Tempête émotionnelle sur le dancefloor : Un revenge track pour l’iboat
Aujourd’hui, fini les good vibes, on envoie un petit missile sonore direction gouvernement. Parce que laisser couler un club mythique pendant qu’on colle des labels “club culture” façon AOP de la teuf, c’est non. Alors on respire, on serre les dents, et on replonge dans l’électro qui mord : Miss Kittin & The Hacker, c’est votre tour.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ? Pas vraiment le soir ? Pas vraiment l'après-midi ? C'est l'après-midi de l'après-midi sur Radio Nova.
Émotion positive à l'écoute de Gabrielle Jacoby.
Ouais, ça m'étonne pas trop mais désolé ça va pas durer tant que ça
puisque sur Nova c'est désormais l'heure d'une petite tempête émotionnelle bien méritée.
Un petit revenge track du mercredi comme je les aime et que j'ai décidé cette semaine d'adresser.
Attention à notre gouvernement, vachement surprenant.
Non mais alors à qui ? À quoi ? Pourquoi ?
Eh bien je m'explique récemment ce qui m'a rendu très très colère.
C'est la fermeture définitive de ce haut lieu de teuf et de zic électronique
qui faisait vivre bordeaux depuis des années.
Live Boat dont on vient donc d'apprendre le naufrage éternel en ce début de mois de février 2026.
Ça fait suite à deux mois de fermeture administrative
qui avait placé le club dans une situation d'extrême précarité
déjà qu'ils n'étaient pas forcément les gens les plus riches de France
et qui par conséquent n'ont pas réussi à s'en relever.
Plus aucune entrée d'argent ou est devenue par exemple de l'état
ou d'une autre institution qui veille à la culture.
Et voilà comment un légendaire bateau de musique a coulé aussi simplement et aussi tristement que ça.
Et si ça me fout en l'air moi cette histoire,
c'est pas parce que j'étais spécialement une méga fanatique de Live Boat
mais le clubing par contre lui c'est vraiment mon poteau.
Alors quand j'apprends qu'en même temps qu'on ferme nos temples de la danse
on se vente chez les ministres d'établir ce qu'on appelle un label Club Culture
un label censé protéger notre patrimoine musical électronique
mais qui dans l'effet se présente tout autrement.
Club Culture c'est donc ce que madame Rashida Dati nous vend comme une arme ultime
pour protéger le dit patrimoine alors qu'en réalité ce truc
c'est plutôt comme une espèce de tampon AOP de la teuf absolument inutile
et qui risque juste de diviser encore plus nos scènes festive
et pour cause ce label.
Il fait en fait selon moi office de videurs très très snobs
de laissant entrer que les lieux propres instagramables
et les lieux où les DJs sont tous des stars dotés d'agents et d'attachés de presse
ce qu'on ne transpire pas trop s'il vous plaît
ou on évite d'être un petit peu trop chelou ou trop queer sur les bords
et surtout la musique ne ferait pas peur aux élus de la République
alors disons donc pour faire simple ok pour une partie très infime de la scène
mais non demander surtout pas trop non plus l'effet tard.
Résultat sur les plus de deux milieux de musique et de fête qui existent en France
seulement 16 ont eu droit à la très très précieuse validation de madame Dati
la plupart évidemment sont à Paris
et n'essayez surtout pas d'y trouver des tiers lieux ou des choses
vraiment alternatives ici c'est le clubbing dans tout ce qu'il a de plus lisse à proposer
une étiquette qui évidemment ne questionne
ni les difficultés financières ni les artistes en galère
ni les communautés qui peuvent se sentir menacées
ni la multiplicité de genres de musique
et j'en passe en la liste des problèmes sous-jacents
elle est longue finalement comme le bras de monsieur Macron
alors ce qu'il faut retenir c'est que selon moi on est juste
sur du gigantesque tough watching
quand la scène électronique et le clubbing ce dont ils ont besoin
pour exister c'est de la renaissance de l'air
des espaces où ils peuvent créer, se réinventer et surtout
de la compréhension sans jugement de valeur
parce qu'un bpm ou un autre pourrait avoir tendance
en effrayer certains.
J'en profite pendant que je vous tiens parce que pour rappel
la scène électronique française elle n'est pas faite
seulement de petite house mignonne
ou de french touch qui commence un petit peu à dater
elle est faite d'artistes qui expérimentent de bazar
de belles choses aussi élégantes
qu'elles savent être sauvages parfois
et parmi les plus grands noms de cette belle scène
que le monde entier continue encore et encore de nous envier
il y a notamment ceux du haut qui viennent d'une ville
où il y a des clubs bien sûr
mais de chez aucun n'a été pour leurs clubs
cultureisés par notre ministère
cette ville c'est Grenoble
et c'est la terre à laquelle on doit séver
faire le rare baptiser Miskitine and the Hacker
eux qui m'ont fait découvrir la musique électronique
étant adolescente
qui m'ont ouvert la voie à cette culture
c'est-à-dire une histoire qui a commencé
un beau jour avec Franck Sinatra
on s'y replonge
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ? Pas vraiment le soir ? Pas vraiment l'après-midi ? C'est l'après-midi de l'après-midi sur Radio Nova.
Émotion positive à l'écoute de Gabrielle Jacoby.
Ouais, ça m'étonne pas trop mais désolé ça va pas durer tant que ça
puisque sur Nova c'est désormais l'heure d'une petite tempête émotionnelle bien méritée.
Un petit revenge track du mercredi comme je les aime et que j'ai décidé cette semaine d'adresser.
Attention à notre gouvernement, vachement surprenant.
Non mais alors à qui ? À quoi ? Pourquoi ?
Eh bien je m'explique récemment ce qui m'a rendu très très colère.
C'est la fermeture définitive de ce haut lieu de teuf et de zic électronique
qui faisait vivre bordeaux depuis des années.
Live Boat dont on vient donc d'apprendre le naufrage éternel en ce début de mois de février 2026.
Ça fait suite à deux mois de fermeture administrative
qui avait placé le club dans une situation d'extrême précarité
déjà qu'ils n'étaient pas forcément les gens les plus riches de France
et qui par conséquent n'ont pas réussi à s'en relever.
Plus aucune entrée d'argent ou est devenue par exemple de l'état
ou d'une autre institution qui veille à la culture.
Et voilà comment un légendaire bateau de musique a coulé aussi simplement et aussi tristement que ça.
Et si ça me fout en l'air moi cette histoire,
c'est pas parce que j'étais spécialement une méga fanatique de Live Boat
mais le clubing par contre lui c'est vraiment mon poteau.
Alors quand j'apprends qu'en même temps qu'on ferme nos temples de la danse
on se vente chez les ministres d'établir ce qu'on appelle un label Club Culture
un label censé protéger notre patrimoine musical électronique
mais qui dans l'effet se présente tout autrement.
Club Culture c'est donc ce que madame Rashida Dati nous vend comme une arme ultime
pour protéger le dit patrimoine alors qu'en réalité ce truc
c'est plutôt comme une espèce de tampon AOP de la teuf absolument inutile
et qui risque juste de diviser encore plus nos scènes festive
et pour cause ce label.
Il fait en fait selon moi office de videurs très très snobs
de laissant entrer que les lieux propres instagramables
et les lieux où les DJs sont tous des stars dotés d'agents et d'attachés de presse
ce qu'on ne transpire pas trop s'il vous plaît
ou on évite d'être un petit peu trop chelou ou trop queer sur les bords
et surtout la musique ne ferait pas peur aux élus de la République
alors disons donc pour faire simple ok pour une partie très infime de la scène
mais non demander surtout pas trop non plus l'effet tard.
Résultat sur les plus de deux milieux de musique et de fête qui existent en France
seulement 16 ont eu droit à la très très précieuse validation de madame Dati
la plupart évidemment sont à Paris
et n'essayez surtout pas d'y trouver des tiers lieux ou des choses
vraiment alternatives ici c'est le clubbing dans tout ce qu'il a de plus lisse à proposer
une étiquette qui évidemment ne questionne
ni les difficultés financières ni les artistes en galère
ni les communautés qui peuvent se sentir menacées
ni la multiplicité de genres de musique
et j'en passe en la liste des problèmes sous-jacents
elle est longue finalement comme le bras de monsieur Macron
alors ce qu'il faut retenir c'est que selon moi on est juste
sur du gigantesque tough watching
quand la scène électronique et le clubbing ce dont ils ont besoin
pour exister c'est de la renaissance de l'air
des espaces où ils peuvent créer, se réinventer et surtout
de la compréhension sans jugement de valeur
parce qu'un bpm ou un autre pourrait avoir tendance
en effrayer certains.
J'en profite pendant que je vous tiens parce que pour rappel
la scène électronique française elle n'est pas faite
seulement de petite house mignonne
ou de french touch qui commence un petit peu à dater
elle est faite d'artistes qui expérimentent de bazar
de belles choses aussi élégantes
qu'elles savent être sauvages parfois
et parmi les plus grands noms de cette belle scène
que le monde entier continue encore et encore de nous envier
il y a notamment ceux du haut qui viennent d'une ville
où il y a des clubs bien sûr
mais de chez aucun n'a été pour leurs clubs
cultureisés par notre ministère
cette ville c'est Grenoble
et c'est la terre à laquelle on doit séver
faire le rare baptiser Miskitine and the Hacker
eux qui m'ont fait découvrir la musique électronique
étant adolescente
qui m'ont ouvert la voie à cette culture
c'est-à-dire une histoire qui a commencé
un beau jour avec Franck Sinatra
on s'y replonge
