Tempête émotionnelle : toujours pas envie de séparer l’homme de l’artiste

Tempête émotionnelle : toujours pas envie de séparer l’homme de l’artiste

L'aprem de l'aprem • 20/03/2026 • 07:36

Une interview, Rosalia, Picasso, et tout Internet s’enflamme : peut-on vraiment admirer l’œuvre d’un homme dont les actes contredisent tout ce qu’on défend ? Spoiler : c’est non.

Transcription

Chef d'entreprise, CSE,
fait la différence avec l'échec vacances de la NCV.
Pour les salariés, c'est plus de pouvoir d'achat toute l'année.
Voyages, restaurants, sorties culturelles ou sportives.
Donnez vie à leurs envies pour des moments qui comptent vraiment.
En plus, en commandant l'échec vacances,
vous agissez concrètement pour plus de solidarité.
Vous contribuez au départ en vacances de ceux qui en sont le plus éloignés.
Échec vacances, les vacances nous réunissent.
C'était l'Olaiang, dans votre seul et uniqueur Radio Nova,
toujours en pleine après-meme, à l'approche de 19h30,
et déjà bientôt sous les vents d'une nouvelle de mes tempêtes émotionnelles.
Et oui, ici, le mercredi, c'est qui tout double,
soit j'aime d'amour fou, soit je rage énormément,
tempête émotionnelle hebdomadaire,
parce que je ne suis qu'humaine, après tout,
et que parfois l'actualité a vraiment ce don de me pousser dans les pires retranchements.
Prenons par exemple cette information,
qu'il était presque impossible de louper dans la musicosphère
les propos de notre très cher Rosalia,
qui récemment donnait une petite interview à Mariana Henriquez
et qui, au milieu de leur petite conversation,
a lâché cette phrase qui n'est vraiment,
mais alors, vraiment pas tombée dans l'oreille d'un sourd.
Mais j'aime beaucoup Picasso,
j'aime beaucoup Picasso,
j'aime comme qu'il se permette de vivre dans ces époques différentes.
De maintenant, j'obsessionne,
j'obsessionne avec l'actualité,
j'obsessionne avec celui-ci, l'autre.
La valentie, aussi, avec la qu'il pintait,
différente des autres.
Oui, alors Paulé non espagnol, LV2,
en gros, Rosalia parle de son admiration
pour un certain Pablo Picasso
et explique que, malgré sa réputation,
il n'y a jamais eu de mal à séparer un artiste de son œuvre.
Et alors depuis, on a eu droit à une vidéo d'excuse,
évidemment, de la part de Rosalia,
un contenu où elle explique qu'elle était mal informée
et qu'elle ignorait tous les cas avérés de violence
qui concerne Picasso.
Mais même avec ses excuses,
tous ces propos, forcément, ils ont déchaîné le monde entier,
comment ignorer toutes les abominations
qu'on attribue à ce même Picasso,
comment omettre toutes les violences physiquementales,
les comportements de prédateurs sexuels
ou encore la misogynie qui ont pu caractériser
le 10 personnages,
en particulier quand on est une artiste
qui semble aussi engagée, une chanteuse
qui a quand même bâti une grosse partie de son succès
sur le féminisme, autrement dit,
sur toutes ces choses bien girl-girl,
qui aurait sûrement beaucoup fait rigoler Picasso,
lui qui aimait tellement réduire la femme
à son statut de victime passive ou bien de muse.
Et puis pareil, ça semble un petit peu difficile
d'ignorer tout ce CV pas du tout glorieux
quand on sait que Rosalia et Picasso
viennent quand même du même pays
ou quand on sait aussi qu'elle tournait l'un de ses clips
de Monsieur. Et là, je fais référence
à l'emblématique Marseilla de Barcelone
où elle a tourné van Piro il y a
de sa 2 ans et toute personne ayant déjà
mis un pied dans ce bar le sait.
C'était le repère de l'artiste et ça c'est
de notre oriété vachement public.
Alors forcément, qu'elle disait adorer son oeuvre
après ce choix artistique-là, et bien on se
questionne, s'agissait-il d'un hommage
global, à ce lieu culte,
ou d'un hommage direct à Picasso,
le souci c'est que maintenant la question
se pose et que par conséquent,
c'est pas du manque d'information et donc un
petit peu dur à avaler pour pas mal de gens.
Et puis le débat réel en dehors tout ça.
En fait, c'est ni le bar, ni le prétendu
manque d'information, c'est plutôt qu'en
2026, ça paraît vraiment aurissant
d'entendre encore qu'on peut facilement
différencier l'homme de l'artiste.
Sauf bien sûr, quand on est un homme
blanc de 70 ans qui ne s'est jamais fait
assassiner par un membre de Noir Désir,
par exemple, là en général, ça pose pas
trop de problèmes. Mais bon, enfin, quand on
est une meuf et qui plus est une artiste,
c'est impossible de pouvoir séparer
un homme de son œuvre. Quand on crée
quelque chose et peu importe ce que c'est,
une chronique, une chanson, un tableau,
un film ou un autre projet créatif,
on y met toute son âme.
Cette œuvre, c'est nous, c'est notre coeur,
nos émotions, notre vécu, notre expérience
et notre morale. Un point, c'est tout.
Séparer l'homme de l'artiste.
Pour moi, ça n'existe pas, on ne sépare pas
un humain de son nombre, on ne sépare pas
les deux faces d'une pièce, on ne sépare pas
un âbre de ses racines. Et je peux continuer
longtemps avec les métaphores, alors stop.
Et place plutôt à la musique, puisque je pense
que vous avez bien compris ce que je voulais dire par là
et place plutôt à cet artiste qui écrit
cette chanson en 2003, en y mettant
justement toute son âme et sa voix.
Alicia Keys, indissociable de ce cultissime
If I ain't got you, sur Nova.
Some people live just to play the game.
People think that the physical things
defined was within
every thought that life's above
so full of their superficial
Some people search for a fountain
for a...

A poursuivre

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