Reda Kateb et Sara Giraudeau : faux billets, Lana Del Rey et chewing-gum de Nina Simone

Reda Kateb et Sara Giraudeau : faux billets, Lana Del Rey et chewing-gum de Nina Simone

Nova le soir • 13/01/2026 • 01:46:20

Dans Nova le Soir, Reda Kateb et Sara Giraudeau sont venus nous font écouter leurs morceaux, parler de leur nouveau film "L'Affaire Bojarski", de leurs rapports avec leurs partenaires de jeu ou encore d'anecdotes comme le chewing-gum de Nina Simone.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières
et vivre une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange,
les chefs d'œuvre des grands maîtres
prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque
qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
C'est Charline Roux et ses invités.
Nova Le Soir.
Bienvenue dans Nova Le Soir,
au programme de cette émission,
musique et mystification.
Mob Deep, Björk, Nina Simone, Lana Del Rey,
voilà pour le moudo du haut,
comptée par les invités,
Sarah Giraudot et Réda Cateb,
puisque ce dernier incarne,
dans le nouveau film de Jean-Paul Salomé,
un faux monnaieur génial d'où la mystification.
L'affaire Bojarski, c'est le titre,
l'histoire d'un virtuose de la contrefaçon
ayant réellement existé,
ça va donc ruisler.
Je parle ici, bien sûr, de talent et pas d'argent.
Le cinéma, c'est pas le gouvernement.
Mais faisons-fui de la ronchonnerie.
Alors ouais, quand j'ai un motif de satisfaction,
je réhabilite le langage du Moyen-Âge,
c'est dire si je fais appel à des souvenirs lointains.
Les organisateurs et la police parlent d'une seule voix,
vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter.
1,266,000, c'est presque 16 stats de France.
Ça rend pas les choses plus quantifiables,
mais c'est plaisant à dire.
Alors ce premier morceau,
c'est une façon de vous dire merci
de manière moins improbable que ce que je viens de faire.
On écoute donc FK et Twigs, thank you song.
FK et Twigs, thank you song, dans NOVA le soir et ce sera le seul moment de l'émission,
où je mentionnerai cette audience délirante.
C'est faux, je m'en.
Ouais, parce qu'on est tous trop contents en réalité.
Pour autant, doit-on parler d'auto-satisfaction ?
Eh ben pas complètement,
puisque j'ai fait appel à votre contribution.
C'est l'heure des morceaux de bravours.
Radio Nova ?
Nova le soir.
Et si on changeait de disque ?
Nova le soir.
Pour continuer de fêter ce million de 266,000,
on vous a demandé de partager vos morceaux de la win.
Une petite playlist de gagnants ?
Ouais, on en profite, on sait que parfois ça ne dure qu'un temps.
Alors j'ai adoré le très mauvais esprit de Sophie,
qui nous a soufflé Loser, de Beck, je le prends très bien.
Categorie Triumph Modest, vous êtes quelques-uns à avoir proposé
We Are The Champions de Queen,
en toute détente, marche aussi avec We Will Rock You,
mais je me suis arrêtée sur le choix de Marine,
à savoir, à l'Ishakiz.
This Girl Is On Fire, une chanson de la win,
mais également très bien pour l'ego et pour la motivation,
très motivant et littéral aussi l'idée de Joffrey,
qui nous propose une ambiance disco avec Billy O, You Can Win.
Billy O, You Can Win, parfois il suffit de le dire,
et sous l'Alias Combra,
une autre merveilleuse suggestion de La Soul et We'll Be.
Et enfin, pour une bonne win, mais une win tempérée,
il ne faut pas s'en valer le choix de Yell Fox,
qui nous propose Momentary Bliss,
on écoute donc Gorillaz et Slothay dans Novalessoir.
Gorillaz et Slothay, Momentary Bliss,
on se retrouve dans un instant avec Sarah Giraudot et Réda Quatéb.
Nova, Le Soir, avec Charline Roux.
Le Soir, c'est Nova Le Soir,
échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
One, two, three, four.
Le Soir.
Grand plaisir que d'accueillir aujourd'hui deux comédiens,
à la fois familiers et tout à fait mystérieux.
Familiers, parce qu'une fois qu'on les a vus,
il est difficile de les oublier.
Mystérieux, parce qu'en dehors de ce qu'il nous montre sur grand écran,
on sait pas grand-chose de ce qui attise à la fois la curiosité
et l'envie de les retrouver au cinéma.
Alors si je dois les décrire à partir de ce que je sais,
elle est une femme sous et de légende dans ma télé.
Une envoûtée pour Bonnie Zaire, une chouette belle-mère,
coincée entre papa ou maman, la sœur d'un petit paysan,
une héroïne de Fab Caro et du roman de Jim.
Et ce ne sont que quelques-unes de ses personnalités multiples.
Quant à lui, il est Django, il est Jordy,
de guitariste à profet, il n'y a qu'un pas.
Il est hors norme pour n'accacher tous les danaux,
déplacer pour JP Zaddy, médecin ou capitaine de sous-marin.
Ils sont tous les deux à la fiche de l'affaire Bojarski
de Jean-Paul Salomé dans les salles de main.
Bonjour Sarah Giraudot, bonjour Edda Cateb.
Bonjour.
J'aime bien jouer sur le mystère.
Ce qui est très joli, c'était très joli.
Mais non, mais c'est surtout très vrai.
Alors justement, quand on protège aussi bien que vous,
ce qu'on veut protéger,
comment est-ce qu'on s'accommode de l'exercice
de la promo au long cours et de l'interview ?
On parle de ce qu'on fait, du coup.
Parfois, on parle de qui on est,
mais on parle quand même beaucoup de ce qu'on fait.
En l'occurrence, ce film.
Et puis après, non.
Après, c'est finalement...
Le but, c'est vraiment de faire découvrir un film,
une histoire.
Je pense que ni Sarah ni moi sommes trop
dans l'autopromo, dans tout cas la promotion de soi.
Mais c'est un bonheur de venir
présenter ce film aux gens.
Mais vous avez des petites techniques
pour botter en touches,
quand les questions viennent un peu trop à truiser.
Oui, il y a une forme de pudeur.
C'est vrai qu'on essaie toujours,
c'est un métier où on essaie
quand même toujours de rentrer dans votre vie.
Alors après, j'ai répondu quand même
à plein de questions.
Par des gens savent quand même
quel est notre vie un petit peu privée.
Mais c'est vrai que c'est pas le sujet.
C'est jamais le sujet pour nous.
On existe aussi aux yeux des gens
à travers ce qu'on fait.
Donc c'est vrai qu'à travers ce métier-là,
donc le dépassement
où on devait un petit peu
le héros de nous-mêmes dans notre propre vie
ou dans la vie des gens,
c'est pas...
C'est une question que je pose souvent ici
parce qu'elle m'intéresse vraiment,
elle me fascine encore plus aujourd'hui.
Est-ce que pour être une comédienne,
un comédien désirable,
on doit être une comédienne
un comédien discret ?
Alors ça, c'est peut-être pas à nous de le dire.
Ouais, en tout cas, je n'ai pas l'impression
que ni Sarah, ni moi
on cultive la discrétion
pour attiser le désir.
Non, c'est plus un ADL.
Et j'ai plein d'autres exemples
de gens qui, au contraire,
sont très présents
sur plein d'autres champs
et qui paraissent également
désirables aussi,
qui travaillent beaucoup et tout ça.
Non, je pense que j'ai l'impression
qu'une des plus grandes gageurs
c'est d'essayer de faire un parcours
qui nous ressemble, en fait.
Et du coup,
si on est singulier,
ce n'est pas par réaction
à la masse.
Oui, c'est pas la posture.
Mais c'est vrai qu'il y a quand même l'envie.
Alors après, c'est particulier
parce que nous, on n'est pas forcément
nous qui le faisons.
Mais,
en tout cas, moi personnellement,
au maximum, j'ai pas envie
d'être exposé quand j'ai pas un film à sortir.
J'aime bien jouer le jeu
de la promo quand j'ai un film
à sortir encore plus,
quand c'est un film que j'aime beaucoup.
Et puis après, qu'on n'entende plus parler de moi
pendant une période, ça me va très très bien.
En fait, j'ai pas de manque de promo.
Quand on te voit très peu en train de faire des selfies,
des événements...
Ouais, mon frère.
Une autre manière de vous découvrir
aussi dans Nova Le soir,
c'est au travers de vos choix musicaux.
Vous avez tous les deux proposés des morceaux.
On va démarrer avec un titre choisi,
je crois, par Reda Quietstorm,
Mob Deep.
C'est toi qui l'as choisi, en quelques mots.
Pourquoi celui-là ?
Parce que je l'écoute en boucle ces jours-ci.
C'est un des albums
quand même des plus beaux albums pour moi
du rap américain,
du pop,
tant sur ces instru,
ces productions musicales
que c'est Lyric,
c'est aussi un rap
qui raconte des choses.
Et puis,
ce remix-là, ce son-là,
je sais pas, il me donne de l'énergie.
J'en ai un peu besoin ces jours-ci.
Donc, quand j'ai un petit coup de mood,
de temps en temps, un café
et un Quietstorm remix
Mob Deep.
C'est toi qui l'as choisi, en quelques mots.
Pourquoi celui-là ?
Parce que je l'écoute en boucle ces jours-ci.
Et puis,
c'est aussi un des albums
qui raconte des choses.
Et puis,
ce genre de rappel
qui raconte des choses.
Et puis,
ce genre de rappel
qui raconte des choses.
Et puis,
ce genre de rappel
qui raconte des choses.
Et puis,
c'est aussi un des albums
et de Alberta.
Et puis,
ce genre de rappel
qui raconte des choses.
Et puis,
ce genre de avantage
qui raconte des choses.
Et puis,
ce genre de rappel
Every line I drop, it's the Q to the B with the M-O-B-B
Queens Bridge Brooklyn and we D-W-E-P
Y'all wish I live the life I live, if y'all proud of you
Tell them what this is done, yo it's the real shit
Shit to make you feel shit, lump them in the club shit
Have you out of now when you bump this drug
To your ear drum the war uncut
Have a n***a OD cause it's never enough
Yo it's the real shit, shit to make you feel shit
Lump them in the club shit
Have you out of now when you bump this drug
To your ear drum the war uncut
Have a n***a OD cause it's never enough
I can never get enough of it
Yo that's my shit, I need that shit
To boost my adrenaline, you rock that shit
That real life shit
Makes bitches wanna thug it
Makes the projects love it
We come through like fuck it
Yo won't problems pursue it
Let's do it
Infamous small bosses
Check out the portrait at the round table
My thun speaking with his twin ghosts
Gangsta how we rock
Why you watch, attract it our style
This is how we get down
With big jewelry and big guns
We get busy, it get grisly
Beat n***a's bloody twist n***a's frontin'
Get the runnin'
For the men's get the dumpin'
The fans get the dumpin'
MOBB got the whole spot jumpin'
When my n***a step in the place then you gotta love it
It's the real shit, shit to make you feel shit
Lump them in the club shit
Have you out of now when you bump this drug
To your ear drum the war uncut
Have a n***a OD cause it's never enough
Yo it's the real shit, shit to make you feel shit
Lump them in the club shit
Have you out of now when you bump this drug
To your ear drum the war uncut
Have a n***a OD cause it's never enough
Vivre de ses créations faute d'état civil
Il ne peut pas déposer les brevets
Alors il faut trouver des solutions
Comment tu t'appelles ?
Jan Boyarski
Il paraît que t'as du talent Jan
Cinq ans si tu te fais choper pour des faux papiers
30 pour des faux billets
Je crois que je n'en ai jamais vu d'aussi réussi
Bouge pas !
J'ai une grande nouvelle à vous annoncer
Je m'installe à mon compte
À la vôtre, Monsieur Bojarski
Régule numéro une
Ne pas écouler plus d'un billet par boutique
C'est après 300 ans
Il est tout neuf ce billet
Régule numéro deux
Rien d'ostentatoire
Régule numéro trois
La discrétion
Regarde ce qu'est ce que t'as fait
Réda tu es ce mystérieux Monsieur Bojarski
Sarah tu es Suzanne
Sa formidable épouse
Est-ce que vous aviez tous les deux
Entendu parler de ce césanne de la fausse monnaie ?
Parce que c'est quand même très étonnant
En voyant cette histoire
Qu'il n'ait pas déjà fait l'objet d'une adaptation
L'histoire est tellement folle
Moi je n'avais pas du tout entendu
Non non plus
Dylan n'est l'autre donc c'est vraiment le scénar
Qui vous a amené cette histoire
Jean-Paul Salomé
Avec qui on a pris un café
Qui m'a raconté cette histoire
En me disant qu'il aimerait bien
Écrire ce rôle en pensant à moi
Si j'étais d'accord
Et évidemment ça m'a fasciné
Je me suis demandé comme vous
Pourquoi il n'y avait pas déjà 3 films
De romans et d'autres objets
Autour de cette histoire-là
Et puis j'ai tout de suite tué en vie
Enfin en tout cas j'ai tout de suite senti
Qu'il y avait une vraie rencontre possible
Et avec ce personnage
Et avec aussi ce que Jean-Paul Salomé
M'a dit et ce qu'il voulait en faire
J'ai vite senti qu'il y avait quelque chose d'intime
Pour lui
Que c'était vraiment
Il y avait un supplément d'âme comme ça
Dans ce projet de ce que lui voulait raconter
Avec cet homme
Et puis ce portrait d'artiste
C'est vrai que j'ai été très vite touché
Par l'histoire de cet homme
Avant même d'avoir un scénario
On termine le film plus avec un portrait d'artiste
Qu'avec un bandit qu'on est totalement...
Il est très dédié à son art
C'est ça qui est très surprenant dans le film
Est-ce qu'une comédienne, un comédien
C'est un ou une faussère à sa manière ?
Ah c'est intéressant comme question
Est-ce qu'on est un peu des faussaires un petit peu quand même
Un petit peu on fait croire qu'il y a plein de parties de nous
Ou alors que parfois il y a des rôles
Où il y en a très très peu
Et c'est vrai qu'on est un petit peu secret
Dans chaque partie de nous qu'on va mettre dans certains rôles
C'est plus un objet de ouest
D'inventer, j'ai l'observation
C'est du monde qu'on cache aussi beaucoup
Voilà, c'est un espèce de...
Ouais, c'est un peu des faux billets
Qui deviennent les hauts personnages
Comédien, metteur en scène, scénariste
Oui je crois que le cinéma
Il y a tout à fait un rapport de faussaires
Un peu comme Bojarski finalement
Qui voulait faire des faux billets plus beaux que les vrais
Nous on voulait représenter la réalité
Parfois, c'est l'ange de l'idée
Mais un peu plus quand même
Oui plus fort
Plus beau, plus triste
Qui fait plus peur, qui fait plus rire
Mais en tout cas un peu plus que juste le réel
Qui nous est offert tous les jours
Alors loin de moi l'idée
Être indiscrète, si je vous demande à l'un et à l'autre
La plus grosse contrefaçon que vous ayez produit
Alors moi c'est une contrefaçon
Qui n'a jamais servi
C'est la cité de signature de ma mère
Parce que je t'ai assez fascinée
Par l'écriture de ma mère
Je me suis dit si un jour
J'en ai besoin pour les cartes de correspondance
Les signatures, parce qu'à l'école
Je me débatais un petit peu
Et en fait elle n'était tellement pas
A cheval sur ça
Que je me prie beaucoup de temps à limiter
C'était parfait, je n'ai jamais eu à limiter
Donc c'est un peu d'un âge
Réda
Et moi je peux pas trop répondre à votre question
Parce que j'ai utilisé
Rien de pénal, s'il te plait
Justement, je sais qu'on est à la radio
Donc non, il n'y a pas encore prescription
Sur ce pour quoi j'ai utilisé
Une chose de faussière
Donc non je...
Joker
Il calme encore le mystère
Il en devient encore plus fascinant
Sans aller jusqu'à des choses dangereuses
J'imagine qu'il a dû vous arriver
Comme à nous tous de mentir sur DCV
Sur quelques capacités parfois
Pour tenir un rôle, non, jamais
Vous êtes d'une honnêteté absolue
Non, alors ça, de ce point de vue là
Si ça m'est arrivé quelquefois
Surtout les moments où
Au début on essaye de mettre le pied à l'étrier
On se demande par quel bout
On va commencer
À pouvoir
Exister dans ce métier
Tout premier rôle
Un copain m'a dit qu'un réalisateur
Cherchait un boxeur
Un très bon rôle de boxeur dans un film
Je n'avais jamais fait de box
Je faisais très peu de sport à l'époque
Et j'étais allé dans un club de box
Dans le 13e arrondissement
Avant le casting
J'avais fait le casting
Le réalisateur ne m'avait pas pris
Il avait pris un boxeur
Du coup un champion du monde de box
Et puis après en fait
Il me l'a raconté ce qu'il s'appelle David Olofen
Et après on a fait deux films en ce moment
C'était un film précédent
Il m'a dit j'ai pris un boxeur
Il boxait très très bien
Mais c'était un peu plus compliqué au niveau du jeu
Je dis mais t'as bien fait parce que moi
Au niveau de la box c'était plus que compliqué
Je n'avais jamais boxé
On poursuit donc avec deux mystificateurs
Un et une femme honnête
Ce que Sarah ne ment pas
Le titre suivant a été choisi par Sarah Giraudot
Il est signé Bjork
C'était sur l'album homogénique
C'est Unravel
Pourquoi celui-là Sarah ?
Parce que déjà Bjork je trouve que c'est un artiste
Complètement dingue
Et après il m'a beaucoup suivi
À différentes périodes de ma vie
Il y a beaucoup de morceaux aussi
Que j'aime pas trop
Mais je trouve qu'un artiste aussi
Va chercher dans toute sa palette
Et elle-même il y a vraiment une recherche
À différents stades de sa vie
Qui fait à travers la musique
Et il y a certains morceaux
Qui tout d'un coup rentrent en toi
Et vous partez de ton indien
Et ce Unravel il m'a laissé par terre
Nova Le soir
Dans Nova Le soir avec Unravel
Et toujours en compagnie de Sarah Giraudot
Et Réda Catab
Est-ce que vous vous faites tous les deux
Des playlist de personnages ?
Est-ce que ça peut vous aider d'une manière ou d'une autre
À rentrer dans un rôle ?
Alors moi je l'ai fait
Il y a quelques années
Après il y a des rôles
Pour jouer Django Reinhardt
Ma playlist c'était Django Reinhardt
De manière très évidente
Ça va pas être Elvis Presley
Mais non sinon
Ce n'est pas tant en termes de playlist
Mais c'est vrai qu'il y a régulièrement
Des morceaux qui reviennent en boucle
Et là par exemple
Pour un film qui doit venir
Un tournage que je m'apprête
À faire dans un mois ou deux
Il y a déjà des morceaux
Que je commence à écouter en pensant à ce film
Donc ce n'est pas une playlist
Pour le film mais en revanche
Un mood board peut-être
Un moment de chercher aussi
Quel est la musique
D'un film ou d'un rôle
Quel est le rythme intérieur d'un rôle
Des fois la musique peut beaucoup plus nous l'amener
Que des indications psychologiques
Une recherche de comprendre les choses
La musique c'est beaucoup dur senti
Et c'est vrai que
Il y a parfois des évidences
Oui c'est plutôt certaines musiques
Vraiment qui viennent à moi
Comme ça quand il y a un personnage
C'est important et lourd
Ça nous fait rentrer dans son intériorité
Ça nous fait rentrer dans
Dans l'imaginaire qu'on a de ce film
Qui ne sera peut-être pas finalement
Le même résultat mais c'est nous notre imagination
Moi c'est Agnès Obel qui a fait tout le bureau
De les gens
L'univers d'Agnès Obel
Qui a un univers assez cinématographique
Dans ses musiques
Et assez mystérieux
Et en même temps à certains morceaux
Et quelque chose qui avance
En même temps assez mélancolique
Et en même temps très...
Il y a certains projets comme ça
Où il y a une musique qui vient se coller
Mais c'est vrai que c'est pas une playlist
On va pas chercher
Est-ce que là vous aviez réfléchi
À une ambiance musicale pour la faire Bojarski
Ou pas du tout
Moi personnellement je crois pas
Que ça couvre parce que 50-60
J'imagine qu'en termes d'ambiance
C'est pas tout à fait non plus le même mood
Peut-être plus radar parce que là
Pour le coup le film est porté
Par son personnage
Ouais
Je serais écouté des choses
De ces années là mais en plus
Ce qui est marrant c'est que très souvent
Il y a un peu une dizaine d'années d'écart
D'ailleurs moi je vous ai cité
Un rap des années 90
Dans les années 50
Les années 40
On est rarement totalement contemporains
En phase ou bien sûr
Mais alors pendant le tournage
Moi je jouais aussi au théâtre
Il y a eu pas mal de jours
Où je tournais le film la journée et le soir
Je jouais par les villages
De pétarandes que au théâtre
Et j'utilisais un peu la musique
Donc c'était la musique
Ripley 2025
On l'appelait liste
Proposé par la machine
Et en fait j'avais l'impression
En effet quand je commençais à me préparer
Pour aller sur scène
L'enchaînement des 2-3 premiers morceaux
De cette playlist qui n'ont rien à voir
Ni avec Bojarski ni avec la pièce que j'allais jouer
Me mettaient un peu en condition
Mais un peu comme je dirais
Un cheval avant une course
Un peu un petit conditionnement
Donc en effet je crois que le premier morceau
De cette playlist c'était Eminem par exemple
Rien à voir avec pétarandes que
Ouais vraiment rien à voir
Réda tu as dirigé Sarah
Sur un film, un très beau film
Qui met en scène des clowns d'hôpitaux
Sarah t'es d'ailleurs engagé auprès du rire médecin
Est-ce que d'une certaine manière
Ce lien précédent vous a aidé
À faire couple à l'écran
À se retrouver peut-être autour de valeurs communes
Ah oui on a gagné du temps
Je pense que le couple aurait fonctionné
Même si on ne se connaissait pas
Mais c'est vrai que le fait
D'avoir pu se connaître en amont
Et fait qu'on a gagné
Du temps sur la confiance
Sur savoir un peu comment on fonctionne
Sur nos natures
Sur nos tempéraments
Ouais je pense
C'est un couple qui est très amoureux
Et ce qui est très beau justement dans leur histoire
C'est qu'au-delà du mensonge
Gros mensonge on va quand même le dire
C'est que Suzanne elle est tout à fait convaincue
De l'extrême talent de son mari
Au point même de le protéger
D'une famille qui a un poil intrusif
Est-ce que c'est quelque chose qui a raisonné
Parce que je sais que tu aimes beaucoup
Les personnages de grandes amoureuses
Mais elle elle a un truc particulier
J'adore les personnages amoureuses
Et j'adore les amoureuses qui sont aussi
Bon là elle va pas être aveuglée
Mais pas du tout ce que je pense
Effectivement elle peut pas s'attendre à ça
Et que je pense quand même qu'elle connaît
Mais là c'est beaucoup beaucoup
Mais oui j'aimais beaucoup cette confiance absolue
Qui avait au départ
C'est une histoire d'amour
Qui commence tout de suite extrêmement flamboyante
Qui va se passer, qui va à un moment donner
Pour pouvoir détériorer la chose
Mais je trouvais qu'elle avait
Elle a amené une dynamique aussi
Suzanne dans cette histoire d'amour
Qui là pour le coup le cinéma
En belinait chose parce que dans la réalité
La femme de Bogersky était beaucoup plus éteinte
Je pense c'est un couple qui s'y aimait
Mais la monotonie était quand même
Plus présente
Même sa fille se souvient quand même
D'une maman qui était assez malheureuse
Et là il apportait ce tempérament
Très moderne par ailleurs
Très moderne par rapport à l'époque
Ça c'est les qualités
Je trouve qu'on a au cinéma
C'est d'améliorer et d'améliorer
Pour que les problèmes puissent
Ressortir plus fort
Et voilà
Est-ce que reprendre une chanson
C'est d'une certaine manière
Faire un travail de faussaire
En tout cas comme dans l'affaire Bogersky
Ça peut être de leur fèvrerie comme ici
James Brown réinterprété par Cat Power
On vous dit
On écoute Lost someone
Nouvelle soir
De 20h à 22h
Toujours en compagnie de Sarah Giraudot
Et Réda Cateb
On parle de l'affaire Bogersky
Dans les salles de main
C'est un drôle de profil
Et c'est peu de le dire que ce Yann Bogersky
Qui devient faux-monnaieur
Sans vraiment avoir d'attrait
Particulé pour l'argent
En tout cas ça y ressemble pas
Pour produire de créer purement pour la beauté du geste
Est-ce que c'est l'impression que vous avez eu
En découvrant le personnage l'un et l'autre
Alors oui
Même s'il y a quand même une évolution
Dans son histoire
C'est une histoire qui se déroule sur pas mal d'années
Sur une vingtaine d'années
Au tout début
C'est quand même l'histoire d'un ingénieur
Inventeur de génie
Polonais
Qui dans la France d'après-guerre
Des années 50
Qui a accepté à trouver une place
Tout génial qu'il est
Il a inventé la machine à café
À deux âtes uniques
Le siad relique
Le déodor en habile
Enfin tellement de choses
Mais ça raconte aussi quelque chose
Du rapport de la France à l'immigration
Et aux talents quand il vient d'ailleurs
Cette homme
Soit ne trouvait pas de possibilité
De développer ses inventions
Soit ses brevets étaient volés
Et l'âme ne sachant pas vraiment se vendre
Ne renouvelait pas ses brevets
Donc il s'est mis à faire de l'argent
On a l'impression que c'est purement circonstantiel
En fait, que c'est pas un malphra dans l'âme
Alors c'est surtout pas...
Non c'est pas un malphra dans l'âme
Hier soir j'étais avec Anne Bojarski sa fille
Qui me disait c'était pour nous en fait
Et en tout cas c'est beaucoup ce qui se dit
Dans la famille aussi
Ce que lui leur a dit aussi
Et elle finalement voilà
Ce père avec lequel elle a grandi
Pour les mettre à l'abri
Parce qu'il est un peu paradoxal
Parce qu'évidemment il mettait aussi sa famille
Dans le danger avec ça
Et je crois que en le faisant
Prit finalement par
L'œuvre
De ce travail là
Il s'est pris au jeu et il s'est mis
À faire des billets pour faire des billets
Je crois en tout cas que
Le processus
De fabrication était plus important
Pour lui
Que la finalité
Oui et puis au fil du film
On voit qu'il devient joueur
Il y a un enjeu
Bien sûr
L'engrenage de l'obsession
Il y a un petit côté à mettre moi si tu peux
Si je peux me permettre
Sur l'obsession, sur la track
Et c'est d'ailleurs à ce moment du film
Qu'intervient un flic qui est tout aussi pugnisque
Admiratif, André Mathéic
Incarné par Bastien Bouillon
Et même dans ce duo là
Ce sont deux hommes
En tout cas qui s'estiment
Mutuellement
Oui c'est une figure
Dans laquelle le chasseur
Et fan
De la personne
Et puis pour Bojarski
Finalement ce flic qui le poursuit
C'est son seul spectateur
Il est voué à l'anonymat
Un anonyma qui lui pèse
Au fil du temps et qui va faire
Qu'à un moment il aura peut-être besoin qu'on le connaisse
Qu'on le reconnaisse
Et qu'on le reconnaisse absolument
Ça fait du coup une espèce de triangle très étrange
Entre l'épouse, le flic
Oui il y a un secret
Exactement si tu peux de l'autre côté
C'est pour ça que c'est un flic très complège
Très romanesque
Parce qu'il a aussi
Plusieurs histoires dans l'histoire
Qui tournent autour de ce grand secret
Bravo j'en peux le salomer
Le film est dans les salles de Mans
On poursuit la conversation dans un instant
Il y aura l'un des autres choix
Doréda Katab et ce sera juste après la pub
Nous va le soir
Et si on changeait de disque
Nous va
Le soir
Avec Charline Rou
Nous va le soir
Nous va le soir
Je ne sais pas si je le prononce correctement mais je me lance
Le tout c'est vraiment dialecte de l'assurance
Le choix de Réda Katab
Venu accompagné de Sarah Jido
Jérôdo pour parler de l'affaire Bojarski
Réda pourquoi ce titre que j'ai découvert
Et que je le trouve absolument merveilleux
Pour cette même raison
Non mais je connais très peu cet artiste
Il a sorti très peu de choses
Plus des EP ou des singles
Mais je n'ai pas trouvé d'album entier
Et j'ai eu un flash pour ce morceau
Alors il y a souvent aussi mais tout comme
On peut associer un vin à un lieu
On en parlait ce matin
J'associe ce morceau
Au pays scandinave
J'avais tourné j'étais venu d'ailleurs
Absolument pour parler le casse du siècle
Oui absolument enfin ça s'appelait
L'ultime braquage
L'ultime braquage parce que c'était le casse du siècle
Là-bas au Danemark
Le plus gros braquage
The Quiet Ones
Leur titre original
Et quand j'entends ce morceau
Je ne sais pas pourquoi mais je pense
Au balade que j'ai pu faire
Pareil une rythmique
Une couleur musicale
C'est un peu difficile à expliquer
Mais c'est des sensations
En tout cas heureux de faire découvrir
Ce très beau morceau
J'ai évidemment joué à vous chercher des points communs
En préparant cette émission
En voici un nouveau
Vous avez tous les deux été récompensés au César
Dans la même catégorie
Ou la meilleure seconde roule
Sarah c'était en 2018 pour petit paysan
Dubert Charvel
Vous en gardez
Est-ce que c'est un truc flou
Ou est-ce que c'est...
Non très joli souvenir
Pour moi de même
Parce que très joli souvenir
Quand on a même si on ne les attend pas
C'est toujours quand même agréable
Et on passe quand même une soirée un peu hors du commun
Et surtout pour ce film
Ou c'était pas du tout encore moins prévu
Pour ce film
C'est un premier film qu'on a fait dans la ferme
Dubert Charvel
Très amical
Très...
Je ne sais pas comment...
C'était très très
Très très étonnant de se retrouver et à Cannes
Et après au César
Donc il y avait une différence entre la force humaine
Qu'on avait mis au départ
Qu'était extrêmement
Sain et simple
Et puis
D'arriver là c'était d'autant plus
Heureux de vivre ça tous ensemble
Soit un harlot meilleur acteur aussi
C'est que franchement c'est d'autant plus heureux
Quand on vit en équipe
Ces moments-là
Je pense c'est très différent si on est tout seul
L'un film et on est être
On est contents mais on a quand même envie
De le vivre avec
Le projet
Tel qu'il a été
Humainement aussi avec les autres
C'est quand même un métier de camaraderie
Réda quel souvenir
Du César
Alors moi je me souviens qu'une semaine avant la cérémonie
On s'en fout
Bien sûr
Super t'es nommé
Félicitations
Quand je l'ai eu j'étais tellement heureux
Que je me suis juré
De plus avoir ce dédain
De cette posture-là
Pas non plus d'y penser
De pas en faire un but
Ni quoi que ce soit
Mais en fait je me suis senti
Très heureux, très accepté
Et c'est important
À un moment d'être accepté par ses pères
Ça donne de la confiance aussi
Dans la suite et tout
C'est pas du tout une finalité
Mais je me suis dit que
Plus jamais je dirais on s'en fout
Je pense que si je revois les images
Je m'en foutais pas
Mais surtout ce coeur qui bat à mille
Auquel on s'attend pas
Je sais pas qu'on reçoit un prix
Il y a quand même quelque chose qui se met en place dans notre corps
Qui en mélange de peur
Et ce coeur qui bat à mille
On regarde des soirées de prix
Des remises de prix ou des gens qui
Functionnent de l'état dans lequel tu es
Il y a toujours cette empathie de te dire
En fait quand tu l'as eu
Tu sais aussi l'état
Il y a quelque chose qui s'explose un peu en toi
Et que chacun réagira
Avec son coeur
Et ses armes du moment
Cette catégorie
Celle dans laquelle vous avez obtenu le César
Qu'est-ce qu'il y a de particulier
Le second rôle
Un peu trop aficionado
Ces derniers temps de second rôle
J'aime beaucoup aussi le premier rôle
Qu'on se le dise
Le second rôle c'est quelque chose
Que j'ai envie de garder jusqu'à la fin de ma vie
Parce que je trouve que c'est des personnages
Extrêmement
C'est extrêmement généreux
Quand il y a un personnage
Très principal
On doit suivre son histoire à lui
Son intériorité à lui
Et quelque part tous les ingrédients
Autour c'est aussi pour magnifier
Ça amène d'autres couleurs au tableau
Mais ces autres couleurs
Il faut qu'elles soient toujours reliées
Et qu'elles relèvent la couleur principale
Du fil rouge qu'on suit
Et ça je trouve ça hyper joli
Parce qu'on réfléchit pas
Que en fonction de notre trajectoire
Puisque notre trajectoire
Ce n'est pas celle que le spectateur
Suit en premier
C'est la trajectoire du personnage principal
Et donc c'est comment à des moments
Garder l'autre et comment jouer
En fonction de quelle couleur
Ajouter pour que la sienne aussi
Et ça je trouve ça très beau
Mais alors si je déplace très légèrement la question
Pour te la reposer
Et là c'est quoi un bon partenaire
Ou une bonne partenaire
Et comment est-ce que toi tu t'appliques à le lettre
C'est à la fois arrivé
Avec une proposition forte
Et en même temps être capable de rebattre
Toutes les cartes dans l'échange
Et dans la
Du coup dans le rebond
Dans une disponibilité
D'être à la fois je dirais
Avec une colonne vertébrale
Très forte de la proposition d'un personnage
Et en même temps totalement disponible
A ce qui se passe dans l'instant
Que ce soit les partenaires
La météo, l'équipe technique
La manière dont tu n'es filmé, tout
Je pense un peu cet équilibre là
On parlera de partenaires idéales
Et de partenaires idéaux
Si on va le tenter comme ça
Juste après avoir écouté le titre suivant
Il a été choisi par Sarah Giraudot
Il est signé Lana Del Rey
Cam Trails Over The Country Club
Pourquoi celui-là Sarah ?
Écoutez c'est étrange mais non c'est pas étrange
Je trouve que Lana Del Rey est extrêmement
Foisonnante
Je me suis demandé comment cette fille vit
Devant son piano avec un micro
Avec beaucoup de morceaux qui peuvent un peu se ressembler
Mais en même temps j'ai l'impression qu'elle vit pour la musique
Et je me suis surprise
En dehors des morceaux très connus
Qui finalement ne sont pas forcément les meilleurs pour moi
Je suis allée appuyer
Dans des albums
Parce qu'elle en avait beaucoup
Des albums pas très connus
Et je me suis surprise
À me laisser vraiment bercer par cet artiste
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Classy
Le soir
Lana Del Rey Cam Trails Over the Country Club
Country Club, un titre choisi par Sarah Giraudot, et Validé ou pas par Réda Catebre ?
Ah mais totalement, totalement, je suis super valide.
Je dis Réda Catebre est un monteur parce qu'il nous est quarantaine, il y a une période
où il écoutait beaucoup de rocksteady, donc on était vraiment très loin du style.
Exactement, ouais.
Et je disais...
Non non mais moi je suis amateur de plein de styles différents, franchement les chansons
tristes, j'adore.
Là je fous un peu le blues à tout le monde, mais j'ai écouté des choses plus
jugées, mais là je sais pas.
Mais alors je sais pas si tu fais partie de cette catégorie de genre, mais moi les chansons
tristes peuvent me rendre très joyeuses.
Ouais ça me nourrit en tout cas.
Je sais pas si c'est par comparaison, je sais pas, mais pire que moi.
Non mais ça fait appel, ça fait écho à quelque chose chez moi où j'ai besoin de nourrir
cette partie-là, je sais pas, c'est un jardin secret un peu, peut-être un peu
dépressif, mais en même temps ça nous fait voir le beau, à travers le trist, on
voit le beau, t'as raison.
Je vous demandais juste avant qu'on écoute la nadelle reste qui était un bon partenaire
ou une bonne partenaire de jeu, et je voulais vous demander en dehors de l'un et
l'autre, est-ce qu'il y a une partenaire, un partenaire qui vous a dureblement marquée
dans votre carrière ?
Une, un, c'est difficile.
Plusieurs, je peux en prendre plusieurs, il n'y a pas de, je ne suis pas très sectaire.
Ou je veux dire peut-être...
Le dernier, c'était au Marcy, parce que j'ai vraiment beaucoup rigolé.
Au Franch-Leveur.
L'humour est vraiment un ingrédient très important pour moi dans le rapport.
Même dans des films parfois tristes, on va pouvoir vraiment beaux courirs.
Et non, une forme de simplicité, de chaleur humaine, d'humour.
Il y avait, c'était assez très agréable.
Swan Arlowe, c'est son petit paysan, il faut en reparler.
C'est un très beau partenaire.
Karim Leclo, amour.
Le roman de Jim.
Amour.
Donc voilà, c'est difficile d'en dire un, j'en oublie.
Oui, mais forcément, on ne va l'idée pas de faire une liste exhaustive,
mais je me suis demandée si vous étiez déjà arrivé de vous retrouver
dans une position de spectatrice, de spectateur face à un partenaire,
plutôt que dans une position de partenaire,
parce que soufflé par le jeu de la personne en face.
Mais ça, c'est le problème.
C'est-à-dire que des fois, si on se retrouve à jouer avec quelqu'un
qu'on admire tellement, pour le coup, on est payé.
Donc on n'est pas spectateur, on doit travailler et on doit oublier
que cette personne-là, on l'a admiré dans tant de films.
Il y a les RH qui passent, excusez-moi.
Moi, j'ai vécu ça à l'époque avec, enfin, à l'époque,
il y a un peu plus d'une dizaine d'années avec Viggo Mortensen,
qui était juste à regard du Seineur des Anneaux,
qui était tellement de films, je ne sais pas, de Carlito Zoué,
la route, tellement de films.
Et on avait un film à faire ensemble pendant trois mois de tournage ensemble.
Et au tout début, je faisais un peu, je ne suis pas impressionné.
Je ne vais pas lui demander une photo, on a trois mois à faire ensemble.
Et puis, après, on s'est réellement rencontrés et je pense que de lui-même,
il a dû peut-être un peu anticiper ça ou sentir ça et m'a mis à l'aise.
Et c'est un partenaire qui m'a beaucoup, beaucoup impressionné
en tant qu'artiste total et humanement aussi, dans son rapport à l'équipe,
aux autres, la disponibilité qu'il avait, les choix aussi qu'il faisait
alors qu'il était à un moment où, quand on a présenté le film ensemble,
la Toronto, c'était loin des hommes, c'est-à-dire.
C'était loin des hommes, oui.
C'était pas si longtemps après le
un des derniers séneurs des anneaux et voilà, il était, je pense qu'il aurait
pu rentrer dans le système beaucoup plus.
Et au contraire, il a monté une maison d'édition pour éditer de la poésie,
il faisait de la photo, photo de chevaux, voilà, entre autres.
Et puis, et puis un investissement sur le film très, très fort.
Et je me suis dit que il y a peu d'exemples,
mais que lui, j'avais envie de le prendre, pour exemple.
Mais après, c'est au théâtre qu'on peut vivre des choses comme.
Moi, c'est sur ma dernière page, je pense, c'est la seule fois de ma vie où j'ai
oublié. T'es sortie de toi, tu veux dire.
Parce que j'étais...
On avait fait un tel travail avec Patrick, c'était un duo avec Patrick D'Assume-Sao.
Et en fait, sur le temps, la pièce avait tellement évolué et on était
tellement en train de tout le temps faire évoluer, évoluer.
Qu'il en ait arrivé à des stades
à la fin de la représentation, où ça faisait déjà pas mal de temps qu'on jouait.
Alors que je connais, c'est tout par coeur.
Quand on termine une exploitation, c'est vraiment le moment.
Et il réussissait à des moments à me
faire oublier où j'étais pleinement, tellement dans la situation de la pièce que je.
J'ai oublié d'un. Le blackout.
J'ai un trou.
Et c'est beau, c'est très beau.
Ouais, ou tu n'es pas...
Ou t'es tellement dense, ce qui te...
Ce qui te... C'est plus lui, quoi.
C'est plus lui. C'est plus un acteur qui joue, c'est le personnage.
Et c'est vrai que...
C'était un peu vertigineux.
Ça devait faire peur, connaissant la pièce.
Non, c'est bon.
Ah, non.
Non, parce que là, c'était vraiment les qualités de l'acteur et tout ce qu'il avait travaillé.
Et jusqu'où il était arrivé, alors que je connaissais justement tout le parcours.
En connaissant tout ça, tu as un mélange d'admiration et de...
De...
C'est possible d'en arriver là.
J'espère que vous passez tous les deux un doux moment dans Nova le soir.
Parce que c'est le moment qui pique, chez la manière d'amener les choses.
Ça va pas durer.
L'art du drag n'est pas que visuel. Il est littéraire aussi, sachez-le.
La première reine française, Paloma, tous les jours dans cette émission,
s'applique à maltraiter mes invités.
Alors en anglais, on parle de roast, comme on est en VF ici, c'est le roti.
Nova le soir.
Let the roasting begin.
Boom. Roasted.
Salut, Charline.
Aujourd'hui, tu reçois Réda Khatab et Sarah Giraudot.
C'est toi.
Réda, vous avez 48 ans, 49 ans dans deux jours.
Vous affichez un CV rempli de rôles plus dangereux
que la liste des ingrédients d'un kebab, chef de gang dans un grenage,
un prophète de jacôdière où vous incarnez un jit en tolard philosophe.
Rien que ça.
Pourquoi pas bureau-lier tant que vous y êtes ?
C'est vrai qu'en France, quand tu es en prison,
tu as deux options, jit en philosophe ou politicien, autobiographe.
Évidemment, Hollywood n'a pas tardé à vous repérer.
Catherine Bigelow vous casse en terroriste torturée par la CIA.
Gangster, rappeur, prisonnier, jitant,
Caïd Corse dans Mafiosa.
Bref, Réda, vous êtes un peu le go-to acteur communautaire.
En gros, vous êtes le mec qu'on appelle quand Samine Asseiri est en prison
ou que Vincent Cassel demande trop cher.
Réda, vous êtes l'acteur qui a commencé par jouer des voyous,
mais qui avait passé dix ans à expliquer en interview
que non, en fait, vous êtes un mec sensible.
Vous aimez Jean Gabin, le silence, la nuance
et probablement aussi le pain au levain.
Quant à vous, Sarah Giraudot,
vous aussi, vous avez une carrière en béton armé.
Tout comme Réda, vous êtes une enfant de la balle.
Vous avez grandi dans une famille d'acteurs,
mais vous parlez comme si vous aviez été élevé par des loups.
Sarah, vous détestez quand vous parle de vos parents ?
Je veux qu'on me juge pour mon travail.
Ce qui est courageux, quand votre travail,
vous a déjà valu un César, un Molière, une Sériculte
et probablement un siège à l'ONU.
Beaucoup vous ont découvert en espionnes candides
dans le bureau des légendes sur Canal Plus.
Alors, candide, c'est pour pas dire coco, bien sûr.
Avec votre voix douce, presque enfantine
et votre ersage, on se demande si la DGSE
ne va pas vous refiler un doudou à la fin de votre mission.
Votre voix de bébé asthmatique est devenue emblématique,
indissociable de votre personnage,
à l'instar de vos modèles, Oui, Oui, Winnie-Lorson et Calimero.
Votre syndrome à vous, c'est plutôt de tout rafler,
un César du cinéma, un Molière au théâtre.
Et malgré ce palmarès, Sarah, vous ne la ramenez pas.
En interview, vous avez même déclaré
que le star-système a quelque chose d'assez délirant.
OK, la célébrité, très peu pour vous.
On vous croit, sauf que dans l'effet,
vous fricotez sérieusement avec le star-système.
Et ce, depuis longtemps, vous passez allègrement
du film d'auteur exigeant à la comédie romantique sur Netflix avec Omar Sy.
Au passage, une série dramatique produite par Disney Plus,
Disney, là où personne ne jugera votre voix,
surtout pas Mickey Mouse.
En fait, on n'attend plus qu'un petit Marvel ou un Star Wars,
et vous aurez complété le bingo de l'intertenement.
Pour autant, Sarah Giroudot, vous gardez les pieds sur terre,
pas de frasques, people, pas de clash sur Twitter.
Vous avez une vie perso rangée.
On est loin des déboires de certaines stars.
En gros, vous êtes l'anti Kim Kardashian par excellence.
Et dans le pâtre actuel, c'est presque punk d'être aussi normal.
Allez, bonne semaine.
Nous va le soir.
Let the roasting begin !
Boom. Roasted.
Je laisse un droit de réponse. C'est une obligation.
J'ai vu Rida faire mouille, mouille, mouille.
Oui, en terme de roast, on serait plus sur un tartar en allé-retour, quoi.
Je n'ai pas...
Je n'ai pas l'home, et c'était très gentil.
Je n'ai pas senti la griade.
Non, non, c'est très gentil. C'est très gentil.
Il t'a plus grillé.
Je trouve que Rida est plus grillée que moi.
Oui, moi, je suis un peu retournée gentiment.
C'était plutôt sympathique, finalement.
Très gentil.
Ce que je dis à chaque fois, de toute façon, pour me dédouaner,
c'est que ce que je sens, surtout, c'est l'envie et la jalousie.
Je ne sais pas, vraiment.
Que j'embrasse, évidemment.
Il y a le jeu de la langue, il y a le jeu d'Ijou.
Il joue avec... Non, je l'ai senti plus s'amuser que de mes chants.
Oui, vraiment. Je pense que c'est plus l'idée.
Je voudrais juste revenir sur un point abordé par Paloma, la voix.
Parce que, pour le coup, l'un comme l'autre,
vous avez deux voix qui sont presque des signatures.
Est-ce que vous en êtes conscient, et est-ce que vous vous arrivez à en jouer?
Euh... Alors...
C'est un outil comme un autre.
Pour le coup, quand on est comédien de comédien, j'imagine.
Euh...
Moi, je n'ai jamais décidé d'en jouer,
parce que j'ai vraiment eu du mal à en jouer déjà au départ naturellement.
Oui.
Parce que c'était trop aigu, c'était trop basse, c'était trop cis, c'était trop ça ou...
Donc, du coup, déjà, de l'accepter comme étant ma voix, et c'est comme ça.
Après, c'est pas une voix facile à gérer non plus.
Donc, même à des moments, je... Non, j'essaie de ne pas y penser.
Ouais.
Je n'arrive pas à la gérer comme certains vont pouvoir tout d'un coup.
Parfois, j'ai l'impression d'essayer de partir dans les graves,
et en fait, on me dit, elle était plus aigu.
Il y a quelque chose qui m'échappe un peu dans cette voix,
et je trouve ça aussi agréable de laisser aller la voix,
avec les émotions qu'on a à l'intérieur, sans forcément être...
essayer de la composer.
Réda, c'est un outil comme un autre.
Et moi, c'est un outil...
Ah bah c'est un outil qui nous échappe, mais tant mieux.
Comme beaucoup d'outils quand on joue, il y a des choses qu'on maîtrise.
Tout le reste qui apparaît et qu'on laisse...
sur lequel on laisse les choses vivre et se faire,
mais qu'on maîtrise pas forcément.
Après, c'est un outil quand même qui se maîtrise un peu
quand on fait du théâtre et du cinéma.
Bien sûr.
Au théâtre, il faut qu'on...
Vous avez pratiqué dans l'autre pour le coup, donc...
Ouais, il faut que les gens qui sont assis tout au fond...
Si ça m'a tiré de maîtrise pour pas l'abîmer,
mais pour pas la casser.
Ouais, c'est ça, et puis que tout le monde entend ce texte,
et que le texte soit aussi intelligible.
Donc, oui, il y a une chose de projection de la voix,
d'articulation, tout ça.
Mais au cinéma, c'est vrai que ce qui est très agréable, je trouve,
c'est de pouvoir aussi jouer du coup sur des niveaux sonores
très très bas, d'être parfois presque dans le chuchotement,
et de savoir que tout ça sera capté.
On n'a pas d'efforts à aller...
Le problème avec vous, c'est quand même...
C'est quand même...
Avec vous, le scénario vire automatiquement au drame.
Vous avez l'intensité d'un parin s'estilien
et l'enthousiasme d'un conseiller Pôle emploi.
Souvent, quand on est jeune,
ce qui devient de la qualité après, au départ...
Oui, tout le monde vous aime bien, mais personne ne sait trop pourquoi.
Vous êtes un peu comme un tulle-colle-roulé en laine.
On respecte le style,
mais on n'a pas forcément envie de passer une sorrentière dedans.
Beaucoup de réflexion, donc on se calque assez vite là-dessus
quand on est jeune, et c'est vrai qu'il m'avait dit,
tu verras, t'es complexe, avec le temps, ça deviendra des qualités.
Et en fait, c'est des qualités, pas que nous, on cultive,
mais le retour de l'autre, en fait,
vient attraper beaucoup ça, alors que, au départ,
c'était quelque chose que je pensais aller me bloquer,
me porter un peu préjudice.
Et puis, finalement, les gens parlent beaucoup de nouveau.
Je vais vous faire deviner le titre qui suit.
On va jouer à Pyramide en une brique.
Swing home.
Attendez, il n'y a que Réda qui peut l'avoir.
Je n'ai pas compris le jeu.
You got to learn.
Nina Simoneur, je laisse expliquer pourquoi swing home.
T'es obligée de l'expliquer à chaque fois.
Oui, parce que j'ai pensé la même histoire.
Oui, d'accord.
Mais c'est si beau.
Alors, je porte autour du coup
un pendentif, une reproduction en argent
d'un swing home qui a porté Nina Simone.
Enfin, qu'elle machait, pour le coup.
Nina Simone, lors d'un concert
qu'elle a donné il y a pas mal d'années,
et un ami musicien qui, joué derrière elle,
a récupéré le swing home,
l'a fait mouler des années plus tard
et m'a offert cette reproduction.
Il en a écrit un livre.
Ça s'appelle le swing home de Nina Simone,
de Warren Ellis.
Oui.
Et donc, c'est un gris-gris qui est toujours avec moi,
encore, encore maintenant.
Warren Ellis, le Warren Ellis.
Oui, le Warren Ellis,
de musicien qui joue avec Nick Cave.
Oui, j'aime bien la détente avec laquelle...
Oui, oui, c'est bien eux.
D'accord.
OK.
Il avait fait la musique de loin des hommes.
Oui, oui.
Oui, on voit vaguement là pour du monsieur.
C'est un grand poète.
C'est quelqu'un d'extraordinaire qui participe aussi
à un parc animalier en Indonésie.
Enfin, c'est un type extraordinaire.
Et dans ce swing home, il y a, ouais, le passage
de la vie à la scène, en fait, c'est-à-dire que
Nina Simone, elle était dans un moment très fatigué,
beaucoup d'alcool, de drogue, vraiment.
Elle allait pas bien.
Et elle est arrivée tout de vous té en machant
son swing home sur scène.
Elle a posé ce swing home sur le piano
et tout d'un coup, elle s'est redressée
et elle a fait un concert extraordinaire.
Et il m'a dit, c'était un peu aussi,
ce qu'il y a derrière nos objets,
quoi, derrière les choses.
Et quand il m'a offert ce swing home,
il m'a dit, tu vois, là-dedans, c'est vraiment ce passage-là.
Tout est rassemblé dans ce swing home.
Ça en fait pour moi un gris de lui, d'autant plus.
C'est la musique qu'elle fait pas dans la vie ordinaire.
Oui, c'est ça.
Elle avait besoin de la musique à remplacer le swing home.
Nina Simone, you've got to learn en version live.
C'est ce qu'on écoutera tout de suite après cette courte pause.
C'est ce qu'on écoutera tout de suite après cette courte pause.
Tout les soirs, Novales soirs.
Nina Simone, dans Novales soirs,
est toujours en compagnie de Sarah Giraudot et Réda Cateb.
On parlait un peu de vos carrières respectives.
Quel est le rôle de l'un ou de l'autre,
dont on vous parle le plus aujourd'hui ?
Comment c'est très clair ?
Le bureau des légendes.
C'est Marina toujours ?
C'est Marina.
C'est Marina.
C'est Marina.
C'est Marina.
C'est Marina toujours ?
C'est Marina.
Même par exemple avec un film comme French Lover
qui, de part son canal, le diffusion,
le rend accessible à des millions de gens.
Oui.
Le film de Nina Rivas.
Oui.
Mais après, je pense que c'est un...
Il y a le phénomène série.
Le sujet.
Je dis phénomène, mais ça s'appelle le phénomène.
Le sujet aussi est extrêmement fascinant, intrigant.
Et puis le temps maintenant que les séries
peuvent être regardées.
Il faut regarder sur le temps.
Et voilà, oui, moi très clairement, c'était ce personnage-là.
Parce que je pense qu'il y a énormément de mystères
aussi dans ce personnage.
Oui.
Voilà.
Réda.
Et moi, je ne saurais pas trop répondre.
En fait, ça dépend des gens.
C'est-à-dire que quand des gens viennent me voir.
Des tranches d'âge, peut-être.
Alors soit des tranches d'âge,
soit des milieux aussi sociaux,
sociaux professionnels.
Je vois un peu...
Avant que la personne me cite un film,
j'imagine un petit peu quel film elle a vu,
ou quelle série.
Oui.
Mais...
Non, mais c'est après, oui.
C'est assez varié, quand même.
On me parle souvent de, je ne sais pas,
ça va de what, Django, Ornorme, Improfat.
C'est un peu des choses qui ont été le plus vues.
Et les séries aussi, un petit peu.
Mais...
Mais ça s'est ouvert à un moment.
Parce qu'au début, c'était vraiment que je faisais...
Que les...
Que les rôles vraiment un peu durs.
Que ce soit en grenage, un prophète,
mafiosas, des vallous, voilà.
Un peu premier degré des fois et tout.
Et quand j'ai fait un hypocrat,
j'étais très content que tout d'un coup,
des petites dames dans la rue,
en plus j'ai commencé à avoir un chien.
Donc tout d'un coup, voilà.
D'autres types de conversations aussi avec des gens.
En thérapie, j'imagine aussi.
En thérapie aussi, beaucoup.
Ouais, qui a été très, très vue.
Après, c'est aussi, en France, quand on se balade aussi,
qu'on se rend compte de cette puissance aussi de la télé.
C'est-à-dire que...
Bah oui, en thérapie, c'était en plus pendant le confinement.
C'était vraiment bienvenue chez moi.
Je vous accueille directement dans mon salon.
C'était la France sur le divan.
Et puis, il y avait ce côté où comme on était tous en pause
dans nos vies et tout ça,
il y avait un besoin de sens et tout ça.
Tout d'un coup, à un moment où une fiction se télescope un peu
avec une chose du réel et tout ça,
qui je crois a touché des gens.
On parle souvent de la manière d'investir des personnages.
A l'inverse, c'est ce que vous avez des rituels,
je parle pas d'exorcisme,
pour quitter des personnages, pour vous en débarrasser.
Des maquillages.
Ouais, je sais, ça peut être.
La loge, c'est souvent un sas de ça,
d'enlever le costume, d'enlever le maquillage.
Et les personnes aussi qui travaillent avec nous,
donc les artistes maquilleuses, costumiaires,
et tout ça connaissent aussi cette chose-là,
le rôle aussi du sas de ce moment-là.
Et après, non, moi, je...
Enfin, j'ai pas vraiment de difficulté.
J'entendais, d'ailleurs, je crois que c'est un rhyme
qui disait ça l'autre jour.
En fait, le plus dur, c'est pas de sortir d'un rôle,
c'est d'y rentrer.
Je trouvais ça assez juste.
Oui, c'est vrai.
Non, moi, j'ai pas de rituels.
A part, le rituel de maman
et de devoir switcher parfois très, très vite.
Tu vas répondre à des responsabilités.
Après, on est chez nous et on revient.
Mais c'est vrai que...
Non, oui, c'est plus de switch
entre la vie quotidienne et les tournages.
Mais après, les rituels pour sortir de...
Non, oui, toujours le lien humain,
parce que vous trouvez solo...
Oui, puis quand on joue, on sait qu'on joue.
Enfin, je te voyais pas posséder par ton personnage.
Non, pas mal.
Même les personnages qui te possèdent un peu plus,
ou t'es un peu, même carrément plus possédée,
en ressortant, il y a quelque chose très vite, très vite, je saute.
Oui.
Je vous propose une nouvelle pose musicale.
C'est de la viande d'être nommée au victoire de la musique
et ça me réjouit.
C'est Dixies et Theodora.
On écoute Mélodrama.
Alors que ça fait pas pour l'amour, pas pour le tribunal.
Je pleure de coupable de toute façon.
Il y a l'enfance dans l'équation.
Le soir.
Vous en ova le soir avec Girls and Boys
et toujours en compagnie de Sarah Giraudot et Réda Catay.
Mais si vous voulez bien tous les deux,
j'aimerais qu'on fasse un petit tour dans vos imaginaires respectifs.
Ouais, c'est très présomptueux de ma part.
Genre, j'ai tout capté, je sais tout.
Non, en fait, j'ai sélectionné plusieurs extraits de films
à vous de reconnaître celui qui vous est destiné
et éventuellement de l'expliquer.
Est-ce que vous êtes prêts ?
Je crois qu'il va vous falloir les casques,
si vous voulez les entendre.
Si, si, je pense que ça va être l'impied.
Voici le premier.
Michel !
Michel !
Michel !
Si vous l'avez, vous pouvez y aller.
Ce jeu interdit ?
Ce jeu interdit ?
Oui, bien sûr.
C'est Michel, des jeux interdits.
Bon, on peut y aller par-dessus.
Si cette petite fille en larmes ne vous arrache pas,
au moins une larme,
c'est qu'à priori que vous êtes mort à l'intérieur.
Jeux interdits de René Clément, c'était en 52,
et je crois Sarah que c'est un film auquel tu reviens souvent.
Oui, et c'est là où l'amour et l'amour au cinéma,
en plus, je suis un enfant.
Enfin, ça m'a, oui, c'est les premiers sentiments
qui m'ont complètement fait éclater mon cœur.
Et c'est vrai que c'est pour ça que...
C'est que tu seras toujours le sentiment,
je pense, qui m'emportera.
Oui.
Mais elle était incroyable.
Ça dirigeait tout ça.
Oui, bien sûr.
Enfance toujours.
Moi, c'est un film que j'ai découvert
par quelques guitaristes amateurs.
Oui, évidemment.
Tu le massacres.
Le massacre de la chanson.
Oui, c'est ça.
Bien sûr, bien sûr.
La fête de la musique, et non.
Tu as vu le télé de ce morceau.
Ah non, non, non, non.
On restait dans l'enfance avec l'extrait suivant.
C'est vrai.
Moi, c'est peut-être plus d'un noir film.
C'est utile.
Oui, bien sûr.
Et je pleurais au milieu de l'open space,
en préparant ses extraits.
Peut-être Itty de Steven Spielberg en 1982.
Et c'est un film que tu affectionnes particulièrement Réda.
Particulièrement, c'est un des plus beaux films
pour moi de l'histoire du cinéma.
Oui.
Oui, qui est à la fois totalement accessible
par toute la planète et qui, en même temps,
raconte quelque chose d'extrêmement profond,
d'extrêmement large sur le rapport à l'autre,
sur l'enfance, c'est un poème total, ce film.
Oui.
Et je l'ai revu encore il n'y a pas longtemps
et je suis toujours aussi ému quand je le vois.
Alors l'arme touche.
J'avais le même vélo cross aussi.
C'est vrai ?
Oui, j'ai des souvenirs qui reviennent.
Moi, j'ai rêvé d'être guerti.
Oui, évidemment.
Dans cette époque-là, on se projetait.
C'est vrai que ces vélos-là, je me souviens que c'était des vélos
qu'on avait quand on était enfants
et donc on s'imaginaient voler comme eux avec Eti et tout.
Non, c'est très relié à l'enfance.
Alors l'arme toujours, c'est peut-être bien la thématique
de sous-extrait, voici le suivant.
Alors, j'ai un peu triché
parce que normalement, c'est un film qui fait pleurer beaucoup.
Mais là, j'ai pris cet extrait
parce que mon mascara n'est pas waterproof
et parce qu'il y a une galerie de personnages féminins
assis au sort de cette table qui est absolument géniale.
Kate Winslet, Katy Bates.
Alors, du coup, c'est Titanic de James Cameron.
Je reconnaissais les voix et les sous-titres.
Je reconnaissais le chant, le chant des voix,
mais pas le moment.
Et ça, Sarah, c'est un film qui continue de te faire de l'effet.
Oui.
Alors, à comparer avec Katy, c'est impossible
parce qu'il fit aussi des histoires d'avant.
Mais Titanic, ça a été,
pour moi, Jeanne Adolescente,
un film que j'ai trouvé vraiment incroyable.
Mais là, mais en plus qu'à cette grande force
des grands blockbusters de la mise en scène,
beaucoup, et en même temps, sans...
Et les acteurs, c'est vrai que même c'est ce qu'il y a.
Oui, et c'est vrai que même ces couples,
là, dans Bojarski, on joue un couple.
Moi, j'ai toujours été vraiment très séduit
quand il y a des couples où on ne pourrait pas...
On ne pourrait pas...
Ils sont magnifiques ensemble, notamment aussi
dans le film de Sam Mendes, où ils avaient rejoué ensemble...
Revolutionary Road.
Non, ce n'était pas Revolutionary Road.
Les 8 films de Sam Mendes, ce titre,
je vais le trouver.
Je triche.
Et je trouve que c'est deux acteurs qui sont incroyables
et incroyables aussi ensemble.
Mais Titanic, pour moi, il réunissait aussi tous les ingrédients
qui me plaisaient. C'est extrêmement romanesque,
c'est drôle, c'est triste, c'est amoureux à soi,
c'est intelligent.
Non, j'ai vraiment profondément aimé ce film.
C'était bien V.F. et Nos Rebelles.
Et dernier petit extrême, c'était vraiment pour changer de registre
de manière assez drastique.
Réda, sans surprise, il sera pour toi.
Oui, je pense que c'est très prudent.
Can we turn our beds into a bunk beds?
Yes.
Ah, Step Brothers.
Oui.
Ça a été direct.
Madame Mackay, Will Ferrell, John Sir, Ellie.
Oui.
Pourquoi ce film-là?
Un immense film, un immense comédie,
un style de comédie qu'on retrouve un peu,
qui est un peu relié au Saturday Night Live,
dans laquelle Will Ferrell a beaucoup joué aussi et tout.
Et du coup, ce tandem d'acteurs,
à nouveau, finalement, ce qui nous plaît,
c'est beaucoup aussi des rencontres
entre des acteurs et des actrices.
Et là, ce duo-là, Will Ferrell, John Sir, Ellie,
c'est un des films qui m'a fait le plus rire.
La batterie.
Et oui, alors la batterie, en effet.
Oui, oui.
Je veux rien spoiler pour ceux qui n'ont pas vu le film.
Il y a, il se passe...
On va pas entrer dans les détails anatomiques, surtout.
Il y a un insert sur une batterie.
On ne coupe pas que sur une batterie, de fait.
John Sir, Ellie, avec ce genre de carrière,
on en parlait avec Nadia Thérèse-Kévin,
je sais pas ce qu'elle a eu pour partenaire,
mais qui va de Scorsese, Paul Thomas Anderson,
à d'un seul coup, n'importe quel film avec Will Ferrell.
C'est un truc vers lequel n'importe quel actrice,
n'importe quel acteur, tant.
Cette versatilité-là.
Je sais pas pour les autres, mais pour moi,
en tout cas, je trouve que c'est très inspirant
de voir et la liberté que peut avoir quelqu'un comme John Sir Ellie,
de changer de tone de film, de style de film.
Et aussi, je trouve la manière de pouvoir
continuer de défendre son personnage
un peu de la même manière, finalement,
que ce soit dans un drame ou dans une comédie.
Dans le sens où l'acteur ne prend pas en charge le côté rigolo.
Voilà. C'est pas l'acteur qui va par sa manière
de dire son dialogue ou par des grimaces et tout ça,
tenter de nous faire rire en nous tirant un peu par la manche.
Mais lui, il est à fond dans son rôle
et c'est le film, le montage, l'histoire, l'ensemble.
C'est un sujet qui crée la comédie, les situations.
Ce qu'on appelle un touche-ouce.
Vraiment tout droit, on y va, c'est...
John Aill aussi, là, ça, je trouve.
Ouais, il est très bon.
Très fort en comédie et très fort aussi dans le monde.
Steve Carell.
Steve Carell, il y a beaucoup d'exemples d'acteur américain.
En France, des fois, les genres comédies, drames, tout ça,
des fois un petit peu plus segmentés.
Pour nous, c'est plus difficile, parfois, de passer d'un genre à l'autre.
Mais c'est peut-être pas que c'est difficile pour vous en tant que qu'artiste.
Je pense que c'est le regard qui est posé sur ce genre d'exercice
qui est compliqué pour le voyage.
Oui, bien sûr.
Et puis aussi un type de comédie peut-être qui se renouvelle en permanence.
Donc voilà, et j'ai l'impression que dans les jeunes générations,
il y a plus d'inspiration aussi anglo-saxonne sur le rythme de la comédie,
sur la situation, moins que sur une tradition de comédie en France
qui serait beaucoup sur le bon mot, la bonne gueule, ou la grimace.
À quoi j'adore un peu moins, on va dire.
Les titres suivants aient été choisis par Sarah Giraudot.
J'imagine que ce n'est pas qu'un hommage au prénom de son personnage
dans l'affaire Bojarski, Suzanne, puisque tu as choisi Léonard Cohen.
C'est un hommage parce que j'ai pris cette chanson-là, mais Léonard Cohen, c'est tout.
Ouais, c'est ça. C'est pas que circonstantiel, c'est pour la vie.
Allez, on l'écoute tout de suite.
She will trust you for you've touched her perfect body with your mind.
Jesus was a sailor when he walked upon the water
and he spent a long time watching from his lonely wooden tower.
And when he knew for certain only drowning men could see him,
he said all men will be sailors then until the sea shall free them.
But he himself was broken long before the sky would open,
forsaken, almost human.
He sang beneath your wisdom like a stone to travel with him
and you want to travel blind and you think maybe you'll trust him
for he's touched your perfect body with his mind.
He takes your hand and she leads you to the river.
She is wearing rags and feathers from Salvation Army counters
and the sun pours down like honey on our lady of the harbor.
And she shows you where to look among the garbage and the flowers.
There are heroes in the sea, there are children in the morning.
They are leaning out for love and they will lean that way forever
while Susan holds the mirror.
Travel with her and you want to travel blind.
You can trust her for she's touched your perfect body.
Léonard Cohen et Suzanne Lechouin de Sarah Giraudot ont marquent une courte pause.
On écoutait un instant dix-six et Théodorat,
tous les deux nommés au victoire de la musique.
Elle l'est aussi, c'est un autre motif de satisfaction.
Juste après la pub, on écoute Mickey.
Tous les soirs, nous va le soir, de vingt heures à vingt-deux heures.
Les hôtels avec elle, on pensons que ce rêve est qu'elle te raccère.
Que la rêve est mon tête, tu prends la poudre ou des scampettes.
Je suis un fichier qui sujette, qui se remplace.
Et si mon tête vibre, c'est que Nova ou ma grand-mère.
Et que toi qui peut te taire dans ces moments.
Il me suffirait d'un moment, mais le grain de ta foi me fait déjà s'offrir.
Qu'est-ce qui fait ça, qu'est-ce qui croit de toi ?
Je suis qu'une particule qui habite autour de toi,
qui habite autour des soirs, qui habite autour d'eux.
Je suis qu'une particule quand je m'approche, je m'abrule.
Si je m'éloigne, je te perds, à quoi ça sert ?
Je suis qu'une particule avec ma coupe de berro.
Alors que c'était peut-être la terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre, t'es terre.
Tu rouges et quand tu parles, elle.
Mais tu t'inquiètes, c'est pas la peine.
C'est quand même pas une top-model, mais qu'est-ce j'en ai à foutre ?
Vicky dans Nova Le Soir avec particule et je pensais quelques secondes
pour faire un peu d'auto-promos.
J'ai prévenu, c'était vraiment l'émission de la non-modestie.
Ces jours d'audience, on est contents.
Juste pour vous engager à réécouter le podcast de Nova Le Soir
en direct depuis Londres au programme Diclan McKenna en live.
Suzy, Eddie Zard en interview, ainsi que Sir Paul Smith.
C'est évidemment sur toutes les plateformes dédiées,
ainsi que sur l'appli Nova.
On écoute donc pour fêter ça, David Bowie et Heroes.
Heroes dans Nova Le Soir.
Nova Le Soir et si, on changeait de disque.
Nova Le Soir avec Charline Roux.
C'est bientôt la fin de ce Nova Le Soir.
Merci mille fois, Sarah Giraudot, Réda Cateb,
d'être venu nous parler de la faire Bojarski,
le film de Jean-Paul Salomi qui sera dans les salles demain.
Et pour ce quitter un titre choisi par Réda,
mais c'est un artiste qu'aime aussi beaucoup Sarah,
donc j'en profite.
Jeff Buckley, ça vous va pour terminer ?
Parfait.
Mama, you've been on my mind.
Merci encore à tous les deux.
Merci, merci.
Perhaps it is the color of the sun caught flat and covering
The crossroads I'm standing at
Or maybe it's the weather or something like that
Mama, you've been on my mind
I mean no trouble please don't put me down
Don't get upset I am not pleading
Oh, I'm saying I can't forget you
I do not pace the floor about down and bent but yeah
Even though my eyes are hazy and my thoughts they might be narrow
Where you've been don't bother me
Bring me down with sorrow
I don't even mind who you'll be waking with tomorrow
I am not asking you to say words like yes or no
Please understand me
I have no place I'm calling you to go
I'm just whispering to myself so I can't pretend that I don't know
Mama is just on my mind
And you wake up in the morning
Baby look inside your mirror
You know I won't be next to you
You know I just be curious to know
If you can see yourself as clear
Someone who has had you on his mind
Jeff Buckley pour Clorce, Nova le soir
Rendez-vous demain à 20h avec Covid-D
Mais tout de suite là maintenant vous avez rendez-vous avec la matinale de la nuit
Nova le soir
Écoutez Nova le soir
Échangez de disques avec Charline Roux et ses invités
Nova le soir

A poursuivre

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