Michel Hazanavicius célèbre les 10 ans de LaCinetek
Au programme du Score : Michel Hazanavicius explore un cinéma qui fait rire et réfléchir, de La Classe américaine à OSS 117, de The Artist à Coupez!. Il revient également sur les 10 ans de LaCinetek, la plateforme qui rend accessibles des films rares et les 50 coups de cœur des cinéastes. Michel Hazanavicius répond aux questions de Charline Roux.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur revient sur Blanche, le roman graphique de Maëlle Reat. Inspiré de l’histoire de sa mère, il raconte à la fois le silence et la honte du VIH, mais aussi la résilience et la reconstruction.
Côté actualité culturelle, Malo Le Fur revient sur Blanche, le roman graphique de Maëlle Reat. Inspiré de l’histoire de sa mère, il raconte à la fois le silence et la honte du VIH, mais aussi la résilience et la reconstruction.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Et bienvenue dans le score !
Au programme du jour de la musique et d'excellentes prescriptions signées
puisque ce sont celles d'un réalisateur que j'adore, Michel Azanavisius.
On parle des 10 ans de la cinétèque, une plateforme dont les curateurs et curatrices
sont celles et ceux qui font des films et on en parle juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et pour assurer la dite, actu du jour, place à l'as-des-as de la rédac, malo le fur, bonjour.
Hello Charline, comment ça va ?
Ça va très bien et toi ?
Ça va super.
De quoi est-ce que tu nous parles aujourd'hui ?
Aujourd'hui on est le 1er décembre et c'est la journée mondiale de lutte contre le Sida.
Et pour cette date j'avais envie de parler d'un livre qui sert le coeur mais qui l'ouvre très grand aussi.
Ce livre il s'appelle Blanche et c'est un roman graphique de Mayel Réha publié chez Gléna.
Blanche c'est le prénom de la mère de Mayel.
Elle a 58 ans, aide soignante en psychiatrie, divorcée, trois enfants
et un appartement rempli de plus de 200 petites anches blancs, des petites figurines
comme des petites hautes aimes qui remplissent toute sa maison de symbole, de protection
en attendant d'apprendre à se protéger elle-même parce que Blanche elle avait qu'une autre vie,
une adolescence cabossée, les années 80, Freddie Mercury dans les radios,
l'envie de fuir la maison, les premières sereins aussi
et puisqu'on appelait encore le cancer gay à l'époque, le VIH,
à 19 ans elle fait partie des premières femmes contaminées en France.
Et c'est ce que raconte toute la BD, les 14 comprimés par jour,
les médecins qui posent la question la plus intrusive du monde.
Et vous, comment l'avez-vous attrapé ?
Le poids de la honte, les questions sans réponse, le silence qu'on s'impose.
Mais ce romant graphique Blanche, c'est aussi la reconstruction, les années acteux,
les premières scies d'action, un mariage, des études qu'elles mènent jusqu'au bout
et une grossesse vécue comme un défi absolu, comment donner la vie sans transmettre le virus.
Sa fille, Mayel Réha, la dessinatrice du romant graphique donc,
nait le 1er décembre 2000.
Oui, le jour de la lutte contre le sida, vous pouvez difficilement faire plus symbolique.
Alors en ce 1er décembre, si vous avez une chose à lire,
je vous conseille de lire ce beau romant graphique Blanche.
C'est édité chez Gléna donc.
Exactement.
Et ben je suis le conseil.
Merci beaucoup Malo Le Fur, parce que oui je décline ton nom et ton prénom,
je sais pas que je m'adresse à toi.
Je trouve ça beaucoup plus chic.
Comme ça les gens me reconnaissent.
Exactement.
Juste après Fatou Matadiahouara et Damona Le Barne,
on retrouve Michel Azanavisus en attendant des coups de Tensera.
Le score, 18h30, 20h, Charline Roux sur Radio Nova.
Que vous dire de mon invité ?
Peut-être déjà que bon nombre de répliques entendues dans ces films
sont partis de mon langage courant.
J'aime pas trop les voleurs et les fils de putes.
Alors d'une part parce que c'est vrai,
mais aussi parce que la classe américaine a été une révélation.
Autant qu'une hallucination, on pouvait donc faire des films
à partir d'autres films et même que ça donnait une création originale.
Oh il te resombie, je vais tous vous ouvrir le cul !
Alors oui ça d'une part parce que j'ai quelques petits soucis d'hanger management,
mais aussi parce que Coupé a été une révélation,
autant qu'une hallucination, on pouvait donc faire un remake
d'un film métal sur le cinéma Zin Zin Drull,
tout en déclarant sa flamme au plateau de tournage.
Comment pas ce qui s'est passé, évidemment c'est un arc de bébé.
Alors là c'est vraiment pour aucune autre raison,
si ce n'est le plaisir infini de découvrir sur grand écran
que la connerie abyssal d'un seul homme
pouvait donner un chef d'œuvre de comédie au SS 117 et son matricule
et en disant ça je ne couvre qu'une infime partie de la filmographie de mon invité.
Ses amis, ses Oscars pour des artistes sont redoutables,
The Shers, son prince oublié ainsi que son travail sensible
et titanesque sur le film d'animation la plus précieuse des marchandises.
Bonjour Michel, Azana Vissius.
Bonjour Charline.
Alors il y a eu un très gros débat sur pourquoi tu choisis cette réplique d'OSS.
C'est vrai de vrai, je dis à fréquence très régulière.
Forcément c'est un arc de bébé.
En fait j'imagine que ça doit être dit hyper souvent
qu'il y a plusieurs répliques qui sont passées dans le langage courant
et jamais les mêmes.
Euh oui, ben en fait...
Oui, mais quand on me laisse ça,
j'ai beaucoup... Comment est votre blanquette ?
Ouais.
Ça on me le dit pas mal.
Parce que bon, c'est un peu une espèce de truc comme ça.
Mais sinon, oui non, chacun c'est...
Ouais, j'aime bien un arc de bébé, j'aime bien les trucs de...
Enfin c'est un truc, c'est quand on a 6 ans en général qu'on dirait que c'est des trucs de bébé.
Donc j'aime bien, comme adulte aussi.
Ouais, ouais, j'aime bien.
Ok, ça marche.
Au programme du jour du cinéma,
puisqu'on va parler ensemble des 10 ans de la cinétèque,
le site de streaming dont les curatrices et curateurs sont les cinéastes eux-mêmes.
Avant d'en parler, en ligne ou en salle,
c'est quoi le dernier film que tu as regardé ?
Le dernier film que j'ai regardé, c'était en ligne et c'était Dalloway.
Le film de Jan Gosland.
Exactement, que j'ai regardé sur la plateforme des César.
Ah oui, parce que la période approche.
Exactement.
Ouais.
Tu consommes beaucoup de films de manière régulière ?
Non, pas tant que ça en fait.
Non, pas tant que ça, j'essaye de montrer des films à mes gamins
et puis on le regarde avec Bernice, mais c'est pas...
C'est pas de temps que ça, quoi.
On n'a pas de temps de temps que ça, en fait.
On regarde pas de série, par exemple.
Et non.
Ça, alors ?
Ouais, très, très, très, ben...
Mais on n'a pas le temps, en fait.
Oui, oui, j'imagine, c'est terriblement chronophage.
Exactement.
Mais on passe beaucoup de temps ensemble avec Bernice, on parle, on fait des trucs et tout ça, donc...
Bernice, c'est en Bernice Bejo, la comédienne, je précise pour ceux qui...
La comédienne, en trop, effectivement, ouais.
Non, mais on vit ensemble depuis longtemps.
Et donc, c'est vrai qu'être côte à côte devant une série, c'est pas ouf, quoi.
Donc on le fait de temps en temps, mais ce n'est pas mes plus beaux souvenirs avec elle.
Ouais, mais est-ce que c'est facile de regarder,
alors que ce soit une série ou un film, en enlevant tout au regard professionnel ?
Quand c'est bien, ouais, clairement.
Bah, quand... Oui, oui, oui.
Quand je... Moi, j'adore me faire avoir, j'adore...
Surtout les comédies, d'ailleurs.
Les comédies, c'est pas du tout un truc.
Moi, je suis une femme d'Adam Sandler, je revois régulièrement et...
Non, non, je ne regarde pas du tout ça en collègues, je regarde ça.
Quand je suis spectateur, je suis spectateur.
Je t'ai demandé, comme à chacun des invités,
de choisir 6 titres dans les playlists de Nova pour démarrer.
On écoute Rosalia, la perla.
On en parle juste après.
Le score, jusqu'à 20 heures, sur Radio Nova.
Rosalia sur Nova est dans la playlist de Michel Anavisius.
Pourquoi ce titre-là, la perla ?
Et pourquoi Rosalia ?
Et pourquoi pas ?
Non, mais... Une bonne réponse.
Mais parce qu'elle est...
Elle est super, ouais, ouais, elle est super.
Plus j'adore cet album, ce morceau, les arrangements.
Oui.
Alors, Bernice, qui parle très bien espagnol,
enfin, couramment d'ailleurs,
me dit que les paroles sont hyper bien.
Ça, je crois que c'est l'histoire d'un...
Comment ?
Enfin, le sous-voit de la gueule d'un mec
qui est le champion du monde, des mecs toxiques,
pléboïs et tout ça, c'est bien marrant.
Ouais, ouais.
C'est toujours une bonne idée, moi, je trouve,
d'aider des chansons à ce genre de personnes.
Oui, tout à fait.
Ben moi, je dédié des films, donc ça va.
Il y a une question utuelle dans cette émission.
Je te la soumets, quelle place prend la musique
dans ta vie de tous les jours ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Alors, elle me sert, je sais pas à quoi elle me sert,
parce qu'il y a un côté, c'est trop, comment dire,
c'est trop capitaliste comme question, je sais pas quoi,
ça ne me sert.
Mais je me suis.
Non, mais en tous les cas, j'écoute beaucoup de musique.
J'écoute beaucoup de musique.
Des fois, sans doute, pour remplir une espèce de vie,
sûrement, donc ça, c'est pas très glorieux.
Mais sinon, j'écoute de la musique,
par exemple, pour écrire beaucoup,
j'écoute de la musique pour dessiner beaucoup,
parce que ça me met un peu dans une bulle,
ça coupe un peu.
Et puis, ça vous évoque plein de choses.
Donc, de plus en plus, j'aime bien écouter des albums maintenant,
moins en random de trucs et tout ça.
Et puis, quand on écrit,
ça vous met vraiment dans un mood.
Donc voilà, après, je vous dis,
alors à la fois, ça me sert à rien,
mais je sais que si je n'écoutais pas de musique,
je serais sans doute pas bien.
Et puis, il y a des endroits,
la musique dans les restos, ça me soûle un peu.
Ouais, en fait,
des fois, la musique, elle n'est pas, je sais pas, adaptée.
Mais ça empêche d'être présent dans le moment, en fait.
Je sais pas comment le dire.
Ça marche quand on est dans une bulle,
ça marche moins bien dans le collectif,
sauf si l'activité, c'est danser ou...
Exactement.
Mais en fait, c'est un truc obligé des restos.
Puis, je sais pas, le son des restos, c'est agréable, en plus.
Il existe plus quoi, ce son.
Laissez-nous écouter le bruit de nos fourchettes.
Ce sera donc la conclusion de cette partie.
Ouais, un petit roue, de temps en temps, un petit...
Voilà, c'est ça la vie.
Dans un instant, on parle de la cinétèque,
on écoutera aussi Prince,
ça sera juste après la pub.
J'ai choisi Prince pour Michel Azanavisius,
parce qu'il semble me souvenir
de l'avoir déjà entendu citer dans des playlist musicales.
Sur moi ?
Non, peut-être que je me suis fourvoyé totalement
parce qu'il faut vraiment pas hésiter le dire.
Non, non, non, pas du tout.
Fan de Prince, là, vous m'avez...
Enfin, tu m'as demandé, pardon,
cinq ou six titres, mais j'ai fait à la voler comme ça,
mais j'aurais tout à fait pu mettre Prince, bien sûr.
Le problème des listes, c'est que c'est une énorme soustraction.
C'est pas comme si on aimait cinq trucs.
Donc, bon, voilà, il y a pas...
C'était d'ailleurs le problème que j'ai eu à la cinétèque.
Je vais dire, le problème des listes.
Mais...
On va y arriver.
Cinquante films à sortir, c'est...
Comment dire, c'est un crève cœur.
Ouais, et je réexplique le principe
pour ceux qui ne seraient pas abonnés, c'est un temps.
La cinétèque, c'est née il y a dix ans
à l'initiative de Pascal Ferrand, Cédric Lapiche
et du regretté Laurent Cantet,
c'est du producteur Alain Roquin.
L'idée, c'est de rendre accessible sur Internet
des films qui ne seraient pas forcément visibles autrement.
Et c'est son dessinéaste du monde entier
qui livre leurs cinquante films de Chevet.
Donc, tu en fais partie.
Mais avant de parler de cette liste,
tes passeurs à toi, ça a été qui ?
Certes, ta cinéphilie, elle est née comment ?
Déjà de mon quartier, parce que j'étais...
Moi, je suis parisien, j'habitais pas loin des Grands Boulevards
et pas loin d'une salle d'arrêt essai
qui s'appelait l'Action La Faillée.
Donc, j'avais à la fois...
Ils appelaient ça des festivals.
Enfin, c'était des rétrospectifs comme ça.
Alors, ça pouvait être un vrai Bogart,
Gene Killie, Wardox, voilà, des trucs très patrimoine.
Et puis, les films en première exclusivité,
les Western Spaghetti, les Belles Mondeaux,
les trucs sur les Grands Boulevards,
des comédies, et tout.
Donc, elle est un peu née du quartier.
Mes parents aimaient le cinéma.
Et puis, je crois que c'est à peu près ça.
Et puis, elle est née de mon époque aussi.
Parce que moi, je...
Il n'y avait pas internet quand j'étais gamin.
Il n'y avait même pas de magnétés 2,
ce qu'on appelait, des magnétoscopes.
Non, mais il y avait une presse ciné.
Oui, il y avait une presse cinéma.
Il y avait toujours une, par ailleurs, mais il y avait une presse ciné.
Il y avait, je ne sais pas, Pierre Thierniens,
par exemple, c'était un type qui parait de cinéma à la télévision.
Et donc, c'est né comme ça.
Mais comme on voyait peu de films, les films étaient rares.
Et du coup, je ne sais pas comment ils étaient rares.
Peut-être qu'on les aimait eux différemment, quoi.
Donc, voilà.
C'est vrai que j'ai toujours eu un rapport un peu...
Le cinéma avait un côté un peu sacré, pour moi.
Oui.
Tu pratiques un cinéma qui met parfois en scène le cinéma,
qui réfléchit au cinéma, alors que ce soit coupé
ou le plateau de ciné est un peu envisagé comme une sorte de micro-monde.
Des artistes, OSS, le redoutable, tous les genres, toutes les formes.
Est-ce qu'en période de préparation, de création, tu regardes beaucoup de films ?
Ou est-ce que c'est justement un moment où stop, on arrête ?
Non, par exemple, Le Redoutable,
qui est un film qui met en scène Jean-Luc Godard.
Alors, c'est une fantaisie sur Jean-Luc Godard.
Mais oui, oui, là, je me suis...
C'est-à-dire, si vous prenez Jean-Luc Godard comme sujet pour faire un film,
vous avez intérêt quand même à connaître un peu votre sujet.
Donc, non, là, j'ai tout revu.
Par exemple, quand j'ai fait un film nuage, j'ai vu et revu beaucoup de films.
Mais c'était pour comprendre le langage.
En fait, moi, ce qui m'intéresse, c'est le langage du cinéma.
C'est un truc qui me... Comment dire que je peux creuser sans cesse.
C'est ça qui me...
Bah, qui... Vraiment, c'est le fil...
Oui, exactement.
C'est-à-dire que OSS 117 n'est pas du tout un film sur le cinéma.
Il parle pas du tout de cinéma, mais pour autant,
souvent on me dit, on me le met dans la catégorie des films qui parlent de cinéma.
En fait, c'est parce qu'il y a tout un jeu sur le langage du cinéma de ce genre de film
qu'on peut appeler ça pastige, on peut appeler ça comme on veut,
mais c'est vrai que c'est ce truc-là qui me...
Ouais, j'aimais à creuser, ça, ouais.
Alors, on lisait établir une liste de 50 films.
J'imagine que ce n'est pas un exercice super facile.
Est-ce que cette liste a le droit d'être évolutif
ou est-ce qu'on parle du principe que c'est une liste qui est gravée, plastifiée
et c'est terminé ?
Alors, dans mon cœur, elle est hyper évolutive.
Il se trouve que, comme moi, je fais partie des 10 premiers qui ont été sollicitées.
Ouais, donc on a un peu un passe-droit de temps en temps,
parce qu'en fait, les films de patrimoine,
bah tous les 5 ans, il y a des nouveaux films qui rentrent.
Donc on a le droit, parce qu'en fait, moi, j'ai remis...
Enfin, j'ai mis Happy Hill, Mord dernièrement, ce genre de...
J'ai des petits passe-droits, donc elle évolue,
mais sinon, non, c'est censé être 50 films qui ne sont pas nécessairement...
Enfin, moi, je ne l'ai pas pensé comme les 50 meilleurs films du monde.
C'est les 50 films que j'ai croisés qui, à un moment donné,
m'ont allumé sur un truc.
Et puis après, vous négociez un petit peu,
parce que vous savez très bien que tout le monde va mettre le parrain,
que tout le monde va mettre...
Donc, on se dit, bon, je vais mettre le parrain, de toute façon, ça sera.
Donc, je n'ai pas besoin de faire partie de ce club.
Je mets autre chose qui est un peu plus pointue ou un peu moins connue.
Alors, les critères sont purement cinématographiques,
où il y a aussi une part d'affect dans les films choisisques.
Non, complètement.
Moi, je l'ai pris de manière complètement dans l'affect.
C'est-à-dire, j'ai mis la chèvre, par exemple.
Je ne considère pas que la chèvre est un chef-d'oeuvre du cinéma contemporain,
mais pour autant, c'est un film que j'adore
et que c'est complètement affectif.
En fait, moi, je me régale à regarder la chèvre,
sans pour autant...
Voilà, on va faire un film, c'est pas Citizen Ken non plus.
Mais d'ailleurs, la première réunion était assez comique, d'ailleurs,
parce que c'était très, très hauteur.
La première, on était 10, c'était hyper hauteur.
Et ça a commencé...
Et puis, je devais être le huitième.
Et donc, tout le monde était sur des trucs hyper pointus.
Bon...
Et puis, en fait, chacun fait comme il veut, en vrai.
Voilà, mais c'est vrai que moi, j'avais compris, c'est des films...
Ouais, dont vous avez croisé la route, à un moment,
et qui vous ont marqué.
C'est des petits marqueurs, en fait, voilà.
Comme on se fait un petit journal intime, en quelque sorte, un peu.
Oui, en tous les cas, c'est une cinéphilie joyeuse du cœur.
C'est-à-dire, c'est pas une école de cinéma
où on vous dit ce qu'il faut aimer, c'est pas ça.
C'est des films qui, à un moment donné,
pour une raison ou pour une autre, vous les aimez.
Et voilà, ça n'a pas besoin d'être des cheveux.
Il se trouve que dans le lot, maintenant, il y a 2500 films,
le nombre de cheveux est assez conséquent sur la plateforme.
Et c'est bien normal, et c'est super.
Et c'est pas par hasard que ce sont des cheveux,
mais il y a de tout, en fait, il y a vraiment...
C'est pareil, mon apique Gilmore, c'est un film que j'adore absolument.
Je ne ferai pas un cheveu.
Enfin, je ne le mettrai pas dans la catégorie.
Oui, ce n'est pas... C'est pas les sets samurai non plus, quoi.
On explore tous ces films.
Dans un instant, juste avant, on écoute ton deuxième choix,
l'occurrence Algrine, What a Wonderful Thing ?
Algrine pour... Parce que pourquoi pas, comme Rosalia ?
Mais Algrine, oui, toujours Algrine, oui.
Le score sur Radio Nova.
Toujours en compagnie de Michel Azanavisius,
on écoutait Delasso, The Magic Number,
et on parle aujourd'hui des 10 ans de la cinétexte,
soit cette merveilleuse plateforme de streaming
sur laquelle on peut découvrir les choix,
les 50 films choisis par, justement, ceux qui font le cinéma.
Moi, je dois dire qu'au-delà du plaisir de voir des films,
je peux passer des heures à guiquer sur la plateforme
pour voir qui recommande qui, qui recommande quoi,
qui, elle est même goût que qui.
Est-ce que tu t'es amusée, elle est balladée
pour confronter les points communs ?
Oui, oui, dès qu'on regarde la film, c'est marrant de dire,
ah, tiens, on est ensemble sur celui-là et tout ça.
Ça, c'est assez marrant.
Mais il y a plein de trucs qui sont assez marrants.
Par exemple, c'est tout con, mais vous voyez,
les films qui ont été faits la même année
que celui que vous avez choisi.
Et tout d'un coup, vous vous rendez compte qu'un film
est hyper en avance sur ce qui se fait à l'époque,
ou au contraire, vous vous dites, tiens, c'est marrant.
Au même moment, il y avait ça, mais il y a ça.
Il y a les films du même réalisateur, évidemment.
Et il y a les films avec les mêmes acteurs.
Donc, il y a plein d'entrées comme ça.
Et en fait, ça permet vraiment,
je parle tout à l'heure d'une cinéphilie joyeuse,
c'est vraiment, c'est un truc que vous faites penser à un autre
qui vous amène à autre chose, qui vous fait...
Et c'est hyper joyeux, en fait.
Ça peut être dans les goûts d'un réalisateur à travers sa liste.
Ça peut être un acteur que vous découvrez.
Voilà, ça peut être le réalisateur, ça peut être l'année.
Enfin, c'est hyper...
Ça me rappelle...
Enfin, pour moi, le plus beau et le plus joyeux des cinéphiles,
c'était Tavernier, Bère 30, l'année.
Quand il vous parle de cinéma, franchement,
c'était patience, c'était hyper joyeux.
Et c'était jamais, jamais, jamais,
professeurale ou...
C'était tout le temps, ah mais ça, ça me rappelle une scène de tel OST.
Ah, ok, c'était génial.
Et c'est un peu que ça, en fait, la cinéthèque.
Il y a un truc qui est très ludique, très joyeux.
Alors, quand on est réalisateur,
est-ce qu'on va voir qui de ses pères recommande ses propres films ?
Oui.
Moi, je sais.
Oui, mais de manière honteuse, enfin...
Bah, Cédric Lapiche, qui recommande O.S.S. et des artistes.
Il y a Nabil Ayouche aussi, je crois, sur des artistes.
Ah, bah si c'est pas.
Oui, oui, les deux films sont...
Bah, j'allais voir, je suis extrêmement curieuse, évidemment.
Je ne suis qu'une petite fille.
J'ai évidemment aussi cherché dans ta liste des motifs récurrents.
Il y a deux réalisateurs qui reviennent trois fois.
Il y a Hittor et Scola, d'un côté.
Nous, nous sommes tant aimés,
drames de la jalousie, les nouveaux monstres.
Et il y a Robert Zemechis,
mais pour une raison qui est très particulière,
c'est que t'as choisi une trilogie,
l'occurrence, le tour vers le futur.
Mais c'est marrant, je trouve que du coup,
ça donne une diagonale très intéressante.
Mais le cinéma italien revient beaucoup dans tes choix.
Le cinéma italien,
c'est vraiment, je trouve que le cinéma italien
de l'immédiat-préguerre jusqu'à les années 70,
il y a le mouvement est dingue, la concentration de talent.
Et ça part vraiment du néo-réalisme,
un truc hyper premier degré, très haut.
Comment dire, hyper en place sur la trilucide,
sur la société, sur ce qu'est l'Italie,
poste Mussolini au sort-titel de la guerre, etc.
Et puis ça bouge vers une espèce de sens de la comédie,
ça prend un peu de distance,
ça raconte ça d'une manière différente, etc.
Il y a un film que j'ai pas mis dans ma liste,
mais qui est sur la cinétèque, qui est une vie difficile.
Et dont le film que tu viens de citer,
nous nous sommes tant témés,
il était un peu une réponse comme ça.
Il y a vraiment des croisements à faire qui sont hyper bien.
Ouais, moi je suis très très très fan.
Cette cinématographie italienne de la pré-guerre jusqu'aux années 70,
c'est pour moi peut-être la meilleure de tout ce qui s'est fait.
Et dans un registre donc très différent,
la trilogée Retour vers le futur de Zemeckis.
Sur le premier, tu es suivi par Céline Siyama et Ryusuke Yamaguchi.
Par contre, t'es solo à recommander le 2 et le 3.
Il faut vraiment les voir.
Non mais le 2, alors déjà le 2 franchement, c'est Trump.
Je joue réellement, mais grave, c'est Biff qui a pris le pouvoir.
C'est Trump à mort, le truc est hyper visionnaire.
Et le 3 que j'avais pas trop aimé à la sortie,
parce que je veux dire, machin ou esternes et tout ça, machin.
En fait, c'est un miracle d'écriture, cette trilogie.
C'est fou, comme tout tout tout rentre dans l'ordre.
C'est miraculeux, vraiment, c'est un shadow d'écriture.
Et puis, non, j'adore ces films-là.
Quand je dis qu'on peut passer des heures à aller chercher des détails,
parce que je suis allée tout compter,
donc dans ce qu'arrives juste en dessous,
ce qu'on droit à 2 recommandations de Michel Azanavisius,
il y a sauter, il y a Wilder et Spielberg.
Et Spielberg, ce qui est très surprenant,
c'est que tu choisis un Indiana Jones,
mais que l'autre film que tu choisis, c'est Arrête-moi si tu peux,
qui n'est pas forcément le plus évident chez les fans de Spielberg.
Eh ben, tant pis pour eux.
Il y a Xavier Dolan qui te suit sur ce dossier.
Ah, quand même, c'est pas mal.
Alors, j'ai fait tous les croisements.
Non, moi, j'adore, j'adore, Arrête-moi si tu peux.
Ouais, je trouve que de toute façon,
je trouve que c'est là où Spielberg est pour moi le meilleur.
Il est bon partout.
Mais je trouve que quand il fait du divertissement enlevé,
comme ça, enfin, en gros, la veine Indiana Jones,
je trouve qu'il y a...
Ouais, pareil, c'est joyeux, c'est lumineux.
Et dans les catégories des films joyeux,
tu recommandes un jour sans fin d'Arrête-Misius.
Et là, je crois que c'est le film sur lequel
tu as le plus de points de croisement avec tes pères.
C'est l'Henshiyama Bruno Podali d'Asgium Niklou,
Joana Astruoba, Alexandre Astier.
Ah oui, j'ai pas de gros hits.
Si, je crois qu'il y a un Scorsese.
Non, je suis pas un Scorsese.
Julien Lyon, ou il y a un plus patrimonial, on va dire,
sur lequel il y a plus de points de croisement.
Mais sur des films comme ça un peu pop et un peu joyeux.
Euh...
Ouais, c'est...
Maintenant, après, si j'ai pas mis le parrain, par exemple.
Ouais, donc si je mettais le parrain, je faisais un strike.
Ouais, c'est fin.
On joue à avoir le plus de points de croisement avec tes pères.
Ouais, voilà, exactement.
Non, là, de quel film on parlait, là ?
Je parlais un jour sans fin.
Oui, mais un jour sans fin, pareil.
C'est merveilleux, merveilleux, des crétures de la boucle temporelle.
D'ailleurs, il y a deux autres films un peu en boucle temporelle qui...
Hop, hop, hop, je sais ce que tu vas dire.
Et j'ai choisi quelques extraits après, justement,
des films qui me semblaient les plus étonnants dans cette liste.
Et je pense que dans les boucles temporelles,
il y en a un que j'ai isolé juste après.
Donne-moi les morts.
Ouais, exactement, ouais.
Ça fait une espèce de suspense comme ça, là, c'est le coup.
Mais il y en a un autre avec Tom Cruise, qui est génial.
Edge of Tomorrow.
Ouais, oui, absolument.
Mais il est super.
Je note juste qu'il n'y a pas Alfonso Cuarón dans ta liste.
Bah il pourrait, il n'y a pas Alfonso Cuarón, ouais.
Non, parce que je me semblais avoir entendu dire que tu étais très fan de Cuarón.
J'adore, ouais, bah ouais, j'adore.
Il est dingue, il est dingue.
Il fait...
Oui, le fils de l'homme, c'est fou, graviti, il est très, très fort.
J'ai se mispoilé ce qui va arriver dans la partie suivante en l'occurrence.
J'ai isolé quelques extraits de films que tu as choisi dans ta liste de 50.
Je ne veux pas dire que ça m'a surprise,
mais en tout cas, c'est des films
qu'on ne s'attend pas forcément en temps de reciter à cet endroit-là.
On les découvre dans un instant.
On écoutera aussi David Bowie, ce sera juste après la pub.
Les Scores.
Sur Radio Nova.
Nova.
David Bowie sur Nova Changes et David Bowie dans la playlist de Michel Azanavisius.
Bah, j'ose à peine poser la question de pourquoi lui...
Ah bah alors là...
La réponse est dans les noms, c'est du nom.
Non, mais je me suis rendu compte depuis que Mr. David Bowie est décédé,
qu'en fait, on a tous un rapport hyper intime à David Bowie,
et il a une place à part chez tout le monde.
Après, c'est peut-être un truc de génération, j'en sais rien,
mais c'est pas un artiste comme les autres.
C'est un artiste, je sais pas, qui touche chacun un endroit hyper profond.
Ouais.
Peut-être aussi parce qu'il était comédien et qu'il y a des ponts à un endroit,
non pas nécessairement.
Je crois pas.
Je crois qu'il était surtout hyper beau, hyper talentueux,
hyper intelligent, généreux.
Ouais, non, non, c'est vraiment un mode.
Et puis, curieux, faisant plein de choses extrêmement différentes,
et poussant toutes les modes, les transcendants, transgenres,
bien avant tout le monde.
Non, non, il, je sais pas, il a un truc un peu extraterrestre.
Ouais.
Je l'ai annoncé, j'ai donc isolé quelques extraits de films,
qui figurent dans ceux que tu as choisis pour la cinétèque,
des films dont je dois dire que j'étais un peu surprise de les trouver à cet endroit-là,
mais ça m'a absolument réjoui.
Donc c'est parti.
I like you, and you like me.
Most days.
Every day is different, but basically this is what happens, Lucy.
Amour et amnésie de Peter Siegel avec donc Adam Sandler et Drew Barrymore.
Je m'auto-balance en mettant ce petit extrait,
que donc l'extrait où Adam Sandler fait une cassette à Drew Barrymore
qui perd la mémoire chaque jour de ce qui s'est passé.
Il lui donne une cassette pour qu'elle se rappelle au réveil qu'il l'aime, etc.
J'ai pleuré en regardant cet extrait, donc voilà.
Mais le film est hyper touchant, très drôle.
Ouais, ouais, c'est un des très bons Adam Sandler.
Moi j'aime pratiquement tout, il y en a quelques-uns.
Mais j'ai beaucoup, beaucoup vu.
Je suis gros, gros fan d'Adam Sandler, je suis là et c'est merveille.
Mais c'était pas...
Pour le coup, tu es le seul à citer à moi.
Oui, mais c'est pas grave, j'assume complètement.
Le film, c'est vraiment des films...
La première fois que j'ai découvert Adam Sandler,
il y a un peu moins de 30 ans, et c'était à Piggy le Mord.
Et je me souviens avoir dit à ma compagne de l'époque
que j'adorerais faire un film comme ça un jour.
Et elle m'a regardé avec des grands yeux, genre,
de quoi on parle.
Et en fait, non, mais il y a un charme, ce type, un charme dingue.
Et en fait, c'est important au cinéma.
Il y a un truc, enfin, c'est important pour tous les films.
En tout cas, ça me plaît.
Extrès suivant.
Les oigres sont comme les oignons.
Il chela ?
Non.
Il pique les yeux ?
Non.
Ah, ils se font sauter.
On les couche sur une pâte brisée et on enfourne la pisse à la dière ?
Non.
Ils ont des couches.
Oignons, avoir, couche.
Oigres, avoir, couche, comme oignons, avoir, couche.
Un oigre qui a donc la voix d'Alain Chabat,
très réalisé par Andrew Adamson et Vicky Jensen.
Pareil, quand c'est arrivé, grosse baffe,
enfin, ouais, nouveau, bien.
C'est comme quand Indiana Jones s'est arrivé d'une certaine mère.
C'est des films, ça ouvre un truc.
On se dit, ah ouais, c'est cool, super.
Donc, ouais, je serais avec, bien sûr.
Dans un registre très, mais alors vraiment très différent,
je vous laisse écouter ce qu'il suit.
Puisque vous connaissez la maison de Dino,
je ne vous apprendrai rien, vous connaissez la devise,
qualité, solidité, imperméabilité.
Et en plus, la maison, cette année,
a fait un très, très gros effort,
tant au point de vue des modèles qu'au point de vue des coloris.
Nous avons renouvelé toute la collection
et sans majoration du prix de vente.
Lausée.
Les galettes de Ponte-Aven de Joël Seria.
Ouais.
Ben oui, Joël Seria, il y a un esprit
comment ce type a fait un...
Il a trouvé en Jean-Pierre Marielle
le type parfait pour faire ça,
mais il a fait un pas de côté
pour regarder la France de son époque,
de manière à la fois marrante,
touchante, critique.
Il était vraiment la bonne place.
Il y a un truc, enfin, cette description
du...
je vais dire du français, c'est un peu con,
mais c'est un peu ça quand même.
Ouais, c'est une espèce de parangon
un peu ridicule du français.
Jean-Pierre Marielle se régale
là-dedans. Il y a un côté un petit peu
film italien dans le sens où...
à la française, mais dans le sens
où des films italiens, comment...
racontent toujours l'Italie et les Italiens.
Ouais.
Et c'est ce que fait Joël Seria aussi.
Et enfin, dernier extrait.
La fille est amoureuse, papa.
Pourquoi n'a-t-elle pas de drink
quand tu viens?
Je ne peux pas.
Nos plus belles années de ciné-polac.
Ouais.
Je dois te dire, un mélot.
Ah, plus un mélot, ouais.
C'est un film que j'ai vu plein de fois
qu'on regardait régulièrement.
On le regarde moins maintenant,
mais on le regardait régulièrement avec
Bérénice.
Ouais, c'est...
un mélot
que j'assume complètement.
Je trouve que c'est une...
Barbara Streisand est super.
En femme...
En fait, lui, il est très beau.
Elle est...
peut-être un peu moins.
Mais...
Mais on le voit qu'elle.
Pardon.
Mais si, c'est vrai.
Parce qu'elle est plus intelligente que lui.
Elle est plus concernée que lui.
Elle est plus d'empathé que lui.
Et en fait, il est un peu...
Il n'est pas fat, mais...
Il n'est pas...
Il n'est pas à la hauteur.
Il n'est pas à sa hauteur.
C'est hyper beau comme histoire.
Donc...
Là aussi, c'est une manière de raconter
un peu une facette de l'Amérique.
Et...
Ouais, c'est un très beau film.
Non, et puis, c'est très plique.
Le Your Girl Is Lovely About...
Parce qu'en fait, c'est une autre femme
avec le petit geste
de remettre les cheveux derrière le...
Elle est impeccable, en fait.
Elle est impériale jusqu'au bout.
Exactement.
Le mellow, c'est un genre
que tu n'as pas encore approché.
Si.
D'une certaine manière.
Alors, lequel de tes films
tu considères comme un mellow ?
Enfin, c'est pas vraiment un mellow,
mais j'ai essayé de faire un mélange
de search.
Ouais.
Que tu n'as pas tout à fait réussi
à prononcer, mais comme tout le monde,
régulièrement,
on dirait The Church.
Oui, oui.
C'est...
Moi, j'ai un problème de toute façon.
Je l'ai remarqué en prononciation.
Après, j'avoue que le titre est pas ouf.
Mais...
The Search.
Ouais, bah oui.
Pour nous, français, c'est chiant.
Euh...
C'est un peu un mélange,
on a un truc qui est très...
document...
Ouais.
Pas documentaire, mais pseudo.
Et enfin, en tous les cas,
très cru.
Très premier degré
et une histoire un peu
mélodramatique
de gens qui se cherchent, etc.
Et voilà, il me semblait
que c'était le mélange
du film original,
parce que c'est un...
Un remake, oui.
Un film de Fred Zinman.
Et voilà, donc j'ai essayé
de faire ce truc-là.
Je dirais que c'est...
il y avait un petit aspect
un peu mélodramatique.
Ouais.
Mais jamais, pour l'instant,
de mélos purs, de...
d'histoire d'amour...
Asseyez-vous.
Je vais vous...
je vais vous faire pleurer.
Genre Douglas Circle.
Non.
Non, je crois que c'est pas
trop mon...
Pour le coup, c'est pas...
Ouais.
Bon, peut-être que ça va
venir, j'en sais rien, mais...
C'est jamais.
Ouais.
Pour l'instant, je suis pas
là-dedans, ouais.
On poursuit en musique
Ah, cool.
Ah ben, j'aurais pu le mettre
dans ma liste.
Eh ben, je l'ai mis.
C'est un des plus beaux concerts
que j'ai vus de ma vie.
C'est vrai?
Ouais.
C'était ça, le...
Play Elge.
Il jouait avec un orchestre
symphonique.
C'était sublime.
Le score
avec Charlene Roux.
What a life
dans la playlist
de Michel Azanavisius?
Est-ce purement pour la chanson
ou est-ce parce que
dans ton esprit,
tu vois Mass Mikkelsen
en train de danser
à la fin de Drunk?
Les deux.
Ouais.
Mais la musique est...
aussi pour la chanson.
Ouais.
C'est un film qui t'a marqué?
Oui, oui.
Très beau film
et puis lui,
enfin tout, tout...
J'aime beaucoup Thomas Winterberg.
Ouais.
Ouais.
Je trouve ça un petit peu
qui a de la classe, quoi.
Comme son comédien.
Je suis assez d'accord.
Exactement.
Je voudrais qu'on revienne
si tu le veux bien
sur le dernier film
qu'on a pu voir
signé Michel Azanavisius.
On écoute un petit bout
de bande-annonce.
Il était une fois
dans un grand bois
un pauvre bûcheron
et une pauvre bûcheronne.
Le froid,
la fin,
la misère,
le rendait la vie bien difficile.
Et puis,
un jour...
Déjà, la voix de Jean-Louis Trentignant,
personne peut dire non.
En narrateur
de la plus précieuse
des marchandises d'après un compte,
lui signé Jean-Claude Grimberg,
comment est-ce qu'on se lance
dans ce genre d'aventure?
Euh...
Faut pas réfléchir, je pense.
Ouais.
De tout ça,
tous les films,
il faut quand même
une bonne dose d'insouciance
pour y aller
parce que, à chaque fois,
c'est quand même...
C'est pas simple, quoi.
Ouais.
Et...
Donc voilà.
Là, je suis content
parce qu'on a entendu
quand même
les deux plus belles voix
du cinéma français,
Jean-Pierre Marielle
et Trentignant.
Là aussi, c'est un strike.
C'est cool.
Ouais.
En fait,
moi, je me suis pensé
là-dedans un peu
en me trompant d'ailleurs
parce que je pensais
qu'un co-réalisateur
qui s'occuperait un petit peu
de toute la partie animation,
voilà.
Et en fait,
ça s'est pas fait comme ça.
Je...
Finalement, j'ai assumé
ce truc-là
et ça m'a pris...
Ça m'a pris cinq années
à...
à diriger les équipes
et à dessiner moi-même.
Ouais.
Donc c'était
des très, très, très grosses journées.
Ouais.
Mais tu dis,
pour se lancer dans un film,
il faut une forme d'insouciance,
quel que soit le sujet?
Oui.
Quel que soit le sujet.
Ouais.
Parce que...
Parce qu'à chaque fois,
quand on regarde un peu en arrière,
on se dit...
C'était quand même...
C'était gros, quoi.
Ouais.
Ouais.
Oui, c'est une grosse...
Ouais.
Enfin, je sais pas.
C'est beaucoup de boulot.
C'est beaucoup de...
Vous vous remplissez la tête
de milliards de trucs et tout.
Après,
je me plains pas du tout.
J'adore ça.
Mais c'est vrai que pour se lancer,
il faut pas trop,
trop réfléchir
parce qu'il y a...
Il y a huit mille
occasions de se planter par jour.
Et donc voilà.
Donc quand on se plante,
c'est pas agréable.
Donc...
Ouais.
Il faut être insouciant.
Oui, bien sûr.
En l'occurrence, là,
je parle d'un conte pour raconter
ce qui, par essence,
est difficilement racontable.
Et là,
encore une fois,
je peux parler d'un film
qui réfléchit sur le cinéma,
sur l'image,
sur ce qu'on montre
et sur ce qu'on peut pas montrer.
Oui.
Dans le sens où...
Ouais.
Bah c'est un peu un...
Comment dire...
C'est une question un peu récurrente
de...
Comment le cinéma peut raconter
ou montrer
ou suggérer
ce qu'on appelle l'indicible.
Donc,
l'écran de concentration
est l'exemple peut-être
le plus marquant
ou celui qui est le plus
reconnaissable.
Mais je crois que c'est vrai
pour plein d'autres moments
de l'histoire ou événements.
Voilà.
En l'occurrence,
pour ce qui est
d'écran d'extermination,
enfin,
du génocide juif,
il se trouve que
la disparition
des derniers survivants
marque un peu
la fin de l'ère
du témoignage direct.
Donc,
le passage
peut-être l'entrée
de la fiction
dans la narration
de cette histoire-là
et dans la transmission
de cette histoire-là.
Et forcément,
ça pose plein de questions
pour ceux
qui commencent
à s'y mettre,
à s'y coller.
Mais on voit arriver
quelques films
et tous les films,
je trouve,
sont faits quand même
avec beaucoup de...
beaucoup de...
de sérieux je dirais
ou en tous les cas,
beaucoup de soins.
J'ai pas...
J'ai pas vu de films
sur le truc,
ah, vas-y, on va faire ça et tout.
Il n'y a pas de...
Ouais, c'est fait
avec beaucoup de responsabilité.
Donc, j'ai essayé aussi
de faire...
pareil, je veux dire.
Enfin, voilà.
La plus précieuse
des marchandises,
c'est actuellement disponible
sur Canal Plus,
je le précise.
Et quand un film
a mobilisé
autant d'énergie,
de temps,
on fait quoi après ?
Bah, on passe
à vous pour le suivant.
C'est la troisième main ?
Oui, exactement.
Oui, oui, la troisième main.
Là, je marque un silence,
c'est libre à toi de...
Oui, oui, la troisième main,
qui est en train de pré-préparer,
de financer,
c'est...
c'est l'adaptation
d'un livre de Arthur Dreyfus.
Et voilà, c'est l'histoire d'un...
c'est un film de genre,
un film fantastique,
qui commence
pendant la guerre de XIV
et qui se déploie
dans les années 20
et voilà,
qui va être compliquée à faire,
mais...
qui est déjà un peu
compliqué à financer,
mais on va y arriver.
Il sera compliqué à faire,
mais encore une fois,
j'y vais avec...
cette insouciance.
Alors après, si je pose la question
dans l'autre sens,
lequel de tes films
n'a pas été compliqué à faire
en réalité ?
À chaque fois,
parce qu'il faut les remettre
à chaque fois aussi,
en perspective
du moment où ils ont été faits,
enfin, j'imagine
qu'aucun a dû être très évident
à monter.
Quand on va avoir des producteurs,
on va faire un film
sur la période du muet.
Vraiment, vous inquiétez pas,
ça va...
Oui, c'était pas si...
Non, je dirais quand même
que les OSS,
le deuxième était peut-être
plus simple, je sais pas.
Non, mais ils sont pas
simples à faire.
Non, bien sûr.
Non, aucun n'était
simple à faire,
mais c'était pas non plus...
Moi, franchement,
j'ai été tellement gâté
par ce métier,
par les financiers de ce métier.
Je suis vraiment pas
la bonne personne
pour dire que ça,
c'est compliqué,
parce que, justement,
les films que j'ai fait,
on m'a laissé les faire.
Donc,
on m'a laissé faire un film
sur la Chechenie,
hyper cher,
sans vedette,
avec un petit gamin.
On m'a laissé faire un film
sur le Godard,
sur un film muet.
Honnêtement,
j'ai été trop gâté.
Donc, je...
Non, c'est pas moi
qui vais me plaindre.
En tout cas, la troisième main,
on a hâte, déjà.
Moi, j'ai hâte
de le faire.
Je vais revenir pour repartir.
Oui, oui, j'ai hâte
de le faire.
Tu as aimé la manière
dont je me suis lamentablement panée
sur la prononciation de
Médecin.
Mais tu vas voir
comme ça va être terrible
sur le titre de Carol G
que tu as choisi.
Ce qu'on va faire,
c'est qu'on va l'écouter
puis je vais te laisser
le désannoncer.
Ça me semble beaucoup plus prudent.
Ce sera juste après la pub.
Toujours en compagnie
de Michelle Asanave-Iscis,
on écoute Carol G
c'est ton choix.
Je te laisse donc
désannoncer le titre.
Si un test
t'es ouvert à Siido.
Ouais.
Ok.
C'est vraiment beaucoup,
beaucoup...
beaucoup mieux.
C'est la partie de l'émission
que je vais faire appel
Il n'y a pas de mauvaises réponses et je n'ai pas le droit de juger les dites réponses.
Ok.
C'est faux, je le fais toujours un peu.
Est-ce que tu es prêt ?
Non, mais vas-y.
Mais allons-y.
Quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfant, soit en tout cas la tienne ?
Wow.
Bobi La Pointe, je dirais Takati Takité par exemple, ou La Maman des poissons peut-être.
Ok.
La chanson de ton adolescence ?
Hum, je ne sais pas, un truc de quitte créole je dirais peut-être, ou ouais je dirais quitte
créole.
Ok.
Un dococonut.
Evidemment.
Ton hit de karaoké ?
Je ne suis pas du tout karaoké.
Alors si tu devais, avec un peu d'ambition ?
Si je devais, je ferais un truc un peu, genre vraiment tristos, pathétique, je prendrais
du Léonar Cohen, ouais, Léonar Cohen, un truc que tu peux chanter faux et les
gens se disent, oh putain c'est beau.
Il y a tellement d'émotions.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Ça marche.
C'est un embrisé.
C'est une très bonne idée.
Le titre quitte propulse immédiatement sur la piste de danse ?
Si un test est ou bien la connoisse d'eau.
Ok.
Et le titre quitte en fait immédiatement sortir ?
Je ne sais pas, Anne Sylvester.
Je sais d'imaginer quelqu'un qui en essaye de lancer une culolou ou une choré
sur Anne Sylvester.
Effectivement c'est judicieux.
Ta chanson de comédie musicale préférée ?
Je ne sais pas, dernièrement j'ai quand même beaucoup aimé la chanson
de La La Land.
Ouais.
Et je trouve que, voilà, mais sinon, bon, quand même, dans les classiques,
je ne sais pas, ouais, c'est la historie, un truc comme ça, ouais.
Ouais.
Et enfin, catégorie pénible, voire très pénible, la chanson dont tu es un mal de
chien de débarrasser une fois que tu l'as en tête.
Il y en a plein qui sont comme des chewing-gum qui s'attachent à la goddess.
Je ne sais pas, le pire du pire du pire, ça va être méchant, mais je dirais
les corons de Pierre Bachelet.
Ah oui !
Ouais, parce que ça c'est, ouais, j'ai dit ça, c'est ce qui me vient.
Ouais.
Mais là, pour le coup, je devais vraiment avoir ça dans la tête toute la soirée.
Honneur.
Ah non.
Ça y est, je me déteste.
Merci beaucoup, Michela Zanavisius, d'être passée par ce studio.
Je rappelle donc que la cinétaque fête sept dix ans
et pour tous ceux qui le peuvent, vraiment allez faire un tour.
Abonnez-vous si vous pouvez.
Enfin, il y a une sélection absolument géniale.
En fait, on peut s'abonner au mois ou à l'année.
Exactement.
On peut aller juste prendre un film, etc.
Mais c'est vraiment une bijouterie du cinéma, vraiment.
Ouais, c'est trop chouette.
Ouais, franchement, c'est pas mal de gens, quand on commence, en fait, on évite accro.
Non, non, mais je ne mens pas qu'on se dit que moi je peux passer des heures
à geeker pour aller voir qui, quoi, comment, quel détail qui est en commentaire.
En fait, c'est que de la bonne cam.
C'est que des bons films.
C'est que des films qui, à un moment donné, comment dire,
ouais, vous allume, on n'est pas obligé de tout aimer,
mais il y a vraiment un paquet de très, très, très bons trucs.
Une super belle sélection.
Dans un instant, on a rendez-vous avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte avec le dernier titre choisi par Michel Azanavisius.
Ça va encore être une tanasse pour moi.
Raouw, allez rendre au ?
Oui, bien sûr.
Raouw, allez rendre au.
Je n'ai pas une dedans.
Mais vraiment pas une dedans.
Merci encore d'être passée par le score.
Tout comme elle, c'est pas comme ça.
Oui, ben non, mais j'y arriverai pas.
Je suis désespérée, désespérante.
C'est pour mon fils, Socrates.
Sur Radio Nova.
À retrouver en podcast sur nova.fr.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Le score du bon son de la conversation sur Radio Nova avec Charline Roux.
Et bienvenue dans le score !
Au programme du jour de la musique et d'excellentes prescriptions signées
puisque ce sont celles d'un réalisateur que j'adore, Michel Azanavisius.
On parle des 10 ans de la cinétèque, une plateforme dont les curateurs et curatrices
sont celles et ceux qui font des films et on en parle juste après l'actu du jour.
Le score, l'actu du jour.
Et pour assurer la dite, actu du jour, place à l'as-des-as de la rédac, malo le fur, bonjour.
Hello Charline, comment ça va ?
Ça va très bien et toi ?
Ça va super.
De quoi est-ce que tu nous parles aujourd'hui ?
Aujourd'hui on est le 1er décembre et c'est la journée mondiale de lutte contre le Sida.
Et pour cette date j'avais envie de parler d'un livre qui sert le coeur mais qui l'ouvre très grand aussi.
Ce livre il s'appelle Blanche et c'est un roman graphique de Mayel Réha publié chez Gléna.
Blanche c'est le prénom de la mère de Mayel.
Elle a 58 ans, aide soignante en psychiatrie, divorcée, trois enfants
et un appartement rempli de plus de 200 petites anches blancs, des petites figurines
comme des petites hautes aimes qui remplissent toute sa maison de symbole, de protection
en attendant d'apprendre à se protéger elle-même parce que Blanche elle avait qu'une autre vie,
une adolescence cabossée, les années 80, Freddie Mercury dans les radios,
l'envie de fuir la maison, les premières sereins aussi
et puisqu'on appelait encore le cancer gay à l'époque, le VIH,
à 19 ans elle fait partie des premières femmes contaminées en France.
Et c'est ce que raconte toute la BD, les 14 comprimés par jour,
les médecins qui posent la question la plus intrusive du monde.
Et vous, comment l'avez-vous attrapé ?
Le poids de la honte, les questions sans réponse, le silence qu'on s'impose.
Mais ce romant graphique Blanche, c'est aussi la reconstruction, les années acteux,
les premières scies d'action, un mariage, des études qu'elles mènent jusqu'au bout
et une grossesse vécue comme un défi absolu, comment donner la vie sans transmettre le virus.
Sa fille, Mayel Réha, la dessinatrice du romant graphique donc,
nait le 1er décembre 2000.
Oui, le jour de la lutte contre le sida, vous pouvez difficilement faire plus symbolique.
Alors en ce 1er décembre, si vous avez une chose à lire,
je vous conseille de lire ce beau romant graphique Blanche.
C'est édité chez Gléna donc.
Exactement.
Et ben je suis le conseil.
Merci beaucoup Malo Le Fur, parce que oui je décline ton nom et ton prénom,
je sais pas que je m'adresse à toi.
Je trouve ça beaucoup plus chic.
Comme ça les gens me reconnaissent.
Exactement.
Juste après Fatou Matadiahouara et Damona Le Barne,
on retrouve Michel Azanavisus en attendant des coups de Tensera.
Le score, 18h30, 20h, Charline Roux sur Radio Nova.
Que vous dire de mon invité ?
Peut-être déjà que bon nombre de répliques entendues dans ces films
sont partis de mon langage courant.
J'aime pas trop les voleurs et les fils de putes.
Alors d'une part parce que c'est vrai,
mais aussi parce que la classe américaine a été une révélation.
Autant qu'une hallucination, on pouvait donc faire des films
à partir d'autres films et même que ça donnait une création originale.
Oh il te resombie, je vais tous vous ouvrir le cul !
Alors oui ça d'une part parce que j'ai quelques petits soucis d'hanger management,
mais aussi parce que Coupé a été une révélation,
autant qu'une hallucination, on pouvait donc faire un remake
d'un film métal sur le cinéma Zin Zin Drull,
tout en déclarant sa flamme au plateau de tournage.
Comment pas ce qui s'est passé, évidemment c'est un arc de bébé.
Alors là c'est vraiment pour aucune autre raison,
si ce n'est le plaisir infini de découvrir sur grand écran
que la connerie abyssal d'un seul homme
pouvait donner un chef d'œuvre de comédie au SS 117 et son matricule
et en disant ça je ne couvre qu'une infime partie de la filmographie de mon invité.
Ses amis, ses Oscars pour des artistes sont redoutables,
The Shers, son prince oublié ainsi que son travail sensible
et titanesque sur le film d'animation la plus précieuse des marchandises.
Bonjour Michel, Azana Vissius.
Bonjour Charline.
Alors il y a eu un très gros débat sur pourquoi tu choisis cette réplique d'OSS.
C'est vrai de vrai, je dis à fréquence très régulière.
Forcément c'est un arc de bébé.
En fait j'imagine que ça doit être dit hyper souvent
qu'il y a plusieurs répliques qui sont passées dans le langage courant
et jamais les mêmes.
Euh oui, ben en fait...
Oui, mais quand on me laisse ça,
j'ai beaucoup... Comment est votre blanquette ?
Ouais.
Ça on me le dit pas mal.
Parce que bon, c'est un peu une espèce de truc comme ça.
Mais sinon, oui non, chacun c'est...
Ouais, j'aime bien un arc de bébé, j'aime bien les trucs de...
Enfin c'est un truc, c'est quand on a 6 ans en général qu'on dirait que c'est des trucs de bébé.
Donc j'aime bien, comme adulte aussi.
Ouais, ouais, j'aime bien.
Ok, ça marche.
Au programme du jour du cinéma,
puisqu'on va parler ensemble des 10 ans de la cinétèque,
le site de streaming dont les curatrices et curateurs sont les cinéastes eux-mêmes.
Avant d'en parler, en ligne ou en salle,
c'est quoi le dernier film que tu as regardé ?
Le dernier film que j'ai regardé, c'était en ligne et c'était Dalloway.
Le film de Jan Gosland.
Exactement, que j'ai regardé sur la plateforme des César.
Ah oui, parce que la période approche.
Exactement.
Ouais.
Tu consommes beaucoup de films de manière régulière ?
Non, pas tant que ça en fait.
Non, pas tant que ça, j'essaye de montrer des films à mes gamins
et puis on le regarde avec Bernice, mais c'est pas...
C'est pas de temps que ça, quoi.
On n'a pas de temps de temps que ça, en fait.
On regarde pas de série, par exemple.
Et non.
Ça, alors ?
Ouais, très, très, très, ben...
Mais on n'a pas le temps, en fait.
Oui, oui, j'imagine, c'est terriblement chronophage.
Exactement.
Mais on passe beaucoup de temps ensemble avec Bernice, on parle, on fait des trucs et tout ça, donc...
Bernice, c'est en Bernice Bejo, la comédienne, je précise pour ceux qui...
La comédienne, en trop, effectivement, ouais.
Non, mais on vit ensemble depuis longtemps.
Et donc, c'est vrai qu'être côte à côte devant une série, c'est pas ouf, quoi.
Donc on le fait de temps en temps, mais ce n'est pas mes plus beaux souvenirs avec elle.
Ouais, mais est-ce que c'est facile de regarder,
alors que ce soit une série ou un film, en enlevant tout au regard professionnel ?
Quand c'est bien, ouais, clairement.
Bah, quand... Oui, oui, oui.
Quand je... Moi, j'adore me faire avoir, j'adore...
Surtout les comédies, d'ailleurs.
Les comédies, c'est pas du tout un truc.
Moi, je suis une femme d'Adam Sandler, je revois régulièrement et...
Non, non, je ne regarde pas du tout ça en collègues, je regarde ça.
Quand je suis spectateur, je suis spectateur.
Je t'ai demandé, comme à chacun des invités,
de choisir 6 titres dans les playlists de Nova pour démarrer.
On écoute Rosalia, la perla.
On en parle juste après.
Le score, jusqu'à 20 heures, sur Radio Nova.
Rosalia sur Nova est dans la playlist de Michel Anavisius.
Pourquoi ce titre-là, la perla ?
Et pourquoi Rosalia ?
Et pourquoi pas ?
Non, mais... Une bonne réponse.
Mais parce qu'elle est...
Elle est super, ouais, ouais, elle est super.
Plus j'adore cet album, ce morceau, les arrangements.
Oui.
Alors, Bernice, qui parle très bien espagnol,
enfin, couramment d'ailleurs,
me dit que les paroles sont hyper bien.
Ça, je crois que c'est l'histoire d'un...
Comment ?
Enfin, le sous-voit de la gueule d'un mec
qui est le champion du monde, des mecs toxiques,
pléboïs et tout ça, c'est bien marrant.
Ouais, ouais.
C'est toujours une bonne idée, moi, je trouve,
d'aider des chansons à ce genre de personnes.
Oui, tout à fait.
Ben moi, je dédié des films, donc ça va.
Il y a une question utuelle dans cette émission.
Je te la soumets, quelle place prend la musique
dans ta vie de tous les jours ?
À quoi est-ce qu'elle te sert ?
Alors, elle me sert, je sais pas à quoi elle me sert,
parce qu'il y a un côté, c'est trop, comment dire,
c'est trop capitaliste comme question, je sais pas quoi,
ça ne me sert.
Mais je me suis.
Non, mais en tous les cas, j'écoute beaucoup de musique.
J'écoute beaucoup de musique.
Des fois, sans doute, pour remplir une espèce de vie,
sûrement, donc ça, c'est pas très glorieux.
Mais sinon, j'écoute de la musique,
par exemple, pour écrire beaucoup,
j'écoute de la musique pour dessiner beaucoup,
parce que ça me met un peu dans une bulle,
ça coupe un peu.
Et puis, ça vous évoque plein de choses.
Donc, de plus en plus, j'aime bien écouter des albums maintenant,
moins en random de trucs et tout ça.
Et puis, quand on écrit,
ça vous met vraiment dans un mood.
Donc voilà, après, je vous dis,
alors à la fois, ça me sert à rien,
mais je sais que si je n'écoutais pas de musique,
je serais sans doute pas bien.
Et puis, il y a des endroits,
la musique dans les restos, ça me soûle un peu.
Ouais, en fait,
des fois, la musique, elle n'est pas, je sais pas, adaptée.
Mais ça empêche d'être présent dans le moment, en fait.
Je sais pas comment le dire.
Ça marche quand on est dans une bulle,
ça marche moins bien dans le collectif,
sauf si l'activité, c'est danser ou...
Exactement.
Mais en fait, c'est un truc obligé des restos.
Puis, je sais pas, le son des restos, c'est agréable, en plus.
Il existe plus quoi, ce son.
Laissez-nous écouter le bruit de nos fourchettes.
Ce sera donc la conclusion de cette partie.
Ouais, un petit roue, de temps en temps, un petit...
Voilà, c'est ça la vie.
Dans un instant, on parle de la cinétèque,
on écoutera aussi Prince,
ça sera juste après la pub.
J'ai choisi Prince pour Michel Azanavisius,
parce qu'il semble me souvenir
de l'avoir déjà entendu citer dans des playlist musicales.
Sur moi ?
Non, peut-être que je me suis fourvoyé totalement
parce qu'il faut vraiment pas hésiter le dire.
Non, non, non, pas du tout.
Fan de Prince, là, vous m'avez...
Enfin, tu m'as demandé, pardon,
cinq ou six titres, mais j'ai fait à la voler comme ça,
mais j'aurais tout à fait pu mettre Prince, bien sûr.
Le problème des listes, c'est que c'est une énorme soustraction.
C'est pas comme si on aimait cinq trucs.
Donc, bon, voilà, il y a pas...
C'était d'ailleurs le problème que j'ai eu à la cinétèque.
Je vais dire, le problème des listes.
Mais...
On va y arriver.
Cinquante films à sortir, c'est...
Comment dire, c'est un crève cœur.
Ouais, et je réexplique le principe
pour ceux qui ne seraient pas abonnés, c'est un temps.
La cinétèque, c'est née il y a dix ans
à l'initiative de Pascal Ferrand, Cédric Lapiche
et du regretté Laurent Cantet,
c'est du producteur Alain Roquin.
L'idée, c'est de rendre accessible sur Internet
des films qui ne seraient pas forcément visibles autrement.
Et c'est son dessinéaste du monde entier
qui livre leurs cinquante films de Chevet.
Donc, tu en fais partie.
Mais avant de parler de cette liste,
tes passeurs à toi, ça a été qui ?
Certes, ta cinéphilie, elle est née comment ?
Déjà de mon quartier, parce que j'étais...
Moi, je suis parisien, j'habitais pas loin des Grands Boulevards
et pas loin d'une salle d'arrêt essai
qui s'appelait l'Action La Faillée.
Donc, j'avais à la fois...
Ils appelaient ça des festivals.
Enfin, c'était des rétrospectifs comme ça.
Alors, ça pouvait être un vrai Bogart,
Gene Killie, Wardox, voilà, des trucs très patrimoine.
Et puis, les films en première exclusivité,
les Western Spaghetti, les Belles Mondeaux,
les trucs sur les Grands Boulevards,
des comédies, et tout.
Donc, elle est un peu née du quartier.
Mes parents aimaient le cinéma.
Et puis, je crois que c'est à peu près ça.
Et puis, elle est née de mon époque aussi.
Parce que moi, je...
Il n'y avait pas internet quand j'étais gamin.
Il n'y avait même pas de magnétés 2,
ce qu'on appelait, des magnétoscopes.
Non, mais il y avait une presse ciné.
Oui, il y avait une presse cinéma.
Il y avait toujours une, par ailleurs, mais il y avait une presse ciné.
Il y avait, je ne sais pas, Pierre Thierniens,
par exemple, c'était un type qui parait de cinéma à la télévision.
Et donc, c'est né comme ça.
Mais comme on voyait peu de films, les films étaient rares.
Et du coup, je ne sais pas comment ils étaient rares.
Peut-être qu'on les aimait eux différemment, quoi.
Donc, voilà.
C'est vrai que j'ai toujours eu un rapport un peu...
Le cinéma avait un côté un peu sacré, pour moi.
Oui.
Tu pratiques un cinéma qui met parfois en scène le cinéma,
qui réfléchit au cinéma, alors que ce soit coupé
ou le plateau de ciné est un peu envisagé comme une sorte de micro-monde.
Des artistes, OSS, le redoutable, tous les genres, toutes les formes.
Est-ce qu'en période de préparation, de création, tu regardes beaucoup de films ?
Ou est-ce que c'est justement un moment où stop, on arrête ?
Non, par exemple, Le Redoutable,
qui est un film qui met en scène Jean-Luc Godard.
Alors, c'est une fantaisie sur Jean-Luc Godard.
Mais oui, oui, là, je me suis...
C'est-à-dire, si vous prenez Jean-Luc Godard comme sujet pour faire un film,
vous avez intérêt quand même à connaître un peu votre sujet.
Donc, non, là, j'ai tout revu.
Par exemple, quand j'ai fait un film nuage, j'ai vu et revu beaucoup de films.
Mais c'était pour comprendre le langage.
En fait, moi, ce qui m'intéresse, c'est le langage du cinéma.
C'est un truc qui me... Comment dire que je peux creuser sans cesse.
C'est ça qui me...
Bah, qui... Vraiment, c'est le fil...
Oui, exactement.
C'est-à-dire que OSS 117 n'est pas du tout un film sur le cinéma.
Il parle pas du tout de cinéma, mais pour autant,
souvent on me dit, on me le met dans la catégorie des films qui parlent de cinéma.
En fait, c'est parce qu'il y a tout un jeu sur le langage du cinéma de ce genre de film
qu'on peut appeler ça pastige, on peut appeler ça comme on veut,
mais c'est vrai que c'est ce truc-là qui me...
Ouais, j'aimais à creuser, ça, ouais.
Alors, on lisait établir une liste de 50 films.
J'imagine que ce n'est pas un exercice super facile.
Est-ce que cette liste a le droit d'être évolutif
ou est-ce qu'on parle du principe que c'est une liste qui est gravée, plastifiée
et c'est terminé ?
Alors, dans mon cœur, elle est hyper évolutive.
Il se trouve que, comme moi, je fais partie des 10 premiers qui ont été sollicitées.
Ouais, donc on a un peu un passe-droit de temps en temps,
parce qu'en fait, les films de patrimoine,
bah tous les 5 ans, il y a des nouveaux films qui rentrent.
Donc on a le droit, parce qu'en fait, moi, j'ai remis...
Enfin, j'ai mis Happy Hill, Mord dernièrement, ce genre de...
J'ai des petits passe-droits, donc elle évolue,
mais sinon, non, c'est censé être 50 films qui ne sont pas nécessairement...
Enfin, moi, je ne l'ai pas pensé comme les 50 meilleurs films du monde.
C'est les 50 films que j'ai croisés qui, à un moment donné,
m'ont allumé sur un truc.
Et puis après, vous négociez un petit peu,
parce que vous savez très bien que tout le monde va mettre le parrain,
que tout le monde va mettre...
Donc, on se dit, bon, je vais mettre le parrain, de toute façon, ça sera.
Donc, je n'ai pas besoin de faire partie de ce club.
Je mets autre chose qui est un peu plus pointue ou un peu moins connue.
Alors, les critères sont purement cinématographiques,
où il y a aussi une part d'affect dans les films choisisques.
Non, complètement.
Moi, je l'ai pris de manière complètement dans l'affect.
C'est-à-dire, j'ai mis la chèvre, par exemple.
Je ne considère pas que la chèvre est un chef-d'oeuvre du cinéma contemporain,
mais pour autant, c'est un film que j'adore
et que c'est complètement affectif.
En fait, moi, je me régale à regarder la chèvre,
sans pour autant...
Voilà, on va faire un film, c'est pas Citizen Ken non plus.
Mais d'ailleurs, la première réunion était assez comique, d'ailleurs,
parce que c'était très, très hauteur.
La première, on était 10, c'était hyper hauteur.
Et ça a commencé...
Et puis, je devais être le huitième.
Et donc, tout le monde était sur des trucs hyper pointus.
Bon...
Et puis, en fait, chacun fait comme il veut, en vrai.
Voilà, mais c'est vrai que moi, j'avais compris, c'est des films...
Ouais, dont vous avez croisé la route, à un moment,
et qui vous ont marqué.
C'est des petits marqueurs, en fait, voilà.
Comme on se fait un petit journal intime, en quelque sorte, un peu.
Oui, en tous les cas, c'est une cinéphilie joyeuse du cœur.
C'est-à-dire, c'est pas une école de cinéma
où on vous dit ce qu'il faut aimer, c'est pas ça.
C'est des films qui, à un moment donné,
pour une raison ou pour une autre, vous les aimez.
Et voilà, ça n'a pas besoin d'être des cheveux.
Il se trouve que dans le lot, maintenant, il y a 2500 films,
le nombre de cheveux est assez conséquent sur la plateforme.
Et c'est bien normal, et c'est super.
Et c'est pas par hasard que ce sont des cheveux,
mais il y a de tout, en fait, il y a vraiment...
C'est pareil, mon apique Gilmore, c'est un film que j'adore absolument.
Je ne ferai pas un cheveu.
Enfin, je ne le mettrai pas dans la catégorie.
Oui, ce n'est pas... C'est pas les sets samurai non plus, quoi.
On explore tous ces films.
Dans un instant, juste avant, on écoute ton deuxième choix,
l'occurrence Algrine, What a Wonderful Thing ?
Algrine pour... Parce que pourquoi pas, comme Rosalia ?
Mais Algrine, oui, toujours Algrine, oui.
Le score sur Radio Nova.
Toujours en compagnie de Michel Azanavisius,
on écoutait Delasso, The Magic Number,
et on parle aujourd'hui des 10 ans de la cinétexte,
soit cette merveilleuse plateforme de streaming
sur laquelle on peut découvrir les choix,
les 50 films choisis par, justement, ceux qui font le cinéma.
Moi, je dois dire qu'au-delà du plaisir de voir des films,
je peux passer des heures à guiquer sur la plateforme
pour voir qui recommande qui, qui recommande quoi,
qui, elle est même goût que qui.
Est-ce que tu t'es amusée, elle est balladée
pour confronter les points communs ?
Oui, oui, dès qu'on regarde la film, c'est marrant de dire,
ah, tiens, on est ensemble sur celui-là et tout ça.
Ça, c'est assez marrant.
Mais il y a plein de trucs qui sont assez marrants.
Par exemple, c'est tout con, mais vous voyez,
les films qui ont été faits la même année
que celui que vous avez choisi.
Et tout d'un coup, vous vous rendez compte qu'un film
est hyper en avance sur ce qui se fait à l'époque,
ou au contraire, vous vous dites, tiens, c'est marrant.
Au même moment, il y avait ça, mais il y a ça.
Il y a les films du même réalisateur, évidemment.
Et il y a les films avec les mêmes acteurs.
Donc, il y a plein d'entrées comme ça.
Et en fait, ça permet vraiment,
je parle tout à l'heure d'une cinéphilie joyeuse,
c'est vraiment, c'est un truc que vous faites penser à un autre
qui vous amène à autre chose, qui vous fait...
Et c'est hyper joyeux, en fait.
Ça peut être dans les goûts d'un réalisateur à travers sa liste.
Ça peut être un acteur que vous découvrez.
Voilà, ça peut être le réalisateur, ça peut être l'année.
Enfin, c'est hyper...
Ça me rappelle...
Enfin, pour moi, le plus beau et le plus joyeux des cinéphiles,
c'était Tavernier, Bère 30, l'année.
Quand il vous parle de cinéma, franchement,
c'était patience, c'était hyper joyeux.
Et c'était jamais, jamais, jamais,
professeurale ou...
C'était tout le temps, ah mais ça, ça me rappelle une scène de tel OST.
Ah, ok, c'était génial.
Et c'est un peu que ça, en fait, la cinéthèque.
Il y a un truc qui est très ludique, très joyeux.
Alors, quand on est réalisateur,
est-ce qu'on va voir qui de ses pères recommande ses propres films ?
Oui.
Moi, je sais.
Oui, mais de manière honteuse, enfin...
Bah, Cédric Lapiche, qui recommande O.S.S. et des artistes.
Il y a Nabil Ayouche aussi, je crois, sur des artistes.
Ah, bah si c'est pas.
Oui, oui, les deux films sont...
Bah, j'allais voir, je suis extrêmement curieuse, évidemment.
Je ne suis qu'une petite fille.
J'ai évidemment aussi cherché dans ta liste des motifs récurrents.
Il y a deux réalisateurs qui reviennent trois fois.
Il y a Hittor et Scola, d'un côté.
Nous, nous sommes tant aimés,
drames de la jalousie, les nouveaux monstres.
Et il y a Robert Zemechis,
mais pour une raison qui est très particulière,
c'est que t'as choisi une trilogie,
l'occurrence, le tour vers le futur.
Mais c'est marrant, je trouve que du coup,
ça donne une diagonale très intéressante.
Mais le cinéma italien revient beaucoup dans tes choix.
Le cinéma italien,
c'est vraiment, je trouve que le cinéma italien
de l'immédiat-préguerre jusqu'à les années 70,
il y a le mouvement est dingue, la concentration de talent.
Et ça part vraiment du néo-réalisme,
un truc hyper premier degré, très haut.
Comment dire, hyper en place sur la trilucide,
sur la société, sur ce qu'est l'Italie,
poste Mussolini au sort-titel de la guerre, etc.
Et puis ça bouge vers une espèce de sens de la comédie,
ça prend un peu de distance,
ça raconte ça d'une manière différente, etc.
Il y a un film que j'ai pas mis dans ma liste,
mais qui est sur la cinétèque, qui est une vie difficile.
Et dont le film que tu viens de citer,
nous nous sommes tant témés,
il était un peu une réponse comme ça.
Il y a vraiment des croisements à faire qui sont hyper bien.
Ouais, moi je suis très très très fan.
Cette cinématographie italienne de la pré-guerre jusqu'aux années 70,
c'est pour moi peut-être la meilleure de tout ce qui s'est fait.
Et dans un registre donc très différent,
la trilogée Retour vers le futur de Zemeckis.
Sur le premier, tu es suivi par Céline Siyama et Ryusuke Yamaguchi.
Par contre, t'es solo à recommander le 2 et le 3.
Il faut vraiment les voir.
Non mais le 2, alors déjà le 2 franchement, c'est Trump.
Je joue réellement, mais grave, c'est Biff qui a pris le pouvoir.
C'est Trump à mort, le truc est hyper visionnaire.
Et le 3 que j'avais pas trop aimé à la sortie,
parce que je veux dire, machin ou esternes et tout ça, machin.
En fait, c'est un miracle d'écriture, cette trilogie.
C'est fou, comme tout tout tout rentre dans l'ordre.
C'est miraculeux, vraiment, c'est un shadow d'écriture.
Et puis, non, j'adore ces films-là.
Quand je dis qu'on peut passer des heures à aller chercher des détails,
parce que je suis allée tout compter,
donc dans ce qu'arrives juste en dessous,
ce qu'on droit à 2 recommandations de Michel Azanavisius,
il y a sauter, il y a Wilder et Spielberg.
Et Spielberg, ce qui est très surprenant,
c'est que tu choisis un Indiana Jones,
mais que l'autre film que tu choisis, c'est Arrête-moi si tu peux,
qui n'est pas forcément le plus évident chez les fans de Spielberg.
Eh ben, tant pis pour eux.
Il y a Xavier Dolan qui te suit sur ce dossier.
Ah, quand même, c'est pas mal.
Alors, j'ai fait tous les croisements.
Non, moi, j'adore, j'adore, Arrête-moi si tu peux.
Ouais, je trouve que de toute façon,
je trouve que c'est là où Spielberg est pour moi le meilleur.
Il est bon partout.
Mais je trouve que quand il fait du divertissement enlevé,
comme ça, enfin, en gros, la veine Indiana Jones,
je trouve qu'il y a...
Ouais, pareil, c'est joyeux, c'est lumineux.
Et dans les catégories des films joyeux,
tu recommandes un jour sans fin d'Arrête-Misius.
Et là, je crois que c'est le film sur lequel
tu as le plus de points de croisement avec tes pères.
C'est l'Henshiyama Bruno Podali d'Asgium Niklou,
Joana Astruoba, Alexandre Astier.
Ah oui, j'ai pas de gros hits.
Si, je crois qu'il y a un Scorsese.
Non, je suis pas un Scorsese.
Julien Lyon, ou il y a un plus patrimonial, on va dire,
sur lequel il y a plus de points de croisement.
Mais sur des films comme ça un peu pop et un peu joyeux.
Euh...
Ouais, c'est...
Maintenant, après, si j'ai pas mis le parrain, par exemple.
Ouais, donc si je mettais le parrain, je faisais un strike.
Ouais, c'est fin.
On joue à avoir le plus de points de croisement avec tes pères.
Ouais, voilà, exactement.
Non, là, de quel film on parlait, là ?
Je parlais un jour sans fin.
Oui, mais un jour sans fin, pareil.
C'est merveilleux, merveilleux, des crétures de la boucle temporelle.
D'ailleurs, il y a deux autres films un peu en boucle temporelle qui...
Hop, hop, hop, je sais ce que tu vas dire.
Et j'ai choisi quelques extraits après, justement,
des films qui me semblaient les plus étonnants dans cette liste.
Et je pense que dans les boucles temporelles,
il y en a un que j'ai isolé juste après.
Donne-moi les morts.
Ouais, exactement, ouais.
Ça fait une espèce de suspense comme ça, là, c'est le coup.
Mais il y en a un autre avec Tom Cruise, qui est génial.
Edge of Tomorrow.
Ouais, oui, absolument.
Mais il est super.
Je note juste qu'il n'y a pas Alfonso Cuarón dans ta liste.
Bah il pourrait, il n'y a pas Alfonso Cuarón, ouais.
Non, parce que je me semblais avoir entendu dire que tu étais très fan de Cuarón.
J'adore, ouais, bah ouais, j'adore.
Il est dingue, il est dingue.
Il fait...
Oui, le fils de l'homme, c'est fou, graviti, il est très, très fort.
J'ai se mispoilé ce qui va arriver dans la partie suivante en l'occurrence.
J'ai isolé quelques extraits de films que tu as choisi dans ta liste de 50.
Je ne veux pas dire que ça m'a surprise,
mais en tout cas, c'est des films
qu'on ne s'attend pas forcément en temps de reciter à cet endroit-là.
On les découvre dans un instant.
On écoutera aussi David Bowie, ce sera juste après la pub.
Les Scores.
Sur Radio Nova.
Nova.
David Bowie sur Nova Changes et David Bowie dans la playlist de Michel Azanavisius.
Bah, j'ose à peine poser la question de pourquoi lui...
Ah bah alors là...
La réponse est dans les noms, c'est du nom.
Non, mais je me suis rendu compte depuis que Mr. David Bowie est décédé,
qu'en fait, on a tous un rapport hyper intime à David Bowie,
et il a une place à part chez tout le monde.
Après, c'est peut-être un truc de génération, j'en sais rien,
mais c'est pas un artiste comme les autres.
C'est un artiste, je sais pas, qui touche chacun un endroit hyper profond.
Ouais.
Peut-être aussi parce qu'il était comédien et qu'il y a des ponts à un endroit,
non pas nécessairement.
Je crois pas.
Je crois qu'il était surtout hyper beau, hyper talentueux,
hyper intelligent, généreux.
Ouais, non, non, c'est vraiment un mode.
Et puis, curieux, faisant plein de choses extrêmement différentes,
et poussant toutes les modes, les transcendants, transgenres,
bien avant tout le monde.
Non, non, il, je sais pas, il a un truc un peu extraterrestre.
Ouais.
Je l'ai annoncé, j'ai donc isolé quelques extraits de films,
qui figurent dans ceux que tu as choisis pour la cinétèque,
des films dont je dois dire que j'étais un peu surprise de les trouver à cet endroit-là,
mais ça m'a absolument réjoui.
Donc c'est parti.
I like you, and you like me.
Most days.
Every day is different, but basically this is what happens, Lucy.
Amour et amnésie de Peter Siegel avec donc Adam Sandler et Drew Barrymore.
Je m'auto-balance en mettant ce petit extrait,
que donc l'extrait où Adam Sandler fait une cassette à Drew Barrymore
qui perd la mémoire chaque jour de ce qui s'est passé.
Il lui donne une cassette pour qu'elle se rappelle au réveil qu'il l'aime, etc.
J'ai pleuré en regardant cet extrait, donc voilà.
Mais le film est hyper touchant, très drôle.
Ouais, ouais, c'est un des très bons Adam Sandler.
Moi j'aime pratiquement tout, il y en a quelques-uns.
Mais j'ai beaucoup, beaucoup vu.
Je suis gros, gros fan d'Adam Sandler, je suis là et c'est merveille.
Mais c'était pas...
Pour le coup, tu es le seul à citer à moi.
Oui, mais c'est pas grave, j'assume complètement.
Le film, c'est vraiment des films...
La première fois que j'ai découvert Adam Sandler,
il y a un peu moins de 30 ans, et c'était à Piggy le Mord.
Et je me souviens avoir dit à ma compagne de l'époque
que j'adorerais faire un film comme ça un jour.
Et elle m'a regardé avec des grands yeux, genre,
de quoi on parle.
Et en fait, non, mais il y a un charme, ce type, un charme dingue.
Et en fait, c'est important au cinéma.
Il y a un truc, enfin, c'est important pour tous les films.
En tout cas, ça me plaît.
Extrès suivant.
Les oigres sont comme les oignons.
Il chela ?
Non.
Il pique les yeux ?
Non.
Ah, ils se font sauter.
On les couche sur une pâte brisée et on enfourne la pisse à la dière ?
Non.
Ils ont des couches.
Oignons, avoir, couche.
Oigres, avoir, couche, comme oignons, avoir, couche.
Un oigre qui a donc la voix d'Alain Chabat,
très réalisé par Andrew Adamson et Vicky Jensen.
Pareil, quand c'est arrivé, grosse baffe,
enfin, ouais, nouveau, bien.
C'est comme quand Indiana Jones s'est arrivé d'une certaine mère.
C'est des films, ça ouvre un truc.
On se dit, ah ouais, c'est cool, super.
Donc, ouais, je serais avec, bien sûr.
Dans un registre très, mais alors vraiment très différent,
je vous laisse écouter ce qu'il suit.
Puisque vous connaissez la maison de Dino,
je ne vous apprendrai rien, vous connaissez la devise,
qualité, solidité, imperméabilité.
Et en plus, la maison, cette année,
a fait un très, très gros effort,
tant au point de vue des modèles qu'au point de vue des coloris.
Nous avons renouvelé toute la collection
et sans majoration du prix de vente.
Lausée.
Les galettes de Ponte-Aven de Joël Seria.
Ouais.
Ben oui, Joël Seria, il y a un esprit
comment ce type a fait un...
Il a trouvé en Jean-Pierre Marielle
le type parfait pour faire ça,
mais il a fait un pas de côté
pour regarder la France de son époque,
de manière à la fois marrante,
touchante, critique.
Il était vraiment la bonne place.
Il y a un truc, enfin, cette description
du...
je vais dire du français, c'est un peu con,
mais c'est un peu ça quand même.
Ouais, c'est une espèce de parangon
un peu ridicule du français.
Jean-Pierre Marielle se régale
là-dedans. Il y a un côté un petit peu
film italien dans le sens où...
à la française, mais dans le sens
où des films italiens, comment...
racontent toujours l'Italie et les Italiens.
Ouais.
Et c'est ce que fait Joël Seria aussi.
Et enfin, dernier extrait.
La fille est amoureuse, papa.
Pourquoi n'a-t-elle pas de drink
quand tu viens?
Je ne peux pas.
Nos plus belles années de ciné-polac.
Ouais.
Je dois te dire, un mélot.
Ah, plus un mélot, ouais.
C'est un film que j'ai vu plein de fois
qu'on regardait régulièrement.
On le regarde moins maintenant,
mais on le regardait régulièrement avec
Bérénice.
Ouais, c'est...
un mélot
que j'assume complètement.
Je trouve que c'est une...
Barbara Streisand est super.
En femme...
En fait, lui, il est très beau.
Elle est...
peut-être un peu moins.
Mais...
Mais on le voit qu'elle.
Pardon.
Mais si, c'est vrai.
Parce qu'elle est plus intelligente que lui.
Elle est plus concernée que lui.
Elle est plus d'empathé que lui.
Et en fait, il est un peu...
Il n'est pas fat, mais...
Il n'est pas...
Il n'est pas à la hauteur.
Il n'est pas à sa hauteur.
C'est hyper beau comme histoire.
Donc...
Là aussi, c'est une manière de raconter
un peu une facette de l'Amérique.
Et...
Ouais, c'est un très beau film.
Non, et puis, c'est très plique.
Le Your Girl Is Lovely About...
Parce qu'en fait, c'est une autre femme
avec le petit geste
de remettre les cheveux derrière le...
Elle est impeccable, en fait.
Elle est impériale jusqu'au bout.
Exactement.
Le mellow, c'est un genre
que tu n'as pas encore approché.
Si.
D'une certaine manière.
Alors, lequel de tes films
tu considères comme un mellow ?
Enfin, c'est pas vraiment un mellow,
mais j'ai essayé de faire un mélange
de search.
Ouais.
Que tu n'as pas tout à fait réussi
à prononcer, mais comme tout le monde,
régulièrement,
on dirait The Church.
Oui, oui.
C'est...
Moi, j'ai un problème de toute façon.
Je l'ai remarqué en prononciation.
Après, j'avoue que le titre est pas ouf.
Mais...
The Search.
Ouais, bah oui.
Pour nous, français, c'est chiant.
Euh...
C'est un peu un mélange,
on a un truc qui est très...
document...
Ouais.
Pas documentaire, mais pseudo.
Et enfin, en tous les cas,
très cru.
Très premier degré
et une histoire un peu
mélodramatique
de gens qui se cherchent, etc.
Et voilà, il me semblait
que c'était le mélange
du film original,
parce que c'est un...
Un remake, oui.
Un film de Fred Zinman.
Et voilà, donc j'ai essayé
de faire ce truc-là.
Je dirais que c'est...
il y avait un petit aspect
un peu mélodramatique.
Ouais.
Mais jamais, pour l'instant,
de mélos purs, de...
d'histoire d'amour...
Asseyez-vous.
Je vais vous...
je vais vous faire pleurer.
Genre Douglas Circle.
Non.
Non, je crois que c'est pas
trop mon...
Pour le coup, c'est pas...
Ouais.
Bon, peut-être que ça va
venir, j'en sais rien, mais...
C'est jamais.
Ouais.
Pour l'instant, je suis pas
là-dedans, ouais.
On poursuit en musique
Ah, cool.
Ah ben, j'aurais pu le mettre
dans ma liste.
Eh ben, je l'ai mis.
C'est un des plus beaux concerts
que j'ai vus de ma vie.
C'est vrai?
Ouais.
C'était ça, le...
Play Elge.
Il jouait avec un orchestre
symphonique.
C'était sublime.
Le score
avec Charlene Roux.
What a life
dans la playlist
de Michel Azanavisius?
Est-ce purement pour la chanson
ou est-ce parce que
dans ton esprit,
tu vois Mass Mikkelsen
en train de danser
à la fin de Drunk?
Les deux.
Ouais.
Mais la musique est...
aussi pour la chanson.
Ouais.
C'est un film qui t'a marqué?
Oui, oui.
Très beau film
et puis lui,
enfin tout, tout...
J'aime beaucoup Thomas Winterberg.
Ouais.
Ouais.
Je trouve ça un petit peu
qui a de la classe, quoi.
Comme son comédien.
Je suis assez d'accord.
Exactement.
Je voudrais qu'on revienne
si tu le veux bien
sur le dernier film
qu'on a pu voir
signé Michel Azanavisius.
On écoute un petit bout
de bande-annonce.
Il était une fois
dans un grand bois
un pauvre bûcheron
et une pauvre bûcheronne.
Le froid,
la fin,
la misère,
le rendait la vie bien difficile.
Et puis,
un jour...
Déjà, la voix de Jean-Louis Trentignant,
personne peut dire non.
En narrateur
de la plus précieuse
des marchandises d'après un compte,
lui signé Jean-Claude Grimberg,
comment est-ce qu'on se lance
dans ce genre d'aventure?
Euh...
Faut pas réfléchir, je pense.
Ouais.
De tout ça,
tous les films,
il faut quand même
une bonne dose d'insouciance
pour y aller
parce que, à chaque fois,
c'est quand même...
C'est pas simple, quoi.
Ouais.
Et...
Donc voilà.
Là, je suis content
parce qu'on a entendu
quand même
les deux plus belles voix
du cinéma français,
Jean-Pierre Marielle
et Trentignant.
Là aussi, c'est un strike.
C'est cool.
Ouais.
En fait,
moi, je me suis pensé
là-dedans un peu
en me trompant d'ailleurs
parce que je pensais
qu'un co-réalisateur
qui s'occuperait un petit peu
de toute la partie animation,
voilà.
Et en fait,
ça s'est pas fait comme ça.
Je...
Finalement, j'ai assumé
ce truc-là
et ça m'a pris...
Ça m'a pris cinq années
à...
à diriger les équipes
et à dessiner moi-même.
Ouais.
Donc c'était
des très, très, très grosses journées.
Ouais.
Mais tu dis,
pour se lancer dans un film,
il faut une forme d'insouciance,
quel que soit le sujet?
Oui.
Quel que soit le sujet.
Ouais.
Parce que...
Parce qu'à chaque fois,
quand on regarde un peu en arrière,
on se dit...
C'était quand même...
C'était gros, quoi.
Ouais.
Ouais.
Oui, c'est une grosse...
Ouais.
Enfin, je sais pas.
C'est beaucoup de boulot.
C'est beaucoup de...
Vous vous remplissez la tête
de milliards de trucs et tout.
Après,
je me plains pas du tout.
J'adore ça.
Mais c'est vrai que pour se lancer,
il faut pas trop,
trop réfléchir
parce qu'il y a...
Il y a huit mille
occasions de se planter par jour.
Et donc voilà.
Donc quand on se plante,
c'est pas agréable.
Donc...
Ouais.
Il faut être insouciant.
Oui, bien sûr.
En l'occurrence, là,
je parle d'un conte pour raconter
ce qui, par essence,
est difficilement racontable.
Et là,
encore une fois,
je peux parler d'un film
qui réfléchit sur le cinéma,
sur l'image,
sur ce qu'on montre
et sur ce qu'on peut pas montrer.
Oui.
Dans le sens où...
Ouais.
Bah c'est un peu un...
Comment dire...
C'est une question un peu récurrente
de...
Comment le cinéma peut raconter
ou montrer
ou suggérer
ce qu'on appelle l'indicible.
Donc,
l'écran de concentration
est l'exemple peut-être
le plus marquant
ou celui qui est le plus
reconnaissable.
Mais je crois que c'est vrai
pour plein d'autres moments
de l'histoire ou événements.
Voilà.
En l'occurrence,
pour ce qui est
d'écran d'extermination,
enfin,
du génocide juif,
il se trouve que
la disparition
des derniers survivants
marque un peu
la fin de l'ère
du témoignage direct.
Donc,
le passage
peut-être l'entrée
de la fiction
dans la narration
de cette histoire-là
et dans la transmission
de cette histoire-là.
Et forcément,
ça pose plein de questions
pour ceux
qui commencent
à s'y mettre,
à s'y coller.
Mais on voit arriver
quelques films
et tous les films,
je trouve,
sont faits quand même
avec beaucoup de...
beaucoup de...
de sérieux je dirais
ou en tous les cas,
beaucoup de soins.
J'ai pas...
J'ai pas vu de films
sur le truc,
ah, vas-y, on va faire ça et tout.
Il n'y a pas de...
Ouais, c'est fait
avec beaucoup de responsabilité.
Donc, j'ai essayé aussi
de faire...
pareil, je veux dire.
Enfin, voilà.
La plus précieuse
des marchandises,
c'est actuellement disponible
sur Canal Plus,
je le précise.
Et quand un film
a mobilisé
autant d'énergie,
de temps,
on fait quoi après ?
Bah, on passe
à vous pour le suivant.
C'est la troisième main ?
Oui, exactement.
Oui, oui, la troisième main.
Là, je marque un silence,
c'est libre à toi de...
Oui, oui, la troisième main,
qui est en train de pré-préparer,
de financer,
c'est...
c'est l'adaptation
d'un livre de Arthur Dreyfus.
Et voilà, c'est l'histoire d'un...
c'est un film de genre,
un film fantastique,
qui commence
pendant la guerre de XIV
et qui se déploie
dans les années 20
et voilà,
qui va être compliquée à faire,
mais...
qui est déjà un peu
compliqué à financer,
mais on va y arriver.
Il sera compliqué à faire,
mais encore une fois,
j'y vais avec...
cette insouciance.
Alors après, si je pose la question
dans l'autre sens,
lequel de tes films
n'a pas été compliqué à faire
en réalité ?
À chaque fois,
parce qu'il faut les remettre
à chaque fois aussi,
en perspective
du moment où ils ont été faits,
enfin, j'imagine
qu'aucun a dû être très évident
à monter.
Quand on va avoir des producteurs,
on va faire un film
sur la période du muet.
Vraiment, vous inquiétez pas,
ça va...
Oui, c'était pas si...
Non, je dirais quand même
que les OSS,
le deuxième était peut-être
plus simple, je sais pas.
Non, mais ils sont pas
simples à faire.
Non, bien sûr.
Non, aucun n'était
simple à faire,
mais c'était pas non plus...
Moi, franchement,
j'ai été tellement gâté
par ce métier,
par les financiers de ce métier.
Je suis vraiment pas
la bonne personne
pour dire que ça,
c'est compliqué,
parce que, justement,
les films que j'ai fait,
on m'a laissé les faire.
Donc,
on m'a laissé faire un film
sur la Chechenie,
hyper cher,
sans vedette,
avec un petit gamin.
On m'a laissé faire un film
sur le Godard,
sur un film muet.
Honnêtement,
j'ai été trop gâté.
Donc, je...
Non, c'est pas moi
qui vais me plaindre.
En tout cas, la troisième main,
on a hâte, déjà.
Moi, j'ai hâte
de le faire.
Je vais revenir pour repartir.
Oui, oui, j'ai hâte
de le faire.
Tu as aimé la manière
dont je me suis lamentablement panée
sur la prononciation de
Médecin.
Mais tu vas voir
comme ça va être terrible
sur le titre de Carol G
que tu as choisi.
Ce qu'on va faire,
c'est qu'on va l'écouter
puis je vais te laisser
le désannoncer.
Ça me semble beaucoup plus prudent.
Ce sera juste après la pub.
Toujours en compagnie
de Michelle Asanave-Iscis,
on écoute Carol G
c'est ton choix.
Je te laisse donc
désannoncer le titre.
Si un test
t'es ouvert à Siido.
Ouais.
Ok.
C'est vraiment beaucoup,
beaucoup...
beaucoup mieux.
C'est la partie de l'émission
que je vais faire appel
Il n'y a pas de mauvaises réponses et je n'ai pas le droit de juger les dites réponses.
Ok.
C'est faux, je le fais toujours un peu.
Est-ce que tu es prêt ?
Non, mais vas-y.
Mais allons-y.
Quel est le titre qui symbolise le mieux l'enfant, soit en tout cas la tienne ?
Wow.
Bobi La Pointe, je dirais Takati Takité par exemple, ou La Maman des poissons peut-être.
Ok.
La chanson de ton adolescence ?
Hum, je ne sais pas, un truc de quitte créole je dirais peut-être, ou ouais je dirais quitte
créole.
Ok.
Un dococonut.
Evidemment.
Ton hit de karaoké ?
Je ne suis pas du tout karaoké.
Alors si tu devais, avec un peu d'ambition ?
Si je devais, je ferais un truc un peu, genre vraiment tristos, pathétique, je prendrais
du Léonar Cohen, ouais, Léonar Cohen, un truc que tu peux chanter faux et les
gens se disent, oh putain c'est beau.
Il y a tellement d'émotions.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Ça marche.
C'est un embrisé.
C'est une très bonne idée.
Le titre quitte propulse immédiatement sur la piste de danse ?
Si un test est ou bien la connoisse d'eau.
Ok.
Et le titre quitte en fait immédiatement sortir ?
Je ne sais pas, Anne Sylvester.
Je sais d'imaginer quelqu'un qui en essaye de lancer une culolou ou une choré
sur Anne Sylvester.
Effectivement c'est judicieux.
Ta chanson de comédie musicale préférée ?
Je ne sais pas, dernièrement j'ai quand même beaucoup aimé la chanson
de La La Land.
Ouais.
Et je trouve que, voilà, mais sinon, bon, quand même, dans les classiques,
je ne sais pas, ouais, c'est la historie, un truc comme ça, ouais.
Ouais.
Et enfin, catégorie pénible, voire très pénible, la chanson dont tu es un mal de
chien de débarrasser une fois que tu l'as en tête.
Il y en a plein qui sont comme des chewing-gum qui s'attachent à la goddess.
Je ne sais pas, le pire du pire du pire, ça va être méchant, mais je dirais
les corons de Pierre Bachelet.
Ah oui !
Ouais, parce que ça c'est, ouais, j'ai dit ça, c'est ce qui me vient.
Ouais.
Mais là, pour le coup, je devais vraiment avoir ça dans la tête toute la soirée.
Honneur.
Ah non.
Ça y est, je me déteste.
Merci beaucoup, Michela Zanavisius, d'être passée par ce studio.
Je rappelle donc que la cinétaque fête sept dix ans
et pour tous ceux qui le peuvent, vraiment allez faire un tour.
Abonnez-vous si vous pouvez.
Enfin, il y a une sélection absolument géniale.
En fait, on peut s'abonner au mois ou à l'année.
Exactement.
On peut aller juste prendre un film, etc.
Mais c'est vraiment une bijouterie du cinéma, vraiment.
Ouais, c'est trop chouette.
Ouais, franchement, c'est pas mal de gens, quand on commence, en fait, on évite accro.
Non, non, mais je ne mens pas qu'on se dit que moi je peux passer des heures
à geeker pour aller voir qui, quoi, comment, quel détail qui est en commentaire.
En fait, c'est que de la bonne cam.
C'est que des bons films.
C'est que des films qui, à un moment donné, comment dire,
ouais, vous allume, on n'est pas obligé de tout aimer,
mais il y a vraiment un paquet de très, très, très bons trucs.
Une super belle sélection.
Dans un instant, on a rendez-vous avec David Blot et le Nova Club
et on se quitte avec le dernier titre choisi par Michel Azanavisius.
Ça va encore être une tanasse pour moi.
Raouw, allez rendre au ?
Oui, bien sûr.
Raouw, allez rendre au.
Je n'ai pas une dedans.
Mais vraiment pas une dedans.
Merci encore d'être passée par le score.
Tout comme elle, c'est pas comme ça.
Oui, ben non, mais j'y arriverai pas.
Je suis désespérée, désespérante.
C'est pour mon fils, Socrates.
Sur Radio Nova.
À retrouver en podcast sur nova.fr.
