Nicolas Maury & Lucas Bravo : "Les Saisons" de l’amitié
Au programme du Score : Nicolas Maury et Lucas Bravo pour Les Saisons, la série créée, écrite et réalisée par Nicolas Maury, à découvrir sur arte.tv. Chronique intime et délicate d’une bande d’amis suivie sur plusieurs décennies, la série explore l’ordinaire des jours, les métamorphoses de l’amour, de l’amitié et des masculinités dans une douceur mélancolique portée par le temps qui passe. Nicolas Maury et Lucas Bravo répondent aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Jimmy Kimmel a ouvert son late show cette semaine avec un monologue fort et définitif, revenant sur la terrible actualité américaine entre attentats en Australie, fusillades et la mort de Rob Reiner. Plus qu’une chronique, c’est un appel à la compassion et au leadership face à l’inacceptable que nous partage Jimmy Kimmel.
Côté actualité culturelle, Jimmy Kimmel a ouvert son late show cette semaine avec un monologue fort et définitif, revenant sur la terrible actualité américaine entre attentats en Australie, fusillades et la mort de Rob Reiner. Plus qu’une chronique, c’est un appel à la compassion et au leadership face à l’inacceptable que nous partage Jimmy Kimmel.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
La splash bienvenue dans le score au programme du jour, un trio amoureux au fil des ans, c'est la trame des saisons,
la série réalisée par Nikola Mori et interprétée par Luca Bravo.
On en parle avec eux juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et plus qu'une axie, c'est une phrase que je voulais partager avec vous aujourd'hui.
Elle est tirée du monologue de Jimmy Kimmel en introduction de son late show.
Il revenait sur la terrible semaine US entre attentat meurtrier en Australie,
mass-shooting dans une université et le meurtre du réalisateur Rob Reiner,
homme de talent mais aussi démocrate engagé dont la mémoire a été piétinée par un poste dégueulasse
du locataire de la Maison-Blanche dont je terrais ici Limont-de-Prose.
Voici ce que Kimmel avait à en dire.
Ce dont nous avons besoin en ces temps difficiles, c'est de compassion et de leadership, or nous n'avons rien obtenu de cela de notre président car il n'en est pas capable.
Phrases définitives mais justes, Kim fait m'interroger sur les capacités empathiques de ceux qui sont censés nous montrer la voix.
Bon alors on est clairement partis sur un cul-de-sac.
En ces temps difficiles, on a besoin de rester groupés, de rire et pour se faire pardonner, de savoir faire des excuses.
Ça c'est dans aucun texte, c'est vraiment un ajout perso.
Alors pour penser les petits coeurs serrés, dans un instant on parle des saisons avec Nicolas Maury et Lucas Bravo.
Mais juste avant, on écoute Parcells avec Sorry.
N'étant pas d'un naturel très démonstratif, c'est donc par un discours plus ou moins cohérent que je m'en vais chaleureusement saluer deux invités que j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Mais j'ai pas dit non plus que j'avais le vocabulaire le plus riche pour m'enflammer.
L'un est le flamboyant R.V. André Gézac de la série 10%. Julien Perdry, frère de Pierre dans le film patronomique et animelier d'Heroine Le Duc.
Le génial Archibald de l'Angevain dans un couteau dans le cœur et bien d'autres encore dont Jérémy dans son premier long-métrage garçon chiffon.
L'autre est rentré sans effraction ni armes ni haine ni violence dans nos demeures comme le boy next door so charming, quoique French, d'Emiline Paris
et n'a de cesse depuis d'être exactement là où les esprits étriqués ne l'attendent pas, dans un rôle de breakeur charismatique et non violent pour Mélanie Laurent
et comme from charming to dégueu il n'y a qu'un pas. Franchi j'imagine avec délectation, dans Les Femmes aux Balkons et Mertheuil
alors métavie que si l'habit ne fait pas le moine, la lavalière fait clairement le pervers.
Mon premier dirige le second dans une série dans laquelle vous prendrez un immense plaisir à vous rouler sur arte.tv.
Les saisons c'est le titre bonjour Nicolas-Mauri, bonjour Lucas bravo, bonjour Charline et merci de venir dans son studio
ou de revenir pour l'un d'entre vous, il n'y aura pas de tarif préférentiel Nicolas.
Merci pour cette présentation très belle.
Puisqu'il va en être question est-ce que vous êtes dans les collections plutôt au printemps été, au taux, à l'hiver ?
Quel est le moment de l'année où vous vous sentez le mieux ?
Alors moi je suis très très très très autonale, c'est vraiment j'adore cet endroit matte qu'à l'automne
c'est-à-dire c'est quelque chose qu'on rejoint pas forcément c'est moi je trouve ça jamais ennuyeux l'automne
je m'ennuie l'été mais l'automne voilà puis ça m'a vu naître aussi, hipernarcissie.
Normal.
Lucas.
Le printemps.
Oui.
Ah oui donc vous avez vraiment tout vous oppose à priori sur le papier.
Au taux de printemps on peut difficilement faire plus.
C'est vrai, c'est vrai.
Oui il y a de la naissance et puis il y a la douce mélancolie.
J'aime bien les deux mais c'est vrai que le printemps là maintenant en plein hiver ça me fait rêver.
Alors puisqu'on parlait de chaleur humaine je suis clairement hiver sachez-le mais ça nous empêchera pas de converser.
Je vous ai demandé comme à chaque invité de choisir des titres dans les playlists de Nova pour démarrer je crois que c'est Nicolas qui a choisi Blood Orange.
Mind Loaded.
Oui j'ai eu un choc en écoutant ce monsieur, il est d'une élégance folle et j'adore cet album, je le trouve dingue, il me déplace.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Blood Orange sur Nova.
Mind Loaded.
Le choix de Nicolas Mori, j'imagine valider par Lucas Bravo.
Oui.
Ouais.
Où est-ce que ça vous transporte cette chanson?
Si toutefois ça vous transporte un endroit.
Ça me transporte, il n'y a pas de destination justement.
C'est le chemin qui est beau, pas la destination avec ce genre de musique et c'est... je sais pas.
C'est une musique que j'aime bien les voix hétérées, les voix où on entend du ciel dedans.
Et les hommes qui chantent aigu j'aime bien.
C'est toujours bien pour les voyages immobiles.
Oui bien sûr.
Il y a une question rituelle dans cette émission que j'ai déjà soumise à Lucas mais je vais quand même la resoumettre.
La place que prend la musique dans votre vie de tous les jours et à quoi est-ce qu'elle vous sert?
Lucas je sais que tu t'en sers pour le travail notamment que chaque personnage à loin a sa playlist, son parfum, son animal.
Oui.
Une petite boule sensorielle.
Ouais.
Pour y revenir assez facilement.
Quand je dois switcher, comme je tournais Mertoy en même temps les saisons pour faire un petit peu la...
Pour revenir vite à un personnage.
Il y a cette boule de sensation avec le parfum, la musique et la physicalité.
Oui.
L'animal.
Moi c'est particulier parce que de mon éducation j'arrive pas à écouter des titres.
Je sais qu'aujourd'hui on écoute des titres justement.
Oui.
Moi j'ai un côté très, j'aime bien les albums.
J'aime bien l'idée de voir le concept d'un artiste, enfin d'écouter la somme.
Parce que c'est comme un livre, c'est comme on n'est jamais très fier de soi.
Si on évite les passages moins sucre rapide.
Et donc j'arrive pas, quand j'écoute de la musique, j'écoute de la musique.
Donc je suis pas très cool avec mon écoute de la musique.
C'est-à-dire j'ai besoin de me concentrer.
Je suis fascinée par les gens qui justement laissent des musiques comme ça défiler.
Moi c'est comme plein d'informations la musique.
Donc voilà, j'ai une écoute un peu red de la musique.
Mais j'imagine que tels genres de lecteurs qui ne sautent pas les passages descriptifs.
Pas du tout.
Voilà.
C'est un cachement vous de l'épreuve.
Vraiment sur ce genre de personnage.
Très bien.
On parle de la série Les Saisons dans un instant.
On écoutera aussi James Blake et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
Le score, 18h30, 20h, sur Radio Nova.
Life Round Here, James Blake.
Ce titre, puisqu'il semblerait que James Blake
était présent lors de la toute première rencontre de mes deux invités,
Nicolas Maury et Lucas Bravo.
Vrai ou faux ?
Oui.
Entièrement vrai.
On s'est pris dans les bras en pleurant avec James,
parce qu'on avait tous les deux le vertige.
Il était arrivé en mot au neige.
Sur une montagne, j'imagine.
Sur une montagne, voilà.
Et c'est là où on s'est vraiment rencontré avec Lucas aussi.
C'est un être que je ne sais pas, mais j'aime beaucoup sa musique.
Ça s'est transparent même entre sa musique et ce qu'il est.
Et voilà, on est ensemble.
C'est vrai, c'est faux, oui.
C'est assez chic pour le making of quand même de dire
qu'on s'est rencontrés.
Il y avait James Blake qui était là.
Il y a eu la BO qui était comprise dans l'histoire.
Une rencontre parmi celles qui ont permis la naissance
de cette série Les Saisons créées par Hélène Duchâteau
cosénarisée et réalisée par Nicolas Maury.
Une maison de famille au sable d'Olonne,
peuplée de gens qui s'aiment fort et donc parfois mal.
Je ne t'ai jamais vu sur la plage.
On préfère venir hors-saison.
On va squatter le bateau du père de Martin demain au port, si ça te dit.
Au fait, c'est Camille.
Qui a les alliances ?
Je n'ai pas, moi et ta mère.
Ils sont du hors-sais, t'es pardon ?
Ma mère est partie avec le meilleur pote de mon père.
Je sais très bien que t'aurais aimé avoir une mère différente.
Je sois différente.
La vérité, c'est que tu n'en as rien à foutre.
Mes propres enfants ne me connaissent pas.
C'est fou ce que tu peux être cruel, parfois.
On ne sait pas toujours dire aux gens qu'on les aille.
C'est con, mais c'est humain.
L'histoire démarre quand les protagonistes ont 15 ans.
On les suit sur plusieurs décennies au rythme des saisons.
Camille, c'est Stéphane Caillard, Martin Abraham Vapeleur
et Alexandre, c'est toi, Lucas, autour de la famille Les Amis.
J'ai envie de parler de chronique de bord de mer.
Ce n'est pas anodin.
C'est peut-être très perso comme analyse.
Mais je trouve que de cet endroit,
il émane une forme de mélancolie.
Je n'ai pas dit de nostalgie, mais mélancolie.
Est-ce que vous souscrivez ?
Oui, entièrement.
C'est le côté...
Je ne sais plus qui a inventé.
Je crois que c'était Marquerie du Rasmus.
Ce qu'on appelle le sentiment océanique.
C'est-à-dire un sentiment
qui n'a pas de bord, qui tout à coup...
Et comme l'océan, c'est-à-dire,
à la fois, c'est un lieu géographique, l'océan.
Et c'est à la fois un lieu abstrait.
C'est à un lieu sans limite.
Et dont on connaît très mal les profondeurs.
Donc déjà, ça me plaisait beaucoup.
Je suis un garçon de la campagne et de la forêt.
Pas du tout de l'océan.
L'océan me fascine la mer moins.
La mer mediterranée m'ennuie.
Mais l'océan...
l'océan Atlantique...
J'ai beaucoup aimé inscrire ces destins.
Et puis, à le côté aussi,
la parisienne avec ceux du cru,
que sont Alexandre et Martin,
qui sont comme ça dans cette petite région,
cette petite ville,
qu'est la sable Dolan.
Cette mélancolie, là, tu tiens à retrouver, Lucas?
Oui.
La mélancolie m'habite depuis toujours.
J'ai un petit peu accordé mon violon
à cette mélodie du script et de Nicolas.
De la même manière,
la série se déroule à des époques précises,
été 91, automne 2001, hiver 2010,
printemps 2022, avec des repères.
Et pourtant, vous réussissez collectivement
à créer une forme de bulle un peu hors du temps.
Ce qui change de manière fondamentale
entre les épisodes et les saisons,
c'est la manière dont les gens s'aiment.
Ce n'est pas tellement le monde autour.
Oui, c'est ça.
Avec quand même des précisions,
parce que d'époque,
parce que je pense qu'on n'est agis
par les...
On ne peut pas être qu'autistes en amour.
On est quand même dans une société
et dans des faits historiques,
sans qu'on le sache.
Et je voulais parler de ça aussi,
dire que même si c'était récent,
c'était quand même de l'histoire.
Que déjà, 91, c'est de l'histoire,
2011, c'est de l'histoire,
2010 aussi et 2022 aussi.
Et je suis toujours un peu fascinée
par le présent, moi.
Et pour réfléchir sur le présent,
comme cinéaste,
je trouvais ça intéressant
de faire comme un journal régional
pour se rapprocher
de ce que ça veut dire maintenant.
Mais au-delà de ça, c'est-à-dire que tu dis
Nicolas, moi, ce qui me fait palpiter,
c'est l'ordinaire des jours.
Ce n'est pas non plus très commun
quand on décide de faire de la mise en scène.
Est-ce qu'il faut le réenchanter
quand on fait de la fiction ou pas ?
C'est-à-dire qu'il y a quelque chose
que je trouve très très beau
alors que je viens du théâtre
et des grands textes et des grands événements.
En fait, un acteur,
souvent, on croit que jouer, c'est jouer
amelette ou jouer fêdre,
enfin, ce que je joue, en plus, en ce moment.
Mais c'est...
J'aime beaucoup le côté
comme ça.
L'écriture, déjà, par exemple,
j'adore les journaux d'écrivain.
Par rapport à Virginia Woolf,
son journal fait 5000 pages
et, par exemple, elle fait ses comptes
elle parle du chat
qui s'est perdue, etc.
Et je ne sais pas, ça me rassure,
c'est comme on dit humain trop humain
et ça me rassure de me dire
qu'on n'est pas extraordinaires.
Nous avons des métiers extraordinaires
mais nous sommes des êtres ordinaires.
C'est en ces termes-là
que tu as parlé de la série, Lucas.
Ça va être des histoires ordinaires
Oui, ça a été l'approche
de filmer un peu ce qui
n'est pas trend, ce qui tombe un peu
des études et redonner ses lettres de noblesse
aux choses simples de la vie.
Oui, mais j'imagine que c'est pas
le genre de proposition qu'on a
très souvent.
Non, et c'est pour ça qu'on se jette
sur ce genre de proposition.
On poursuit la conversation dans un instant.
On passe au deuxième choix, je crois,
que c'est le tiens, Lucas, Jungle.
Pourquoi Drops ?
C'est la première chanson que j'ai entendue de Jungle
et elle m'a complètement...
J'ai trouvé ça unique et singulier
et je suis devenu complètement fan.
Je l'ai vu cette fois en concerne.
Ah oui, quand même.
Le score sur Radio Nova
Vanessa Paradis sur Nova
Gotta Have It
C'est un titre que j'ai choisi...
j'ai dit que tu n'aurais pas de préférence,
un titre que j'ai choisi pour Nicolas Maury.
Je suis désolé, Lucas, bravo, mais il le...
t'entourviendra.
Oui, toujours le même.
En plus, ce qui est fou, c'est que
c'est des trucs de la vie, enfin,
j'y crois, comme une religion,
mais à la sortie de son album,
son dernier album, le retour des beaux jours,
qui est magnifique, quasiment le jour de mon anniversaire,
alors qu'elle ne sort pas
des albums tous les ans.
Je prends toujours un moment
et
quand un album d'elle sort
et là, l'ouverture
ça s'appelle
un coeur ardent et j'ai...
je sais pas, je me suis retrouvée
vraiment comme quand j'avais 10 ans,
j'ai pleuré, alors que ça m'arrive pas
si souvent que ça en ce moment
et ça m'a fait pleurer
et j'ai envoyé un texto à ma soeur, elle m'a dit
mais t'as beau faire ce que tu fais, c'était toujours le même
petit chiffon, c'est vrai
que je suis vraiment avec elle, je sais pas
et même ça a été particulier parce que comme j'ai
tourné avec elle, on s'est vraiment
rencontrés.
Un couteau dans le coeur de Yangon Zales
et j'ai...
c'est comme si j'arrivais pas
à ne pas la mettre
à cet endroit-là
comme si je maintenais une distance bizarrement
parce que j'aime beaucoup
j'aime beaucoup avoir cet fait
dans ma vie.
On parle aujourd'hui de la série Les Saisons
qui est dispose sur arte.tv
alors je dois dire que ce que j'aime beaucoup
aussi dans cette série, au-delà de sa douceur
c'est que les femmes ne s'excusent pas
même quand elles sont détaillantes
à le droit bordel et que les hommes
sont des modèles de masculinité
tout à fait particulière
est-ce qu'ils ont été
travaillés en ce sens ?
Ton personnage en particulier Lucas ?
Oui, on en parlait beaucoup avec Nicolas
qui me disait que c'est important que
des hommes voient ce genre d'hommes
quand il lui arrive, ce qui lui arrive
il part pas dans une guéguerre
dans une revanche, il n'y a pas de haine
c'est un homme qui accepte sa déchéance
qui s'abandonne justement à sa tristesse
à son désarroi et qui est brisé
et c'était magnifique
d'interpréter ce personnage
parce que je ne veux pas trop en dire
mais cet Alexandre il est tiraillé entre
ce qu'il pense être le plan
la réalité des choses
et en même temps l'extrême douceur
avec laquelle il encaisse les dits de choses
qui sont pas très drôles
Oui et puis moi ce qui est important
c'est de filmer le silence d'une personne
et comme on dit
l'absence de
parfois de volonté
c'est en ça que parfois les acteurs et actrices
sont magnifiques quand ils sont abandonnés
parce que dans l'abandon il n'y a pas d'obsénité
c'est comme un état magnifique
et Lucas qui était incroyable
c'est que je cherche ça
beaucoup beaucoup
déjà comme spectateur
et puis peut-être être humain
après comme réalisateur
les yeux de l'amour j'appelle ça
il y a très peu d'acteurs qui ont les yeux de l'amour
c'est-à-dire ça pourrait être un exercice
c'est que ça pourrait être le béaba
mais quand quelqu'un dit je t'aime un quelqu'un
qui dise pas je m'aime
et parfois quand je vois
vous voyez ce que je veux dire
et dans les films j'entends je m'aime
parfois et ce que j'ai aimé
avec Lucas
ce que j'ai adoré
c'est qu'il a ce
comme je dis ces yeux c'est comme
un coup de hache dans un lac gelé
c'est-à-dire qu'il a des yeux bleus assiés
et à la fois des yeux
pour eux
un regard pour eux
mais c'est matériel je veux dire c'est pas que psychologique
c'est un visage
et j'ai aimé par exemple
il y a un moment qui me boulevert
c'est quand il dit papa est un peu
à côté de ses chaussures en ce moment
quand il dit ça sa fille et qu'elle lui dit menteur
et j'aime beaucoup ce qui se passe
là pour Lucas
il n'est pas papa
mais je trouve tout à fait
unique
et formidable
ce qu'il m'a donné
c'est agréable dans le sens de parler de soi quand on est assis à côté
oui oui
l'humilité on prend le coup
je suis extrêmement fier de ce qu'on a construit
de là où il m'a amené
de ce qu'il a fait resurgir de moi
il y a un avant et un après
donc je suis extrêmement fier
d'avoir travaillé avec Nicolas c'est un grand réalisateur
il y a certes des histoires d'amour dans les saisons
Camille, Em, Alexandre
mais elle aime aussi un autre garçon
d'inversement tout le monde s'aime fort
mais ça se mélange un peu
et ce qui est très beau aussi c'est la grande place laissée
à la force des histoires d'amitié
il y a deux garçons qui s'aiment très fort
et qui sont très amis
et il y a deux jeunes femmes qui s'aiment très fort aussi
et qui sont amis
et je trouve que ça a presque une place égale
avec l'enjeu amoureux
tout à fait par exemple
je me souviens de cette scène
et pourtant ce jour là je ne sais pas pourquoi
il n'était pas très tendre avec moi
et c'est normal non
je pense que c'est normal
c'est normal
mais ils ont fait pour moi
la plus grande scène d'amour
que moi j'ai pu réaliser
qui est dans le film c'est quand il se revoit
dans ce café de la maison
qui va être vendue dans le 4ème épisode
et que juste
il y a ce dépôt là
il y a ces hommes là
moi je garde aussi
les hommes à un endroit de mystère
qu'aujourd'hui on a
donné du mystère aux femmes
ou alors dans les fictions ou dans la réalité
à des fins stratégiques, de manipulations
des fins erotiques
et franchement
parfois pas fascinantes
mais je crois qu'il faut
redonner du mystère à l'homme
il faudrait comme se dire qu'on ne le connaît pas
et moi c'est vrai
c'est pas forcément de par homosexualité
ou quoi que ce soit
c'est que j'ai toujours été
à payer mon papa
diriger une équipe de rugby
enfin il était président
et donc j'ai eu
des exemples
depuis que je suis tout petit
d'homme
j'ai pas du tout été loin
et je m'entendais très bien avec les rugbyman
mais j'ai toujours
maintenu ça
comme un pays que je ne connaissais pas
et j'aime bien ça me fait un truc
et encore une fois c'est pas erotisan pour moi
c'est comme
voyage en terre inconnu
mais c'est comme aussi participer
là où je n'étais pas invité quand j'étais gosse
entre les copains
je vois qu'on disait un mot aussi de la formidable bande son
composé par le non moins formidable adrien galot
et vous avez travaillé de manière très particulière
avec cette bande son
chaque personnage a son
son aria
et ce qui est un peu particulier
en plus c'est que j'avais la musique
avant le
la musique originale avant la réalisation
donc
parce que ça m'épaule
c'est pour se sentir moins seul parce qu'un metteur
en scène il est vraiment seul comme un chien
et je pense que ce qui peut aider c'est
se dire que tout est écriture au cinéma
que ce soit c'est pas seulement un scénario
c'est aussi quand on choisit les interprètes
c'est aussi jusqu'au bruitage
si c'est pas de l'écriture tout le temps
c'est pas intéressant pour moi
il faut que tout soit écriture il faut que chaque soir
je me dise ah oui j'ai écrit aujourd'hui
on écrit seul des romans mais on écrit pas seul
du cinéma donc c'était comme
un ami
la musique enfin et adrien slash adrien
qui m'a épaulé
et parfois je pouvais même faire entendre la musique
originale à mes acteurs sur le plateau
ce qui est rarissime
c'est celle-là dont tu t'es servi Lucas pour te remettre
dans le personnage où il y avait une bande son parallèle
moi j'avais ma bande son
mais Nicolas nous jouait quand même
et ça nous a mis tout de suite dans une ambiance
c'est tellement beau c'est tellement évaporé
ça fait 50% du travail
ouais à ce point-là
ouais je trouve cette bande son sublime
ouais c'est magnifique
enfin vraiment encore une fois
merci mais c'est vrai que je suis très jaloux de les musiciens
parce que non mais ils ont un rapport
non sensique aux choses
c'est pas lié au sens nous on a
on est quand même toujours liés
et puis parfois on a un côté comme ça
mais qu'est-ce que veut dire la scène
qu'est-ce que veut dire veut dire veut dire
et en fait au bout d'un moment dans nos vies
et pourquoi dès qu'on jourait tout à coup
et cette espèce d'école de dire
non mais moi je ne joue pas quelque chose que je comprends pas
ce qui est complètement débile
et les musiciens ils ont un autre rapport
à ce pays qui est la musique
et je pense que le cinéma devrait toujours être
aussi ça un pays
comme les la musiques c'est-à-dire
qui est pas codé, qui est pas
comme ça on le voit tout à fait quand on
j'ai beaucoup aimé récemment un film
qui s'appelle Nouvelle Vague de Richard Lingleter
et qui posent des questions sur comment on produisait
des films quand même et que Godard
quand il fait un bout de souffle
c'est quand même hallucinant comment
il n'y a pas de scénario il y a pas
et il réinvente le cinéma
donc voilà
je vais dire une phrase hyper prétentieuse
je m'en fous j'y vais quand même
dans un instant on ira faire un tour
dans vos imaginaires respectifs
qui croit vraiment qu'elle a tout serné
je me jame bien un peu d'ambition
on écoutera aussi Stéphiane Stiven
c'est tout ça ce serait juste après la pub
sur Radio Nova
Nova
Sophie Ann Stevens sur Nova
John Wayne, Gacy, Junior
en titre choisi par Nicolas Mori
venu accompagner de Lucas Bravo
on parle de la série Les Saisons, on va y revenir
mais je voudrais d'abord savoir pourquoi
t'as choisi ce titre là
parce que c'est comme
c'est un peu un museau
le masculin de muse
Sophie Ann Stevens parce que
j'y étais pas du tout
qui est très vite
c'est mon museau un peu
parce que
il a une enfance
très particulière
dans une secte etc
un peu à son insu
et c'est comme un frère
d'une autre contrée
j'aime beaucoup ce folk très personnel
ça ressemble bizarrement un peu
à ce que je
comme j'appelle ça le sentiment de la vérité
il y a aussi ça chez lui
par exemple il avait entrepris de faire
un album par état
des états unis
lui aussi
il colle son intime à quelque chose
parfois de plus grand que lui
et puis parfois il va dans comme l'album
Carrie et Loëlle sur ses parents
sur la disparition de sa mère jusqu'à
faire une chanson sur le jour de la disparition
de sa mère et pourtant ça nous parle
et ça je trouve que c'est hyper heureux
ça me donne beaucoup d'espoir
de se dire qu'on peut donner des nouvelles
de son monde et de toucher
non pas le plus grand nombre
mais de toucher précisément
des gens et ça c'est beau
j'ai préparé pour vous quelques extraits
d'oeuvres qui sont sensées vous parler
à un endroit
peut-être on part sur un échec qui est bien travaillé
attend de voir
d'écouter les extraits et on démarre
avec celui-ci
Kiyama-san
tu n'aimes pas la vie
tu n'aimes pas la vie
Oshie-san
c'est grand
Perfect Days de Vim Venders
oui soit le quotidien
dira Yama un employé des toilettes publiques
du quartier de Shibuya à Tokyo
et je crois que Lucas tu l'as beaucoup cité
comme étant une référence
et peut-être même une envie d'ailleurs
comme je disais
on a l'air du TikTok
et du contenu super efficient
en 10 secondes
il faut que ça soit très nourrissant
c'est du fast food intellectuel
et dans cette société
qui est de plus en plus urgente
d'avoir Vim Venders
qui fait un film sur une personne
qui contemple le temps et la beauté
j'ai eu l'impression de respirer
en le regardant ça m'a fait du bien
et c'est un film que tu revois
Extrait suivant
Louis de Pointe du Lac
soit Brad Pitt dans Entretien
avec un vampire de Neil Jordan
un personnage auquel s'identifie un peu
l'une des personnes autour de cette table
c'est mon amour des vampires
et ce film il est vraiment
wow il est insensé
et je trouve déjà leur performance
assez abyssal
et moi je rêve
de fabriquer un film de vampire
parce que ce sont des êtres assoiffés
ce sont des êtres en manque
donc comme dit Lacan en désir
et j'aime beaucoup
cet endroit
inextinguible
de cette soif qu'on les vampires
et puis aussi je les trouve tellement
élégants
dans leur
bon c'est un peu des créatures du diable
aussi mais
un peu
j'ai trouvé tellement
chic par exemple dans le film
de Jarmuch
comment ça s'appelait
on peut le faire 3-4
non mais cet endroit de la solitude
du vampire
moi j'aimerais bien faire un film
de vampire très sanglant et très sexuel
ok
changement de registre
la proposition en fait
changement de registre avec l'extrait suivant
pour Lucas Bravo
qui je crois est très fan de Youlory
oui c'est étonnant
quand elle est sortie je pensais que c'était un peu la série
ménagère
médical de trop peut-être
et en fait je me suis laissé embarquer
l'évolution du saison à l'autre
l'écriture et le jeu de Youlory est absolument brillant
c'est une grande série
mais c'est marrant c'est pas une série qui est citée en référence si souvent
non
tout le monde y va plus volontiers
sur les sopranos
moi je suis assez d'accord c'est une série assez remarquable
sur plein de choses
et le héros
est-ce que c'est le genre de héros que t'aimerais endosser
ah ouais j'aime bien
c'est héro brisé
drogué à la vicodine
qui
malgré tout son côté acariâtre
aime les gens profondément
même s'il ne veut pas le montrer
oui mais c'est vraiment le trope qui revient
c'est souvent dans les fictions et qui sont généralement
les personnages que je préfère mais c'est en dit plus long sur moi que sur les personnages
du sale bleu qui ne l'est pas vraiment
du mec toxique qui ne l'est pas complètement
on veut plus ça que l'envers
pour l'extrait qui vient
j'annonce potentiellement un concours de rapidité
qui je crois
est un film qui aime beaucoup
Nicolas et puis peut-être avec
une partenaire de jeu que Lucas aurait croisé
je lui remercie donc je me suis dit
autant faire un
c'est-à-dire que c'est con mais
une accuse qui quand elle rit vous riez
quand elle pleure vous pleurez c'est bête
mais cette mémésis immédiate
comme avec Audrey Hepburn il n'y en a pas beaucoup
mais j'ai Robert c'est quand même
elle a un sourire extraordinaire
c'est fou c'est presque
là c'est de la musique aussi
et cette technique
du
c'est comme les nez qui créent des parfums
et qui tout à coup
vont parler
d'une chose qui est indécidable
et finalement et elle
elle est concrète dans des choses très abstraites
et je trouve que ça c'est des interprètes
vraiment merveilleux
donc Lucas je précise que tu l'as croisé
sur les plateaux de tickets to paradise
oui on s'est croisé au détour
d'un baiser
vraiment tranquille
c'est vraiment un petit rien du tout
on poursuit en musique
j'ai choisi pour vous
alors me demandez pas pourquoi
c'est où George ?
j'adore
toujours en compagnie Nicolas Maury
et Lucas bravo
qui a choisi ce titre de Frank Ocean
thinking about you
je sais qu'il y a une forme de cohérence
dans toute la programmation musicale depuis le début
il y a une tonalité tout à fait particulière
oui c'est un peu dingue
il y a les mêmes fréquences
pardon de le dire
mais c'est vraiment une denrère rare
il n'y a pas grand monde qui se revendique
de la douceur
j'adore c'est un pays que j'aime bien
n'ayez pas un pays que tu as à conquérir
pour le coup
c'est de la que tu viens
non il a son passeport
les vaccins sont à jour
il n'y a aucun problème
vous avez isolé un autre extrait
parce que je crois que c'est une personne
qui encore une fois peut vous rassembler
il n'y a jamais été fait
il y a besoin d'une planète
quand je voulais
l'occurrence c'est Ocean's Eleven
déjà partenaire de Lucas Bravo
qui n'a pas épilegé vraiment sur Julia Roberts
après tout pourquoi pas
vous avez partagé la fille du même film
Ticket to Paradise
il se peut qu'il soit ton nouveau partenaire
Nicolas puisqu'il est annoncé au casting
il est dans le film
pas avec toi
pas avec moi
mais apparemment il a été formidable
et puis très élégant
ça ne m'étonne pas du tout
c'est un homme délicieux
j'aurais été vraiment plus surprise par le contraire
alors il est passé sur le plateau
plus nord du genre
retrouver et arriver c'est quel genre
de sensation
très franchement
j'avais dit non au départ
je voulais pas
je voulais pas
remettre le couvert justement
et j'étais assez idiot
parce que je trouvais
que le scénario
a longtemps cherché
et je trouvais que ça mettait
des gens à des endroits de numéros
d'acteurs et ce qui est beau
dans cette série c'est qu'on a créé
du temps et on a bougé les lignes
par exemple dans la saison 1
moi j'avais vraiment 3 répliques
et que la piche s'est rendu compte
que l'or qu'elle a mis et moi
quand ça tournait pas on faisait des blagues entre nous
et en fait
sur le plateau de maquillage
le matin il nous disait
vous voulez pas réécrire si ou ça
c'est comme une espèce de oui
que nous a donné
cédric et donc après les personnages ont grandi
et là je trouve que c'était revenu
à comme un espèce de musée grévin
de nous même dans le scénario
et ça me faisait très peur
parce que je pensais pas à moi
je m'en moque mais je pensais vraiment aux gens
ça a aidé beaucoup de gens
parce que quand c'est sorti
c'est un personnage hyper important
je me rends pas compte mais en tout cas
je me rends compte que pendant le confinement
qui était une zone quand même un peu noire
ça a aidé des gens qui l'ont vu
mais dans le monde entier par Netflix etc
donc c'était super
et là pour faire court
c'est que
comme je dis souvent Hervé
c'est pas moi le marionnettiste
je suis sa marionnette c'est très bizarre
j'arrêtais pas de dire au tout début
comment spiritisme esprit est-tu là
et l'équipe c'est oui il est là
mais parce que c'est 5 ans après
c'est vrai que j'ai cette personne en moi
qui est très particulière
et qui n'est pas moi mais enfin bon c'est
et voilà donc on avait tous
qui est très très beau dans cette équipe
quand même d'acteurs si hétérogènes
mais je crois qu'on s'admire
c'est un mot fort mais on s'admire
tous de nos parcours
on s'est pas vu depuis longtemps
et il y avait quelque chose de très émouvant
on voulait tous vraiment ne pas
décevoir cette espèce de famille
quoi qui est 10%
et je crois qu'on a un peu réussi
et j'étais très émue
parce que par exemple leur calamis
qui est une grande amie
et comme on dit souvent on est
comme deux perruches quand il y a une caméra
j'aurais dit des inséparables
ça peut être mignon pour les perruches
tu veux vraiment côté perruches ou poules
et c'est vrai que ce qui était trop beau
c'est de voilà sans mot sans rien
il y a la tournée
il y a une impression comme ça
il y a une immédiaté
il y a des fois cette magie entre les interprètes
et voilà c'était pas des numéros d'acteurs
mais c'était des gens qui se retrouvaient
je pense que ça va faire du bien aux gens
je précise aussi que c'est
une très grosse semaine pour Lucas
bravo puisqu'il semblerait qu'en fin
de semaine soit dévoilé la saison 5
d'Emiline Paris
c'est jeudi
que le dernier épisode
de Mertueil a été diffusé
je crois qu'il arrive vendredi
vendredi c'est absolument fou
moi j'ai tout vu c'est pour ça je peux me l'inviter
mais je voudrais quand même qu'on revienne
un moment sur l'extrême souplesse dont t'as fait preuve
parce que tourner les saisons
magnifique et l'infame gère court
en même temps
comment on sort de ça en fait
bah c'est ce qu'on se disait tout à l'heure
les bulles de sensation en fait
je parle pas du pendant moi, l'après c'est-à-dire
que quand t'enchaînes comme ça 2 séries
c'est aussi différent et des choses
incarnées quand même assez costauds
je suis sorti tellement satisfait
enrichi et stimulé
par ces 2 rôles que j'en suis sorti
vraiment heureux
ça m'a donné un sentiment de légitimité
que j'avais pas retrouvé jusque-là
et ça a fait un switch dans ma carrière
ou maintenant je prends beaucoup plus
de plaisir je me pose moins de questions
et j'attaque un rôle avec
l'envie de proposer
quelque chose de différent
on a avec un ours en plus
comme danses avec les loups mais
danses avec les loups
danses avec un ours
mais est-ce que cette manière
ce que je disais en entrée des missions
de déjouer vraiment absolument
les rôles dans lesquels on pouvait
te projeter, t'attendre
c'est un plaisir particulier est-ce que c'est calculé
ou est-ce que ça se fait de manière extrêmement spontanée
non ça se fait de manière spontanée
j'essaye pas de déjouer forcément
je pense pas aux autres rôles
surtout aux rôles qu'on me propose
aux scénarios qui me stimulent
et aux rôles qui me font peur
qui me challenge, j'aime bien aller dans des peurs
pour les désacraliser et j'adore
partir dans des extrêmes parce que
j'ai le sentiment que je peux tout jouer
et donc voilà j'étais content
d'avoir cette opportunité mais ce qui ne dit pas
c'est qu'il m'avait dit une chose
ça m'avait marqué avant qu'on travaille ensemble
il m'avait dit oh la la les réalisateurs
ou le réalisatrice qui disait bah tu vois
je vais te faire travailler quelque chose
tu sais pas et tout
il n'a pas besoin de l'autre
quelque chose où on t'a pas vu
ce serait un peu ringard et je vois très bien
ce qu'il a voulu me dire en même temps
il me l'a dit à moi avant que
et moi j'ai jamais eu cette pensée honteuse
moi je crois que tout vient de soi
comme interprète
il faut être au rendez-vous
et je pense souvent, moi quand ça va pas
je pense souvent à quelqu'un comme Isabelle Uper
parce que son appétit
son désir
son libido d'actrice
elle a 14 ans encore
et ça c'est
quelque chose qui chez un interprète
et vraiment fait la différence
et chez Lucas
c'est beau parce que
il est aussi à la fois très conscient
je pense
des attentes etc
mais ça pèse sûrement dans son intimité
mais en tout cas
je pense qu'il a l'élégance maintenant
de choisir peut-être ses partenaires
avant les rôles
mais ce que je veux dire c'est que j'imagine que dans ta position
parce que je dois dire que depuis Émiline Paris
le parcours est sans faute
je ne t'ai vu mauvais dans aucun de tes choix
tout est hyper intéressant
ça me fait très plaisir
je me dis que dire non
ça doit pas être si simple et qu'on va pas se mentir
moi j'ai déjà entendu moultre comédienne et comédien
dire ici que parfois une fois qu'on a un rôle
qui est très ancré dans l'esprit des gens
les gens que tu crois
sont pas forcément une grande preuve de créativité
Gabriel t'as dû recevoir des peltés
des peltés et que d'aller faire
ce que tu fais dans le film de Noémie Merlin
c'est quand même un truc
d'aller chercher Gère Cour, d'aller chercher
ce à Alexandre dans les saisons
ça implique que t'as dit non à plein d'autres choses
et que ça doit être flippant de dire non aussi
je n'ai pas eu tant de propositions de jeunes premiers
après Émiline Paris
parce que je pense que j'avais eu un rendez-vous avec Netflix
et que je l'aurais signifié assez vite
que je ne voulais pas partir dans ces comédies romantiques
même si je trouve qu'on manque
des comédies romantiques c'est d'un étant
et du coup non j'ai pas eu
énormément d'offres comme ça
j'ai pas eu à dire non à beaucoup de propositions
mais j'ai eu la chance
que des femmes me fassent confiance
Noémie, Melanie
Nicolas
ça a été un tournant
dans un instant on parle de
vos souvenirs musicaux si vous le voulez bien
on écoutera également Baxter Durie
et tout ça ce sera juste après la pub
le plus score, le score
sur Nova, sur Radio Nova
avec Charline Roux
toujours en compagnie de Lucas Bravo et Nicolas Mori
et c'est Nicolas Mori qui a choisi ce titre de Baxter Durie
oui
et fin de conversation
merci
on est en fin d'émission
je n'essaie même plus de libérer des questions
on est vraiment sur un truc de toi
oui parce que j'aime beaucoup Baxter Durie
depuis son album, c'est son premier album
et je l'avais vu aussi faire
de façon très humble
il y a quelques chansons dans un club à Paris
le Silencio
et je sais pas, j'aime beaucoup
ce mec un peu lambda
mais qui est tellement fort
et qui est le fils d'une rockstar
le fils de Yann Durie qui chantait
Sax and Rock and Roll
mais c'est un type formidable
effectivement Baxter Durie
je vais vous soumettre le questionnaire du score
l'idée c'est de répondre du tac au tac
ça fait appel à vos souvenirs musicaux
je n'ai pas le droit de vous demander de justifier
de façon pas mon privé, c'est pas grave
est-ce que vous êtes prêts ?
le titre qui symbolise le mieux l'enfance
en tout cas la vôtre
jour de neige, d'Elsa
Manu Chao
n'importe lequel
c'était parfois j'aimerais
je n'étais même plus
jour de neige
je dis que je jugeais pas mais dans un grand pull qui te protège
oui mais voilà
c'est un peu comme ça aujourd'hui
la chanson de votre adolescence
bah évidemment
je dirais Vanessa
par exemple Sunday Mondays
sur l'album
qu'on posait par l'année Cravitz
c'est une bonne question
je dirais
c'est une super question
adolescence j'étais vachement Barbara
septembre
donc vraiment un adolescent très particulier
c'est vraiment Britney Spears
pas du tout
votre hit de Karaoke
moi c'est Hello Sunshine
ah ouais
ok
moi c'est
ah si c'est quoi de Jane Birkin
je la chante hyper bien
après il y en a une qui est extraordinaire
si on veut rameter les foules
c'est celle d'Asnavour
en monnaie moi
c'est impossible la chanteur
la diction, le rythme, la voix
c'est beaucoup
c'est vraiment beaucoup d'ambition
le titre est qui vous propose
immédiatement sur la piste de danse
je me dis pas Barbara
je te crois Barbara
moi ça s'appelle The Heart of the City
et j'ai oublié le chanteur
I'm in the heart of the city
Chris Lewis
c'est peut-être ça
et la chanson qui vous fait sortir
de la piste de danse
I'm in love with the Coco
qui jouait dans tous les clubs à une époque
je sais pas
pardon
en rouge et noir
plus jeune
parce que tu tiens pas la choré peut-être
et catégorie pénible
la chanson dont vous avez un mal de chien
à vous débarrasser une fois que vous l'avez en tête
c'est souvent pas des chansons très reluisantes
c'est bien le but
moi c'est les jingle de pub
oui c'est vrai
tout, vous serez tout sur le zizi
très bien
effectivement elle peut rester un certain temps
je vais rester sur le thème
je préfère manger à la cantine
avec les copains et les copines de Carlos
non c'est pas Pierre Bachelet
papa Pierre Bachelet comment il s'appelle
ah oui celui qui bain
qui chantait des chansons un peu pour enfants
alors je préfère manger à la cantine pour moi c'est Carlos
mais après je peux me tromper
non je crois que c'est Henri Des
c'est Carlos
c'est tout à fait Carlos
moi j'aime qu'on soit précis
quand on parle du patrimoine culturel france
c'était Carlos toutes ces années
cette erreur
quelque chose s'effondre en moi
c'est vrai qu'on a envie de tout savoir
sur le zizi
le gros le mot le fric
c'est vraiment une tentative
très très laide de remettre
dans la tête des gens cette chanson
et d'être sûre qu'elle dure jusqu'à demain
merci beaucoup Nicolas-Mauri
merci beaucoup Lucabre
merci beaucoup
quand je dis roulez-vous dedans
je ne sais pas le faire de malade
les 4 épisodes sont à retrouver sur
art.tv dans un instant on a rendez-vous
avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte avec votre dernier choix
Mid the Sun
je crois que c'est un choix
c'est pour en revenir au saison
pour qu'on reste vraiment sur le
donc collection été a priori
merci beaucoup à tous les deux
merci nous avons eu
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
La splash bienvenue dans le score au programme du jour, un trio amoureux au fil des ans, c'est la trame des saisons,
la série réalisée par Nikola Mori et interprétée par Luca Bravo.
On en parle avec eux juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et plus qu'une axie, c'est une phrase que je voulais partager avec vous aujourd'hui.
Elle est tirée du monologue de Jimmy Kimmel en introduction de son late show.
Il revenait sur la terrible semaine US entre attentat meurtrier en Australie,
mass-shooting dans une université et le meurtre du réalisateur Rob Reiner,
homme de talent mais aussi démocrate engagé dont la mémoire a été piétinée par un poste dégueulasse
du locataire de la Maison-Blanche dont je terrais ici Limont-de-Prose.
Voici ce que Kimmel avait à en dire.
Ce dont nous avons besoin en ces temps difficiles, c'est de compassion et de leadership, or nous n'avons rien obtenu de cela de notre président car il n'en est pas capable.
Phrases définitives mais justes, Kim fait m'interroger sur les capacités empathiques de ceux qui sont censés nous montrer la voix.
Bon alors on est clairement partis sur un cul-de-sac.
En ces temps difficiles, on a besoin de rester groupés, de rire et pour se faire pardonner, de savoir faire des excuses.
Ça c'est dans aucun texte, c'est vraiment un ajout perso.
Alors pour penser les petits coeurs serrés, dans un instant on parle des saisons avec Nicolas Maury et Lucas Bravo.
Mais juste avant, on écoute Parcells avec Sorry.
N'étant pas d'un naturel très démonstratif, c'est donc par un discours plus ou moins cohérent que je m'en vais chaleureusement saluer deux invités que j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Mais j'ai pas dit non plus que j'avais le vocabulaire le plus riche pour m'enflammer.
L'un est le flamboyant R.V. André Gézac de la série 10%. Julien Perdry, frère de Pierre dans le film patronomique et animelier d'Heroine Le Duc.
Le génial Archibald de l'Angevain dans un couteau dans le cœur et bien d'autres encore dont Jérémy dans son premier long-métrage garçon chiffon.
L'autre est rentré sans effraction ni armes ni haine ni violence dans nos demeures comme le boy next door so charming, quoique French, d'Emiline Paris
et n'a de cesse depuis d'être exactement là où les esprits étriqués ne l'attendent pas, dans un rôle de breakeur charismatique et non violent pour Mélanie Laurent
et comme from charming to dégueu il n'y a qu'un pas. Franchi j'imagine avec délectation, dans Les Femmes aux Balkons et Mertheuil
alors métavie que si l'habit ne fait pas le moine, la lavalière fait clairement le pervers.
Mon premier dirige le second dans une série dans laquelle vous prendrez un immense plaisir à vous rouler sur arte.tv.
Les saisons c'est le titre bonjour Nicolas-Mauri, bonjour Lucas bravo, bonjour Charline et merci de venir dans son studio
ou de revenir pour l'un d'entre vous, il n'y aura pas de tarif préférentiel Nicolas.
Merci pour cette présentation très belle.
Puisqu'il va en être question est-ce que vous êtes dans les collections plutôt au printemps été, au taux, à l'hiver ?
Quel est le moment de l'année où vous vous sentez le mieux ?
Alors moi je suis très très très très autonale, c'est vraiment j'adore cet endroit matte qu'à l'automne
c'est-à-dire c'est quelque chose qu'on rejoint pas forcément c'est moi je trouve ça jamais ennuyeux l'automne
je m'ennuie l'été mais l'automne voilà puis ça m'a vu naître aussi, hipernarcissie.
Normal.
Lucas.
Le printemps.
Oui.
Ah oui donc vous avez vraiment tout vous oppose à priori sur le papier.
Au taux de printemps on peut difficilement faire plus.
C'est vrai, c'est vrai.
Oui il y a de la naissance et puis il y a la douce mélancolie.
J'aime bien les deux mais c'est vrai que le printemps là maintenant en plein hiver ça me fait rêver.
Alors puisqu'on parlait de chaleur humaine je suis clairement hiver sachez-le mais ça nous empêchera pas de converser.
Je vous ai demandé comme à chaque invité de choisir des titres dans les playlists de Nova pour démarrer je crois que c'est Nicolas qui a choisi Blood Orange.
Mind Loaded.
Oui j'ai eu un choc en écoutant ce monsieur, il est d'une élégance folle et j'adore cet album, je le trouve dingue, il me déplace.
Le score.
Jusqu'à 20h.
Sur Radio Nova.
Blood Orange sur Nova.
Mind Loaded.
Le choix de Nicolas Mori, j'imagine valider par Lucas Bravo.
Oui.
Ouais.
Où est-ce que ça vous transporte cette chanson?
Si toutefois ça vous transporte un endroit.
Ça me transporte, il n'y a pas de destination justement.
C'est le chemin qui est beau, pas la destination avec ce genre de musique et c'est... je sais pas.
C'est une musique que j'aime bien les voix hétérées, les voix où on entend du ciel dedans.
Et les hommes qui chantent aigu j'aime bien.
C'est toujours bien pour les voyages immobiles.
Oui bien sûr.
Il y a une question rituelle dans cette émission que j'ai déjà soumise à Lucas mais je vais quand même la resoumettre.
La place que prend la musique dans votre vie de tous les jours et à quoi est-ce qu'elle vous sert?
Lucas je sais que tu t'en sers pour le travail notamment que chaque personnage à loin a sa playlist, son parfum, son animal.
Oui.
Une petite boule sensorielle.
Ouais.
Pour y revenir assez facilement.
Quand je dois switcher, comme je tournais Mertoy en même temps les saisons pour faire un petit peu la...
Pour revenir vite à un personnage.
Il y a cette boule de sensation avec le parfum, la musique et la physicalité.
Oui.
L'animal.
Moi c'est particulier parce que de mon éducation j'arrive pas à écouter des titres.
Je sais qu'aujourd'hui on écoute des titres justement.
Oui.
Moi j'ai un côté très, j'aime bien les albums.
J'aime bien l'idée de voir le concept d'un artiste, enfin d'écouter la somme.
Parce que c'est comme un livre, c'est comme on n'est jamais très fier de soi.
Si on évite les passages moins sucre rapide.
Et donc j'arrive pas, quand j'écoute de la musique, j'écoute de la musique.
Donc je suis pas très cool avec mon écoute de la musique.
C'est-à-dire j'ai besoin de me concentrer.
Je suis fascinée par les gens qui justement laissent des musiques comme ça défiler.
Moi c'est comme plein d'informations la musique.
Donc voilà, j'ai une écoute un peu red de la musique.
Mais j'imagine que tels genres de lecteurs qui ne sautent pas les passages descriptifs.
Pas du tout.
Voilà.
C'est un cachement vous de l'épreuve.
Vraiment sur ce genre de personnage.
Très bien.
On parle de la série Les Saisons dans un instant.
On écoutera aussi James Blake et tout ça.
Ce sera juste après la pub.
Le score, 18h30, 20h, sur Radio Nova.
Life Round Here, James Blake.
Ce titre, puisqu'il semblerait que James Blake
était présent lors de la toute première rencontre de mes deux invités,
Nicolas Maury et Lucas Bravo.
Vrai ou faux ?
Oui.
Entièrement vrai.
On s'est pris dans les bras en pleurant avec James,
parce qu'on avait tous les deux le vertige.
Il était arrivé en mot au neige.
Sur une montagne, j'imagine.
Sur une montagne, voilà.
Et c'est là où on s'est vraiment rencontré avec Lucas aussi.
C'est un être que je ne sais pas, mais j'aime beaucoup sa musique.
Ça s'est transparent même entre sa musique et ce qu'il est.
Et voilà, on est ensemble.
C'est vrai, c'est faux, oui.
C'est assez chic pour le making of quand même de dire
qu'on s'est rencontrés.
Il y avait James Blake qui était là.
Il y a eu la BO qui était comprise dans l'histoire.
Une rencontre parmi celles qui ont permis la naissance
de cette série Les Saisons créées par Hélène Duchâteau
cosénarisée et réalisée par Nicolas Maury.
Une maison de famille au sable d'Olonne,
peuplée de gens qui s'aiment fort et donc parfois mal.
Je ne t'ai jamais vu sur la plage.
On préfère venir hors-saison.
On va squatter le bateau du père de Martin demain au port, si ça te dit.
Au fait, c'est Camille.
Qui a les alliances ?
Je n'ai pas, moi et ta mère.
Ils sont du hors-sais, t'es pardon ?
Ma mère est partie avec le meilleur pote de mon père.
Je sais très bien que t'aurais aimé avoir une mère différente.
Je sois différente.
La vérité, c'est que tu n'en as rien à foutre.
Mes propres enfants ne me connaissent pas.
C'est fou ce que tu peux être cruel, parfois.
On ne sait pas toujours dire aux gens qu'on les aille.
C'est con, mais c'est humain.
L'histoire démarre quand les protagonistes ont 15 ans.
On les suit sur plusieurs décennies au rythme des saisons.
Camille, c'est Stéphane Caillard, Martin Abraham Vapeleur
et Alexandre, c'est toi, Lucas, autour de la famille Les Amis.
J'ai envie de parler de chronique de bord de mer.
Ce n'est pas anodin.
C'est peut-être très perso comme analyse.
Mais je trouve que de cet endroit,
il émane une forme de mélancolie.
Je n'ai pas dit de nostalgie, mais mélancolie.
Est-ce que vous souscrivez ?
Oui, entièrement.
C'est le côté...
Je ne sais plus qui a inventé.
Je crois que c'était Marquerie du Rasmus.
Ce qu'on appelle le sentiment océanique.
C'est-à-dire un sentiment
qui n'a pas de bord, qui tout à coup...
Et comme l'océan, c'est-à-dire,
à la fois, c'est un lieu géographique, l'océan.
Et c'est à la fois un lieu abstrait.
C'est à un lieu sans limite.
Et dont on connaît très mal les profondeurs.
Donc déjà, ça me plaisait beaucoup.
Je suis un garçon de la campagne et de la forêt.
Pas du tout de l'océan.
L'océan me fascine la mer moins.
La mer mediterranée m'ennuie.
Mais l'océan...
l'océan Atlantique...
J'ai beaucoup aimé inscrire ces destins.
Et puis, à le côté aussi,
la parisienne avec ceux du cru,
que sont Alexandre et Martin,
qui sont comme ça dans cette petite région,
cette petite ville,
qu'est la sable Dolan.
Cette mélancolie, là, tu tiens à retrouver, Lucas?
Oui.
La mélancolie m'habite depuis toujours.
J'ai un petit peu accordé mon violon
à cette mélodie du script et de Nicolas.
De la même manière,
la série se déroule à des époques précises,
été 91, automne 2001, hiver 2010,
printemps 2022, avec des repères.
Et pourtant, vous réussissez collectivement
à créer une forme de bulle un peu hors du temps.
Ce qui change de manière fondamentale
entre les épisodes et les saisons,
c'est la manière dont les gens s'aiment.
Ce n'est pas tellement le monde autour.
Oui, c'est ça.
Avec quand même des précisions,
parce que d'époque,
parce que je pense qu'on n'est agis
par les...
On ne peut pas être qu'autistes en amour.
On est quand même dans une société
et dans des faits historiques,
sans qu'on le sache.
Et je voulais parler de ça aussi,
dire que même si c'était récent,
c'était quand même de l'histoire.
Que déjà, 91, c'est de l'histoire,
2011, c'est de l'histoire,
2010 aussi et 2022 aussi.
Et je suis toujours un peu fascinée
par le présent, moi.
Et pour réfléchir sur le présent,
comme cinéaste,
je trouvais ça intéressant
de faire comme un journal régional
pour se rapprocher
de ce que ça veut dire maintenant.
Mais au-delà de ça, c'est-à-dire que tu dis
Nicolas, moi, ce qui me fait palpiter,
c'est l'ordinaire des jours.
Ce n'est pas non plus très commun
quand on décide de faire de la mise en scène.
Est-ce qu'il faut le réenchanter
quand on fait de la fiction ou pas ?
C'est-à-dire qu'il y a quelque chose
que je trouve très très beau
alors que je viens du théâtre
et des grands textes et des grands événements.
En fait, un acteur,
souvent, on croit que jouer, c'est jouer
amelette ou jouer fêdre,
enfin, ce que je joue, en plus, en ce moment.
Mais c'est...
J'aime beaucoup le côté
comme ça.
L'écriture, déjà, par exemple,
j'adore les journaux d'écrivain.
Par rapport à Virginia Woolf,
son journal fait 5000 pages
et, par exemple, elle fait ses comptes
elle parle du chat
qui s'est perdue, etc.
Et je ne sais pas, ça me rassure,
c'est comme on dit humain trop humain
et ça me rassure de me dire
qu'on n'est pas extraordinaires.
Nous avons des métiers extraordinaires
mais nous sommes des êtres ordinaires.
C'est en ces termes-là
que tu as parlé de la série, Lucas.
Ça va être des histoires ordinaires
Oui, ça a été l'approche
de filmer un peu ce qui
n'est pas trend, ce qui tombe un peu
des études et redonner ses lettres de noblesse
aux choses simples de la vie.
Oui, mais j'imagine que c'est pas
le genre de proposition qu'on a
très souvent.
Non, et c'est pour ça qu'on se jette
sur ce genre de proposition.
On poursuit la conversation dans un instant.
On passe au deuxième choix, je crois,
que c'est le tiens, Lucas, Jungle.
Pourquoi Drops ?
C'est la première chanson que j'ai entendue de Jungle
et elle m'a complètement...
J'ai trouvé ça unique et singulier
et je suis devenu complètement fan.
Je l'ai vu cette fois en concerne.
Ah oui, quand même.
Le score sur Radio Nova
Vanessa Paradis sur Nova
Gotta Have It
C'est un titre que j'ai choisi...
j'ai dit que tu n'aurais pas de préférence,
un titre que j'ai choisi pour Nicolas Maury.
Je suis désolé, Lucas, bravo, mais il le...
t'entourviendra.
Oui, toujours le même.
En plus, ce qui est fou, c'est que
c'est des trucs de la vie, enfin,
j'y crois, comme une religion,
mais à la sortie de son album,
son dernier album, le retour des beaux jours,
qui est magnifique, quasiment le jour de mon anniversaire,
alors qu'elle ne sort pas
des albums tous les ans.
Je prends toujours un moment
et
quand un album d'elle sort
et là, l'ouverture
ça s'appelle
un coeur ardent et j'ai...
je sais pas, je me suis retrouvée
vraiment comme quand j'avais 10 ans,
j'ai pleuré, alors que ça m'arrive pas
si souvent que ça en ce moment
et ça m'a fait pleurer
et j'ai envoyé un texto à ma soeur, elle m'a dit
mais t'as beau faire ce que tu fais, c'était toujours le même
petit chiffon, c'est vrai
que je suis vraiment avec elle, je sais pas
et même ça a été particulier parce que comme j'ai
tourné avec elle, on s'est vraiment
rencontrés.
Un couteau dans le coeur de Yangon Zales
et j'ai...
c'est comme si j'arrivais pas
à ne pas la mettre
à cet endroit-là
comme si je maintenais une distance bizarrement
parce que j'aime beaucoup
j'aime beaucoup avoir cet fait
dans ma vie.
On parle aujourd'hui de la série Les Saisons
qui est dispose sur arte.tv
alors je dois dire que ce que j'aime beaucoup
aussi dans cette série, au-delà de sa douceur
c'est que les femmes ne s'excusent pas
même quand elles sont détaillantes
à le droit bordel et que les hommes
sont des modèles de masculinité
tout à fait particulière
est-ce qu'ils ont été
travaillés en ce sens ?
Ton personnage en particulier Lucas ?
Oui, on en parlait beaucoup avec Nicolas
qui me disait que c'est important que
des hommes voient ce genre d'hommes
quand il lui arrive, ce qui lui arrive
il part pas dans une guéguerre
dans une revanche, il n'y a pas de haine
c'est un homme qui accepte sa déchéance
qui s'abandonne justement à sa tristesse
à son désarroi et qui est brisé
et c'était magnifique
d'interpréter ce personnage
parce que je ne veux pas trop en dire
mais cet Alexandre il est tiraillé entre
ce qu'il pense être le plan
la réalité des choses
et en même temps l'extrême douceur
avec laquelle il encaisse les dits de choses
qui sont pas très drôles
Oui et puis moi ce qui est important
c'est de filmer le silence d'une personne
et comme on dit
l'absence de
parfois de volonté
c'est en ça que parfois les acteurs et actrices
sont magnifiques quand ils sont abandonnés
parce que dans l'abandon il n'y a pas d'obsénité
c'est comme un état magnifique
et Lucas qui était incroyable
c'est que je cherche ça
beaucoup beaucoup
déjà comme spectateur
et puis peut-être être humain
après comme réalisateur
les yeux de l'amour j'appelle ça
il y a très peu d'acteurs qui ont les yeux de l'amour
c'est-à-dire ça pourrait être un exercice
c'est que ça pourrait être le béaba
mais quand quelqu'un dit je t'aime un quelqu'un
qui dise pas je m'aime
et parfois quand je vois
vous voyez ce que je veux dire
et dans les films j'entends je m'aime
parfois et ce que j'ai aimé
avec Lucas
ce que j'ai adoré
c'est qu'il a ce
comme je dis ces yeux c'est comme
un coup de hache dans un lac gelé
c'est-à-dire qu'il a des yeux bleus assiés
et à la fois des yeux
pour eux
un regard pour eux
mais c'est matériel je veux dire c'est pas que psychologique
c'est un visage
et j'ai aimé par exemple
il y a un moment qui me boulevert
c'est quand il dit papa est un peu
à côté de ses chaussures en ce moment
quand il dit ça sa fille et qu'elle lui dit menteur
et j'aime beaucoup ce qui se passe
là pour Lucas
il n'est pas papa
mais je trouve tout à fait
unique
et formidable
ce qu'il m'a donné
c'est agréable dans le sens de parler de soi quand on est assis à côté
oui oui
l'humilité on prend le coup
je suis extrêmement fier de ce qu'on a construit
de là où il m'a amené
de ce qu'il a fait resurgir de moi
il y a un avant et un après
donc je suis extrêmement fier
d'avoir travaillé avec Nicolas c'est un grand réalisateur
il y a certes des histoires d'amour dans les saisons
Camille, Em, Alexandre
mais elle aime aussi un autre garçon
d'inversement tout le monde s'aime fort
mais ça se mélange un peu
et ce qui est très beau aussi c'est la grande place laissée
à la force des histoires d'amitié
il y a deux garçons qui s'aiment très fort
et qui sont très amis
et il y a deux jeunes femmes qui s'aiment très fort aussi
et qui sont amis
et je trouve que ça a presque une place égale
avec l'enjeu amoureux
tout à fait par exemple
je me souviens de cette scène
et pourtant ce jour là je ne sais pas pourquoi
il n'était pas très tendre avec moi
et c'est normal non
je pense que c'est normal
c'est normal
mais ils ont fait pour moi
la plus grande scène d'amour
que moi j'ai pu réaliser
qui est dans le film c'est quand il se revoit
dans ce café de la maison
qui va être vendue dans le 4ème épisode
et que juste
il y a ce dépôt là
il y a ces hommes là
moi je garde aussi
les hommes à un endroit de mystère
qu'aujourd'hui on a
donné du mystère aux femmes
ou alors dans les fictions ou dans la réalité
à des fins stratégiques, de manipulations
des fins erotiques
et franchement
parfois pas fascinantes
mais je crois qu'il faut
redonner du mystère à l'homme
il faudrait comme se dire qu'on ne le connaît pas
et moi c'est vrai
c'est pas forcément de par homosexualité
ou quoi que ce soit
c'est que j'ai toujours été
à payer mon papa
diriger une équipe de rugby
enfin il était président
et donc j'ai eu
des exemples
depuis que je suis tout petit
d'homme
j'ai pas du tout été loin
et je m'entendais très bien avec les rugbyman
mais j'ai toujours
maintenu ça
comme un pays que je ne connaissais pas
et j'aime bien ça me fait un truc
et encore une fois c'est pas erotisan pour moi
c'est comme
voyage en terre inconnu
mais c'est comme aussi participer
là où je n'étais pas invité quand j'étais gosse
entre les copains
je vois qu'on disait un mot aussi de la formidable bande son
composé par le non moins formidable adrien galot
et vous avez travaillé de manière très particulière
avec cette bande son
chaque personnage a son
son aria
et ce qui est un peu particulier
en plus c'est que j'avais la musique
avant le
la musique originale avant la réalisation
donc
parce que ça m'épaule
c'est pour se sentir moins seul parce qu'un metteur
en scène il est vraiment seul comme un chien
et je pense que ce qui peut aider c'est
se dire que tout est écriture au cinéma
que ce soit c'est pas seulement un scénario
c'est aussi quand on choisit les interprètes
c'est aussi jusqu'au bruitage
si c'est pas de l'écriture tout le temps
c'est pas intéressant pour moi
il faut que tout soit écriture il faut que chaque soir
je me dise ah oui j'ai écrit aujourd'hui
on écrit seul des romans mais on écrit pas seul
du cinéma donc c'était comme
un ami
la musique enfin et adrien slash adrien
qui m'a épaulé
et parfois je pouvais même faire entendre la musique
originale à mes acteurs sur le plateau
ce qui est rarissime
c'est celle-là dont tu t'es servi Lucas pour te remettre
dans le personnage où il y avait une bande son parallèle
moi j'avais ma bande son
mais Nicolas nous jouait quand même
et ça nous a mis tout de suite dans une ambiance
c'est tellement beau c'est tellement évaporé
ça fait 50% du travail
ouais à ce point-là
ouais je trouve cette bande son sublime
ouais c'est magnifique
enfin vraiment encore une fois
merci mais c'est vrai que je suis très jaloux de les musiciens
parce que non mais ils ont un rapport
non sensique aux choses
c'est pas lié au sens nous on a
on est quand même toujours liés
et puis parfois on a un côté comme ça
mais qu'est-ce que veut dire la scène
qu'est-ce que veut dire veut dire veut dire
et en fait au bout d'un moment dans nos vies
et pourquoi dès qu'on jourait tout à coup
et cette espèce d'école de dire
non mais moi je ne joue pas quelque chose que je comprends pas
ce qui est complètement débile
et les musiciens ils ont un autre rapport
à ce pays qui est la musique
et je pense que le cinéma devrait toujours être
aussi ça un pays
comme les la musiques c'est-à-dire
qui est pas codé, qui est pas
comme ça on le voit tout à fait quand on
j'ai beaucoup aimé récemment un film
qui s'appelle Nouvelle Vague de Richard Lingleter
et qui posent des questions sur comment on produisait
des films quand même et que Godard
quand il fait un bout de souffle
c'est quand même hallucinant comment
il n'y a pas de scénario il y a pas
et il réinvente le cinéma
donc voilà
je vais dire une phrase hyper prétentieuse
je m'en fous j'y vais quand même
dans un instant on ira faire un tour
dans vos imaginaires respectifs
qui croit vraiment qu'elle a tout serné
je me jame bien un peu d'ambition
on écoutera aussi Stéphiane Stiven
c'est tout ça ce serait juste après la pub
sur Radio Nova
Nova
Sophie Ann Stevens sur Nova
John Wayne, Gacy, Junior
en titre choisi par Nicolas Mori
venu accompagner de Lucas Bravo
on parle de la série Les Saisons, on va y revenir
mais je voudrais d'abord savoir pourquoi
t'as choisi ce titre là
parce que c'est comme
c'est un peu un museau
le masculin de muse
Sophie Ann Stevens parce que
j'y étais pas du tout
qui est très vite
c'est mon museau un peu
parce que
il a une enfance
très particulière
dans une secte etc
un peu à son insu
et c'est comme un frère
d'une autre contrée
j'aime beaucoup ce folk très personnel
ça ressemble bizarrement un peu
à ce que je
comme j'appelle ça le sentiment de la vérité
il y a aussi ça chez lui
par exemple il avait entrepris de faire
un album par état
des états unis
lui aussi
il colle son intime à quelque chose
parfois de plus grand que lui
et puis parfois il va dans comme l'album
Carrie et Loëlle sur ses parents
sur la disparition de sa mère jusqu'à
faire une chanson sur le jour de la disparition
de sa mère et pourtant ça nous parle
et ça je trouve que c'est hyper heureux
ça me donne beaucoup d'espoir
de se dire qu'on peut donner des nouvelles
de son monde et de toucher
non pas le plus grand nombre
mais de toucher précisément
des gens et ça c'est beau
j'ai préparé pour vous quelques extraits
d'oeuvres qui sont sensées vous parler
à un endroit
peut-être on part sur un échec qui est bien travaillé
attend de voir
d'écouter les extraits et on démarre
avec celui-ci
Kiyama-san
tu n'aimes pas la vie
tu n'aimes pas la vie
Oshie-san
c'est grand
Perfect Days de Vim Venders
oui soit le quotidien
dira Yama un employé des toilettes publiques
du quartier de Shibuya à Tokyo
et je crois que Lucas tu l'as beaucoup cité
comme étant une référence
et peut-être même une envie d'ailleurs
comme je disais
on a l'air du TikTok
et du contenu super efficient
en 10 secondes
il faut que ça soit très nourrissant
c'est du fast food intellectuel
et dans cette société
qui est de plus en plus urgente
d'avoir Vim Venders
qui fait un film sur une personne
qui contemple le temps et la beauté
j'ai eu l'impression de respirer
en le regardant ça m'a fait du bien
et c'est un film que tu revois
Extrait suivant
Louis de Pointe du Lac
soit Brad Pitt dans Entretien
avec un vampire de Neil Jordan
un personnage auquel s'identifie un peu
l'une des personnes autour de cette table
c'est mon amour des vampires
et ce film il est vraiment
wow il est insensé
et je trouve déjà leur performance
assez abyssal
et moi je rêve
de fabriquer un film de vampire
parce que ce sont des êtres assoiffés
ce sont des êtres en manque
donc comme dit Lacan en désir
et j'aime beaucoup
cet endroit
inextinguible
de cette soif qu'on les vampires
et puis aussi je les trouve tellement
élégants
dans leur
bon c'est un peu des créatures du diable
aussi mais
un peu
j'ai trouvé tellement
chic par exemple dans le film
de Jarmuch
comment ça s'appelait
on peut le faire 3-4
non mais cet endroit de la solitude
du vampire
moi j'aimerais bien faire un film
de vampire très sanglant et très sexuel
ok
changement de registre
la proposition en fait
changement de registre avec l'extrait suivant
pour Lucas Bravo
qui je crois est très fan de Youlory
oui c'est étonnant
quand elle est sortie je pensais que c'était un peu la série
ménagère
médical de trop peut-être
et en fait je me suis laissé embarquer
l'évolution du saison à l'autre
l'écriture et le jeu de Youlory est absolument brillant
c'est une grande série
mais c'est marrant c'est pas une série qui est citée en référence si souvent
non
tout le monde y va plus volontiers
sur les sopranos
moi je suis assez d'accord c'est une série assez remarquable
sur plein de choses
et le héros
est-ce que c'est le genre de héros que t'aimerais endosser
ah ouais j'aime bien
c'est héro brisé
drogué à la vicodine
qui
malgré tout son côté acariâtre
aime les gens profondément
même s'il ne veut pas le montrer
oui mais c'est vraiment le trope qui revient
c'est souvent dans les fictions et qui sont généralement
les personnages que je préfère mais c'est en dit plus long sur moi que sur les personnages
du sale bleu qui ne l'est pas vraiment
du mec toxique qui ne l'est pas complètement
on veut plus ça que l'envers
pour l'extrait qui vient
j'annonce potentiellement un concours de rapidité
qui je crois
est un film qui aime beaucoup
Nicolas et puis peut-être avec
une partenaire de jeu que Lucas aurait croisé
je lui remercie donc je me suis dit
autant faire un
c'est-à-dire que c'est con mais
une accuse qui quand elle rit vous riez
quand elle pleure vous pleurez c'est bête
mais cette mémésis immédiate
comme avec Audrey Hepburn il n'y en a pas beaucoup
mais j'ai Robert c'est quand même
elle a un sourire extraordinaire
c'est fou c'est presque
là c'est de la musique aussi
et cette technique
du
c'est comme les nez qui créent des parfums
et qui tout à coup
vont parler
d'une chose qui est indécidable
et finalement et elle
elle est concrète dans des choses très abstraites
et je trouve que ça c'est des interprètes
vraiment merveilleux
donc Lucas je précise que tu l'as croisé
sur les plateaux de tickets to paradise
oui on s'est croisé au détour
d'un baiser
vraiment tranquille
c'est vraiment un petit rien du tout
on poursuit en musique
j'ai choisi pour vous
alors me demandez pas pourquoi
c'est où George ?
j'adore
toujours en compagnie Nicolas Maury
et Lucas bravo
qui a choisi ce titre de Frank Ocean
thinking about you
je sais qu'il y a une forme de cohérence
dans toute la programmation musicale depuis le début
il y a une tonalité tout à fait particulière
oui c'est un peu dingue
il y a les mêmes fréquences
pardon de le dire
mais c'est vraiment une denrère rare
il n'y a pas grand monde qui se revendique
de la douceur
j'adore c'est un pays que j'aime bien
n'ayez pas un pays que tu as à conquérir
pour le coup
c'est de la que tu viens
non il a son passeport
les vaccins sont à jour
il n'y a aucun problème
vous avez isolé un autre extrait
parce que je crois que c'est une personne
qui encore une fois peut vous rassembler
il n'y a jamais été fait
il y a besoin d'une planète
quand je voulais
l'occurrence c'est Ocean's Eleven
déjà partenaire de Lucas Bravo
qui n'a pas épilegé vraiment sur Julia Roberts
après tout pourquoi pas
vous avez partagé la fille du même film
Ticket to Paradise
il se peut qu'il soit ton nouveau partenaire
Nicolas puisqu'il est annoncé au casting
il est dans le film
pas avec toi
pas avec moi
mais apparemment il a été formidable
et puis très élégant
ça ne m'étonne pas du tout
c'est un homme délicieux
j'aurais été vraiment plus surprise par le contraire
alors il est passé sur le plateau
plus nord du genre
retrouver et arriver c'est quel genre
de sensation
très franchement
j'avais dit non au départ
je voulais pas
je voulais pas
remettre le couvert justement
et j'étais assez idiot
parce que je trouvais
que le scénario
a longtemps cherché
et je trouvais que ça mettait
des gens à des endroits de numéros
d'acteurs et ce qui est beau
dans cette série c'est qu'on a créé
du temps et on a bougé les lignes
par exemple dans la saison 1
moi j'avais vraiment 3 répliques
et que la piche s'est rendu compte
que l'or qu'elle a mis et moi
quand ça tournait pas on faisait des blagues entre nous
et en fait
sur le plateau de maquillage
le matin il nous disait
vous voulez pas réécrire si ou ça
c'est comme une espèce de oui
que nous a donné
cédric et donc après les personnages ont grandi
et là je trouve que c'était revenu
à comme un espèce de musée grévin
de nous même dans le scénario
et ça me faisait très peur
parce que je pensais pas à moi
je m'en moque mais je pensais vraiment aux gens
ça a aidé beaucoup de gens
parce que quand c'est sorti
c'est un personnage hyper important
je me rends pas compte mais en tout cas
je me rends compte que pendant le confinement
qui était une zone quand même un peu noire
ça a aidé des gens qui l'ont vu
mais dans le monde entier par Netflix etc
donc c'était super
et là pour faire court
c'est que
comme je dis souvent Hervé
c'est pas moi le marionnettiste
je suis sa marionnette c'est très bizarre
j'arrêtais pas de dire au tout début
comment spiritisme esprit est-tu là
et l'équipe c'est oui il est là
mais parce que c'est 5 ans après
c'est vrai que j'ai cette personne en moi
qui est très particulière
et qui n'est pas moi mais enfin bon c'est
et voilà donc on avait tous
qui est très très beau dans cette équipe
quand même d'acteurs si hétérogènes
mais je crois qu'on s'admire
c'est un mot fort mais on s'admire
tous de nos parcours
on s'est pas vu depuis longtemps
et il y avait quelque chose de très émouvant
on voulait tous vraiment ne pas
décevoir cette espèce de famille
quoi qui est 10%
et je crois qu'on a un peu réussi
et j'étais très émue
parce que par exemple leur calamis
qui est une grande amie
et comme on dit souvent on est
comme deux perruches quand il y a une caméra
j'aurais dit des inséparables
ça peut être mignon pour les perruches
tu veux vraiment côté perruches ou poules
et c'est vrai que ce qui était trop beau
c'est de voilà sans mot sans rien
il y a la tournée
il y a une impression comme ça
il y a une immédiaté
il y a des fois cette magie entre les interprètes
et voilà c'était pas des numéros d'acteurs
mais c'était des gens qui se retrouvaient
je pense que ça va faire du bien aux gens
je précise aussi que c'est
une très grosse semaine pour Lucas
bravo puisqu'il semblerait qu'en fin
de semaine soit dévoilé la saison 5
d'Emiline Paris
c'est jeudi
que le dernier épisode
de Mertueil a été diffusé
je crois qu'il arrive vendredi
vendredi c'est absolument fou
moi j'ai tout vu c'est pour ça je peux me l'inviter
mais je voudrais quand même qu'on revienne
un moment sur l'extrême souplesse dont t'as fait preuve
parce que tourner les saisons
magnifique et l'infame gère court
en même temps
comment on sort de ça en fait
bah c'est ce qu'on se disait tout à l'heure
les bulles de sensation en fait
je parle pas du pendant moi, l'après c'est-à-dire
que quand t'enchaînes comme ça 2 séries
c'est aussi différent et des choses
incarnées quand même assez costauds
je suis sorti tellement satisfait
enrichi et stimulé
par ces 2 rôles que j'en suis sorti
vraiment heureux
ça m'a donné un sentiment de légitimité
que j'avais pas retrouvé jusque-là
et ça a fait un switch dans ma carrière
ou maintenant je prends beaucoup plus
de plaisir je me pose moins de questions
et j'attaque un rôle avec
l'envie de proposer
quelque chose de différent
on a avec un ours en plus
comme danses avec les loups mais
danses avec les loups
danses avec un ours
mais est-ce que cette manière
ce que je disais en entrée des missions
de déjouer vraiment absolument
les rôles dans lesquels on pouvait
te projeter, t'attendre
c'est un plaisir particulier est-ce que c'est calculé
ou est-ce que ça se fait de manière extrêmement spontanée
non ça se fait de manière spontanée
j'essaye pas de déjouer forcément
je pense pas aux autres rôles
surtout aux rôles qu'on me propose
aux scénarios qui me stimulent
et aux rôles qui me font peur
qui me challenge, j'aime bien aller dans des peurs
pour les désacraliser et j'adore
partir dans des extrêmes parce que
j'ai le sentiment que je peux tout jouer
et donc voilà j'étais content
d'avoir cette opportunité mais ce qui ne dit pas
c'est qu'il m'avait dit une chose
ça m'avait marqué avant qu'on travaille ensemble
il m'avait dit oh la la les réalisateurs
ou le réalisatrice qui disait bah tu vois
je vais te faire travailler quelque chose
tu sais pas et tout
il n'a pas besoin de l'autre
quelque chose où on t'a pas vu
ce serait un peu ringard et je vois très bien
ce qu'il a voulu me dire en même temps
il me l'a dit à moi avant que
et moi j'ai jamais eu cette pensée honteuse
moi je crois que tout vient de soi
comme interprète
il faut être au rendez-vous
et je pense souvent, moi quand ça va pas
je pense souvent à quelqu'un comme Isabelle Uper
parce que son appétit
son désir
son libido d'actrice
elle a 14 ans encore
et ça c'est
quelque chose qui chez un interprète
et vraiment fait la différence
et chez Lucas
c'est beau parce que
il est aussi à la fois très conscient
je pense
des attentes etc
mais ça pèse sûrement dans son intimité
mais en tout cas
je pense qu'il a l'élégance maintenant
de choisir peut-être ses partenaires
avant les rôles
mais ce que je veux dire c'est que j'imagine que dans ta position
parce que je dois dire que depuis Émiline Paris
le parcours est sans faute
je ne t'ai vu mauvais dans aucun de tes choix
tout est hyper intéressant
ça me fait très plaisir
je me dis que dire non
ça doit pas être si simple et qu'on va pas se mentir
moi j'ai déjà entendu moultre comédienne et comédien
dire ici que parfois une fois qu'on a un rôle
qui est très ancré dans l'esprit des gens
les gens que tu crois
sont pas forcément une grande preuve de créativité
Gabriel t'as dû recevoir des peltés
des peltés et que d'aller faire
ce que tu fais dans le film de Noémie Merlin
c'est quand même un truc
d'aller chercher Gère Cour, d'aller chercher
ce à Alexandre dans les saisons
ça implique que t'as dit non à plein d'autres choses
et que ça doit être flippant de dire non aussi
je n'ai pas eu tant de propositions de jeunes premiers
après Émiline Paris
parce que je pense que j'avais eu un rendez-vous avec Netflix
et que je l'aurais signifié assez vite
que je ne voulais pas partir dans ces comédies romantiques
même si je trouve qu'on manque
des comédies romantiques c'est d'un étant
et du coup non j'ai pas eu
énormément d'offres comme ça
j'ai pas eu à dire non à beaucoup de propositions
mais j'ai eu la chance
que des femmes me fassent confiance
Noémie, Melanie
Nicolas
ça a été un tournant
dans un instant on parle de
vos souvenirs musicaux si vous le voulez bien
on écoutera également Baxter Durie
et tout ça ce sera juste après la pub
le plus score, le score
sur Nova, sur Radio Nova
avec Charline Roux
toujours en compagnie de Lucas Bravo et Nicolas Mori
et c'est Nicolas Mori qui a choisi ce titre de Baxter Durie
oui
et fin de conversation
merci
on est en fin d'émission
je n'essaie même plus de libérer des questions
on est vraiment sur un truc de toi
oui parce que j'aime beaucoup Baxter Durie
depuis son album, c'est son premier album
et je l'avais vu aussi faire
de façon très humble
il y a quelques chansons dans un club à Paris
le Silencio
et je sais pas, j'aime beaucoup
ce mec un peu lambda
mais qui est tellement fort
et qui est le fils d'une rockstar
le fils de Yann Durie qui chantait
Sax and Rock and Roll
mais c'est un type formidable
effectivement Baxter Durie
je vais vous soumettre le questionnaire du score
l'idée c'est de répondre du tac au tac
ça fait appel à vos souvenirs musicaux
je n'ai pas le droit de vous demander de justifier
de façon pas mon privé, c'est pas grave
est-ce que vous êtes prêts ?
le titre qui symbolise le mieux l'enfance
en tout cas la vôtre
jour de neige, d'Elsa
Manu Chao
n'importe lequel
c'était parfois j'aimerais
je n'étais même plus
jour de neige
je dis que je jugeais pas mais dans un grand pull qui te protège
oui mais voilà
c'est un peu comme ça aujourd'hui
la chanson de votre adolescence
bah évidemment
je dirais Vanessa
par exemple Sunday Mondays
sur l'album
qu'on posait par l'année Cravitz
c'est une bonne question
je dirais
c'est une super question
adolescence j'étais vachement Barbara
septembre
donc vraiment un adolescent très particulier
c'est vraiment Britney Spears
pas du tout
votre hit de Karaoke
moi c'est Hello Sunshine
ah ouais
ok
moi c'est
ah si c'est quoi de Jane Birkin
je la chante hyper bien
après il y en a une qui est extraordinaire
si on veut rameter les foules
c'est celle d'Asnavour
en monnaie moi
c'est impossible la chanteur
la diction, le rythme, la voix
c'est beaucoup
c'est vraiment beaucoup d'ambition
le titre est qui vous propose
immédiatement sur la piste de danse
je me dis pas Barbara
je te crois Barbara
moi ça s'appelle The Heart of the City
et j'ai oublié le chanteur
I'm in the heart of the city
Chris Lewis
c'est peut-être ça
et la chanson qui vous fait sortir
de la piste de danse
I'm in love with the Coco
qui jouait dans tous les clubs à une époque
je sais pas
pardon
en rouge et noir
plus jeune
parce que tu tiens pas la choré peut-être
et catégorie pénible
la chanson dont vous avez un mal de chien
à vous débarrasser une fois que vous l'avez en tête
c'est souvent pas des chansons très reluisantes
c'est bien le but
moi c'est les jingle de pub
oui c'est vrai
tout, vous serez tout sur le zizi
très bien
effectivement elle peut rester un certain temps
je vais rester sur le thème
je préfère manger à la cantine
avec les copains et les copines de Carlos
non c'est pas Pierre Bachelet
papa Pierre Bachelet comment il s'appelle
ah oui celui qui bain
qui chantait des chansons un peu pour enfants
alors je préfère manger à la cantine pour moi c'est Carlos
mais après je peux me tromper
non je crois que c'est Henri Des
c'est Carlos
c'est tout à fait Carlos
moi j'aime qu'on soit précis
quand on parle du patrimoine culturel france
c'était Carlos toutes ces années
cette erreur
quelque chose s'effondre en moi
c'est vrai qu'on a envie de tout savoir
sur le zizi
le gros le mot le fric
c'est vraiment une tentative
très très laide de remettre
dans la tête des gens cette chanson
et d'être sûre qu'elle dure jusqu'à demain
merci beaucoup Nicolas-Mauri
merci beaucoup Lucabre
merci beaucoup
quand je dis roulez-vous dedans
je ne sais pas le faire de malade
les 4 épisodes sont à retrouver sur
art.tv dans un instant on a rendez-vous
avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte avec votre dernier choix
Mid the Sun
je crois que c'est un choix
c'est pour en revenir au saison
pour qu'on reste vraiment sur le
donc collection été a priori
merci beaucoup à tous les deux
merci nous avons eu
