Harris Dickinson : "Urchin", Agnès Varda & Mike Dean (+ live spécial des Inrocks Super Club)

Harris Dickinson : "Urchin", Agnès Varda & Mike Dean (+ live spécial des Inrocks Super Club)

Nova le soir • 06/02/2026 • 01:52:12

Dans Nova le soir, à l'occasion de la sortie de son film "Urchin", Harris Dickinson nous parle du processus de réalisation de son film et des musiques et films qui l'ont accompagné.
En 1ère et dernière parties d'émission, découvrez les finalistes des Inrocks Super Club qui sont venus jouer un live spécial pour Nova le soir !
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

C'est ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échangez de disques avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir.
Au programme du jour, un comédien britannique qui passe derrière la caméra pour un premier film social étrange et drôle à la fois.
Charline en est le titre et lui c'est Harris Dickinson.
On a pu voir ses derniers jours en John Lennon puisqu'il aura aussi la lourde tâche de l'incarné.
Dans les films que Sam Mendes consacrera au Beatles, ça fait donc beaucoup de sujets de conversation.
De la musique aussi, forcément, de Liverpool mais Made in France puisque vous pourrez découvrir en live
et en interview les deux finalistes du concours Les Unrocks Super Club, Gabriel Krueger et Clarence
et en guise d'échauffement pour toutes ses réjouissances et ce qui suit, comme Nova Dance par exemple,
on écoute Para One When the Night.
The Night et passons maintenant aux morceaux de bravours.
Nova le soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonibana, Nia Archives.
Santigole.
La BO de Belle Flower.
Frank Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de bravours.
C'est le moment de découvrir le résultat de cette consultation citoyenne lancée quotidiennement
sur Instagram, l'instant et Solanel.
Car le sondage du jour était libellé ainsi.
Ouais je vais changer de voix, ça va être très relou sinon.
Le changement c'est maintenant à vous de composer un gouvernement musical,
proposer nous des artistes et les postes que vous aimeriez les voir occuper,
autant vous dire que vous m'avez régalé.
Au travers de l'humain,
on comprend des choses qu'on traverse.
Au travers,
en vert ou bien en prose,
regardez-moi.
De travers, je prendrai la pause.
Moi je les aime, mais travers,
donner les veaux de gens ferait quelque chose.
Dominique propose, je cite,
The Out of Saga Zan aux Solidarités,
mais peut-être que dans un nouveau régime,
il n'y aurait plus de ministres,
fin de citation et propositions suivantes.
Depuis qu'on n'est plus amis,
je sens qu'on envite dans mon cœur
que tu as laissé peur et peur
juste avant de prendre le vide.
Depuis qu'on n'est plus des sœurs,
je l'avouerai à contre-coeur.
La vie me fait presque un peu peur
et j'imagine toujours le pire.
Je vais forcément écorcher l'Aliath et je m'en excuse.
Ken XYKB propose,
YoA ministre de l'égalité supériorité,
femme-homme, Liès me précise qu'en-à-lui,
on a déjà un gouvernement de trompette,
je vous les jugez,
Marie-Voix-Grand et à une idée
qui pourrait faire bounce et matignon.
Beyonce en premier ministre tout simplement
et au ministère du Féminisme
sur une proposition de Manolo,
nomination d'Arrête à Franklin.
Et enfin, Skate & Art propose
Pierre-Emmanuel Barré à la justice,
je crois que je valide,
Mo Puccino à la culture,
moins de bijoux, plus de rimes,
ça se tient, on écoute Oli Popet Bar.
Le pile qui n'abine la grossiste
armée des striptiseuses aux compétistes
nous sommes Oli Popet Bar, Oli Popet.
Vous êtes Oli Popet Bar, Oli Popet.
Bienvenue Oli Popet Bar, Oli Popet.
Les hommes s'y remboursent à la baïonnette.
Le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des majorites.
Vous êtes Oli Popet Bar, Oli Popet.
Les hommes s'y remboursent à la baïonnette.
Le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des majorites.
Des véhicules de luxe mangaré,
paroles censères sans francs parlé.
T'allais dormir en croisant des beautés,
tu es tombé amoureux d'une prostituée,
bijouterie ambulante,
fille dénudée,
l'adresse est connue, mais sans ambulanciers,
c'est rendez-vous des loupes à des brebis.
Les fours réfléchissent avant d'y risquer un crédit,
l'affaire tourne, il doit baisser,
cadence rapide, le batteur est pressé,
parce qu'il faut couvrir les conversations,
quelqu'un survait des fréquentations.
Le barman sait tout qui,
pour la police, tout qui,
c'est le petit poutineau.
Vous êtes au lipopète, par lipopète.
Bienvenue au lipopète, par.
Bienvenue au lipopète, par.
Les hommes si remboursent à la baïonnette,
le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des majorites.
Vous êtes au lipopète, par.
Les hommes si remboursent à la baïonnette,
le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des majorites.
Une verte café à la perron,
c'est d'ici que des marres,
ou les racons.
Les vieux sont de confé, sont financières,
même le châques hache son flingue
sur la litier.
Chacou et ruel à son lipopète,
c'est la vie et pas nous qui sent malhonnête,
c'est l'esprit lipopète, par.
Vous êtes au lipopète, par.
Bienvenue au lipopète, par.
Les hommes si remboursent à la baïonnette,
le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des majorites.
Vous êtes au lipopète, par.
Les hommes si remboursent à la baïonnette,
le silence est rare comme un mariolet,
je le serre si c'est des marres,
vous êtes au lipopète, par.
Vous êtes au lipopète, par.
Oxmo Puccino dans de Nova le soir,
on marque une courte pause,
on se retrouve avec les premiers finalistes du concours,
les Unrock Super Club
dans un instant, et ainsi qu'avec
Harris Dickinson, tout ça, c'est juste après la pub.
Nova le soir.
Écoutez Nova le soir,
échanger de disques
avec Charline Aron et ses invités.
Le soir.
C'est le 10 février que se déroulera
la finale du concours,
les Unrock Super Club,
une pépinière destinée à mettre en lumière
les artistes de demain.
Ils étaient huit, ils ne sont plus que deux
à se produire au Trabendo mardi prochain,
et le tout pour gagner leur place
dans la programmation des Unrock Festival
qui se déroulera du 10 au 12 mars,
au 104 à Paris.
Clarence Versus, Gabriel Krueger,
telle est la fiche,
deux finalistes qui viennent faire
les présentations dans Nova le soir,
un premier live, une première interview
par souci d'équité, j'ai décidé de leur poser
les mêmes questions, comme dans un débat politique.
Pour démarrer, Gabriel Krueger,
artiste joliment cagoulé,
qu'on écoute en live avec Je ne m'en sortirai jamais.
Nova le soir.
One, one, one, one.
Nova le live du soir
de Nova le soir
avec Charline Roux.
Puis je n'ai déjà pas
Charline Roux.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Parfois je rêve
de m'en aller
R'un peu d'aller foutre les pieds
dans l'eau, un jour
sur deux, et si seulement
j'avais un président de merde
je pourrais mourir plutôt
jeune et pauvre
Je ne m'en sortirai jamais
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Jamais.
Jamais.
Je ne m'en sortirai jamais.
Jamais.
Jamais, jamais, je n'en sortirai jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais.
Nova le soir, les Iraq Superclubs, le concours qui met en lumière les artistes de demain.
C'est comme un premier jour d'école, donc comme la maîtresse, j'ai rêvé de faire ça, je vais vous demander de vous présenter.
Je m'appelle Gabriel Kroger, je fais de la musique, tous les jours, très souvent, du rock, de la folk, dans ma chambre à la base et parfois sur des scènes,
comme pendant les Iraq Superclubs qui me permettent du coup d'être ici, enchanté.
Moi je m'appelle Edgar, je fais aussi de la musique, mais aujourd'hui je viens en tant que bassiste de mon compère ici présent, Gabriel Kroger, il m'a tout appris.
Compère Cagoulet, je le précise.
Exactement, on a chacun notre, lui c'est ses cheveux, moi c'est ma Cagoule.
Je sais pas si ce qui est une très belle nature capillaire d'un côté et une Cagoule relativement ajourée, cotonade, m'as-tu dit.
Tout à fait.
Très bien.
La musique, comme la potion magique, vous êtes tombé quand et comment dedans ?
Ah c'est jeune pour l'écoute en fait, parce que je piquais des CDs à mon père quand j'étais tout petit et j'écoutais des trucs.
Je me souviens que le premier album que je me suis mis au point de le connaître Parker, c'était 5e masse de MC Solar.
Je connais absolument Parker sur le bout des doigts depuis que j'ai, je sais pas, 50, 60 ans, je sais aucune idée.
Et après on a eu internet, du coup je me suis mis à regarder tous les clips de rap qui sortaient, tous les trucs comme ça.
Et par contre j'ai commencé à jouer de la musique beaucoup plus tard.
Quand j'étais en 3e, j'avais un copain qui écrivait, qui composait ses propres morceaux, je trouvais que c'était fou de faire ça.
Je trouvais que c'est incroyable.
Et je me disais absolument que je puisse l'accompagner.
Et du coup j'ai appris à jouer de la batterie pour pouvoir jouer avec mon copain.
Genre tout seul ou court ?
Non, j'ai fait des cours, j'étais au petit conservatoire de ma ville, du conservatoire municipal.
J'ai été de la 3e à la terminale.
Un mot du titre qu'on vient d'écouter en live, je ne m'en sortirai jamais ?
Oui, carrément.
C'est un morceau qui est...
Un mime de la positivité.
Exactement, comme d'autres.
C'est un morceau qui est assez récent, qui n'est pas encore sorti, du coup, qui sera sur le P,
et que j'ai annoncé, qui sortira le 12 mars, qui s'appelle Un dans son soleil.
Je ne m'en sortirai jamais, c'est un titre qui est assez fun, je trouve, dans son énergie
et qui part, du coup, côté écriture, d'une sorte de relecture un peu humoristique
du côté très fataliste que je peux avoir, je pense, assez souvent,
et qui en même temps ne sort pas de nulle part,
parce que je pense que ma génération, nos générations vivent aussi
dans une période qui peut être assez angoissante,
et deux fois.
De temps en temps.
Et c'est aussi une manière, je pense, de parfois mettre un peu d'humour
et un peu d'absurde sur ce genre de choses.
C'est une manière d'avancer aussi.
En dehors d'MC Solar, premier héros musical ?
Premièrement, héros, je pense que j'aurais mis Thomas Fersen.
Là, c'est pareil, pas assez étonnant, je pense, je ne sais pas.
Bah, c'est aussi un peu, je trouve.
C'était pareil, un des disques que je piquais à mon père,
c'est des pièces montées des grands jours de Thomas Fersen.
Et je pense qu'à cet âge-là, je n'avais pas forcément la distanciation
entre la personne qui écrit et qui a un quelque chose
et la personne qui est derrière, l'être humain.
Et pour moi, c'était vrai à 100%,
et c'était comme une sorte de héros de film
qui est pour de grands branleurs dégengandés
dans un appart un peu sombre, un peu humide, mal rangé,
qui comme se larme contre la violence de ce qu'il y a autour de lui
à cette écriture qui a son image aussi,
et que j'adore, qui m'a beaucoup marqué.
C'est pour savoir que Gabriel est très maniaque dans la vie de tous les jours.
Son appart n'est pas humide.
C'est ça, il est extrêmement bien rangé, chacun son.
Très bien, mais ça peut se manifester sur scène
ou dehors dans la vie, on n'est pas obligés d'être la même personne.
Exactement.
Du principe de l'Alias, c'est de la cagoule.
Tout à fait.
Si tu devais te présenter par les paroles d'une chanson que tu n'as pas écrite,
t'en prendrais à qui ?
Ça, c'est pas évident.
Je sais.
Je n'ai pas dit que j'étais sympa.
C'est vrai.
Pour reboucler sur un truc que j'ai dit un peu plus tôt,
je pense que ça pourrait être des paroles du morceau de 2 pieds
de Thomas Fersen.
On me dit que je suis paresseux, que je ne fais que ce que je veux.
On me dit pas grand-chose, on me dit que je me repose.
Je suis désolé, je n'ai que 2 pieds.
Je n'ai que 2 pieds.
Je n'ai que 2 pieds.
J'adore cette manière d'écrire qui est super simple
et en même temps, à chaque phrase,
chaque phrase tape là où il faut
et même sur la formule je n'ai que 2 pieds,
qui est une formule qui est un fait,
tu comprends plein de choses qui sont dites et qui ne sont pas dites.
Voilà, ça me plaît beaucoup.
Vous faites quoi 5 minutes avant de monter sur scène ?
Vous faites quoi les 5 minutes qui suivent en 7 ?
5 minutes avant, on fait des...
Les câlins.
Comme ça, et on fait un câlin.
Ok.
Parce qu'il faut 20 câlins par jour,
je crois ça augmente l'espérance de vie.
C'est vrai ?
Et il y a un truc où il y a un nombre de câlins par jour
qui augmente l'espérance de vie.
Comment on fait ça ?
Ça devient tactique peut-être.
C'est pour ça qu'il faut qu'on puisse
tourner énormément.
20 concerts par jour.
Voilà pour faire assez de...
Ok.
C'est ça.
Très bien.
Il y a plus d'après.
Parce que c'est plus ça qui m'intéresse.
Je ne veux pas vous le cacher.
Glissade ?
Pas glissade.
Et moi je leur dis, bon les gars,
vous pouvez ranger mon matos parce qu'en fait...
Ouais, il faut que j'aille au mer.
Je sais du monde et tout.
Là, c'est super important.
C'est comme ça que je m'en sors à chaque fois.
Pour pas ranger.
Exactement.
Et pour faire de l'argent.
Une diva.
Parfait.
Ne répondez pas à ce qui va suivre.
Prévision de cette finale.
Merde.
Ah.
Je prends...
J'ai dit ne répond pas à Ediara.
Il faut dire, je prends.
Merde, merde, merde.
Les gens du théâtre, ils m'ont dit je prends.
Mais je prends, pardon.
En revanche là, vous avez le droit de répondre.
Merci mille fois d'être passée par ce studio.
Et j'imagine.
À très bientôt.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
C'était super chouette.
Oui.
On retrouvera les deuxième finalistes
des Un Rock Super Club,
juste après un entretien en véo sous-titré
avec le comédien et désormais réalisateur
Harris Dickinson.
Et puisque Gabriel le citait il y a un instant,
on écoute Solar, bouge de là.
Quand je vois une pâte mâchelou
qui fait vibrer son corps,
elle me dit MC.
J'ai dit non merci, c'est très gentil,
mais je ne mange pas tant.
Elle m'a fait bouge.
J'arrive vers la gare de Lyon.
Quand je vois un gars qui se dit vraiment
ta force comme un lion,
il me dit Claude MC.
Est-ce que tu veux qu'on sport?
C'est zémato, mais t'es plus gros
que les Sains-Saint-Mantin.
Porcs, il m'a fait bouge de là.
Poisine de palier, elle s'appelle
Cassandre.
Elle a un petit chien
qu'elle appelle Alexandre.
Elle me dit Claude MC.
Je dis mon magnum.
J'ai du mal au vent.
Elle m'a fait bouge de là.
Je l'adore.
Avec du sel et bien cul.
Elle m'a charclé aux vitraines.
Il me raconte toute sa vie.
Il me dit qu'il viendrait.
Ensuite il me dit qu'il puis dis j'aide.
Toi dans l'écoute t'achète tes rapons dinars.
J'ai dit non je veux des dollars
car on m'appelle Solar.
Il m'a fait bouge de là.
Tu vas des...
et du parti prêts à paraître.
Bouge de là,
une invitation signée MC Solar.
His name is Dickinson.
Harris Dickinson.
Comédien britannique auquel
vous n'avez pu échapper ces derniers jours
puisque les premières photos officielles
de ceux qui auront la lourde tâche
d'incarner les Beatles
dans les quatre films
que leur consacreur à Sam Mendes
ont été dévoilés.
Il y sera John Lennon.
Rien que ça.
Il avait déjà fait forte impression
dans son filtre de Ruben Osloond
en mannequin encroisière agité
dans Baby Girl.
En stagiaire et plus si affinité
de Nicole Kidman,
envoutée par sa danse
sur du George Michael
ou encore dans Iron Claw
au sein d'une dynastie de catcher.
Et comme Harris Dickinson
ne brille pas que devant la caméra
et bien c'est de son premier film
en tant que réalisateur
qu'on va parler aujourd'hui.
Earthsheen, c'est le titre.
On y suit.
L'infernal parcours de Mike,
un jeune londonien
qui vit dans la rue,
glisse, est incarcéré
et tente de s'en sortir
après en luttant
contre ses démons.
C'est compliqué.
Bonjour, Harris Dickinson.
Et en premier lieu,
j'aimerais bien une petite explication
de ce titre Earthsheen.
C'est un mot ancien, c'est ça ?
Oui, c'est un mot très Dickinson.
Ca désigne un gamin des rues
désigne un gamin des rues, mais aussi l'animal marin.
Et alors pourquoi est-ce que tu l'as choisi, ce mot « urchin » ?
Which one ?
Why did you choose that ?
J'aimais l'idée, déjà que Mike ressemble à un oursin.
Quand il est attaqué, il se défend et te transperce comme eux.
Quand tu marches dessus, ça traverse le pied.
Et puis j'aimais l'autre sens du mot « plus péjoratif », le gamin des rues.
C'est un terme inventé par les classes supérieures en Angleterre,
surtout à Londres, pour désigner des enfants sales,
y vrai eux-mêmes, qui vivaient dans la rue.
Donc d'une certaine manière, oui, tout est là.
Les films racontent l'histoire d'un jeune toxicoman qui vit dans les rues de Londres
Tu as toi-même travaillé avec des refuges, des associations en profit des sans-abris.
Est-ce que réaliser ce film, c'était aussi rendre hommage à ceux qu'on ne regarde pas ?
Oui, et de plein d'autres façons, pour moi, c'était un film sur la santé mentale.
L'idée, c'était d'essayer de montrer quelqu'un dans cette situation de façon réaliste,
mais sans être uniquement dans la tragédie.
Mike mérite qu'on raconte son histoire,
et les gens comme Mike méritent aussi de la joie, des opportunités.
Le film parle beaucoup des schémas qui se répètent,
de la manière dont on retombe toujours dans les mêmes travers.
Donc au-delà de l'addiction ou du sans-abrisme,
c'est surtout une étude de personnage,
un individu au coeur d'un système extrêmement difficile.
D'une certaine manière, c'est aussi l'histoire d'un homme
qui se bat contre le plus dangereux des ennemis, c'est-à-dire lui-même.
Oui, exactement.
Même avec de l'aide, même avec du soutien,
sortir de ce genre de situation reste extrêmement compliqué.
Le combat devient intérieur, contre sa propre tête.
Dans un monde de plus en plus cruel et compétitif,
toi, tu choisis de filmer quelqu'un qui lutte,
juste pour se rendre la vie supportable.
C'est un geste politique.
Ouais, mais je n'ai jamais voulu être trop démonstratif.
Je voulais pas dire aux gens quoi penser,
ce qui est bien ou mal.
Je pense que la morale, c'est quelque chose de très délicat à transmettre, tu vois.
Je ne peux rien imposer.
Ce qui m'intéresse, c'est l'expérience individuelle.
On aurait le parcours des gens avec leurs défauts,
aussi leurs mauvais comportements.
Ils ne sont pas parfaits.
Le terrain est une grande tradition de cinéma social
avec des Mike Lee, Ken Loach, Shane Meadows.
Est-ce que ce sont des cinéastes avec lesquels tu as toi grandi ?
Ouais, carrément.
Et surtout parce qu'ils parlent beaucoup de classes populaires dans leurs films.
Mike Lee, il y a énormément de comédies.
C'était très important pour moi d'en mettre dans mon film.
Les classes populaires sont souvent montrées comme misérables,
alors que la réalité est beaucoup plus riche.
Ce qui est formidable dans ce cinéma social,
c'est qu'il a toujours été lié à des enjeux politiques forts.
Ken Loach est un maître dans ce domaine.
Il y a des films et des conversations importants.
Mais aussi des gens comme
l'Inde Ramsey, Clio Bernard, Sarah Gavron,
ces grands films britanniques
qui permettent aussi d'avoir des cinéastes
qui apportent d'autres langages cinématographiques.
Ils ne sont pas définis par le message politique social.
C'est ce que je suis intéressé par.
Je pense que c'est là que l'urchin vit.
Et c'est ça qui m'intéresse.
Et c'est là où je pense que l'urchin essaye d'exister là-dedans
sans se limiter à un seul message.
Est-il exact que dans tes références,
il y avait aussi des films comme
Ne pas avaler, Neil Byemouth,
The Gary Hulman ou encore,
sans toi, Neil Wa, Daniaz Varda ?
Oui, mes références sont toujours très larges.
C'était dur d'en choisir une, deux, trois.
Mais avant le tournage, on louait une salle de cinéma
chaque semaine pour montrer des films à l'équipe.
Par exemple, on a projeté Neil Byemouth,
sans toi, Neil Wa, Punch Drunk Love,
8 and a half,
Manila in the close of light,
by Lino Broca,
which is a Filipino film.
C'était un film de Philippines,
some documentaries,
and some, you know,
more social films,
but I think it was just trying to create
a little bit of a little bit
of a little bit of a little bit
of a little bit of a little bit
I think it was just trying to create
some big open landscape
that we could play.
Il est d'être créé un terrain de jeu ouvert
pas d'imiter un film précis.
On poursuit la conversation dans un instant, mais écoutons donc l'un des titres du film
de Caraxe, les amants dupes en oeufs, Rita Mitsuko dans Novalessoir.
Inao Kazablanca, Dima Rave et Inao Kazablanca a retrouvé ce dimanche, à 20h dans le Nova
Club, car oui, King, David Blow et de retour.
On marque une courte pause, on poursuit la conversation avec Aris Dickinson dans le très
chouette 1er film comme réel, Urchin sort dans les salles mercredis prochain.
Mike, ton héros, qui est donc sans domicile toxicomane en tentative de rédemption, n'est
plus un enfant, mais pas tout à fait un adulte, est-ce que c'est cette zone-là que tu
voulais explorer ?
Oui, dans le système social, avant 21 ou 25 ans, il y a plus de soutien, et dès que
tu passes ce cap, tout disparaît très vite, et tu es mis face à ça, à devoir gérer
ça tout seul.
Et je voulais parler aussi du développement interrompu, et aussi quand on grandit dans
la précarité, ça change complètement la façon dont on avance dans la vie.
Frank Dillane est absolument incroyable dans le rôle de Mike, comment est-ce que tu
l'as rencontré ?
On a juste fait un casting traditionnel, oui, on a ramené beaucoup d'acteurs, mais
on peut trouver le bon angle.
Frank a trouvé quelque chose de très juste, Mike devait être un peu bizarre, pas cool,
un peu à côté, il est pas cool, mais on l'aime de manière immédiate, dès sa première
apparition à l'écran.
Même si le background du film est très sombre, il n'est jamais misérabiliste, par
le moment, on a presque l'impression de suivre une odyssée hyper bizarre, c'est comme ça
que tu l'imaginais ?
Oui, avec Josée, la directrice de la photo, elle est franco-canadienne, on a beaucoup
parlé de ça, on a eu énormément de chance de travailler avec elle, elle fait beaucoup
de films très forts, très sensoriels, et on vous laisse assurer qu'il y ait une certaine
élégance, qu'on laisse entrer de la beauté dans cet univers.
Ce n'est pas parce que la situation de Mike est tragique qu'on doit filmer ça de
façon brutale ou sinistre, on pouvait utiliser de la couleur, être plus délicate,
dans la maison saine, et les éléments plus spirituels, presque surréalistes, sont importants
pour moi.
Mike est quelqu'un de très complexe, avec beaucoup de traumatisme, la manière de raconter
l'histoire devait refléter ça, on ne pouvait pas être uniquement naturalistes.
T'en as parlé mais tu introduis aussi l'humour dans des moments très désespérés, c'est
encore la meilleure façon de tenir, de rire ?
Oui, je pense que beaucoup de gens qui ont vécu des choses très dures ont toujours
de l'humour, on l'utilise comme une arme, comme une protection pour adoucir le choc.
Pour moi c'était inévitable dans ce genre d'histoire, il y a une scène absolument
déchirante celle où Mike répète comme une plainte, tous les jours je me réveille avec
quelqu'un qui me dit non, c'est pas pour toi.
Je pense que certaines personnes ont reçu les clés pour ouvrir la porte encore et encore,
et d'autres jamais, c'est quelque chose de très universel pour ces blocages, cette
impression de se battre contre une force constante, la malchance, l'adversité.
Suite de cette conversation avec Harris Dickinson après Parcelles, et ce titre tout à fait
dans la thématique du film Earthshin, on écoute Sorry.
Dans Noval le soir est toujours en compagnie d'Harris Dickinson derrière la caméra
pour le film Earthshin, même si on l'a beaucoup vu devant, dans Babygirl, à J'entends les
soupirs des mamans ou dans son filtre à J'entends les soupirs des croisiéristes.
Harris, est-ce que tu as toujours voulu devenir réalisateur ?
Oui carrément je voulais réaliser avant même de vouloir jouer, et en grandissant je me suis dit que je devais me concentrer sur l'écriture.
Et puis, quand j'ai commencé à travailler comme acteur, j'ai compris que je ne pouvais pas monter deux échelles en même temps.
Et quand j'ai eu 22 ans, j'ai présenté un court métrage à la BBC en 2003.
Il a été montré au London Film Festival et a plutôt bien marché.
On m'a alors demandé si j'avais un projet plus long, et j'avais déjà une version de Earthshin que j'écrivais depuis un moment.
On a donc lancé le développement pour de vrai.
J'ai juste eu de la chance que quelqu'un voit le potentiel en moi dans ce film.
C'est vrai que tu as mis six ans à faire le film ?
Oui, je crois que 2019, c'est le moment où j'ai commencé à y penser, non quoi, six ou sept ans.
Quel réalisateur ou acteur t'ont marqué quand t'étais enfant ?
Je l'ai déjà parlé de Mike Lee, bien sûr, et de tous les autres anglais.
Mais honnêtement, j'étais surtout intéressé par les gens réels.
Il y avait quelque chose de vraiment plus intéressant dans ces gens.
Ma mère est coiffeuse.
Il y avait toujours plein de gens à la maison qui racontaient leurs vies, leurs histoires.
Ça m'a rendu très curieux sur les gens, les personnalités.
Oui, le meilleur poste d'observation.
Est-ce que tu as demandé des conseils à des gens qui t'ont dirigé toi comme Ruben Osloon
ou Alina Reign pendant la fabrication du film ?
Je ne l'aurais pas montré le scénario, mais je l'aurais fait voir un montage.
J'ai eu quelques retours, quelques remarques.
Il ne faut pas demander trop d'avis, sinon ça devient vite écrasant.
Et est-ce que pendant le tournage, comme ton héros, tu as écouté des discours de développement personnel ?
Oui, j'ai toujours été un petit peu attiré par ça.
Mais je trouve aussi que beaucoup de choses dans ce domaine sont du pur bullshit.
Il y a énormément de pseudo-sciences dans le bien-être et le développement personnel.
Même si je suis quelqu'un de spirituel, une grande partie de cette industrie est complètement vide de sens.
C'est pour ça que je voulais que pour Mike, ça commence comme quelque chose de positif.
Et que ça devienne ensuite presque handicapant, déstabilisant.
Les films aient été présentés au dernier festival de Cannes ? Quel souvenir est-ce que t'en gardes ?
C'était phénoménal, un des plus beaux jours de ma vie.
Et être là avec les gens avec qui tu as fait le film, c'était très fort.
C'était aussi très angoissant.
Vraiment, vraiment flippant. Présenter un film dans un endroit aussi prestigieux, c'est terrifiant.
La peur du jugement de ce que les gens vont penser, mais on a eu de la chance, le film a été très bien accueilli.
On a reçu le prix fric précis, mais Franck a eu le prix d'interprétation. C'était fou, vraiment.
Il ne t'aura pas échappé que cette émission parle aussi beaucoup de musique, alors un mot de la bande son d'Urchin,
on y entend Mike Dean, Atomic Keaton ou encore Desire Less.
Alors, pour toi qui es française, voyage voyage, ça représente quoi ? Quel souvenir ça t'évoque ?
Alors pour moi, c'est les années 80 à fond, le look, la brosse spectaculaire, les épaulettes.
Honnêtement, je suis juste tombé dessus par hasard sur Spotify. Et ça marchait parfaitement pour la scène.
En général, je ne suranalyse pas trop les morceaux. Je me demande juste, est-ce que ça fonctionne ou pas.
Et toutes les chansons étaient déjà écrites dans le scénario, elles étaient déjà là.
Donc on a eu beaucoup de chance de pouvoir les obtenir.
J'ai dû écrire à Mike Dean pour la musique qui était prévue dès le départ.
Pour celle-là, j'ai dû lui écrire personnellement parce que les droits étaient très chers.
Je lui ai demandé un arrangement et il a été super cool.
Tous les soirs, nous va le soir.
Winehouse, dans Novo à le soir, est toujours en compagnie du comédien et réalisateur.
Harris Dickinson, est-ce que tu écoutes de la musique sur les tournages ?
Non, sauf quand il y a de la musique dans la scène.
Et dans ta vie quotidienne, elle prend en quelle place la musique ?
Une place très importante, ouais.
Je suis vite submergé par le bruit, les sons.
C'est très intense pour moi.
Et la musique m'aide à calmer le monde autour de moi.
Parfois j'ai besoin de silence, mais quand je suis seul chez moi, j'aime mettre de la musique partout.
C'est très confortant pour moi.
Tu te fais des playlists de personnages ?
Non, je ne te fais pas de playlists pour les personnages, mais pour les films, ouais.
Quand j'écris, je fais une playlist qui reflète l'univers du film et les gens qui l'habitent.
Il y a des morceaux que les personnages auraient pu choisir eux-mêmes.
C'est un peu bizarre, un peu hétéroclite, mais ça crée une cohérence.
Pour ton prochain film, la playlist sera relativement évidente, puisque tu joues John Lennon.
Je crois que je ne vais pas avoir le choix en tant qu'acteur.
Jouer John Lennon, c'est un dossier, est-ce que tu dirais que le plaisir dépasse la pression ?
Non, la pression n'est pas écrasante. Je suis toujours très excitée. J'adore faire ça.
Je ne pense pas que la pression m'empêche de travailler. Ça a été dur un moment, mais là, ça va.
Je te pose cette question sur la pression, parce que tu sembles être quelqu'un de très discret.
Les Beatles, eux, ont quand même subi justement un niveau de pression et d'idolatrie absolument inimaginable.
Est-ce que c'est un peu effrayant ?
Je pense que la pression est très intense en pensant sur ce qu'ils pensent.
Non, ce n'est pas la même chose. Je joue un rôle, ce n'est pas pareil.
J'ai lu qu'American Beauty était l'un de tes films préférés.
Et ton réalisateur aujourd'hui, c'est Sam Mendes, puisqu'il va réaliser les quatre biopics consacrés aux Beatles.
Comment est-ce que c'est de travailler avec lui ?
Il est fantastique. C'est quelqu'un de très intelligent, très attentif. C'est un dommage impressionnant.
Et est-ce que tu travailles déjà sur ton prochain film, en tant que réalisateur ?
Oui, j'ai quelque chose que j'ai écrit, oui.
Et comme toujours, au début, c'est sûrement très mauvais. Et je vais continuer à le développer.
Mais je vais continuer à le développer, oui.
Je pense que je dois passer encore dans quelques phases dans la création de ce projet, oui.
On marque une courte pause. On se retrouve dans un instant avec Harris Dickinson et on écoutera de Gorillaz.
Phase dans Noval de Soir, Orange County est toujours en compagnie du réalisateur et comédien Harris Dickinson.
En tant qu'acteur, qu'est-ce qui t'attire toi vers un rôle plutôt qu'un autre ?
Je crois que j'aime challenger. Et je n'ai pas envie de refaire toujours la même chose.
Mais j'ai besoin de pauses entre les projets, sinon tout se mélange.
J'ai besoin de faire comme une sorte de recette entre chaque scène, entre chaque projet.
Sans vouloir sonner prétentieux, mais oui, c'est quelque chose comme ça, oui.
D'ailleurs, dans Your Chin, ton film était un petit rôle, mais il est très important.
C'est Nathan, un confrère de galère.
Nathan, je n'étais pas censé jouer Nathan.
Un acteur s'est désisté cinq jours avant le tournage.
J'ai pris le rôle moi-même, mais je ne recommencerai pas.
Et alors comment cohabite le réalisateur Harris Dickinson et le comédien Harris Dickinson ?
Non, non, c'était bien. Je ne pense pas que j'ai vraiment donné moi-même assez d'attention et de temps pour ce rôle.
Mais je pense juste que je n'ai pas pris assez de temps pour ce rôle.
Mais ça ne marche pas comme ça. Tu dois toujours donner le temps et l'attention que tu as fait dans le film.
Mon produt me l'a apporté à côté et il m'a dit que je n'avais pas pu couper moi-même.
Mon producteur m'en a empêché.
Dans cette émission, les invités sont en charge de la musique, alors je voudrais savoir ce que toi, tu écoutes.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Je l'aime vraiment Still Dre, Dr Dre.
Still, hitting the counters and the mullers go
I'll break your neck, Emily put your face in your lap
Niggas tryna be the king but the ace is back
So when you wait, huh?
Still Dre beat a name, Still runnin' the game, Still got it wrapped like a mummy
Still Blacks get money, Spend time off the hood
Take their moms off the hood, Mo' livin' hard
Carrefour Coll dans la playlist d'Aris Dickinson
Et avant de se quitter, quelques questions rapides sur tes souvenirs musicaux.
Nova le soir
La chanson qui symbolise le mieux ton enfance
La chanson de ton adolescence
La chanson qui te propulse immédiatement sur la piste de danse
Celle qui t'en fait sortir
Ring my bell by Anita Ward
So obviously no George Michael
No George Michael, don't bring it up
That's old news
Celle qui t'en fait sortir
Out of the dance floor
Well I hate when Mariah Carey's songs play at Christmas time
It annoys me
No shade, Mariah
Ta chanson de comédie musicale préférée
Tenacious D
Is that musical comedy?
Yes, please
I like Tenacious D
What's a good one
Kickapoo
And their toxic version of Britney Spears
Yes, that's good
I mean at the moment
It's like John Lennon beat all the songs
Because I'm just playing them every single day
Strawberry fields at the moment probably
Thank you so much
Merci beaucoup
And do you know the lyrics of Voyage Voyage
Because you have to learn it in French
Plus loin que la nuit et le jour
I probably won't learn
Thank you, merci beaucoup
Thank you so much
Strawberry fields forever
Strawberry fields forever
Le soir
Stop looking for the sorrow
Aim for the moon but
I feel like I'm
So tired, don't recall dreams
Let's start, let's start
Let's start, let's start
Let's start, let's start
Let's start, let's start
Stop fighting for
Le live du soir, de Nova Le soir
Avec Charlene Roux
On marque une courte pause, on se retrouve dans un instant
Avec d'autres finalistes du concours
Les Unrocks Super Club Clarence
Nova Le soir
Je vais commencer par une question que je ne pose jamais ici
Parce que normalement c'est mon boulot mais là j'ai décidé de vous faire travailler
Je vais vous demander de vous présenter qui êtes-vous, d'où venez-vous
On est Clarence
En tout cas 3 quarts de Clarence
Madbassiste n'a pas pu venir
Mais on a un groupe de Bordeaux
On fait du rock on va dire pour le dire largement
Mais on en reparlera tout à l'heure j'imagine
Ça c'est pour la présentation collective
Mais à titre individuel
Moi je m'appelle Clarence
Clare pour tout le monde
Je suis chanteuse et guitariste dans Clarence
À la base c'était mon projet un petit peu solo
Mais c'est plus rigolo de partager
Je m'appelle Hugo
Et voilà moi c'est pareil
Un petit moment je fais de la musique
Je touche un posard visuel et tout
Puis voilà
Moi je suis Yann
Du coup je suis batteur du groupe
Et je fais des coeurs aussi
Je suis sur Bordeaux mais je viens de Bayern
Très bien
Vos premiers héros musicaux c'était qui ?
Je pense que c'est Kevin Shields
Guitariste de My Bloody Valentine
Je pense que ça date quand je devais avoir 15 ou 16 ans
Je pense à partir de là que j'ai vraiment
Écouté de la musique pour en écouter
Et qu'on s'est vraiment regardé des vidéos sur Youtube
Et du coup voir des personnages sur scène
En faire des héros pour moi
Un peu vers cette âge là aussi je pense vers 13-14 ans
Comme beaucoup de gens je pense c'est Kurt Cobain
Qui m'a vraiment fait voir la musique
Un peu d'une autre façon
C'est marrant parce que pour le coup de 13-14 ans
Il devait déjà plus être là
Tu me sembles extrêmement jeune on est d'accord ?
Je n'ai 10 ans après sa mort
Allez paf coup de pelle
C'est important
Moi mon père il écoutait beaucoup de voix féminine
Un peu de pop, qu'alternative new wave
Du coup je disais que ça se jouait entre
Des virus du groupe Blondie
Ou Kate Bush
C'était vraiment les albums qui tournaient dans la voiture
Et c'était un peu...
C'est le moment aujourd'hui
More woman on stage
Ce n'est pas qu'un vœu pieu
C'est vraiment bien de l'appliquer
Oui, vraiment un petit peu
Si je vous demande la jeunesse
Du morceau que vous venez de jouer
En l'occurrence Sun
Sun c'est un morceau qui a été composé
En même temps que d'autres morceaux dans l'album
Du coup c'est moi qui l'ai composé
On l'a un peu arrangé pour le live en groupe
Mais la composition originale c'est moi
Et ça venait un peu d'une volonté
D'arrêter de faire des chansons tristes
Je voulais un peu faire un truc lumineux
Ne serait-ce que pour moto convaincre
Que tout va bien
Du coup le message est un petit peu
Faut arrêter de chercher la tristesse partout
Et je pense que j'ai dû écrire ça
Au printemps
Et puis c'est un peu beau
Et je suis en mode
Ah en fait c'est quand même mieux
Je vais mieux quand il fait beau
Du coup c'était un petit peu
Métaphore surutilisé
De soleil c'est un peu la joie
Un peu négant mais
Je pense que c'est ma seule chanson
Un peu fun et mignonne et heureuse
Que j'ai écrit du coup
J'étais un peu contente
Et tout qu'elle est assez jolie
Je vais en accousser que c'est pour ça qu'on a choisi
Pour le coup ça répond partiellement
Une autre question prévue mais je vais la poser quand même
Tim écrit récomposer quand tout va bien
Ou Tim écrit récomposer quand tout s'effondre
Mal, mal, mal, mal
C'est la même impossible d'écrire
Pour quand tout va bien pour ma part
C'est vrai ?
Ouais c'est très compliqué
Je trouve que c'est beaucoup plus compliqué
De faire quelque chose d'impactant
Et qui touche les gens en étant bien
Je trouve ça assez compliqué mais c'est un bon exercice
Hugo rire
Moi c'est complètement l'inverse
Quand je suis pas bien
Je suis incapable de faire de la musique
J'en fais que quand je me sens bien dans ma tête
Et après je pense que c'est juste
D'une autre manière d'approcher le truc
Si vous deviez définir votre patte
Par un autre mot que celui qui vous est régulièrement
À coller, ça va
Shogeis, quel mot vous choisiriez ?
Je pense que là
Quand on compose des nouveaux morceaux
On groupe, ça forcément s'évolue
Moi j'aime bien le terme noise pop
Ce que je trouve qu'il est assez général
Et il décrit aussi pas mal le fait
Qu'on cherche à faire de la pop quand même
Pour 3-4 minutes, grand max
Avec des ruffins couplés
On reste dans un format pop
Tout en ayant une énergie et un bruitisme
Et puis je pense dans les inspirations
On peut remonter jusqu'à des trucs
Comme Jesus in my chains
Vraiment, dès tous les années 80
Même un peu indie
Je pense qu'il y a un noise pop
Pour ma part
Le collectif est d'accord
C'est une décision collective, très bien
Si vous deviez vous présenter
Des paroles d'une chanson que vous n'avez pas écrite
Laquelle serait-ce ?
Il y a dans une chanson de Wednesday
Qui est un groupe que j'aime beaucoup
Elle s'appelle Bull Believer
La chanson et
À un moment elle dit
God made me good but not quite yet
Je m'a bien fumé pas
Vraiment jusqu'au bout quoi
Je trouve ça assez joli, je suis pas
spécialement croyante ou quoi
Mais c'est des paroles qui me touchent
Et en règle générale
On est tous des work in progress
Je sais pas quelle que soit le
J'ai l'impression
Il pense le contraire
Est-ce que vous êtes du genre tracker
Ou pas tracker
Superstitieux, pas superstitieux
Moi je suis
Superstitieux, c'est terrible
Impossible de dormir avec des portes ouvertes
Des armes en roue verte
Dès qu'il y a des heures miroirs
Il faut absolument que je touche mon genou
Droits et mon nez aussi
Et du rouge mais
Et l'heure aussi, c'est un peu long
Quand je suis en voiture
C'est terrible
Et sur scène
Et sur scène, comment tu fais
Par chance, j'oublie tout
Oh dieu il est 23h23
Comment faire
Mais ça m'arrive de le voir
À l'endroit où il y a
Les machines là pour avoir
Les DB
Des fois il y a l'heure
Il est 22h22
Parce que c'est la meilleure
Donc sachez-le quand clairement
Ce sur scène ne mettez pas l'heure à proximité
Ce n'est pas très satisfaitable
Et pour terminer
Vous faites quoi 5 minutes
Avant de monter sur scène
Et les 5 minutes après descendu
Les 5 minutes
Avant de monter sur scène
Quand on est stressés
On fait des exercices de respiration
Ils sont super et ils marchent bien
Les 5 minutes d'après
Je dirais que je
Je pense que je vais directement au frigo
Je vais chercher une bière
Et je vais profiter des autres concerts
Ou de la soirée
Pareil pour tout le monde
C'est un peu ça
Ou alors des fois on range un petit peu
Ouais on range en fait
Avant de monter sur scène
On se cherche dans la salle pour s'attraper
5 minutes et après on range
La triste réalité de la ville
Alors bon on a parlé de superstition
Je vais me contenter de dire merde
Je crois que ça ne marchait pas
Ne répondait pas
Ça c'était pour le concours
En revanche comme je suis extrêmement poli
Je suis tenu de vous dire
Et je le pense merci beaucoup
d'être passé par ce studio Clarence
Et à très vite probablement
Bah oui on l'espère
Merci Gabriel Krueger
Rendez-vous le 10 février au Trabendo
Pour la finale du concours
Le gagnant je le rappelle
Remportera sa place dans la programmation
Des Un Rock Festival
Un festival qui se déroulera du 10 au 12 mars
Au 104 à Paris
Nova le soir c'est presque terminé
Dans un instant vous avez rendez-vous
Avec Nova Dance, je laisse donc le patron
De cette émission
Je ne suis pas plusieurs, je ne suis pas folle
Si un peu mais pas là
Vous avez fait le choix du dernier titre
Pour abancer jusqu'à Nova Dance
Carrément, en plus ce soir dans Nova Dance
Écoute on reçoit Sush
Qui se trouve qu'était dans le groupe
Jabberwocky
Et donc pourquoi pas écouter Jabberwocky
Photo de Matron
Allez ça marche
Je l'ai déjà regardé
En fait, 10, 15
Et quelque chose comme ça
Oh non
Mon anglais est malade
Il a été inspiré pour les meilleurs
Oh, merci
C'est une radio show
Vous faites ça souvent
Tous les jours
Qui avez-vous ?
Acteurs, musiques, writers
Tout le monde de la culture
Vous faites ça tous les jours ?
La semaine dernière j'ai été avec Paul Deino
Merci à Monika
Qu'est-ce qu'il s'est promouvé ?
The Wizard of the Kremen
Avec Jude Law
Playing Vladimir Putin
C'est un film français
Oui c'est bon
C'est un peu grave
Qu'est-ce qu'il s'est promouvé ?
En France, c'est déjà...
Tu sais
Tu parles du comment de Tarantino ?
Non, mais je lui ai dit
Que c'était un acteur absolument grand
F***, c'était un comment
C'était une chose de douche
Oui, mais sans raison
Pas de raison
C'était un peu...
C'était incroyable
Oui, mais je pensais que
Il m'a probablement apporté
Et peut-être que Daniel s'est dit non
Donc il était mal de quelque chose
Parce que personne ne peut dire que c'est mauvais
Dans ces films
Non, il est un acteur terrifiant
Il est toujours en train de faire des performances
Oui
Oui
Donc il est un douche
Le soir
Nova Le soir
A retrouver en podcast
Le soir

A poursuivre

Vous aimerez aussi

Autres episodes proches

Ana Girardot : rallye, "Psychose" & Alice Guy

Podcast · Nova le soir

Ana Girardot : rallye, "Psychose" & Alice Guy

Dans Nova le soir, Ana Girardot est venue nous faire écouter ses morceaux à l'occasion de la sortie du film "La guerre des prix". Elle nous parle de la société…

Articles lies