Karin Viard : “La maison des femmes”, Nujabes & nouveau féminisme
Dans Nova le soir, Karin Viard est venue nous faire écouter ses morceaux à l'occasion de la sortie du film "La maison des femmes". Elle nous parle aussi de féminité, féminisme et maternité.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
Transcription
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Bienvenue dans Nova Le Soir, au programme de la musique,
Paul Kirkbrainer, Nina Simone ou encore Queen
est celle qui a choisi ses titres une comédienne formidable à la fiche de la Maison des femmes
dans les salles de main.
Carine Viard nous rejoint dans un instant l'occasion de parler de ses rôles multiples,
de soignantes, de polices ou encore de Julienne Moore.
Une perspective qui me réjouit tout comme l'idée de démarrer cette émission avec ce titre de Theodora
qui me met en joie Fashion Design 1.
Nova Le Soir, passons maintenant au morceau de Bravour.
Chaque jour, vous avez la possibilité de soumettre des titres sur un thème donné.
Et puisqu'on va parler du film La Maison des femmes,
un lieu où des femmes rendent la vie d'autres plus belles,
on vous a demandé quelle est la chanteuse qui vous aide à vous sentir bien ou mieux.
Nova Le Soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonne banane.
Ni archives.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de Bravour.
Drink before the war de Shinedo Connor,
c'est le choix de Stio Dacat qui m'écrit,
elle me bouleverse et me paraît tellement appropriée
dans ce moment de fortes turbulences.
Combra propose Florence and the Machine, je cite,
car sa voix, ses paroles, sa musique et son énergie guérissent de tout.
Categorie Beaumont-Cœur, Marie propose Madonna
parce qu'elle lui donne envie de danser.
Benedict a répondu ce qui suit.
Aurora, elle apèse, donne espoir et recharge les batteries.
Quand Nicolas a besoin de se sentir mieux,
son médicament, c'est Angèle,
parce qu'il trouve sa voix, ses musiques entraînantes pour danser
et que danser lui fait oublier ses peines.
Et enfin, la question,
quelle est la chanteuse qui vous aide à vous sentir bien ou mieux ?
Vous êtes quelques-uns à avoir répondu chader,
sachez que je plus sois, on écoute donc Hang On To Your Love.
Dans Nova Le Soir, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec Karine Viard.
Tes Nova Le Soir échangeait disques
avec Charline Roux et ses invités.
Le Soir.
J'avais d'abord décidé d'énumérer
toutes les qualités qui font que j'aime mon invité,
drôles, libres, émouvantes, belles
et puis je me suis dit que ça allait passer pour de la flagornerie.
Pas du tout.
Dès qu'une femme dit du bien du nôtre,
il semblerait que ce soit toujours un peu suspicious.
Alors je vais emprunter les mots des autres.
Sublime le regard, Emmanuel De Vos.
Mais quelle actrice extraordinaire, Laurence Bibaud.
La beauté est...
Avec plusieurs Y, le divin de saignée.
La merveille des merveilles des plus drôles des plus superbes.
Alex Lutz et ce ne sont que quelques-uns
des commentaires, lui, sous ses postes Instagram.
Une comédienne absolument géniale.
Trois César pour le prouver.
Mais pas de l'orier,
ou en tout cas pas en forme de siège sur lequel s'asseoir.
Elle est à la fiche d'un film lui aussi formidable.
La Maison des femmes de Melisa Godet.
Anne Paraté dans les salles.
Demain, bonjour Karine Viard.
Bonjour et merci.
Je pense vraiment chacun des mots que je viens dénumérer.
Toutes ces raisons-là font que j'ai une sorte de passion.
Ça va être très gênant du coup par moment,
mais je vous jassume complètement.
Je parlais des Césars à l'édition de 2026.
C'est encore toute fraîche dans les esprits.
Est-ce que vous l'avez suivi ?
Oui, oui, bien sûr, absolument.
J'ai été vraiment ravie pour Léa,
qui est une bonne amie à moi,
que j'aime beaucoup.
J'ai trouvé que c'était vraiment chouette.
C'est un exercice toujours tellement périlleux.
On n'imagine pas, mais ça met la pression.
Ceux qui viennent donner les récompenses,
tout ça, il y a un ancheux quand même,
quoi qu'on se dise.
J'ai trouvé Benjamin Laverne, super.
J'ai adoré les deux filles du France.
J'ai beaucoup aimé l'esprit, l'ambiance.
J'ai trouvé que c'était chouette.
Franchement, c'était réussi.
Il me semble qu'il y a un nouveau camarade de troupes théâtrales
de Rouen qui a été primé.
Franchi, oui, pour le scénario.
Mais c'était tellement drôle,
ce qu'il avait fait l'année dernière,
avec le Césarillo.
Qu'est-ce que c'était drôle ?
Il y a un film très réussi, très drôle,
et très réussi, absolument.
Je suis d'accord.
Je vais voter pour lui.
On a le droit de le dire, ça ?
Non, on n'a pas le droit.
On parle de la maison des femmes dans un instant,
mais je vous ai demandé,
comme à chaque invité,
de venir avec des chansons que vous aînez.
J'ai été contente pour Laurent Lafitte aussi,
qui est mon bon ami.
Evidemment.
Je dis évidemment, comme lui,
il l'a dit quand il a reçu le César.
Il était tellement ému.
Il est moins bon dans cet exercice d'émotion, en fait.
Il était plus vulnérable, j'aimais bien.
Il n'était pas acteur, pour le coup.
Exact.
Parmi les titres que vous avez choisis,
celui-ci que je risque d'écorcher,
parce que je le rappelle, j'ai fait allemand LV1,
Nujabes, Nujabes.
Il se trouve que ce n'est pas allemand, c'est japonais.
C'est un petit rappeur japonais,
qui malheureusement est mort beaucoup trop jeune.
Et tout ce qu'il a fait est vraiment formidable,
et j'adore tout ce qu'il a fait.
Et alors, le titre que vous avez choisi,
c'est Love Sick.
Exact.
Allez, on l'écoute.
Nujabes, dans la playlist de Karine Viard,
Karine, sage-femme, dans sage-homme,
qu'en cérologues dans le dernier souffle,
désormais, j'y n'écho,
on vous projette volontiers ces dernières années
dans des rôles de femmes qui prennent soin des autres.
Eh bien, ça me va bien.
Et ça ne m'est pas du tout difficile.
C'est drôle, ça.
Les rôles de prise en charge, comme ça.
Oui, je pense que j'ai ça,
qui coule dans mes veines,
de prendre soin, d'aimer ça.
J'aurais aimé, moi,
j'aurais pu aimer être médecin, vétérinaire.
En tout cas, sage-femme, j'ai adoré ce métier.
Je l'ai pas fait, mais j'ai fait semblant.
Mais je me dis, mais c'est un métier
qui a tellement de sens,
qui est tellement fort,
qui est tellement puissant.
Tu partages avec les femmes
que tu accouches,
avec les familles qui sont là,
des histoires tellement intimes.
Je trouve que c'est un boulot
tellement noble,
qui a tellement de sens.
Voilà.
Donc, je trouve que...
Voilà, je trouve que d'être vraiment
au petit soin,
venir en soin,
avoir une compétence
que tu peux mettre au service des autres,
quel bonheur.
Et je le fais assez facilement, en fait.
Je suis assez crédible en médecin.
On ne sait pas pourquoi.
En tout cas, c'est ce que projettent les réalisatrices
et les réalisateurs.
Donc, ça dit quelque chose.
Oui.
Quoi ?
Qu'a priori, on projette volontiers sur vous,
l'image de quelqu'un qui est suffisamment forte
pour prendre en charge de les autres.
Oui, qui a de l'autorité aussi, peut-être.
Certaines autorités naturelles, voilà.
Mais les deux compations.
Demain, sortirait dans les salles
la Maison des Femmes de Melisa Godet,
un lieu unique, la Maison des Femmes,
dans lequel une équipe se bat pour accompagner
les femmes victimes de violence.
La Maison des Femmes, bonjour.
Alors, c'est Amina, c'est ça ?
C'est un espace pour elle,
pour qu'elle puisse penser à autre chose.
Et là, on donne tout !
Trois, deux, un !
Notre structure est menacée de fermeture
à moyen terme.
Et elles font quoi ?
Du coup, les patients, ils n'en ont ferme.
Il faut qu'on devienne inévitable.
On va pas se laisser faire.
Croyez-moi.
On va rire quelqu'un de formidable,
mais...
il finira pas à me tuer.
Putain, mais si nous, on ne peut pas être là
pour celle qu'on ne peut pas éviter le pire,
ça sert à quoi, là, les statistiques,
les plus bordels ?
Ah, j'ai encore passé pour là au bout de service.
Ah, moi, tu sais, ça me dangere pas les oufs.
Ben, évidemment, c'est ton fonds de commerce.
Le film est inspiré en partie
par le parcours et la personnalité de Radha Atem,
une écologue obstetricienne
à l'origine de La Maison des femmes asyniques,
qui a été créée en 2016 et qui a essémé depuis,
je crois qu'il y en a une trentaine.
Une trentaine en français.
En parler comme d'un film utile
serait à mes yeux extrêmement réducteur,
même si le film l'est.
Oui, c'est un film important,
mais c'est aussi un film de cinéma
qui est lumineux, qui est joyeux,
malgré un sujet toujours très préoccupant,
les violences faites aux femmes.
Vous, je crois que vous êtes nourri
plutôt que de la rencontrer, d'interviews
et de podcasts sur Radha Atem.
Exactement.
Déjà, je vous remercie de dire ça
parce que c'est pas évident
dans un film social utile, essentiel.
C'est pas évident d'arriver à dire
mais c'est surtout un film de cinéma.
C'est-à-dire que c'est pas un gros mot
de dire qu'on fait un film social
quand c'est un film de cinéma.
C'est-à-dire que tu vas au cinéma,
tu vas pas au cinéma pour voir un documentaire
que tu pourrais voir à la télé sur M6.
Tu vas voir un vrai film de cinéma
qui va te procurer beaucoup d'émotions
mais qui va en même temps être utile et essentiel
parce qu'il va te montrer des choses
que tu ne sais pas.
Et c'est un film qu'on pourrait dire féministe
mais c'est un film féministe
qui embarque à sa suite
vraiment les jeunes, les vieux, les hommes et les femmes.
C'est un vrai sujet de société
dont Melisa Godet s'en part.
Donc vraiment je vous remercie de dire que c'est pas
c'est pas un film étouff' chrétien
où on vient de faire la morale
ça n'a rien à voir avec ça.
Et dans cette mesure
c'est vrai que quand j'ai lu le scénario
je pouvais être un peu risquée
parce que tu ne sais pas comment ça va être traité.
Tu vois que c'est utile, que c'est assez pédagogique
que c'est clair, que c'est limpide
que c'est très bien structuré
qu'il y a un groupe de femmes et d'hommes
qui luttent.
Tu te dis c'est un sujet essentiel
si je peux apporter ma pierre à l'édifice
pourquoi pas mais après tu ne sais pas
comment ça va être traité.
Tu ne sais pas si ça va être traité
comme salet finalement
avec droiture, avec dignité
avec intelligence et avec coeur.
Mais au début tu ne connais pas la réalisatrice
c'est son premier film
je vois qu'elle est hyper timide
mais je sens chez elle quelque chose
d'assez pure et de très honnête
et je me dis bon
qu'est-ce que je risque au pire
de faire un mauvais film.
Et puis après
comme je dois jouer quelqu'un
qui existe pour de vrai
c'est toujours délicat ça
parce que je vois
j'ai vu des podcasts
j'ai vu des émissions
avec Radha Atem
qui est une femme charismatique
douce et en même temps
une femme de poigne
et je me dis si je la rencontre
je vais inconsciemment vouloir limiter
et ça je ne veux pas.
Je me dis je vais plutôt essayer
de rentrer dans sa pensée
sa pensée politique
sa pensée militante
comment elle se comporte
avec les autres
que dit le scénario en fait
et je suis partie uniquement
du scénario
et au final je crois
qu'elle était assez contente
et qu'un de ses amis
qui a vu le film
qui lui a dit mais c'est incroyable
c'est toi
vous n'avez pas de même physique
et pourtant c'est complètement toi
voilà pour moi ça s'est réussi en fait
ce qui est aussi extrêmement réussi je trouve
c'est que la violence est effectivement
très présente
mais elle est jamais montrée
de manière frontale
tout se fait par la parole
est-ce que de fait c'est une manière
très différente d'aborder les dialogues
ben c'était vraiment un souhait
de la réalisatrice
de ne pas montrer les violences
mais de montrer
la conséquence des violences
et comment tu en sors
et tu ne peux en sortir
qu'avec le soin
avec le temps
et avec beaucoup de communication
et pas de violence
dans la communication
et c'est pour ça que le film
est si lumineux aussi
on voit une femme
qui arrive
qui s'est fait abasser
qui sait pas quoi faire
qui a peur
et comment
comment on fait avec ça en fait
et on n'a pas besoin de voir la violence
pour comprendre ce qu'est la violence
parce qu'on envoie les stigmates
on poursuit en musique
on continue la conversation
évidemment dans un instant
avec un autre titre
choisi par Karine Viard
DJ Le Roi
featuring Roland Clark
I Get Deep
exactement
alors pourquoi ce titre là
ah mais parce que j'adore
parce que ça me fait danser
parce que je trouve que c'est un son d'électro
qui est formidable
c'est une très bonne playlist à danser
je dois dire les titres que vous avez soumis
mais c'est vrai
on va décorer ça
j'avoue
j'avoue
c'est
about six o'clock
I'm feeling hot
take off my sweater
and my pants
and I start to dance
and all the sweat
just goes down my face
and I pretend that there's nobody there
but me in this place
I get deep
yo I get deep
what?
I get deep
I get deep
I get deep
when he takes all the face
out the song
I know you hear his cries
and it's like
to myself
right on time
right on line
with the beat
and it's so sweet
most music was air
then doctor love
would be my song
and I would only take deep breaths
and fill my lungs
with the rhythm
with the bass
I get deep
yeah
as if Jesus was a DJ himself
spending those funky
funky
funky
outspeak
and in this temple
we all pray in unity
for the same things
rhythmic pause
without pause
bass from those high definition speakers
sitting in the corner
on each side of the room
giving us the boom boom boom
to our zoom zoom
not like an old lady
speak to me
speak to me
speak to me speak to me
because we love house music
and on this night
it brings us together
like a family reunion
every week
we eat, we drink, we laugh
we play, we stink
so for all you hip hoppers
you do office
name drivers
you bill poppers
come into our house
to get deep
what?
DJ Le Roi
c'est le choix de Karine Viard
c'est étonnant
bah c'est bien
c'est vraiment très agréable je trouve
cette danseuse
à moi j'aime danser
ouais
à moi j'aime beaucoup danser
j'aime beaucoup danser
je danse toute seule
le matin
le midi
le soir, la nuit
oui oui j'adore danser
j'adore danser mais j'aime pas danser
sur des musiques que j'aime pas
j'aime pas danser sur Claude François
ça m'emmerde
j'aime pas danser sur
comment ça s'appelle
le groupe la suédois
des années 90
à bas
ça me déprime
tout ça tout le monde
ah comme ça il y a à bas
ça me déprime
moi j'aime danser
sur de l'électro
des trucs un peu comme ça
donc on ne verra jamais
Karine Viard dans une que-le-le
ou autre genre de danse collectif
ça c'est encore autre chose
mais non non
sinon j'aime pas
j'aime pas la musique que j'aime pas
on parle aujourd'hui du film de
Melisa Godet
qui s'appelle donc
la maison des femmes
pardon qui seraient dans les salles
demain
parce que le film montre aussi
parfaitement
ce sont les mécanismes
psychologiques
enfin les mécanismes d'emprise
les difficultés qu'il peut y avoir
à s'extirper de certains schémas
et vous dites que suite
à ce film
il y a de nombreux comportements
sur lesquels
vous ne portez plus le même regard
mais déjà
bon j'ai l'âge que j'ai
et donc je suis une femme
qui a cautionné
je suis vraiment une femme
de ma génération
c'est-à-dire que j'ai cautionné
un certain nombre de comportements
les trouvant normales
parce que c'était les comportements
qui avaient lieu en fait
c'est-à-dire une forme
on pourrait dire
l'expression d'un patriarcat
pur et simple avec
une domination masculine
qui fait qu'en tant que femme
tu trouves ta liberté
dans les trous qui te sont donnés
tu trouves ta liberté
à l'intérieur de ta vie
mais finalement c'était chapeauté
par une domination masculine
même gentille mais mignonne
mais qui existe
voilà j'arrive dans un métier
je suis payé moins que les hommes
ça me semble normal
je ne songe pas
je ne songe pas à me rebeller là-dessus
puis d'un seul coup
la vie change
la vie ne cesse d'évoluer
ce qui est merveilleux
et donc cette vie qui ne cesse d'évoluer
amène des jeunes femmes
qui rediscute
et qui reconsidère
le féminisme en fait
et qu'il n'est pas allé assez loin
loin de là
parce que je me suis toujours considérée
comme féministe en plus
le fait de gagner plus d'argent
que les hommes avec qui je vis
le fait de ne dépendre de personne
financièrement
il m'a semblé élever mes filles
avec une certaine dose de féminisme
mais en fait c'est tous ces trucs
un peu cachés
c'est tout ce patriarcat
que tu as internalisé en fait
et quand ces jeunes filles arrivent
et qu'elles veulent une société
beaucoup plus éligalitaire
qu'elles comprennent pas
pourquoi les femmes
ont pas les mêmes droits que les hommes
à ce moment là
je réalise qu'effectivement
c'est juste
ça ne va pas
et ça ne va pas
donc les filles avec qui je dis les filles
parce que c'est cet réalisatrice
mais l'Isa Godet
mais accompagné d'une productrice
non moins formidable
et Majavo
elles sont un duo en fait
elles sont très complices
et m'aident très souvent là
et elles avancent ensemble
et elles avancent avec un féminisme
duquel je me reconnais totalement en fait
un féminisme éclairé
qui accepte le débat
qui discute
pas totalitaire
mais qui est plein de convictions
mais qui se discute
et qui attendent en fait qu'on s'éveille
et ça j'ai adoré ça
et c'est vrai que ce film m'a éveillé
d'abord parce que l'ambiance de tournage
était une ambiance
comme j'en ai rarement connu
et que d'ailleurs je fais plein de premiers films
et que l'ambiance est assez merveilleuse
parce qu'il y a un certain nombre de comportements
qui n'ont plus droit de cité
et c'est très confortable
t'évolues dans une atmosphère de travail
extrêmement confortable
quand t'es une femme de mon âge ou plus jeune
c'est si fréquent que ça
les films qui changent les perspectives
n'ont pas que de la comédienne
mais de la femme et de la citoyenne
non c'est pas si souvent
mais en tant que spectateur
il y a des films qui m'ont changé
moi quand je vois l'histoire de soulémane
j'en sors changé en fait
et je ne vois plus du tout
tous ces petits coursiers à vélo
de la même façon
j'ai beaucoup de compassion en fait
c'est pas la galère
et s'ils arrivent en retard
et s'ils arrivent sous la pluie
et je sais pas
j'ai changé de vision en fait
et c'est pas si souvent
mais quand ça arrive c'est bon en fait
c'est signe de l'évolution
c'est signe que t'es pas complètement fermé
que t'es prêt à te remettre en question
je pense que c'est très important
surtout quand on vieillit
et là moi je commence à
je commence à avoir une carte senior
à la CNCF
non c'est faux carrément
et donc je vieillis
et j'ai intérêt à me remettre
sacrément en question
parce que le film montre aussi
alors encore une fois sans être didactique
ni sans essayer de faire passer
les choses au forceps
c'est que le rythme de la victime
n'est absolument pas du tout
ni le rythme des soignants
ni le rythme des gens autour
c'est-à-dire que
pour se considérer comme une victime
il faut déjà avoir confiance
enfin conscience d'avoir été mal traité
oui c'est-à-dire
mais moi c'est une chose
que je mesure dans ma vie personnelle
c'est-à-dire qu'on voudrait
moi qui suis très impatiente
qui est l'habitude que tout aille très vite
je suis hyper active
donc tout doit aller très vite
c'est pas le bon rythme
et il y a des rythmes
pour des prises de conscience
il y a des rythmes
le rythme est indispensable au soin
respecter son propre rythme
c'est ce que j'apprend
je me suis fait opérer du ménis
franchement il y en a qui ressaut
comme des cabris au bout d'une semaine
moi ça fait deux mois
et visiblement mon rythme n'est pas celui-là
et plus je t'empête
et plus ça prendra de temps
et je trouve que c'est une bonne leçon à apprendre
et c'est vrai que quand t'es dans ce genre de structure
et que tu dois soigner des traumatismes très profonds
eh ben le temps est incompressible
et quand on va chez le psy
le temps est incompressible
et le temps finalement est notre meilleur ami
parce que plus on se fait violence
en disant il faut que ce soit comme ça
il faut y a cas
c'est comme ça
en fait c'est créé encore plus de violence
et le temps est ton ami en fait
mais le temps il est incompressible
et il faut le respecter
juste un conseil que je me permets de donner
à celles et ceux qui ont toujours ce genre de réaction
face à des violences faites aux femmes
de se dire mais pourquoi reste-t-elle
mais pourquoi ne part-t-elle pas
eh ben donc allez voir la maison des femmes
vous comprendrez pourquoi
parce que c'est les médecins de l'emprise
c'est pour ça que ça m'a changé moi aussi
alors que je suis une femme
et que je sais absolument ce que c'est
il y a des endroits
il y a des petites poches comme ça
où tu peux t'interroger
et ce film répond aux questions
que tu peux te poser là-dessus
et c'est vrai
une femme qui se fait tabasser devant ses gosses
tout le monde est malheureux, elle a peur
pourquoi elle part pas
ben elle part pas parce qu'elle est sous-emprise
et que quand t'es sous-emprise en fait
ton bourreau s'est arrangé
pour te...
pour massacrer totalement
l'estime que tu as de toi-même
c'est-à-dire qu'à un moment donné
ça peut paraître fou
mais tu penses être
valoir
ce qu'on te fait subir
et ça c'est un mécanisme qui est peut-être
très difficile à comprendre
quand on est en bonne santé
entouré des bonnes personnes
mais quand on est totalement fracassé
que le psychisme est fracassé
tu penses à tes enfants et tu dis
je peux pas faire ça à mes enfants
moi je peux le supporter
mais souvent ces femmes-là partent
pour leurs enfants
mais pour elles elles trouveraient
même pas la force de partir en fait
et c'est comme ça
la fois que les femmes meurent
sous les coups de leur conjoint
c'est qu'elles sont plus prêtes
à partager, plus prêtes
à partager à leur conjoint
qu'elles ne sont prêtes
à se pardonner elles-mêmes
c'est délirant en fait
et ça te fend le coeur
quand tu comprends ça
ça te fend le coeur vraiment
je vous propose une petite pose douceur
un titre que j'ai choisi
si vous m'autorisez
d'accord
Sébastien Tellier
parfait j'adore
Roche
oui j'adore
Sébastien Tellier
dans Nova le soir
avec Roche
toujours en compagnie de Karine Viard
on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant
Nova le soir
Karine Viard est l'invité de Nova le soir
et ça me réjouit
donc je vais le répéter souvent
Karine vous avez tourné
avec Julie Delpy
avec Michel Blanc
avec Mayowen
avec Laurent Lafitte
avec Bruno Podalides
Dani Boon
Alex Luth
des réalisatrices
réalisateurs acteurs actrices
est-ce que ça change quelque chose
à la direction dans le jeu
globalement oui
globalement ils savent que déjà
tu dois pas te faire engueuler pour jouer
sinon c'est totalement
contre-productif
et oui ça change des choses
je serais pas dire exactement
quoi mais
parce que tu peux aussi avoir
des
des réalisateurs qui sont
d'extraordinaire
directeur d'acteurs aussi
mais je crois que les acteurs savent
que
savent qu'il faut qu'il y ait de l'amitié
qu'il faut qu'il y ait de la
je sais pas comment dire
je serais pas dire
une forme d'empathie et de douceur
oui d'empathie et de douceur
en même temps est-ce qu'on pourrait dire
que Mayowen est empathique et douce
oui et non on dirait pas forcément ça
mais Mayowen elle va être
vivifiant excitante
elle va nourrir toujours la curiosité
elle va t'emmener ailleurs
elle va nourrir ton audace
elle va
pour moi Mayowen c'est quelqu'un
qui est très excitant au niveau du jeu
tourner avec Alex
c'est très amical
et c'est très amusant
je pourrais dire
en fait pour chaque créale
qui soit acteur ou pas
je pourrais dire des termes comme ça
qui racontent leur façon de
faire du cinéma
mais c'est vrai que je me sens
particulièrement complice avec
les réalisateurs acteurs
parce que aussi quand j'ai un problème
je peux parler à l'acteur en fait
plus qu'aux réalisateurs
mais quand je tourne avec les frères
Foynchinos c'est vraiment safe place
je les adore je les connais
les frères
et les frères Lario aussi
enfin ils sont peu nombreux les réalisateurs
avec lesquels je me suis pas entendue
ça vous a jamais donné envie ?
je crois que j'en ai vraiment pas les compétences
je crois que
moi je pense en termes d'enjeu
je pense pas en termes d'image
j'en ai pas les compétences
je crois
vous avez démarré sous la direction
d'Etienne Chatiliezes
dans Tati Daniel
quelle souvenir est ce que vous en gardez ?
j'en garde un souvenir merveilleux
parce que je suis arrivée à Paris
à 17 ans quand je fais ce film
j'en ai 24 je me suis donnée 10 ans pour réussir
donc ça y est
et qu'avant
j'ai des rendez-vous
ça se passe pas bien avec des réalisateurs
pour un gars
je me reconnais pas là dedans
et d'un seul coup Etienne Chatiliezes me choisit
et je me dis je suis chez moi
je me sens chez moi
c'est à dire qu'avant j'ai essayé
je me suis tordue dans tous les sens pour plaire à des réales
mais en fait
qui ne me ressemble pas
qui ne savent pas quoi faire avec moi
et là enfin je me dis
je suis dans ma famille
on sait de quoi on parle
on rigole des mêmes choses
il y a le même niveau de sensibilité
à certaines choses
et je me dis mais en fait ça a été très facile
d'avoir ce rôle
peut-être parce que je suis chez moi
et qu'au fond il faut pas que je lutte
plus que ça pour plaire à des réales
qui au fond
à qui je ressemble pas
qui savent pas quoi faire de moi
je pense que la rencontre
à ce moment là je réalise que la rencontre doit être réciproque
et que même si je suis une jeune comédienne
il faut que je garde ça en tête
tu es choisi par des gens
qui doivent te choisir
ça sert à rien de tout faire
pour être choisi par un réalisateur
qui au fond ne te veut pas
mais alors c'est en plus rapidement derrière
vous avez ouvert le champ avec des films de nature très très différentes
sous la direction de jeunet carreau
clair de verre, clapiche, durangé, harrel
ce qui est quand même assez inouï
c'est-à-dire que c'est des jeunes réalisateurs
parce que les réalisateurs
confirmés
en fait ne savent pas quoi faire de moi
mais je pourrais être moche
je suis drôle mais j'ai une voix un peu particulière
je suis super pulpeuse
mais je suis pas non plus
c'est pas ça que je joue
donc ils savent pas trop quoi faire
de cette personnalité un peu forte
mais qui est pas tellement dans les codes
d'une féminité plus classique
et déjà là on arrive
à un certain féminisme
c'est-à-dire que c'est réalisateur
qui m'emploi
emploi une femme qui ne correspond pas
à l'image d'où s'est terrée
des femmes par exemple
et donc déjà
c'est le signe chez ces réalisateurs là
qu'il y a une certaine modernité
de regard posé sur la femme
mais ce que ça veut dire surtout c'est que le problème
n'est pas la comédienne le problème est peut-être
l'absence d'imagination
des gens amus à la désirée
oui c'est sûr c'est sûr
et j'imagine que ça doit être très rude
ben c'est... oui c'est sûr
puis moi même j'étais en chantier
c'est-à-dire que j'étais pas aussi affirmée
dans la personne que je suis devenue
j'avais pas trop
j'avais envie de plaire, j'avais envie d'être actrice
j'avais envie de plaire à tout le monde
bon c'était plus compliqué
en même temps j'avais cette personnalité complètement folle
j'étais un peu givrée
je me suis un peu calmée
je suis un peu rentrée dans le rang
mais j'étais vraiment très folle
plus jeune
mais d'ailleurs je crois que quand vous avez obtenu le César
pour les coeurs de Solvegan Spach
votre cours sur scène était de remercier
votre réalisatrice de la confiance
qu'elle avait su vous donner
au moment où vous vraiment n'en aviez aucune
oui tout à fait c'est vrai
ben oui parce qu'elle me propose
ce rôle que j'ai jamais fait
moi j'ai toujours fait des rigolotes
et puis d'un seul coup elle me propose un grand rôle dramatique
et moi je sais pas si je peux le faire
et elle me dit mais je t'ai choisi toi
parce que t'as beaucoup d'énergie, beaucoup de dynamisme
et tu es très solaire et je veux pas
que ce soit un film qui soit pas lumineux et solaire
parce que je comprends
je veux bien le faire mais par contre
je voudrais que tu me suives
et que je joue
cette histoire que je la tourne comme si ça m'arrivait
à moi c'est-à-dire pas
scène 5 elle pleure
scène 8 elle rit
je voudrais avancer dans ce film
comme je le ferais moi avec ma sincérité
j'ai essayé de prendre ce film vraiment
à ma hauteur
j'ai pas essayé de faire des choses spectaculaires
j'ai essayé de faire des choses hyper vraies
et à partir de là en fait elle m'a fait confiance
et on a avancé comme ça
et c'était vraiment super
et à partir de là en fait j'ai eu
une espèce de prise de conscience
où je me suis dit
faut faire les choses à ma hauteur
faut jamais dire je vais faire
un truc spectaculaire à ce moment-là
non moi en fait ma facture
d'actrice c'est de faire les choses
à mon niveau et si c'est petit c'est petit
si c'est grand c'est grand
mais je l'ai fait à ce niveau-là
et finalement je n'ai jamais contredit
cette espèce
de vœux fait à moi-même
et j'essaie pas
de produire des grandes choses
j'essaie de produire des choses vraies
ça c'était pour le premier César
on parlera des suivants
oui oui pleuriel bien sûr j'ai invité plusieurs César
juste après cette nouvelle pose musicale
vous avez aussi choisi d'écouter Queen et Cool Cat
pourquoi ce titre ?
parce que j'adore Freddie Mercury
et que je trouve que dans son parcours
ce son-là est très étonnant
et en général quand je fais écouter ça
à mes amis personne ne sait
que c'est Freddie Mercury
c'est pourquoi je voulais le faire connaître
my shit zone hit legit
now I'm on parole stroke
with the dog paying on your bitch
is what you might try me
laying that playing that jeet bang
she want the nigga with the biggest nuts
then guess what
he is I and I am him
slim with the tilted brim
what's my motherfucking name
je voulais lui laisser dire que Karine Viard aimait Snoop Dogg
ah mais j'ai pensé que c'était une chanson que j'avais choisie
ça c'est moi
vous avez bien fait parce que j'aurais tout à fait pu la choisir
ouais j'aime beaucoup Snoop Dogg
je le trouve hyper créatif
je trouve que d'un point de vue musical
c'est assez
assez éblouissant
non j'aime beaucoup j'aime beaucoup beaucoup
on parlait de votre premier Césarien d'instant
parlons des suivants quand même on va pas se priver
le deuxième est arrivé
3 ans après le premier
c'est un rôle pour embrasser qu'il voudrait de Michel Blanc
alors là c'est pareil dans la série
vous êtes très bon en discours
la première fois que je l'ai eu je me suis pas
complètement autorisé à en profiter
mais je suis sûre que cette fois-ci je vais me vautrer
dans une délicieuse autosatisfaction
c'était une impulsion
ou vraiment vous avez formalisé l'idée que vous alliez le dire
sur scène
non j'ai jamais pu écrire des discours
j'ai jamais pu écrire des discours
ce qui est vrai c'est que quand j'ai reçu mon premier César
bizarrement j'ai eu peur
j'ai eu peur que tout ça me soit retiré
c'était tellement merveilleux
c'était une récompense
que je me sentais tellement pas amérité
que je me suis dit mais je supporterais pas
que tout ça me soit retiré
je supporterais pas de plus être actrice
maintenant que j'ai goûté au plaisir
d'être actrice et que mes pères me récompensent
si ça devait s'arrêter ce serait horrible
du coup
quand j'ai eu le deuxième là je me suis dit
bon bah j'en ai un deuxième ça veut dire que j'ai le droit
d'être actrice ça veut dire que mes pères
me disent allez viens arrête de te
arrête de te poser des questions
t'es actrice, t'es une bonne actrice française
et on te récompense une deuxième fois
donc finalement ce que j'ai dit très spontanément
c'était vrai
mais je pense qu'on peut me taxer
de beaucoup de choses mais d'authenticité
sans doute pas
je ne sais pas faire autrement
je pense que j'ai une petite inadaptabilité social
qui fait que je ne sais pas mentir
et je ne sais pas
ne pas être vrai
et si j'essaye tout le monde le voit
si j'essaye de mentir
on ne voit que ça c'est horrible
le troisième prix c'était pour les châteaux
d'André Abescond je vous cite
un rôle épouvantable de mère toxique
et alors en regardant votre film
je me suis dit que vous n'aviez aucun problème
à endosser des rôles à minima mal aimables
que ce soit la boulangère raciste
de Paris-de-Clapy, bon bah dans chanson douce
évidemment dans le rôle des femmes
je n'en sais pas si c'est aucun problème mais j'adore ça
mais j'adore ça
alors je ne sais pas pourquoi les gens n'aimeraient pas ça
d'ailleurs
c'est extraordinairement
défoulant
de jouer le pire
tu ne peux pas t'autoriser
il y a plein de choses ou c'est pas poli
tu ne peux pas et là
t'as tous les droits
de jouer le pire
moi ça m'excite
vraiment ça m'excite
ça m'excite, ça me plaît, j'aime ça
et puis ce qui m'excite aussi c'est de me dire
mais au fond
le monstre
il commence où ?
Pélico il commence où ?
à quel moment, à quel endroit
est-ce que dans l'enfance il est déjà
ce salo-là
à quel moment c'est quoi l'élément déclencheur
comment ça fonctionne dans sa tête
voilà dans chanson douce
je tue des enfants, ce qui est l'actu ultime
à comment ça commence
à quel moment tu tues des enfants
à quel moment t'es capable de tuer des enfants
machin
comme il s'appelle
de trucs qui a tué toute sa famille
du pont de l'oligone
moi ça fait fonctionner
mon cerveau en fait
de me dire, ils sont notre humanité
ils sont notre humanité
alors c'est pas si pire
la mère des chatouilles mais
elle est quand même notre humanité cette mère
elle est cette mère incapable
de prendre sa fille dans ses bras
et de lui dire je suis tellement désolée pour toi
j'ai rien vu comment puis je me rattrapais
et en même temps
ces rôles de mère là
moi j'ai eu une mère terrible aussi
j'ai envie de comprendre ces mères en fait
d'où ça vient
comment tu peux être jalouse de ta fille
ça prend racine ou en fait
et c'est des mères quand même
et j'ai envie de
les donner à voir
parce que j'ai aussi envie de donner
mon regard sur elle
c'est-à-dire ne pas excuser leurs actes
mais leur pardonner quand même
je sais pas comment dire
ça se situe à cet endroit-là
peut-être pour pardonner ma propre mère
et pardonner la mère
que j'ai été peut-être aussi
parce que finalement
dans les relations humaines
dans les relations mère-fille
peut y avoir tellement de violence
tellement de violence en fouilles
en fouilles
peut y avoir du trans générationnel
des mouvements qui se
répercutent de génération en génération
des douleurs
qui se transmettent de génération en génération
ça me passionne ce sujet
franchement et du coup
j'ai pas tant de jugement
que d'envie de comprendre
et c'est ça qui motive
toutes mes interprétations
avec mes personnages épouvantables
j'ai une passion toute personnelle
pour les scènes d'angela de spectaculaire au cinéma
moi il y en a une qui m'a durablement marquée
c'est celle qui vous oppose
à Marina Foyce dans Police de May Wan
je vais vous demander comment est-ce qu'on
n'aborde ce genre de scènes
bon alors déjà
pour répondre à votre question
je vais vous dire un truc que m'ont dit mes filles
qui était petite à ce moment-là
enfin pas très grande
elle devait avoir 10 et 8
ou 9 et 11
et les deux m'ont dit à table
maman on comprend vraiment pas pourquoi tout le monde
parle de cette scène
comme si c'était tellement génial dans cette scène
alors que nous on te connait par coeur comme ça
j'ai dit enfin
n'exagérer pas
elle me dit maman excuse-nous mais quand on te dit un truc
tu commences à avoir ton regard de folle
et donc ça répond
à ce que je vous ai dit avant
c'est-à-dire que c'est une scène de rage
elle est complètement enragée
cette rage évidemment que je l'ai en moi
le talent de my one c'est de savoir
que derrière mon côté bonhomme
très sympathique au fond il y a un être
complètement sauvage
et pas du tout domestiqué qui existe
donc ça c'est son talent elle
parce que moi quand mes filles me disent ça
je pense que je suis pas allée aussi loin
mais peut-être au fond
peut-être que évidemment je n'ai pas conscience
de ça et que personne
n'est là pour le filmer
mais que cette rage mais quand on émerge
je crois qu'on est capable
de sentir
enfin de connaître
et on se juge très sévèrement
et on est très très coupable
mais nos gosses sont ceux qui sont capables
de nous faire le plus péter un plomb
donc cette rage
en fait je l'ai en moi
mais c'est peut-être avec les enfants
c'est la rage de l'impuissance
et vraiment si je pouvais revenir en arrière
mais je ferais jamais ça
mais peut-être que c'est pour ça qu'on est
grand-mère que mère
parce qu'on n'est pas capables d'avoir
cette rage avec ces petits enfants je crois pas
mais avec ces enfants sans doute
et je dis ça
je fais aveu de vulnérabilité
je pourrais pleurer franchement
tellement j'ai honte en fait
mais je pense que je suis une femme
qui est aussi très sauvage
à l'intérieur avec de la gélance
je suis dans votre équipe
je le dis soyons solidaires sur ce dossier
et passons à la musique
Nina Simone Baltimer dans la playlist
dans genre mauvaise mère
elle se place là au ciel
c'est parti
je vais vous marquer une courte pause
et dans un instant je vous propose quelques extraits de films
qui sont censés être des films qui vous ont marqué
on va voir si j'ai bien travaillé
et ce sera juste après la pub
c'est pour elle une
négative
la perla dans nova le soir
toujours en compagnie de Karine Viard
et comme je vous le disais
j'ai préparé quelques petits extraits de films
qui sont censés vous parler
je vous laisse les identifier
et peut-être me raconter ce que vous avez rendu
j'espère que je vais y arriver
j'en suis sûre
je suis désolée
j'ai été tentée par l'accent coloré
j'ai été tentée par l'accent coloré
pour être tout à fait honnête
ce n'est pas la scène que je voulais isoler
mais il se trouve que la scène que je voulais isoler
n'est plus accessible sur internet
que sur des sites pornos
oui parce que c'est la scène
de la scène où elle est en foule frontal
elle ne pense qu'un T-shirt
en train de passer l'aspirateur
j'adore ça
Quand j'ai vu cette scène au cinéma, j'ai trouvé que c'était extraordinaire.
D'abord parce qu'elle joue comme si elle était habillée.
En fait, elle est complètement dans ce qu'on appelle le quatrième mur au théâtre.
C'est-à-dire qu'il y a trois murs et puis il y a ce quatrième mur qui doit être devant les spectateurs
et qu'on fait exploser quand on est acteur au théâtre.
Mais là, vraiment, c'est comme si elle était seule et qu'elle s'engueulait.
Il y a un rapport à l'intimité, à la nudité que j'ai adorée et surtout, c'est extrêmement drôle.
Donc arrivée à mélanger tout ça, l'intimité, la nudité et la drôlerie,
c'était une des premières fois que je voyais ça et ça m'a vraiment beaucoup impacté.
Et à partir de là, je me suis dit mais j'aime cette actrice capable de faire ça comme ça.
Et donc je l'ai beaucoup, beaucoup suivi et j'adore cette actrice.
Mais alors moi, je vois un lien avec une comédienne comme Julianne Moore, vous ou une Guyliane Anderson.
Je trouve qu'il y a un truc de...
Je vous remercie, ça fait partie de mes deux actrices, bref.
Il y a quelque chose de cet ordre-là, je trouve.
Je pense qu'il y a quelque chose de l'ordre du courage.
C'est que j'ai l'impression que toutes les trois, on ne se regarde pas tant.
On ne se regarde pas tant être belle, on ne se regarde pas tant être célèbre,
on ne se regarde pas tant être désiré.
On se regarde jouer, on se regarde être actrice, en fait.
On est profondément actrice.
On a de l'audace et on a du courage avec ça.
J'ai l'impression que peut-être c'est les trois choses qui peuvent nous...
Mais bon, je dirais ça de mes amis actrices aussi, franchement.
Alors on parlait d'intimité, de drôlerie et de nudité.
Vous en avez fait preuve dans le film de Laurent L'Affit, l'origine du monde.
Absolument, absolument.
Il y a une scène absolument mémorable et il a rentré par ailleurs.
Et qui dure, en plus, qui dure assez longtemps, franchement.
J'ai passé trois jours toutes nues.
Extrait suivant.
Je me souviens, je me souviens.
Non, Mr. Marek, non, non.
Pas de sang comme vous pouvez être un décembre.
Oh là, j'adore.
C'est une fente, oui.
Et les fentes manes de David Lynch, un film absolument sublime.
Un film qui me suit.
C'est un film qui me suit.
C'est un film qui me suit.
C'est un film qui me fait chialer à chaque fois.
C'est, moi, je suis très sensible à la figure du monstre.
Je trouve que c'est à la fois très cinématographique.
Et il y a quelque chose dans la figure du monstre,
c'est-à-dire l'homme ou la femme monstrueuse
qui n'est pas reconnue à sa juste valeur
et un physique monstrueux, alors qu'à l'intérieur, c'est l'inverse.
Ça, je dois dire que c'est pour ça que je ne supporte pas les harcèlement scolaires.
C'est pour ça que je ne supporte pas.
Je ne supporte pas l'enfant dont tu dis les méchants.
Je ne j'aime pas les animaux.
Enfin, j'adore les animaux, mais je n'aime pas qu'on dit c'est un animal.
Mais je trouve que l'éducation joue un rôle phare, en fait.
Et j'aime pas qu'on traite les gens de monstre
et j'aime pas qu'on détourne les yeux et j'aime pas ça, en fait.
Dans un registre radicalement différent, extrait suivant.
Hey, buddy. How you doing ?
I'm good. I feel so much more relaxed.
Thank you, Helen.
I just feel like I'm excited and I feel relaxed
and I'm ready to pull.
Mes meilleurs amis de Paul Feig.
Qu'est-ce que j'ai aimé ça ? Qu'est-ce que ça me fait ?
Je vous verrai bien dans ce genre de film.
Ah mais grave, moi aussi, je m'y verrai bien.
Maintenant, je suis un peu vieille, je pense.
Mais voilà, non.
Le casting est très...
Enfin, je crois que tous les comédiennes sont d'âge très différent dans mes meilleurs animaux.
Elles sont d'âge très différent, mais il y en a une qui se marie.
Elles sont tout autour, ça y est.
Mais en tout cas, c'est l'esprit, c'est sûr.
L'esprit, j'aime beaucoup.
J'aime beaucoup cette fille, là, qui est comme elle s'appelle...
Tristan Wiggy.
Oui, elle est très drôle, elle est vraiment très amusante et très gonflée.
Et elle se déguise, elle en a rien à foutre d'être moche et d'être vulgaire.
Et j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup ce genre de film.
Le film est très gonflé, par ailleurs.
Ah oui, le film est très gonflé.
Le film est vraiment très marrant.
Mais il y a plein de...
Il y a tout cet univers comme ça de film américain potache avec...
Mais c'est vrai que les hommes sont plus présents que les femmes.
Il y a aussi cette femme...
Ah comment elle s'appelle ?
Melissa McCarty, mais c'est les Melissa McCarty qui arrive, qui a un peu révolutionné aussi.
Toutes ces filles qui ont fait du stand-up aux États-Unis et tout.
J'aime ça.
Elles se sont apparaies du stand-up qui appartenait un peu aux hommes.
Et j'aime bien ces femmes qui disent qu'on peut être des superfemmes, des Wonder Woman.
Mais on peut se déguiser, on peut être dégueulasse, on peut être très séduisante,
on peut être douce, on peut être l'inverse.
J'aime bien.
On a le droit.
On a le droit aussi.
On poursuit en musique avec un autre des titres que vous avez choisis.
En l'occurrence, il est signé Light Back, c'est Sunshine, Régué.
Pourquoi celui-là ?
Carrément ça, c'est un de mes titres préférés.
Ever.
Et Ever.
Ok.
Tis Mayfield, dans Novalessoir, Let's Not Forget, un titre que j'ai choisi pour Karine Viard.
Non, non, non.
Pour Cédure, Karine Viard.
Mais en fait, quand il a fallu que je choisisse des chansons,
j'étais en train de me faire maquiller.
J'ai été là comme ça, mais ce titre-là, je l'aurais choisi aussi.
Je l'adore.
Je l'adore, Curtis, Mayfield.
Bah voilà, on écoute tout.
On parlait de votre filmot, il y a un instant.
Et je me suis aussi fait la remarque suivante.
Il y a assez peu de...
Je vais mettre des guillemets.
Petite chose dans votre filmot.
Petite chose, c'est-à-dire.
Petite chose de femmes très fragiles, de...
Vous voyez ce que je veux dire ?
Il y en a pourtant.
Il y en a, Maria Rêves, c'est une...
Mais en tout cas, si c'est des petites choses,
c'est toujours des femmes qui se libèrent.
C'est toujours des femmes qui vont vers une prise de conscience.
C'est toujours des femmes qui finissent par s'émanciper.
Qui finissent par s'émanciper,
parce que sinon, vous ne penseriez pas à moi.
Je pense qu'un réalisateur,
une femme soumise, docile,
il ne pense pas à moi, mais à juste titre.
Je ne serai pas tellement crédible, je pense.
Mais je pense aussi que vous êtes très séduisante
pour les réalisateurs, réalisatrices, spectateurs, spectatrices,
parce que j'ai l'impression qu'on peut tout vous faire dire.
Et bien, c'est peu de réserve...
Enfin, en tout cas,
que la manière dont vous, vous allez délivrer la chose ne sera jamais problématique.
Je pense, par exemple, c'était le film des frères larieux.
Oui.
21 nuits avec Patti,
où les dialogues sont quand même...
Ils sont salés, ouais.
Ouais, mais c'est jamais vulgaire, pour le coup.
Alors oui, OK.
Ben ça, je sais pas.
Mais je sais qu'en tout cas, moi, les mots ne me font pas peur.
On peut me faire dire n'importe quoi.
Et je peux jouer la pire des horreurs,
ça ne me pose aucun problème.
Donc, comme je l'assume,
comme je ne m'excuse pas,
comme je dis pas je joue ça,
mais vous savez, c'est pas ce que je pense.
Parce que je pense que la meilleure façon de...
de jouer un personnage, c'est de l'assumer à 1000%.
Moi, je sais qui je suis.
Je laisse la liberté aux gens de penser
que si je joue ça, c'est que je suis ça.
Mais moi, je sais qui je suis au fond et ça me suffit.
Donc voilà, mais non, je ne suis pas capable de tout jouer.
Absolument pas la preuve.
Par exemple, je ne suis pas capable de jouer quelqu'un de trop inibé,
qui reste inibé tout le film,
parce que je pense qu'on ne penserait pas à moi.
Et qu'au bout d'un moment,
j'ai une trop forte personnalité,
ou je ne sais pas ce qu'on pourrait dire,
mais il y a quelque chose qui sonnerait faux, non ?
Moi, je vois assez peu de comédiennes qui seraient capables d'énoncer.
C'est une citation littérale, ce n'est pas de moi, je le dis tout de suite.
Je vais te trancher la gorge, te couper la bite et violer t'attracher avec.
C'est dans l'origine du monde encore.
C'est vrai, c'est vrai.
C'est une de mes répliques adressées à Vincent MacKenzie, terrorisée.
C'est vrai, c'est vrai.
Ce qu'il faut quand même un certain talent pour réussir à délivrer.
Et bien, j'étais convaincue.
J'étais convaincue quand je lui ai dit.
Ça me posait aucun problème.
Ça me pose jamais de problème vraiment.
Et on va parler maintenant aussi, vous le voulez bien,
de The International, Karen Viard.
Est-ce que vous êtes à la fiche d'une série internationale ?
C'est une série qui s'appelle Vanished,
qui est disponible sur MGM+, en voici, un petit extrait.
Une femme des plus intrigante dans un casting qui réunirait les cocaux,
Sam Claffine, Mathias Connardt et Simon Abkarian.
Voilà donc à la fiche d'une série internationale.
Exactement.
Première expérience en anglais.
Super excitante.
J'ai eu l'impression vraiment que je revenais au départ,
que je revenais aux sources, que j'étais une jeune actrice
qui faisait ça rentrer des classes.
Parler anglais, moi j'ai toujours pensé
que l'anglais n'était pas pour moi,
que déjà j'avais eu tellement de chance,
j'allais pas en plus parler anglais.
Je me suis jamais autorisée ça.
Et puis finalement,
la vie avançant, je me suis dit
pourquoi tu ne l'autoriserais pas.
Et un réalisateur a souhaité me rencontrer
pour me proposer ça.
Et j'ai fait le rendez-vous en anglais en disant
il ne me prendra jamais.
Et finalement, il m'a choisi.
Donc j'ai travaillé,
j'ai travaillé d'arrache-pied.
Mon anglais, je continue à prendre des cours d'anglais
parce que j'aime bien.
J'aime bien l'idée de...
Voilà.
Pour moi-même,
de pouvoir voyager,
de comprendre les gens, etc.
Et je deviens de plus en plus à l'aise
et je comprends de plus en plus de choses
et je commence à écouter des podcasts
dans l'anglais qui me passionnent.
J'ai l'impression que le monde est plus vaste
quand tu parles anglais
et ça me réjouit.
Donc j'ai pas envie de m'arrêter là en fait.
J'ai envie de comprendre le monde en anglais.
Parce qu'il y a beaucoup de terrains
sur lesquels je m'étais interdit
d'investir.
Et en fait là,
il y a des podcasts en anglais fabuleux.
J'ai écouté un podcast sur Madonna
où Madonna parle,
mais je l'adore.
C'est ma sœur.
Je veux dire,
il y a plein de choses qui s'ouvrent à moi,
des recettes de cuisine,
des discussions, des têtes, talk.
Je vais me permettre un conseil
parce que vous parliez des femmes très drôles,
ces femmes qui ont pris le pouvoir
dans le milieu du stand-up et de la drôlerie.
Le podcast Demi-Poller,
qui est un podcast d'interview,
c'est une ancienne ducateur
de Night Live
dans lequel elle reçoit
justement ses anciens camarades
du SNL, comme d'autres comédiens
de tous les raisons.
Ok.
C'est hilarant.
Ok.
Et il n'y a pas trop
d'expression typiquement.
Ça va.
Non, non.
Il n'y a pas de déperdition.
Ok, d'accord.
L'international carénia
will get it.
I'm pretty sure about that.
On marque une courte pause.
On se retrouve dans un instant
avec un nouveau titre
que vous avez choisi,
Rels B.
On dit?
Oui, absolument.
C'est Tien Seldon.
C'est ça le type.
Absolument.
De Rels B.
C'est parce que j'étais
en vacances avec mon
époux adoré.
On était aux îles Galapagos.
Bon, déjà tout ça.
Mon époux adoré,
îles Galapagos,
ça fait beaucoup.
On revient d'une marche
et on passe devant
trois gosses
qui sont sur un scoot.
Et j'entends ce son.
Je fais quelques pas
et je reviens vers eux.
Comme ils étaient en train
de fumer un joint,
ils se sont dit
la vieille, elle va nous
engueuler.
Et en fait, je dis
est-ce que je peux
chasamer ce son?
Et c'était ça.
Et donc, ce son pour moi
est important
parce qu'il est
vraiment lié
à ce moment de ma vie.
Tellement éboulouissant
et joyeux.
C'est ça, c'est ça.
C'est ça.
C'est ça.
Et c'est le choix
de Karine Viard.
On se retrouve
dans un instant
avec Karine Viard
toujours et Bill Withers.
Radio 9.
Nova le soir.
Et si on changeait de disque?
Nova le soir.
Nova le soir.
Love Lee Day
est toujours en compagnie
de Karine Viard.
Et il ne me reste qu'à vous
soumettre le questionnaire
musique de l'émission.
L'idée c'est de répondre
du tac au tac.
Ça fait appel à des souvenirs
musicaux.
D'accord.
Parce que vous êtes prêtes.
Ok, je suis pas très bonne
sur cet exercice,
mais on va voir.
Je suis sûre que si.
Quel est le titre
qui symbolise le mieux
l'enfant,
c'est la chanson.
C'est horrible.
C'est Pierre Bachelet
quand on aura 20 ans
en l'an 2001
ou un truc comme ça.
On est tous passés par là.
Ok, d'accord.
La chanson
de votre adolescence?
La chanson
de mon adolescence
c'est Dona Summer.
Love to love baby.
Je trouvais ça
tellement sexy.
Je rougissais
en écoutant cette musique.
Votre chanson
de Karaoke.
Je fais pas de Karaoke.
Je déteste tout ça.
C'est vrai.
Je déteste
le Karaoke
vraiment définitivement.
En tant que toute une soirée
des gens mal chantés,
contents de chanter,
mal.
Non, je déteste.
En plus souvent,
c'est des chansons que j'aime pas.
Je déteste le Karaoke.
Laurent Lafitte a jamais réussi
à vous embarquer
dans un Karaoke?
Ah non, mais jamais.
J'y vais jamais au Karaoke.
Je suis pas allant ça.
Je suis pas sûre qu'il ferait compte.
Je sais pas.
Je sais qu'il chante très bien.
Il chante très bien,
Laurent.
Il chante magnifiquement.
Le titre qui vous propulse
immédiatement sur la piste de danse?
Ah, si.
Pourtant, il y en a.
Je pense que la suivante
sera beaucoup plus facile
parce que vous m'avez donné
un exemple tout à l'heure.
Le titre qui vous fait sortir
de la piste de danse.
Aba.
Aba.
Aba.
Claude François.
Claude François.
Claude François.
Alexandrie.
Alexandra.
Je terminais.
Ok.
Le titre que vous avez le plus
écouté ces derniers jours?
Qu'est-ce que j'ai beaucoup
écouté ces derniers jours?
Ah oui.
Ben je faudrais que je vois
mon...
un titre d'électro
qui s'appelle
Excuse Me.
Excuse Me.
Ok.
Votre chanson
de comédie musicale
préférée?
Ah...
Ça doit être
une chanson de ce garçon
qui veut devenir danseur
qui vit avec...
Billy Elliot.
Billy Elliot.
Voilà.
Mais je sais pas laquelle
mais une chanson
de Billy Elliot.
Sound of Malice.
Peut-être de...
Non, c'est pas ça le titre.
C'est ça.
De Jam.
Oui, moi en tout cas
je suis d'accord avec vous.
Et enfin,
la chanson dont vous avez
un mal de chien
c'est deux trucs en supe
ou d'un seul coup.
Et ça c'est un cauchemar franchement.
Ouais, ouais.
Mais je vais hésiter entre ça
avec Claude François
pour la soirée
et je pense que ça va être
très très dur.
Ça va être difficile
de les départager.
Néanmoins je vous remercie
Karine Viard
d'être passée par ce studio.
Je rappelle que La Maison des
Femmes
est un film de Mélisa Godet
avec Aussie
et Yaïda
et Juliette Arman
et Laetitia de Choulaia
à Mamra.
Jean-Charles Cliché,
Pierre Deladon,
Jean-Laurent Stockard
et donc Karine Viard
étaient sous aucun prétexte.
Sous aucun prétexte.
Voilà.
Merci beaucoup Karine
et on va se quitter avec
votre dernier choix musical
Paul Calkebrenner,
Sky and Sound.
Exact.
Pourquoi celui-là ?
Parce que je l'aime beaucoup.
Je l'écoute régulièrement.
Je l'aime beaucoup.
Je le trouve toujours
très efficace.
C'est un vieux son
mais que je trouve
qui passe les années
avec Maestria.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
C'était très agréable.
Et Nova, le soir, c'est presque fini.
On se retrouve demain
à 20h avec Philippe Etchabest.
Dans un instant,
vous avez rendez-vous
avec la matinale de la nuit.
Retrouvez donc Emory Clompret,
Laurie Pérez,
Patrick Chamfré,
Vincent Piguet,
juste après Kavinsky
et Night Call.
Vous pouvez en podcast
sur nova.fr
et toutes les plateformes.
Le soir.
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Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Bienvenue dans Nova Le Soir, au programme de la musique,
Paul Kirkbrainer, Nina Simone ou encore Queen
est celle qui a choisi ses titres une comédienne formidable à la fiche de la Maison des femmes
dans les salles de main.
Carine Viard nous rejoint dans un instant l'occasion de parler de ses rôles multiples,
de soignantes, de polices ou encore de Julienne Moore.
Une perspective qui me réjouit tout comme l'idée de démarrer cette émission avec ce titre de Theodora
qui me met en joie Fashion Design 1.
Nova Le Soir, passons maintenant au morceau de Bravour.
Chaque jour, vous avez la possibilité de soumettre des titres sur un thème donné.
Et puisqu'on va parler du film La Maison des femmes,
un lieu où des femmes rendent la vie d'autres plus belles,
on vous a demandé quelle est la chanteuse qui vous aide à vous sentir bien ou mieux.
Nova Le Soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonne banane.
Ni archives.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de Bravour.
Drink before the war de Shinedo Connor,
c'est le choix de Stio Dacat qui m'écrit,
elle me bouleverse et me paraît tellement appropriée
dans ce moment de fortes turbulences.
Combra propose Florence and the Machine, je cite,
car sa voix, ses paroles, sa musique et son énergie guérissent de tout.
Categorie Beaumont-Cœur, Marie propose Madonna
parce qu'elle lui donne envie de danser.
Benedict a répondu ce qui suit.
Aurora, elle apèse, donne espoir et recharge les batteries.
Quand Nicolas a besoin de se sentir mieux,
son médicament, c'est Angèle,
parce qu'il trouve sa voix, ses musiques entraînantes pour danser
et que danser lui fait oublier ses peines.
Et enfin, la question,
quelle est la chanteuse qui vous aide à vous sentir bien ou mieux ?
Vous êtes quelques-uns à avoir répondu chader,
sachez que je plus sois, on écoute donc Hang On To Your Love.
Dans Nova Le Soir, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec Karine Viard.
Tes Nova Le Soir échangeait disques
avec Charline Roux et ses invités.
Le Soir.
J'avais d'abord décidé d'énumérer
toutes les qualités qui font que j'aime mon invité,
drôles, libres, émouvantes, belles
et puis je me suis dit que ça allait passer pour de la flagornerie.
Pas du tout.
Dès qu'une femme dit du bien du nôtre,
il semblerait que ce soit toujours un peu suspicious.
Alors je vais emprunter les mots des autres.
Sublime le regard, Emmanuel De Vos.
Mais quelle actrice extraordinaire, Laurence Bibaud.
La beauté est...
Avec plusieurs Y, le divin de saignée.
La merveille des merveilles des plus drôles des plus superbes.
Alex Lutz et ce ne sont que quelques-uns
des commentaires, lui, sous ses postes Instagram.
Une comédienne absolument géniale.
Trois César pour le prouver.
Mais pas de l'orier,
ou en tout cas pas en forme de siège sur lequel s'asseoir.
Elle est à la fiche d'un film lui aussi formidable.
La Maison des femmes de Melisa Godet.
Anne Paraté dans les salles.
Demain, bonjour Karine Viard.
Bonjour et merci.
Je pense vraiment chacun des mots que je viens dénumérer.
Toutes ces raisons-là font que j'ai une sorte de passion.
Ça va être très gênant du coup par moment,
mais je vous jassume complètement.
Je parlais des Césars à l'édition de 2026.
C'est encore toute fraîche dans les esprits.
Est-ce que vous l'avez suivi ?
Oui, oui, bien sûr, absolument.
J'ai été vraiment ravie pour Léa,
qui est une bonne amie à moi,
que j'aime beaucoup.
J'ai trouvé que c'était vraiment chouette.
C'est un exercice toujours tellement périlleux.
On n'imagine pas, mais ça met la pression.
Ceux qui viennent donner les récompenses,
tout ça, il y a un ancheux quand même,
quoi qu'on se dise.
J'ai trouvé Benjamin Laverne, super.
J'ai adoré les deux filles du France.
J'ai beaucoup aimé l'esprit, l'ambiance.
J'ai trouvé que c'était chouette.
Franchement, c'était réussi.
Il me semble qu'il y a un nouveau camarade de troupes théâtrales
de Rouen qui a été primé.
Franchi, oui, pour le scénario.
Mais c'était tellement drôle,
ce qu'il avait fait l'année dernière,
avec le Césarillo.
Qu'est-ce que c'était drôle ?
Il y a un film très réussi, très drôle,
et très réussi, absolument.
Je suis d'accord.
Je vais voter pour lui.
On a le droit de le dire, ça ?
Non, on n'a pas le droit.
On parle de la maison des femmes dans un instant,
mais je vous ai demandé,
comme à chaque invité,
de venir avec des chansons que vous aînez.
J'ai été contente pour Laurent Lafitte aussi,
qui est mon bon ami.
Evidemment.
Je dis évidemment, comme lui,
il l'a dit quand il a reçu le César.
Il était tellement ému.
Il est moins bon dans cet exercice d'émotion, en fait.
Il était plus vulnérable, j'aimais bien.
Il n'était pas acteur, pour le coup.
Exact.
Parmi les titres que vous avez choisis,
celui-ci que je risque d'écorcher,
parce que je le rappelle, j'ai fait allemand LV1,
Nujabes, Nujabes.
Il se trouve que ce n'est pas allemand, c'est japonais.
C'est un petit rappeur japonais,
qui malheureusement est mort beaucoup trop jeune.
Et tout ce qu'il a fait est vraiment formidable,
et j'adore tout ce qu'il a fait.
Et alors, le titre que vous avez choisi,
c'est Love Sick.
Exact.
Allez, on l'écoute.
Nujabes, dans la playlist de Karine Viard,
Karine, sage-femme, dans sage-homme,
qu'en cérologues dans le dernier souffle,
désormais, j'y n'écho,
on vous projette volontiers ces dernières années
dans des rôles de femmes qui prennent soin des autres.
Eh bien, ça me va bien.
Et ça ne m'est pas du tout difficile.
C'est drôle, ça.
Les rôles de prise en charge, comme ça.
Oui, je pense que j'ai ça,
qui coule dans mes veines,
de prendre soin, d'aimer ça.
J'aurais aimé, moi,
j'aurais pu aimer être médecin, vétérinaire.
En tout cas, sage-femme, j'ai adoré ce métier.
Je l'ai pas fait, mais j'ai fait semblant.
Mais je me dis, mais c'est un métier
qui a tellement de sens,
qui est tellement fort,
qui est tellement puissant.
Tu partages avec les femmes
que tu accouches,
avec les familles qui sont là,
des histoires tellement intimes.
Je trouve que c'est un boulot
tellement noble,
qui a tellement de sens.
Voilà.
Donc, je trouve que...
Voilà, je trouve que d'être vraiment
au petit soin,
venir en soin,
avoir une compétence
que tu peux mettre au service des autres,
quel bonheur.
Et je le fais assez facilement, en fait.
Je suis assez crédible en médecin.
On ne sait pas pourquoi.
En tout cas, c'est ce que projettent les réalisatrices
et les réalisateurs.
Donc, ça dit quelque chose.
Oui.
Quoi ?
Qu'a priori, on projette volontiers sur vous,
l'image de quelqu'un qui est suffisamment forte
pour prendre en charge de les autres.
Oui, qui a de l'autorité aussi, peut-être.
Certaines autorités naturelles, voilà.
Mais les deux compations.
Demain, sortirait dans les salles
la Maison des Femmes de Melisa Godet,
un lieu unique, la Maison des Femmes,
dans lequel une équipe se bat pour accompagner
les femmes victimes de violence.
La Maison des Femmes, bonjour.
Alors, c'est Amina, c'est ça ?
C'est un espace pour elle,
pour qu'elle puisse penser à autre chose.
Et là, on donne tout !
Trois, deux, un !
Notre structure est menacée de fermeture
à moyen terme.
Et elles font quoi ?
Du coup, les patients, ils n'en ont ferme.
Il faut qu'on devienne inévitable.
On va pas se laisser faire.
Croyez-moi.
On va rire quelqu'un de formidable,
mais...
il finira pas à me tuer.
Putain, mais si nous, on ne peut pas être là
pour celle qu'on ne peut pas éviter le pire,
ça sert à quoi, là, les statistiques,
les plus bordels ?
Ah, j'ai encore passé pour là au bout de service.
Ah, moi, tu sais, ça me dangere pas les oufs.
Ben, évidemment, c'est ton fonds de commerce.
Le film est inspiré en partie
par le parcours et la personnalité de Radha Atem,
une écologue obstetricienne
à l'origine de La Maison des femmes asyniques,
qui a été créée en 2016 et qui a essémé depuis,
je crois qu'il y en a une trentaine.
Une trentaine en français.
En parler comme d'un film utile
serait à mes yeux extrêmement réducteur,
même si le film l'est.
Oui, c'est un film important,
mais c'est aussi un film de cinéma
qui est lumineux, qui est joyeux,
malgré un sujet toujours très préoccupant,
les violences faites aux femmes.
Vous, je crois que vous êtes nourri
plutôt que de la rencontrer, d'interviews
et de podcasts sur Radha Atem.
Exactement.
Déjà, je vous remercie de dire ça
parce que c'est pas évident
dans un film social utile, essentiel.
C'est pas évident d'arriver à dire
mais c'est surtout un film de cinéma.
C'est-à-dire que c'est pas un gros mot
de dire qu'on fait un film social
quand c'est un film de cinéma.
C'est-à-dire que tu vas au cinéma,
tu vas pas au cinéma pour voir un documentaire
que tu pourrais voir à la télé sur M6.
Tu vas voir un vrai film de cinéma
qui va te procurer beaucoup d'émotions
mais qui va en même temps être utile et essentiel
parce qu'il va te montrer des choses
que tu ne sais pas.
Et c'est un film qu'on pourrait dire féministe
mais c'est un film féministe
qui embarque à sa suite
vraiment les jeunes, les vieux, les hommes et les femmes.
C'est un vrai sujet de société
dont Melisa Godet s'en part.
Donc vraiment je vous remercie de dire que c'est pas
c'est pas un film étouff' chrétien
où on vient de faire la morale
ça n'a rien à voir avec ça.
Et dans cette mesure
c'est vrai que quand j'ai lu le scénario
je pouvais être un peu risquée
parce que tu ne sais pas comment ça va être traité.
Tu vois que c'est utile, que c'est assez pédagogique
que c'est clair, que c'est limpide
que c'est très bien structuré
qu'il y a un groupe de femmes et d'hommes
qui luttent.
Tu te dis c'est un sujet essentiel
si je peux apporter ma pierre à l'édifice
pourquoi pas mais après tu ne sais pas
comment ça va être traité.
Tu ne sais pas si ça va être traité
comme salet finalement
avec droiture, avec dignité
avec intelligence et avec coeur.
Mais au début tu ne connais pas la réalisatrice
c'est son premier film
je vois qu'elle est hyper timide
mais je sens chez elle quelque chose
d'assez pure et de très honnête
et je me dis bon
qu'est-ce que je risque au pire
de faire un mauvais film.
Et puis après
comme je dois jouer quelqu'un
qui existe pour de vrai
c'est toujours délicat ça
parce que je vois
j'ai vu des podcasts
j'ai vu des émissions
avec Radha Atem
qui est une femme charismatique
douce et en même temps
une femme de poigne
et je me dis si je la rencontre
je vais inconsciemment vouloir limiter
et ça je ne veux pas.
Je me dis je vais plutôt essayer
de rentrer dans sa pensée
sa pensée politique
sa pensée militante
comment elle se comporte
avec les autres
que dit le scénario en fait
et je suis partie uniquement
du scénario
et au final je crois
qu'elle était assez contente
et qu'un de ses amis
qui a vu le film
qui lui a dit mais c'est incroyable
c'est toi
vous n'avez pas de même physique
et pourtant c'est complètement toi
voilà pour moi ça s'est réussi en fait
ce qui est aussi extrêmement réussi je trouve
c'est que la violence est effectivement
très présente
mais elle est jamais montrée
de manière frontale
tout se fait par la parole
est-ce que de fait c'est une manière
très différente d'aborder les dialogues
ben c'était vraiment un souhait
de la réalisatrice
de ne pas montrer les violences
mais de montrer
la conséquence des violences
et comment tu en sors
et tu ne peux en sortir
qu'avec le soin
avec le temps
et avec beaucoup de communication
et pas de violence
dans la communication
et c'est pour ça que le film
est si lumineux aussi
on voit une femme
qui arrive
qui s'est fait abasser
qui sait pas quoi faire
qui a peur
et comment
comment on fait avec ça en fait
et on n'a pas besoin de voir la violence
pour comprendre ce qu'est la violence
parce qu'on envoie les stigmates
on poursuit en musique
on continue la conversation
évidemment dans un instant
avec un autre titre
choisi par Karine Viard
DJ Le Roi
featuring Roland Clark
I Get Deep
exactement
alors pourquoi ce titre là
ah mais parce que j'adore
parce que ça me fait danser
parce que je trouve que c'est un son d'électro
qui est formidable
c'est une très bonne playlist à danser
je dois dire les titres que vous avez soumis
mais c'est vrai
on va décorer ça
j'avoue
j'avoue
c'est
about six o'clock
I'm feeling hot
take off my sweater
and my pants
and I start to dance
and all the sweat
just goes down my face
and I pretend that there's nobody there
but me in this place
I get deep
yo I get deep
what?
I get deep
I get deep
I get deep
when he takes all the face
out the song
I know you hear his cries
and it's like
to myself
right on time
right on line
with the beat
and it's so sweet
most music was air
then doctor love
would be my song
and I would only take deep breaths
and fill my lungs
with the rhythm
with the bass
I get deep
yeah
as if Jesus was a DJ himself
spending those funky
funky
funky
outspeak
and in this temple
we all pray in unity
for the same things
rhythmic pause
without pause
bass from those high definition speakers
sitting in the corner
on each side of the room
giving us the boom boom boom
to our zoom zoom
not like an old lady
speak to me
speak to me
speak to me speak to me
because we love house music
and on this night
it brings us together
like a family reunion
every week
we eat, we drink, we laugh
we play, we stink
so for all you hip hoppers
you do office
name drivers
you bill poppers
come into our house
to get deep
what?
DJ Le Roi
c'est le choix de Karine Viard
c'est étonnant
bah c'est bien
c'est vraiment très agréable je trouve
cette danseuse
à moi j'aime danser
ouais
à moi j'aime beaucoup danser
j'aime beaucoup danser
je danse toute seule
le matin
le midi
le soir, la nuit
oui oui j'adore danser
j'adore danser mais j'aime pas danser
sur des musiques que j'aime pas
j'aime pas danser sur Claude François
ça m'emmerde
j'aime pas danser sur
comment ça s'appelle
le groupe la suédois
des années 90
à bas
ça me déprime
tout ça tout le monde
ah comme ça il y a à bas
ça me déprime
moi j'aime danser
sur de l'électro
des trucs un peu comme ça
donc on ne verra jamais
Karine Viard dans une que-le-le
ou autre genre de danse collectif
ça c'est encore autre chose
mais non non
sinon j'aime pas
j'aime pas la musique que j'aime pas
on parle aujourd'hui du film de
Melisa Godet
qui s'appelle donc
la maison des femmes
pardon qui seraient dans les salles
demain
parce que le film montre aussi
parfaitement
ce sont les mécanismes
psychologiques
enfin les mécanismes d'emprise
les difficultés qu'il peut y avoir
à s'extirper de certains schémas
et vous dites que suite
à ce film
il y a de nombreux comportements
sur lesquels
vous ne portez plus le même regard
mais déjà
bon j'ai l'âge que j'ai
et donc je suis une femme
qui a cautionné
je suis vraiment une femme
de ma génération
c'est-à-dire que j'ai cautionné
un certain nombre de comportements
les trouvant normales
parce que c'était les comportements
qui avaient lieu en fait
c'est-à-dire une forme
on pourrait dire
l'expression d'un patriarcat
pur et simple avec
une domination masculine
qui fait qu'en tant que femme
tu trouves ta liberté
dans les trous qui te sont donnés
tu trouves ta liberté
à l'intérieur de ta vie
mais finalement c'était chapeauté
par une domination masculine
même gentille mais mignonne
mais qui existe
voilà j'arrive dans un métier
je suis payé moins que les hommes
ça me semble normal
je ne songe pas
je ne songe pas à me rebeller là-dessus
puis d'un seul coup
la vie change
la vie ne cesse d'évoluer
ce qui est merveilleux
et donc cette vie qui ne cesse d'évoluer
amène des jeunes femmes
qui rediscute
et qui reconsidère
le féminisme en fait
et qu'il n'est pas allé assez loin
loin de là
parce que je me suis toujours considérée
comme féministe en plus
le fait de gagner plus d'argent
que les hommes avec qui je vis
le fait de ne dépendre de personne
financièrement
il m'a semblé élever mes filles
avec une certaine dose de féminisme
mais en fait c'est tous ces trucs
un peu cachés
c'est tout ce patriarcat
que tu as internalisé en fait
et quand ces jeunes filles arrivent
et qu'elles veulent une société
beaucoup plus éligalitaire
qu'elles comprennent pas
pourquoi les femmes
ont pas les mêmes droits que les hommes
à ce moment là
je réalise qu'effectivement
c'est juste
ça ne va pas
et ça ne va pas
donc les filles avec qui je dis les filles
parce que c'est cet réalisatrice
mais l'Isa Godet
mais accompagné d'une productrice
non moins formidable
et Majavo
elles sont un duo en fait
elles sont très complices
et m'aident très souvent là
et elles avancent ensemble
et elles avancent avec un féminisme
duquel je me reconnais totalement en fait
un féminisme éclairé
qui accepte le débat
qui discute
pas totalitaire
mais qui est plein de convictions
mais qui se discute
et qui attendent en fait qu'on s'éveille
et ça j'ai adoré ça
et c'est vrai que ce film m'a éveillé
d'abord parce que l'ambiance de tournage
était une ambiance
comme j'en ai rarement connu
et que d'ailleurs je fais plein de premiers films
et que l'ambiance est assez merveilleuse
parce qu'il y a un certain nombre de comportements
qui n'ont plus droit de cité
et c'est très confortable
t'évolues dans une atmosphère de travail
extrêmement confortable
quand t'es une femme de mon âge ou plus jeune
c'est si fréquent que ça
les films qui changent les perspectives
n'ont pas que de la comédienne
mais de la femme et de la citoyenne
non c'est pas si souvent
mais en tant que spectateur
il y a des films qui m'ont changé
moi quand je vois l'histoire de soulémane
j'en sors changé en fait
et je ne vois plus du tout
tous ces petits coursiers à vélo
de la même façon
j'ai beaucoup de compassion en fait
c'est pas la galère
et s'ils arrivent en retard
et s'ils arrivent sous la pluie
et je sais pas
j'ai changé de vision en fait
et c'est pas si souvent
mais quand ça arrive c'est bon en fait
c'est signe de l'évolution
c'est signe que t'es pas complètement fermé
que t'es prêt à te remettre en question
je pense que c'est très important
surtout quand on vieillit
et là moi je commence à
je commence à avoir une carte senior
à la CNCF
non c'est faux carrément
et donc je vieillis
et j'ai intérêt à me remettre
sacrément en question
parce que le film montre aussi
alors encore une fois sans être didactique
ni sans essayer de faire passer
les choses au forceps
c'est que le rythme de la victime
n'est absolument pas du tout
ni le rythme des soignants
ni le rythme des gens autour
c'est-à-dire que
pour se considérer comme une victime
il faut déjà avoir confiance
enfin conscience d'avoir été mal traité
oui c'est-à-dire
mais moi c'est une chose
que je mesure dans ma vie personnelle
c'est-à-dire qu'on voudrait
moi qui suis très impatiente
qui est l'habitude que tout aille très vite
je suis hyper active
donc tout doit aller très vite
c'est pas le bon rythme
et il y a des rythmes
pour des prises de conscience
il y a des rythmes
le rythme est indispensable au soin
respecter son propre rythme
c'est ce que j'apprend
je me suis fait opérer du ménis
franchement il y en a qui ressaut
comme des cabris au bout d'une semaine
moi ça fait deux mois
et visiblement mon rythme n'est pas celui-là
et plus je t'empête
et plus ça prendra de temps
et je trouve que c'est une bonne leçon à apprendre
et c'est vrai que quand t'es dans ce genre de structure
et que tu dois soigner des traumatismes très profonds
eh ben le temps est incompressible
et quand on va chez le psy
le temps est incompressible
et le temps finalement est notre meilleur ami
parce que plus on se fait violence
en disant il faut que ce soit comme ça
il faut y a cas
c'est comme ça
en fait c'est créé encore plus de violence
et le temps est ton ami en fait
mais le temps il est incompressible
et il faut le respecter
juste un conseil que je me permets de donner
à celles et ceux qui ont toujours ce genre de réaction
face à des violences faites aux femmes
de se dire mais pourquoi reste-t-elle
mais pourquoi ne part-t-elle pas
eh ben donc allez voir la maison des femmes
vous comprendrez pourquoi
parce que c'est les médecins de l'emprise
c'est pour ça que ça m'a changé moi aussi
alors que je suis une femme
et que je sais absolument ce que c'est
il y a des endroits
il y a des petites poches comme ça
où tu peux t'interroger
et ce film répond aux questions
que tu peux te poser là-dessus
et c'est vrai
une femme qui se fait tabasser devant ses gosses
tout le monde est malheureux, elle a peur
pourquoi elle part pas
ben elle part pas parce qu'elle est sous-emprise
et que quand t'es sous-emprise en fait
ton bourreau s'est arrangé
pour te...
pour massacrer totalement
l'estime que tu as de toi-même
c'est-à-dire qu'à un moment donné
ça peut paraître fou
mais tu penses être
valoir
ce qu'on te fait subir
et ça c'est un mécanisme qui est peut-être
très difficile à comprendre
quand on est en bonne santé
entouré des bonnes personnes
mais quand on est totalement fracassé
que le psychisme est fracassé
tu penses à tes enfants et tu dis
je peux pas faire ça à mes enfants
moi je peux le supporter
mais souvent ces femmes-là partent
pour leurs enfants
mais pour elles elles trouveraient
même pas la force de partir en fait
et c'est comme ça
la fois que les femmes meurent
sous les coups de leur conjoint
c'est qu'elles sont plus prêtes
à partager, plus prêtes
à partager à leur conjoint
qu'elles ne sont prêtes
à se pardonner elles-mêmes
c'est délirant en fait
et ça te fend le coeur
quand tu comprends ça
ça te fend le coeur vraiment
je vous propose une petite pose douceur
un titre que j'ai choisi
si vous m'autorisez
d'accord
Sébastien Tellier
parfait j'adore
Roche
oui j'adore
Sébastien Tellier
dans Nova le soir
avec Roche
toujours en compagnie de Karine Viard
on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant
Nova le soir
Karine Viard est l'invité de Nova le soir
et ça me réjouit
donc je vais le répéter souvent
Karine vous avez tourné
avec Julie Delpy
avec Michel Blanc
avec Mayowen
avec Laurent Lafitte
avec Bruno Podalides
Dani Boon
Alex Luth
des réalisatrices
réalisateurs acteurs actrices
est-ce que ça change quelque chose
à la direction dans le jeu
globalement oui
globalement ils savent que déjà
tu dois pas te faire engueuler pour jouer
sinon c'est totalement
contre-productif
et oui ça change des choses
je serais pas dire exactement
quoi mais
parce que tu peux aussi avoir
des
des réalisateurs qui sont
d'extraordinaire
directeur d'acteurs aussi
mais je crois que les acteurs savent
que
savent qu'il faut qu'il y ait de l'amitié
qu'il faut qu'il y ait de la
je sais pas comment dire
je serais pas dire
une forme d'empathie et de douceur
oui d'empathie et de douceur
en même temps est-ce qu'on pourrait dire
que Mayowen est empathique et douce
oui et non on dirait pas forcément ça
mais Mayowen elle va être
vivifiant excitante
elle va nourrir toujours la curiosité
elle va t'emmener ailleurs
elle va nourrir ton audace
elle va
pour moi Mayowen c'est quelqu'un
qui est très excitant au niveau du jeu
tourner avec Alex
c'est très amical
et c'est très amusant
je pourrais dire
en fait pour chaque créale
qui soit acteur ou pas
je pourrais dire des termes comme ça
qui racontent leur façon de
faire du cinéma
mais c'est vrai que je me sens
particulièrement complice avec
les réalisateurs acteurs
parce que aussi quand j'ai un problème
je peux parler à l'acteur en fait
plus qu'aux réalisateurs
mais quand je tourne avec les frères
Foynchinos c'est vraiment safe place
je les adore je les connais
les frères
et les frères Lario aussi
enfin ils sont peu nombreux les réalisateurs
avec lesquels je me suis pas entendue
ça vous a jamais donné envie ?
je crois que j'en ai vraiment pas les compétences
je crois que
moi je pense en termes d'enjeu
je pense pas en termes d'image
j'en ai pas les compétences
je crois
vous avez démarré sous la direction
d'Etienne Chatiliezes
dans Tati Daniel
quelle souvenir est ce que vous en gardez ?
j'en garde un souvenir merveilleux
parce que je suis arrivée à Paris
à 17 ans quand je fais ce film
j'en ai 24 je me suis donnée 10 ans pour réussir
donc ça y est
et qu'avant
j'ai des rendez-vous
ça se passe pas bien avec des réalisateurs
pour un gars
je me reconnais pas là dedans
et d'un seul coup Etienne Chatiliezes me choisit
et je me dis je suis chez moi
je me sens chez moi
c'est à dire qu'avant j'ai essayé
je me suis tordue dans tous les sens pour plaire à des réales
mais en fait
qui ne me ressemble pas
qui ne savent pas quoi faire avec moi
et là enfin je me dis
je suis dans ma famille
on sait de quoi on parle
on rigole des mêmes choses
il y a le même niveau de sensibilité
à certaines choses
et je me dis mais en fait ça a été très facile
d'avoir ce rôle
peut-être parce que je suis chez moi
et qu'au fond il faut pas que je lutte
plus que ça pour plaire à des réales
qui au fond
à qui je ressemble pas
qui savent pas quoi faire de moi
je pense que la rencontre
à ce moment là je réalise que la rencontre doit être réciproque
et que même si je suis une jeune comédienne
il faut que je garde ça en tête
tu es choisi par des gens
qui doivent te choisir
ça sert à rien de tout faire
pour être choisi par un réalisateur
qui au fond ne te veut pas
mais alors c'est en plus rapidement derrière
vous avez ouvert le champ avec des films de nature très très différentes
sous la direction de jeunet carreau
clair de verre, clapiche, durangé, harrel
ce qui est quand même assez inouï
c'est-à-dire que c'est des jeunes réalisateurs
parce que les réalisateurs
confirmés
en fait ne savent pas quoi faire de moi
mais je pourrais être moche
je suis drôle mais j'ai une voix un peu particulière
je suis super pulpeuse
mais je suis pas non plus
c'est pas ça que je joue
donc ils savent pas trop quoi faire
de cette personnalité un peu forte
mais qui est pas tellement dans les codes
d'une féminité plus classique
et déjà là on arrive
à un certain féminisme
c'est-à-dire que c'est réalisateur
qui m'emploi
emploi une femme qui ne correspond pas
à l'image d'où s'est terrée
des femmes par exemple
et donc déjà
c'est le signe chez ces réalisateurs là
qu'il y a une certaine modernité
de regard posé sur la femme
mais ce que ça veut dire surtout c'est que le problème
n'est pas la comédienne le problème est peut-être
l'absence d'imagination
des gens amus à la désirée
oui c'est sûr c'est sûr
et j'imagine que ça doit être très rude
ben c'est... oui c'est sûr
puis moi même j'étais en chantier
c'est-à-dire que j'étais pas aussi affirmée
dans la personne que je suis devenue
j'avais pas trop
j'avais envie de plaire, j'avais envie d'être actrice
j'avais envie de plaire à tout le monde
bon c'était plus compliqué
en même temps j'avais cette personnalité complètement folle
j'étais un peu givrée
je me suis un peu calmée
je suis un peu rentrée dans le rang
mais j'étais vraiment très folle
plus jeune
mais d'ailleurs je crois que quand vous avez obtenu le César
pour les coeurs de Solvegan Spach
votre cours sur scène était de remercier
votre réalisatrice de la confiance
qu'elle avait su vous donner
au moment où vous vraiment n'en aviez aucune
oui tout à fait c'est vrai
ben oui parce qu'elle me propose
ce rôle que j'ai jamais fait
moi j'ai toujours fait des rigolotes
et puis d'un seul coup elle me propose un grand rôle dramatique
et moi je sais pas si je peux le faire
et elle me dit mais je t'ai choisi toi
parce que t'as beaucoup d'énergie, beaucoup de dynamisme
et tu es très solaire et je veux pas
que ce soit un film qui soit pas lumineux et solaire
parce que je comprends
je veux bien le faire mais par contre
je voudrais que tu me suives
et que je joue
cette histoire que je la tourne comme si ça m'arrivait
à moi c'est-à-dire pas
scène 5 elle pleure
scène 8 elle rit
je voudrais avancer dans ce film
comme je le ferais moi avec ma sincérité
j'ai essayé de prendre ce film vraiment
à ma hauteur
j'ai pas essayé de faire des choses spectaculaires
j'ai essayé de faire des choses hyper vraies
et à partir de là en fait elle m'a fait confiance
et on a avancé comme ça
et c'était vraiment super
et à partir de là en fait j'ai eu
une espèce de prise de conscience
où je me suis dit
faut faire les choses à ma hauteur
faut jamais dire je vais faire
un truc spectaculaire à ce moment-là
non moi en fait ma facture
d'actrice c'est de faire les choses
à mon niveau et si c'est petit c'est petit
si c'est grand c'est grand
mais je l'ai fait à ce niveau-là
et finalement je n'ai jamais contredit
cette espèce
de vœux fait à moi-même
et j'essaie pas
de produire des grandes choses
j'essaie de produire des choses vraies
ça c'était pour le premier César
on parlera des suivants
oui oui pleuriel bien sûr j'ai invité plusieurs César
juste après cette nouvelle pose musicale
vous avez aussi choisi d'écouter Queen et Cool Cat
pourquoi ce titre ?
parce que j'adore Freddie Mercury
et que je trouve que dans son parcours
ce son-là est très étonnant
et en général quand je fais écouter ça
à mes amis personne ne sait
que c'est Freddie Mercury
c'est pourquoi je voulais le faire connaître
my shit zone hit legit
now I'm on parole stroke
with the dog paying on your bitch
is what you might try me
laying that playing that jeet bang
she want the nigga with the biggest nuts
then guess what
he is I and I am him
slim with the tilted brim
what's my motherfucking name
je voulais lui laisser dire que Karine Viard aimait Snoop Dogg
ah mais j'ai pensé que c'était une chanson que j'avais choisie
ça c'est moi
vous avez bien fait parce que j'aurais tout à fait pu la choisir
ouais j'aime beaucoup Snoop Dogg
je le trouve hyper créatif
je trouve que d'un point de vue musical
c'est assez
assez éblouissant
non j'aime beaucoup j'aime beaucoup beaucoup
on parlait de votre premier Césarien d'instant
parlons des suivants quand même on va pas se priver
le deuxième est arrivé
3 ans après le premier
c'est un rôle pour embrasser qu'il voudrait de Michel Blanc
alors là c'est pareil dans la série
vous êtes très bon en discours
la première fois que je l'ai eu je me suis pas
complètement autorisé à en profiter
mais je suis sûre que cette fois-ci je vais me vautrer
dans une délicieuse autosatisfaction
c'était une impulsion
ou vraiment vous avez formalisé l'idée que vous alliez le dire
sur scène
non j'ai jamais pu écrire des discours
j'ai jamais pu écrire des discours
ce qui est vrai c'est que quand j'ai reçu mon premier César
bizarrement j'ai eu peur
j'ai eu peur que tout ça me soit retiré
c'était tellement merveilleux
c'était une récompense
que je me sentais tellement pas amérité
que je me suis dit mais je supporterais pas
que tout ça me soit retiré
je supporterais pas de plus être actrice
maintenant que j'ai goûté au plaisir
d'être actrice et que mes pères me récompensent
si ça devait s'arrêter ce serait horrible
du coup
quand j'ai eu le deuxième là je me suis dit
bon bah j'en ai un deuxième ça veut dire que j'ai le droit
d'être actrice ça veut dire que mes pères
me disent allez viens arrête de te
arrête de te poser des questions
t'es actrice, t'es une bonne actrice française
et on te récompense une deuxième fois
donc finalement ce que j'ai dit très spontanément
c'était vrai
mais je pense qu'on peut me taxer
de beaucoup de choses mais d'authenticité
sans doute pas
je ne sais pas faire autrement
je pense que j'ai une petite inadaptabilité social
qui fait que je ne sais pas mentir
et je ne sais pas
ne pas être vrai
et si j'essaye tout le monde le voit
si j'essaye de mentir
on ne voit que ça c'est horrible
le troisième prix c'était pour les châteaux
d'André Abescond je vous cite
un rôle épouvantable de mère toxique
et alors en regardant votre film
je me suis dit que vous n'aviez aucun problème
à endosser des rôles à minima mal aimables
que ce soit la boulangère raciste
de Paris-de-Clapy, bon bah dans chanson douce
évidemment dans le rôle des femmes
je n'en sais pas si c'est aucun problème mais j'adore ça
mais j'adore ça
alors je ne sais pas pourquoi les gens n'aimeraient pas ça
d'ailleurs
c'est extraordinairement
défoulant
de jouer le pire
tu ne peux pas t'autoriser
il y a plein de choses ou c'est pas poli
tu ne peux pas et là
t'as tous les droits
de jouer le pire
moi ça m'excite
vraiment ça m'excite
ça m'excite, ça me plaît, j'aime ça
et puis ce qui m'excite aussi c'est de me dire
mais au fond
le monstre
il commence où ?
Pélico il commence où ?
à quel moment, à quel endroit
est-ce que dans l'enfance il est déjà
ce salo-là
à quel moment c'est quoi l'élément déclencheur
comment ça fonctionne dans sa tête
voilà dans chanson douce
je tue des enfants, ce qui est l'actu ultime
à comment ça commence
à quel moment tu tues des enfants
à quel moment t'es capable de tuer des enfants
machin
comme il s'appelle
de trucs qui a tué toute sa famille
du pont de l'oligone
moi ça fait fonctionner
mon cerveau en fait
de me dire, ils sont notre humanité
ils sont notre humanité
alors c'est pas si pire
la mère des chatouilles mais
elle est quand même notre humanité cette mère
elle est cette mère incapable
de prendre sa fille dans ses bras
et de lui dire je suis tellement désolée pour toi
j'ai rien vu comment puis je me rattrapais
et en même temps
ces rôles de mère là
moi j'ai eu une mère terrible aussi
j'ai envie de comprendre ces mères en fait
d'où ça vient
comment tu peux être jalouse de ta fille
ça prend racine ou en fait
et c'est des mères quand même
et j'ai envie de
les donner à voir
parce que j'ai aussi envie de donner
mon regard sur elle
c'est-à-dire ne pas excuser leurs actes
mais leur pardonner quand même
je sais pas comment dire
ça se situe à cet endroit-là
peut-être pour pardonner ma propre mère
et pardonner la mère
que j'ai été peut-être aussi
parce que finalement
dans les relations humaines
dans les relations mère-fille
peut y avoir tellement de violence
tellement de violence en fouilles
en fouilles
peut y avoir du trans générationnel
des mouvements qui se
répercutent de génération en génération
des douleurs
qui se transmettent de génération en génération
ça me passionne ce sujet
franchement et du coup
j'ai pas tant de jugement
que d'envie de comprendre
et c'est ça qui motive
toutes mes interprétations
avec mes personnages épouvantables
j'ai une passion toute personnelle
pour les scènes d'angela de spectaculaire au cinéma
moi il y en a une qui m'a durablement marquée
c'est celle qui vous oppose
à Marina Foyce dans Police de May Wan
je vais vous demander comment est-ce qu'on
n'aborde ce genre de scènes
bon alors déjà
pour répondre à votre question
je vais vous dire un truc que m'ont dit mes filles
qui était petite à ce moment-là
enfin pas très grande
elle devait avoir 10 et 8
ou 9 et 11
et les deux m'ont dit à table
maman on comprend vraiment pas pourquoi tout le monde
parle de cette scène
comme si c'était tellement génial dans cette scène
alors que nous on te connait par coeur comme ça
j'ai dit enfin
n'exagérer pas
elle me dit maman excuse-nous mais quand on te dit un truc
tu commences à avoir ton regard de folle
et donc ça répond
à ce que je vous ai dit avant
c'est-à-dire que c'est une scène de rage
elle est complètement enragée
cette rage évidemment que je l'ai en moi
le talent de my one c'est de savoir
que derrière mon côté bonhomme
très sympathique au fond il y a un être
complètement sauvage
et pas du tout domestiqué qui existe
donc ça c'est son talent elle
parce que moi quand mes filles me disent ça
je pense que je suis pas allée aussi loin
mais peut-être au fond
peut-être que évidemment je n'ai pas conscience
de ça et que personne
n'est là pour le filmer
mais que cette rage mais quand on émerge
je crois qu'on est capable
de sentir
enfin de connaître
et on se juge très sévèrement
et on est très très coupable
mais nos gosses sont ceux qui sont capables
de nous faire le plus péter un plomb
donc cette rage
en fait je l'ai en moi
mais c'est peut-être avec les enfants
c'est la rage de l'impuissance
et vraiment si je pouvais revenir en arrière
mais je ferais jamais ça
mais peut-être que c'est pour ça qu'on est
grand-mère que mère
parce qu'on n'est pas capables d'avoir
cette rage avec ces petits enfants je crois pas
mais avec ces enfants sans doute
et je dis ça
je fais aveu de vulnérabilité
je pourrais pleurer franchement
tellement j'ai honte en fait
mais je pense que je suis une femme
qui est aussi très sauvage
à l'intérieur avec de la gélance
je suis dans votre équipe
je le dis soyons solidaires sur ce dossier
et passons à la musique
Nina Simone Baltimer dans la playlist
dans genre mauvaise mère
elle se place là au ciel
c'est parti
je vais vous marquer une courte pause
et dans un instant je vous propose quelques extraits de films
qui sont censés être des films qui vous ont marqué
on va voir si j'ai bien travaillé
et ce sera juste après la pub
c'est pour elle une
négative
la perla dans nova le soir
toujours en compagnie de Karine Viard
et comme je vous le disais
j'ai préparé quelques petits extraits de films
qui sont censés vous parler
je vous laisse les identifier
et peut-être me raconter ce que vous avez rendu
j'espère que je vais y arriver
j'en suis sûre
je suis désolée
j'ai été tentée par l'accent coloré
j'ai été tentée par l'accent coloré
pour être tout à fait honnête
ce n'est pas la scène que je voulais isoler
mais il se trouve que la scène que je voulais isoler
n'est plus accessible sur internet
que sur des sites pornos
oui parce que c'est la scène
de la scène où elle est en foule frontal
elle ne pense qu'un T-shirt
en train de passer l'aspirateur
j'adore ça
Quand j'ai vu cette scène au cinéma, j'ai trouvé que c'était extraordinaire.
D'abord parce qu'elle joue comme si elle était habillée.
En fait, elle est complètement dans ce qu'on appelle le quatrième mur au théâtre.
C'est-à-dire qu'il y a trois murs et puis il y a ce quatrième mur qui doit être devant les spectateurs
et qu'on fait exploser quand on est acteur au théâtre.
Mais là, vraiment, c'est comme si elle était seule et qu'elle s'engueulait.
Il y a un rapport à l'intimité, à la nudité que j'ai adorée et surtout, c'est extrêmement drôle.
Donc arrivée à mélanger tout ça, l'intimité, la nudité et la drôlerie,
c'était une des premières fois que je voyais ça et ça m'a vraiment beaucoup impacté.
Et à partir de là, je me suis dit mais j'aime cette actrice capable de faire ça comme ça.
Et donc je l'ai beaucoup, beaucoup suivi et j'adore cette actrice.
Mais alors moi, je vois un lien avec une comédienne comme Julianne Moore, vous ou une Guyliane Anderson.
Je trouve qu'il y a un truc de...
Je vous remercie, ça fait partie de mes deux actrices, bref.
Il y a quelque chose de cet ordre-là, je trouve.
Je pense qu'il y a quelque chose de l'ordre du courage.
C'est que j'ai l'impression que toutes les trois, on ne se regarde pas tant.
On ne se regarde pas tant être belle, on ne se regarde pas tant être célèbre,
on ne se regarde pas tant être désiré.
On se regarde jouer, on se regarde être actrice, en fait.
On est profondément actrice.
On a de l'audace et on a du courage avec ça.
J'ai l'impression que peut-être c'est les trois choses qui peuvent nous...
Mais bon, je dirais ça de mes amis actrices aussi, franchement.
Alors on parlait d'intimité, de drôlerie et de nudité.
Vous en avez fait preuve dans le film de Laurent L'Affit, l'origine du monde.
Absolument, absolument.
Il y a une scène absolument mémorable et il a rentré par ailleurs.
Et qui dure, en plus, qui dure assez longtemps, franchement.
J'ai passé trois jours toutes nues.
Extrait suivant.
Je me souviens, je me souviens.
Non, Mr. Marek, non, non.
Pas de sang comme vous pouvez être un décembre.
Oh là, j'adore.
C'est une fente, oui.
Et les fentes manes de David Lynch, un film absolument sublime.
Un film qui me suit.
C'est un film qui me suit.
C'est un film qui me suit.
C'est un film qui me fait chialer à chaque fois.
C'est, moi, je suis très sensible à la figure du monstre.
Je trouve que c'est à la fois très cinématographique.
Et il y a quelque chose dans la figure du monstre,
c'est-à-dire l'homme ou la femme monstrueuse
qui n'est pas reconnue à sa juste valeur
et un physique monstrueux, alors qu'à l'intérieur, c'est l'inverse.
Ça, je dois dire que c'est pour ça que je ne supporte pas les harcèlement scolaires.
C'est pour ça que je ne supporte pas.
Je ne supporte pas l'enfant dont tu dis les méchants.
Je ne j'aime pas les animaux.
Enfin, j'adore les animaux, mais je n'aime pas qu'on dit c'est un animal.
Mais je trouve que l'éducation joue un rôle phare, en fait.
Et j'aime pas qu'on traite les gens de monstre
et j'aime pas qu'on détourne les yeux et j'aime pas ça, en fait.
Dans un registre radicalement différent, extrait suivant.
Hey, buddy. How you doing ?
I'm good. I feel so much more relaxed.
Thank you, Helen.
I just feel like I'm excited and I feel relaxed
and I'm ready to pull.
Mes meilleurs amis de Paul Feig.
Qu'est-ce que j'ai aimé ça ? Qu'est-ce que ça me fait ?
Je vous verrai bien dans ce genre de film.
Ah mais grave, moi aussi, je m'y verrai bien.
Maintenant, je suis un peu vieille, je pense.
Mais voilà, non.
Le casting est très...
Enfin, je crois que tous les comédiennes sont d'âge très différent dans mes meilleurs animaux.
Elles sont d'âge très différent, mais il y en a une qui se marie.
Elles sont tout autour, ça y est.
Mais en tout cas, c'est l'esprit, c'est sûr.
L'esprit, j'aime beaucoup.
J'aime beaucoup cette fille, là, qui est comme elle s'appelle...
Tristan Wiggy.
Oui, elle est très drôle, elle est vraiment très amusante et très gonflée.
Et elle se déguise, elle en a rien à foutre d'être moche et d'être vulgaire.
Et j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup ce genre de film.
Le film est très gonflé, par ailleurs.
Ah oui, le film est très gonflé.
Le film est vraiment très marrant.
Mais il y a plein de...
Il y a tout cet univers comme ça de film américain potache avec...
Mais c'est vrai que les hommes sont plus présents que les femmes.
Il y a aussi cette femme...
Ah comment elle s'appelle ?
Melissa McCarty, mais c'est les Melissa McCarty qui arrive, qui a un peu révolutionné aussi.
Toutes ces filles qui ont fait du stand-up aux États-Unis et tout.
J'aime ça.
Elles se sont apparaies du stand-up qui appartenait un peu aux hommes.
Et j'aime bien ces femmes qui disent qu'on peut être des superfemmes, des Wonder Woman.
Mais on peut se déguiser, on peut être dégueulasse, on peut être très séduisante,
on peut être douce, on peut être l'inverse.
J'aime bien.
On a le droit.
On a le droit aussi.
On poursuit en musique avec un autre des titres que vous avez choisis.
En l'occurrence, il est signé Light Back, c'est Sunshine, Régué.
Pourquoi celui-là ?
Carrément ça, c'est un de mes titres préférés.
Ever.
Et Ever.
Ok.
Tis Mayfield, dans Novalessoir, Let's Not Forget, un titre que j'ai choisi pour Karine Viard.
Non, non, non.
Pour Cédure, Karine Viard.
Mais en fait, quand il a fallu que je choisisse des chansons,
j'étais en train de me faire maquiller.
J'ai été là comme ça, mais ce titre-là, je l'aurais choisi aussi.
Je l'adore.
Je l'adore, Curtis, Mayfield.
Bah voilà, on écoute tout.
On parlait de votre filmot, il y a un instant.
Et je me suis aussi fait la remarque suivante.
Il y a assez peu de...
Je vais mettre des guillemets.
Petite chose dans votre filmot.
Petite chose, c'est-à-dire.
Petite chose de femmes très fragiles, de...
Vous voyez ce que je veux dire ?
Il y en a pourtant.
Il y en a, Maria Rêves, c'est une...
Mais en tout cas, si c'est des petites choses,
c'est toujours des femmes qui se libèrent.
C'est toujours des femmes qui vont vers une prise de conscience.
C'est toujours des femmes qui finissent par s'émanciper.
Qui finissent par s'émanciper,
parce que sinon, vous ne penseriez pas à moi.
Je pense qu'un réalisateur,
une femme soumise, docile,
il ne pense pas à moi, mais à juste titre.
Je ne serai pas tellement crédible, je pense.
Mais je pense aussi que vous êtes très séduisante
pour les réalisateurs, réalisatrices, spectateurs, spectatrices,
parce que j'ai l'impression qu'on peut tout vous faire dire.
Et bien, c'est peu de réserve...
Enfin, en tout cas,
que la manière dont vous, vous allez délivrer la chose ne sera jamais problématique.
Je pense, par exemple, c'était le film des frères larieux.
Oui.
21 nuits avec Patti,
où les dialogues sont quand même...
Ils sont salés, ouais.
Ouais, mais c'est jamais vulgaire, pour le coup.
Alors oui, OK.
Ben ça, je sais pas.
Mais je sais qu'en tout cas, moi, les mots ne me font pas peur.
On peut me faire dire n'importe quoi.
Et je peux jouer la pire des horreurs,
ça ne me pose aucun problème.
Donc, comme je l'assume,
comme je ne m'excuse pas,
comme je dis pas je joue ça,
mais vous savez, c'est pas ce que je pense.
Parce que je pense que la meilleure façon de...
de jouer un personnage, c'est de l'assumer à 1000%.
Moi, je sais qui je suis.
Je laisse la liberté aux gens de penser
que si je joue ça, c'est que je suis ça.
Mais moi, je sais qui je suis au fond et ça me suffit.
Donc voilà, mais non, je ne suis pas capable de tout jouer.
Absolument pas la preuve.
Par exemple, je ne suis pas capable de jouer quelqu'un de trop inibé,
qui reste inibé tout le film,
parce que je pense qu'on ne penserait pas à moi.
Et qu'au bout d'un moment,
j'ai une trop forte personnalité,
ou je ne sais pas ce qu'on pourrait dire,
mais il y a quelque chose qui sonnerait faux, non ?
Moi, je vois assez peu de comédiennes qui seraient capables d'énoncer.
C'est une citation littérale, ce n'est pas de moi, je le dis tout de suite.
Je vais te trancher la gorge, te couper la bite et violer t'attracher avec.
C'est dans l'origine du monde encore.
C'est vrai, c'est vrai.
C'est une de mes répliques adressées à Vincent MacKenzie, terrorisée.
C'est vrai, c'est vrai.
Ce qu'il faut quand même un certain talent pour réussir à délivrer.
Et bien, j'étais convaincue.
J'étais convaincue quand je lui ai dit.
Ça me posait aucun problème.
Ça me pose jamais de problème vraiment.
Et on va parler maintenant aussi, vous le voulez bien,
de The International, Karen Viard.
Est-ce que vous êtes à la fiche d'une série internationale ?
C'est une série qui s'appelle Vanished,
qui est disponible sur MGM+, en voici, un petit extrait.
Une femme des plus intrigante dans un casting qui réunirait les cocaux,
Sam Claffine, Mathias Connardt et Simon Abkarian.
Voilà donc à la fiche d'une série internationale.
Exactement.
Première expérience en anglais.
Super excitante.
J'ai eu l'impression vraiment que je revenais au départ,
que je revenais aux sources, que j'étais une jeune actrice
qui faisait ça rentrer des classes.
Parler anglais, moi j'ai toujours pensé
que l'anglais n'était pas pour moi,
que déjà j'avais eu tellement de chance,
j'allais pas en plus parler anglais.
Je me suis jamais autorisée ça.
Et puis finalement,
la vie avançant, je me suis dit
pourquoi tu ne l'autoriserais pas.
Et un réalisateur a souhaité me rencontrer
pour me proposer ça.
Et j'ai fait le rendez-vous en anglais en disant
il ne me prendra jamais.
Et finalement, il m'a choisi.
Donc j'ai travaillé,
j'ai travaillé d'arrache-pied.
Mon anglais, je continue à prendre des cours d'anglais
parce que j'aime bien.
J'aime bien l'idée de...
Voilà.
Pour moi-même,
de pouvoir voyager,
de comprendre les gens, etc.
Et je deviens de plus en plus à l'aise
et je comprends de plus en plus de choses
et je commence à écouter des podcasts
dans l'anglais qui me passionnent.
J'ai l'impression que le monde est plus vaste
quand tu parles anglais
et ça me réjouit.
Donc j'ai pas envie de m'arrêter là en fait.
J'ai envie de comprendre le monde en anglais.
Parce qu'il y a beaucoup de terrains
sur lesquels je m'étais interdit
d'investir.
Et en fait là,
il y a des podcasts en anglais fabuleux.
J'ai écouté un podcast sur Madonna
où Madonna parle,
mais je l'adore.
C'est ma sœur.
Je veux dire,
il y a plein de choses qui s'ouvrent à moi,
des recettes de cuisine,
des discussions, des têtes, talk.
Je vais me permettre un conseil
parce que vous parliez des femmes très drôles,
ces femmes qui ont pris le pouvoir
dans le milieu du stand-up et de la drôlerie.
Le podcast Demi-Poller,
qui est un podcast d'interview,
c'est une ancienne ducateur
de Night Live
dans lequel elle reçoit
justement ses anciens camarades
du SNL, comme d'autres comédiens
de tous les raisons.
Ok.
C'est hilarant.
Ok.
Et il n'y a pas trop
d'expression typiquement.
Ça va.
Non, non.
Il n'y a pas de déperdition.
Ok, d'accord.
L'international carénia
will get it.
I'm pretty sure about that.
On marque une courte pause.
On se retrouve dans un instant
avec un nouveau titre
que vous avez choisi,
Rels B.
On dit?
Oui, absolument.
C'est Tien Seldon.
C'est ça le type.
Absolument.
De Rels B.
C'est parce que j'étais
en vacances avec mon
époux adoré.
On était aux îles Galapagos.
Bon, déjà tout ça.
Mon époux adoré,
îles Galapagos,
ça fait beaucoup.
On revient d'une marche
et on passe devant
trois gosses
qui sont sur un scoot.
Et j'entends ce son.
Je fais quelques pas
et je reviens vers eux.
Comme ils étaient en train
de fumer un joint,
ils se sont dit
la vieille, elle va nous
engueuler.
Et en fait, je dis
est-ce que je peux
chasamer ce son?
Et c'était ça.
Et donc, ce son pour moi
est important
parce qu'il est
vraiment lié
à ce moment de ma vie.
Tellement éboulouissant
et joyeux.
C'est ça, c'est ça.
C'est ça.
C'est ça.
Et c'est le choix
de Karine Viard.
On se retrouve
dans un instant
avec Karine Viard
toujours et Bill Withers.
Radio 9.
Nova le soir.
Et si on changeait de disque?
Nova le soir.
Nova le soir.
Love Lee Day
est toujours en compagnie
de Karine Viard.
Et il ne me reste qu'à vous
soumettre le questionnaire
musique de l'émission.
L'idée c'est de répondre
du tac au tac.
Ça fait appel à des souvenirs
musicaux.
D'accord.
Parce que vous êtes prêtes.
Ok, je suis pas très bonne
sur cet exercice,
mais on va voir.
Je suis sûre que si.
Quel est le titre
qui symbolise le mieux
l'enfant,
c'est la chanson.
C'est horrible.
C'est Pierre Bachelet
quand on aura 20 ans
en l'an 2001
ou un truc comme ça.
On est tous passés par là.
Ok, d'accord.
La chanson
de votre adolescence?
La chanson
de mon adolescence
c'est Dona Summer.
Love to love baby.
Je trouvais ça
tellement sexy.
Je rougissais
en écoutant cette musique.
Votre chanson
de Karaoke.
Je fais pas de Karaoke.
Je déteste tout ça.
C'est vrai.
Je déteste
le Karaoke
vraiment définitivement.
En tant que toute une soirée
des gens mal chantés,
contents de chanter,
mal.
Non, je déteste.
En plus souvent,
c'est des chansons que j'aime pas.
Je déteste le Karaoke.
Laurent Lafitte a jamais réussi
à vous embarquer
dans un Karaoke?
Ah non, mais jamais.
J'y vais jamais au Karaoke.
Je suis pas allant ça.
Je suis pas sûre qu'il ferait compte.
Je sais pas.
Je sais qu'il chante très bien.
Il chante très bien,
Laurent.
Il chante magnifiquement.
Le titre qui vous propulse
immédiatement sur la piste de danse?
Ah, si.
Pourtant, il y en a.
Je pense que la suivante
sera beaucoup plus facile
parce que vous m'avez donné
un exemple tout à l'heure.
Le titre qui vous fait sortir
de la piste de danse.
Aba.
Aba.
Aba.
Claude François.
Claude François.
Claude François.
Alexandrie.
Alexandra.
Je terminais.
Ok.
Le titre que vous avez le plus
écouté ces derniers jours?
Qu'est-ce que j'ai beaucoup
écouté ces derniers jours?
Ah oui.
Ben je faudrais que je vois
mon...
un titre d'électro
qui s'appelle
Excuse Me.
Excuse Me.
Ok.
Votre chanson
de comédie musicale
préférée?
Ah...
Ça doit être
une chanson de ce garçon
qui veut devenir danseur
qui vit avec...
Billy Elliot.
Billy Elliot.
Voilà.
Mais je sais pas laquelle
mais une chanson
de Billy Elliot.
Sound of Malice.
Peut-être de...
Non, c'est pas ça le titre.
C'est ça.
De Jam.
Oui, moi en tout cas
je suis d'accord avec vous.
Et enfin,
la chanson dont vous avez
un mal de chien
c'est deux trucs en supe
ou d'un seul coup.
Et ça c'est un cauchemar franchement.
Ouais, ouais.
Mais je vais hésiter entre ça
avec Claude François
pour la soirée
et je pense que ça va être
très très dur.
Ça va être difficile
de les départager.
Néanmoins je vous remercie
Karine Viard
d'être passée par ce studio.
Je rappelle que La Maison des
Femmes
est un film de Mélisa Godet
avec Aussie
et Yaïda
et Juliette Arman
et Laetitia de Choulaia
à Mamra.
Jean-Charles Cliché,
Pierre Deladon,
Jean-Laurent Stockard
et donc Karine Viard
étaient sous aucun prétexte.
Sous aucun prétexte.
Voilà.
Merci beaucoup Karine
et on va se quitter avec
votre dernier choix musical
Paul Calkebrenner,
Sky and Sound.
Exact.
Pourquoi celui-là ?
Parce que je l'aime beaucoup.
Je l'écoute régulièrement.
Je l'aime beaucoup.
Je le trouve toujours
très efficace.
C'est un vieux son
mais que je trouve
qui passe les années
avec Maestria.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
C'était très agréable.
Et Nova, le soir, c'est presque fini.
On se retrouve demain
à 20h avec Philippe Etchabest.
Dans un instant,
vous avez rendez-vous
avec la matinale de la nuit.
Retrouvez donc Emory Clompret,
Laurie Pérez,
Patrick Chamfré,
Vincent Piguet,
juste après Kavinsky
et Night Call.
Vous pouvez en podcast
sur nova.fr
et toutes les plateformes.
Le soir.
