Tempête Émotionnelle : Un revenge track pour Rocinha
Le carnaval de Rio a laissé derrière lui une vague de vidéos où la pauvreté devient un paysage “authentique”. Sauf qu’il n’y a rien d’authentique à transformer la vie des autres en safari social. Aujourd’hui, on remet donc les pendules à l’heure.
Transcription
Chef d'entreprise, CSE,
fait la différence avec l'échec vacances de la NCV.
Pour les salariés, c'est plus de pouvoir d'achat toute l'année.
Voyages, restaurants, sorties culturelles ou sportives.
Donnez vie à leurs envies pour des moments qui comptent vraiment.
En plus, en commandant l'échec vacances,
vous agissez concrètement pour plus de solidarité.
Vous contribuez au départ en vacances de ceux qui en sont le plus éloignés.
Echec vacances, les vacances nous réunissent.
Sur Radio Nova.
Doctrine Of Love.
C'était le dernier gelin engondat sur Nova.
Une petite pépite qui vient tout juste de rejoindre notre playlist
et qui sent l'amour a plein nez.
Un petit peu le contraire de ce qu'il va suivre.
C'est l'heure de ma tempête émotionnelle du mercredi après-midi.
Avec ce petit goût un peu amer de somme en ce 11 mars 2026.
Un somme que je vais adresser cette fois pas un, il y a deux.
Ou bien juste trois personnes,
mais plutôt à toute la flopée immense d'influenceurs et de touristes
qui à mon imblavie vont un petit peu trop loin.
Petit coup de gueule en référence à ce qu'on est très nombreux et nombreux
à avoir vu sur les réseaux sociaux suite au carnaval légendaire de Rio.
C'est contenu qu'on peut qualifier de poverty porn
et qui sont le résultat d'un attrait grandissant
pour ce qu'on appelle le tourisme de la misère.
Exemple parfait avec la favela carriocca de Rossigna
qui est devenu le théâtre de cette opération depuis quelques temps.
La plus grande et la plus dense favela locale
et qui est devenue une attraction virale destinée aux réseaux sociaux.
En gros ce sont des touristes qui paient pour être filmés par drone sur les toits
transformant donc la misère en un décor vachement plus instagrammable.
Ce genre de vidéo.
Alors souvent avec des légendes telles que moi dans la favela la plus dangereuse du monde
alors que papa m'avait dit de faire attention.
Princesse des favelas je ne me suis même pas fait voler mon téléphone
et j'en passe parce que sinon je vais finir par avoir vraiment la gerbe.
Et le succès de ces petites séquences est-elle qu'en 2026
on raconte que les créateurs de contenu se bousculent littéralement
pour obtenir la dite vidéo
jusqu'à deux heures de queue pour un TikTok qui rapporte au local une vingtaine d'euros
et c'est là qu'on arrive à un débat éthique
puisqu'effectivement les locaux gagnent un petit peu d'argent c'est vrai
mais selon moi ils payent surtout le prix de voir leur vie réduite un spectacle.
On exploite leur pauvreté se pour valoriser nos réseaux sociaux
au gré de contenu qui se veulent authentique
mais quelle authenticité y a-t-il à se donner à ce genre de safari humain
puisque là c'est clairement le thème des petits shootings ou des jeep tours
pour découvrir ce qui n'est pas un zoo mais plutôt des êtres humains
des gens qui comme nous le rappelait Christina Cordoula sur Instagram
et bien comme nous d'hormes, mangent, travaillent et puis vivent tout simplement
une pratique qui n'a clairement pas été inventée par les influenceurs
par contre on raconte que le tourisme de la pauvreté trouve carrément ses racines
dans les années 1800 visite de bordel londonien au pourquoi pas de fumerie d'opium
en gros on estétise la pauvreté depuis bien trop longtemps
et on oublie de préciser que dans ces mêmes quartiers
les gens souffrent de taux de criminalité qui ne rigolent absolument pas
de trafic de drogue ou parfois d'encore pire que ça
on fétichise des lieux et des peuples en oubliant leur réalité
et ce pour ne servir que notre narcissisme exacerbé
alors il me paraît important de rappeler que la pauvreté n'est pas et ne sera jamais
un accessoire de mode ni un décor quelconque pour nos réseaux sociaux
et pour nous souvenir une bonne fois pour toutes
de la vraie réalité de cette fameuse favela d'Arosigna
et bien rien de mieux que celui qu'on appelle MCNM
un artiste local qui en 2020 sortait la chanson rap
d'Arosigna un appel à la paix à l'unité et au respect entre les habitants
parce que pour reprendre ces mots et désolé d'avance pour mon niveau de portugais
mais abriga temke akabar la bagarre doit cesser en bon français
ça c'est un petit rappel de ce qui se passe vraiment dans les bailets de Rio
et maintenant musique sur nova
c'est
c'est
c'est
c'est
c'est
fait la différence avec l'échec vacances de la NCV.
Pour les salariés, c'est plus de pouvoir d'achat toute l'année.
Voyages, restaurants, sorties culturelles ou sportives.
Donnez vie à leurs envies pour des moments qui comptent vraiment.
En plus, en commandant l'échec vacances,
vous agissez concrètement pour plus de solidarité.
Vous contribuez au départ en vacances de ceux qui en sont le plus éloignés.
Echec vacances, les vacances nous réunissent.
Sur Radio Nova.
Doctrine Of Love.
C'était le dernier gelin engondat sur Nova.
Une petite pépite qui vient tout juste de rejoindre notre playlist
et qui sent l'amour a plein nez.
Un petit peu le contraire de ce qu'il va suivre.
C'est l'heure de ma tempête émotionnelle du mercredi après-midi.
Avec ce petit goût un peu amer de somme en ce 11 mars 2026.
Un somme que je vais adresser cette fois pas un, il y a deux.
Ou bien juste trois personnes,
mais plutôt à toute la flopée immense d'influenceurs et de touristes
qui à mon imblavie vont un petit peu trop loin.
Petit coup de gueule en référence à ce qu'on est très nombreux et nombreux
à avoir vu sur les réseaux sociaux suite au carnaval légendaire de Rio.
C'est contenu qu'on peut qualifier de poverty porn
et qui sont le résultat d'un attrait grandissant
pour ce qu'on appelle le tourisme de la misère.
Exemple parfait avec la favela carriocca de Rossigna
qui est devenu le théâtre de cette opération depuis quelques temps.
La plus grande et la plus dense favela locale
et qui est devenue une attraction virale destinée aux réseaux sociaux.
En gros ce sont des touristes qui paient pour être filmés par drone sur les toits
transformant donc la misère en un décor vachement plus instagrammable.
Ce genre de vidéo.
Alors souvent avec des légendes telles que moi dans la favela la plus dangereuse du monde
alors que papa m'avait dit de faire attention.
Princesse des favelas je ne me suis même pas fait voler mon téléphone
et j'en passe parce que sinon je vais finir par avoir vraiment la gerbe.
Et le succès de ces petites séquences est-elle qu'en 2026
on raconte que les créateurs de contenu se bousculent littéralement
pour obtenir la dite vidéo
jusqu'à deux heures de queue pour un TikTok qui rapporte au local une vingtaine d'euros
et c'est là qu'on arrive à un débat éthique
puisqu'effectivement les locaux gagnent un petit peu d'argent c'est vrai
mais selon moi ils payent surtout le prix de voir leur vie réduite un spectacle.
On exploite leur pauvreté se pour valoriser nos réseaux sociaux
au gré de contenu qui se veulent authentique
mais quelle authenticité y a-t-il à se donner à ce genre de safari humain
puisque là c'est clairement le thème des petits shootings ou des jeep tours
pour découvrir ce qui n'est pas un zoo mais plutôt des êtres humains
des gens qui comme nous le rappelait Christina Cordoula sur Instagram
et bien comme nous d'hormes, mangent, travaillent et puis vivent tout simplement
une pratique qui n'a clairement pas été inventée par les influenceurs
par contre on raconte que le tourisme de la pauvreté trouve carrément ses racines
dans les années 1800 visite de bordel londonien au pourquoi pas de fumerie d'opium
en gros on estétise la pauvreté depuis bien trop longtemps
et on oublie de préciser que dans ces mêmes quartiers
les gens souffrent de taux de criminalité qui ne rigolent absolument pas
de trafic de drogue ou parfois d'encore pire que ça
on fétichise des lieux et des peuples en oubliant leur réalité
et ce pour ne servir que notre narcissisme exacerbé
alors il me paraît important de rappeler que la pauvreté n'est pas et ne sera jamais
un accessoire de mode ni un décor quelconque pour nos réseaux sociaux
et pour nous souvenir une bonne fois pour toutes
de la vraie réalité de cette fameuse favela d'Arosigna
et bien rien de mieux que celui qu'on appelle MCNM
un artiste local qui en 2020 sortait la chanson rap
d'Arosigna un appel à la paix à l'unité et au respect entre les habitants
parce que pour reprendre ces mots et désolé d'avance pour mon niveau de portugais
mais abriga temke akabar la bagarre doit cesser en bon français
ça c'est un petit rappel de ce qui se passe vraiment dans les bailets de Rio
et maintenant musique sur nova
c'est
c'est
c'est
c'est
c'est
