Martin Jauvat et William Lebghil : road movie, Black Pink & relations amoureuses
Dans Nova le soir, Martin Jauvat et William Lebghil sont venus nous faire écouter leurs morceaux à l'occasion de la sortie du film "Baise-en-ville". Ils ont aussi parlé de Théodora, des Black Pink, de relations amoureuses et de masculinité.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
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Harmonie Mutuelle, avant son collectif.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échangez de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir.
Une émission qui va prendre les allures d'une équipe sauvage dans une banlieue douce.
Puisqu'on parle de baisse en ville, le sac pour boomer.
Pas la pratique sans doute éprouvée par quelques-uns d'entre vous, bande de coquins.
C'est le titre du film réalisé et interprété par Martin Jova avec aussi William Lebgill.
Ils viennent nous en parler et partager comme ils se doient leurs disques préférés,
ce qui me donnera une occasion de les opposer puisque la sélection va de Blackpink à Stylidan en passant par Elliot Smith et PNL.
Comme chaque jour, Paloma par la plume du go-bardin, c'est la même personne,
viendra retirer nos invités avant cet instant cuisson à feu vif,
un peu de douceur à l'image du film dont il va être question.
On écoute Lana Del Rey avec Do In Time.
Lana Del Rey dans Nova Le Soir.
Nova Le Soir.
On a appris aujourd'hui la disparition d'un musicien de légende, Sly Dunbar,
moitié du duo Sly and Robbie, un batteur génial qui a accompagné Bob Marley,
Bob Dylan, Madonna, Chinado Connor, Grace Jones ou encore les Rolling Stones.
Les morceaux de Bravour de ce soir lui sont dédiés.
On vous a demandé de choisir vos morceaux préférés,
dans tous ceux sur lesquels il va exercer son talent rythmique.
Une fois n'est pas coutume, je commence par un choix perso
puisque c'est en lisant des papiers à son sujet que j'ai découvert ceci.
Et ceci est un titre de Yann Dury, Girls Watching pour lequel il est accompagné de Sly Dunbar.
Parmi vos propositions, catégorie All These But Goodies, Bob Marley bien sûr.
Retrouve un titre annoncé je cite comme toujours terriblement d'actualité.
Police and Thieves, Junior Marvin.
Évidemment, parmi vos propositions pour rendre hommage à Sly Dunbar,
Sly and Robbie and the Taxi Gang,
featuring Bunny Brown, Natural Mystique soit une recluse de Bob Marley.
Et enfin, parmi les morceaux que vous nous avez proposés
pour célébrer la mémoire de Sly Dunbar,
ce titre, interprété par Grace Jones,
I've seen that face before, soit Libertongo.
C'est dans Nova Le Soir et on se retrouve dans un instant
avec William Lebgill et Martin Jova.
Nova Le Soir.
T'es Nova Le Soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le Soir.
Categorie Jeune Jean avec du talent.
Je vous propose mes deux invités.
Deux trentenaires qui s'y n'étaient pas si charming.
Ce serait carrément super énervant.
Là, un réalisateur des merdards plein d'idées.
Joli, par ailleurs, les idées.
Et se mettent en scène dans des aventures que je qualifierais de Chamarée.
L'autre est comédien, d'abord associé au terme bubune
dans mon imaginaire à cause de Riatsatouf.
Toujours fantastique chez Thomas Lilty,
magique dans le sens de la fête.
Scénariste-chanteur dans Joli Joli,
déclencheur d'un combo l'armée-morve
dans la vie de ma mère.
Le beau rôle, c'est pour lui.
La preuve.
On l'a vu cette année dans un film
qui a toutes ses chances au César, Nino.
Et on l'a entendu dans un autre en liste
pour les Oscars, tout simplement.
Arco.
Mon premier dirige le second dans un film
qui est le meilleur remède à la sinistre aux ambiants.
Ça s'appelle Baz en ville.
Bonjour, Martin Jova.
Bonjour, William Labguil.
Et bonjour.
Salut.
Ça va ?
C'est des tout petits bonjour.
Fait des petits bonjour en ASMR.
Ouais, salut, ça va.
Puisque ça fait partie des nœuds de l'intrigue
du film dont on va parler,
qui a le permis ?
Moi, je l'ai.
Gros driver, William.
Ouais, ouais.
Gros driver.
Gros driver.
Ouais, ça drive.
Ça arrive.
Depuis longtemps ?
Oui, ouais.
Une bonne dizaine d'années déjà.
Ouais.
Et je l'ai eu grâce...
Parce que je faisais un film
mais il fallait que je conduise une camionnette
dans le film.
Alors je l'ai passé en accéléré.
Ça a été très, très vite.
C'est-à-dire que tu as menti sur ton CV,
il a fallu que tu rattrapes après le...
Ouais.
Non, je n'ai pas menti.
Ils m'ont dit t'as le permis.
Je dis non.
Ils m'ont dit bah rentre le pay.
Je dis bon, c'est génial.
Génial.
C'était pour quel film ?
Ça s'appelait La fine équipe.
Et Martin, permis ?
Ça, permis.
Je l'ai eu pour le film.
Alors, sauf qu'on ne l'a pas payé,
moi pour le coup.
Et pas en accéléré.
Pour toutes les scènes de conduite du film,
c'était important.
Enfin, on aurait pu tourner sur les plateformes.
Ça fait une autre logistique.
Moi, j'avais envie d'être dans le moment présent
en train de galérer à conduire et de faire mes répliques.
Donc je l'ai passé.
Je l'ai eu un mois avant le tournage.
Pas mal.
Personne ne me pose la question.
48 ans.
Toujours pas le permis.
Toujours pas.
Non, jamais passé, jamais inscrit.
C'est tellement génial de passer.
Non, jamais rien du tout.
Je n'ai même pas eu l'envie de m'inscrire.
Vraiment flemmasse.
Moi, je suis peut.
Voilà.
Mais peut-être quand tu vas faire
de la cinquantaine, tu vois.
C'est dans deux ans.
Oui.
Vraiment que je m'active pour l'avoir d'ici là.
Mais bon, c'est pas...
Non, non.
Pas besoin.
Le train.
Si quelqu'un m'entend,
il peut m'envoyer des vitres.
N'hésitez pas.
Comme à chacun de mes invités,
je vous ai demandé de venir avec vos disques.
Vous êtes exécuté.
Je crois que le premier titre
est un titre choisi par William.
Théodorar.
C'est bien toi.
Ah ouais.
Il meurit tout sonner pour pas ce titre.
Je le trouvais hyper émouvant.
Je l'adore.
Ouais.
Ouais.
Et j'adore sa voix.
Elle est pas très originale,
mais en fait, c'est bien.
C'est bien.
On s'en fout.
Ouais.
Allez.
Dans la playlist de William,
Lebgill et également en compagnie de Martin Jeva,
puisqu'aujourd'hui,
on parle de baisse en ville
qui sera dans les salles,
mercredi.
Petit stress
ou des tentes absolues?
Un petit peu, ouais.
Martin.
Un petit peu de stress.
J'ai pas beaucoup d'attente
et j'ai beaucoup aimé
tout ce qu'on a fait,
l'accompagnement du film,
le festival,
en salle.
J'ai pris beaucoup de plaisir.
Alors maintenant,
j'espère que peut-être
ça va un peu marcher, c'est sûr.
Ouais.
Du bonus.
Je pense aussi.
Baisse en ville,
c'est l'histoire de Sprite.
C'est toi, Martin,
un jeune adulte,
ou alors un vieil ados
qui se retrouvera vivre chez papa et maman.
Ensuite,
un chagrin d'amour
et faute de boulot.
Le voilà donc coincé
dans une spirale infernale.
Enfin, c'est pas tout à fait
le terme qu'il emploie
quand il expose son problème
à Walid.
C'est toi, William,
son beau-frère.
Alors t'as changé de vie?
T'as essayé l'intérêt?
Ben ouais, mais moi,
j'en fais de gros.
Ah ouais, un paradoxe.
Mais ouais.
Genre pour avoir un taf,
il faut le permis.
Sauf qu'il faut que je trouve
un taf pour payer mon permis.
Tu vois le truc?
Pour ça, je musais,
t'as peut-être un petit plan,
tu vois, derrière les fagots.
Non, j'ai peut-être un truc,
mais je te préviens,
ça risque d'être un peu foire.
Comment ça risque d'être un peu foire?
Nous, on est venu
pour chercher un taf.
Quelle branche?
90, quelle branche?
Juste payer, quoi.
Tu commences ce soir
minuit 30
à cette adresse.
Bonsoir,
on vient pour le travail.
Venez.
Vous vous y connaissez un peu
en start-up, hein?
Grave.
Provaise?
Non, c'est faux.
C'est un mytho.
On est spécialisés
dans le nettoyage de tafs
à domicile.
Et ils peuvent appeler de n'importe
où?
Genre des serges hypothèses?
Un bestial.
On fait déjà tout le 77.
Et crois-moi,
c'est pas mal, hein?
Bon.
Au boulot.
Surprise!
Bienvenue dans un film
à la douce zinzinerie
et qui a dit
que la comédie
ça devait forcément
être visuellement
tout pourri.
Et ben, pas moi.
Pas Martin Jova non plus.
Je dis bravo, monsieur.
Shell is the new sexy.
Pink is the new black.
Enfin, j'en ai plein de doutes
comme ça.
Pas mal pour un autodidact.
Bon, on est toute une équipe
quand même,
à travailler là-dessus.
Et notamment mon chef opérateur.
Ouais, mais le film est beau.
Je le dis,
c'est pas un truc
qu'on spécifie forcément
sur les comédies.
C'est très beau,
visuellement.
Je suis content
que tu trouves ça beau.
Il y a plein de couleurs.
C'est vrai que
j'aime bien les cadres
de la symétrie.
J'aime bien mettre en valeur
des paysages
de ma banlieue pavillonnaire natale
et en même temps,
les transformer,
les pimper un peu.
Ouais.
Les rendre
encore plus enchantées
qu'ils ne le sont déjà.
Comme leur passer
un filtre d'optimisme.
C'est important pour moi
au-delà des blagues bien sûr.
Ouais.
Vous connaissez bien
tous les deux.
Martin,
t'as dirigé William
dans tes cours métrages
et puis dans Grand Paris
ton premier nom.
Martin,
qu'est-ce qui te séduit
chez le comédien?
William,
qu'est-ce qui te séduit
chez le réalisateur?
Ok.
Non mais c'est toujours bien
d'érotiser un plateau de tournage
de toute façon.
Ouais, bien sûr.
Je comprends.
Non et puis
je trouve que c'est quelqu'un
d'intelligent.
Ouais.
Il est sensible.
Et apparemment,
il kiffe qu'on parle de lui
quand il est là.
Je trouve
qu'il est drôle.
Ouais.
Mais ça c'est des qualités humaines.
Ouais.
Ce n'est pas forcément
des qualités de réalisateur.
Qu'est-ce qui te séduit
de réalisateur?
Pour moi,
l'humain
fait le réalisateur
quand même.
Et
le fait qu'il soit cancer
comme moi,
même si il est astro.
Ouais.
Cancer.
Non mais
enfin,
non je ne sais pas,
ouais tout ça.
Et puis
je ne sais pas comment
dire,
il y avait un truc
que je répète assez
souvent en vrai.
Mais
en fait,
moi je suis né dans le 7-7
aussi, comme Martin.
Ouais.
Et j'ai grandi
dans cet bon lieu-là
de
pas vionnaire quoi.
Et
j'avais toujours un peu ce rêve de,
enfin en tout cas je me disais
ouais j'aimerais bien,
enfin s'il fallait que j'écrive
ou que je réalise des films,
etc.
Enfin j'avais très envie
de parler de ça,
quoi.
Et de poétiser
cet endroit
qui peut paraître sinistre
pour plein de gens
qui,
soit qui y habitent
ou soit qui n'y habitent pas
et quand j'ai rencontré
Martin
et que j'ai vu ces courts métrages,
enfin c'était comme une espèce
d'éblouissement,
quoi,
de réveil
psychique.
Ouais.
Un Yervana.
Un Yervana.
Ouais, un Yervana.
Une épiphanie,
selon moi.
Non, je trouvais ça
trop beau de parler
de cet endroit,
qui me parle
très intimement,
quoi.
Avec
autant de poésie,
autant
de,
ouais,
ce qui fait
ces drôles,
ces profonds,
il y a beaucoup
d'émotions.
Ouais.
Pour moi,
c'est génial
de travailler avec Martin.
Martin,
à toi ?
Et aussi, pardon,
il est vraiment beau.
Ouais.
Très belle nature capillaire.
Ouais.
Tout comme toi,
par ailleurs.
Merci, c'est vrai.
Ouais, un critère de
très beaux cheveux.
On est luxuriant tous les deux.
Ouais, luxuriant,
c'est le mot exact.
J'ajoute Paul
à votre trio,
le réaliste,
cette émission,
on est sur une belle équipe.
On est des oasis.
Ouais.
Dans le désert capillaire.
Martin,
qu'est-ce qui te plaît
chez le comédien
Lesb Gill ?
Moi,
c'est l'action des deux ensemble.
Ouais.
C'est un gars
que j'adore.
On est devenus potes.
Moi,
je suis fan de lui
depuis que je suis ado.
Je regardais à la télé
en grandissant.
Quand on a commencé
à traîner ensemble,
c'était comme un rêve
éveillé,
vraiment.
Je me le racontais
d'eux,
faut près de mes potes.
C'est ouais,
je traînais avec William.
Quand on a commencé
à travailler ensemble,
on a passé
encore une étape.
Et là,
ça a commencé à devenir
autre chose.
Parce que,
c'est un truc
qui a été
glissé sur de la mélancolie
et aussi
sur du rire franc.
Donc,
j'ai besoin
de travailler avec des gens
qui amènent de l'empathie,
de la tendresse,
de la sympathie,
parce que j'ai envie
de faire des films
hyper doux,
hyper bienveillants,
et qui en même temps
ont un bon timing comique.
Ouais.
Et tu vois,
les deux ensemble,
c'est pas si évident que ça.
Et lui,
tu vois, tu as envie
de lui faire des câlins
et en même temps,
il est hilarant.
Ouais.
Et j'ai besoin
de cette espèce
de faire ça.
Dans le film,
il y en a d'autres qui sont aussi
extraordinaires
dans ce registre.
Et c'est pour ça
que je suis tellement à l'aise
et c'est pour ça que je travaille
aussi souvent
avec la même bande de communins.
Mais c'est vrai que là,
maintenant,
on a fait 5 films ensemble
et je trouve aussi,
vu que je joue dans mes films,
c'est un plaisir de...
De l'avoir comme partenaire.
De l'avoir comme partenaire.
Je trouve qu'ensemble,
il y a un vrai truc
quand on joue tous les deux.
Il va beaucoup
être question d'amour
dans cette émission.
Je le sens.
Je propose donc
une petite pause musicale.
Merci.
On va voir Martin.
Tops.
Outside.
Tu nous expliques pourquoi ?
J'ai entendu la semaine dernière
et j'ai trouvé ça magnifique.
Depuis, je l'écoute en boucle.
Je trouve ça hyper beau.
En ce moment,
je suis en train d'écrire
un petit film
et j'imagine trop
un personnage
qui écoute ça rentrant chez lui.
On sent le sens
du rythme du réalisateur
parce qu'ils calent,
sont fraisés
sur la mélodie.
C'est fou.
C'est vrai que c'est très beau.
Tops.
Outside,
c'est le choix de
venir nous parler de baisons-villes
dans les salles mercredis
avec son comédien,
William Labguil.
C'est vrai que c'était beau.
T'as besoin que tu plus sois
sur ce coup-là.
Oui, bien sûr.
C'était hyper beau.
C'était super mélancolique aussi.
Oui.
Moi, j'adore la mélancolie.
Vous savez,
Victor Hugo disait
la mélancolie,
c'est le bonheur d'être triste.
Oui.
Je trouve ça magnifique.
Je viens de me faire calmer
par une citation de Victor.
Voilà.
Du coup,
on est enchaînés derrière
une question
qui va être vraiment
méga random.
C'est très compliqué.
Elle était bonne,
pas déliant,
mais ce n'est pas...
Pas bien.
Pas bien.
Pas mal.
Bac plus 3.
Mais pas d'école de cinéma.
Non.
Bon, du coup.
Merci de me le rater.
Quand j'ai rencontré Martin,
il faisait quand même
une thèse
sur PNL.
Non, mémoire,
je n'ai pas fini.
Mais non,
je n'ai pas fini.
Alors,
quoi sur PNL ?
Pardon,
vraiment, ça m'intéresse.
Je croyais
que c'était les irrités
de beau de l'air
avec les nuages,
le suppline
et tout ça.
Mon directeur de mémoire,
tout le monde est directeur
de beau de l'air,
même qui m'a calmé.
Même ce poids qu'il a fait gourmand,
je ne suis pas sûr que ça marche.
Enfin bon,
après, c'est vraiment très perso.
Elle n'a pas le perdu.
Oui.
Alors,
perdu pas tout le temps
parce que ça revient
de manière récurrente
dans cette émission.
Pardon, je m'égare complètement.
Martin,
tu disais
que tu aimais
l'idée d'avancer
en bande.
En l'occurrence,
tu expliques aussi
que tu écris en pensant
à tes comédiens.
Donc,
qu'est-ce que tu projettes
sur William,
sur l'experience Sébastien Chassagne,
sur Anne-Aïde Roseham,
sur les gens avec qui tu tournes
de manière récurrente.
Parce que tu leur offres
quand même des rôles assez
particuliers.
Il y a un truc de projection
qui est très étrange.
Bien,
j'essaie de m'inspirer
de traits de caractère
qui ne sont pas forcément
les plus évidents
chez la personne.
Peut-être un détail,
je veux dire,
sur la palette
de couleurs
de la personnalité.
Bien,
on prend une qui serait,
je ne sais pas,
10%
assez, assez minime.
Je pense surtout à William
parce que,
il est hyper sympa, il est souriant. C'est un petit fripon en fait. Il est un petit peu
vicieux sur les bords, il est un petit peu taquin. Il a un truc très laid back. Et il a un côté
grand frère pour moi, c'est sûr parce qu'il a 16 ans de plus que moi. J'ai dit 30
mètres, on est d'accord que vous êtes tous les deux. Mais il a un peu plus de bouteilles
que toi. Parce qu'il a commencé sa carrière, il avait 14 ans. Moi je n'ai pas commencé
encore ma carrière, donc il y a un vrai décalage. Non mais je pense que ce que Martin
essaye de dire dans son engagement à la droit de jeune homme, c'est qu'effectivement
parfois je peux être un peu dur. Non, c'est pas dur, mais c'est pas du tout ça que je
voulais dire. Si c'est ça. Non, c'est que tu es un petit peu coquin quoi. C'est
un vrai coquin ce mec. C'est un coquin. Mais dur c'est-à-dire. Non, c'est pas
dur du tout. Tu trouves qu'aucun, Walid ? Non. Il est un peu sur de lui, il peut donner
un peu des leçons de vie, tout ça, machin quoi. Mais en fait, c'est pas comme ça, mais
je me casse. Non mais c'est, je pense un peu, comment
dire, augmenté quoi. Ouais, réalité augmenté. Moi ça me fait marrant. Quand tu m'avais
menti là, une fois il a menti, il a dit que le plomb du Cantal, c'est un super resto,
tu rappelles de ça ? Et après je dis, viens on y va, il a dit, mais tu crois que j'ai
que ça à faire, j'ai plus 20 ans d'aller au plomb, il m'a dit ça. Alors que devant
tout le monde, il avait dit que c'était génial. Là je me suis dit, c'est ce mec.
C'est un poseur en fait. Après je lui ai dit aux autres, il a menti, il a menti,
et lui il m'a dit, mais t'es fou, j'ai jamais menti, alors qu'il avait menti, que
devant moi, tu vois, il m'a complètement sonné, c'est dingue, il fait ça quand
il me dit que c'était génial.
Pour moi c'est, il a rentre faire ça.
Ouais voilà, il m'a gaslight.
Moi c'est un détail, tout va bien.
Moi j'aime bien, j'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'ai l'exemple qui est peut-être un peu précis par le moment.
Faut expliquer ce qu'est ce resto, sinon ça ne marche pas.
J'ai jamais aller du coup.
C'est un resto Auvergnat, mais en fait, qu'il y a une chaîne qui est devenue une
espèce de chaîne, et en fait, finalement on mange plutôt des trucs surgelés j'ai
l'impression.
– On va avoir un procès, oh la la la la la. – Ah non mais après, peut-être qu'ils peuvent faire un démentil pour du cantal mais…
– Droit de réponse. – Je crois que j'ai de le lire dans cette émission.
– Exactement. – Merci William, vraiment très cool.
– Non mais plus sérieusement, le personnage par exemple d'Anaïde dans le film,
je me suis beaucoup inspiré discussion qu'on a eu ensemble, elle son rapport aux relations amoureuses, du mien,
comment il y avait des frictions, des décalages et ce que ça donnait quand même comme discussion assez riche.
Chassane c'est une espèce de folie, de piquant qu'il peut avoir aussi.
Je essaye de chopper des petits détails dans la personnalité et de les travailler, de les accentuer,
tout en les rendant quand même d'une grande douceur que je ressens chez chacun d'entre eux, que ce soit William, Sébastien,
je les aime de ouf. En fait on est super potes, on est très très potes et c'est des humains magnifiques
avec qui je sens beaucoup de tendresse et où je me sens bien et c'est ce que je recherche en priorité moi,
sur le tonnage, le talent finalement. – C'est tout à fait relatif.
– Évidemment, il y en a énormément, c'est le cumul des deux que...
– Oui, t'as pas pris les acteurs et putain, on tue.
– Non, c'est déjà moi et je ne le sais pas pris moi.
– Je vais essayer de reprendre le film normal de cette émission, de cette interview.
Bon non, je suis ravi, moi je passe un moment délicieux avec vous.
On continue la conversation sur Bais en ville, mais ce que je vous propose là maintenant tout de suite,
c'est une sorte de back-to-back entre DJ Lebgill et MC Jovain.
– C'est-à-dire que j'ai collé deux de vos titres.
On commence avec un titre choisi par William, donc je propose que tu nous expliques pourquoi tu l'as choisi
et quand on sortira du deuxième titre, c'est Martin qui prendra la parole et qui fera la désannonce,
c'est-à-dire un professionnel. C'est beaucoup de pression, c'est pas grave, on y va.
Blackpink, et tu as choisi. – J'ai choisi...
– Pourquoi ? Et pourquoi ? – J'espère que j'ai une espèce de fièvre à un moment de K-pop.
Je trouve ça trop stylé parce qu'il y a un côté...
Pour moi, ça me rappelait les années 2000, genre les L5 et tout.
– Quand tu faisais la tectonique ? – Ouais, non, ça a été après la tectonique.
J'ai été très fan des Toobie Free et tout ça. Quand j'avais 9, 10 ans, les L5...
Enfin, tout ça, c'était un truc pour moi. J'étais dans l'œil du cyclone.
Et là, de voir la K-pop arriver, tous ces bandes, ces pernes,
en fait, j'ai trop kiffé. Et ça, on voit du steak.
Le soir
Attention, j'ai fait allemand à lever un. Rino Gaetano, c'est le choix de Martin Jovage.
Je te laisse désannoncer le titre comme il se doit.
My cello is simply blue. – Wow. L'accent, c'est un morceau.
– Validé par William Lepid, l'accent ? – Pas mal.
Moi-même, j'ai un accent italien très... – Oui, mais c'est un italien, c'est un problème.
Et justement, j'ai découvert ce morceau au bord d'un canal à Venise,
un groupe de jeunes véniciens à l'écouter, gaiement en vivant de l'alcool.
Et ça m'a... J'ai trouvé ça magnifique, en fait.
– Je peux faire une interruption ? On aurait dit le début d'une chanson de Bernard Lavilier.
– C'est vrai ? – J'étais à Venise et j'ai vraiment fait une interruption.
– C'est le plus beau coupiment qu'on met dix de la semaine.
Et c'est mauvais signe parce que mon film sort demain.
– Mais non. Tout va bien.
Je t'ai coupé d'entendre. Tu l'as découvert à Venise.
– Magnifique, poignant, et puis un petit peu pape.
– OK. On marque une courte pause.
Et dans un instant, on écoutera Journey,
car c'est un titre choisi par Martin Jova.
Il nous semble-t-il encore. Non ? C'est pas toi qui a choisi Don't Stop Believin ?
– Oh ouais, Journey. C'est ton accent qui m'a fait excuse. Non, pardon.
– Je suis en train de me prendre un taquet sur mon accent anglais.
– Je pensais l'avoir bien fait. – Journey.
– On écoutera Journey. Qu'est-ce qu'il a foutu encore ?
– On remarque une courte pause et on fait tout ça.
Tous les soirs, Novales soirs.
De 20h à 22h.
– Martin Jova, je t'en prie.
Toujours accompagné de Martin Jova, William Levgill.
On parle pendant la musique. Il n'y a pas de souci.
Journey, Don't Stop Believing, ça ne te parle pas, William.
– Malheureusement, non. – C'est vrai ?
– Peut-être que je la connais.
– Vas-y, dis-moi.
– Je l'ai entendu au Nouvel An.
Et ça m'a fait plein d'émotions, des frissons.
Les papillons dans le ventre, ça m'a fait ça.
– Il me semble qu'il y a au moins un fan de Will Ferrell.
– Moi, j'attends.
– Les deux, c'est cadeau. Est-ce que vous connaissez ?
On écoutait Journey, ça s'est passé sur le plateau de Jimmy Fallon.
C'est Jimmy Fallon qui chante.
Will Ferrell est dans le public et il a des questions.
Je l'ai vu cette vidéo.
– Pardon, ça ne me fera jamais pas rire.
J'avais envie de partager ça avec vous aujourd'hui.
C'est vraiment gratos.
Vous l'aviez vu, cette vidéo ?
– Non, non. – Il faut la regarder.
– C'est très marrant.
– Il est dans le public. Il reprend toutes les paroles.
Il pourrit tout son morceau.
C'est absolument délicieux.
Je voulais d'ailleurs vous demander sur quel genre d'humour
est-ce que vous vous rejoignez,
puisque Bézinville est...
Il est dans le public, il reprend toutes les paroles.
Il pourrit tout son morceau.
C'est absolument délicieux.
Je voulais d'ailleurs vous demander
puisque Bézinville est une comédie.
Pas qu'eux, mais une comédie aussi.
– Justement, c'est une comédie américaine, non ?
– Oui, grave.
Un peu loufoque, un peu haut en couleur.
Tu me parlais beaucoup d'Aïs Ventura, toi.
– Oui, moi j'ai beaucoup regardé ça
quand j'étais enfant.
– Aïs Ventura ?
– Oui.
– Tu as intérêt dans la salle de César,
du coup, cette année ?
– Puisque...
– Oui.
– Il sera là.
– Il y a Jim, oui.
– Quoi ?
– Il y a Jim.
– Oui, c'est l'invité d'Oreur.
– Moi, j'adore.
– Mais je trouve que ça n'a pas très bien vieilli,
ils ont tué, malheureusement.
– Non, il y a deux, trois blagues un peu
qui ne passent pas bien le test de 2026.
– Non, ouais, ouais, ouais.
– Je suis assez récord.
Mais je me suis demandé si tous les deux,
c'était pas une forme de bizarrerie
dans la comédie qui vous réunissait.
Et j'ai envie de dire que peut-être,
ça remonte à ceci.
– Je suis fier de Sus comme Lisa.
C'est bizarre.
Je la connais plus.
– C'est Jerem, le rappeur du film Yves de Benoît Forgeard.
Je préviens ceux qui n'ont pas vu que Yves est un frigo.
C'est la seule info que je donnerais
sur ce film qui est absolument hilarant.
Et c'est là que vous vous êtes rencontrés tous les deux.
– Ouais, tout à fait.
– Ouais.
– Moi, je jouais Jerem, donc,
un rappeur un peu sans succès
qui habite chez sa mami
et qui donc fait la rencontre d'un frigo intelligent.
– Ouais.
Dans la voix étassurée par Antoine Gouy.
– Exactement.
Et Martin, tu faisais le making-of du film.
– Oui, du film.
– Et à la fois, il s'occupait de ma street cred.
– Et tu apparais dans le clip de Jerem.
C'est le premier plan dans le métro.
– C'est vrai.
– Oui, bien sûr.
– Quelle oeil de l'unque.
– Tu portes un sweatshirt rose comme à ton habitude.
C'est compliqué de te rater.
– Même dans le film, je le porte.
C'est mon préféré fétiche.
– Ouais.
– D'ailleurs, il vient de...
Je l'ai acheté parce que Myrtle Beach,
c'est le nom de l'endroit
où il passe la saison 3 de Kenny Powers.
T'as regardé Kenny Powers ?
– Ah, mais oui.
– Il y a où il fait RL dedans, d'ailleurs, justement.
Et non, donc Yves, effectivement, moi, j'étais stagiaire.
C'est mon premier expérience de tournage professionnel.
J'étais comme un petit fou.
Et c'est au cours de ce tournage qu'on est devenu pote.
– Ouais.
– Il m'a invité à regarder le foot chez lui après.
J'étais trop, trop content.
Et la street cred, ouais, j'essayais un peu,
mais vu que moi-même, j'ai pas de street cred.
C'était pas le meilleur choix, quoi.
– Non, mais je me souviens qu'il m'avait vachement aidé
parce que moi, j'avais une culture rap,
pas top, quoi.
Et il m'avait fait une playlist sur Spotify
qui s'appelait William Labguil qui fleurap.
– Ouais.
Qui t'improdure.
– Donc si on tape ça sur Spotify,
on peut encore tomber sur Spotify.
Ça l'était public ou privé ?
– Je vais la mettre en public, là, pour nos auditeurs.
– Ouais.
Vraiment, ça me ferait très plaisir.
– C'était pas mal.
Il m'a fait découvrir énormément de titres, quoi.
C'était génial.
– Alors, au-delà de la bizarrerie
qui peut vous rassembler dans l'humour,
j'ai l'impression aussi,
et c'est ce que moi, je sens dans Besenville,
le film qui vous réunit donc aujourd'hui,
une espèce d'amour, en tout cas,
d'audes à ceux qui ne sont pas en marche.
Enfin, je parle à la fois de politique,
mais aussi du fait que c'est des gens
qui sont souvent à l'arrêt dans leur vie.
Que ce soit professionnellement
ou de manière privée.
– Ah, c'est drôle.
– C'est une analyse pourrie.
– Non, c'est bien.
J'aime bien.
J'aime beaucoup, même.
Ouais, c'est vrai que
une forme de paralysie
pour mon personnage, en tout cas.
Le tien dans le film est un peu plus dans le système
et il a un côté accompli,
en plus de prise.
– Ouais, mais routigné.
– Ça sent ça,
qu'il y a un truc un peu de blocage.
C'est des gens vraiment dans un...
– Tout à fait.
Il l'a enfermé dans son petit décor.
– Ouais.
– Mais c'est vraiment...
Enfin, ouais,
pour le coup,
ça me fait vraiment marrer
de jouer au des personnages comme ça.
– Ouais.
– Parce que j'ai beaucoup de tendresse pour ça.
Mais aussi, je pense,
parce qu'on a grandi
dans cet univers-là,
en fait,
qui est clairement un peu des...
– Les compagnies d'assurance.
– Non, mais je sais pas.
Non, mais c'est des banlieues d'ortoirs.
Enfin, moi, j'aimais bien le côté aussi.
Enfin, je trouve ça hyper intéressant.
C'est des endroits quand même
qui sont désertés la journée
par tout le monde.
Parce que tout le monde
va travailler ailleurs que
là où il habite, évidemment.
Et...
Et c'est des vies quand même.
– Ouais.
– C'est des vies,
c'est à la fois pénible,
à la fois c'est...
C'est pour les enfants,
c'est beau,
parce qu'il y a de la nature
et puis il y a beaucoup de...
Il y a moins d'adultes.
Mais voilà, je sais pas si je réponds
exactement à la question.
– Si, si carrément.
Mais je trouve que c'est vraiment
très intéressant ce côté
de stopper et d'être un peu
dans quelque chose de routinier
parce que l'enjeu
de vos deux personnages,
c'est le mouvement précisément.
C'est-à-dire que l'un,
parce qu'il a besoin d'avoir son permis
et l'autre qui se déplace
en trottinette,
je suis désolé, je suis défoncionée,
quand même.
C'est des gens qui bougent,
mais avec pas de...
Enfin,
il n'y a pas de destination,
c'est ça qui est très étonnant.
– Il n'y a aucun espoir,
aucun horizon.
– On va tomber l'ambiance qu'on fait.
– Chaque trajet est une véritable mission.
– Une aventure aussi.
– Ouais.
– Ça que j'aime bien,
quand ta correspondance
n'est pas assurée par la RATP,
c'est aussi peut-être
le début d'une aventure
complètement...
– Un renouvi.
– Un renouvi.
Ça, ça me plaît beaucoup
de se dire bon,
c'est du temps perdu,
mais c'est aussi peut-être
de la poésie,
puis un espace
pour l'imaginaire.
Enfin, j'essaie de me rassurer
comme ça
parce que sinon,
j'ai perdu vraiment 3 heures
de ma vie par jour
dans les transports en commun.
– Je suis pas le seul.
Ça que j'aime bien, c'est...
– Non, Zéza.
– Pas mal de gens.
– C'est une expérience collective.
– Bah ouais, ouais, ouais,
complètement.
– Je vous propose un nouveau
back to back.
Je sais pas exactement
ce que veut dire ce mot,
mais ça m'amuse beaucoup.
– Je crois que c'est exactement
ce que ça veut dire, ouais.
– J'ai collé deux titres
en mode compète.
Le premier a été
choisi par Martin,
cette fois.
– Ah!
– Elliot Smith,
say yes.
Tu nous expliques pourquoi?
Et c'est William
qui désavancera de manière
très professionnelle
le titre suivant.
Je ne te dis pas
la chanson
que vous allez entendre
et je trouve
mes...
mes tellement belles par name.
Alors, à chaque fois,
je dis juste, je la trouve
belle.
J'avoue, je choisis un peu
mes chansons préférées.
Je le découvre
quand j'ai fait des cours
de solfège au conservatoire
de Shell.
C'est mon prof
qui me l'a fait découvrir.
J'étais au collège
et depuis que j'écoute
cet album,
je pense que c'est
mon album préféré.
C'est celui que j'écoute
le plus souvent.
– Et on écoute
say yes.
...
It's nice to hear your voice again
I've waited all day long
Even wrote a song for you
It's strange the way you make me feel
With just a word or two
I'd like to do the same for you
It's nice to hear you say hello
And how are things with you
I love you
But very soon it's time to go
An office job to do
While I'm here writing songs for you
Strange how a phone call
Can change your day
Take you away
Away from the feeling
Of being alone
Bless the telephone
It's nice the way you say my name
Not very fast or slow
Just soft and low
The same as when you tell me how you feel
I feel the same way too
I'm very much in love with you
I'm very much in love with you
Voilà
Tout explique ton choix
Je vous explique mon choix
Pour tous les auditeurs qui sont restés
Qui n'ont pas changé de station
Maintenant, j'adore cette chanson
Elle me bouleverse
Là même en la réécoutant
J'ai eu un petit émotion
Un petit poil
Une petite humidité
Dans l'œil
Et non, c'est joli
Oui, je suis aussi allergique au pollen
Non mais c'est beau
C'est trop beau cette chanson
Oui c'est très très beau
Nous sommes au coeur d'une conversation absolument désordonnée
Mais pourquoi pas après tout
Et je réalise que nous parlons d'un film
Qui sera dans les salles de main
Qui s'appelle donc Bais en ville
Et que je n'ai même pas adressé ce titre
Bais en ville c'est le nom d'un sac extrêmement désuet
Dans l'idée
Ce qui m'intéresse
C'est que ça propose
Une très très vieille idée de la masculinité
Bais en ville
C'est quand même un projet
L'origine c'est le père de famille
Qui découche et puis qui laisse sa femme
S'occuper des gosses et du ménage
Et qui va dans sa garçonnière s'amuser
C'est drôle parce qu'il a changé d'où en le faisant
C'est le mec un peu
Je suis un petit pastiste
Effectivement je me suis mis dans le ton du truc
Et j'ai choisi ce titre
Justement pour lui défoncer la gueule
Pendant le film
Pour le détricoter
Pour réfléchir qu'est ce que c'est aujourd'hui
Que les relations amoureuses, la masculinité
C'est un jonction
Parce qu'il est question de ça aussi dans le film
C'est marrant
Moi je trouve ça rigolo que le film s'appelle Bais en ville
Et qu'il soit aussi fleur bleue
Et justement aussi prude
Timide et pudique
Moi je trouve vraiment très joli
Et très doux
Et je me disais que justement
Pratiquer ce registre d'humour
Qui est vraiment dans une forme de tendresse
Et douceur
Et ben c'est comme Bais en ville
C'est presque un truc un peu, je veux pas dire désuet
Mais qui serait bien de réhabilité
C'est pas du tout à la molle, c'est vrai je vous d'accord
Moi vous savez, vous avez deux minutes
Je peux vous parler un peu
Non mais il y a un truc
Que j'aime beaucoup quand même
En fait j'aime pas du tout
Comment dire
La blague
En tant qu'attaque
Ouais
Tu vas adorer ce qui va arriver dans la fin de la minute
Non mais en fait
J'aime
Je sais pas comment dire au collège
Or ici on est, il y a vachement de trucs comme ça
On peut être
Et puis quand on est un mec
On est aussi vachement dans ce truc là
On s'attaque alors que faire des blagues ensemble
En fait c'est beaucoup plus
Je sais pas moi je trouve ça beaucoup plus
On s'élève ensemble
On se fait rire ensemble
Je sais pas comment dire
C'est moins cruel, j'aime pas l'humour
De cruauté
Ou de rabaissement et tout ça
Et là en fait avec Martin
C'est un peu aussi ça
C'est de rire ensemble de trucs
Oui parce qu'il y a aussi
Quand je parlais de bande
Il y a une forme de solidarité entre
Tous ces gens en fait
Même une forme de fraternité entre tous ces garçons
Il y a une bienveillance généralisée
C'est comme une bulle de couleur
Où tout le monde
ressent de la tendresse
Envie d'en partager avec ceux qui l'entourent
Et j'aimerais bien que le monde soit un peu plus comme ça
Parce que je trouve ça très dur
Je vois qu'il n'y a pas du tout de place
La bienveillance n'est pas du tout une valeur importante
Dans nos sociétés
On donne l'impression que c'est pas sexy
Alors qu'en vrai
Je trouve ça sexy
Il a rechangé de voix
Différente pour toutes les...
Ça c'est Martin sexy
Alors Martin sexy
Puisque c'était le sujet de ta thèse
Tu as choisi d'écouter PNL
D'écouter douceur héros et romantisme
Pourquoi cette obsession pour PNL
Et Uranus
Que cette fois je vais vraiment prononcer à la Française
Sinon ça va être très gênant
Uranus
Le PNL
C'est vrai que moi j'ai écouté beaucoup de rap français
Quand ils ont débarqué ils ont révolutionné
Complètement tout
Enfin tout l'horizon
Mais vraiment
Mais ça me touchait au plus profond de mon être
Alors même que j'ai pas du tout grandi
Dans les mêmes conditions de vie
Mais il y avait une espèce de spline immense
De beauté, d'invention
D'un nouveau genre
Et cette chanson là c'est la plus belle pour moi
Il y a une image au début du premier couplet
Que je trouve magnifique
Et à laquelle je pense souvent
Je suis comme une vie sur Uranus
Cette appel des étoiles et cette poésie
Qui apportait de moi en fait si on lève les yeux vers le ciel
L'immensité du cosmos
Je pense que j'écris en pensant à ça en fait
La mère a tué comme une vue sur Uranus
Un coup de pression pour effacer ton carré
C'est re-sérer ton anus
Il osait agru
Le jour elle trompe la lune
Elle ne bat plus qu'en bas
Avance on t'os, plie pas on te
Elle ne se rend pas, qu'elle ne se rend
J'suis qu'un homme j'suis comme un extraterrestre
Jusqu'à l'eau chez la tache
Je te laisse pas mes restes
Te demande pas pourquoi les biens on aime caliner
Et pourtant même au reste tu me verras jamais tapiner
J'te abîme ma bîme
Je dois t'oublier
J'suis que j'ai une de mon tient, j'suis bousillais
J'crage tous mes sentiments sous le rocher
Si l'rap paye plus j'te dis point la note
La vie c'est tard
L'oseille nous libère
La paix on l'a préfère
On a connu la guerre
Perdu sur la tête, mille sous la paix
J'ai moins qu'mon sourire à l'envers
Nova le soir, Uranus c'est le choix de Martin Jova
Venu accompagné de William Lebgill
On parle de Baisonville, on parle
Surtout essentiellement de plein d'autres trucs en même temps
Encore une fois je disais une émission extrêmement désordonnée
Désordonnée mais pleine d'amour et de bienveillance
Exactement c'est un buffet
Ouais alors c'est maintenant que ça va changer
Je suis de la vraie de vous l'aboncer
Puisque chaque jour dans cette émission
La première gagnante de Drag Race France
Soit Paloma, notre reine à tous
Sous la plume du go-bar d'un vient gentiment titiller les invités
Je dis gentiment c'est vraiment pour mettre des précautions oratoires
C'est ce qu'on appelle aux États-Unis le roast
Mais comme on est ici sur Nova à Paris
On a appelé ça le roti
Salut Charline
Aujourd'hui, soirée, hommage, au loser
Et pourquoi pas
Commençons par toi William
Quand le cinéma a besoin d'un loser attendrissant
Ou d'un bon pote
Bah c'est toi qu'on appelle
D'ailleurs ton métier ce n'est pas acteur
Non c'est meilleur ami professionnel
Celui de Kev Adams dans Soda
Celui de Vincent Lacoste dans Jacky au Royaume des filles
Ou d'en première année
En gros t'es le bon pote depuis les mythos
Tu as passé 15 ans à regarder Vincent Lacoste devenir une icône
Pendant que toi bah tu faisais
Ouais grave mec
Mais ouais
Et quand tu joues enfin un rôle principal dans Yves
Bah tu te fais voler la vedette par un frigo
Un frigo qui a plus de personnalité
Plus d'arc narratif et probablement plus de follower que toi
C'est dur
T'as même été nommé au César du meilleur espoir
C'est hyper cruel d'ailleurs parce que normalement
Un espoir bah ça aboutit
Un espoir normalement ça mène quelque part
Toi ça t'a mené à Bays en ville
Parlons-en d'ailleurs de Bays en ville
Un film dans lequel William tu joues le beau frère Relou
Qui fait des jeux de mots débiles
Non ne me contredis pas j'ai vu tes interviews
Ça vaut le pas haut
Face à toi Martin Jova ou devrais-je dire
Martin Jova le Spielberg de Shell
Martin j'ai vu tes interviews aussi
Tu es ce genre de réalisateur qui parle pendant des heures
De cinéma américain mais finalement finit par tourner
Une scène devant un Lidl
Martin tu as raté la fémis ce qui arrive au meilleur
D'entre nous
Bon là pour le coup c'est peut-être pas une mauvaise nouvelle pour la fémis
Mais toi tu t'es dit pas grave je vais faire mes films
Quand même à ma façon
J'apprécie l'audace hein
Il faut montrer au monde qu'on n'a pas toujours besoin de la carte
De différentes écoles pour réussir dans la vie
Tu tournes des courts-métrages fauchés dans ta vie de natale
Dont les vacances à Shell
Tout un programme
Le destin frappe à ta porte quand tu rencontres Benoît Forjar
Le pape du cinéma absurde
Et bosse comme stagiaire sur le tournage de Yves
Et oui Yves encore
Ce maudit frigo semble avoir lié nos deux compères
Martin tu adores mélanger réalisme social
Et scientifique-tion barré
Et donc là tu nous sors baisse en ville
Une comédie déglingose dans laquelle tu joues le héros
Un gros loser qui vit à Shell
Sans permis, sans argent, sans logement
Un biopic donc
Ton personnage s'éduit des filles pour dormir près de son taf
Alors moi personnellement j'appelle ça un red flag
Mais visiblement ça n'a pas déplué à Charline
Il faut dire qu'avec ses horaires sur Radio Nova
Ça lui laisse peu de temps pour avoir une vie sexuelle normale
Soyez honnête
Ton film n'est pas vraiment coup de foudre à Notting Hill
Non, là on est plutôt sur du romantisme
France Travail
Mais je dois avouer que tu as un certain bagou
Martin t'as quand même convaincu
Michel Azanavisus, Géraldine Pélas
Et Emmanuel Berco, devenir bouclez leur intermittence
Dans ton film Pop et plein de pêtes
Personnellement voir Emmanuel Berco
En monitrice d'auto-école, ça m'a fait un coup quand même
Cette femme a filmé et joué toute la souffrance humaine
La voir te dire, allez Embray
Non, pas comme ça
C'est comme si Milline Farmer décidait de passer une tête aux enfoirés
Attention, le film est très très très sympa
La presse le qualifie même de grand bol d'air frais
Ce qui est un semi-compliment
Car personne n'a jamais dit
Abutsuuf de Godard
Ou la liste de Schindler
Putain, c'est vraiment un grand bol d'air frais
Je me moque, je me moque
Mais je souhaite bon courage à mes envies
Parce qu'il en faut du courage ou de l'inconscience
Pour sortir une comédie trash romantico-social en 2026
Martin, tu as su ma fonte
Ton côté popu et délirante
Ton film, c'est la thérapie anti-ennuie
La revanche de la loose
Tu as voulu faire une comédie de banlieue positive et loufoque
Là où d'habitude, on n'a que des drames sociaux
Avec des caricatures communautaires
En tout cas, de mon côté, c'est validé
Nous va le soir
Let the roasting begin
Boom, roasted
Allez, sucre des tendantes
Ouais, peut-être t'as besoin de ça
Ah, j'ai vraiment besoin d'écouter Téric Allier
Ok, et ben on va le faire mais juste après la pub
Merci
Nous va le soir
Nous va
Le soir
Tu peux redire ça Martin Joves, s'il te plaît
Que je l'aime
Non, parce que t'as dit juste après
C'est quoi cette musique du Cowboy
C'est un titre choisi par William Labguil
Je vous laisse vous débrouiller
Je vais laisser sans brouiller
C'est une trop belle chanson que j'aime beaucoup
Et que j'ai découverte dans le film Valeur Sentimentale
Ah
Qui a un film que
Toi aussi, tu as su combé
Ouais, j'ai totalement su combé
J'ai pas vu
J'attendais
Je sentais qu'il y avait une double détente
Sur ce dossier
Puisque vous parlez de films qui vous plaisent
J'ai sélectionné quelques extraits de films
Qui sont censés vous parler
Que celui à qui il est destiné se manifeste
Et m'en dis un mot si ça vous va
Avec plaisir
Ça serait drôle que aucun noeud de vous
Parce qu'en fait t'as mal choisi
Non, ce serait pas drôle du tout Martin
Vraiment pas non, ça serait tout sauf drôle
Moi j'adore
C'est parti
Ah je sais, c'est les engines de la chérine
Les benches de la chérine
Benches de la chérine
Absolument de Martin McDonough
Avec Brendan Gleason et Colin Farrell
Hyper fort
Mais alors c'est rigolo parce que je l'ai sélectionné pour William
Ah ouais, moi j'aime pas trop
Ouais, non mais j'aurais pas reconnu
Mais non mais si je l'adore
Je trouve excellent
T'aimes pas ?
Il est plus Miami Vice avec Colin Farrell
Chacun son Colin
Je sais pas, j'adore
C'est beau ce film
Ça parle de l'amitié
C'est très marrant
C'est très marrant et très mélancolique
Jusqu'à un point ça me semblait pas
C'est pas la même esthétique
Il y a un côté baisanville
Si j'aime bien
Si j'aime bien
Bah oui c'est bien de se remettre dans l'axe
Extrait suivant
Vous m'avez traité d'Abruti
Je pratique les arts martiaux
Judo, Aikido, Karate
La première chose qu'on nous apprend
C'est le contrôle
Un type me traite d'Abruti je ne connais pas
Je l'en garde et je m'en vais
Ça c'est les fugitifs je pense
Non, c'est la chèvre
Ah mais oui putain mais fait tout le temps
Je l'aime pro
Pierre Richard
Je pense tout le temps à lui
C'est l'inspiration
C'est mon idole, j'essaie d'avoir
Ce corps qui a la foi
Flex et d'une énergie folle
Cette adresse dans la maladresse
C'est athlétisme aussi
Les cabrioles
Il est tellement doux, il est tellement attachant
C'est mon héros
Mais t'es très client d'humour visuel
J'adore le burlesque
Une richesse
Les films burlesques, le cinéma le cadre
Les corps dans l'image
C'est tellement passionnant à mettre en scène
Je sais pas
J'aime bien travailler plein de sortes d'humour
Vraiment
Les dialogues
Les bon mots, les situations
Mais le burlesque c'est un kiff
William c'est un registre qui te séduit
Je m'épanouis beaucoup
Dans le burlesque
J'adore
Bien sûr
Non mais j'aime beaucoup jouer avec mon corps
Je me suis dit que tu avais dansé dans un verre de martini
Oui oui
Je t'ai coupé avec mon corps
Moi aussi
Le défi physique c'est tellement excitant
Je me suis dit que vous parlez pas de la même chose
Je me suis dit que c'est très perturbant
C'est faire rire avec son corps
C'est marrant
C'est quelque chose pour moi qui est ultra
Jouissif
Alors vraiment du coup
Je vais tout clouter avec l'extrême d'après
Didier
Quand tu vois quelqu'un
Tu ne peux pas d'entrer comme ça, lui sentir le cul
C'est important
Il y a une directrice
J'ai l'impression
Didier d'Alain Chabat
Avec évidemment Jean-Pierre Bacry
Jean-Pierre Bacry et Alain Chabat en Didier
Non mais ça c'était un film
En vrai c'est un film de cheveux
Quand j'étais petit je l'ai vu 10 000 fois
Et
Le rythme de Jean-Pierre Bacry
Son nature
C'est fou ce qu'il fait
C'est trop fort
J'ai reçu pas mal de comédiens quand je voyais dans le sens de la fête
Il y en a pas un
Je crois qu'il m'est pas dit avoir été
Absolument ébloui
D'avoir tourné avec lui
Il est éblouissant
Et c'est en plus quelqu'un
Qui prenait en considération
Tout le monde
Tous les gens
L'humanité
Et un désir
De justice
Incroyable
On passe à l'extrait suivant
C'est punch drunk love ça
Sur 3 secondes
Punch drunk love
Paul Thomas, Sanderson, Adam Sandler
Philippe, c'est Mourofman
Pourquoi ce film Martin
Très bon choix parce que c'est le film
Je pensais beaucoup
Ce personnage d'Adam Sandler
Enconcé dans son costume
Qui la vit mes débats
Dans tous les sens
Qui cherche le grand amour
Je trouve poignant
Beau fou
Je crois que c'est ma comédie romantique préférée
Moi aussi
Parce qu'en plus c'est des personnages qui sont pas
Des stéréotypes
De beauté ou d'intelligence
Ou de charme
Et le film
A une étrangeté comme ça
Il parle de l'amour
Avec beaucoup de beauté
En fait il arrive à être tellement triste et drôle en même temps
La scène où il s'enferme
Dans le cabinet
Dans sa maison avec son beau frère
Et lui dit je n'ai pas jamais te parler d'un truc
Je fais que de pleurer tout le temps toute la journée
Vu que tu es médecin je me suis demandé si tu avais peut-être une idée
Et le son beau frère lui dit mais mec je suis dentiste
Je trouve ça trop bien
Surtout de ces belles références
Je vous propose un nouveau back to back
Premier titre choisi par Martin Jova
David Guetta, Kid Cudi
Poiré
David Guetta
Allez on y va
Tous les soirs
Novales soirs
Allez c'est William qui fait la désannonce du titre
Et vous avez écouté
Styl de Acide Arab
Et vous écoutez
William Labguil
et Martin Jova dans Novales soirs
Bravo
Chasse musicale
Pourquoi t'as choisi le titre William ?
Parce que je l'adore il me fait bouger
Ouais
Ouais
Je ne sais pas si t'as pas entendu tout le...
On est vraiment sur un thème pot très particulier
En termes d'interview et de dynamique
J'ai une question extrêmement sérieuse à vous poser
Est-ce que devenir adulte c'est un projet raisonnable
Selon vous ?
Non c'est une grosse connerie
C'est un projet audacieux
Ouais
Enfin mais en fait
On ne choisit pas aussi dans le fond
Moi ce qui me rassure aussi vachement
C'est de me dire en fait
Donc
Quatre humains j'ai atteint ma taille adulte
Qu'est-ce qu'il y a de rassurant
Mais non mais parce que si on peut
Tu sais qu'après ça rechange
Oui j'imagine
On sera ici
Mais moi
C'est quelque chose voilà
Je vais voir la définition
Qui me convient dans un dictionnaire
Quelque chose de très concret
Et puis voilà il n'y a pas non plus
De plus
De problèmes
Martin plus Peter pas en généralisation
Juste là on approche de la mort
Tranquille on déclare nos impôts
On dit cour à sa perte et tout
Non c'est nul
Cet instant de bonheur vous a été proposé
Par Martin Jovain, réalitaire de baisse en vie
Une comédie dans les salles
Des deux mains
William j'ai pas pu m'empêcher de remarquer
Que ces derniers temps le registre c'est
Dramatisé ou en tout cas teinté de drama
La vie de ma mère de Julien Carpentier
Plans d'heure absolue
La comédie c'est aussi faite musicale
Il y a eu Nino de Pauline Loques
Qui est très très beau aussi
Mais pas complètement hilarant
Ce sont des choix délibérés
Ou ça a été les circonstances qu'on fait
Les circonstances
On fait que j'ai eu la possibilité
De faire ce genre de choix
Et en fait
Oui c'est quelque chose moi
Qui m'anime vachement
En fait j'ai envie aussi de faire du drama
Je l'adore ça
Quand j'ai découvert les tragédies
Au théâtre et tout
Quand j'étais en école de théâtre
Je faisais plus du tout de comédie en cours
On avait 40h de cours
Et je faisais que des trucs
Tragiques, dramatiques ou blocs
Dites-il en riant
Quand est-il de ce projet
Que tu exposais au magazine GQ
À savoir le rêve de jouer un méchant
Et là je vais aussi me tourner
Vers ton réalisateur
Il y a un moment où il va falloir qu'on métier sans oeuvre
Par exemple les circonstances
Ne sont pas présentées
Je n'ai pas la possibilité de faire ce genre de choix
Mais j'aimerais beaucoup jouer
Un méchant
Un antagoniste
Tu es trouble dans McWalter
Oui je suis un peu trouble
Tout à fait, je suis très lâche
Et je retourne ma veste
Mais pas encore complètement du côté obscur de la force
Ça reste sympa
Martin qui est devenu l'affaire Jean Bon
Je bosse dessus
Je bosse dessus
Ce n'est pas des mots que je lâche comme ça au hasard
C'est le titre d'un projet
C'est mon projet de nouveau film
Comédie d'action
Tu vois Rochauer
Pas ça
Il n'y a pas de Jackie Chan
Une grosse différence en termes d'art martiaux
Mais en termes de comédie
Ça me clate
C'est un peu politique, un peu piquant
Un peu de genre
Burn After Reading à Shell
Qu'ils vivent comme ça
Burn After Reading c'est vraiment pas le même nombre de mots
Je sais pas comment t'as pu entendre ça
Frère Cohen
Et pas Quentin Tarantino
Et pas Quentin Tarantino
Le mec qui aime Paul Dano
Qui était là la semaine dernière
Oui ça va
Je le place exprès pour que tu...
Vous pouvez réécouter un podcast
Dans Nova le soir
Ça va tranquille
Il est cool
Il est tellement cool
Il parle pas français
Combien de projets tu m'aimes en même temps Martin ?
Plein, parce que je bosse aussi
Sur Problemos
Problemos dos
Ah ok, donc j'apprends qu'il y a un Problemos 2
Bah il va falloir encore bosser
Mais c'est l'idée
Et ma chérie Mawadan
Elle a resté deux courts métrages
Et qui jouent d'embaisement vite
Moi j'ai un projet à proposer aussi
Et voilà, 4ème projet
Il y a tout de suite le Breaking news
Vas-y, ah non après on off
Bah ça c'est pas sympa
C'est pas très sympa pour tous les gens qui écoutent
Ouais, je vous ai tous frustrés
Mais en fait je suis sûr qu'il a rien dit
C'est juste ça pour faire son intéressant
Et bah on a un deuxième rose de palomain
Entièrement dédié à William Lebgill
C'est faux
Je vous annonce une courte pause
Enna Jackson qui a choisi
Enna Jackson, c'est toi William
Peut-être
On va l'annuler
Non si on va l'écouter juste après la pub
Nova le soir, et si on changeait de disque
Nova
Le soir
Avec Charline Roux
Vanda Jackson
Dans Nova le soir
Final of Love
C'est le choix de William Lebgill
Qui va donc le justifier devant Martin Jova
Qui est également dans ce studio
Écoute Martin j'ai pas me justifier
Tu m'attaques, tu peux ce que tu veux
J'aime Vanda Jackson
Je l'ai découvert par hasard
Nouvelle voix aussi, nouvelle voix
C'est fou les camélions
Et j'ai une application qui s'appelle Shazam
J'ai Shazamais
Et là c'est dans les dernières chansons
Que j'écoute en ce moment
C'est le dernier truc que j'ai enregistré
Dans mon téléphone
Moi je trouve que c'est une belle invention
Cette application
Je sais pas si ils sont clean et éthiques
Je vais bien vérifier avant
Mais je pense que non
Aucune boîte ne l'est à peu près
Politique
La comédie politique
La comédie politique
Je voulais vous proposer un petit jeu
Je vais vous proposer
L'un et l'autre
De déterminer des rôles pour l'un et l'autre
Ça ne veut rien dire et non c'est comme ça
Mais une fois que j'aurais posé la première question
Vous comprendrez
Martin, si William était un héros de comédie romantique
Qui est dans quel film
Mais tu ferais bien un petit punch
Dans une clove toi
Adam Sandler
William si Martin était un héros
De comédie romantique
Je dirais
Comment il s'appelle
Le héros
Dans l'hécolyte chez pizza
Le mec qui veut plus sur la meuf
Plus grande que lui
Lui même
Mais c'est le fils de Philip Seymour Hoffman
J'aime bien les films
Le fils de Philip Seymour Hoffman
Martin, si William était un super héros
Frutman
Non
Là je l'ai gagné
C'est pas un super pouvoir
Je me rappelle
C'est une offence
Passible d'une amende
Ou peut-être de prison
C'est pour ça qu'il ne peut pas l'être
Je ne suis jamais affronté à toi
Tu aimerais ?
Vous ferais ça plus tard
William si Martin était un super héros
Je dirais
Spider-Man
Ça a l'air de rejouir
Wonder Woman William
Ok
C'est le lasso de vérité
On t'a tous vu arriver
Et pour terminer, si William était un super méchant
Martin
Le joker
Mais le joker
Quel joker ?
Par qui ? Quelle version ?
Nicholson
Ah pas mal
Si Martin était un super méchant
Le mystère
En attendant
Et à écouter bien la transition
Retrouvez ces deux super gentils
Dans les salles des demain
À l'écran tous les deux
Le film est réalisé par Martin Jova
Vous y retrouverez aussi William Lebgill
Le film s'appelle Bays en ville
Vous ne verrez rien de plus réjouissant demain
Donc vous vraiment faites vous plaisir
Merci à tous les deux d'être passés par ce studio
C'est un moment délicieux
Délicieux
Et on se quitte
Sur un titre choisi par vos soins
Qu'est-ce qu'il y a à choisir Stylidan
Leur T-Work
Je vous laisse tous les deux faire le lancement
Pourquoi expliquer nous
C'est un peu les States
C'est Los Angeles
C'est pas du tout un lancement
Mais on va faire comme ça
Merci à tous les deux
Merci
Salut
Dirty work
Full to do your dirty work
Oh yeah
Yeah I've said
Oh yeah
Dirty work
Et nous allons le soir c'est presque fini
Dans un instant vous avez rendez-vous avec la matinale de la nuit
Et demain nous on a rendez-vous
à 20h avec Bérangère Crief
Pour parler de, eh bien un indice
Sa fiche dans le titre qui suit
Yo
Je pense qu'on devrait parler de ça
Come on, I'm not
People might misunderstand what we trying to say
But that's a part of life
Steps for now to the people at home or in the crowd
It keeps coming up anyhow
Don't decoy avoid a big void
The topic cause that ain't gonna stop it
Now talk about sex on the radio
And video shows
Anything goes
Let's tell it like it is and how it could be
How it was and of course how it should be
Those who think it's dirty have a choice
Pick up the needle, press forth
Let's stop a spin, I doubt it
Alright then come on spin
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Hot to trap, make any man die
Let's pop, she use what she got to get whatever she don't got
Fellas drew like fools but then again they're only human
The chick was a hit because her body was boomin'
Gold pearl, loopies, crazy diamonds
Nothing she wore was ever common
Her days, heads of state, men of taste
Lawyers, doctors, no one was too great
For her to get wet or even mess with
The press she says was next on her list
And believe me you, it's as good as true
There ain't a man alive that she couldn't get next to
She had it all in the bag
So she should've been glad
But she was mad and sad and feeling bad
Thinking about the things that she never had
No love, just sex
Bottle next to the check and the notes
That last night was dope
Tope
Let's talk about sex baby
Sing it, let's laugh me
Let's laugh me
All the ladies
All the ladies
Guys you don't make love
We have here a subject to controversy
A 3 letter word some regard as a curse C
He may fiend and have a dream
Because he seen a teen in tight jeans
Well make some react like that is biological
The scheme on gettin' in those jeans is diabolical
But of course he does it
And she gives them rap
And before you even know it they defend the sack
As a matter of fact
But anyway ready or not
Here he comes and like a dumb son of a gun
Oups, he forgot the condoms
Oh well you say what the hell
It's chill, I won't get that
I'm on the pill until the stores pours
And stuff pours down your drawers
He gave it to you and now it's all yours
Let's talk about you and me
Let's talk about hope
Because that may be
Let's talk about sex
Let's talk about sex
C'était super, c'était comme
Non mais il y avait de l'enthousiasme
Et puis c'était très chill
Moi j'ai l'impression d'être sur la route 66
Sans Donald Trump
Non c'était génial on pouvait rigoler
On a parlé de plein de sujets
On n'était pas genre à dire
Ouais super le film mais on a parlé du film
Très content d'avoir été roasté, ça m'encourage
Moi mon roasté c'est ma date
Moi j'ai adoré ce roast ça m'a
J'ai trouvé ça très encourageant
Ouais c'est un super roti
Le soir
Et changer de disque
Avec Charline Roux et ses invités
Nous va
Le soir
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Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échangez de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir.
Une émission qui va prendre les allures d'une équipe sauvage dans une banlieue douce.
Puisqu'on parle de baisse en ville, le sac pour boomer.
Pas la pratique sans doute éprouvée par quelques-uns d'entre vous, bande de coquins.
C'est le titre du film réalisé et interprété par Martin Jova avec aussi William Lebgill.
Ils viennent nous en parler et partager comme ils se doient leurs disques préférés,
ce qui me donnera une occasion de les opposer puisque la sélection va de Blackpink à Stylidan en passant par Elliot Smith et PNL.
Comme chaque jour, Paloma par la plume du go-bardin, c'est la même personne,
viendra retirer nos invités avant cet instant cuisson à feu vif,
un peu de douceur à l'image du film dont il va être question.
On écoute Lana Del Rey avec Do In Time.
Lana Del Rey dans Nova Le Soir.
Nova Le Soir.
On a appris aujourd'hui la disparition d'un musicien de légende, Sly Dunbar,
moitié du duo Sly and Robbie, un batteur génial qui a accompagné Bob Marley,
Bob Dylan, Madonna, Chinado Connor, Grace Jones ou encore les Rolling Stones.
Les morceaux de Bravour de ce soir lui sont dédiés.
On vous a demandé de choisir vos morceaux préférés,
dans tous ceux sur lesquels il va exercer son talent rythmique.
Une fois n'est pas coutume, je commence par un choix perso
puisque c'est en lisant des papiers à son sujet que j'ai découvert ceci.
Et ceci est un titre de Yann Dury, Girls Watching pour lequel il est accompagné de Sly Dunbar.
Parmi vos propositions, catégorie All These But Goodies, Bob Marley bien sûr.
Retrouve un titre annoncé je cite comme toujours terriblement d'actualité.
Police and Thieves, Junior Marvin.
Évidemment, parmi vos propositions pour rendre hommage à Sly Dunbar,
Sly and Robbie and the Taxi Gang,
featuring Bunny Brown, Natural Mystique soit une recluse de Bob Marley.
Et enfin, parmi les morceaux que vous nous avez proposés
pour célébrer la mémoire de Sly Dunbar,
ce titre, interprété par Grace Jones,
I've seen that face before, soit Libertongo.
C'est dans Nova Le Soir et on se retrouve dans un instant
avec William Lebgill et Martin Jova.
Nova Le Soir.
T'es Nova Le Soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le Soir.
Categorie Jeune Jean avec du talent.
Je vous propose mes deux invités.
Deux trentenaires qui s'y n'étaient pas si charming.
Ce serait carrément super énervant.
Là, un réalisateur des merdards plein d'idées.
Joli, par ailleurs, les idées.
Et se mettent en scène dans des aventures que je qualifierais de Chamarée.
L'autre est comédien, d'abord associé au terme bubune
dans mon imaginaire à cause de Riatsatouf.
Toujours fantastique chez Thomas Lilty,
magique dans le sens de la fête.
Scénariste-chanteur dans Joli Joli,
déclencheur d'un combo l'armée-morve
dans la vie de ma mère.
Le beau rôle, c'est pour lui.
La preuve.
On l'a vu cette année dans un film
qui a toutes ses chances au César, Nino.
Et on l'a entendu dans un autre en liste
pour les Oscars, tout simplement.
Arco.
Mon premier dirige le second dans un film
qui est le meilleur remède à la sinistre aux ambiants.
Ça s'appelle Baz en ville.
Bonjour, Martin Jova.
Bonjour, William Labguil.
Et bonjour.
Salut.
Ça va ?
C'est des tout petits bonjour.
Fait des petits bonjour en ASMR.
Ouais, salut, ça va.
Puisque ça fait partie des nœuds de l'intrigue
du film dont on va parler,
qui a le permis ?
Moi, je l'ai.
Gros driver, William.
Ouais, ouais.
Gros driver.
Gros driver.
Ouais, ça drive.
Ça arrive.
Depuis longtemps ?
Oui, ouais.
Une bonne dizaine d'années déjà.
Ouais.
Et je l'ai eu grâce...
Parce que je faisais un film
mais il fallait que je conduise une camionnette
dans le film.
Alors je l'ai passé en accéléré.
Ça a été très, très vite.
C'est-à-dire que tu as menti sur ton CV,
il a fallu que tu rattrapes après le...
Ouais.
Non, je n'ai pas menti.
Ils m'ont dit t'as le permis.
Je dis non.
Ils m'ont dit bah rentre le pay.
Je dis bon, c'est génial.
Génial.
C'était pour quel film ?
Ça s'appelait La fine équipe.
Et Martin, permis ?
Ça, permis.
Je l'ai eu pour le film.
Alors, sauf qu'on ne l'a pas payé,
moi pour le coup.
Et pas en accéléré.
Pour toutes les scènes de conduite du film,
c'était important.
Enfin, on aurait pu tourner sur les plateformes.
Ça fait une autre logistique.
Moi, j'avais envie d'être dans le moment présent
en train de galérer à conduire et de faire mes répliques.
Donc je l'ai passé.
Je l'ai eu un mois avant le tournage.
Pas mal.
Personne ne me pose la question.
48 ans.
Toujours pas le permis.
Toujours pas.
Non, jamais passé, jamais inscrit.
C'est tellement génial de passer.
Non, jamais rien du tout.
Je n'ai même pas eu l'envie de m'inscrire.
Vraiment flemmasse.
Moi, je suis peut.
Voilà.
Mais peut-être quand tu vas faire
de la cinquantaine, tu vois.
C'est dans deux ans.
Oui.
Vraiment que je m'active pour l'avoir d'ici là.
Mais bon, c'est pas...
Non, non.
Pas besoin.
Le train.
Si quelqu'un m'entend,
il peut m'envoyer des vitres.
N'hésitez pas.
Comme à chacun de mes invités,
je vous ai demandé de venir avec vos disques.
Vous êtes exécuté.
Je crois que le premier titre
est un titre choisi par William.
Théodorar.
C'est bien toi.
Ah ouais.
Il meurit tout sonner pour pas ce titre.
Je le trouvais hyper émouvant.
Je l'adore.
Ouais.
Ouais.
Et j'adore sa voix.
Elle est pas très originale,
mais en fait, c'est bien.
C'est bien.
On s'en fout.
Ouais.
Allez.
Dans la playlist de William,
Lebgill et également en compagnie de Martin Jeva,
puisqu'aujourd'hui,
on parle de baisse en ville
qui sera dans les salles,
mercredi.
Petit stress
ou des tentes absolues?
Un petit peu, ouais.
Martin.
Un petit peu de stress.
J'ai pas beaucoup d'attente
et j'ai beaucoup aimé
tout ce qu'on a fait,
l'accompagnement du film,
le festival,
en salle.
J'ai pris beaucoup de plaisir.
Alors maintenant,
j'espère que peut-être
ça va un peu marcher, c'est sûr.
Ouais.
Du bonus.
Je pense aussi.
Baisse en ville,
c'est l'histoire de Sprite.
C'est toi, Martin,
un jeune adulte,
ou alors un vieil ados
qui se retrouvera vivre chez papa et maman.
Ensuite,
un chagrin d'amour
et faute de boulot.
Le voilà donc coincé
dans une spirale infernale.
Enfin, c'est pas tout à fait
le terme qu'il emploie
quand il expose son problème
à Walid.
C'est toi, William,
son beau-frère.
Alors t'as changé de vie?
T'as essayé l'intérêt?
Ben ouais, mais moi,
j'en fais de gros.
Ah ouais, un paradoxe.
Mais ouais.
Genre pour avoir un taf,
il faut le permis.
Sauf qu'il faut que je trouve
un taf pour payer mon permis.
Tu vois le truc?
Pour ça, je musais,
t'as peut-être un petit plan,
tu vois, derrière les fagots.
Non, j'ai peut-être un truc,
mais je te préviens,
ça risque d'être un peu foire.
Comment ça risque d'être un peu foire?
Nous, on est venu
pour chercher un taf.
Quelle branche?
90, quelle branche?
Juste payer, quoi.
Tu commences ce soir
minuit 30
à cette adresse.
Bonsoir,
on vient pour le travail.
Venez.
Vous vous y connaissez un peu
en start-up, hein?
Grave.
Provaise?
Non, c'est faux.
C'est un mytho.
On est spécialisés
dans le nettoyage de tafs
à domicile.
Et ils peuvent appeler de n'importe
où?
Genre des serges hypothèses?
Un bestial.
On fait déjà tout le 77.
Et crois-moi,
c'est pas mal, hein?
Bon.
Au boulot.
Surprise!
Bienvenue dans un film
à la douce zinzinerie
et qui a dit
que la comédie
ça devait forcément
être visuellement
tout pourri.
Et ben, pas moi.
Pas Martin Jova non plus.
Je dis bravo, monsieur.
Shell is the new sexy.
Pink is the new black.
Enfin, j'en ai plein de doutes
comme ça.
Pas mal pour un autodidact.
Bon, on est toute une équipe
quand même,
à travailler là-dessus.
Et notamment mon chef opérateur.
Ouais, mais le film est beau.
Je le dis,
c'est pas un truc
qu'on spécifie forcément
sur les comédies.
C'est très beau,
visuellement.
Je suis content
que tu trouves ça beau.
Il y a plein de couleurs.
C'est vrai que
j'aime bien les cadres
de la symétrie.
J'aime bien mettre en valeur
des paysages
de ma banlieue pavillonnaire natale
et en même temps,
les transformer,
les pimper un peu.
Ouais.
Les rendre
encore plus enchantées
qu'ils ne le sont déjà.
Comme leur passer
un filtre d'optimisme.
C'est important pour moi
au-delà des blagues bien sûr.
Ouais.
Vous connaissez bien
tous les deux.
Martin,
t'as dirigé William
dans tes cours métrages
et puis dans Grand Paris
ton premier nom.
Martin,
qu'est-ce qui te séduit
chez le comédien?
William,
qu'est-ce qui te séduit
chez le réalisateur?
Ok.
Non mais c'est toujours bien
d'érotiser un plateau de tournage
de toute façon.
Ouais, bien sûr.
Je comprends.
Non et puis
je trouve que c'est quelqu'un
d'intelligent.
Ouais.
Il est sensible.
Et apparemment,
il kiffe qu'on parle de lui
quand il est là.
Je trouve
qu'il est drôle.
Ouais.
Mais ça c'est des qualités humaines.
Ouais.
Ce n'est pas forcément
des qualités de réalisateur.
Qu'est-ce qui te séduit
de réalisateur?
Pour moi,
l'humain
fait le réalisateur
quand même.
Et
le fait qu'il soit cancer
comme moi,
même si il est astro.
Ouais.
Cancer.
Non mais
enfin,
non je ne sais pas,
ouais tout ça.
Et puis
je ne sais pas comment
dire,
il y avait un truc
que je répète assez
souvent en vrai.
Mais
en fait,
moi je suis né dans le 7-7
aussi, comme Martin.
Ouais.
Et j'ai grandi
dans cet bon lieu-là
de
pas vionnaire quoi.
Et
j'avais toujours un peu ce rêve de,
enfin en tout cas je me disais
ouais j'aimerais bien,
enfin s'il fallait que j'écrive
ou que je réalise des films,
etc.
Enfin j'avais très envie
de parler de ça,
quoi.
Et de poétiser
cet endroit
qui peut paraître sinistre
pour plein de gens
qui,
soit qui y habitent
ou soit qui n'y habitent pas
et quand j'ai rencontré
Martin
et que j'ai vu ces courts métrages,
enfin c'était comme une espèce
d'éblouissement,
quoi,
de réveil
psychique.
Ouais.
Un Yervana.
Un Yervana.
Ouais, un Yervana.
Une épiphanie,
selon moi.
Non, je trouvais ça
trop beau de parler
de cet endroit,
qui me parle
très intimement,
quoi.
Avec
autant de poésie,
autant
de,
ouais,
ce qui fait
ces drôles,
ces profonds,
il y a beaucoup
d'émotions.
Ouais.
Pour moi,
c'est génial
de travailler avec Martin.
Martin,
à toi ?
Et aussi, pardon,
il est vraiment beau.
Ouais.
Très belle nature capillaire.
Ouais.
Tout comme toi,
par ailleurs.
Merci, c'est vrai.
Ouais, un critère de
très beaux cheveux.
On est luxuriant tous les deux.
Ouais, luxuriant,
c'est le mot exact.
J'ajoute Paul
à votre trio,
le réaliste,
cette émission,
on est sur une belle équipe.
On est des oasis.
Ouais.
Dans le désert capillaire.
Martin,
qu'est-ce qui te plaît
chez le comédien
Lesb Gill ?
Moi,
c'est l'action des deux ensemble.
Ouais.
C'est un gars
que j'adore.
On est devenus potes.
Moi,
je suis fan de lui
depuis que je suis ado.
Je regardais à la télé
en grandissant.
Quand on a commencé
à traîner ensemble,
c'était comme un rêve
éveillé,
vraiment.
Je me le racontais
d'eux,
faut près de mes potes.
C'est ouais,
je traînais avec William.
Quand on a commencé
à travailler ensemble,
on a passé
encore une étape.
Et là,
ça a commencé à devenir
autre chose.
Parce que,
c'est un truc
qui a été
glissé sur de la mélancolie
et aussi
sur du rire franc.
Donc,
j'ai besoin
de travailler avec des gens
qui amènent de l'empathie,
de la tendresse,
de la sympathie,
parce que j'ai envie
de faire des films
hyper doux,
hyper bienveillants,
et qui en même temps
ont un bon timing comique.
Ouais.
Et tu vois,
les deux ensemble,
c'est pas si évident que ça.
Et lui,
tu vois, tu as envie
de lui faire des câlins
et en même temps,
il est hilarant.
Ouais.
Et j'ai besoin
de cette espèce
de faire ça.
Dans le film,
il y en a d'autres qui sont aussi
extraordinaires
dans ce registre.
Et c'est pour ça
que je suis tellement à l'aise
et c'est pour ça que je travaille
aussi souvent
avec la même bande de communins.
Mais c'est vrai que là,
maintenant,
on a fait 5 films ensemble
et je trouve aussi,
vu que je joue dans mes films,
c'est un plaisir de...
De l'avoir comme partenaire.
De l'avoir comme partenaire.
Je trouve qu'ensemble,
il y a un vrai truc
quand on joue tous les deux.
Il va beaucoup
être question d'amour
dans cette émission.
Je le sens.
Je propose donc
une petite pause musicale.
Merci.
On va voir Martin.
Tops.
Outside.
Tu nous expliques pourquoi ?
J'ai entendu la semaine dernière
et j'ai trouvé ça magnifique.
Depuis, je l'écoute en boucle.
Je trouve ça hyper beau.
En ce moment,
je suis en train d'écrire
un petit film
et j'imagine trop
un personnage
qui écoute ça rentrant chez lui.
On sent le sens
du rythme du réalisateur
parce qu'ils calent,
sont fraisés
sur la mélodie.
C'est fou.
C'est vrai que c'est très beau.
Tops.
Outside,
c'est le choix de
venir nous parler de baisons-villes
dans les salles mercredis
avec son comédien,
William Labguil.
C'est vrai que c'était beau.
T'as besoin que tu plus sois
sur ce coup-là.
Oui, bien sûr.
C'était hyper beau.
C'était super mélancolique aussi.
Oui.
Moi, j'adore la mélancolie.
Vous savez,
Victor Hugo disait
la mélancolie,
c'est le bonheur d'être triste.
Oui.
Je trouve ça magnifique.
Je viens de me faire calmer
par une citation de Victor.
Voilà.
Du coup,
on est enchaînés derrière
une question
qui va être vraiment
méga random.
C'est très compliqué.
Elle était bonne,
pas déliant,
mais ce n'est pas...
Pas bien.
Pas bien.
Pas mal.
Bac plus 3.
Mais pas d'école de cinéma.
Non.
Bon, du coup.
Merci de me le rater.
Quand j'ai rencontré Martin,
il faisait quand même
une thèse
sur PNL.
Non, mémoire,
je n'ai pas fini.
Mais non,
je n'ai pas fini.
Alors,
quoi sur PNL ?
Pardon,
vraiment, ça m'intéresse.
Je croyais
que c'était les irrités
de beau de l'air
avec les nuages,
le suppline
et tout ça.
Mon directeur de mémoire,
tout le monde est directeur
de beau de l'air,
même qui m'a calmé.
Même ce poids qu'il a fait gourmand,
je ne suis pas sûr que ça marche.
Enfin bon,
après, c'est vraiment très perso.
Elle n'a pas le perdu.
Oui.
Alors,
perdu pas tout le temps
parce que ça revient
de manière récurrente
dans cette émission.
Pardon, je m'égare complètement.
Martin,
tu disais
que tu aimais
l'idée d'avancer
en bande.
En l'occurrence,
tu expliques aussi
que tu écris en pensant
à tes comédiens.
Donc,
qu'est-ce que tu projettes
sur William,
sur l'experience Sébastien Chassagne,
sur Anne-Aïde Roseham,
sur les gens avec qui tu tournes
de manière récurrente.
Parce que tu leur offres
quand même des rôles assez
particuliers.
Il y a un truc de projection
qui est très étrange.
Bien,
j'essaie de m'inspirer
de traits de caractère
qui ne sont pas forcément
les plus évidents
chez la personne.
Peut-être un détail,
je veux dire,
sur la palette
de couleurs
de la personnalité.
Bien,
on prend une qui serait,
je ne sais pas,
10%
assez, assez minime.
Je pense surtout à William
parce que,
il est hyper sympa, il est souriant. C'est un petit fripon en fait. Il est un petit peu
vicieux sur les bords, il est un petit peu taquin. Il a un truc très laid back. Et il a un côté
grand frère pour moi, c'est sûr parce qu'il a 16 ans de plus que moi. J'ai dit 30
mètres, on est d'accord que vous êtes tous les deux. Mais il a un peu plus de bouteilles
que toi. Parce qu'il a commencé sa carrière, il avait 14 ans. Moi je n'ai pas commencé
encore ma carrière, donc il y a un vrai décalage. Non mais je pense que ce que Martin
essaye de dire dans son engagement à la droit de jeune homme, c'est qu'effectivement
parfois je peux être un peu dur. Non, c'est pas dur, mais c'est pas du tout ça que je
voulais dire. Si c'est ça. Non, c'est que tu es un petit peu coquin quoi. C'est
un vrai coquin ce mec. C'est un coquin. Mais dur c'est-à-dire. Non, c'est pas
dur du tout. Tu trouves qu'aucun, Walid ? Non. Il est un peu sur de lui, il peut donner
un peu des leçons de vie, tout ça, machin quoi. Mais en fait, c'est pas comme ça, mais
je me casse. Non mais c'est, je pense un peu, comment
dire, augmenté quoi. Ouais, réalité augmenté. Moi ça me fait marrant. Quand tu m'avais
menti là, une fois il a menti, il a dit que le plomb du Cantal, c'est un super resto,
tu rappelles de ça ? Et après je dis, viens on y va, il a dit, mais tu crois que j'ai
que ça à faire, j'ai plus 20 ans d'aller au plomb, il m'a dit ça. Alors que devant
tout le monde, il avait dit que c'était génial. Là je me suis dit, c'est ce mec.
C'est un poseur en fait. Après je lui ai dit aux autres, il a menti, il a menti,
et lui il m'a dit, mais t'es fou, j'ai jamais menti, alors qu'il avait menti, que
devant moi, tu vois, il m'a complètement sonné, c'est dingue, il fait ça quand
il me dit que c'était génial.
Pour moi c'est, il a rentre faire ça.
Ouais voilà, il m'a gaslight.
Moi c'est un détail, tout va bien.
Moi j'aime bien, j'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'suis toujours très drôle.
J'ai l'exemple qui est peut-être un peu précis par le moment.
Faut expliquer ce qu'est ce resto, sinon ça ne marche pas.
J'ai jamais aller du coup.
C'est un resto Auvergnat, mais en fait, qu'il y a une chaîne qui est devenue une
espèce de chaîne, et en fait, finalement on mange plutôt des trucs surgelés j'ai
l'impression.
– On va avoir un procès, oh la la la la la. – Ah non mais après, peut-être qu'ils peuvent faire un démentil pour du cantal mais…
– Droit de réponse. – Je crois que j'ai de le lire dans cette émission.
– Exactement. – Merci William, vraiment très cool.
– Non mais plus sérieusement, le personnage par exemple d'Anaïde dans le film,
je me suis beaucoup inspiré discussion qu'on a eu ensemble, elle son rapport aux relations amoureuses, du mien,
comment il y avait des frictions, des décalages et ce que ça donnait quand même comme discussion assez riche.
Chassane c'est une espèce de folie, de piquant qu'il peut avoir aussi.
Je essaye de chopper des petits détails dans la personnalité et de les travailler, de les accentuer,
tout en les rendant quand même d'une grande douceur que je ressens chez chacun d'entre eux, que ce soit William, Sébastien,
je les aime de ouf. En fait on est super potes, on est très très potes et c'est des humains magnifiques
avec qui je sens beaucoup de tendresse et où je me sens bien et c'est ce que je recherche en priorité moi,
sur le tonnage, le talent finalement. – C'est tout à fait relatif.
– Évidemment, il y en a énormément, c'est le cumul des deux que...
– Oui, t'as pas pris les acteurs et putain, on tue.
– Non, c'est déjà moi et je ne le sais pas pris moi.
– Je vais essayer de reprendre le film normal de cette émission, de cette interview.
Bon non, je suis ravi, moi je passe un moment délicieux avec vous.
On continue la conversation sur Bais en ville, mais ce que je vous propose là maintenant tout de suite,
c'est une sorte de back-to-back entre DJ Lebgill et MC Jovain.
– C'est-à-dire que j'ai collé deux de vos titres.
On commence avec un titre choisi par William, donc je propose que tu nous expliques pourquoi tu l'as choisi
et quand on sortira du deuxième titre, c'est Martin qui prendra la parole et qui fera la désannonce,
c'est-à-dire un professionnel. C'est beaucoup de pression, c'est pas grave, on y va.
Blackpink, et tu as choisi. – J'ai choisi...
– Pourquoi ? Et pourquoi ? – J'espère que j'ai une espèce de fièvre à un moment de K-pop.
Je trouve ça trop stylé parce qu'il y a un côté...
Pour moi, ça me rappelait les années 2000, genre les L5 et tout.
– Quand tu faisais la tectonique ? – Ouais, non, ça a été après la tectonique.
J'ai été très fan des Toobie Free et tout ça. Quand j'avais 9, 10 ans, les L5...
Enfin, tout ça, c'était un truc pour moi. J'étais dans l'œil du cyclone.
Et là, de voir la K-pop arriver, tous ces bandes, ces pernes,
en fait, j'ai trop kiffé. Et ça, on voit du steak.
Le soir
Attention, j'ai fait allemand à lever un. Rino Gaetano, c'est le choix de Martin Jovage.
Je te laisse désannoncer le titre comme il se doit.
My cello is simply blue. – Wow. L'accent, c'est un morceau.
– Validé par William Lepid, l'accent ? – Pas mal.
Moi-même, j'ai un accent italien très... – Oui, mais c'est un italien, c'est un problème.
Et justement, j'ai découvert ce morceau au bord d'un canal à Venise,
un groupe de jeunes véniciens à l'écouter, gaiement en vivant de l'alcool.
Et ça m'a... J'ai trouvé ça magnifique, en fait.
– Je peux faire une interruption ? On aurait dit le début d'une chanson de Bernard Lavilier.
– C'est vrai ? – J'étais à Venise et j'ai vraiment fait une interruption.
– C'est le plus beau coupiment qu'on met dix de la semaine.
Et c'est mauvais signe parce que mon film sort demain.
– Mais non. Tout va bien.
Je t'ai coupé d'entendre. Tu l'as découvert à Venise.
– Magnifique, poignant, et puis un petit peu pape.
– OK. On marque une courte pause.
Et dans un instant, on écoutera Journey,
car c'est un titre choisi par Martin Jova.
Il nous semble-t-il encore. Non ? C'est pas toi qui a choisi Don't Stop Believin ?
– Oh ouais, Journey. C'est ton accent qui m'a fait excuse. Non, pardon.
– Je suis en train de me prendre un taquet sur mon accent anglais.
– Je pensais l'avoir bien fait. – Journey.
– On écoutera Journey. Qu'est-ce qu'il a foutu encore ?
– On remarque une courte pause et on fait tout ça.
Tous les soirs, Novales soirs.
De 20h à 22h.
– Martin Jova, je t'en prie.
Toujours accompagné de Martin Jova, William Levgill.
On parle pendant la musique. Il n'y a pas de souci.
Journey, Don't Stop Believing, ça ne te parle pas, William.
– Malheureusement, non. – C'est vrai ?
– Peut-être que je la connais.
– Vas-y, dis-moi.
– Je l'ai entendu au Nouvel An.
Et ça m'a fait plein d'émotions, des frissons.
Les papillons dans le ventre, ça m'a fait ça.
– Il me semble qu'il y a au moins un fan de Will Ferrell.
– Moi, j'attends.
– Les deux, c'est cadeau. Est-ce que vous connaissez ?
On écoutait Journey, ça s'est passé sur le plateau de Jimmy Fallon.
C'est Jimmy Fallon qui chante.
Will Ferrell est dans le public et il a des questions.
Je l'ai vu cette vidéo.
– Pardon, ça ne me fera jamais pas rire.
J'avais envie de partager ça avec vous aujourd'hui.
C'est vraiment gratos.
Vous l'aviez vu, cette vidéo ?
– Non, non. – Il faut la regarder.
– C'est très marrant.
– Il est dans le public. Il reprend toutes les paroles.
Il pourrit tout son morceau.
C'est absolument délicieux.
Je voulais d'ailleurs vous demander sur quel genre d'humour
est-ce que vous vous rejoignez,
puisque Bézinville est...
Il est dans le public, il reprend toutes les paroles.
Il pourrit tout son morceau.
C'est absolument délicieux.
Je voulais d'ailleurs vous demander
puisque Bézinville est une comédie.
Pas qu'eux, mais une comédie aussi.
– Justement, c'est une comédie américaine, non ?
– Oui, grave.
Un peu loufoque, un peu haut en couleur.
Tu me parlais beaucoup d'Aïs Ventura, toi.
– Oui, moi j'ai beaucoup regardé ça
quand j'étais enfant.
– Aïs Ventura ?
– Oui.
– Tu as intérêt dans la salle de César,
du coup, cette année ?
– Puisque...
– Oui.
– Il sera là.
– Il y a Jim, oui.
– Quoi ?
– Il y a Jim.
– Oui, c'est l'invité d'Oreur.
– Moi, j'adore.
– Mais je trouve que ça n'a pas très bien vieilli,
ils ont tué, malheureusement.
– Non, il y a deux, trois blagues un peu
qui ne passent pas bien le test de 2026.
– Non, ouais, ouais, ouais.
– Je suis assez récord.
Mais je me suis demandé si tous les deux,
c'était pas une forme de bizarrerie
dans la comédie qui vous réunissait.
Et j'ai envie de dire que peut-être,
ça remonte à ceci.
– Je suis fier de Sus comme Lisa.
C'est bizarre.
Je la connais plus.
– C'est Jerem, le rappeur du film Yves de Benoît Forgeard.
Je préviens ceux qui n'ont pas vu que Yves est un frigo.
C'est la seule info que je donnerais
sur ce film qui est absolument hilarant.
Et c'est là que vous vous êtes rencontrés tous les deux.
– Ouais, tout à fait.
– Ouais.
– Moi, je jouais Jerem, donc,
un rappeur un peu sans succès
qui habite chez sa mami
et qui donc fait la rencontre d'un frigo intelligent.
– Ouais.
Dans la voix étassurée par Antoine Gouy.
– Exactement.
Et Martin, tu faisais le making-of du film.
– Oui, du film.
– Et à la fois, il s'occupait de ma street cred.
– Et tu apparais dans le clip de Jerem.
C'est le premier plan dans le métro.
– C'est vrai.
– Oui, bien sûr.
– Quelle oeil de l'unque.
– Tu portes un sweatshirt rose comme à ton habitude.
C'est compliqué de te rater.
– Même dans le film, je le porte.
C'est mon préféré fétiche.
– Ouais.
– D'ailleurs, il vient de...
Je l'ai acheté parce que Myrtle Beach,
c'est le nom de l'endroit
où il passe la saison 3 de Kenny Powers.
T'as regardé Kenny Powers ?
– Ah, mais oui.
– Il y a où il fait RL dedans, d'ailleurs, justement.
Et non, donc Yves, effectivement, moi, j'étais stagiaire.
C'est mon premier expérience de tournage professionnel.
J'étais comme un petit fou.
Et c'est au cours de ce tournage qu'on est devenu pote.
– Ouais.
– Il m'a invité à regarder le foot chez lui après.
J'étais trop, trop content.
Et la street cred, ouais, j'essayais un peu,
mais vu que moi-même, j'ai pas de street cred.
C'était pas le meilleur choix, quoi.
– Non, mais je me souviens qu'il m'avait vachement aidé
parce que moi, j'avais une culture rap,
pas top, quoi.
Et il m'avait fait une playlist sur Spotify
qui s'appelait William Labguil qui fleurap.
– Ouais.
Qui t'improdure.
– Donc si on tape ça sur Spotify,
on peut encore tomber sur Spotify.
Ça l'était public ou privé ?
– Je vais la mettre en public, là, pour nos auditeurs.
– Ouais.
Vraiment, ça me ferait très plaisir.
– C'était pas mal.
Il m'a fait découvrir énormément de titres, quoi.
C'était génial.
– Alors, au-delà de la bizarrerie
qui peut vous rassembler dans l'humour,
j'ai l'impression aussi,
et c'est ce que moi, je sens dans Besenville,
le film qui vous réunit donc aujourd'hui,
une espèce d'amour, en tout cas,
d'audes à ceux qui ne sont pas en marche.
Enfin, je parle à la fois de politique,
mais aussi du fait que c'est des gens
qui sont souvent à l'arrêt dans leur vie.
Que ce soit professionnellement
ou de manière privée.
– Ah, c'est drôle.
– C'est une analyse pourrie.
– Non, c'est bien.
J'aime bien.
J'aime beaucoup, même.
Ouais, c'est vrai que
une forme de paralysie
pour mon personnage, en tout cas.
Le tien dans le film est un peu plus dans le système
et il a un côté accompli,
en plus de prise.
– Ouais, mais routigné.
– Ça sent ça,
qu'il y a un truc un peu de blocage.
C'est des gens vraiment dans un...
– Tout à fait.
Il l'a enfermé dans son petit décor.
– Ouais.
– Mais c'est vraiment...
Enfin, ouais,
pour le coup,
ça me fait vraiment marrer
de jouer au des personnages comme ça.
– Ouais.
– Parce que j'ai beaucoup de tendresse pour ça.
Mais aussi, je pense,
parce qu'on a grandi
dans cet univers-là,
en fait,
qui est clairement un peu des...
– Les compagnies d'assurance.
– Non, mais je sais pas.
Non, mais c'est des banlieues d'ortoirs.
Enfin, moi, j'aimais bien le côté aussi.
Enfin, je trouve ça hyper intéressant.
C'est des endroits quand même
qui sont désertés la journée
par tout le monde.
Parce que tout le monde
va travailler ailleurs que
là où il habite, évidemment.
Et...
Et c'est des vies quand même.
– Ouais.
– C'est des vies,
c'est à la fois pénible,
à la fois c'est...
C'est pour les enfants,
c'est beau,
parce qu'il y a de la nature
et puis il y a beaucoup de...
Il y a moins d'adultes.
Mais voilà, je sais pas si je réponds
exactement à la question.
– Si, si carrément.
Mais je trouve que c'est vraiment
très intéressant ce côté
de stopper et d'être un peu
dans quelque chose de routinier
parce que l'enjeu
de vos deux personnages,
c'est le mouvement précisément.
C'est-à-dire que l'un,
parce qu'il a besoin d'avoir son permis
et l'autre qui se déplace
en trottinette,
je suis désolé, je suis défoncionée,
quand même.
C'est des gens qui bougent,
mais avec pas de...
Enfin,
il n'y a pas de destination,
c'est ça qui est très étonnant.
– Il n'y a aucun espoir,
aucun horizon.
– On va tomber l'ambiance qu'on fait.
– Chaque trajet est une véritable mission.
– Une aventure aussi.
– Ouais.
– Ça que j'aime bien,
quand ta correspondance
n'est pas assurée par la RATP,
c'est aussi peut-être
le début d'une aventure
complètement...
– Un renouvi.
– Un renouvi.
Ça, ça me plaît beaucoup
de se dire bon,
c'est du temps perdu,
mais c'est aussi peut-être
de la poésie,
puis un espace
pour l'imaginaire.
Enfin, j'essaie de me rassurer
comme ça
parce que sinon,
j'ai perdu vraiment 3 heures
de ma vie par jour
dans les transports en commun.
– Je suis pas le seul.
Ça que j'aime bien, c'est...
– Non, Zéza.
– Pas mal de gens.
– C'est une expérience collective.
– Bah ouais, ouais, ouais,
complètement.
– Je vous propose un nouveau
back to back.
Je sais pas exactement
ce que veut dire ce mot,
mais ça m'amuse beaucoup.
– Je crois que c'est exactement
ce que ça veut dire, ouais.
– J'ai collé deux titres
en mode compète.
Le premier a été
choisi par Martin,
cette fois.
– Ah!
– Elliot Smith,
say yes.
Tu nous expliques pourquoi?
Et c'est William
qui désavancera de manière
très professionnelle
le titre suivant.
Je ne te dis pas
la chanson
que vous allez entendre
et je trouve
mes...
mes tellement belles par name.
Alors, à chaque fois,
je dis juste, je la trouve
belle.
J'avoue, je choisis un peu
mes chansons préférées.
Je le découvre
quand j'ai fait des cours
de solfège au conservatoire
de Shell.
C'est mon prof
qui me l'a fait découvrir.
J'étais au collège
et depuis que j'écoute
cet album,
je pense que c'est
mon album préféré.
C'est celui que j'écoute
le plus souvent.
– Et on écoute
say yes.
...
It's nice to hear your voice again
I've waited all day long
Even wrote a song for you
It's strange the way you make me feel
With just a word or two
I'd like to do the same for you
It's nice to hear you say hello
And how are things with you
I love you
But very soon it's time to go
An office job to do
While I'm here writing songs for you
Strange how a phone call
Can change your day
Take you away
Away from the feeling
Of being alone
Bless the telephone
It's nice the way you say my name
Not very fast or slow
Just soft and low
The same as when you tell me how you feel
I feel the same way too
I'm very much in love with you
I'm very much in love with you
Voilà
Tout explique ton choix
Je vous explique mon choix
Pour tous les auditeurs qui sont restés
Qui n'ont pas changé de station
Maintenant, j'adore cette chanson
Elle me bouleverse
Là même en la réécoutant
J'ai eu un petit émotion
Un petit poil
Une petite humidité
Dans l'œil
Et non, c'est joli
Oui, je suis aussi allergique au pollen
Non mais c'est beau
C'est trop beau cette chanson
Oui c'est très très beau
Nous sommes au coeur d'une conversation absolument désordonnée
Mais pourquoi pas après tout
Et je réalise que nous parlons d'un film
Qui sera dans les salles de main
Qui s'appelle donc Bais en ville
Et que je n'ai même pas adressé ce titre
Bais en ville c'est le nom d'un sac extrêmement désuet
Dans l'idée
Ce qui m'intéresse
C'est que ça propose
Une très très vieille idée de la masculinité
Bais en ville
C'est quand même un projet
L'origine c'est le père de famille
Qui découche et puis qui laisse sa femme
S'occuper des gosses et du ménage
Et qui va dans sa garçonnière s'amuser
C'est drôle parce qu'il a changé d'où en le faisant
C'est le mec un peu
Je suis un petit pastiste
Effectivement je me suis mis dans le ton du truc
Et j'ai choisi ce titre
Justement pour lui défoncer la gueule
Pendant le film
Pour le détricoter
Pour réfléchir qu'est ce que c'est aujourd'hui
Que les relations amoureuses, la masculinité
C'est un jonction
Parce qu'il est question de ça aussi dans le film
C'est marrant
Moi je trouve ça rigolo que le film s'appelle Bais en ville
Et qu'il soit aussi fleur bleue
Et justement aussi prude
Timide et pudique
Moi je trouve vraiment très joli
Et très doux
Et je me disais que justement
Pratiquer ce registre d'humour
Qui est vraiment dans une forme de tendresse
Et douceur
Et ben c'est comme Bais en ville
C'est presque un truc un peu, je veux pas dire désuet
Mais qui serait bien de réhabilité
C'est pas du tout à la molle, c'est vrai je vous d'accord
Moi vous savez, vous avez deux minutes
Je peux vous parler un peu
Non mais il y a un truc
Que j'aime beaucoup quand même
En fait j'aime pas du tout
Comment dire
La blague
En tant qu'attaque
Ouais
Tu vas adorer ce qui va arriver dans la fin de la minute
Non mais en fait
J'aime
Je sais pas comment dire au collège
Or ici on est, il y a vachement de trucs comme ça
On peut être
Et puis quand on est un mec
On est aussi vachement dans ce truc là
On s'attaque alors que faire des blagues ensemble
En fait c'est beaucoup plus
Je sais pas moi je trouve ça beaucoup plus
On s'élève ensemble
On se fait rire ensemble
Je sais pas comment dire
C'est moins cruel, j'aime pas l'humour
De cruauté
Ou de rabaissement et tout ça
Et là en fait avec Martin
C'est un peu aussi ça
C'est de rire ensemble de trucs
Oui parce qu'il y a aussi
Quand je parlais de bande
Il y a une forme de solidarité entre
Tous ces gens en fait
Même une forme de fraternité entre tous ces garçons
Il y a une bienveillance généralisée
C'est comme une bulle de couleur
Où tout le monde
ressent de la tendresse
Envie d'en partager avec ceux qui l'entourent
Et j'aimerais bien que le monde soit un peu plus comme ça
Parce que je trouve ça très dur
Je vois qu'il n'y a pas du tout de place
La bienveillance n'est pas du tout une valeur importante
Dans nos sociétés
On donne l'impression que c'est pas sexy
Alors qu'en vrai
Je trouve ça sexy
Il a rechangé de voix
Différente pour toutes les...
Ça c'est Martin sexy
Alors Martin sexy
Puisque c'était le sujet de ta thèse
Tu as choisi d'écouter PNL
D'écouter douceur héros et romantisme
Pourquoi cette obsession pour PNL
Et Uranus
Que cette fois je vais vraiment prononcer à la Française
Sinon ça va être très gênant
Uranus
Le PNL
C'est vrai que moi j'ai écouté beaucoup de rap français
Quand ils ont débarqué ils ont révolutionné
Complètement tout
Enfin tout l'horizon
Mais vraiment
Mais ça me touchait au plus profond de mon être
Alors même que j'ai pas du tout grandi
Dans les mêmes conditions de vie
Mais il y avait une espèce de spline immense
De beauté, d'invention
D'un nouveau genre
Et cette chanson là c'est la plus belle pour moi
Il y a une image au début du premier couplet
Que je trouve magnifique
Et à laquelle je pense souvent
Je suis comme une vie sur Uranus
Cette appel des étoiles et cette poésie
Qui apportait de moi en fait si on lève les yeux vers le ciel
L'immensité du cosmos
Je pense que j'écris en pensant à ça en fait
La mère a tué comme une vue sur Uranus
Un coup de pression pour effacer ton carré
C'est re-sérer ton anus
Il osait agru
Le jour elle trompe la lune
Elle ne bat plus qu'en bas
Avance on t'os, plie pas on te
Elle ne se rend pas, qu'elle ne se rend
J'suis qu'un homme j'suis comme un extraterrestre
Jusqu'à l'eau chez la tache
Je te laisse pas mes restes
Te demande pas pourquoi les biens on aime caliner
Et pourtant même au reste tu me verras jamais tapiner
J'te abîme ma bîme
Je dois t'oublier
J'suis que j'ai une de mon tient, j'suis bousillais
J'crage tous mes sentiments sous le rocher
Si l'rap paye plus j'te dis point la note
La vie c'est tard
L'oseille nous libère
La paix on l'a préfère
On a connu la guerre
Perdu sur la tête, mille sous la paix
J'ai moins qu'mon sourire à l'envers
Nova le soir, Uranus c'est le choix de Martin Jova
Venu accompagné de William Lebgill
On parle de Baisonville, on parle
Surtout essentiellement de plein d'autres trucs en même temps
Encore une fois je disais une émission extrêmement désordonnée
Désordonnée mais pleine d'amour et de bienveillance
Exactement c'est un buffet
Ouais alors c'est maintenant que ça va changer
Je suis de la vraie de vous l'aboncer
Puisque chaque jour dans cette émission
La première gagnante de Drag Race France
Soit Paloma, notre reine à tous
Sous la plume du go-bar d'un vient gentiment titiller les invités
Je dis gentiment c'est vraiment pour mettre des précautions oratoires
C'est ce qu'on appelle aux États-Unis le roast
Mais comme on est ici sur Nova à Paris
On a appelé ça le roti
Salut Charline
Aujourd'hui, soirée, hommage, au loser
Et pourquoi pas
Commençons par toi William
Quand le cinéma a besoin d'un loser attendrissant
Ou d'un bon pote
Bah c'est toi qu'on appelle
D'ailleurs ton métier ce n'est pas acteur
Non c'est meilleur ami professionnel
Celui de Kev Adams dans Soda
Celui de Vincent Lacoste dans Jacky au Royaume des filles
Ou d'en première année
En gros t'es le bon pote depuis les mythos
Tu as passé 15 ans à regarder Vincent Lacoste devenir une icône
Pendant que toi bah tu faisais
Ouais grave mec
Mais ouais
Et quand tu joues enfin un rôle principal dans Yves
Bah tu te fais voler la vedette par un frigo
Un frigo qui a plus de personnalité
Plus d'arc narratif et probablement plus de follower que toi
C'est dur
T'as même été nommé au César du meilleur espoir
C'est hyper cruel d'ailleurs parce que normalement
Un espoir bah ça aboutit
Un espoir normalement ça mène quelque part
Toi ça t'a mené à Bays en ville
Parlons-en d'ailleurs de Bays en ville
Un film dans lequel William tu joues le beau frère Relou
Qui fait des jeux de mots débiles
Non ne me contredis pas j'ai vu tes interviews
Ça vaut le pas haut
Face à toi Martin Jova ou devrais-je dire
Martin Jova le Spielberg de Shell
Martin j'ai vu tes interviews aussi
Tu es ce genre de réalisateur qui parle pendant des heures
De cinéma américain mais finalement finit par tourner
Une scène devant un Lidl
Martin tu as raté la fémis ce qui arrive au meilleur
D'entre nous
Bon là pour le coup c'est peut-être pas une mauvaise nouvelle pour la fémis
Mais toi tu t'es dit pas grave je vais faire mes films
Quand même à ma façon
J'apprécie l'audace hein
Il faut montrer au monde qu'on n'a pas toujours besoin de la carte
De différentes écoles pour réussir dans la vie
Tu tournes des courts-métrages fauchés dans ta vie de natale
Dont les vacances à Shell
Tout un programme
Le destin frappe à ta porte quand tu rencontres Benoît Forjar
Le pape du cinéma absurde
Et bosse comme stagiaire sur le tournage de Yves
Et oui Yves encore
Ce maudit frigo semble avoir lié nos deux compères
Martin tu adores mélanger réalisme social
Et scientifique-tion barré
Et donc là tu nous sors baisse en ville
Une comédie déglingose dans laquelle tu joues le héros
Un gros loser qui vit à Shell
Sans permis, sans argent, sans logement
Un biopic donc
Ton personnage s'éduit des filles pour dormir près de son taf
Alors moi personnellement j'appelle ça un red flag
Mais visiblement ça n'a pas déplué à Charline
Il faut dire qu'avec ses horaires sur Radio Nova
Ça lui laisse peu de temps pour avoir une vie sexuelle normale
Soyez honnête
Ton film n'est pas vraiment coup de foudre à Notting Hill
Non, là on est plutôt sur du romantisme
France Travail
Mais je dois avouer que tu as un certain bagou
Martin t'as quand même convaincu
Michel Azanavisus, Géraldine Pélas
Et Emmanuel Berco, devenir bouclez leur intermittence
Dans ton film Pop et plein de pêtes
Personnellement voir Emmanuel Berco
En monitrice d'auto-école, ça m'a fait un coup quand même
Cette femme a filmé et joué toute la souffrance humaine
La voir te dire, allez Embray
Non, pas comme ça
C'est comme si Milline Farmer décidait de passer une tête aux enfoirés
Attention, le film est très très très sympa
La presse le qualifie même de grand bol d'air frais
Ce qui est un semi-compliment
Car personne n'a jamais dit
Abutsuuf de Godard
Ou la liste de Schindler
Putain, c'est vraiment un grand bol d'air frais
Je me moque, je me moque
Mais je souhaite bon courage à mes envies
Parce qu'il en faut du courage ou de l'inconscience
Pour sortir une comédie trash romantico-social en 2026
Martin, tu as su ma fonte
Ton côté popu et délirante
Ton film, c'est la thérapie anti-ennuie
La revanche de la loose
Tu as voulu faire une comédie de banlieue positive et loufoque
Là où d'habitude, on n'a que des drames sociaux
Avec des caricatures communautaires
En tout cas, de mon côté, c'est validé
Nous va le soir
Let the roasting begin
Boom, roasted
Allez, sucre des tendantes
Ouais, peut-être t'as besoin de ça
Ah, j'ai vraiment besoin d'écouter Téric Allier
Ok, et ben on va le faire mais juste après la pub
Merci
Nous va le soir
Nous va
Le soir
Tu peux redire ça Martin Joves, s'il te plaît
Que je l'aime
Non, parce que t'as dit juste après
C'est quoi cette musique du Cowboy
C'est un titre choisi par William Labguil
Je vous laisse vous débrouiller
Je vais laisser sans brouiller
C'est une trop belle chanson que j'aime beaucoup
Et que j'ai découverte dans le film Valeur Sentimentale
Ah
Qui a un film que
Toi aussi, tu as su combé
Ouais, j'ai totalement su combé
J'ai pas vu
J'attendais
Je sentais qu'il y avait une double détente
Sur ce dossier
Puisque vous parlez de films qui vous plaisent
J'ai sélectionné quelques extraits de films
Qui sont censés vous parler
Que celui à qui il est destiné se manifeste
Et m'en dis un mot si ça vous va
Avec plaisir
Ça serait drôle que aucun noeud de vous
Parce qu'en fait t'as mal choisi
Non, ce serait pas drôle du tout Martin
Vraiment pas non, ça serait tout sauf drôle
Moi j'adore
C'est parti
Ah je sais, c'est les engines de la chérine
Les benches de la chérine
Benches de la chérine
Absolument de Martin McDonough
Avec Brendan Gleason et Colin Farrell
Hyper fort
Mais alors c'est rigolo parce que je l'ai sélectionné pour William
Ah ouais, moi j'aime pas trop
Ouais, non mais j'aurais pas reconnu
Mais non mais si je l'adore
Je trouve excellent
T'aimes pas ?
Il est plus Miami Vice avec Colin Farrell
Chacun son Colin
Je sais pas, j'adore
C'est beau ce film
Ça parle de l'amitié
C'est très marrant
C'est très marrant et très mélancolique
Jusqu'à un point ça me semblait pas
C'est pas la même esthétique
Il y a un côté baisanville
Si j'aime bien
Si j'aime bien
Bah oui c'est bien de se remettre dans l'axe
Extrait suivant
Vous m'avez traité d'Abruti
Je pratique les arts martiaux
Judo, Aikido, Karate
La première chose qu'on nous apprend
C'est le contrôle
Un type me traite d'Abruti je ne connais pas
Je l'en garde et je m'en vais
Ça c'est les fugitifs je pense
Non, c'est la chèvre
Ah mais oui putain mais fait tout le temps
Je l'aime pro
Pierre Richard
Je pense tout le temps à lui
C'est l'inspiration
C'est mon idole, j'essaie d'avoir
Ce corps qui a la foi
Flex et d'une énergie folle
Cette adresse dans la maladresse
C'est athlétisme aussi
Les cabrioles
Il est tellement doux, il est tellement attachant
C'est mon héros
Mais t'es très client d'humour visuel
J'adore le burlesque
Une richesse
Les films burlesques, le cinéma le cadre
Les corps dans l'image
C'est tellement passionnant à mettre en scène
Je sais pas
J'aime bien travailler plein de sortes d'humour
Vraiment
Les dialogues
Les bon mots, les situations
Mais le burlesque c'est un kiff
William c'est un registre qui te séduit
Je m'épanouis beaucoup
Dans le burlesque
J'adore
Bien sûr
Non mais j'aime beaucoup jouer avec mon corps
Je me suis dit que tu avais dansé dans un verre de martini
Oui oui
Je t'ai coupé avec mon corps
Moi aussi
Le défi physique c'est tellement excitant
Je me suis dit que vous parlez pas de la même chose
Je me suis dit que c'est très perturbant
C'est faire rire avec son corps
C'est marrant
C'est quelque chose pour moi qui est ultra
Jouissif
Alors vraiment du coup
Je vais tout clouter avec l'extrême d'après
Didier
Quand tu vois quelqu'un
Tu ne peux pas d'entrer comme ça, lui sentir le cul
C'est important
Il y a une directrice
J'ai l'impression
Didier d'Alain Chabat
Avec évidemment Jean-Pierre Bacry
Jean-Pierre Bacry et Alain Chabat en Didier
Non mais ça c'était un film
En vrai c'est un film de cheveux
Quand j'étais petit je l'ai vu 10 000 fois
Et
Le rythme de Jean-Pierre Bacry
Son nature
C'est fou ce qu'il fait
C'est trop fort
J'ai reçu pas mal de comédiens quand je voyais dans le sens de la fête
Il y en a pas un
Je crois qu'il m'est pas dit avoir été
Absolument ébloui
D'avoir tourné avec lui
Il est éblouissant
Et c'est en plus quelqu'un
Qui prenait en considération
Tout le monde
Tous les gens
L'humanité
Et un désir
De justice
Incroyable
On passe à l'extrait suivant
C'est punch drunk love ça
Sur 3 secondes
Punch drunk love
Paul Thomas, Sanderson, Adam Sandler
Philippe, c'est Mourofman
Pourquoi ce film Martin
Très bon choix parce que c'est le film
Je pensais beaucoup
Ce personnage d'Adam Sandler
Enconcé dans son costume
Qui la vit mes débats
Dans tous les sens
Qui cherche le grand amour
Je trouve poignant
Beau fou
Je crois que c'est ma comédie romantique préférée
Moi aussi
Parce qu'en plus c'est des personnages qui sont pas
Des stéréotypes
De beauté ou d'intelligence
Ou de charme
Et le film
A une étrangeté comme ça
Il parle de l'amour
Avec beaucoup de beauté
En fait il arrive à être tellement triste et drôle en même temps
La scène où il s'enferme
Dans le cabinet
Dans sa maison avec son beau frère
Et lui dit je n'ai pas jamais te parler d'un truc
Je fais que de pleurer tout le temps toute la journée
Vu que tu es médecin je me suis demandé si tu avais peut-être une idée
Et le son beau frère lui dit mais mec je suis dentiste
Je trouve ça trop bien
Surtout de ces belles références
Je vous propose un nouveau back to back
Premier titre choisi par Martin Jova
David Guetta, Kid Cudi
Poiré
David Guetta
Allez on y va
Tous les soirs
Novales soirs
Allez c'est William qui fait la désannonce du titre
Et vous avez écouté
Styl de Acide Arab
Et vous écoutez
William Labguil
et Martin Jova dans Novales soirs
Bravo
Chasse musicale
Pourquoi t'as choisi le titre William ?
Parce que je l'adore il me fait bouger
Ouais
Ouais
Je ne sais pas si t'as pas entendu tout le...
On est vraiment sur un thème pot très particulier
En termes d'interview et de dynamique
J'ai une question extrêmement sérieuse à vous poser
Est-ce que devenir adulte c'est un projet raisonnable
Selon vous ?
Non c'est une grosse connerie
C'est un projet audacieux
Ouais
Enfin mais en fait
On ne choisit pas aussi dans le fond
Moi ce qui me rassure aussi vachement
C'est de me dire en fait
Donc
Quatre humains j'ai atteint ma taille adulte
Qu'est-ce qu'il y a de rassurant
Mais non mais parce que si on peut
Tu sais qu'après ça rechange
Oui j'imagine
On sera ici
Mais moi
C'est quelque chose voilà
Je vais voir la définition
Qui me convient dans un dictionnaire
Quelque chose de très concret
Et puis voilà il n'y a pas non plus
De plus
De problèmes
Martin plus Peter pas en généralisation
Juste là on approche de la mort
Tranquille on déclare nos impôts
On dit cour à sa perte et tout
Non c'est nul
Cet instant de bonheur vous a été proposé
Par Martin Jovain, réalitaire de baisse en vie
Une comédie dans les salles
Des deux mains
William j'ai pas pu m'empêcher de remarquer
Que ces derniers temps le registre c'est
Dramatisé ou en tout cas teinté de drama
La vie de ma mère de Julien Carpentier
Plans d'heure absolue
La comédie c'est aussi faite musicale
Il y a eu Nino de Pauline Loques
Qui est très très beau aussi
Mais pas complètement hilarant
Ce sont des choix délibérés
Ou ça a été les circonstances qu'on fait
Les circonstances
On fait que j'ai eu la possibilité
De faire ce genre de choix
Et en fait
Oui c'est quelque chose moi
Qui m'anime vachement
En fait j'ai envie aussi de faire du drama
Je l'adore ça
Quand j'ai découvert les tragédies
Au théâtre et tout
Quand j'étais en école de théâtre
Je faisais plus du tout de comédie en cours
On avait 40h de cours
Et je faisais que des trucs
Tragiques, dramatiques ou blocs
Dites-il en riant
Quand est-il de ce projet
Que tu exposais au magazine GQ
À savoir le rêve de jouer un méchant
Et là je vais aussi me tourner
Vers ton réalisateur
Il y a un moment où il va falloir qu'on métier sans oeuvre
Par exemple les circonstances
Ne sont pas présentées
Je n'ai pas la possibilité de faire ce genre de choix
Mais j'aimerais beaucoup jouer
Un méchant
Un antagoniste
Tu es trouble dans McWalter
Oui je suis un peu trouble
Tout à fait, je suis très lâche
Et je retourne ma veste
Mais pas encore complètement du côté obscur de la force
Ça reste sympa
Martin qui est devenu l'affaire Jean Bon
Je bosse dessus
Je bosse dessus
Ce n'est pas des mots que je lâche comme ça au hasard
C'est le titre d'un projet
C'est mon projet de nouveau film
Comédie d'action
Tu vois Rochauer
Pas ça
Il n'y a pas de Jackie Chan
Une grosse différence en termes d'art martiaux
Mais en termes de comédie
Ça me clate
C'est un peu politique, un peu piquant
Un peu de genre
Burn After Reading à Shell
Qu'ils vivent comme ça
Burn After Reading c'est vraiment pas le même nombre de mots
Je sais pas comment t'as pu entendre ça
Frère Cohen
Et pas Quentin Tarantino
Et pas Quentin Tarantino
Le mec qui aime Paul Dano
Qui était là la semaine dernière
Oui ça va
Je le place exprès pour que tu...
Vous pouvez réécouter un podcast
Dans Nova le soir
Ça va tranquille
Il est cool
Il est tellement cool
Il parle pas français
Combien de projets tu m'aimes en même temps Martin ?
Plein, parce que je bosse aussi
Sur Problemos
Problemos dos
Ah ok, donc j'apprends qu'il y a un Problemos 2
Bah il va falloir encore bosser
Mais c'est l'idée
Et ma chérie Mawadan
Elle a resté deux courts métrages
Et qui jouent d'embaisement vite
Moi j'ai un projet à proposer aussi
Et voilà, 4ème projet
Il y a tout de suite le Breaking news
Vas-y, ah non après on off
Bah ça c'est pas sympa
C'est pas très sympa pour tous les gens qui écoutent
Ouais, je vous ai tous frustrés
Mais en fait je suis sûr qu'il a rien dit
C'est juste ça pour faire son intéressant
Et bah on a un deuxième rose de palomain
Entièrement dédié à William Lebgill
C'est faux
Je vous annonce une courte pause
Enna Jackson qui a choisi
Enna Jackson, c'est toi William
Peut-être
On va l'annuler
Non si on va l'écouter juste après la pub
Nova le soir, et si on changeait de disque
Nova
Le soir
Avec Charline Roux
Vanda Jackson
Dans Nova le soir
Final of Love
C'est le choix de William Lebgill
Qui va donc le justifier devant Martin Jova
Qui est également dans ce studio
Écoute Martin j'ai pas me justifier
Tu m'attaques, tu peux ce que tu veux
J'aime Vanda Jackson
Je l'ai découvert par hasard
Nouvelle voix aussi, nouvelle voix
C'est fou les camélions
Et j'ai une application qui s'appelle Shazam
J'ai Shazamais
Et là c'est dans les dernières chansons
Que j'écoute en ce moment
C'est le dernier truc que j'ai enregistré
Dans mon téléphone
Moi je trouve que c'est une belle invention
Cette application
Je sais pas si ils sont clean et éthiques
Je vais bien vérifier avant
Mais je pense que non
Aucune boîte ne l'est à peu près
Politique
La comédie politique
La comédie politique
Je voulais vous proposer un petit jeu
Je vais vous proposer
L'un et l'autre
De déterminer des rôles pour l'un et l'autre
Ça ne veut rien dire et non c'est comme ça
Mais une fois que j'aurais posé la première question
Vous comprendrez
Martin, si William était un héros de comédie romantique
Qui est dans quel film
Mais tu ferais bien un petit punch
Dans une clove toi
Adam Sandler
William si Martin était un héros
De comédie romantique
Je dirais
Comment il s'appelle
Le héros
Dans l'hécolyte chez pizza
Le mec qui veut plus sur la meuf
Plus grande que lui
Lui même
Mais c'est le fils de Philip Seymour Hoffman
J'aime bien les films
Le fils de Philip Seymour Hoffman
Martin, si William était un super héros
Frutman
Non
Là je l'ai gagné
C'est pas un super pouvoir
Je me rappelle
C'est une offence
Passible d'une amende
Ou peut-être de prison
C'est pour ça qu'il ne peut pas l'être
Je ne suis jamais affronté à toi
Tu aimerais ?
Vous ferais ça plus tard
William si Martin était un super héros
Je dirais
Spider-Man
Ça a l'air de rejouir
Wonder Woman William
Ok
C'est le lasso de vérité
On t'a tous vu arriver
Et pour terminer, si William était un super méchant
Martin
Le joker
Mais le joker
Quel joker ?
Par qui ? Quelle version ?
Nicholson
Ah pas mal
Si Martin était un super méchant
Le mystère
En attendant
Et à écouter bien la transition
Retrouvez ces deux super gentils
Dans les salles des demain
À l'écran tous les deux
Le film est réalisé par Martin Jova
Vous y retrouverez aussi William Lebgill
Le film s'appelle Bays en ville
Vous ne verrez rien de plus réjouissant demain
Donc vous vraiment faites vous plaisir
Merci à tous les deux d'être passés par ce studio
C'est un moment délicieux
Délicieux
Et on se quitte
Sur un titre choisi par vos soins
Qu'est-ce qu'il y a à choisir Stylidan
Leur T-Work
Je vous laisse tous les deux faire le lancement
Pourquoi expliquer nous
C'est un peu les States
C'est Los Angeles
C'est pas du tout un lancement
Mais on va faire comme ça
Merci à tous les deux
Merci
Salut
Dirty work
Full to do your dirty work
Oh yeah
Yeah I've said
Oh yeah
Dirty work
Et nous allons le soir c'est presque fini
Dans un instant vous avez rendez-vous avec la matinale de la nuit
Et demain nous on a rendez-vous
à 20h avec Bérangère Crief
Pour parler de, eh bien un indice
Sa fiche dans le titre qui suit
Yo
Je pense qu'on devrait parler de ça
Come on, I'm not
People might misunderstand what we trying to say
But that's a part of life
Steps for now to the people at home or in the crowd
It keeps coming up anyhow
Don't decoy avoid a big void
The topic cause that ain't gonna stop it
Now talk about sex on the radio
And video shows
Anything goes
Let's tell it like it is and how it could be
How it was and of course how it should be
Those who think it's dirty have a choice
Pick up the needle, press forth
Let's stop a spin, I doubt it
Alright then come on spin
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Let's talk about sex
Hot to trap, make any man die
Let's pop, she use what she got to get whatever she don't got
Fellas drew like fools but then again they're only human
The chick was a hit because her body was boomin'
Gold pearl, loopies, crazy diamonds
Nothing she wore was ever common
Her days, heads of state, men of taste
Lawyers, doctors, no one was too great
For her to get wet or even mess with
The press she says was next on her list
And believe me you, it's as good as true
There ain't a man alive that she couldn't get next to
She had it all in the bag
So she should've been glad
But she was mad and sad and feeling bad
Thinking about the things that she never had
No love, just sex
Bottle next to the check and the notes
That last night was dope
Tope
Let's talk about sex baby
Sing it, let's laugh me
Let's laugh me
All the ladies
All the ladies
Guys you don't make love
We have here a subject to controversy
A 3 letter word some regard as a curse C
He may fiend and have a dream
Because he seen a teen in tight jeans
Well make some react like that is biological
The scheme on gettin' in those jeans is diabolical
But of course he does it
And she gives them rap
And before you even know it they defend the sack
As a matter of fact
But anyway ready or not
Here he comes and like a dumb son of a gun
Oups, he forgot the condoms
Oh well you say what the hell
It's chill, I won't get that
I'm on the pill until the stores pours
And stuff pours down your drawers
He gave it to you and now it's all yours
Let's talk about you and me
Let's talk about hope
Because that may be
Let's talk about sex
Let's talk about sex
C'était super, c'était comme
Non mais il y avait de l'enthousiasme
Et puis c'était très chill
Moi j'ai l'impression d'être sur la route 66
Sans Donald Trump
Non c'était génial on pouvait rigoler
On a parlé de plein de sujets
On n'était pas genre à dire
Ouais super le film mais on a parlé du film
Très content d'avoir été roasté, ça m'encourage
Moi mon roasté c'est ma date
Moi j'ai adoré ce roast ça m'a
J'ai trouvé ça très encourageant
Ouais c'est un super roti
Le soir
Et changer de disque
Avec Charline Roux et ses invités
Nous va
Le soir
