, c'est certain.
Néanmoins,
c'est un métier merveilleux
et qui est collectif en plus.
On ne fait pas seul.
Oui.
On fait des...
avec plein de gens.
Donc, c'est ça qui est cool.
Il y a aussi un aspect
qui revient
d'en voir clair,
ce premier roman.
C'est l'idée
qu'on a déjà entendu
c'est-à-dire vraiment
qu'une toute petite action
peut entraîner
quelque chose de colossal derrière.
Alors, voilà.
Moi, s'il y avait un truc
qui va me rendre névrosé,
c'est bien cette idée-là, en fait.
Tout...
Tout dans le monde
a des conséquences.
Oui.
Tout évidence, oui.
C'est-à-dire que,
quand on réfléchit comme ça,
de fait, on n'agit plus des masses.
Mais c'est en même temps
qu'il y a quelque chose
de revigorant
à se dire aussi
qu'on a
la possibilité d'agir
dans le monde.
C'est quand même important.
En plus,
enfin, je veux dire,
on n'est pas...
que tout ne tombe pas dans le vide.
C'est important quand même.
C'est revigorant, je trouve.
C'est même très satisfaisant,
en fait, de se dire ça.
On peut aussi se dire
qu'on a envie d'être responsable
de rien, hein.
Déjà, c'est impossible.
Ouais, bon.
Non mais...
Rater.
Voilà. C'est impossible.
Et puis,
c'est bien d'être responsable.
Quel est ton rapport
à la critique
ou, en tout cas,
à la moquerie,
si elle est bienveillante?
Enfin, c'est pas une question anodine.
J'essaye d'amener un truc.
Je vois, je vois.
La moquerie?
Ouais.
Je suis pas trop moqueur, moi.
Non.
En fait, maintenant...
Et quand tu la subis?
Moi, quand je subis la moquerie?
Ouais, ouais.
Bah, je réponds.
Ok.
Mais je réponds rare.
Moi, je suis pas moqueur.
Ok.
Non.
Parce qu'on a,
dans cette émission,
une nouvelle tradition
depuis janvier.
Je ne sais pas si tu as suivi
Drag Race,
le concours de drag français.
Ah non.
La première gagnante s'appelle
Paloma.
Et dans l'art du drag,
c'est-à-dire,
un petit instant dédié
à l'invité.
Bien sûr.
Et bien,
juste après le titre qui suit,
tu te feras roster
par Paloma.
C'est la surprise du chef.
Avec plaisir.
Vraiment.
Mais juste avant,
tu nous proposes une lutte rangetée.
Alors vraiment,
je le qualifierai ainsi.
Jon Zorn,
Scaramouche.
Vous ne connaissez pas?
Non.
Exceptionnel.
Bah ouais,
je confesse mon inculture.
Mais alors,
pourquoi ce titre-là?
Moi, j'ai découvert
Jon Zorn grâce aux documentaires
de Mathieu Amalric
qui l'a consacrée à Jon Zorn.
Ouais.
Il est devenu,
très vite,
une sorte d'obsession.
Et Scaramouche,
je trouve que c'est une
musique,
une fridjasse,
quoi,
qui correspond pas mal
aux aléas du coeur
et de l'âme.
Ouais.
Ok.
Jon Zorn,
c'est le choix
de Félix Moiti,
venu nous parler
de voir clair
son premier roman paru
aux éditions de l'Observatoire
et de plein d'autres choses aussi,
parce que l'on a vraiment
divagué.
C'est un peu comme du fridjasse,
cette interview.
C'est du fridjasse.
C'était sympa jusqu'ici.
Ça pourrait bien changer.
C'est le moment
du roast.
Bon ben,
vraiment écrit
à la perfection
par Hugo Bardin,
alias Paloma.
Comme c'est la version française
et qu'on est très conscients
de ce qu'on est ici,
on a appelé ça
le roti.
C'est parti.
Le roti
de Paloma.
Boom.
Roasted.
Salut Charline.
Alors aujourd'hui,
c'est compliqué pour moi.
J'aurais préféré sauter
cet invité.
Ou l'inverse,
je ne sais pas.
Je vous explique,
honnête,
Felix Moati,
tu es mon fantasme
depuis toujours.
Voilà.
C'est dit,
et je sais ce que vous vous dites,
lui,
vraiment lui.
Oui, lui.
Non,
pas Brad Pitt,
pas Tom Holland.
Felix Moati.
Parce que Felix Moati,
c'est pas un fantasme évident.
C'est un fantasme
qui se construit
avec le temps,
comme une thèse.
Un fantasme
qui dit,
je sais pas pourquoi,
mais j'y reviens.
T'as pas un regard de prédateur,
t'as un regard de mec
qui va te demander
si tu es vraiment sure
de ton désir
d'une petite.
Mais parlons de ta carrière
parce que,
même dans mes fantasmes,
tu travailles,
Felix.
16 ans de carrière
et pas moins de 41 films
et séries au compteur.
Pas mal pour le gars
qui chantait faux
dans son groupe de rock
au lycée.
D'ailleurs,
je suis content
que tu ne sois pas devenu
un bébé brune,
Felix,
parce qu'avec ta petite gueule
de gauchiasse parisienne,
t'aurais clairement pu.
Non,
t'as choisi d'être
un acteur exigeant.
D'ailleurs,
t'es devenu l'acteur
qu'on met dans un film
pour que le film
ait l'air intelligent.
Dès que t'apparaît l'écran,
on se dit
ok, là c'est sûr,
il va se passer un truc important.
Bon,
ça va arriver
très, très lentement, par contre.
Felix,
moitié,
si tu étais une couleur
du nuancier pantone,
tu serais sûrement beige
ou gris.
Grège,
voilà,
tu serais grège.
T'es le tofu
du cinéma français,
le médecin
patient
qui va avec tout.
Tu as joué
des internes,
des infirmiers,
des militants,
des pères alternatives,
des colocs responsables.
Jamais un con,
tu soutiens,
dans Libréa-Soupie,
tu rassures,
dans la promesse verte,
tu sauves la planète
et dans Mikado,
tu élèves des enfants
qui s'appellent
comme des positions
de yogases,
des fiers,
nuages,
TA.
C'est insupportable
et tellement excitant,
à la fois.
Felix,
t'es l'homme idéal
pour les gens
qui ont peur
de l'amour passionnel.
Avec toi,
le cœur bas
met à un rythme régulé
comme une chanson de viannée.
Je serais d'ailleurs
pas surpris d'apprendre
que tu l'as aidée
à construire sa cabane.
Celle d'un mec
qui sait qu'il a un troisième bras
mais qui n'en fait pas un fromage.
Celle d'un mec
qui ne te saute pas dessus,
mais qui te dit
j'ai envie de toi,
Paloma.
Mais avant,
j'aimerais qu'on parle
de ton désir.
Felix,
tu es ce fantasme
discret et intellectuel,
un fantasme
qui lit les critiques
après le film
sur Allociné.
Et puis ton actu.
Tu sors
ton premier roman.
Alors là,
tu deviens
le fantasme ultime,
l'homme
qui écrit mais qui
ne ressemble pas
à Michel Welbeck.
Felix,
c'est des phrases longues.
C'est des phrases qui doutent.
C'est des phrases
qui observent.
Des phrases qui disent
je ressens quelque chose
mais je vais prendre 300 pages
pour être sûr.
Donc oui, évidemment,
oui, évidemment
que ça m'excite.
Et comme le vrai fantasme
ne se réalise jamais,
eh bien toi, Felix,
tu resteras à jamais
dans ma tête,
à bonne distance,
en train de réfléchir
à ce que ça veut dire,
désirer quelqu'un.
Alors Felix, continue.
Continue à faire des films subtils,
à écrire,
à douter.
Continue de regarder
le sol avant de répondre.
Le cinéma français
a besoin de toi
parce que sans toi
il y a des gens
sensibles, un peu tristes
et qui n'a pas peur
de ces émotions.
Allez, bisous.
Je pense que c'est un roast
qui en dit plus long
sur la personne
qui parle
que sur la personne
qui est roastée.
Mais surtout,
c'était pas un roast.
C'était vraiment
extrêmement gentil.
Voilà.
C'est gênant,
non un peu,
c'est un moment gênant.
Ça me fait
super plaisir.
Merci Paloma.
Merci,
merci cher Paloma.
Voilà,
ce sera tout.
Les gens ne disent pas
souvent merci à Paloma.
C'est très étonnant.
C'est juste après la pub.
Merci.
Merci.
Merci.
The Kings,
a well respected man
est toujours en compagnie
de Felix Moati.
Normalement,
je justifie
les choix de musique.
Là,
il n'y en a pas d'autre
que mon propre plaisir.
Je le dis,
c'est vraiment très égoïste.
Vous auriez pu,
parce que
The Kings,
ça,
c'est
Summertime?
Non.
Summertime,
The Kings.
Ouais.
C'est bien,
c'est bien,
c'est bien,
c'est bien,
c'est bien,
c'est bien.
Ouais.
Là,
quelle chanson The Kings,
que j'arrêtais pas d'écouter
quand j'avais,
quand j'avais 20 ans.
Summertime.
Ah voilà, c'est ça.
Sunny Afternoon.
Sunny Afternoon.
Ouais.
In a sunny afternoon.
Moi, je vais pas chanter.
Ouais.
Si, là,
c'est l'occasion
ou jamais,
avec cette voix,
Felix, il faut se lancer.
In a sunny afternoon.
In a summer time.
Allez,
c'est bon.
Personne va nous prendre
dans son équipe.
Je crois que ça,
c'est plier.
À propos,
si tu veux bien un petit jeu
sur le thème famille contrariée
et cinéphilie,
j'ai préparé quelques extraits
qui sont susceptibles
de te parler.
Est-ce que tu veux bien jouer ?
Je te laisse les identifier,
ce qui devrait être relativement
facile.
Oui.
Et m'en dire un mot
et peut-être si ça a été
une inspiration.
Vous pouvez répéter
ce que je dois faire ?
Écouter.
Oui.
Identifier.
Oui.
Et voir s'il y a un moment,
ça a été une inspiration.
D'accord.
Allez, c'est parti.
Sometimes I think I should have married
a woman like you did.
OK.
Kids.
Other family.
Once in my life.
Conversation secrète.
No.
Le parrain.
Mais c'est...
Oui.
C'est évidemment le parrain,
donc c'est Coppola.
It's not easy to be a son.
It's not easy to be a son.
Bah oui.
Mais j'ai hésité
pour la conversation secrète.
Michael et Fredo Corléon.
Ouais, ouais.
J'aurais dû épouser Kei,
bien sûr.
Vous avez vraiment pris
pour le note easy ?
It's not easy to be a son.
Bah ouais.
Je me disais que c'était
l'occasion jamais.
Ouais, ouais, c'est absolument
évidemment que ce film est une...
Je pense que quand on se lance
dans une vie d'acteur,
de cinéma ou d'écriture,
c'est absolument incontournable
de voir le parrain.
C'est certain, ouais.
Certain.
OK.
Extrès suivant,
une mère et son fils,
dit...
Tu sais ce que j'ai trouvé
dans les mails,
ce matin, l'agence ?
Non, j'y raconte.
Tes notes.
M'envoyer ton bulletin
par mail, c'est moderne.
Ah ouais.
Alors, c'est à plus.
T'as kiffé ?
C'est la gosse ?
Bah oui.
Avec Noémie ?
Ouais.
Levowski.
De Rihad Satouf.
Et c'est de Rihad Satouf.
Bah, c'est un film culte.
C'est extraordinaire.
Delphamilial, très particulier également.
Ah ouais, là, ça va loin.
Moi, c'est l'un des films
qui m'a fait le plus rire.
C'est vrai ?
Ah là là.
Indépendamment de ta connivance
avec Vincent Lagarde.
Mais en plus, quand je l'ai vu,
la première fois,
je connaissais pas encore Vincent.
Ouais ?
Ouais.
Non, je trouve ce film
extraordinaire.
OK.
Bon.
On passe un autre lien familial
tout aussi conflictuel.
Wait until it's your day off.
We had to go.
I'm sorry.
You had to hit that spot.
For all the places,
you got to come to my place.
Yeah, that's when
Nizhinsky's been seen, OK ?
What are we supposed to do ?
Come in and announce in advance
to compromise the whole thing ?
I told you, I'm very sorry, OK ?
I didn't mean it.
Sorry's not good enough.
If you don't come in there,
act like you own the place.
Got your fucking guys
putting shit down my throat.
What, you want me to come
into your place ?
Fuck everything up.
Hey, hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Hey, hey, hey.
Non, il trahit juste en bas de nuit, mais il côtoie des criminels.
Et les criminels qu'il côtoie vont tuer son père,
il va devenir le vangeur impossible de son père.
Donc c'est une relecture d'amelette de Shakespeare.
Et puis, en devenant le défenseur de son père,
il loupe sa vie puisqu'il perd la femme qu'il aime,
Eva Mendes, je trouve que en termes de tragédie, c'est extraordinaire.
La famille, comme lieu de tragédie, c'est toujours une efficacité redotable.
Évidemment.
Mais d'ailleurs, en hébaux, il y a quelque chose qui est assez magnifique.
Quand on dit qui est Eve, qui veut dire comme le père,
ça veut aussi dire souffrance et qui est homonymique.
Elle est folle, c'est à dire que quand on fait comme le père...
Loure à porter, ouais ?
Ouais mais, ça dit plus que ça dit.
En tout cas, längre frôtre.
Il a très bien tradué.
Ca ne nous réucie jamais de faire comme nous.
Il s'agit d'aller vers la singularité.
Mon père est prof de sport.
Voilà.
Ce qui explique cette silhouette absolument délicieuse.
Non, aucun !
Extrait est suivant !
The truth is that my father is a malignant presence, a bully and a liar and he was fully
personally aware of these events for many years and made efforts to hide and cover up.
Kendall Roy, Jeremy Strong dans succession et ce rapport très conflictuel au paternel
Logan, là c'est vraiment un douze de fémismes mais je sais que c'est une série pareille
qui t'a obsédée à un moment.
Il y a des gens qui peuvent être réticents, tu peux aussi te dire, ces gens sont tellement
désagréables, est-ce que j'ai vraiment envie d'investir du temps avec eux ?
La meilleure critique de ce qu'est le capitalisme est complètement immoral et fou des États-Unis.
D'ailleurs, c'est pas sans rapport avec ce que sont en train de devenir les États-Unis,
c'est un désastre les États-Unis aujourd'hui.
Mais ben voilà, c'est pas sans rapport.
Et sur ce que ça raconte de la famille ?
Ce que ça raconte de la famille, alors là c'est tellement, ils sont tellement singlés
que là j'ai pas de point de connexion mais par contre ce que ça raconte de ce que sont
les États-Unis aujourd'hui, c'est-à-dire le mépris total du droit, voilà ça c'est
fondamental.
Et pour en terminer avec ce petit quiz, famille et cinéphilie.
Il y a tant jumeaux d'anniversaire dedans, John Sirreilly, Will Ferrell, j'ai dit c'est
sur la famille, Frangin malgré eux, Adam McKay.
Ah mais c'est tellement bête, j'adore ce film, mais je l'ai vu il y a trop longtemps, je
pouvais pas le reconnaître là, mais oui c'est Frangin malgré eux, chez d'œufs d'humour
régressifs quoi.
Sur la famille, et encore une fois, mais alors bon, c'est pas le même traitement
que dans ton roman, mais il y a de la comédie aussi dans ton roman, je le dis.
Ben voilà, bon ben tout gagné, on passe à la musique, tu as choisi également Cage
& Orange, même punition pour les autres titres, pourquoi celui-là ?
Pareil, ma sœur m'a fait découvrir ça, et donc peut-être que j'ai une attache affectif
particulière vis-à-vis de ce morceau, mais j'adore ce morceau.
Nous voulons.
Une soir.
C'est le dernier corp qui a fait le plus de blessés, ce n'est qu'il n'y a pas de copie
Bien sûr, c'est le plus rire que j'ai, c'est le 9-1-4-1-0-9-4-0
Tu as été chouette comme Don Coro
Tu es pour toi-même, parce que tu es en train de marcher
Je vais te mettre à l'aise comme un chien
Je vais te parler et te parler comme un chien
Et j'arrête mon cerveau
Disactions, mentalement
Causent les infections
Je vais te briser avec des évències, des tensions
Je suis le plus élevé que j'ai perdu
J'ai senti ça, je suis strict
C'est cet oncle qui dit très adesso
Tu m'as tout vécu comme un chien
Du gel mgib mogę peach
Cahséé un bouc
Leslarını de vos mains
Tu asbtere d'venge
Souvent ton field
Tols !
Et l'aim 1000
Et les verres
C'est un oncle
Assois
Ca vous est assez
degeneré
7
Il y a toujours agencies
Left by the Anonymous Beats for a back to life time
But I'm a bombin' this Come around and get your ass shot to clusters
I'm a play to end this with the arrows you be custard
Back I might have won ya The voice you had in neck then scalp it
Nipple for your flesh and make a outfit
Nova le soir, et si on changeait de disque?
Nova le soir
Réquiverage en moi
Un tour noir mon même tante bra
Coule sur une amiguiana de ta voix
Et qui fera un champ noir
Nova le soir avec Exotica, un titre dont le clip réalisé par Ovidi
bénéficiait de la présence d'un comédien qui s'est peut-être dans ce studio
Felix Moati
En effet, j'ai joué dans le clip de l'escope
Ouais?
Quel souvenir c'est?
C'était trop cool
Alors, juste pour refaire la mise en situation, c'était une sorte de casting
dans un théâtre et on te voit arriver
et pas très bien chanter dans la forêt
Le clip de l'escope
Merci de le souligner
C'était voulu
Oui, oui, c'était voulu
Et j'avais adoré rencontrer Ovidi surtout
J'avais adoré l'encontré
T'as pas fait tant que ça d'apparition dans des clips?
Non, pas tant que ça
C'est le seul, moi, que j'étais allé
Je l'ai fait par amitié pour le manager de l'escope qui s'appelle Chet
que j'adorerais que je salue bien bas
Très bien
Je vous réconvienne un instant sur ta carrière
parce qu'il n'aura échappé à personne que sort ces jours-ci lol 2.0
Il se trouve que tu étais dans l'original, celui de 2009 lol
et je me suis dit que après ce film t'aurais très bien pu être abonné au rôle du même genre
soit beau gosse à la coupe aléatoire
mais toi juste derrière, t'es allé directe faire malmonnaie
dans un film de genre qui était Signé-Mauri et Bustio, Livide
Comment est-ce que tu as opéré ce virage-là en fait?
Tu devais pas être si évident, j'imagine
J'étais jeune comédien, j'avais envie d'apprendre mon métier déjà
donc j'avais envie de travailler, de tourner, de rencontrer des réalisateurs
puis Bustio et Mauri, ils sont forts dans ce qu'ils font
ils avaient fait à l'intérieur qu'il y a un film un peu culte comme ça
et j'ai envie d'apprendre mon métier, d'en aller me balader
c'est vrai que lol, moi je l'ai vécu comme un arrogant en fait
je jouais bien non
Je jouais au lendemain, ma vie sociale a quand même été chamboulée
donc j'avais 18 ans, voilà
j'ai adoré faire ce film, j'ai adoré faire ce film
je souhaite un énorme succès à Lisa, Zouéloz pour le prochain
et c'était un arrogant, 18 ans, on était...
Un arrogant que tu as bien géré, bien vécu
ou il y a eu des moments où c'était...
Je pense pas à l'avoir bien vécu, non
ça m'a rendu très fébrile
en fait c'est un mélange, ça m'a rendu à la fois très fébrile
et dans une espèce de surpuissance
c'est assez étrange
je n'étais pas préparé, je pense
je savais pas comment me situer inauditairement par rapport
au film, par rapport à tout ça
je savais pas comment gérer le fait d'être un peu reconnu
tout ça
C'est un film qui a une vie très très longue en plus
je veux dire qui marche encore sur des générations
On parle tous les jours, encore maintenant
Je vais te dire un truc, c'est le moment de me livrer
ma fille est née, l'année de la sortie du film
ça fait partie de ses films occultes
C'est normal
Elle n'était pas là
C'est normal, moi je comprends tout à fait
ça se poursuit quoi
Ah ouais, franchement c'est impressionnant
Lisa a réussi à faire ça
et c'est vrai que moi je l'ai vécu très étrangement
mes autres potes m'ont vécu avec plus de salanité
j'ai l'impression
moi je l'ai vécu très bizarrement
Et puis est arrivé Michel Leclerre
pas mal de films à votre actif
télégochaux, la vie très privée de Monsieur Sim
les goûts et les couleurs, le mélange des genres
à quoi tient votre relation
parce que c'est la personne avec qui t'as le plus tourné
aujourd'hui
je pense à une conception de la société
de l'engagement
de la comédie fondamentale chez Michel
c'est lui qui m'a donné vraiment le goût
de la comédie je pense
et d'une comédie qui s'empare de sujets sociétaux
et puis une sensibilité plutôt bien à gauche
En 2018 il y a eu le grand bain de Gilles Lelouche
est-ce que le succès du film et le speedo
ont changé quoi que ce soit à ta filmographie
ou à ta manière de l'envisager
j'ai adoré tourner avec Gilles
il fait d'air les gens
avec une dextérité, une facilité
qui est inouïe
je pense que les autres acteurs qui ont joué
dans l'amour ouf pour en dire la même chose
et bah pareil
ça a été un gros succès
c'est cool
parce que quand même dans le cinéma
la règle c'est l'échec
des succès comme ça ça fait plaisir
mais alors tu dirais qu'on t'appelle plus aujourd'hui
dans la rue John ou Arthur
c'est vrai ?
donc Arthur te poursuit
et puis tout récemment aussi
on t'a vu dans la série de Jean Xavier de l'Estrade
des vivants qui est toujours dispo sur France.tv
tu y es Sébastien, l'un des otages du Bataclan
est-ce que accepter
ce genre de rôle
enfin en tout cas des rôles de cette nature
ça pose des questions différentes
d'habitude
c'est la première fois que je jouais
dans une série ou un film
qui parlait d'un événement réel
de gens qui ont été cabossés
à ce point là
qui ont vécu des choses absolument effroyable
donc
je joue quelqu'un qui s'appelle Sébastien
comme on l'avait dit qui existe vraiment
dont je suis devenu un pote d'ailleurs
et
oui il y a une responsabilité
parce que ça joue avec notre mémoire collective
on a tous
une empreinte du 13 novembre 2015
moi je me souviens parfaitement de ce jour là
oui mais j'imagine que pour toi c'était différent
parce qu'il a fallu que tout oublie
la manière dont toi tu l'as vécu
pour pouvoir le vivre avec quelqu'un d'autre
non tu as réussi à combiner le truc
je suis allé avec ça
de toute façon je composais qui je suis
mais
ma sœur avait été touchée de près par les attentats
donc voilà
ça m'a vraiment
bouleversé de faire cette série
en plus avec pour moi l'un des plus grands
réalisateurs français
c'est un immense réalisateur
je souhaite à toutes les actrices et
à tous les acteurs de tourner avec lui
je parlais de ce qui peut raisonner
dans le choix d'un rôle
j'ai l'impression que dans cette série
il y a quelque chose de l'ordre, de l'ode
à la force du collectif
et j'imagine que comme toi
tu envisages ta pratique du métier de comédien
comme quelque chose de très collectif
ça a dû te parler là-dessus
alors j'ai appris à aimer la solitude
c'était une chose dont j'étais incapable
avant j'aime beaucoup ça maintenant
peut-être parce que le temps est si précieux quand tu deviens parent
voilà que
mais j'ai appris vraiment à aimer la solitude
néanmoins l'effet de troupe sur un tournage
me ravi
absolument
j'adore la délégation des talents
j'adore regarder des gens faire des choses que je sais pas faire
un machinot, un électro
une accessoire
un ingénieur du son
faire des choses que je sais pas faire
ils ont une science que j'ai pas et j'adore
le cinéma c'est que ça c'est la délégation
des talents donc j'adore ça
on marque une nouvelle pause
on se retrouve dans un instant avec Steve Lacey
tous les soirs, Nouvelle soir
de 20h à 22h
avec Charline Roux et ses invités
j'étais malade que je n'allais pas faire un step
mais
j'ai pensé que c'était trop bon pour moi
mon dieu
il n'y a jamais eu le temps de ce jour
mon dieu
c'est ok
ce qui s'est passé pour
les raisons que je pense que c'est sûr
oui
c'est un rêve
invite your tongue
invite it
tu always knew the way to wow me
fuck around
get tongue tight it
I turn it on, I make it rowdy
then carry on
but I'm not hiding
you grabbing me heart
cause you know
what you found
is biscuits
it's gravy red
Steve Lacey dans Nouvelle soir
Bad Habits
et toujours en compagnie de Felix Moati
pour encore quelques minutes
et je voudrais te proposer une sorte de petit jeu de rôle
un jeu de projection
je te propose
des rôles qui ont déjà existé
et je te laisse choisir le rôle que tu y prends
je suis mauvaise pour pitié les trucs aujourd'hui
je serai à dire réincompris
oui mais en fait ça fait plusieurs fois que tu comprends pas ce que je dis
ça devient un problème
non non c'est moi
c'est vraiment moi
mais la Charline je crois que vous avez un peu...
je suis côtonneuse
je suis très clairement côtonneuse
en fait je vais énoncer les questions
vous avez dit que t'as fumé soin avant de monter
je n'ai pas fait ça
je vous l'avais dit
je suis juste tout simplement vieille
et un peu malade
ça fait beaucoup pour une seule et même personne
bon je vais libérer les questions
ce sera beaucoup plus simple
si tu étais un héros de comédie romantique
qui est dans quel film?
déjà je suis un énorme fan de comédie romantique
ben voilà donc
l'embarasse de toi
quand tu arrives on compte salier
c'est vrai?
Billy Cristal
Billy Cristal
ok très bien
si tu étais un super héros
si j'ai été un super héros
ouais
Will Smith
Will Smith là
ah le super héros de la loose là c'est ça
oui ok
en coq
en coq
enfin j'ai un souvenir je l'ai vu il y a super longtemps
j'ai un souvenir de ça
ouais donc vraiment les super pouvoirs c'est pas trop quoi
un tour spider-man
ouais bon ben faut faire un choix
bon je pense à Spider-man
ok
et si tu étais un super vilain
super vilain?
ouais
le joker
à cause de Joaquin Phoenix
ou à cause de Heath Ledger
ou à cause de Johnny Colson
ok
si tu étais un policier mythique du cinéma
c'est un pico
il n'y a pas eu l'ombre du désitation
et si tu étais un héros de film d'action
Bruce Willis dans Die Hard
ah ouais pas Harrison Ford dans le fugitif
ah ouais
pas mal
ça m'a tellement bercé le fugitif
c'est vraiment le film du dimanche soir avec toute ma famille
Dr Kembo
ouais non c'est extraordinaire
les deux voilà
Harrison Willis
ouais c'est ça
le fugitif Die Hard
ok et enfin
qui pour te jouer dans ton biopic
tout est possible
tu choisis qui tu veux
Jesse Eisenberg
ah pas mal
vous êtes camarade
on est assez pot ouais
ouais c'est un bon choix
ouais on est assez pot je regrette qu'il puisse pas lire mon livre
puisqu'il ne lit pas le français
mais
il est pas avec ceux qui soient traduits j'imagine un moment peut-être
peut-être peut-être
lui-même a écrit un roman que j'avais beaucoup aimé
ouais
et c'est vrai que moi c'est bon
j'ai la chance d'être ami avec lui
ouais
et c'est quelqu'un qui m'inspire beaucoup
et avant de le rencontrer
voilà qui a été comme un
quelqu'un vers lequel je
je voulais tendre
ouais
et quand je l'ai rencontré
il a ce truc des gens très intelligents
c'est-à-dire de mettre tout de suite à l'aise de l'autre
et ça ça m'a vraiment
il m'a vraiment bouleversé
bah parfait
ça part en prod
Felix Moati
à Jesse Eisenberg
ça serait pas mal
il faut mettre le budget maintenant
euh merci mille fois
Felix c'est passé par ce studio
je rappelle que ton premier roman s'appelle
voir clair qu'il est paru
aux éditions de l'observatoire
et on va se quitter
avec un dernier titre que tu as choisi
en l'occurrence un nouveau titre de Mac Miller
Everybody
je te laisse expliquer pourquoi
on va se dire au revoir
bah pareil
j'ai toujours la même explication
je l'ai beaucoup écouté
pendant le dernier tour d'âge que j'ai fait
c'est moi il faut le rappeler les choses
je suis mauvaise en explication
et en compréhension ça fait beaucoup
et en compréhension
faut lui expliquer
elle comprend vite
mais faut lui expliquer longtemps
mais non mais c'est
merveilleux everybody
putain
j'aime tellement ce morceau
merci beaucoup Felix
bah merci à vous
Nova
le soir
everybody's gonna die
everybody just wanna have a good good time
I think you know the reason why
oh
pretty sure
like I've seen a million
if you're with me I'll never go away
I took a look at my baby baby
so instead of you with me I won't go away
Mac Miller
et everybody
Nova le soir
c'est presque fini je vous donnerai
demain à 20h
avec les comédiennes
Nadra Hayadi et Rebekah Marder
vous retrouvez la riposte
juste après gossip
man in love
Nova le soir
à retrouver en podcast
sur nova.fr
et toutes les plateformes
1 2 3 4
Nova le soir

A poursuivre

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