Augustin Trapenard : “Nos années Boomerang”, retour sur huit ans de radio
Au programme du Score : Augustin Trapenard revient sur “Nos années Boomerang”, un livre né de 1656 matins de radio où la conversation devient un art fait de douceur, de curiosité et de voix inoubliables. Entre transmission, pédagogie et souvenirs d’entretiens avec Modiano, Annie Ernaux ou Patti Smith, il raconte comment on fabrique un “bonjour” qui change tout. Augustin Trapenard répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle : sortie aujourd’hui de Des preuves d’amour, le nouveau film d’Alice Douard qui suit Céline et Nadia, futures mamans confrontées à une quête de légitimité semée d’obstacles. Porté par Monia Chokri et Ella Rumpf, un récit juste, drôle et émouvant.
Côté actualité culturelle : sortie aujourd’hui de Des preuves d’amour, le nouveau film d’Alice Douard qui suit Céline et Nadia, futures mamans confrontées à une quête de légitimité semée d’obstacles. Porté par Monia Chokri et Ella Rumpf, un récit juste, drôle et émouvant.
Transcription
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Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Jay-Z et Foxy Brown est bienvenue dans le score.
Comme chaque jour, on découvre la playlist d'un invité.
Comme chaque jour, on discute.
Et aujourd'hui sur le principe même de discussion.
Puisque mon invité fait parler des gens drôlement intelligents.
Augustin Trapenard nous rejoint juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
C'est mercredi, ces jours de sortie.
Et en plus des films dont on a déjà parlé ici, j'aimerais ajouter à la sélection des preuves d'amour.
Un très beau film d'Alice Doir.
L'histoire est presque l'aventure.
Je dirais de Céline et Nadia qui attendent leur première enfant.
Nadia est enceinte.
Céline cherche sa place.
Et si je parlais d'aventure, c'est que sa quête de légitimité a trouvé sa place.
Notamment administrativement, tient du parcours de la combattante.
Bah ben un enfant en fait.
Un enfant qui va être là pour le temps.
Pour les jours.
On a fait comment alors ?
Ben on a fait l'amour ?
Ben oui non.
C'est une fille.
Ah c'est bien, pas mieux.
T'as pas peur d'être jalouse ?
Je jalouse de quoi ?
Tu peux me garder l'héricaste ?
Ah non non, je suis pas là.
Tu voulais t'entraîner non ?
Attends reste là, on est solidaires maintenant.
Attends mais c'est toi le babysitter hein.
Ah non je suis pas payée pour ça hein.
C'était pas instinctif de t'imaginer coucher avec une fille.
Je t'imaginais t'as fait coucher avec un mec, ça c'est instinctif.
Non non tiens ton air, tiens ton air, retiens ton air.
Ah je rigolais toi.
Moi c'est bon, on m'a compris que t'étais enceinte.
Ça va hein, toi tu peux vivre ta vie.
Moi je fais tout le boulot et je suis aux bases.
Putain on va avoir une fille dans des défis.
J'ai même pas sens de être un modèle pour elle.
Quoi quand même.
Dans le rôle de Nadia, Monia Chaucry, Céline, c'est Héla Roumf.
Toute de parfaite dans un film qui réussit le tour de force
d'être drôle et émouvant, on prend.
Des preuves d'amour d'Alice Doir, c'est dans les salles, aujourd'hui.
On retrouve Auguste Entrapenard, juste après Anderson Pack, Make It Better.
Le score.
18h30, 20h.
Charline Loup.
Sur Radio Nova.
Et voilà, un invité à la passion et à la mission singulière.
Il aurait pu se contenter de critiquer, dans le sens noble du terme.
J'entends pas de manière argumentée,
pas comme l'activité quotidienne qui me prend un ton fou
de préférence bien de récompagner autour d'un café, mais c'est pas la le débat.
Lui a préféré transmettre.
J'envie un peu, j'avoue, ceux qui l'ont vu enseigner,
parce qu'il a ceci de particulier chez les pédagogues.
Il sait, c'est indéniable, mais n'écrase en aucun cas
celles et ceux qui l'interrogent ou même celles et ceux qui l'écoutent.
C'est un érudit curieux avec le sens de la formule et donc de la question.
Et un atout de taille, cette voix qui pourrait te consoler, te cajoler,
même quand t'es déjà 100 km plus loin que le bout du rouleau.
C'est un peu le chader de l'interview en quelque sorte.
J'accueille un homme de radio, de télé, de livre, bref de culture.
Il anime chaque mercredi sur France 5 La Grande Librairie
et il publie chef Flamarion nos années boomerangs
du nom de l'illustre, réjouissante et robotative émission matinale
qu'il a animé pendant 8 ans.
Fiu fiu, he's back, dans les backs.
Bonjour, Augustin Trappinard.
Salut, Charly Negrou.
Et merci de passer par ce studio.
C'est une grande joie.
Tu connais bien la maison, puisque tu es officier ici.
J'ai même commencé la radio.
Je me souviens, on m'a appris à faire de la radio ici à Nova,
Debout, pour garder cette énergie,
cette espèce de moment d'intensité,
ce qui fait que je faisais de la radio Debout.
Et tu as vu, il y a quel point c'est en bourgeoisie,
parce qu'on est tous les deux assis.
Oui, mais on a quand même la mémoire, le fantôme
de cette standing attitude.
C'est ce que je veux dire.
Il y a un conseil qui t'a été donné ici
que tu as gardé tout au long de ta pratique.
La curiosité, c'est quelque chose que j'ai énormément aimé.
D'ailleurs, la curiosité, dans tous les sens du terme,
être curieux, c'est s'ouvrir à d'autres horizons,
mais c'est aussi être un peu bizarre,
tu sais, quand on dit d'une personne, qu'elle est curieuse.
Il y avait ça quand même chez Nova,
puis j'ai été frappé très vite par l'immense jeunesse
et la créativité de cette chaîne.
Et c'est vrai, justement, d'arriver sur France Inter
pour une émission estivale
qui s'appelait toute première fois.
J'ai fait mes classes chez Nova.
On est beaucoup, hein.
On est beaucoup.
C'était une radio aussi qui laissait quand même sa chance
aux jeunes voix.
C'était assez merveilleux.
Moi, je me souviens, j'avais débarqué pour faire une chronique.
Il m'en avait fait faire une par jour, pratiquement.
Oui, et on revient avec plaisir.
La position de celui qui pose les questions,
tu la connais, tu la maîtrises,
comment tu te sens sur le tabouret de celui à qui on va en poser ?
Très mal, parce que je pense que quand on fait ce métier,
c'est précisément pour en poser,
parce qu'on a plein de choses à cacher,
pour éviter, en réalité, de répondre aux questions.
Donc je vais faire attention de bien mesurer
d'être très politique,
mais au correct, tu me connais.
Non, le problème au contraire, c'est que je suis en roue libre
et que je me suis rendu compte
qu'il faudrait parfois que je parle pas
parce que je suis capable de dire à peu près n'importe quoi.
Oui, c'est bien ce que je compte entreprendre
pendant cette heure d'émission.
Je t'ai demandé de choisir 6 titres
dans les playlists de Nova.
On va écouter ton premier choix,
l'occurrence Bill Withers & No Sunshine,
on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Bill Withers sur Nova & No Sunshine.
J'ose à peine anonner en anglais,
parce que je suis face à Augustin Trapenard,
qui lui a une maîtrise de la langue absolument parfaite.
Ne juge pas l'accent s'il te plaît.
Toujours un peu, c'est ça qui est bien.
En réalité, je l'ai vachement perdu, tu sais, mon anglais.
Quand j'étais tout petit,
j'ai appris à lire et à écrire en anglais.
Mon père a été nommé à Londres
quand j'avais 5 ans,
donc j'ai vécu en Angleterre
au bon moment,
où le palais de l'enfant
n'est pas encore totalement formé.
Du coup, on apprend la langue anglaise.
C'est vrai que je l'ai gardé,
puis surtout, j'ai fait toute ma scolarité
à la fois en français et en anglais
et puis je suis devenu prof d'anglais.
Tout à fait.
Et Bill Withers, pourquoi ce choix ?
Je trouve que c'est une des plus belles chansons qui soit.
C'est tout.
J'adore l'écouter.
Elle me met bien.
C'est important quand même
la musique qui te met bien.
Justement, la question rituelle de cette émission,
c'est quelle place prend la musique
dans ton quotidien ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Mon grande place.
Je peux même lire en musique
et j'essaye de toujours rester curieux.
On en parlait tout à l'heure.
Même si c'est pas forcément facile.
Souvent, ce que je fais,
c'est que quand j'ai des gens qui viennent à la maison,
je leur laisse le Bluetooth
et ils me font découvrir des chansons.
Franchement, c'est un bon truc à faire
parce que du coup, tu apprends à reconnaître.
Je suis pas trop à chasamer les playlists
que j'écoute à la radio,
ce genre de choses.
J'essaye plus toujours d'écouter
ce que les gens ont à me faire écouter.
En fait, le bouche à oreille
fonctionne très bien sur moi
en termes de musique.
Il y a deux catégories de gens
pour moi face à la musique.
Il y a ceux qui, quand ils vont mal,
écoutent des playlists guillirettes,
histoire d'aller mieux
et ceux qui décident de toucher le fond
mais de manière spectaculaire
en écoutant des trucs
de tristesse abissale.
De quelle équipe fais-tu partie ?
Pas de l'équipe, peut-être,
bord fenêtre.
C'est la deuxième.
Tu sais, ce moment,
on est face à la fenêtre
et vraiment, on pose
son menton sur son point
et on pleure.
Par exemple,
Shakira aussi,
qui est toujours un bon
underneath your clothes.
Tu vois un truc comme ça.
Évidemment, du Cristina Aguilera,
on veut, tu en vois là.
La chanson...
You are beautiful.
Bien sûr.
Et tu l'apprends pour toi
dans ce cas-là.
Bien sûr.
Elle me parle de manière
très directe.
Tu sais,
c'est cette vieille théorie
que quand tu vas mal,
tu écoutes les paroles
des chansons.
Oui, absolument.
Quand tu vas bien,
tu écoutes la musique.
Souvent, j'écoute les paroles.
Je suis un homme de texte.
Charline, ne vas pas se mentir.
Bien sûr, tout à fait.
De texte.
On va en parler dans un instant.
On écoutera aussi
Block Party
et tout ça,
ce sera juste après la pub.
Le score
18h30, 20h
sur Radio Nova.
Block Party
sur Nova
avec un titre
que je vais laisser
prononcer à mon invité
si on disait
Banquet
ou Banquet.
Augustin Trappener,
je te pose la question.
Tu sais,
comme on est en France,
on va dire
Banquet.
Banquet.
Tu sais que j'ai choisi
pour toi
parce qu'il me semble
me souvenir
que t'étais fan
de ce morceau.
Oui,
j'adore.
Je danse
dans ma cuisine.
Je saute
dans ma cuisine.
C'est marrant,
et je l'ai gardé.
Mais c'est un goal,
c'est devenu
une vraie.
Quand tu m'as demandé
de choisir des titres,
je ne sais pas,
je dirais début 2000.
Ça fait partie
des trois titres
que j'ai choisis
un peu après.
Mais je suis quand même
vieil école.
C'est rigolo que ce titre
soit devenu un goal
parce que je me souviens
quand le groupe est arrivé.
Il y avait un truc un peu
Ah, le chanteur,
c'est le nouveau Robert Smith.
Maintenant,
c'est devenu
une institution
artiste individuelle.
On parle aujourd'hui
de nos années
boomerang,
le livre.
Je précise que
les droits d'auteur
de cet ouvrage
sont reversés
à l'association
Bibliothèque
de cette ONG.
Et à quel moment
tu t'es impliqué avec eux ?
En fait,
il connaissait mon émission
et il connaissait boomerang, justement.
Donc c'était assez naturel
de reverser
tous les bénéfices
de ce livre
et de l'autre livre
également
qui paraît...
On en parlera aussi après,
je l'ai pas noncé pour l'instant.
Droit dans les yeux,
à Bibliothèque sans frontières,
je ne suis pas du genre
à me faire de l'argent
sur le service public,
Charlene.
Et je ne vis personne.
Mais l'idée,
l'idée,
c'est effectivement
d'aider
cette association
à l'éducation,
l'information et la culture
dans le monde entier
auprès des personnes
les plus vulnérables.
Un quart de nos programmes
sont en France
et ça fait 8 ans
que je les accompagne.
C'est une association
qui a changé ma vie.
Parce que
pendant très longtemps,
tu sais,
dans mes studios de radio
ou de télévision,
je disais,
la culture change le monde.
J'en avais l'intuition.
Je n'avais pas véritablement
la preuve.
Cette association,
sur le terrain
où je me rends avec eux
le plus souvent possible
pendant l'année,
5 à 6 fois par an,
en fait,
du Bangladesh
et la Jordanie,
l'Ukraine
me l'approuvait littéralement.
Et je suis très, très fière
de saluer
et de défendre
la créativité,
l'énergie, la jeunesse
de cette ONG,
de cette association.
Et je m'emporte
vraiment garant, surtout.
Donc, j'invite vraiment
tout le monde
à regarder ce qu'ils font
sur leurs sites internet
et à se renseigner.
Et je pense que...
On peut faire
un petit rendez-vous
ici pour les aider.
C'est une bonne façon
de les aider
aussi d'acheter ces livres
que moi,
personnellement,
qui compte beaucoup
pour moi.
– Oui.
– Ainsi s'ouvre
la préface du livre
j'ai dit
1656 fois
Bonjour à 9h et des poussières
presque tous les matins
pendant 8 ans
du 25 août 2014
au 1er juillet 2022.
Dès années plus tard,
je me rends compte
que je me souviens
de chacun d'entre eux.
So bel mondo,
overview.
So itinéraire
d'un enfant gâté.
Savoir dire Bonjour
est-ce que c'est important
dans une interview ?
– Très important.
De la même façon
qu'on m'interrogeait
souvent sur ce billet
que je faisais au début
de Boomerang.
Et en fait, c'est
dans le bonjour
on va trouver la tonalité
de l'entretien.
C'est difficile de penser
un bon entretien.
Je pense que ça
se joue beaucoup
sur le rythme
et sur la tonalité
que t'as envie de donner.
Donc il y a eu
des bons jours
tout à fait différents d'eau.
Il y a eu des billets
tendres,
des billets
au contraire
plus heurtés,
des billets plus violents,
des billets tristes,
des billets joyeux,
des billets guirets.
Et l'idée,
c'était de créer
justement un espace
où l'inviter
pourrait déplier sa parole
parce que tu le sais,
la parole d'un artiste
c'est une parole
si tu veux
comme celle du journaliste
de l'expert
ou du politique
à laquelle on peut s'attendre
c'est une parole
beaucoup plus anarchique
et c'est une parole
qu'il faut aider
je crois.
C'est billet justement
moi j'ai pris beaucoup
de plaisir
à les relire
parce que parfois
ils sont pas toujours
adressés à l'invité
ou en lien avec l'invité
et ça m'a fait
comme un petit marqueur
temporel
j'ai eu l'impression
de lire un journal
c'est mouvant que
tu dis ça
en réalité
quand on a préparé
ce livre
le relu
les 1656
et c'est vrai que c'est assez
émouvant
parce qu'on voit aussi
un monde
se déplier
une époque
se déplier
moi franchement
c'est les moments
c'est une aventure professionnelle
intellectuelle
collective
absolument centrale
dans ma vie
et effectivement
il y a quelque chose
de l'ordre
d'un journal
intime et politique
à lire ça
petit à petit
c'était assez bouleversant
pour moi
je conseille de toute urgence
de lire
l'intro
que tu avais consacrée
avec Pierre Michon
octobre
2016
c'est un petit plaisir
non pas des horreurs
c'est un biais très bien pensé
sur les trolls
ce que c'était
ce que ça raconte
du monde
je le dis
transformer
une émission
en livre
j'imagine que pour toi
c'est pas anodin
non non
c'est bizarre
je te sais très attaché
à l'objet en plus
c'est pour ça que pendant
des années
j'ai dit non
là je l'ai fait
pour bibliothèque
et puis je l'ai fait aussi
parce que moi tu sais
je suis un vrai littéraire
un vrai amateur
de roman
pour moi il faut qu'il y ait une fin
pour qu'on puisse raconter
une histoire
et je pense que j'ai mis longtemps
à trouver la fin
il a fallu en fait
que je rejoigne RTL
cette année
que je rejoigne une autre radio
pour vraiment acter
la fin de courant
qui était toujours
qui était toujours dans ma tête
moi je vais te faire une confession
quand je ne vais pas bien
je prends un plaisir énorme
pour rire
à réécouter
le journal de la culture
que tu as fait
le jour où tu as reçu
Eric et Ramsey
ça me cause des fourrires
monstrueux
dès que j'ai un coup de mou
le casting de Dalida
dans lequel Ramsey
veut absolument qu'elle est mimimative
je vais en fourrir
Dame Benzoni
tu avais des infos en plus
qui n'étaient pas forcément
très très drôles
et le truc est devenu
complètement lunaire
non mais ils sont extraordinaires
c'est parti de mes petites plaisirs
mais moi je te dis
c'est drôle que tu dis ça
parce que j'ai regardé
Problémos
une dixième fois
je pense
l'autre jour je me disais
en fait je pense que
Eric Judory
il est complètement sous-évalué
je pense que son génie
est totalement sous-évalué
je pense que je n'ai rarement
je pense qu'on ne mesure pas
à quel point
il est important aujourd'hui
absolument
pour nous
et à quel point il est technique
à quel point il maîtrise
toutes les formes d'humour
c'est vrai que les recevoirs
c'est absolument génial
mais moi j'ai eu des interviews
épiques avec Eric et Ramsey
je me souviens pour Brut
un jour
on a fait une interview
il y a eu un foyer
de 21 minutes
mais la fameuse
est-ce que tu joues tes questions
bien évidemment
je la connais par coeur
et vous lui dis
c'est un petit peu homophobe
pour rigoler
en quoi le geste est homophobe
et là c'est complètement dingue
tu sais qu'on a du couper
je me suis dit on avait fait ça
avec Nicolas Nérand
que tu connais
et Pierre Siancoffi
que tu connais également
et on a du couper
tellement c'était long
et tellement c'était drôle
en même temps
si vous avez la moindre galère
dans votre journée
et envie de sourire
le journal de la culture boomerang
l'interview d'Erik et Ramsey
par le butin sur Brut
c'est un plaisir absolu
on poursuit la conversation
dans un instant
nouvelle pose musicale
nouveau choix
signé Augustin Trappener
Bonnie and Clyde
toujours
le score
sur Radio Nova
après Gainsbourg
Steve Lacy
Bad Habits
c'est un peu comme si on faisait
un back to back Augustin
je te propose Steve Lacy
je me suis excité
c'était bien le genre
de mood qui pouvait te plaire
j'ai fait un geste ridicule
heureusement qu'on est à la radio
j'ai vraiment fait un truc
je suis cool et je claque
dans les mains
non mais c'était à la fois
magnifique
un peu triste
pure empathie
j'ai décidé de pas réagir
de me laisser passer
faut que j'aie de m'enflammer
et c'était bien
je pense qu'il faut assumer
aussi ces petits moments d'errance
plus personne ne claque
des doigts jamais en fait
non non plus personne
ne fait ça
mais en même temps
tu vois j'assume
et je t'ai aimé aussi
pour ça
je te remercie
j'ai aimé pour cette errance
on parle de nos années
boomerang, paruches
et flammarion
choisir 36 interviews
sur donc 1656
ça a été un process rapide
ou ça a été un crève-coeur
franchement ça a été un crève-coeur
en réalité
moi j'aurais pu pratiquement
toutes les choisir
parce que c'est une émission
qui était toute ma vie
sur laquelle je travaillais
du matin
à 5h30
je pensais en témoigner
je t'ai vu
jusqu'au soir
très très tard
je le dis d'ailleurs
dans la préface que j'ai écrite
j'ai été réveillé
par mon journaliste
Leon Arbio
qui faisait le petit journal
de la culture
tous les jours
tous les matins
pendant 8 ans
et couché
par mon journaliste Pierre Martinry
qui était le rédacteur
en chef
de boomerang
et ça prenait effectivement
toute ma vie
quelle aventure
quelle aventure incroyable
et franchement
je suis hyper fier aujourd'hui
de l'avoir fait
d'avoir tenu aussi
toutes ces années-là
c'est assez mouvant
pour moi en fait
La sélection d'interview
va de Modiano à Chabat
en passant par Aniel Arnaud
Aniel Deléouis
Patissimis
Alain Bassar
ou encore Nana Muscuri
ça témoigne déjà
de la grande ouverture
de l'émission
mais est-ce que leur présence
dans le livre
témoigne de l'affection
que tu as pour ces personnalités
ou c'est purement lié
à l'interview
ce qui s'y est passé
C'est plutôt lié
à l'interview
pour moi je ne pense pas vraiment
l'interview comme
l'invitation d'une personne
que j'aime
mais plus l'invitation
d'une personne
qui m'intéresse
qui a quelque chose à dire
sur le monde
sur son art
ou alors dans un paysage culturel
et ce qu'on a essayé
de mettre en avant ici
c'était l'éclectisme
de ces semaines
complètement fogues
on pouvait recevoir
un lundi
Barack Obama
le lendemain chez-là
le troisième jour
l'écrivain
de la ruralité Pierre Bergogneau
et puis au Felly Winter
le jeudi
pour terminer en beauté
sur Ariana Grande
comme l'émission a pris
beaucoup de pouvoir
au fil des années
beaucoup de puissance
en fait il y a un mois de néo
on pouvait avoir qui on voulait
c'est-à-dire qu'on est parti
en Ilyong
sans aucun problème
en Barack Obama
enfin c'était assez dingue
on pouvait tout faire
et c'est aussi cette grande
chance que j'ai eu
que j'ai voulu
mettre en avant ici
c'est quoi pour toi
un entretien réussi
un entretien réussi
c'est un entretien
où il ne se passe
rien de ce qui était prévu
ce qu'il faut comprendre
mais ça tu le sais mieux que personne
c'est que l'exercice
de l'entretien
l'exercice de production
moi souvent les gens me disent
oh là là c'était génial
cette interview
on a eu l'impression
que vous pas potiez
ok en réalité quand tu
quand on y a passé
genre dix heures au parallel
c'est-à-dire que tout se produit
la moindre émotion se produit
à quelque fois ça marche
quelque fois ça marche pas
mais souvent
il y a quand même des choses
qui marchent
et puis il y a ces moments
de surprises
ces moments de rupture
qui font pour moi
la beauté de l'entretien
et pour être plus précis
Charline pour moi
un entretien réussi
c'est quand l'entretien
se retourne contre toi
j'ai un exemple
je reçois un jour
en voivre belles
Jean-Thérèse alkaers maker
à un moment donné
je lui pose cette question
qui pour moi est fondamentale
sur la danse
qui est à quel moment
on se mette à danser
à quel moment
un geste devient chorégraphie
par exemple je suis en train
de bouger mes mains
ce que déjà
je suis en train de danser
et elle commence
à taper
sur la table
comme ça
et en fait
elle m'a fait danser
et là
je trouve que c'est
un moment extraordinaire
cet moment
évidemment qui n'est pas
prévu, pas produit
et où se joue
quelque chose
au casting, sans paix, Tommy Ungerer, Suzy Morgenstern, Claude Ponti. Est-ce que c'est l'enfant
Augustin qui a choisi aussi ? Oui, toujours. Je crois que c'est les gens les plus représentés
sur l'alizé des entretiens, des gens qui ont un rapport avec l'enfance.
Après, ça fait aussi partie des lieux communs de mes entretiens, c'est-à-dire toujours
essayer de revenir à l'enfance, à la représentation de l'enfance. J'ai beaucoup
étudié la sociologie, de la littérature, la psychanalyse également, et je pense
que ça fait vraiment partie de mes méthodes d'entretien. En l'occurrence, c'est aussi
des entretiens où j'ai été surpris, où j'ai été ému et que j'ai voulu mettre en avant.
Je me demande parfois si j'ai été élevé à Claude Ponti, ou si plus tôt, je me suis
élevé moi-même à Claude Ponti un peu plus tard, en réalité. Mais c'est devenu
effectivement un écrivain extrêmement important pour moi.
En te replongeant dans tous ces entretiens, alors déjà, j'imagine qu'il devait
avoir un petit vertige, mais est-ce que tu as réussi à décoder ce qui fait ta
patte ? Est-ce que tu arrives toi à voir ce regard analytique sur ce que tu...
Ce qui était important pour nous, pour l'équipe de Boumrangue, parce qu'en
core une fois, c'est vraiment une aventure collective, c'était de s'amuser en
fait. Mais disons que je vais être plus large, c'était de produire et de s'accorder
aussi de grandes émotions. Moi, j'ai l'impression que je porte beaucoup
d'attention au sens, au sens de signification, on est quand même sur
une émission des services publics, mais aussi au sens de l'émotion. Et j'avais
envie toujours de relier, d'entrelasser en réalité ces deux idées du sens et
de l'émotion. Et c'est vrai qu'on n'a jamais été avards de rire, de frisson ou
de larmes dans cette émission, mais sans jamais être obscène. C'est ça qui est
aussi un petit peu compliqué, c'est-à-dire que c'est toujours un fil.
Ce qui me frappe, moi, c'est à quel point je me suis mis quelque part un peu
en danger dans ces entretiens. Il m'arrivait quand même de partir en
questionnement complètement taré où moi-même je ne me souvenais plus de
ce que voulait dire ma question, mais il se produisait des choses assez dingues.
Tu vois, je me souviens, un jour, j'intervue Véflavien Berger et j'étais en
galère de questions et je lui dis, OK, qu'est-ce que vous trouvez beau ?
Et lui me répond, le vent qui s'engouffre dans les rues à New York.
Et là, je me suis dit, en fait, dans mes entretiens, il faudrait que j'aille
chercher des questionnements extrêmement larges, extrêmement mondes,
extrêmement océaniques comme ça pour que la créativité de l'invité
qui mine de rien est un artiste puisse se déployer.
Et c'est ce que j'ai essayé de faire petit à petit.
Mais en même temps, tout en sachant qu'une question devait être amenée
par la précédente et devait possiblement en faire surgir une autre.
Tu vois, je pense aussi à ce jour où j'ai dit à Lydie Salver,
qu'est-ce qui vous fait jouir ?
Il va de soi que quand je la croise dans la rue, je lui dis pas, bonjour Lydie,
qu'est-ce qui vous fait jouir ? C'est-à-dire qu'une question est préparée,
quand même, mais j'aime bien cet exemple-là parce que pour moi,
la question peut être aussi orgasmique.
C'est-à-dire qu'il y a un moment donné ou à force de questionnements
sur le délire, sur l'erotisme, on arrive à cette question folle
où elle-même se marre mais finit par répondre à quelque chose d'intéressant.
Pour moi, il y a un vrai mélange dans tes entretiens entre la douceur,
qui, à mes yeux, est vraiment une vertu cardinale.
J'ai pas envie d'entendre des gens se faire violenter en entretien.
Oui, ça m'émeut.
Entre la douceur et la sidération.
Tu joues très bien sur la sidération des gens.
Moi, j'ai noté des questions.
Je ne sais pas si tu te souviens à qui tu les as posées,
mais il faut quand même y aller.
En quoi le langage chien et le langage reine, dis-fertile,
sommes toutes ?
À Chaba.
Ah, oui.
Chaba, parce que c'est un film sur Noël.
Il faut aller la sorcerer la joie.
Mais si tu veux, quand je demande quelle est la beauté d'une fougère,
évidemment, tu fesses pas une question que je pose à Barack Obama.
Mais il se produit quelque chose.
Il se produit quelque chose.
C'était aussi quelquefois des paris.
Je ne vais pas te mentir, Charline.
C'est-à-dire qu'avec mon rédacteur en chef, on se disait,
vas-y, qu'est-ce que ça fait de toucher un tourne-sol ?
Ça nous est vraiment marré.
Si tu veux de poser ce type de questions,
et on essayait de les glisser et j'essayais de me marrer.
C'est vrai qu'il y avait une forme de sidération,
mais ce qui me touche beaucoup, c'est quand tu parles de douceur.
Moi, je parlerai même de tendresse à travers ce que disait,
notamment le prix Nobel de littérature Olga Takarchoud,
qui est une autrice que j'aimais énormément
et qui parle de la tendresse comme d'une immense résistance
aujourd'hui, comme de quelque chose de profondément dissident
et quelque chose qui précisément sidère toutes les personnes.
C'est-à-dire, quand tu imposes, quand tu arrives avec ta tendresse,
la personne sidérée va se mettre à répondre autrement.
Moi, il ne faut pas se tromper.
Mon boulot, c'est quand même de les faire parler.
Et ce n'est pas un langage facile.
La tendresse, c'est effectivement quelque chose.
Ça a été un outil pendant longtemps.
Dans un instant, on va faire un petit tour dans la tête
de Gustin Trapenard.
Non, non, vraiment, ce sera sans douleur.
Mais ça fait peur aux enfants, mais c'est surtout pour l'auditeur.
Non, non, j'ai choisi que des choses qui sont diffusables
à une heure de grand écran, à part peut-être.
Ouais, bon, on en parlera dans un instant.
On écouterait aussi un autre de tes choix.
L'occurrence d'Aiana Ross, ce sera juste après la pub.
Allez.
Le score.
Sur Radio Nova.
Nova.
Diana Ross sur Nova, You Can't Hurry Love.
Le choix de Gustin Trapenard.
Pourquoi Diana Ross ?
Franchement.
Pourquoi Diana Ross ?
Pourquoi Diana Ross ? Parce que Diana Ross, tout simplement.
En réalité, moi, les grandes,
les grandes, grandes créatrices du disco restent mes idoles absolu.
C'est ce qui fait de moi une personne gay.
Quand j'y pense.
OK.
Quand j'y pense, j'adore Diana Ross.
Pour moi, elle a réinventé quelque chose,
réimaginé quelque chose.
Tu sais, je me souviens
de maitre-dit pour la dernière de Boomerang,
qui me fallait une chanson,
une chanson de disco.
Et je me souviens de Dona Summer
et de cette chanson qui s'appelait Under Radio.
Et j'avais envie qu'elle existe dans cette dernière émission.
Et je leur avais juste dit ça.
Je leur avais dit, c'est ma dernière émission.
Je veux rien produire.
Vous vous débrouillez.
Vous invitez des gens que j'aime bien.
Et Raphaël, le chanteur Raphaël,
était venu et il avait chanté Under Radio.
Non, il n'avait pas chanté Under Radio.
Il était bêtis.
Il avait chanté Don't Leave Me This Way.
Je crois qu'il y a aussi une chanson de disco.
Mais c'était fou.
Non, voilà, Diana Ross, pour moi, icône absolue.
On va faire un petit tour
via le médium du son.
Dans ce que j'imagine être ta tête.
Alors on diffusait des extraits.
L'idée est simplement de me dire ce à quoi ça te renvoie.
OK, vas-y, je ferme les yeux ou pas ?
Tu fais comme tu veux.
OK.
Kate Bush, Withering Heights, les Hauts-de-Hurlevans.
Oui, c'est un morceau extraordinaire, en fait.
Déjà, quand elle débarque avec ce titre-là,
vous vous souvenez peut-être des images, du clip.
C'est une révolution, en réalité,
dans un paysage musical qui n'a rien à voir avec ça.
Et c'est surtout une relecture des Hauts-de-Hurlevans,
des millies brontées sur lesquelles j'ai travaillé,
moi, toute ma vie en tant que chercheur,
puis enseignant de littérature anglaise.
Et Kate Bush fait quelque chose d'incroyable.
C'est qu'elle lit le texte
et elle lit, en réalité, les blancs du texte.
Elle se réfère à une scène très importante du début des Hauts-de-Hurlevans
qu'on oublie souvent, où le narrateur, en fait,
est harcelé quelque part par un fantôme
qui frappe à la vie, qui gratte à la vitre
et qui lui parle d'une histoire d'amour impossible.
Et Kate Bush va raconter cette histoire,
avec ce morceau, à mon avis, inouïe, inouïe.
Extra-suivant.
Est-ce que, par hasard, vous ne soyez pas la petite Manon ?
La fille du pauvre monsieur Jean.
Ah, je vois que tu ne me reconnais pas.
Mais c'est bien naturel, ça, parce que j'ai beaucoup changé.
Il n'avait pas tant changé que ça, en fait.
Hugo Lin, évidemment, Daniel Oteuil,
face à Manon Emmanuel Béard,
bon, Manon, des sources de Claude Berry, en 1986.
Ça me boule vert. C'est un film...
D'ailleurs, les deux films sont sortis, en fait,
simultanément, pratiquement.
Et je me souviens de les avoir vus au cinéma.
Il y a une scène, notamment, inouïe.
Tu te souviens, quand la vieille Delfine dit au papé,
ça serait une tragédie ou ça serait une catastrophe.
Tu n'avais pas reçu cette lettre.
Pour moi, c'est un des grands moments...
C'est un des grands moments de cinéma, mais aussi de littérature.
En fait, on oublie à quel point paniole est important,
littérature, et aussi en tant que cinéaste, d'ailleurs.
Et c'est un film que tu avais hyper jaune.
Ouais, je pense que c'est un des premiers...
Je pense que c'est le premier film que j'ai vu au cinéma,
même, je pense, là, à la gloire de mon père et le...
Non, pas...
Jean-Fleurette et Manon des Sours.
Je pense que c'est les premiers films que j'ai vus au cinéma,
je pense, même avec ma grand-mère, en mon avis.
Changement de registre, extrait suivant.
Trois ans !
Attends, je vais même parouler de ne pas aller à un mec.
Ah non, mais s'il veut me rasser, mais moi, je sais...
Moi, je vais être marée, écoute.
Ah non, mais je vais...
S'il veut m'enculer.
Moi, je pense pas, quand même...
Ah ben, là, moi...
Oh, ben, là, moi, je vais pas jeter enculé.
Enfin, assustatie, par exemple, à la question.
Oui, oui, t'as raison.
T'as soigné avant qu'il devait m'enculer.
Oui, oui, c'est bien, mais je n'aimera pas.
J'aurais peut-être dû prévenir qu'il fallait éloigner
éventuellement les enfants qui écoutent la radio.
C'est un extrait d'Iris, l'excellente série de Dorian Thilier.
Parce que, comme ma soeur, Dorian, on appelle vraiment
au téléphone tous les jours.
On est très, très proches.
C'est une série qui me bouleverse parce qu'elle lui ressemble vraiment.
Et je trouve que, de cette nuit comme ça en pâture,
comme elle l'a fait, au risque d'ailleurs de déplaire,
parce que c'est ça qui est magnifique chez ce personnage qui est un peu étrange,
c'est un signe de confiance
et de génie assez inouïs.
C'est une série que j'adore.
Moi aussi.
Il faut lui dire.
Je lui ai dit que j'ai eu l'occasion de lui dire
qu'elle était la série.
Moi, elle m'avait vraiment beaucoup, beaucoup plu.
Ah, c'est cool, c'est cool.
Ouais, c'est cool.
Extrait suivant.
La série de Leftovers de Damon Lindelof,
le chérif pardon, Kevin Garvey,
chante Simon & Garfunkel, Homeward Bound.
Tout est immense en fait dans ce que tu viens juste de passer.
Il y a trop de mots pour moi qui me bouleverse.
C'est pour moi la plus belle série qui n'a jamais été créée.
De toute façon, je suis un grand fan de Damon Lindelof.
C'est drôle que tu dis ça parce qu'hier,
j'allais pas bien, donc qu'est-ce qu'on fait quand on va pas bien ?
On regarde un truc qui te fait pleurer
et j'ai regardé le dernier épisode de Lost,
littéralement, moi, si il me fait pleurer, non stop
et sans glotté.
Mon mec était à côté de moi et il me jugeait
vraiment d'une violence absolument inouïe.
De Leftovers, si tu te concentres,
tu peux effectivement pleurer non stop pendant les 3...
C'est magnifique, c'est la correcte, c'est une des plus belles séries.
Et puis c'est une série qui pense aussi.
Et puis moi, pendant longtemps, j'ai eu un problème quand même
à imaginer l'après.
Et voilà, un showrunner et un immense créateur
qui réfléchit justement sur la possibilité
d'une autre vie d'un après.
Ah oui, parce que pour ceux qui n'auraient pas vu la série,
ils disent que ça se passe en 2011
et qu'en fait il y a 2% des êtres humains
qui disparaissent d'un seul coup de la surface de la Terre
et on se retrouve dans une ville où on s'intéresse à ceux qui restent.
Voilà, ce qui en fait une immense série sur le chagrin
et le deuil, parce qu'on pourrait s'imaginer quand tu racontes
ce pitch que ce serait quelque part une série un petit peu...
Je sais pas, de science-fiction, alors que pas du tout,
c'est une série très très intime qui réfléchit
sur le chagrin et sur le deuil
et c'est absolument inouïe tout ça avec une musique incroyable.
C'est Max Richter qui signe la musique.
Je ne sais plus, mais c'est absolument inouïe.
Mais ceci étant, Lost réfléchit aussi à ce genre de questions
à un autre copier, mais oui, bien sûr.
Bah oui, j'adorerais l'interviewer lui.
Ah bah voilà, c'est parti, les questions que j'avais te poser.
Moi, si je veux pleurer, c'est la scène avec Charlie dans Lost.
Note Penisboot écrit sur la main avec la main
au moment où il va.
Non mais s'il te plaît, c'est un langage cryptique.
Ouais, mais d'ailleurs, on envoie une image
dans le dernier épisode de Lost, puisqu'elle sait,
c'est tous ces moments de souvenir en fait.
Rien ne dit pensée, j'ai des frissons.
Personnages préférés dans Lost, les questions que j'aime bien poser.
Bah non, mais moi, je vais encore choquer tout le monde.
J'aime dire Ben.
Non, c'est Juliette.
Et ça choque tout le monde, en fait.
Je ne sais pas, il y a un truc avec son sourire,
avec sa douceur, avec sa tendresse.
Il y a un personnage qui arrive après, en plus,
au fil des saisons et qui a un statut très étrange.
Je ne m'attends la scène du distributeur
dans le dernier épisode de Lost,
du distributeur de friandise où elle retrouve Sawyer.
Moi, je sens glotte.
Moi, c'est Sawyer, mon personnage.
Mais ça m'étonne pas, mais ça m'étonne pas.
Aucun rapport, dernier extrait.
Challengers de Luca Guadagnino avec Zendaya, Mike Faist
et Joshua Connor.
En plus, j'ai choisi cet extrait.
Oui, il y a du tennis, je pense.
C'est ma passion.
En fait, j'ai la littérature et le tennis dans ma vie.
Et j'ai ces applications, tu sais où je peux regarder
les scores en direct, qui défilent,
quand je ne peux pas regarder
sur toutes les autres applications
du vrai tennis en vidéo.
Alors, je jouais quand j'étais petit,
mais je ne suis pas du tout un parieur.
J'ai juste une véritable passion pour la beauté de ce sport,
qui pour moi est un sport de l'échange
que de champion.
C'est-à-dire que la beauté d'un échange...
En plus, ça dit tellement de choses aujourd'hui.
La beauté d'un échange, maintenant que je te le dis,
c'est vraiment pour cette beauté-là.
Même pas du geste de l'échange que je regarde le tennis.
Et le film, t'en avais pensé quoi, du Challengers de Luca Guadagnino ?
Moi, j'ai toujours trouvé le cinéma de Luca Guadagnino un petit peu lait
pour être franc pour autant.
Mais tu vois ce que je veux dire.
Et pour moi, j'ai besoin d'une forme de...
J'ai besoin de ce que moi, je considère être de la beauté
après pour d'autres.
Je suppose qu'il est un cinéma très beau.
Et moi, c'est le cinéaste préféré de mon mec.
Donc, je vis avec quelqu'un qui adore Luca Guadagnino.
Les débats doivent être sympas.
Non, mais attends, moi, je respecte aussi.
Heureusement qu'on peut encore dialoguer et ne pas être d'accord.
Mais pour autant, je trouve que c'est un film qui touche
à pas mal d'endroits sur ce que c'est que la réalité du tennis aussi.
Il y a cette grande scène, tu te souviens,
de la jouissance, justement, à la toute fin.
De la jouissance de ce que c'est qu'un échange.
Ce titre-là, je trouve que c'est assez beau.
Musique, le titre suivant, je l'ai choisi pour de très mauvaise raisons.
Sache-le.
Je veux juste voir si à l'intro, ça te parle,
et si ça te donne une réaction particulière.
Si je te dis Yannis, c'est hypnotised.
T'as pas de PTSD.
Je réfléchis.
Je l'avais reçu, Yannis, c'est ça.
Au grand journal, une séquence d'hypnose, mémorable.
C'était horrible.
En plus, toi, t'as vécu ça avec Antoine, qui est grave.
Antoine de conne qu'on adore, mais qui est grave, en fait.
Et qui n'est jamais avare de folie.
Il existe nos tiseurs en plateau, et il semblerait que t'étais très réceptif.
Oui, de toute façon, il nous teste avant.
On peut savoir si on est réceptifs ou pas.
Moi, j'étais, évidemment, hyper réceptif.
Et donc, du coup, j'avais le doigt levé, je crois, et on voyait ma sueur.
Et c'était horrible. J'avais des oréoles, mais monumentales,
qui allaient du coude jusqu'au ventre, tu vois.
Et les gens, sur Twitter, m'étaient miam-miam, Augustin,
et ça a sueur horrible.
Et le lendemain, Antoine, trouvait extrêmement drôle
de faire semblant que j'étais resté keblo comme ça pendant toute la nuit.
Donc, le grand journal sourd, avec moi, le bras levé
avec la même tâche, avec la même oréole, c'était horrible.
Il m'a s'addisé, Antoine, mais il m'a s'addisé pendant des années.
En même temps, on a rigolé aussi.
Et puis, il m'a appris un truc extraordinaire,
c'est de savoir m'amuser dans ce métier.
Moi, qui suis extrêmement scolaire, qui suis extrêmement sérieux.
Pour qui, je te le disais, mes émissions, c'est toute ma vie.
Il m'a appris qu'on pouvait s'amuser.
Un jour, je me souviens, j'étais malade, j'avais un problème
au coeur, en plus, un truc assez grave.
Et j'étais à l'hôpital, et au bout de quatre jours, cinq jours,
j'ai un coup de fil du rédacteur en chef qui me dit,
mais Augustin, tu vas rentrer là.
Je dis, je vais rentrer quand je peux rentrer,
c'est-à-dire demain ou après-demain.
Et là, il me dit, non, parce qu'Antoine a encore prévu
un truc bizarre avec toi.
Je dis, mais comment ça ? Je reçois plein de messages,
justement, de gens qui s'inquiètent et tout.
Il me dit, non, il fait venir un médecin
pour parler de ta gastronthérité.
En fait, ça faisait une semaine où il disait,
Augustin a une gastronthérité.
Et là, il faisait venir un médecin pour parler.
Un plateau sur la gastronthérité, on a rigolé quand même.
Donc, ce plateau du grand journal et cette séquence d'hypno,
c'était sur ce titre de Yannis, qu'on écoute donc
dans son intégralité hypnotized.
Le score va sur Radio Nova avec Charline Roux.
Dapunks sur Nova, Véridisco, le choix d'Augustin Trappenaire.
C'est vrai qu'on se disait, quand on l'écoutait,
qu'on avait l'impression que Laura Adler allait parler
pour son émission l'heure bleue.
C'est un titre tellement sublime.
Le problème, en fait, quand on choisit un indicatif,
quand on choisit un générique, un kit de son, en fait.
Moi, j'ai toujours essayé de demander des créations, justement,
pour pas voler aussi les souvenirs.
Et ça a été une vraie question.
Je me souviens, le générique de Boomerang,
on l'a trouvé la veille de la première.
Je regardais Casté de Chinois, le film de Clapiche.
Et il y a ce moment où il y avait ce titre.
Et je me suis dit, vas-y, on le prend, on l'a appelé pendant la nuit.
Et ils nous ont envoyé le kit.
Et on a lancé l'émission comme ça.
Mais ça, c'est quand même très, très beau, ça.
On poursuit la conversation sur la musique
avec ce petit questionnaire de fin.
L'idée est très simple, c'est de répondre du tac au tac.
Je n'ai pas le droit de te demander de justifier tes réponses.
Et je l'annonce à chaque fois.
Je n'ai pas le droit de juger non plus,
parce que vraiment faux, parce que je n'ai pas le droit de priver.
Bien sûr, non, mais surtout toi, en fait, t'es dans le jugement.
C'est vraiment ce qui me de Judgemental Beach.
C'est vraiment mon alias.
Allez, c'est parti.
Quel titre symbolise le mieux l'enfant, soit en tout cas la tienne ?
Je pense que ce doit être A.N.G. Des Stones.
OK, le titre de ton adolescence.
Heroes de Bowie.
OK, ton hit de Karaoke.
Le coup de soleil de Richard Cochianton.
Oh, wow.
C'est un super titre.
C'est pour moi, c'est très simple.
Il y a les bonnes mélodies et les mauvaises mélodies.
C'est une très bonne mélodie.
OK, très bien.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans tes playlists.
Disco Beach, la petite bourgeoisie qui boit du champagne.
Oh, ouais. Tu vois, regarde, j'ai bien joué la surprise.
Non, je l'ai même pas joué d'ailleurs.
C'est le Botox.
Mais déjà, 0 Botox, pardon, tout est d'origine.
Excusez-moi, tout tient encore à peu près.
Et c'est pour ça que j'ai fait une frange.
C'était fou, c'était fou.
Mais j'avais oublié, surtout.
La petite bourgeoisie qui boit du champagne.
C'est fou, non ?
C'est surprenant, effectivement.
Le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse.
Pour moi, les meilleurs soirées sont vraiment dans la cuisine,
donc je vais pas sur la piste de danse.
Mais si toutefois tu devais te lancer.
Si toutefois je devais y aller, je te dirais peut-être...
un morceau d'Edaft, donc un morceau de cuisine, within.
Ok, et un titre qui te ferait donc sortir de la piste de danse
de manière immédiate.
Je suis assez curieux quand même pour la musique,
mais de toute façon, comme je sortirais de toute façon
pour aller dans la cuisine, je te dirais un peu...
peut-être les chansons, tu sais, un peu de Patrick Sébastien.
Et c'est pas du tout classiste de dire ça,
c'est juste que musicalement, je les trouve assez faibles.
J'ai aimé la manière dont tu as argumenté avec Elégrance,
le fait de... oui, oui, on peut ne pas être sensibles,
petit bonhomme en mouche, c'est ainsi.
Non, voilà, oui, non, c'est ça.
Ta chanson de comédie musicale préférée.
Alors moi, je suis un grand fan de comédie musicale.
C'est tout l'album des misérables, de...
Les Mises.
Les Mises, oui, de Michel Schoenberg.
Ah ouais, c'est donc tout l'album.
Très bien.
Et enfin, catégorie pénible, catégorie earworm,
la chanson dont un mal de chien débarrasser,
une fois que tu l'entêtes.
Oh ben, la petite bourgeoisie qui boit du champagne, c'est pas mal.
Ouais, c'est vrai que ça y est, je vais avoir la mélodie pour toute la soirée.
Ouais, ouais, tu vas la voir.
Je sais pas si je te remercie.
Non, mais en même temps, c'est une chanson pour le coup
qui, mélodiquement, est assez faible, mais qui est très juste.
Parce que la petite bourgeoisie boit du champagne, exactement.
Ouais, et c'est pas classiste, non plus, que nous.
Non, et il faut le dire, surtout, parce qu'on a tendance, parfois, à l'oublier, quoi.
Je pensais pas que l'émission se terminerait là-dessus,
mais en fait, ça me va assez bien.
C'est fou quand même, ce qui s'est passé musicalement
pour que cette chanson existe, c'est dingue.
Oui, il y a plusieurs énigmes, comme ça, mais on ne va pas attaquer
l'élite, maintenant, ce serait pas très charitable.
J'aimerais vraiment être là, tu vois, pour savoir ce qui s'est véritablement
passé dans cette salle de réunion ou dans la présentation de ce type.
Super concept.
Ou dans l'envoi, même du titre, ou dans le visage et l'émotion
de la personne qui l'a écoutée sur son ordinateur la première fois,
qui a bougé la tête et qui s'est dit, mais oui.
Et surtout, en studio, avec quelle sérieux, tu vas délivrer ce texte avec...
Mais je pense que les ingénieurs du son devaient dire, c'est...
En même temps, elle touche un point.
C'est vrai, c'est juste.
Je rappelle, nos années boomerang s'est paru chez Flamarion.
Voilà, les entretiens.
A signer, elle est aussi la grande librairie, droit dans les yeux.
C'est aux éditions Sega et on retrouve au Gustin Trappener,
tous les mercredis dans la grande librairie.
Exactement, et sur RTL, à 13h30 le samedi.
Voilà, maintenant, on fait la promesse pour la concurrence.
Bien wesh.
Voilà, vraiment, bien wesh.
Tu n'es pas à 13h30 le samedi, toi.
Non.
Non, mais en podcast, sinon.
Ouais.
Tu sais, le mec, vraiment, la bienveillance, la bienveillance,
la bien-pensance, la gauche, madame, la gauche.
Dans un instant, on va trouver David Blow et Lenova Club.
Ah, l'embrasse.
Bah oui, évidemment, on embrasse toujours David Blow.
Ah, on embrasse David.
Merci beaucoup, Gustin.
Ah ben, c'est moi, c'était super.
Les devenus faire un tour dans ce studio et on se quitte avec ton dernier choix,
les foots de jeez.
C'est parce que l'émission s'appelle le score.
C'est de l'album, c'est un clin d'oeil.
Voilà, pour le coup, on va danser dans le studio.
Allez.
Le score sur Radio Nova a retrouvé en podcast sur nova.fr.
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Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Radio Nova.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Jay-Z et Foxy Brown est bienvenue dans le score.
Comme chaque jour, on découvre la playlist d'un invité.
Comme chaque jour, on discute.
Et aujourd'hui sur le principe même de discussion.
Puisque mon invité fait parler des gens drôlement intelligents.
Augustin Trapenard nous rejoint juste après l'actu du jour.
Le score.
L'actu du jour.
C'est mercredi, ces jours de sortie.
Et en plus des films dont on a déjà parlé ici, j'aimerais ajouter à la sélection des preuves d'amour.
Un très beau film d'Alice Doir.
L'histoire est presque l'aventure.
Je dirais de Céline et Nadia qui attendent leur première enfant.
Nadia est enceinte.
Céline cherche sa place.
Et si je parlais d'aventure, c'est que sa quête de légitimité a trouvé sa place.
Notamment administrativement, tient du parcours de la combattante.
Bah ben un enfant en fait.
Un enfant qui va être là pour le temps.
Pour les jours.
On a fait comment alors ?
Ben on a fait l'amour ?
Ben oui non.
C'est une fille.
Ah c'est bien, pas mieux.
T'as pas peur d'être jalouse ?
Je jalouse de quoi ?
Tu peux me garder l'héricaste ?
Ah non non, je suis pas là.
Tu voulais t'entraîner non ?
Attends reste là, on est solidaires maintenant.
Attends mais c'est toi le babysitter hein.
Ah non je suis pas payée pour ça hein.
C'était pas instinctif de t'imaginer coucher avec une fille.
Je t'imaginais t'as fait coucher avec un mec, ça c'est instinctif.
Non non tiens ton air, tiens ton air, retiens ton air.
Ah je rigolais toi.
Moi c'est bon, on m'a compris que t'étais enceinte.
Ça va hein, toi tu peux vivre ta vie.
Moi je fais tout le boulot et je suis aux bases.
Putain on va avoir une fille dans des défis.
J'ai même pas sens de être un modèle pour elle.
Quoi quand même.
Dans le rôle de Nadia, Monia Chaucry, Céline, c'est Héla Roumf.
Toute de parfaite dans un film qui réussit le tour de force
d'être drôle et émouvant, on prend.
Des preuves d'amour d'Alice Doir, c'est dans les salles, aujourd'hui.
On retrouve Auguste Entrapenard, juste après Anderson Pack, Make It Better.
Le score.
18h30, 20h.
Charline Loup.
Sur Radio Nova.
Et voilà, un invité à la passion et à la mission singulière.
Il aurait pu se contenter de critiquer, dans le sens noble du terme.
J'entends pas de manière argumentée,
pas comme l'activité quotidienne qui me prend un ton fou
de préférence bien de récompagner autour d'un café, mais c'est pas la le débat.
Lui a préféré transmettre.
J'envie un peu, j'avoue, ceux qui l'ont vu enseigner,
parce qu'il a ceci de particulier chez les pédagogues.
Il sait, c'est indéniable, mais n'écrase en aucun cas
celles et ceux qui l'interrogent ou même celles et ceux qui l'écoutent.
C'est un érudit curieux avec le sens de la formule et donc de la question.
Et un atout de taille, cette voix qui pourrait te consoler, te cajoler,
même quand t'es déjà 100 km plus loin que le bout du rouleau.
C'est un peu le chader de l'interview en quelque sorte.
J'accueille un homme de radio, de télé, de livre, bref de culture.
Il anime chaque mercredi sur France 5 La Grande Librairie
et il publie chef Flamarion nos années boomerangs
du nom de l'illustre, réjouissante et robotative émission matinale
qu'il a animé pendant 8 ans.
Fiu fiu, he's back, dans les backs.
Bonjour, Augustin Trappinard.
Salut, Charly Negrou.
Et merci de passer par ce studio.
C'est une grande joie.
Tu connais bien la maison, puisque tu es officier ici.
J'ai même commencé la radio.
Je me souviens, on m'a appris à faire de la radio ici à Nova,
Debout, pour garder cette énergie,
cette espèce de moment d'intensité,
ce qui fait que je faisais de la radio Debout.
Et tu as vu, il y a quel point c'est en bourgeoisie,
parce qu'on est tous les deux assis.
Oui, mais on a quand même la mémoire, le fantôme
de cette standing attitude.
C'est ce que je veux dire.
Il y a un conseil qui t'a été donné ici
que tu as gardé tout au long de ta pratique.
La curiosité, c'est quelque chose que j'ai énormément aimé.
D'ailleurs, la curiosité, dans tous les sens du terme,
être curieux, c'est s'ouvrir à d'autres horizons,
mais c'est aussi être un peu bizarre,
tu sais, quand on dit d'une personne, qu'elle est curieuse.
Il y avait ça quand même chez Nova,
puis j'ai été frappé très vite par l'immense jeunesse
et la créativité de cette chaîne.
Et c'est vrai, justement, d'arriver sur France Inter
pour une émission estivale
qui s'appelait toute première fois.
J'ai fait mes classes chez Nova.
On est beaucoup, hein.
On est beaucoup.
C'était une radio aussi qui laissait quand même sa chance
aux jeunes voix.
C'était assez merveilleux.
Moi, je me souviens, j'avais débarqué pour faire une chronique.
Il m'en avait fait faire une par jour, pratiquement.
Oui, et on revient avec plaisir.
La position de celui qui pose les questions,
tu la connais, tu la maîtrises,
comment tu te sens sur le tabouret de celui à qui on va en poser ?
Très mal, parce que je pense que quand on fait ce métier,
c'est précisément pour en poser,
parce qu'on a plein de choses à cacher,
pour éviter, en réalité, de répondre aux questions.
Donc je vais faire attention de bien mesurer
d'être très politique,
mais au correct, tu me connais.
Non, le problème au contraire, c'est que je suis en roue libre
et que je me suis rendu compte
qu'il faudrait parfois que je parle pas
parce que je suis capable de dire à peu près n'importe quoi.
Oui, c'est bien ce que je compte entreprendre
pendant cette heure d'émission.
Je t'ai demandé de choisir 6 titres
dans les playlists de Nova.
On va écouter ton premier choix,
l'occurrence Bill Withers & No Sunshine,
on en parle juste après.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Bill Withers sur Nova & No Sunshine.
J'ose à peine anonner en anglais,
parce que je suis face à Augustin Trapenard,
qui lui a une maîtrise de la langue absolument parfaite.
Ne juge pas l'accent s'il te plaît.
Toujours un peu, c'est ça qui est bien.
En réalité, je l'ai vachement perdu, tu sais, mon anglais.
Quand j'étais tout petit,
j'ai appris à lire et à écrire en anglais.
Mon père a été nommé à Londres
quand j'avais 5 ans,
donc j'ai vécu en Angleterre
au bon moment,
où le palais de l'enfant
n'est pas encore totalement formé.
Du coup, on apprend la langue anglaise.
C'est vrai que je l'ai gardé,
puis surtout, j'ai fait toute ma scolarité
à la fois en français et en anglais
et puis je suis devenu prof d'anglais.
Tout à fait.
Et Bill Withers, pourquoi ce choix ?
Je trouve que c'est une des plus belles chansons qui soit.
C'est tout.
J'adore l'écouter.
Elle me met bien.
C'est important quand même
la musique qui te met bien.
Justement, la question rituelle de cette émission,
c'est quelle place prend la musique
dans ton quotidien ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Mon grande place.
Je peux même lire en musique
et j'essaye de toujours rester curieux.
On en parlait tout à l'heure.
Même si c'est pas forcément facile.
Souvent, ce que je fais,
c'est que quand j'ai des gens qui viennent à la maison,
je leur laisse le Bluetooth
et ils me font découvrir des chansons.
Franchement, c'est un bon truc à faire
parce que du coup, tu apprends à reconnaître.
Je suis pas trop à chasamer les playlists
que j'écoute à la radio,
ce genre de choses.
J'essaye plus toujours d'écouter
ce que les gens ont à me faire écouter.
En fait, le bouche à oreille
fonctionne très bien sur moi
en termes de musique.
Il y a deux catégories de gens
pour moi face à la musique.
Il y a ceux qui, quand ils vont mal,
écoutent des playlists guillirettes,
histoire d'aller mieux
et ceux qui décident de toucher le fond
mais de manière spectaculaire
en écoutant des trucs
de tristesse abissale.
De quelle équipe fais-tu partie ?
Pas de l'équipe, peut-être,
bord fenêtre.
C'est la deuxième.
Tu sais, ce moment,
on est face à la fenêtre
et vraiment, on pose
son menton sur son point
et on pleure.
Par exemple,
Shakira aussi,
qui est toujours un bon
underneath your clothes.
Tu vois un truc comme ça.
Évidemment, du Cristina Aguilera,
on veut, tu en vois là.
La chanson...
You are beautiful.
Bien sûr.
Et tu l'apprends pour toi
dans ce cas-là.
Bien sûr.
Elle me parle de manière
très directe.
Tu sais,
c'est cette vieille théorie
que quand tu vas mal,
tu écoutes les paroles
des chansons.
Oui, absolument.
Quand tu vas bien,
tu écoutes la musique.
Souvent, j'écoute les paroles.
Je suis un homme de texte.
Charline, ne vas pas se mentir.
Bien sûr, tout à fait.
De texte.
On va en parler dans un instant.
On écoutera aussi
Block Party
et tout ça,
ce sera juste après la pub.
Le score
18h30, 20h
sur Radio Nova.
Block Party
sur Nova
avec un titre
que je vais laisser
prononcer à mon invité
si on disait
Banquet
ou Banquet.
Augustin Trappener,
je te pose la question.
Tu sais,
comme on est en France,
on va dire
Banquet.
Banquet.
Tu sais que j'ai choisi
pour toi
parce qu'il me semble
me souvenir
que t'étais fan
de ce morceau.
Oui,
j'adore.
Je danse
dans ma cuisine.
Je saute
dans ma cuisine.
C'est marrant,
et je l'ai gardé.
Mais c'est un goal,
c'est devenu
une vraie.
Quand tu m'as demandé
de choisir des titres,
je ne sais pas,
je dirais début 2000.
Ça fait partie
des trois titres
que j'ai choisis
un peu après.
Mais je suis quand même
vieil école.
C'est rigolo que ce titre
soit devenu un goal
parce que je me souviens
quand le groupe est arrivé.
Il y avait un truc un peu
Ah, le chanteur,
c'est le nouveau Robert Smith.
Maintenant,
c'est devenu
une institution
artiste individuelle.
On parle aujourd'hui
de nos années
boomerang,
le livre.
Je précise que
les droits d'auteur
de cet ouvrage
sont reversés
à l'association
Bibliothèque
de cette ONG.
Et à quel moment
tu t'es impliqué avec eux ?
En fait,
il connaissait mon émission
et il connaissait boomerang, justement.
Donc c'était assez naturel
de reverser
tous les bénéfices
de ce livre
et de l'autre livre
également
qui paraît...
On en parlera aussi après,
je l'ai pas noncé pour l'instant.
Droit dans les yeux,
à Bibliothèque sans frontières,
je ne suis pas du genre
à me faire de l'argent
sur le service public,
Charlene.
Et je ne vis personne.
Mais l'idée,
l'idée,
c'est effectivement
d'aider
cette association
à l'éducation,
l'information et la culture
dans le monde entier
auprès des personnes
les plus vulnérables.
Un quart de nos programmes
sont en France
et ça fait 8 ans
que je les accompagne.
C'est une association
qui a changé ma vie.
Parce que
pendant très longtemps,
tu sais,
dans mes studios de radio
ou de télévision,
je disais,
la culture change le monde.
J'en avais l'intuition.
Je n'avais pas véritablement
la preuve.
Cette association,
sur le terrain
où je me rends avec eux
le plus souvent possible
pendant l'année,
5 à 6 fois par an,
en fait,
du Bangladesh
et la Jordanie,
l'Ukraine
me l'approuvait littéralement.
Et je suis très, très fière
de saluer
et de défendre
la créativité,
l'énergie, la jeunesse
de cette ONG,
de cette association.
Et je m'emporte
vraiment garant, surtout.
Donc, j'invite vraiment
tout le monde
à regarder ce qu'ils font
sur leurs sites internet
et à se renseigner.
Et je pense que...
On peut faire
un petit rendez-vous
ici pour les aider.
C'est une bonne façon
de les aider
aussi d'acheter ces livres
que moi,
personnellement,
qui compte beaucoup
pour moi.
– Oui.
– Ainsi s'ouvre
la préface du livre
j'ai dit
1656 fois
Bonjour à 9h et des poussières
presque tous les matins
pendant 8 ans
du 25 août 2014
au 1er juillet 2022.
Dès années plus tard,
je me rends compte
que je me souviens
de chacun d'entre eux.
So bel mondo,
overview.
So itinéraire
d'un enfant gâté.
Savoir dire Bonjour
est-ce que c'est important
dans une interview ?
– Très important.
De la même façon
qu'on m'interrogeait
souvent sur ce billet
que je faisais au début
de Boomerang.
Et en fait, c'est
dans le bonjour
on va trouver la tonalité
de l'entretien.
C'est difficile de penser
un bon entretien.
Je pense que ça
se joue beaucoup
sur le rythme
et sur la tonalité
que t'as envie de donner.
Donc il y a eu
des bons jours
tout à fait différents d'eau.
Il y a eu des billets
tendres,
des billets
au contraire
plus heurtés,
des billets plus violents,
des billets tristes,
des billets joyeux,
des billets guirets.
Et l'idée,
c'était de créer
justement un espace
où l'inviter
pourrait déplier sa parole
parce que tu le sais,
la parole d'un artiste
c'est une parole
si tu veux
comme celle du journaliste
de l'expert
ou du politique
à laquelle on peut s'attendre
c'est une parole
beaucoup plus anarchique
et c'est une parole
qu'il faut aider
je crois.
C'est billet justement
moi j'ai pris beaucoup
de plaisir
à les relire
parce que parfois
ils sont pas toujours
adressés à l'invité
ou en lien avec l'invité
et ça m'a fait
comme un petit marqueur
temporel
j'ai eu l'impression
de lire un journal
c'est mouvant que
tu dis ça
en réalité
quand on a préparé
ce livre
le relu
les 1656
et c'est vrai que c'est assez
émouvant
parce qu'on voit aussi
un monde
se déplier
une époque
se déplier
moi franchement
c'est les moments
c'est une aventure professionnelle
intellectuelle
collective
absolument centrale
dans ma vie
et effectivement
il y a quelque chose
de l'ordre
d'un journal
intime et politique
à lire ça
petit à petit
c'était assez bouleversant
pour moi
je conseille de toute urgence
de lire
l'intro
que tu avais consacrée
avec Pierre Michon
octobre
2016
c'est un petit plaisir
non pas des horreurs
c'est un biais très bien pensé
sur les trolls
ce que c'était
ce que ça raconte
du monde
je le dis
transformer
une émission
en livre
j'imagine que pour toi
c'est pas anodin
non non
c'est bizarre
je te sais très attaché
à l'objet en plus
c'est pour ça que pendant
des années
j'ai dit non
là je l'ai fait
pour bibliothèque
et puis je l'ai fait aussi
parce que moi tu sais
je suis un vrai littéraire
un vrai amateur
de roman
pour moi il faut qu'il y ait une fin
pour qu'on puisse raconter
une histoire
et je pense que j'ai mis longtemps
à trouver la fin
il a fallu en fait
que je rejoigne RTL
cette année
que je rejoigne une autre radio
pour vraiment acter
la fin de courant
qui était toujours
qui était toujours dans ma tête
moi je vais te faire une confession
quand je ne vais pas bien
je prends un plaisir énorme
pour rire
à réécouter
le journal de la culture
que tu as fait
le jour où tu as reçu
Eric et Ramsey
ça me cause des fourrires
monstrueux
dès que j'ai un coup de mou
le casting de Dalida
dans lequel Ramsey
veut absolument qu'elle est mimimative
je vais en fourrir
Dame Benzoni
tu avais des infos en plus
qui n'étaient pas forcément
très très drôles
et le truc est devenu
complètement lunaire
non mais ils sont extraordinaires
c'est parti de mes petites plaisirs
mais moi je te dis
c'est drôle que tu dis ça
parce que j'ai regardé
Problémos
une dixième fois
je pense
l'autre jour je me disais
en fait je pense que
Eric Judory
il est complètement sous-évalué
je pense que son génie
est totalement sous-évalué
je pense que je n'ai rarement
je pense qu'on ne mesure pas
à quel point
il est important aujourd'hui
absolument
pour nous
et à quel point il est technique
à quel point il maîtrise
toutes les formes d'humour
c'est vrai que les recevoirs
c'est absolument génial
mais moi j'ai eu des interviews
épiques avec Eric et Ramsey
je me souviens pour Brut
un jour
on a fait une interview
il y a eu un foyer
de 21 minutes
mais la fameuse
est-ce que tu joues tes questions
bien évidemment
je la connais par coeur
et vous lui dis
c'est un petit peu homophobe
pour rigoler
en quoi le geste est homophobe
et là c'est complètement dingue
tu sais qu'on a du couper
je me suis dit on avait fait ça
avec Nicolas Nérand
que tu connais
et Pierre Siancoffi
que tu connais également
et on a du couper
tellement c'était long
et tellement c'était drôle
en même temps
si vous avez la moindre galère
dans votre journée
et envie de sourire
le journal de la culture boomerang
l'interview d'Erik et Ramsey
par le butin sur Brut
c'est un plaisir absolu
on poursuit la conversation
dans un instant
nouvelle pose musicale
nouveau choix
signé Augustin Trappener
Bonnie and Clyde
toujours
le score
sur Radio Nova
après Gainsbourg
Steve Lacy
Bad Habits
c'est un peu comme si on faisait
un back to back Augustin
je te propose Steve Lacy
je me suis excité
c'était bien le genre
de mood qui pouvait te plaire
j'ai fait un geste ridicule
heureusement qu'on est à la radio
j'ai vraiment fait un truc
je suis cool et je claque
dans les mains
non mais c'était à la fois
magnifique
un peu triste
pure empathie
j'ai décidé de pas réagir
de me laisser passer
faut que j'aie de m'enflammer
et c'était bien
je pense qu'il faut assumer
aussi ces petits moments d'errance
plus personne ne claque
des doigts jamais en fait
non non plus personne
ne fait ça
mais en même temps
tu vois j'assume
et je t'ai aimé aussi
pour ça
je te remercie
j'ai aimé pour cette errance
on parle de nos années
boomerang, paruches
et flammarion
choisir 36 interviews
sur donc 1656
ça a été un process rapide
ou ça a été un crève-coeur
franchement ça a été un crève-coeur
en réalité
moi j'aurais pu pratiquement
toutes les choisir
parce que c'est une émission
qui était toute ma vie
sur laquelle je travaillais
du matin
à 5h30
je pensais en témoigner
je t'ai vu
jusqu'au soir
très très tard
je le dis d'ailleurs
dans la préface que j'ai écrite
j'ai été réveillé
par mon journaliste
Leon Arbio
qui faisait le petit journal
de la culture
tous les jours
tous les matins
pendant 8 ans
et couché
par mon journaliste Pierre Martinry
qui était le rédacteur
en chef
de boomerang
et ça prenait effectivement
toute ma vie
quelle aventure
quelle aventure incroyable
et franchement
je suis hyper fier aujourd'hui
de l'avoir fait
d'avoir tenu aussi
toutes ces années-là
c'est assez mouvant
pour moi en fait
La sélection d'interview
va de Modiano à Chabat
en passant par Aniel Arnaud
Aniel Deléouis
Patissimis
Alain Bassar
ou encore Nana Muscuri
ça témoigne déjà
de la grande ouverture
de l'émission
mais est-ce que leur présence
dans le livre
témoigne de l'affection
que tu as pour ces personnalités
ou c'est purement lié
à l'interview
ce qui s'y est passé
C'est plutôt lié
à l'interview
pour moi je ne pense pas vraiment
l'interview comme
l'invitation d'une personne
que j'aime
mais plus l'invitation
d'une personne
qui m'intéresse
qui a quelque chose à dire
sur le monde
sur son art
ou alors dans un paysage culturel
et ce qu'on a essayé
de mettre en avant ici
c'était l'éclectisme
de ces semaines
complètement fogues
on pouvait recevoir
un lundi
Barack Obama
le lendemain chez-là
le troisième jour
l'écrivain
de la ruralité Pierre Bergogneau
et puis au Felly Winter
le jeudi
pour terminer en beauté
sur Ariana Grande
comme l'émission a pris
beaucoup de pouvoir
au fil des années
beaucoup de puissance
en fait il y a un mois de néo
on pouvait avoir qui on voulait
c'est-à-dire qu'on est parti
en Ilyong
sans aucun problème
en Barack Obama
enfin c'était assez dingue
on pouvait tout faire
et c'est aussi cette grande
chance que j'ai eu
que j'ai voulu
mettre en avant ici
c'est quoi pour toi
un entretien réussi
un entretien réussi
c'est un entretien
où il ne se passe
rien de ce qui était prévu
ce qu'il faut comprendre
mais ça tu le sais mieux que personne
c'est que l'exercice
de l'entretien
l'exercice de production
moi souvent les gens me disent
oh là là c'était génial
cette interview
on a eu l'impression
que vous pas potiez
ok en réalité quand tu
quand on y a passé
genre dix heures au parallel
c'est-à-dire que tout se produit
la moindre émotion se produit
à quelque fois ça marche
quelque fois ça marche pas
mais souvent
il y a quand même des choses
qui marchent
et puis il y a ces moments
de surprises
ces moments de rupture
qui font pour moi
la beauté de l'entretien
et pour être plus précis
Charline pour moi
un entretien réussi
c'est quand l'entretien
se retourne contre toi
j'ai un exemple
je reçois un jour
en voivre belles
Jean-Thérèse alkaers maker
à un moment donné
je lui pose cette question
qui pour moi est fondamentale
sur la danse
qui est à quel moment
on se mette à danser
à quel moment
un geste devient chorégraphie
par exemple je suis en train
de bouger mes mains
ce que déjà
je suis en train de danser
et elle commence
à taper
sur la table
comme ça
et en fait
elle m'a fait danser
et là
je trouve que c'est
un moment extraordinaire
cet moment
évidemment qui n'est pas
prévu, pas produit
et où se joue
quelque chose
au casting, sans paix, Tommy Ungerer, Suzy Morgenstern, Claude Ponti. Est-ce que c'est l'enfant
Augustin qui a choisi aussi ? Oui, toujours. Je crois que c'est les gens les plus représentés
sur l'alizé des entretiens, des gens qui ont un rapport avec l'enfance.
Après, ça fait aussi partie des lieux communs de mes entretiens, c'est-à-dire toujours
essayer de revenir à l'enfance, à la représentation de l'enfance. J'ai beaucoup
étudié la sociologie, de la littérature, la psychanalyse également, et je pense
que ça fait vraiment partie de mes méthodes d'entretien. En l'occurrence, c'est aussi
des entretiens où j'ai été surpris, où j'ai été ému et que j'ai voulu mettre en avant.
Je me demande parfois si j'ai été élevé à Claude Ponti, ou si plus tôt, je me suis
élevé moi-même à Claude Ponti un peu plus tard, en réalité. Mais c'est devenu
effectivement un écrivain extrêmement important pour moi.
En te replongeant dans tous ces entretiens, alors déjà, j'imagine qu'il devait
avoir un petit vertige, mais est-ce que tu as réussi à décoder ce qui fait ta
patte ? Est-ce que tu arrives toi à voir ce regard analytique sur ce que tu...
Ce qui était important pour nous, pour l'équipe de Boumrangue, parce qu'en
core une fois, c'est vraiment une aventure collective, c'était de s'amuser en
fait. Mais disons que je vais être plus large, c'était de produire et de s'accorder
aussi de grandes émotions. Moi, j'ai l'impression que je porte beaucoup
d'attention au sens, au sens de signification, on est quand même sur
une émission des services publics, mais aussi au sens de l'émotion. Et j'avais
envie toujours de relier, d'entrelasser en réalité ces deux idées du sens et
de l'émotion. Et c'est vrai qu'on n'a jamais été avards de rire, de frisson ou
de larmes dans cette émission, mais sans jamais être obscène. C'est ça qui est
aussi un petit peu compliqué, c'est-à-dire que c'est toujours un fil.
Ce qui me frappe, moi, c'est à quel point je me suis mis quelque part un peu
en danger dans ces entretiens. Il m'arrivait quand même de partir en
questionnement complètement taré où moi-même je ne me souvenais plus de
ce que voulait dire ma question, mais il se produisait des choses assez dingues.
Tu vois, je me souviens, un jour, j'intervue Véflavien Berger et j'étais en
galère de questions et je lui dis, OK, qu'est-ce que vous trouvez beau ?
Et lui me répond, le vent qui s'engouffre dans les rues à New York.
Et là, je me suis dit, en fait, dans mes entretiens, il faudrait que j'aille
chercher des questionnements extrêmement larges, extrêmement mondes,
extrêmement océaniques comme ça pour que la créativité de l'invité
qui mine de rien est un artiste puisse se déployer.
Et c'est ce que j'ai essayé de faire petit à petit.
Mais en même temps, tout en sachant qu'une question devait être amenée
par la précédente et devait possiblement en faire surgir une autre.
Tu vois, je pense aussi à ce jour où j'ai dit à Lydie Salver,
qu'est-ce qui vous fait jouir ?
Il va de soi que quand je la croise dans la rue, je lui dis pas, bonjour Lydie,
qu'est-ce qui vous fait jouir ? C'est-à-dire qu'une question est préparée,
quand même, mais j'aime bien cet exemple-là parce que pour moi,
la question peut être aussi orgasmique.
C'est-à-dire qu'il y a un moment donné ou à force de questionnements
sur le délire, sur l'erotisme, on arrive à cette question folle
où elle-même se marre mais finit par répondre à quelque chose d'intéressant.
Pour moi, il y a un vrai mélange dans tes entretiens entre la douceur,
qui, à mes yeux, est vraiment une vertu cardinale.
J'ai pas envie d'entendre des gens se faire violenter en entretien.
Oui, ça m'émeut.
Entre la douceur et la sidération.
Tu joues très bien sur la sidération des gens.
Moi, j'ai noté des questions.
Je ne sais pas si tu te souviens à qui tu les as posées,
mais il faut quand même y aller.
En quoi le langage chien et le langage reine, dis-fertile,
sommes toutes ?
À Chaba.
Ah, oui.
Chaba, parce que c'est un film sur Noël.
Il faut aller la sorcerer la joie.
Mais si tu veux, quand je demande quelle est la beauté d'une fougère,
évidemment, tu fesses pas une question que je pose à Barack Obama.
Mais il se produit quelque chose.
Il se produit quelque chose.
C'était aussi quelquefois des paris.
Je ne vais pas te mentir, Charline.
C'est-à-dire qu'avec mon rédacteur en chef, on se disait,
vas-y, qu'est-ce que ça fait de toucher un tourne-sol ?
Ça nous est vraiment marré.
Si tu veux de poser ce type de questions,
et on essayait de les glisser et j'essayais de me marrer.
C'est vrai qu'il y avait une forme de sidération,
mais ce qui me touche beaucoup, c'est quand tu parles de douceur.
Moi, je parlerai même de tendresse à travers ce que disait,
notamment le prix Nobel de littérature Olga Takarchoud,
qui est une autrice que j'aimais énormément
et qui parle de la tendresse comme d'une immense résistance
aujourd'hui, comme de quelque chose de profondément dissident
et quelque chose qui précisément sidère toutes les personnes.
C'est-à-dire, quand tu imposes, quand tu arrives avec ta tendresse,
la personne sidérée va se mettre à répondre autrement.
Moi, il ne faut pas se tromper.
Mon boulot, c'est quand même de les faire parler.
Et ce n'est pas un langage facile.
La tendresse, c'est effectivement quelque chose.
Ça a été un outil pendant longtemps.
Dans un instant, on va faire un petit tour dans la tête
de Gustin Trapenard.
Non, non, vraiment, ce sera sans douleur.
Mais ça fait peur aux enfants, mais c'est surtout pour l'auditeur.
Non, non, j'ai choisi que des choses qui sont diffusables
à une heure de grand écran, à part peut-être.
Ouais, bon, on en parlera dans un instant.
On écouterait aussi un autre de tes choix.
L'occurrence d'Aiana Ross, ce sera juste après la pub.
Allez.
Le score.
Sur Radio Nova.
Nova.
Diana Ross sur Nova, You Can't Hurry Love.
Le choix de Gustin Trapenard.
Pourquoi Diana Ross ?
Franchement.
Pourquoi Diana Ross ?
Pourquoi Diana Ross ? Parce que Diana Ross, tout simplement.
En réalité, moi, les grandes,
les grandes, grandes créatrices du disco restent mes idoles absolu.
C'est ce qui fait de moi une personne gay.
Quand j'y pense.
OK.
Quand j'y pense, j'adore Diana Ross.
Pour moi, elle a réinventé quelque chose,
réimaginé quelque chose.
Tu sais, je me souviens
de maitre-dit pour la dernière de Boomerang,
qui me fallait une chanson,
une chanson de disco.
Et je me souviens de Dona Summer
et de cette chanson qui s'appelait Under Radio.
Et j'avais envie qu'elle existe dans cette dernière émission.
Et je leur avais juste dit ça.
Je leur avais dit, c'est ma dernière émission.
Je veux rien produire.
Vous vous débrouillez.
Vous invitez des gens que j'aime bien.
Et Raphaël, le chanteur Raphaël,
était venu et il avait chanté Under Radio.
Non, il n'avait pas chanté Under Radio.
Il était bêtis.
Il avait chanté Don't Leave Me This Way.
Je crois qu'il y a aussi une chanson de disco.
Mais c'était fou.
Non, voilà, Diana Ross, pour moi, icône absolue.
On va faire un petit tour
via le médium du son.
Dans ce que j'imagine être ta tête.
Alors on diffusait des extraits.
L'idée est simplement de me dire ce à quoi ça te renvoie.
OK, vas-y, je ferme les yeux ou pas ?
Tu fais comme tu veux.
OK.
Kate Bush, Withering Heights, les Hauts-de-Hurlevans.
Oui, c'est un morceau extraordinaire, en fait.
Déjà, quand elle débarque avec ce titre-là,
vous vous souvenez peut-être des images, du clip.
C'est une révolution, en réalité,
dans un paysage musical qui n'a rien à voir avec ça.
Et c'est surtout une relecture des Hauts-de-Hurlevans,
des millies brontées sur lesquelles j'ai travaillé,
moi, toute ma vie en tant que chercheur,
puis enseignant de littérature anglaise.
Et Kate Bush fait quelque chose d'incroyable.
C'est qu'elle lit le texte
et elle lit, en réalité, les blancs du texte.
Elle se réfère à une scène très importante du début des Hauts-de-Hurlevans
qu'on oublie souvent, où le narrateur, en fait,
est harcelé quelque part par un fantôme
qui frappe à la vie, qui gratte à la vitre
et qui lui parle d'une histoire d'amour impossible.
Et Kate Bush va raconter cette histoire,
avec ce morceau, à mon avis, inouïe, inouïe.
Extra-suivant.
Est-ce que, par hasard, vous ne soyez pas la petite Manon ?
La fille du pauvre monsieur Jean.
Ah, je vois que tu ne me reconnais pas.
Mais c'est bien naturel, ça, parce que j'ai beaucoup changé.
Il n'avait pas tant changé que ça, en fait.
Hugo Lin, évidemment, Daniel Oteuil,
face à Manon Emmanuel Béard,
bon, Manon, des sources de Claude Berry, en 1986.
Ça me boule vert. C'est un film...
D'ailleurs, les deux films sont sortis, en fait,
simultanément, pratiquement.
Et je me souviens de les avoir vus au cinéma.
Il y a une scène, notamment, inouïe.
Tu te souviens, quand la vieille Delfine dit au papé,
ça serait une tragédie ou ça serait une catastrophe.
Tu n'avais pas reçu cette lettre.
Pour moi, c'est un des grands moments...
C'est un des grands moments de cinéma, mais aussi de littérature.
En fait, on oublie à quel point paniole est important,
littérature, et aussi en tant que cinéaste, d'ailleurs.
Et c'est un film que tu avais hyper jaune.
Ouais, je pense que c'est un des premiers...
Je pense que c'est le premier film que j'ai vu au cinéma,
même, je pense, là, à la gloire de mon père et le...
Non, pas...
Jean-Fleurette et Manon des Sours.
Je pense que c'est les premiers films que j'ai vus au cinéma,
je pense, même avec ma grand-mère, en mon avis.
Changement de registre, extrait suivant.
Trois ans !
Attends, je vais même parouler de ne pas aller à un mec.
Ah non, mais s'il veut me rasser, mais moi, je sais...
Moi, je vais être marée, écoute.
Ah non, mais je vais...
S'il veut m'enculer.
Moi, je pense pas, quand même...
Ah ben, là, moi...
Oh, ben, là, moi, je vais pas jeter enculé.
Enfin, assustatie, par exemple, à la question.
Oui, oui, t'as raison.
T'as soigné avant qu'il devait m'enculer.
Oui, oui, c'est bien, mais je n'aimera pas.
J'aurais peut-être dû prévenir qu'il fallait éloigner
éventuellement les enfants qui écoutent la radio.
C'est un extrait d'Iris, l'excellente série de Dorian Thilier.
Parce que, comme ma soeur, Dorian, on appelle vraiment
au téléphone tous les jours.
On est très, très proches.
C'est une série qui me bouleverse parce qu'elle lui ressemble vraiment.
Et je trouve que, de cette nuit comme ça en pâture,
comme elle l'a fait, au risque d'ailleurs de déplaire,
parce que c'est ça qui est magnifique chez ce personnage qui est un peu étrange,
c'est un signe de confiance
et de génie assez inouïs.
C'est une série que j'adore.
Moi aussi.
Il faut lui dire.
Je lui ai dit que j'ai eu l'occasion de lui dire
qu'elle était la série.
Moi, elle m'avait vraiment beaucoup, beaucoup plu.
Ah, c'est cool, c'est cool.
Ouais, c'est cool.
Extrait suivant.
La série de Leftovers de Damon Lindelof,
le chérif pardon, Kevin Garvey,
chante Simon & Garfunkel, Homeward Bound.
Tout est immense en fait dans ce que tu viens juste de passer.
Il y a trop de mots pour moi qui me bouleverse.
C'est pour moi la plus belle série qui n'a jamais été créée.
De toute façon, je suis un grand fan de Damon Lindelof.
C'est drôle que tu dis ça parce qu'hier,
j'allais pas bien, donc qu'est-ce qu'on fait quand on va pas bien ?
On regarde un truc qui te fait pleurer
et j'ai regardé le dernier épisode de Lost,
littéralement, moi, si il me fait pleurer, non stop
et sans glotté.
Mon mec était à côté de moi et il me jugeait
vraiment d'une violence absolument inouïe.
De Leftovers, si tu te concentres,
tu peux effectivement pleurer non stop pendant les 3...
C'est magnifique, c'est la correcte, c'est une des plus belles séries.
Et puis c'est une série qui pense aussi.
Et puis moi, pendant longtemps, j'ai eu un problème quand même
à imaginer l'après.
Et voilà, un showrunner et un immense créateur
qui réfléchit justement sur la possibilité
d'une autre vie d'un après.
Ah oui, parce que pour ceux qui n'auraient pas vu la série,
ils disent que ça se passe en 2011
et qu'en fait il y a 2% des êtres humains
qui disparaissent d'un seul coup de la surface de la Terre
et on se retrouve dans une ville où on s'intéresse à ceux qui restent.
Voilà, ce qui en fait une immense série sur le chagrin
et le deuil, parce qu'on pourrait s'imaginer quand tu racontes
ce pitch que ce serait quelque part une série un petit peu...
Je sais pas, de science-fiction, alors que pas du tout,
c'est une série très très intime qui réfléchit
sur le chagrin et sur le deuil
et c'est absolument inouïe tout ça avec une musique incroyable.
C'est Max Richter qui signe la musique.
Je ne sais plus, mais c'est absolument inouïe.
Mais ceci étant, Lost réfléchit aussi à ce genre de questions
à un autre copier, mais oui, bien sûr.
Bah oui, j'adorerais l'interviewer lui.
Ah bah voilà, c'est parti, les questions que j'avais te poser.
Moi, si je veux pleurer, c'est la scène avec Charlie dans Lost.
Note Penisboot écrit sur la main avec la main
au moment où il va.
Non mais s'il te plaît, c'est un langage cryptique.
Ouais, mais d'ailleurs, on envoie une image
dans le dernier épisode de Lost, puisqu'elle sait,
c'est tous ces moments de souvenir en fait.
Rien ne dit pensée, j'ai des frissons.
Personnages préférés dans Lost, les questions que j'aime bien poser.
Bah non, mais moi, je vais encore choquer tout le monde.
J'aime dire Ben.
Non, c'est Juliette.
Et ça choque tout le monde, en fait.
Je ne sais pas, il y a un truc avec son sourire,
avec sa douceur, avec sa tendresse.
Il y a un personnage qui arrive après, en plus,
au fil des saisons et qui a un statut très étrange.
Je ne m'attends la scène du distributeur
dans le dernier épisode de Lost,
du distributeur de friandise où elle retrouve Sawyer.
Moi, je sens glotte.
Moi, c'est Sawyer, mon personnage.
Mais ça m'étonne pas, mais ça m'étonne pas.
Aucun rapport, dernier extrait.
Challengers de Luca Guadagnino avec Zendaya, Mike Faist
et Joshua Connor.
En plus, j'ai choisi cet extrait.
Oui, il y a du tennis, je pense.
C'est ma passion.
En fait, j'ai la littérature et le tennis dans ma vie.
Et j'ai ces applications, tu sais où je peux regarder
les scores en direct, qui défilent,
quand je ne peux pas regarder
sur toutes les autres applications
du vrai tennis en vidéo.
Alors, je jouais quand j'étais petit,
mais je ne suis pas du tout un parieur.
J'ai juste une véritable passion pour la beauté de ce sport,
qui pour moi est un sport de l'échange
que de champion.
C'est-à-dire que la beauté d'un échange...
En plus, ça dit tellement de choses aujourd'hui.
La beauté d'un échange, maintenant que je te le dis,
c'est vraiment pour cette beauté-là.
Même pas du geste de l'échange que je regarde le tennis.
Et le film, t'en avais pensé quoi, du Challengers de Luca Guadagnino ?
Moi, j'ai toujours trouvé le cinéma de Luca Guadagnino un petit peu lait
pour être franc pour autant.
Mais tu vois ce que je veux dire.
Et pour moi, j'ai besoin d'une forme de...
J'ai besoin de ce que moi, je considère être de la beauté
après pour d'autres.
Je suppose qu'il est un cinéma très beau.
Et moi, c'est le cinéaste préféré de mon mec.
Donc, je vis avec quelqu'un qui adore Luca Guadagnino.
Les débats doivent être sympas.
Non, mais attends, moi, je respecte aussi.
Heureusement qu'on peut encore dialoguer et ne pas être d'accord.
Mais pour autant, je trouve que c'est un film qui touche
à pas mal d'endroits sur ce que c'est que la réalité du tennis aussi.
Il y a cette grande scène, tu te souviens,
de la jouissance, justement, à la toute fin.
De la jouissance de ce que c'est qu'un échange.
Ce titre-là, je trouve que c'est assez beau.
Musique, le titre suivant, je l'ai choisi pour de très mauvaise raisons.
Sache-le.
Je veux juste voir si à l'intro, ça te parle,
et si ça te donne une réaction particulière.
Si je te dis Yannis, c'est hypnotised.
T'as pas de PTSD.
Je réfléchis.
Je l'avais reçu, Yannis, c'est ça.
Au grand journal, une séquence d'hypnose, mémorable.
C'était horrible.
En plus, toi, t'as vécu ça avec Antoine, qui est grave.
Antoine de conne qu'on adore, mais qui est grave, en fait.
Et qui n'est jamais avare de folie.
Il existe nos tiseurs en plateau, et il semblerait que t'étais très réceptif.
Oui, de toute façon, il nous teste avant.
On peut savoir si on est réceptifs ou pas.
Moi, j'étais, évidemment, hyper réceptif.
Et donc, du coup, j'avais le doigt levé, je crois, et on voyait ma sueur.
Et c'était horrible. J'avais des oréoles, mais monumentales,
qui allaient du coude jusqu'au ventre, tu vois.
Et les gens, sur Twitter, m'étaient miam-miam, Augustin,
et ça a sueur horrible.
Et le lendemain, Antoine, trouvait extrêmement drôle
de faire semblant que j'étais resté keblo comme ça pendant toute la nuit.
Donc, le grand journal sourd, avec moi, le bras levé
avec la même tâche, avec la même oréole, c'était horrible.
Il m'a s'addisé, Antoine, mais il m'a s'addisé pendant des années.
En même temps, on a rigolé aussi.
Et puis, il m'a appris un truc extraordinaire,
c'est de savoir m'amuser dans ce métier.
Moi, qui suis extrêmement scolaire, qui suis extrêmement sérieux.
Pour qui, je te le disais, mes émissions, c'est toute ma vie.
Il m'a appris qu'on pouvait s'amuser.
Un jour, je me souviens, j'étais malade, j'avais un problème
au coeur, en plus, un truc assez grave.
Et j'étais à l'hôpital, et au bout de quatre jours, cinq jours,
j'ai un coup de fil du rédacteur en chef qui me dit,
mais Augustin, tu vas rentrer là.
Je dis, je vais rentrer quand je peux rentrer,
c'est-à-dire demain ou après-demain.
Et là, il me dit, non, parce qu'Antoine a encore prévu
un truc bizarre avec toi.
Je dis, mais comment ça ? Je reçois plein de messages,
justement, de gens qui s'inquiètent et tout.
Il me dit, non, il fait venir un médecin
pour parler de ta gastronthérité.
En fait, ça faisait une semaine où il disait,
Augustin a une gastronthérité.
Et là, il faisait venir un médecin pour parler.
Un plateau sur la gastronthérité, on a rigolé quand même.
Donc, ce plateau du grand journal et cette séquence d'hypno,
c'était sur ce titre de Yannis, qu'on écoute donc
dans son intégralité hypnotized.
Le score va sur Radio Nova avec Charline Roux.
Dapunks sur Nova, Véridisco, le choix d'Augustin Trappenaire.
C'est vrai qu'on se disait, quand on l'écoutait,
qu'on avait l'impression que Laura Adler allait parler
pour son émission l'heure bleue.
C'est un titre tellement sublime.
Le problème, en fait, quand on choisit un indicatif,
quand on choisit un générique, un kit de son, en fait.
Moi, j'ai toujours essayé de demander des créations, justement,
pour pas voler aussi les souvenirs.
Et ça a été une vraie question.
Je me souviens, le générique de Boomerang,
on l'a trouvé la veille de la première.
Je regardais Casté de Chinois, le film de Clapiche.
Et il y a ce moment où il y avait ce titre.
Et je me suis dit, vas-y, on le prend, on l'a appelé pendant la nuit.
Et ils nous ont envoyé le kit.
Et on a lancé l'émission comme ça.
Mais ça, c'est quand même très, très beau, ça.
On poursuit la conversation sur la musique
avec ce petit questionnaire de fin.
L'idée est très simple, c'est de répondre du tac au tac.
Je n'ai pas le droit de te demander de justifier tes réponses.
Et je l'annonce à chaque fois.
Je n'ai pas le droit de juger non plus,
parce que vraiment faux, parce que je n'ai pas le droit de priver.
Bien sûr, non, mais surtout toi, en fait, t'es dans le jugement.
C'est vraiment ce qui me de Judgemental Beach.
C'est vraiment mon alias.
Allez, c'est parti.
Quel titre symbolise le mieux l'enfant, soit en tout cas la tienne ?
Je pense que ce doit être A.N.G. Des Stones.
OK, le titre de ton adolescence.
Heroes de Bowie.
OK, ton hit de Karaoke.
Le coup de soleil de Richard Cochianton.
Oh, wow.
C'est un super titre.
C'est pour moi, c'est très simple.
Il y a les bonnes mélodies et les mauvaises mélodies.
C'est une très bonne mélodie.
OK, très bien.
Le titre qu'on serait peut-être surpris de trouver dans tes playlists.
Disco Beach, la petite bourgeoisie qui boit du champagne.
Oh, ouais. Tu vois, regarde, j'ai bien joué la surprise.
Non, je l'ai même pas joué d'ailleurs.
C'est le Botox.
Mais déjà, 0 Botox, pardon, tout est d'origine.
Excusez-moi, tout tient encore à peu près.
Et c'est pour ça que j'ai fait une frange.
C'était fou, c'était fou.
Mais j'avais oublié, surtout.
La petite bourgeoisie qui boit du champagne.
C'est fou, non ?
C'est surprenant, effectivement.
Le titre qui te propulse immédiatement sur la piste de danse.
Pour moi, les meilleurs soirées sont vraiment dans la cuisine,
donc je vais pas sur la piste de danse.
Mais si toutefois tu devais te lancer.
Si toutefois je devais y aller, je te dirais peut-être...
un morceau d'Edaft, donc un morceau de cuisine, within.
Ok, et un titre qui te ferait donc sortir de la piste de danse
de manière immédiate.
Je suis assez curieux quand même pour la musique,
mais de toute façon, comme je sortirais de toute façon
pour aller dans la cuisine, je te dirais un peu...
peut-être les chansons, tu sais, un peu de Patrick Sébastien.
Et c'est pas du tout classiste de dire ça,
c'est juste que musicalement, je les trouve assez faibles.
J'ai aimé la manière dont tu as argumenté avec Elégrance,
le fait de... oui, oui, on peut ne pas être sensibles,
petit bonhomme en mouche, c'est ainsi.
Non, voilà, oui, non, c'est ça.
Ta chanson de comédie musicale préférée.
Alors moi, je suis un grand fan de comédie musicale.
C'est tout l'album des misérables, de...
Les Mises.
Les Mises, oui, de Michel Schoenberg.
Ah ouais, c'est donc tout l'album.
Très bien.
Et enfin, catégorie pénible, catégorie earworm,
la chanson dont un mal de chien débarrasser,
une fois que tu l'entêtes.
Oh ben, la petite bourgeoisie qui boit du champagne, c'est pas mal.
Ouais, c'est vrai que ça y est, je vais avoir la mélodie pour toute la soirée.
Ouais, ouais, tu vas la voir.
Je sais pas si je te remercie.
Non, mais en même temps, c'est une chanson pour le coup
qui, mélodiquement, est assez faible, mais qui est très juste.
Parce que la petite bourgeoisie boit du champagne, exactement.
Ouais, et c'est pas classiste, non plus, que nous.
Non, et il faut le dire, surtout, parce qu'on a tendance, parfois, à l'oublier, quoi.
Je pensais pas que l'émission se terminerait là-dessus,
mais en fait, ça me va assez bien.
C'est fou quand même, ce qui s'est passé musicalement
pour que cette chanson existe, c'est dingue.
Oui, il y a plusieurs énigmes, comme ça, mais on ne va pas attaquer
l'élite, maintenant, ce serait pas très charitable.
J'aimerais vraiment être là, tu vois, pour savoir ce qui s'est véritablement
passé dans cette salle de réunion ou dans la présentation de ce type.
Super concept.
Ou dans l'envoi, même du titre, ou dans le visage et l'émotion
de la personne qui l'a écoutée sur son ordinateur la première fois,
qui a bougé la tête et qui s'est dit, mais oui.
Et surtout, en studio, avec quelle sérieux, tu vas délivrer ce texte avec...
Mais je pense que les ingénieurs du son devaient dire, c'est...
En même temps, elle touche un point.
C'est vrai, c'est juste.
Je rappelle, nos années boomerang s'est paru chez Flamarion.
Voilà, les entretiens.
A signer, elle est aussi la grande librairie, droit dans les yeux.
C'est aux éditions Sega et on retrouve au Gustin Trappener,
tous les mercredis dans la grande librairie.
Exactement, et sur RTL, à 13h30 le samedi.
Voilà, maintenant, on fait la promesse pour la concurrence.
Bien wesh.
Voilà, vraiment, bien wesh.
Tu n'es pas à 13h30 le samedi, toi.
Non.
Non, mais en podcast, sinon.
Ouais.
Tu sais, le mec, vraiment, la bienveillance, la bienveillance,
la bien-pensance, la gauche, madame, la gauche.
Dans un instant, on va trouver David Blow et Lenova Club.
Ah, l'embrasse.
Bah oui, évidemment, on embrasse toujours David Blow.
Ah, on embrasse David.
Merci beaucoup, Gustin.
Ah ben, c'est moi, c'était super.
Les devenus faire un tour dans ce studio et on se quitte avec ton dernier choix,
les foots de jeez.
C'est parce que l'émission s'appelle le score.
C'est de l'album, c'est un clin d'oeil.
Voilà, pour le coup, on va danser dans le studio.
Allez.
Le score sur Radio Nova a retrouvé en podcast sur nova.fr.
