Fabrice Éboué : "Gérald le Conquérant", identité normande et folie des grandeurs

Fabrice Éboué : "Gérald le Conquérant", identité normande et folie des grandeurs

Nova le soir • 02/12/2025 • 40:15

Au programme du Score : Fabrice Eboué, dont l’humour fait grincer autant de dents qu’il déclenche de rires, revient en poursuivant son exploration des identités françaises avec Gérald le Conquérant, son nouveau film en salles demain. C'est une comédie entre satire territoriale, folie des grandeurs et mécanique de la gêne parfaitement huilée. Fabrice Eboué répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, l’excellent spectacle On disait qu’on faisait la fête de Fanny Ruwet arrive à l’Olympia le 2 janvier. Une date unique à ne pas manquer.

Transcription

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Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Kit Creole and the Coconut est bienvenue dans le score.
Au programme du jour, les choix musicaux d'un invité venu nous présenter Gérald Le Conquérant.
Un orment identitaire bien décidé à monter un parc d'attractions.
Cet invité, c'est Fabrice Eboué, on le retrouve juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
Et l'actu du jour qui va réjouir les fans de Foxtrot, de Cha-Cha-Cha et autres chorés,
c'est l'annonce du casting de Danse avec...
Salut Charline, ici Fanny Rouet.
Tes actuels sont super intéressantes et tout, mais je pense que t'as oublié la plus importante.
C'est que je joue mon spectacle à l'Olympia de Paris le 2 janvier.
Ça va être trop bien, j'ai trop hâte.
Si vous vous posez notamment des questions comme est-ce qu'on est le seul à n'avoir absolument rien compris à la vie,
puis je donne aussi des techniques pour faire disparaître encore,
et si vous n'aimez pas les enfants, ça t'en vient,
parce que je donne des techniques pour ne pas que vos amis en fassent.
Donc voilà, franchement le spectacle, je l'ai vu, rapport que je l'ai écrit,
et il est marrant.
Donc venez, Olympia de janvier.
Des bisous.
Ah bah non, bah voilà, c'est plutôt ça l'actu du jour.
On disait qu'on faisait la fête l'excellent spectacle de Fanny Rouet.
C'est le 2 janvier à l'Olympia et conseil d'amis, bah s'agirait d'y aller.
Dans un instant, Ortrouf, Fabrice et Bouet, ce sera juste après MC Lite, Call Rock a Party.
Le score, 18h30, 20h, Charline Roux, sur Radio Nova.
Si je devais définir en peu de phrases mon invité, je parlerai d'une pratique de l'humour,
qui a fait la joie des orthodentistes,
il a fait grincer plus dedans que décréer sur un tableau,
ou la voix de Christophe Maës, qui est sensiblement la même chose, mais c'est pas le propos.
De l'humour pour les grands, donc, mais aussi, je parlerai du rire d'un enfant.
C'est fou comme un type qui dit de telles horreurs se marre encore avec la voix d'un gamin.
Il est humoriste, comédien, réalisateur, au ciné, il a réalisé un film sur fonds d'esclavage,
un film avec un dictateur, un film sur les religions,
un film sur un boucher qui fait manger des gens aux gens.
Et donc quoi maintenant ?
Bah un film sur un identitaire normand, bien sûr, Gérald le conquérant dans les salles.
Demain, je suis sûre que ça aussi, ça le fait rire comme un môme.
Bonjour Fabrice et Bouet.
Bonjour Charline, ça va bien ?
Oui très bien, et toi ?
Ça va.
Bon, est-ce que tu es du genre à stresser en la sortie d'un film ?
Qui plus est quand-elle réalisateur ?
Non, je ne stress plus, je suis passé par tous les états entre guillemets.
D'abord, le premier film, c'est beaucoup de naïveté.
On a la chance qu'elle ait été récompensée par un gros succès.
Le deuxième a été dans le même mode, mais en tout cas en termes de succès,
mais pas du tout puisqu'on était dans le calcul, ça devenait différent.
C'est-à-dire qu'on connaît la première fois qu'il casse des parts,
les gens nous tombaient dans les bras le soir de la sortie,
mais j'avoue qu'on ne savait pas de quoi nous parler du tout.
On nous disait, ça fait temps d'entrer.
Bref, c'est super.
Nous, on avait juste passé un bon moment.
Et puis là, bon, d'abord, le cinéma français est un peu plus en berne.
J'ai appris l'échec avec certains films.
Et puis non, je crois que quand je suis content de mon film, c'est l'essentiel.
Après, Adrien Squillard viendra.
Je pense que c'est un film qui est original, tant mieux, c'est ce que je voulais éviter.
C'était le poncif avec ce film.
C'est un film qui, si on est sur les engagements financiers,
ne coûte pas beaucoup d'argent.
Donc à partir de là, je pense que le challenge, moi, c'était de faire un film
qui me ressemble, c'est-à-dire différent.
T'arrives quand même à réfléchir en termes artistiques et chiffres.
C'est compliqué quand même.
C'est deux pratiques qui ne se mêlent pas forcément.
On peut jouer l'artiste absolu et dire que le nombre d'entraînes n'a aucune importance.
Après, en tant que comique, on aime jouer devant des salles pleines, disons-le.
Oui, évidemment.
Et puis, je crois qu'il faut arrêter de mentir
et que c'est un peu se tirer une balle dans le pied.
Que de dire, on fait un film juste pour la gloire ou pour le jeu.
C'est un moment ou un autre, il faut aussi rentabiliser les choses.
Sinon, ça n'a pas d'intérêt.
Et puis, si le cinéma français veut perdurer, c'est déjà compliqué en ce moment,
il faut aussi se poser ces questions-là.
J'ajoute aussi que tu repars en tournée avec solitude plurielle.
On en parlera également.
Je t'ai demandé, comme à chacun, d'inviter de choisir 6 titres.
Dans les playlists de Nova, pour démarrer, Algrine, Love & Happiness.
On écoute, on en parle juste après.
Le score, jusqu'à 20h, sur Radio Nova.
Algrine, dans la playlist de Fabrice et Bouée,
l'invité du score, aujourd'hui, pourquoi ce titre en particulier ?
Love & Happiness.
On m'a demandé de choisir ce titre.
Oui, tout à fait.
Exactement.
C'était sélectionné.
Il y avait 4 sélections possibles.
C'était avant 1985, c'est-à-dire avant ma majorité.
Après, ça allait jusqu'à 2010,
puis après 2010, 2019, 2019, 2025 de mémoire.
Moi, j'ai été un grand auditeur de Radio Nova.
J'ai écouté beaucoup de musique.
C'est les débuts du rap, Radio Nova, notamment du rap français.
Ça a été aussi une émission qui a assez culte pour moi,
qui était la grosse boule avec Édouard Baer et Arielle Wiesman.
Et j'ai découvert pas mal de musique grâce à Radio Nova,
mais la partie soul, c'est plus que je suis un grand fan,
à la base de rap californien.
Et le rap californien qu'on va écouter par la suite
a beaucoup repris à des gens comme Algrine,
à des gens évidemment comme Curtis, Mephild ou autre.
Beaucoup aussi à Clinton et toute la mouvance,
Bootsy, Collins, etc.
Donc, j'ai autant cette culture du rap
que cette culture de la salle de cette époque.
Et la musique, elle prend quelle place dans ton quotidien ?
C'est assez paradoxal, je suis très mauvais
pour tout ce qui est chanté,
pour tout ce qui est joué d'un instrument, etc.
Mais paradoxalement, j'écoute beaucoup de musique
avec un registre assez large en termes de goût.
Donc, c'est important, c'est important,
j'écoute beaucoup de musique.
À ce truc près, qui est bizarre quand on commence,
moi j'ai 48 ans aujourd'hui, mais je te le disais tout à l'heure,
il y a un moment où on découvre de moins en moins
et la musique devient plus un instrument
pour raviver des souvenirs,
c'est quelque chose qui a un lien avec la nostalvie,
c'est amusant.
On dit, tiens, ce morceau, il est nouveau, je l'aime bien,
on peut l'écouter à travers nos enfants,
on l'entende par hasard,
mais il y a plus cette excitation qu'on avait,
évidemment, quand on avait 20 ou jusqu'à la trentaine.
Ce petit repli qu'on connaît malheureusement.
On poursuit en musique dans un instant,
on reposerait Dr Dre et Eminem,
on parle évidemment de ton nouveau film
et tout ça, ce sera juste après la pub.
Le score, 18h30, 20h,
sur Radio Nova.
Dr Dre et Eminem sur Nova Forgot About Dre
est toujours en compagnie de Fabrice Eboué.
On écouterait un autre Dr Dre que tu as choisi aussi,
je me suis dit que...
je me suis dit que...
qui ça va déranger dans l'entendure, l'espace d'une heure,
pas moi.
On parle donc de Gérald Le Conquérant dans les salles
dès demain.
Gérald, il a une mission et cette mission,
c'est sa région.
La Normandie, et pour l'honorer,
il a un grand projet.
Aujourd'hui, on va parler de notre émité du jour.
Gérald, vous êtes un amoureux de Guillaume Le Conquérant
et vous projetez de lui offrir un parc d'attraction à son nom.
Parc d'attraction identitaire.
Un avoir avec Disney.
Mickey et Tara, comme tous les Américains.
On prend cette ferme et on appelle les écoles aux alentours,
enfin, projet pédagogique.
Et c'est ce qu'on a fait.
Il a le truc avec les gosses.
D'ailleurs, jamais une vache parvant des tout-blanches
ou toutes noires.
Sinon, on risque quelque chose de très grave,
les enfants.
C'est...
le grand remplacement.
On va vraiment qu'on soit une armée.
On va avoir de la bière.
Comme les Parisiens ne sont jamais là pendant la semaine,
on se coîte la résidence secondaire.
On mettra une waist note sur Tipeee & Visa.
Le parc sera le berceau de la renaissance
de notre identité.
Ton parc, il ne sera jamais ouf les yeux !
Tout le monde se fout de ta gueule !
Mais un euro sur ton parc.
La Normandie, c'est moi !
La Normandie, c'est lui.
On a donc entendu identitaire, grand remplacement, armée.
Bah, des mots finalement assez peu usités en ce moment.
C'est un drôle de hasard fabriqué bué.
J'ai voulu faire un film des années 70, voilà.
Non, non, évidemment.
Je sais pas comment m'est venue cette idée,
mais je crois que c'est un cheminement.
D'abord, j'avais fait des films précédemment
qui concernaient plus ma négritude.
Le parc qui rendait hommage à mon père qui vient du Cameroun.
Ma mère était un peu jalouse.
Elle, elle est Normande.
Et moi, j'ai un attachement particulier à la Normandie
puisque j'ai ma maison de famille là-bas
et puis j'ai grandi toute une partie de l'année
à chaque fois là-bas avec mes grands-parents, etc.
Je me suis dit comment leur rendre hommage.
J'avais ça dans la tête depuis un moment.
Et puis un jour, j'étais au parc Astyric, justement,
avec mon fils.
Et en faisant la pause déjeuner,
je me dis que c'est extraordinaire.
Au parc Astyric, c'est qu'on n'a que des burgers,
du coca, ce qu'on a chez Disney.
Le parc des Gaulois, c'est quand même bon.
Alors même si c'est tout ça.
Et pour faire semblant, je me suis dit
qu'il pourrait nous laisser au moins le choix,
qu'on ait de la servoise, je sais pas,
des burgers aux sangliers qu'on fasse semblant.
Et là, je me suis dit,
si je faisais un truc en Normandie,
moi, ce serait un vrai parc Normand.
C'est pour ça qu'il parle de mettre des rampes à eau
pour qu'il puisse pleuvoir sur le parc,
pour être vraiment en Normandie.
Et de là, je me suis dit
qu'on parle d'identité,
un sujet du moment.
Et puis, j'ai rajouté la spèce triptiste
parce que moi, je suis un grand fan de cette émission
pour les plus jeunes qui passaient à l'époque
sur France 3.
Mais sur le reportage,
une tendre très particulier.
Très particulier,
qui se passait souvent en Belgique,
qui était une émission belge à la base.
Alors, ça sort encore au cinéma,
il y a des numéros.
Et donc, souvent, les strip-tits,
c'était toujours des personnages
que je préférais,
c'est ceux qui avaient la folie des grandeurs.
Des projets, c'est-à-dire,
on sait éperdument que ça ne se fera pas,
mais le type rêve tellement
qu'il en devient attachant et pathétique.
Et c'est ça qui fait que c'est à la fois
intéressant à analyser,
parce qu'on a un type
auquel le spectateur peut s'attacher
et puis on peut aussi le faire péter les plombs.
Parce que c'est ça,
quand tu regardes un strip-tits,
c'est toujours frustré,
ça arrête au bout d'un quart d'heure.
Tu dis qu'est-ce qu'il est devenu,
ce gars qui voulait faire une secoupe volante,
qu'est-ce qu'il est devenu,
ce gars qui a l'idée de faire un film
à 100 millions de dollars,
qui descend à Cannes
pour se faire financer
alors qu'il connaît personne.
Et donc, je me suis dit
je vais aller au bout,
au bout du processus,
c'est la radicalisation
puisque personne ne le suit,
Gérald, j'imagine que c'est pas un choix de prénom
à nos dents non plus.
Non, c'est un prénom du Moyen-Âge
qui a été beaucoup donné en Angleterre
après le débarquement
de Guillaume le Conquérant là-bas
puisque Guillaume le Conquérant
était un comte de Normandie
et ensuite envahit l'Angleterre.
Et puis c'est un prénom
qui signifie
si ma mémoire est bonne,
homme en arme,
donc tout ça faisait référence
à Guillaume.
Comme Gérald
se veut être un des descendants
quelque part symboliquement
de Guillaume le Conquérant,
je me suis dit que le prénom
était idéal.
Oui, puis qu'en plus,
avec tous les mots énoncés
dans l'abandonnance que je viens dégraîné,
Gérald me sent pas complètement incompatible
non plus avec l'actuement.
Enfin, moi c'est un autre débat.
Oui, c'est vrai que je n'avais pas
pensé à celui-ci par contre.
Non, c'est purement fortuit.
Tu décides de poser ta caméra
dans un endroit
qu'on ne filme pas nécessairement
ou en tout cas qu'on filme
moins en France.
Je ne sais jamais comment l'appeler
parce que je trouve que toutes les appellations
sont d'un mépris absolu
que ce soit en région
ou en province.
Ce n'est pas forcément
les lieux les plus fréquents
sur les films de ce genre-là.
Non, mais je crois aussi
qu'il y a tout simplement,
alors c'est pas un film régionaliste
que je veux faire.
Mais je crois qu'il y a quand même
et moi je le vois quand je parle
avec ma famille en Normandie,
il y a toujours ce rapport
au parisien
qui est né effectivement.
Et c'est pour ça que je dis
que mon film est une fable
et qu'il aurait pu se passer
dans n'importe quelle région
de France.
Moi j'ai pris celle-ci
parce que je suis attaché.
Exactement, même des Bretons,
même si je suis plus attaché
à celle-là de ma mère
et mes grands-parents.
Mais ce que je veux dire par là
c'est qu'il y a quand même
une rupture en ce moment aussi
entre Paris et la province
parfois dans ce qu'on peut entendre
donc c'était important pour moi
d'aller filmer ce qu'elle est aussi
et c'est pour ça
que j'ai beaucoup écouté
ma famille sur place
pour après.
Alors évidemment c'est
une comédie
et puis le personnage est un peu
singlé donc lui il va trop loin
mais c'est un peu ce que
j'ai essayé de retranscrire
en poursuivant la conversation
sur le film dans un instant
et vous voici
ton deuxième choix.
Tu t'as parlé
de Bootsy Collins
tant qu'on l'écoute
ça fait partie des gens
que tu écoutes
ta fréquence régulière.
Alors j'adore ce morceau
en particulier
I Was The Bee With You
et c'était le bassiste
de Parley Amante
de Funkadelic,
tout ça
donc des groupes
de George Clinton
il y a toujours envie d'ailleurs
des gens qui ont pris
beaucoup de drogues
mais qui sont toujours là.
Un plan voyant je crois
je peux dire.
Ouais tout à fait
très haut en couleur
des paillettes de partout
à l'époque c'est les années 70
aux États-Unis
mais j'adore ce morceau.
Le score sur Radio Nova
Toujours en compagnie de Fabrice
Éboué
qui a un instant nous a proposé
Bootsy Collins
et je réplique avec un George
Asmiss Bernabeuil Bihonest
c'est un peu comme un Erasmus
comme un déchange un peu
ça te va ?
Bah je t'ai dit
même si je découvre
je découvre plus
je crois qu'on découvre
c'est pas que
il n'y a que de la nostalgie
c'est qu'on découvre
plus assez à nos âges
j'en ai fait néant.
Puis je fais la maline
on a vraiment littéralement
le même âge
c'est la petite pépite
c'est moi
c'est faux
On parle donc de Gérald Le Conquérant
ton cinquième film
qui sera dans les salles
ce mercredi Gérald
donc c'est toi
et t'es entouré par
l'excellent Logan Lefevre
qui joue donc ton fiston
et l'excellent Alexandra Roth
qui joue donc ton épouse
comment est-ce que tu les a castés
tous les deux
parce que je crois qu'Alexandra
elle est comédienne
et qu'elle fait du stand up aussi
je sais pas si c'est là-dessus
que vous êtes rapprochée
ou pas mais
Si si moi je sais
qu'elle venait du théâtre
mais je voulais
ce qui était important quand
tu fais les choses
en mode documentaire striptease
comme on l'a dit
c'est que surtout les gens
soient pas très identifiés
sinon ça biaise immédiatement
c'est pour ça que moi
j'ai essayé de mettre une perruque
de me grimer au maximum
il faut que les gens
aient l'air comme si
tu les avais jamais vu
pour que ça fasse
le plus documentaire possible
si tu prends quelqu'un de connu
comme je l'ai fait avec Franck Dubosse
qui joue son propre rôle
sinon ça ne fonctionne pas
et donc Alexandra
elle est ce naturel
et j'aime beaucoup ce rôle
de femme un peu
qui veut soutenir son mari
dans ses rêves
jusqu'à un certain point
oui
puis elle essaye de garder
le concret
c'est-à-dire cette ferme pédagogique
qu'il tient
et ce qui les nourrit
surtout le parc
il n'existera jamais
mais elle le soutient
dans ses rêves
c'est beau
jusqu'à ce que évidemment
tout explose
donc elle est super
Alexandra là-dedans
et puis l'autre découverte
c'est Logan Lefevre
effectivement qui lui
avait été découvert
en casting sauvage
pour le film Les Pires
oui absolument
voilà et qu'il avait
un petit rôle également
dans l'amour ouf
petit rôle
mais c'est la première fois
un peu conséquent
et je dois dire que
pour un gamin
qui avait 16 ans
pendant le tournage
c'est particulier
une comédie
en mode d'occu
il y a des petits regards
cam
c'est un rythme
il y a beaucoup d'impros
il y a beaucoup de plans séquences
où on ne coupe pas du tout
parce qu'il faut que
c'est l'air de cumenter
bah oui exactement
donc il faut être
en impro souvent
il faut être aux agais
il faut vraiment un instinct de jeu
et alors là
il m'a surpris tous les jours
et je sais qu'il n'est pas
dans la presse
alors je suis totalement
étranger
à tout ce qui est récompense
par contre je sais
que ça peut changer
la carrière de certains gamin
il n'est pas dans la presse
sélection des César
mais on peut voter
pour lui malgré tout
et pour ceux
qui ont l'occasion
de le voir
dans Gérald
Logan le fait
honnêtement
je pense qu'on va le revoir
parce que c'est presque lui
le sidekick de Gérald
il est complètement instrumentalisé
par cette personne
qui a littéralement perdu
le pied on peut le dire
mais du coup
il est assez volontaire
dans le n'importe quoi
il a trouvé son beau fils
dont il s'occupe
donc il est assez redevable
et puis il a trouvé
un enfant un petit peu naïf
donc il en profite
pour que ça devienne
un peu son bras armé
une comédie d'auteurs
sur un sujet
que je qualifierai pudiquement
de compliqué
soit la revendication
d'une identité
quelle que soit l'identité
est-ce que ça a été
compliqué à monter en fait
parce que ça pose
des vraies questions
notamment sur
la construction
est-ce que c'est un facteur iné
est-ce que c'est
quelque chose
parce qu'on a revendiqué
en fait
oui tout à fait
alors d'abord c'est toujours pareil
je crois que avant le sujet
le financement dépend
parce que tu as fait précédemment
est-ce que tu as eu des succès
etc
donc pour moi c'est plus simple
je vais pas mentir
c'est un film qui coûte
alors c'est toujours entre guillemets
parce que c'est quand même des sommes
mais qui coûte peu cher
donc c'était plus simple à monter
j'ai financé une partie
du film également
donc j'y ai mis de ma poche
pour pouvoir terminer
le financement également
à certains égards
donc à partir de là
non
l'avantage de faire un petit film
je crois c'est qu'on a
aussi une certaine liberté
et c'est pour ça
que j'ai pu faire
ce que j'ai voulu
dans ce film
c'est un instant du regard
de Gérald
je suis fait être extrêmement commenté
c'est vraiment la porte d'entrée
sur la folie du type
la manière qu'il a
de regarder les choses
d'assez peu clignées
d'avoir un truc un peu exorbité
un peu
comment on dose tout ça
entre le look
justement tu disais
la folie des grandeurs
qui est toujours un truc
hilarant à regarder
et cet ensemble là
c'est la première fois
que j'ose partir vraiment
dans un personnage comme ça
d'incarner quelque chose
d'aussi puissant
avec ce regard
on m'a souvent dit
sur des tournages
fait attention
tes yeux ont tendance
à trop sortir
quand je joue
donc j'avais appris
à freiner la chose
et là je me suis
bah je vais m'en donner
à Quarjeuil
j'ai le droit de les sortir
parce que ça va être
ça marque de fabrique quelque part
et le petit signal de
ah là on sait
qui ça va pas dans sa tête
donc c'est un petit peu
un truc complice
avec le spectateur
puisqu'on peut faire
des regards cams
c'est l'avantage aussi
du documentaire
donc c'est là
où je me suis
ça peut être intéressant
pour dire
donner une sorte d'avertissement
là là il est
en train de vriller
et toi t'as une particularité
c'est que vraiment
le principe de gêne
chez toi c'est une mécanique
de précision
ouais bah j'adore ça
les anglais c'est l'humour
on n'hésite pas
dans l'agonie
vraiment
le malaise de la personne
l'agonie dans la vanne
on y va
ah ouais ouais
bah j'adore ça
il y a des
il y a des grands maîtres
tels Ricky Gervais
avec Ziofi
etc
mais
c'est marrant
parce que moi j'ai grandi
vraiment avec ça
donc c'est ce qui m'a
c'est ce qui m'a construit
au niveau cinématographique
je suis un grand fan
des films du dogme
tu regardes des films
comme les idiots
ouais
tout repose là dessus
même festoon
moi c'est un de mes classiques
les longs silences
ouais
toute genre de gêne
ouais mais c'est
on passe quand même un film
et c'est marrant parce que
c'est des films
dont les sujets sont quand même
hyper durs
notamment festoon
ouais bien sûr
et tu arrives à rire
à des moments
parce que tu dis c'est tellement gênant
que
et le rire dans la gêne
est libérateur
il fait du bien aussi
je veux dire
ah ça y est ça s'arrête
mais oui j'adore ça
moi c'est toujours
le malaise comme on dit
il n'a qu'ils disent
quelle gênance
j'adore essayer de
de construire ces moments là
ouais mais en termes de rythme
je trouve ça très compliqué
à construire
parce que je veux dire
parce que dans l'humour
alors j'imagine sur scène etc
il y a une idée
de rendement
d'un nombre de rires
avec une régularité
avec un rythme particulier
et je trouve que ce rire
de malaise là
il est compliqué à
ah c'est sûr qu'on n'est pas
dans le gag
c'est sûr qu'on n'est
pas dans le gag
on est dans quelque chose
qui est beaucoup plus lent
d'un point de vue réci
alors qu'aujourd'hui
évidemment
dans les comédies
ils vont chercher
à faire le plus de plans possible
et sur mon précédent film
comme barback
c'est très rythmé
en termes de montage
là c'est l'inverse
on va chercher
à avoir des plans
qui vont durer
parce que le fait de faire durer
ça te met encore plus
dans le malaise
et surtout
pour recréer le malaise
au possible
on passe par le regard
de l'autre
parce que c'est le regard
de l'autre
qui fait qu'on sent
que c'est très très gênant
et parfois quand il fait
ses visites avec les gamins
c'est un peu lent
ce que tu nous racontes
je disais donc c'est
ton cinquième film
il y a eu casse départ
il y a eu le crocodile
du beau tsonga
coexister barback
maintenant j'irai
de le conquérant
et j'ai l'impression
que le fil conducteur
reste l'identité
dans tous les films
il y a quelque chose
de ce côté là
y compris dans barback
qui est un mec
qui se définit
par opposition
aux gens
qu'on décide
d'arrêter de manger
de la viande
c'est que des gens
qui sont
quête d'une construction
et d'une identité
sont quand même
beaucoup plus
le thème principal
je dirais
et celui-ci
parce qu'il y a quand même
le switch de fin
qu'on raconte pas évidemment
se pose la question de
alors qu'est-ce que
l'identité
ou ça commence
si je prends la normandie
partir de quand
on commence à être normand
donc tout ça
est un débat
sans fin pour moi
lui se pose ces questions

et avec sa gueule
il se dit
mais est-ce que j'ai
vraiment une gueule de normand
alors est-ce qu'on se doit
se la poser en 2025
donc là vraiment
je trouve que c'est
peut-être
mais en tout cas
celui qui parle
qui parle le plus
dirons-nous
frontalement
de la question d'identité
quand je dis ça
c'était pas du tout un reproche
au contraire je trouve que c'est
une question à travailler
qui est assez passionnante
et que tu l'as fait
sous des angles très différents
à chaque fois
tout à fait
à part que je
on m'a fait la réflexion
parce que j'avais joué
dans un film
qui s'appelait
Euro gagnant sur le lotto
où je finissais
en prison
dans barba que je finis
en prison
là je dis pas la fin
mais donc il y a
quand même certain
systématisme
chacun ses obsessions
on sait comme ça
Fabrice et Boué
des obsessions
on va continuer
dans un instant
j'ai isolé quelques extraits
de films, de spectacles
de séries
qui normalement
devraient te parler
ce sera
juste après la clé
le score
sera de Nova
Nova
Ice Cube
sur Nova
it was a good day
dans la playlist
de Fabrice et Boué
qui hoche la tête
non je te parlais
de sample tout à l'heure
tu vois là
c'est les Heilebrothers
derrière
ça c'est un classique
de la West Coast
le Ice Cube
de cette époque
là c'est noir à jeunis pas
je pense qu'on va être
93
un truc comme ça
tu ferais un très bon animateur
radio sur une émission musicale
tu l'as fait j'imagine
j'ai fait un peu de radio
à l'époque
parce que je t'ai parlé de rap
moi je bossais au début
des années 2000
la fréquence pari plurielle
dans ce terrain vague
à Stalingrad
dans une très belle ambiance
à l'époque
j'ai toujours
beaucoup aimé la radio
j'en ai fait beaucoup
avec Laurent Ruquier
notamment sur Europe
à une époque
j'adore ça
à chaque fois je me dis
tiens est-ce que je fais
mon podcast
qu'est-ce que je m'y remets
aussi
mais en tout cas
j'aime beaucoup
je t'ai préparé quelques extraits
qui normalement
si j'ai bien travaillé
devraient t'évoquer
2 ou 3 pensées
est-ce que tu es prêt
je vais juger ton travail
allez c'est parti
vous savez que le chariot
fait une foundation de wish
c'est génial
et ils donnent à ces enfants
un wish
et si c'est moi
j'ai toujours dit oui
et j'ai toujours commencé
la vidéo de la même manière
je dis
pourquoi n'est-ce pas qu'on souhaite
mieux ?
qu'est-ce que vous avez retardé
aussi
je ne fais pas ça
ok
c'est des jokes
je n'ai même pas
utilisé ce mot
dans la vraie vie
c'est un mot
vous avez juste utilisé
oui
dans une joke
ce n'est pas la vraie vie
je suis joué
un rôle
oui
parce que je suis bien
c'est vrai qu'aujourd'hui
mais ça n'a rien
avec ce dont on parle
l'identité
et je te fais ce lien
parce que c'est amusant
à quel point je le vois
à travers mes films
à travers mes spectacles
aujourd'hui on vit dans une société
où un certain type de militant
pense qu'on peut rire de tout
mais jamais sur le sujet
qu'il les concerne
et ça c'est assez amusant
voilà
c'est là-dessus
vous vous rejoignez
c'est pas drôle
parce que ça te concerne
et en même temps
il y avait une vanne
sur un spectacle précédent
où il racontait comment
dans la vision
il s'était fait prendre la tête
par une nana
parce qu'il mangeait des cacahuètes
et qu'elle était à l'air
tout à fait
c'est assez hallucinant
et moi je le vois
à chaque fois
il m'est arrivé même
d'avoir des spectacles
où la personne
riait
pendant une demi-heure
de choses oribles
sur divers thèmes
et variées
et quand arrive son thème
à elle
se lève en disant
on ne peut pas rire de ça
donc c'est ça
qui est très très drôle
et c'est pour ça
que je dis souvent
soit on rie de tout
soit on ne rie de rien
parce qu'on peut pas faire le tri
et que chacun
on est là pour désamorcer
mais je crois que les problèmes
ont commencé pour lui
à partir du moment
où ces spectacles
ont commencé à être
captés, isolés
et segmentés
tout le blague sorti
de son contexte
devient problématique
je peux en revenir à contexte
mais ce qui est très intéressant
et c'est parfait
parce que moi
tout ce que je peux prendre
dans la gueule
sur les réseaux sociaux maintenant
c'est un carburant
et du matériel fantastique
pour écrire le spectacle
d'après
dans un registre
tout à fait différent
il y a un tout petit indice
sur le début du sonore
donc au plage de Damien Chazal
j'ai entendu venter les mérites
de ce film
pour une raison particulière
qui est
d'être complètement dédié
à son art
et d'être concentré
et sur la concentration
la persistance
les gamins
c'est un film qui t'a marqué
ça m'a marqué
alors dédié à son art
attention
parce que
il y a aussi le rapport
aux profs qui est très pervers
quand même
c'est rien de le dire
c'est marrant parce que c'est
le seul film
qui a été réalisé
c'est marrant
parce que c'est le seul film
de ma vie
que j'ai vu
où j'ai appelé mon père
qui ne va jamais
au cinéma je lui dis
va voir ce film
il a trouvé que c'était
un chef d'œuvre également
mais après
ça fait écho
à des choses aussi
sur l'éducation
où on peut voir
ce qui a été mon cas
des éducations
très strictes
où il y a généralement
deux
où je dirais
trois possibilités
c'est-à-dire que
mon père est Gineco
j'ai un exemple
mon grand frère est Gineco
ma soeur est Gineco
le mot l'a été
qu'est-ce qui t'est arrivé
et voilà
donc ça a été bien adressé
comme il faut
il y a l'inverse
ça peut complètement vous briser
parce que vous n'arrivez pas
à suivre ce qu'on vous demande
ce qu'on attend de vous
où il y a un peu
mon histoire
c'est-à-dire que ça
ne vous brise pas
mais vous faites
un pas de côté
absolu
alors je veux pas
jeter l'eau du bain non plus
en disant que
tout ce qu'on m'a amené
que ce soit ma mère
prof etc.
où les cours de mon père
m'ont amené beaucoup
pour la base
pour ma passion
pour l'écriture
pour le fait d'avoir
une grande rigueur
de travail aussi
mais je
j'essaye
j'essaye de prendre du recul
par rapport à tout ça
quand je le
quand je j'essaye
d'élever mon fils
voilà
extra suivant
vous voyez si on est
dans un
dans un quartier
à majorité
dix personnes
c'est-à-dire que les
les urbanistes
conçoivent des logements
dissociaux
c'est-à-dire des logements
pour les jeunes
pour les jeunes couples
qui démarrent
pour les ouvriers
pour les ménagers
mais aussi peut-être
pour les chaux maires
tout ceci
dans le plan
d'une restructuration
des plans de secteur
visant à vaincre
la solitude
du troisième âge
en l'intégrant
à la population active
c'est une chute idée
évidemment c'est arrivé
près de chez vous
Rémi Bellevaux, André Bonzel,
Benoît Poulverde
un documentaire
ouais rien que la voix
rien que la voix
ouais
ce film là
je pense que c'est
comme le film
alors j'ai d'autres films
dans d'autres registres
je dirais
plus grands cinémas
qui m'ont évidemment marqué
notamment les
les Sergioléon
etc
mais
sur les découvertes
underground
de l'école
parce que moi je
de l'époque
parce que moi j'ai 15 ans
quand je regarde ça
je crois que sortir en 91
donc 14 ans
je le connais par coeur
je connais les monologues
de Poulverde
par coeur
et ouais
ce truc là
c'est une machine de guerre
pour moi
totalement impossible
à faire aujourd'hui par contre
ouais
mais avec une grammaire
visuelle
dans ce que toi tu fais
est-ce que t'as fait par la suite
parce que mine de rien
ce côté mockumentaire
ce que je disais c'était le cas
sur une site Jamel comédie club
ouais
il y a un petit héritage
de ça dans Gérald
enfin ce côté
tout à fait
et puis l'encore plus radical
c'est fait très peu de moyen
il y a beaucoup de face caméra
c'est un one man show
c'est très près de chez vous
c'est encore autre chose
on est dans le one man show
mais il tienne le film
à merveille
moi je vois
alors évidemment
je crois que c'est un film
tout le monde peut pas le voir
tout le monde ne l'accepte pas
encore moi aujourd'hui
mais moi je me rappelle
avec ma mère qui est passée derrière
en disant mais qu'est-ce qu'il est en train
de regarder
c'est... non non
c'est formidable ce film
l'apprentissage de la gêne
c'est ça
et dernier extrait
alors de sauvage
Sam péquine pas
ouais
j'ai ouï dire
que ça faisait partie de
ouais c'est marrant
parce que d'ailleurs
le distributeur de Gérald Le Conqueren
c'est Wild Bunch
ouais
dans l'heure de sauvage
pour moi c'est la
meilleure fin de film
qu'on n'est jamais faite
je sais pas si tu l'as vu
je me suis dit pas de la fin
c'est un carton
il repart chercher
leurs potes
au milieu du camp militaire
évidemment
mexicain
et bon ils savent qu'ils vont très bien mourir
mais je trouve que
c'est orchestré de manière
c'est... voilà
c'est partie des films
je peux regarder juste la fin
je trouve ça
tellement romantique à la fois
c'est pas bien de dire ça
parce que les types se sacrifient
mais il y a un truc qui est filmé
avec une telle grâce
que c'est merveilleux
mais t'as un truc avec le western
de manière générale
alors j'ai été élevé
dans le western
pour une simple et bonne raison
mon père est Camerounet
élevé chez les jésuites
donc on parlait
de l'éducation à la dure
tout à l'heure
et pour cause
et donc c'est pas compliqué
dans les années 80
quand je commence
à regarder des films
je suis interdit
du moindre film
avec une scène de baiser
pas une scène de sexe
une scène de baiser
et quand j'ai une scène de baiser
c'est l'époque où le héros
était un film américain
embrassé à cette époque-là
donc nous c'était niète
il y avait des films
où il y avait zéro trace
de sexe
c'était les westerns
et notamment les westerns
entre guillemets dis spaghetti
donc tout le sergeo corbusis
sergeoleon etc
mais ce qui amusant c'est que
les films de sergeoleon
sont d'une violence inouïe
il y a des scènes de torture
ils sont sadiques au possible
et ça il le regardait
avec un grand sourire avec nous
en nous disant en gros
c'est ça la vie
c'est ça le cinéma
que personne n'embrasse personne
peuvent bien jouer avec des pistolets
si on veut
je vois très bien le message
dans un instant
on parlait de héros solitaires
ceux des westerns
on va parler d'un autre héros solitaire
celui qui va monter sur scène
pour jouer précisément solitude
au pluriel
juste avant on écoute Steve Lacey
avec Bad Habits
avec Charline Rohn
et le deuxième docteur
Dr Dre de cette émission
il avait été annoncé
c'est en l'honneur de fabriquer
ses voix ici
Snoop Dogg nothing but a j thing
oui alors ça c'est peut-être
un des plus grands hymnes
de ce qu'on appelle le rap
west coast californien
voilà
1993 aussi
je vous dis l'animateur de l'animateur
là on est dans ma prime jeunesse
mais qu'est-ce qu'il t'a appé
dans cet aspect-là
du rap
parce que j'ai grandi
dans une banlieue bourgeoise
de nos gens surmarnes
et qu'évidement
tu idolatres toujours
ce qui te fait fantasmer
et puis le côté gangsta rap
comme on l'a appelé
moi je rêvais d'être un gangster
devant ma maison
fils de médecin
à nos gens
on parlait de temps
cinquième film
parlons maintenant de ton
cinquième spectacle aussi
c'est pas bizarre
non c'est pas bizarre
parce que généralement
je fais un spectacle
un film
et là j'ai
encore en plus la chance
de pouvoir faire
la promo des deux
en même temps
ce qui va pouvoir me reposer
d'autant plus
j'adore la radio
la radio
ce qu'on fait en ce moment
la télé c'est une autre pression
il faut aimer se voir c'est différent
ce qu'on voit en ce moment
il est en train de me filmer
pendant que je dis ça
mais en tout cas
ce qu'on fait en ce moment
oui j'adore ça
être derrière un micro anonyme
je trouve que c'est super
c'est une voix c'est autre chose
j'adore
le nouveau spectacle
ça s'appelle donc solitude
solitude pluriel
ouais tout à fait
pourquoi le s à la fin
alors d'abord
pour dire que
je trouve qu'on est tous
un peu seuls c'est-à-dire
que c'est pas ma solitude
dont je vais parler
et solitude parce que je pense
que ça vient de
il y a plusieurs solitudes
il y a la solitude
évidemment de nos téléphones portables
de cette virtualité
qui gagne
la solitude du communotarisme
aujourd'hui
et même la solitude
au sein de sa famille
où chacun est dans sa chambre
en train de vivre ses émotions
sur ses écrans etc
donc c'est tout ça
que je raconte
dans le spectacle
évidemment je passe
souvent par le personnel
pour qu'aujourd'hui
tout à fait
il y a une inflation
des comiques
donc comment être un peu original
c'est plus en passant par soi
ce qui comme dans le film
ne m'empêche pas d'essayer
d'avoir un maximum de fond
et d'aborder les sujets
que peu de personnes
nous aborder aujourd'hui
parce que je pense que
comme je dis souvent
je suis pas un comique militant
mais je suis un comique
qui osent s'engager
sur les sujets les plus compliqués
je vois bien que
beaucoup de confrères
évitent certains thèmes
c'est ainsi moi j'y vais
voilà
alors ceci dit
la thématique de solitude
la thématique de Gérald
le conquérant
il y a quand même
des points d'accroche
à partir du moment
à partir du moment
où on joue sur des identités
de plus en plus polarisées
la solitude va de soi
ben oui oui
c'est pour ça que je parlais
du communautarisme
le communautarisme
nous isoler les uns des autres
donc ça fait partie
des solitudes aussi
ouais tout à fait
alors je précise
que tu seras donc
à partir du 8 janvier
au folie berger c'est ça
c'est archi complet
déjà
j'aime bien dire ça
ensuite il y a une tournée
des ennits
il y en a déjà 17 de complet
donc si vous voulez
fabriquer beau c'est le moment
de prendre les places
il y a 3 grands rex
également complet
voilà
il y a un moment
il faut arrêter avec ce petit boule
à refabrir vraiment
c'est fou
tourner des ennits
et on y va
allez c'est bon
j'ai commencé
en 98 ce métier
ouais
j'ai pas connu
l'ascension fulgurante
de certains cols
je vais raconter un truc
très drôle par exemple
quand je joue au Trianon
c'était plus rien à perdre
je crois donc ça doit être
vers 2018
ouais
en première partie
c'était Redouane Bougaraba
à l'époque
et je lui disais
faire un effort
il montait en survêtement
de Marseille sur ça
j'ai au moins
été au Trianon
quoi correctement
quand il monte sur scène
sinon tu n'y arriveras jamais
et quelques années après
il remplissait le vélo drôme
donc
et j'en ai vu plein
que j'ai mis en première partie
j'ai eu Blanche Gardin
en première partie
explosé après
et donc
quelque part
vraiment j'ai construit
mon truc pierre par pierre
j'étais pas le meilleur
au début
aujourd'hui non plus
mais en tout cas
je pense que j'ai progressé
j'ai toujours eu un petit goût
pour l'écriture
et je me suis construit
vraiment doucement
et je préfère que c'est
ça
pardon je préfère que c'est
fait ça
je préfère que c'est pris
cette tournure-là
plutôt qu'un succès soudain
pas toujours mérité
et potentiellement éphémère
au moins il y a une forme
un peu durée
exactement
alors je sais aussi
que je suis devenu même
j'ai appris ce que c'était
grâce à mes neveux aignesses
tu es devenu même à cause de quoi
ah bah plein de
voilà ils connaissent
plus que ça les jeunes
en face de moi
je crois que c'est un même
mais c'était mémifié
avec un propos
je suis mémifié ma tête
et reprise souvent
une intervention
j'étais les matins
où j'avais dit
globalement j'ai hésité
à dormir 2h
ou à faire une nuit blanche
ils ont repris ça en boucle
et c'est amusant parce que
et j'ai fait
une émission sur Twitch
qui est plus destinée
et alors là depuis effectivement
mes spectacles ont été
coupés en morceaux
repris sur les réseaux
et j'ai cette chance
qu'à bientôt 50 ans
mon public s'est rajeuni
encore plus tout d'un coup
donc voilà
mais tant mieux comme je parle
beaucoup de générations
pendant mes spectacles
mais c'est rigolo en même temps
c'est
lui c'est le tonton qui dit
les horroires
tous les trucs que les autres
veulent pas vous dire
c'est lui
on y va
mais alors justement
c'est plus concurrentiel
mais en tout cas c'est vrai
qu'il y a de plus en plus de monde
est-ce que toi
t'arrives à aller voir
les spectacles des autres
est-ce que tu
tu regardes
ce qui se fait autour
One man je fais très peu
j'aime le théâtre
mais One man je fais très peu
parce que j'ai le défaut
du professionnel
ou je veux avoir tendance
à anticiper les vannes
alors c'est bien
parce que souvent
un bon spectacle
tu n'arriveras pas
à anticiper
mais si c'est
au bout d'un moment
tu connais la musique
c'est un
aller voir le travail
des potes
tu as du mal à aller
pas aller en cuisine
mais pas trop voir
des One man
non mais plutôt théâtre
ouais plutôt théâtre
mais genre pièce
classique
ouais ouais ouais
enfin non
que est-ce que j'ai été voir
dernièrement
alors là j'avais pas
trop le temps je t'avoue
mais avant j'avais été voir
revoir d'ailleurs
le repas défaut
ouais
là je vais emmener mon fils
c'est l'avantage
voir le bourgeois gentil
avec Jean-Paul Roux
prochainement
ouais ouais j'ai été voir
j'ai oublié
ces trafics la dernière
de Michelique je crois
tu peux là emmener voir
la petite boutique
des horreurs
je peux me permettre vraiment
ah ouais j'ai pas fait
au théâtre de la porte-saint-martin
c'est fantastique
ah ouais bah je vais y aller
ah ouais super
ça fait un peu peur
mais pas trop
c'est vraiment formidable
je parlais des dates complètes
il y a aussi des triannons
qui arrivent du 5 au 12 juin
c'est ça
je les ai rêvés
non non non
donc voilà il est prudent de louer
je vous le dis si vous voulez aller
fabriquer des bouillons
c'est du 5 au 12 juin
allez-y maintenant
à ce jour
si 15 jours c'est fini
vous ne pourrez plus y aller
dans un instant
je te soumets
le questionnaire musical
du score
il va falloir répondre
c'est le souvenir
donc comme t'as fait une programmation
qui est très basée sur des souvenirs
ça devrait aller tout seul
on écouterait aussi DJ Quick
et tout ça
ça se sera juste après la pub
DJ Quick sur Nova
le choix de fabriquer ces bouées
j'en suis persuadé
une anecdote sur le sample
utilisé sur ce morceau
ah je l'ai pas
non j'en ai aucune
moi j'ai l'impression
que le petit cling
c'est celui qu'on entend
aussi sur Janet Jackson
go deep
je crois pas
je pense qu'il est rejoué
DJ Quick
parce que c'est rejoué
je me trompe peut-être
c'était vraiment
une manière très gentille
de me signifier
que j'étais vraiment
en train de dire de la merde
et j'ai trouvé ça
très joli moi-même
voilà
pour d'autres analyses musicales
vraiment très pointues
ne comptez pas sur moi
en revanche je comptais
sur fabriquer quoi
et qui je vais soumettre
maintenant le questionnaire musical
du score
l'idée c'est de répondre
à ta cotec
ça fait appel à des souvenirs
il n'y a pas de jugement
c'est fou il en a toujours
mais voilà
est-ce que tu es prêt
le titre qui symbolise
le mieux l'enfance
ou en tout cas la tienne
c'est super dur
la danse des canards
je me rappelle dans le salon
de ma grand-mère
justement en Normandie
il y avait toujours des faits
puis elle m'émette
à la fin la danse des canards
et on s'éclatait dessus
très bien la chanson
de ton adolescence
bon on a écouté
je te mettrai aller
N.W.A. straight out
à Compton
ok
ton hit de kara ok
quand j'étais chanteur
Michel Delpesh
ah ouais
alors là c'est venu
très très vite
ma pauvre céssie
ah ouais
je m'attendais à savoir aimer
pour des raisons évidentes
de chimographie
pas du tout parce que
avant je vais bien
faire mes vocalises
en chantant une chanson
avant de monter sur scène
et j'avais pris
celle-ci de Michel Delpesh
et depuis
je la connais bien
ouais elle est très chouette
et puis ça parle de l'artiste
et de sa faim
et donc avant de monter
sur scène ça te met la gomme
très bien
le titre qui te propulse
immédiatement sur la piste de danse
je suis un pietre danseur
donc je peux pas te dire
qu'il y a un titre
qui me propule
sur la piste de danse
bidit Michael Jackson
et le titre qui t'en ferait
immédiatement sortir
de cette même piste de danse
bider la salle
ou j'ai pas un titre non
j'ai personne à critiquer
c'est pas forcément la critique
ça peut être de la non maîtrise
du genre musical
ah oui tu as raison
tu as raison alors
voilà il y a du rock
j'y vais pas je me sens pas
mon grand complexe
à ce moment là
je te dirais
un zoo que quelconque
parce que voilà
ok ta chanson
de comédie musicale préférée
euh
West Side Story
ok et catégorie pénible
la chanson dont un mal
de chien te débarrassait
une fois que tu l'entêtes
je suis comme
une boule de flipper
qui roule
ah non non non
la pitaine à bateau chantin
en plus tu la connais par coeur
bah oui bah c'est pour ça
que j'ai du mal à m'en débarrasser
korey charby
korey charby
allez c'est bon
bah voilà
la référence médicale
c'est pas un mid drop c'est un
c'est vraiment un stylo drop
de la tristesse absolue
merci beaucoup Fabrice
merci Charly
vous pouvez les passer par le score
je rappelle donc
que Gérald le conquérant
c'est dans les salles
à partir de demain
que solitude
s'est entourné à partir
de janvier
et que si vous voulez y assister
bassagérer de ce manier
dans un instant
on a tous rendez vous
et on se quitte
avec le dernier titre
que tu as choisi
je vais te laisser en dire un mot
Curtis Mayfield
move on up
ah move on up ouais
bah c'est
écoute on allera conclure
les spectacles
par ce morceau
ouais
on le fait plus
parce que c'est plus
très original mais
on y veut de la soul
et au niveau de
je te mets la pêche
move on up
voilà

A poursuivre

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