Damien Bonnard : Grand Ciel, Nina Simone & Roger Rabbit

Damien Bonnard : Grand Ciel, Nina Simone & Roger Rabbit

Nova le soir • 22/01/2026 • 01:51:14

Dans Nova le Soir, à l'occasion de la sortie de "Grand Ciel", Damien Bonnard est venu nous faire écouter ses morceaux, dévoile les différents parfums qu'il attribue à ses personnages, et parle de Jim Carrey, Prince ou encore de sa vision du cinéma.
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

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Harmonie Mutuelle.
Avant son collectif.
Radio Nova.
Nova le soir.
Écoutez, Nova le soir.
Échangez de disques.
Avec Charline Roux et ses invités.
Nova le soir.
Bienvenue dans Nova le soir, une émission qui mèlera aujourd'hui Prince,
un chantier en construction Roger Abit.
Le lien entre tout ça, c'est mon invité, le comédien Damien Bonard,
à la fiche de grand ciel d'Aki Irohata actuellement dans les salles.
J'ai mentionné le chantier en construction et j'entends certains, certaines d'entre vous murmurer.
Ouais, un peu comme cette émission.
Ce à quoi je répondrais de manière extrêmement singlante.
Bah oui, c'est vrai.
Ça fait même partie du plaisir autant vous dire que là il n'y a carrément pas de gêne
et j'espère que pour vous c'est pareil.
Le moud étant aujourd'hui 100% spa, voici un collectif britannique à effet immédiat.
Enfin, ce qui concerne le bien-être en tout cas.
Salt, on écoute Good Things Will Come After The Pressure.
Nova le soir.
Good Things Will Come After The Pressure sur l'album Chapter One.
Et il est temps de passer à l'instant collaboratif de Nova le soir,
soit les morceaux de bravoure.
Nova le soir.
Chaque jour sur un thème donné, vous êtes consulté via le canal dédié sur Instagram
pour nous proposer des titres.
Et le point de départ du jour, c'est ceci.
Un générique d'une autre époque,
puisque c'est sensiblement à cette période en 1981,
qui était diffusé pour la première fois en France
les aventures de la famille Ewing.
Ouais, Dallas.
Accompagné par ce générique qui depuis vit dans mon esprit sans payer de loyer.
Alors histoire de l'exfiltrer fissade,
je vous ai demandé d'autres génériques plus chiques et peut-être moins datés.
Voici donc vos remèdes.
Julie Crows, musique de Bad Alamenti pour Twin Peaks.
Je savais que j'avais affaire à des gens de bon goût.
Des gens chelous, mais des gens de bon goût.
Dans la même catégorie, le générique d'Exfiles revient pas mal aussi.
Et également dans vos propositions, ceci.
Massive Attacks, Teardrop, qui sort de générique à Doctor House.
Je partage aussi quelques-uns de vos doodoo,
le thème des Fraggle Rock, où elle est vraie sable.
Celui de Friends par les Rembrandt.
On peut faire la crape avec les mains.
Et vous avez aussi proposé le générique de Veronica Mars.
Alors sachez que ça me réjouit, parce que j'adore cette série.
Et deux, parce que son générique, c'était un titre de Dandy Warhol's.
Use to be friends.
Et parmi les forts jolis choses que vous nous avez suggérées,
le générique de la série Big Little Lies.
Un titre de Michael Kiwanuka.
On écoute Code Little Heart.
Nova, le soir.
Soir, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec le comédien Damien Bonnar.
Tous les soirs, nous va le soir.
De 20h à 22h.
Avec Charline Roux et ses invités.
Nous va le soir.
Et nous va le soir.
Et changer de disque.
Avec Charline Roux et ses invités.
1, 2, 3, 4.
Nous va le soir.
10 ans, voici ce qu'on appelle
une belle longévité,
surtout dans une industrie réputée pour très vite se lasser.
Et en même temps, 10 ans,
quand on explose un tout petit peu avant ses 40 ans,
ça semble tout récent.
C'est le cas pour mon invité,
dont la versatilité et de toute évidence.
La petite tournée sont jusqu'ici non taris.
C'est tant mieux pour nous, spectatrices, spectateurs,
puisque comme j'ai déjà eu l'occasion de lui dire ici,
je ne l'ai jamais vu mauvais.
C'est la moindre des choses, vous me direz.
Je vous répondrai qu'un accident est si vite arrivé.
Le mauvais rôle, lui, ne le choisit que si c'est inscrit
dans le personnage ou en tout cas sa psyché,
ce qui lui a permis de tourner pour Alain Guiraudi,
pour Lajli, pour Antonin Baudry,
pour Noémie Lovsky, pour Pierre Salvadori et d'autres
qui ne riment pas, mais qui, sur le CV,
font fort joli.
Joachim Lafosse, Emmanuel Mouré,
Wes Anderson, Christopher Nolan et Yorgos Lantimos.
Il est à la fiche de grand ciel d'Aquiroatta
actuellement dans les salles.
Bonjour, Damien Bonard.
Bonjour.
Il n'y a pas de sélection des réalisateurs
en fonction de la fin de leur nom.
Non, mais c'est vrai que j'ai souvent
pensé à ça.
Il y avait beaucoup de il y a une période.
Il y a Emmanuel Lavidy aussi,
que j'ai oublié du nom dans la liste,
et que c'est tout récent.
Non, c'est ça.
Non, ça va être les A.
Non, mais je pensais à ça vraiment...
À ta?
Ouais, c'est ça.
C'est-à-dire que c'est un cycle,
c'est un cycle, c'est comme ça,
ça se fait l'élection.
Je fais les I, maintenant je fais les A.
Alors qui on peut avoir.
Non, mais alors je disais 10 ans,
parce que moi je date l'explosion
au film de Guiraudi.
C'est très étrange.
2016, en fait, c'est mon premier rôle principal.
Parce que moi j'ai l'impression
que t'es là depuis tout le temps
que c'était mon premier film
avec Alain Guiraudi,
casté par Stéphane Batu,
que j'avais vu 3 ans avant
pour un second rôle
dans les combattants
de Thomas Caillet, c'est ça?
Qui me rappelle 3 ans après.
Mais avant ce rôle-là,
il y a eu 5 années de figurations,
des courts-métrages,
des tas de choses,
mais effectivement,
c'est un peu le départ.
Un rôle très marquant.
Et c'est vrai que c'est mes 10 ans.
Et puis c'est l'année du cheval
et je suis cheval,
en signe chinois.
Bonne anniversaire.
Je ne sais pas si.
Merci.
Merci.
J'ai invité, je t'ai demandé
de venir avec tes titres
et je dois dire que tu as été
extrêmement conscientieux
parce que non seulement
tu nous envoyais ta liste,
mais tu nous as aussi
envoyé les liens très précis
de chaque titre.
Parce qu'il y a des versions
particulières.
Et pour démarrer,
j'étais sur un maxi
sorti en 1999.
Je crois qu'à l'époque,
tu devais avoir 21 ans.
J'imagine que tu étais au
Beaux-Arts de Nume.
Je n'ai eu pas très bon
pour me replacer dans le temps.
Tu as choisi Apex Twin
et le Window Leaker,
qui, si je ne m'abuse,
était dans le Climax
de Gaspar Noé.
Je ne sais pas si c'est un lien.
Non, pas aucun lien.
Alors ?
C'est parce que c'est vraiment
un album que j'ai écouté
à l'époque et que j'ai
finalement peu écouté
pendant très longtemps
et que je le réécoute maintenant.
Ouais.
Et Apex Twin,
c'est toujours quelqu'un
qui est donc beaucoup
intéressé en faisant ce qui
faisait en musique électronique
et dans d'autres chemins
de musique un peu spécifiques.
Je ne sais pas
qu'il y a quelque chose
en même temps.
C'est de l'électronique
mais avec un truc
beaucoup de mélancolies,
beaucoup de romantisme aussi.
Ouais.
Je ne sais pas, ça me touche.
Allez.
Apex Twin
dans Nova, Le Soir,
Window, Leaker,
c'est le choix de Damien Bonard.
Et on parle aujourd'hui
du premier film d'Aquillero
Attack
et dans les salles,
Grand Ciel.
Et Grand Ciel, c'est le nom
d'un projet colossal,
un nouveau quartier futuriste
sur lequel travaille
Vincent,
un ouvrier au sein
d'une équipe de nuit.
Grand Ciel sera le tout premier
smart district en France.
C'est une incroyable opportunité
pour notre ville
et notre région,
un quartier d'ingent nouveau.
Écologiquement responsable,
sûr
et centré sur l'innovation,
l'emploi
et les divertissements.
Je n'ai jamais vu ça,
ça se frite de partout.
Ça va, Ousmane ?
Ouais, ça va.
On va bider avant-ciel
quand ce sera fini ?
Il faut qu'on travaille pour ça.
Il faut qu'on travaille comme des chiens.
Vincent, on n'a pas de nouvelles
de Ousmane.
Tu continues moi-même
la semaine prochaine.
C'est bon pour toi ?
Bien sûr.
C'est celui-ci ?
Depuis trois jours, il n'est pas là.
Il s'en fout de son repis.
Ce n'est pas la première fois
qu'un intérêt-merge se tire comme ça.
Les patrons, ils sont organisés,
donc nous aussi,
il faut qu'on soit organisés.
Il faut qu'on se serve de ce groupe
dès qu'il y a un problème.
Vous voulez qu'on se fasse tout virer ?
Comme si la tâche
n'était pas déjà assez difficile,
un ouvrier disparaît
car au social,
s'ajoute le mystère.
Grand Ciel, c'est un film
qui interroge le monde du travail
mais aussi la place
qu'occupe le travail.
Certes, t'exerces
qu'on appelle un métier passion.
J'adore cette expression.
Ça n'a pas toujours été le cas.
Est-ce que ça t'a fait toi
t'interroger sur la place
que prend ton travail
et au détriment de quoi ?
Alors ça...
Moi, j'y vais directement
avec des questions.
Mon travail, à moi,
en même temps,
oui, il me place
à un endroit
où, effectivement,
j'ai quand même la joie
de pouvoir me lever
pour le faire.
C'est un métier que j'aime
tous les matins.
Mais,
j'ai quand même
une place de privilégié.
Donc, il peut me couper,
oui, il peut peut-être
me couper du réel
et me couper de la réalité
mais...
puisque je suis que dans la fiction.
Ouais.
Et que...
que j'ai ce statut de privilégié
mais...
c'était quoi exactement la question ?
Ben, est-ce que tu t'es interrogé
sur la place
que prenais ton travail ?
Ben, elle prend beaucoup de place.
Ouais.
Ça, c'est certain.
Parce qu'en fait,
avant les tournages,
elle est préparée.
Il y a de le fait
de préparer un film, un personnage.
Tout ça, ça prend du temps.
Et c'est nécessaire.
Après, elle tournage.
Et puis après,
il y a la promo.
Il fait de pouvoir partager ce film
au maximum.
Donc, effectivement,
ça prend peut-être
toute la place, en fait.
Ouais.
Mais j'essaye
de créer des petites sasses
comme ça.
Mais après, non, non.
Et ben, par contre, après,
en termes de...
dans la société, effectivement,
à vouloir raconter le monde,
on s'y confonde peut-être moins.
Mais j'essaye,
moi, de...
Ce qui peut être pas mal,
en fonction des circonstances.
Là, en ce moment, je suis pas sûr
que ce soit super agréable
de ce qu'on fasse compter
au monde tel qu'il est.
Voilà.
Ouais.
Sauf que...
Normalement,
c'est ça qu'on doit vivre.
Ouais.
Donc,
il faut essayer de trouver
des petits passages
et des petites sasses
pour pouvoir...
De toute façon,
pour pouvoir bien leur raconter.
Il faut quand même l'observer.
Ouais.
Le vivre,
de toute façon,
étant pris légers,
je le vivrais forcément
moins violemment.
Mais ça empêche pas
d'être touché,
d'être marqué par ce qui se passe
et tout ça.
Et ce projet,
non seulement il parle
de...
Effectivement,
dans tout ce domaine du bâtiment,
d'ouvriers, sans papier,
de disparition, tout ça.
Mais il parle aussi,
il y a un espèce de...
sous-texte,
moi pour moi dans le film,
qui est...
C'est espèce d'idéal
qui nous serait proposé.
Donc là, c'est grand ciel.
Hum.
Qui serait un peu...
Voilà,
cette vie, là,
qu'on nous propose,
un espèce de truc,
un monde qui serait génial tout ça.
Mais en fait,
on sait très bien que...
On voudrait tous en faire partie,
mais en fait,
c'est peut-être pas une bonne idée du tout.
Parce qu'en fait,
c'est peut-être un mirage total,
ce truc.
Oui, puis c'est peut-être pas
une bonne idée,
parce qu'il...
par définition,
il n'y a pas de la place
pour tout le monde.
Donc qu'est-ce qu'on fait
d'un monde...
Il y aura des sacrifices,
en fait,
pour le bâtir,
il y aura des morts.
Et donc,
c'est tout ça
qui est très intéressant en film.
Mais moi,
j'ai beaucoup revu Métropolis
de Fritz Lang
à l'époque,
de 1927,
qui traite de ça.
En fait,
c'est les entrailles
mais il y a presque
un aspect mythologique
dans le film,
moi, je trouve.
Il y en a beaucoup.
Moi, je travaille souvent
pour préparer des films
avec deux personnes,
Christophe Dimitry-Reveille
et Stéphane Charbi.
Et on est beaucoup partis
sur des mythes,
le Minotaur,
comment il s'appelle,
Janus,
le 2 visages,
le visage du passé,
le visage du futur.
Et on a beaucoup
ramené de mythologie,
justement, là-dedans.
À qui,
rohata d'y avoir été
en partie inspiré
par un fait d'hiver?
Alors un truc absolument
terrible,
ça s'est passé en 2015,
un intérimère
priori mort
sur un chantier
ou en tout cas, il a disparu.
Personne n'a remarqué
son absence à l'origine,
comme s'il n'avait jamais existé.
L'idée aussi
avec ce film,
j'imagine,
c'est de montrer
ce qu'on appelle
les invisibles.
Mais alors,
quand on est comédien,
comment est-ce qu'on te donne corps
à un invisible?
Parce que ton personnage
l'est aussi,
de fait.
Ouais, le mien,
il l'est aussi
parce qu'en plus,
c'est des...
En plus,
là, le fait d'hiver
dont on est partis,
il y en a eu plein,
il y en a eu là
pendant les Jeux Olympiques
au Qatar.
Il y en a eu plein
depuis l'Egypte ancienne.
Il y a des sacrifiés, ouais.
Depuis toujours,
mais
là, nous,
en plus,
des invisibles,
c'est horrible.
Mon personnage,
il a
même pas de vie.
En fait,
il travaille la nuit,
c'est-à-dire que la nuit,
il travaille.
Il rentre vers 6,
7 heures du matin,
il dort jusqu'à 16 heures.
Il a 2 heures de vie,
2 jours,
pour croiser,
potentiellement un peu sa famille
et juste voir le monde.
Et il repart,
il redescend.
Mais comme l'on était,
enfin comme le sont,
encore d'ailleurs,
tous les endroits,
on travaille dans les mines.
Enfin, tous ces endroits
qui nous coupent combattement
du monde,
on descend au fond du monde
et on voit plus rien.
Oui,
mais mon personnage,
il a invisible,
c'est qu'en plus,
il est invisible
et c'est un fantôme.
Ouais.
On poursuit la conversation
dans un instant.
On retourne
dans ta playlist
et on y trouve
un titre qui figurait
sur la BO
Dinner Advice
de Paul Thomas Anderson.
C'est Cannes.
C'est un titre de 72,
un groupe allemand.
J'ai failli faire
une pointe d'accent,
vraiment,
j'ai bien fait de m'arrêter
au dernier moment
parce que non seulement
je suis mauvaise,
mais en plus, c'était pas.
Vitamine C,
pourquoi ce titre-là ?
Je l'ai découvert
en voyant ce film
de Paul Thomas Anderson
et Nierand Weiss
qui est un film
très étrange.
Je me rappelle
complètement de la scène,
c'est une scène
où à un moment,
il monte dans une voiture
pour partir
avec une jeune femme
qui vient d'autruire.
Mais en fait,
c'est la...
ça accompagne du passé.
Donc on sait pas trop.
C'est un film de toute façon,
très étrange.
Je crois que je l'ai vu
trois ou quatre fois.
Je comprends toujours pas tout.
Est-ce que c'est obligatoire
de tout comprendre ?
Non, mais c'est ça
que je trouve fascinant.
Mais en plus,
c'est Thomas Pachon,
Thomas Pachon,
déjà, c'est de la littérature
qui est hyper belle,
mais qui est très dense
où il se passe
plein de choses
et il y a plein de dimensions.
Et du coup...
C'est une enquête
sur une disparition,
ce qui est pas très loin
dans ce film,
si je peux me permettre.
Mais...
c'est vrai.
Mais j'y avais pas fait de bien.
Et je sais...
pas le moment ?
Ouais.
Ok.
Je sais pas.
C'est un morceau
qui depuis que j'ai vu ce film,
j'aurais écouté régulièrement
parce qu'il me rappelle
à la fois le film
et puis à la fois,
il a un truc très funk
et rock, en même temps,
un espèce de mélange
des deux.
Et moi qui sais pas
très rock,
ça m'amène un peu vers le rock.
Dans la playlist
de Damien Bonard
et on parle aujourd'hui
de grand ciel,
le film d'Aquiro Attac,
qui est déjà dans les salles.
Depuis hier.
Ouais.
Ouais.
Non, je marque un petit blanche
dans l'espoir,
c'est ce qu'on en dit.
Les critiques sont unanimes.
Oui mais qu'on ait le voir pas.
Bah oui.
Allez le voir,
ça serait génial,
qu'on puisse le partager.
C'est un film dans lequel
tu es donc, on le disait,
Vincent, un ouvrier
sur un chantier de nuit.
C'est un personnage
qui est très ambigu.
C'est-à-dire qu'il fait
à la fois partie des ouvriers
mais il a un comportement
de chef.
C'est un type tiraillé.
Est-ce que la morale
d'un personnage,
ça entre en ligne de compte
dans tes choix ?
Ah non.
Je rêverais tellement
de jouer des tueur en série,
de jouer des
des gens dégueulasses.
Bah non, c'est hyper intéressant.
Ouais.
Non, non, bah c'est ça
qui est intéressant.
De toute façon,
c'est nos métiers,
en tout cas,
dans ce métier d'acteur,
de quand même passer du temps
à se passionner,
à s'intéresser
pour des choses
qu'on ne connait pas,
qu'on ne comprend pas,
qu'on ne pense pas
et essayer non pas
d'y adhérer,
de comprendre les mécanismes
et de
tremper les mains dedans
pour essayer de retranscrire ça
et qu'on puisse
ensuite s'interroger
sur tout ça.
Mais du coup, non, non.
Au contraire, c'était
cette bascule
et cette métamorphose
du personnage
était hyper intéressante
et elle nous concerne tous
parce qu'effectivement
à quel point
on est prêt
à marcher sur les autres
pour avancer soi,
à quel point
on peut être
esclave aussi,
à quel point
on peut être
sous-emprise
parce qu'il y a aussi ça
dans le film.
C'est hyper intéressant
effectivement
parce qu'on a vraiment
l'impression qu'il y a
deux personnages.
Il y a celui qui est
sur le chantier,
il y a celui
qui est chez lui
au point que
effectivement on se demande
alors parce qu'il y a
aussi un aspect
un peu fantastique
dans le film
s'il n'est pas
possédé
par quelque chose,
ce garçon.
Bah si.
Parce qu'on pourrait
en parler comme
d'une bête,
comme d'un monstre.
Et la caméra aussi
de pouvoir sentir
finalement que la caméra
soit presque le regard
de cette entité
on appellera
comment on veut
ça peut être le capitalisme
ça peut être
une bête plus mythologique
ce qu'on veut
mais en tout cas
on a travaillé
autour de ça
pour qu'il soit
dans cette situation-là.
L'invisible on le disait
c'est une part très importante
dans le film
c'est un film social
mais c'est aussi tout autre chose
est-ce que ce pas de côté-là
c'est un bon moyen
d'explorer le réel ?
Moi je crois que c'est un des
c'est un de ceux qui m'intéresse
le plus en fait
mais que ça soit en littérature
en cinéma
l'anticipation
là y'a les dystopies
la science-fiction
j'ai l'impression que c'est un endroit
on peut un peu pousser les curseurs
exagérer un peu des choses
les agrandir un peu
et très souvent on retombe
sur nos pattes
en fait
enfin la rouelle
on l'a bien vu
voilà
il me semble que 34
donc c'est finalement
je crois que c'est un endroit
où on peut
projeter des choses
mais qui sont à son base
de notre réel aussi
en exagérant un peu
et là c'est très léger en fait
moi j'aime
c'est un endroit qui m'intéresse
parce qu'en fait
du cinéma social
et seulement social
j'ai presque l'impression
qui du coup
nous emmène un endroit
d'évasion
mais qui nous dirait presque
que ça n'existe pas dans la vie
enfin du coup c'est une fiction alors que
parce que je veux dire c'est clair
oui bien sûr
donc non
je préfère ça moi
je préfère les stoppages
enfin des petits pattes côté
alors sur un aspect
à la fois très concret
très volatile
il porte quel parfum Vincent ?
là il portait un parfum
de Givenchy
qui est une autre parfum
qui s'appelait l'interdit
ok
alors souvent j'explique quand même
tu l'as pas mal raconté
je trouve ça assez fascinant
dans ton process
que chaque personnage a un parfum
ouais
ouais mais alors qu'il soit attribué
pour l'odeur qu'il a
soit pour le
le nom
le nom soit pour la description
du parfum quand il y en a
et non celui-là c'était l'interdit
par rapport à cette
peut-être cette ligne
à franchir ou pas en fait
ouais
c'est intéressant
le personnage du guiraudi
de rester vertical
tu dis bien ou pas ?
à l'époque je faisais pas
ah
bon intéressé
ouais
ce guiraudi ça devait être
ouais
je sais pas ce que ça pouvait être
non
pour ceux qui l'ont pas vu
c'est un personnage très particulier
je dois dire
à la guiraudi ?
bah oui le personnage de rester vertical
bien sûr mais il aurait pu en avoir plusieurs
parce qu'il était un peu multifaceted
par le gars
tout à fait
il changeait en fonction des gens
qui rencontraient donc j'aurais peut-être
eu une petite mallette
avec une dizaine de parfums
ouais c'est ça que des petites fioles
que des échantillons
on poursuit avec ta playlist
je suis ravi que tu es choisi Prince
bah ouais essentielle Prince
bah oui
c'était sur le piano et un microphone
17 days
ce morceau est magnifique
moi je suis motard
et du coup
dans Paris j'ai une très bonne sonore
sur la moto je le mets
mais à fond
j'adore ça
ouais
ah tu écoutes de la musique
à moto
ouais
et en vrai
ça a créé du lien
j'ai des états de
de relations
les passants
les voitures
non mais
ça m'arrêtait d'avoir
des feux
des gens qui dansent
non non mais en vrai
c'est un c'est
bah après je le mets à fond
donc si vous croisez
un motard casqué
mais qui écoute Prince
vous saurez dorénavant
bah je dis pas que Prince
que c'est Damien Bonard
bah là mais là déjà c'est un bon indice
je suis pas sûr que tous les motards
écoutent ce type de Prince
nous vas
de soir
c'est un titre que moi j'ai choisi
mais a priori il a l'air de te satisfaire
Damien Bonard
j'adore ce jeu d'autre
Dr Dre aussi
et Eminem aussi
et j'ai revu 8 miles
c'est pas longtemps d'ailleurs
ouais
oui c'est super
et Eminem
bah alors là j'ai choisi
ce titre là
parce que ça raconte
une histoire
et je me suis demandé
si en tant que comédien
les chansons très narratives
ça te plaisait
ou est-ce que t'as besoin
plus d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
d'une ordre
que t'as besoin
plus d'une ambiance
que d'une histoire
à écouter
Franchement j'aime les deux
autant aimer juste de l'ambiance
musical
comme on dirait
vous avez de la musique
oui de la musique
atmosphérique
et après non non
les histoires qu'elle raconte
mais je suis un peu
un vieux
les albums
concept
d'almémage
vraiment
oui mais il faut y aller
on peut partager
Alors des playlists qui se font toutes seules, enfin en fait moi j'ai beaucoup d'affection et je le fais aussi, je laisse des filets aussi, la musique des fois.
Et je sais pas quels sont les titres en IA ou pas, je ne sais pas encore les distinguer, j'espère qu'il y en a pas trop.
Mais je suis un amoureux des albums concept donc des albums qui ont un début et une fin avec une histoire qui se raconte même entre les morceaux.
Et puis de pouvoir justement se plonger là-dedans comme dans un bouquin de l'écouter et de laisser se défiler parce que les choses ont un sens.
Enfin quand les albums sont conçus comme ça et il y en a qui, de nouveau ça commence à revenir un peu mais ça s'était perdu pendant quelques temps.
On poursuit la conversation dans un instant, je commence aussi à préparer le terrain parce qu'il va y avoir un petit roast demi-parcours.
Un fight.
Ouais, non pas un fight, non vraiment, tout ça aussi le fait dans la bienveillance et la mauvaise foi.
J'espère que pour le coup c'est une qualité qui te plaît et tout ça ce sera après cette courte pause.
Toujours en compagnie du comédien Damien Bonard et tiens d'ailleurs, si je te demandais un rôle pour te définir celui dont on te parle le plus.
Tu vois si je devais dire Damien Bonard que vous avez vu dedans ?
On parle beaucoup des misérables.
Ouais, le film de l'Ajli.
Ouais, les misérables de l'Ajli.
Souvent du Salvadori aussi.
En liberté.
Ouais, complètement ailleurs en comédie.
Puis peut-être ma scène d'apprentissage de l'amour à mes enfants avec Hugo Sentimos avec Emma Stone.
Ouais.
En plus c'est vraiment une petite…
C'est très cryptique mais alors je vais expliquer, c'est dans pauvre créature.
Quand elle se retrouve dans un bordel, me semble-t-il.
Ouais, les prostituaires sont en-là.
Tu joues un père qui amène ces deux enfants pour me montrer comment on fait.
Pour les éduquer mais en fait c'est un père qui je pense que de lui-même il aurait besoin d'apprendre beaucoup de choses.
J'ai l'impression.
Je suis pas sûr qu'il est vraiment une vraie connexion avec les femmes.
Clairement pas.
Ni avec l'amour, ni avec le plaisir et non c'est une scène très drôle.
C'est vraiment amusé en plus d'en rajouter des trucs avec Hugo.
Je suis dit mais tu crois que c'est très drôle que je compte en même temps.
Enfin bon faut la voir mais les deux fois on parle de celle-là aussi.
Je suis tombé sur une interview pour le magazine GQ dans laquelle tu parlais du jeu comme d'un muscle.
Alors pour le fortifier toi t'es plutôt cardio ou développé couché.
Tu travailles comment ce muscle-là ? Sur la longueur par des trucs ?
Ben les deux en même temps.
Je trouve ça intéressant d'en parler comme ça.
En fait il y a plusieurs choses par rapport à quoi exactement ?
C'était de manière générale.
Tu parlais de ta manière d'apprendre le métier, du jeu qui était comme un muscle.
En fait ça a commencé avec les textes.
Par exemple des fois je m'étais pour apprendre vraiment 5 lignes.
Je me mettais deux semaines, c'était un enfer.
Je prenais deux lignes de tournée pour pouvoir les dire tellement j'étais flippé et que ça ne sortait pas.
Et petit à petit et maintenant j'apprends 7 pages, 10 pages en deux heures.
Donc ça c'est un truc, je ne savais même pas que c'était.
Mais en fait le fait de pratiquer c'est peut-être logique.
Plus on pratique, plus on maîtrise quelque chose.
Mais en tout cas je l'ai vu évoluer.
C'est-à-dire que j'étais incapable d'apprendre un texte il y a 10 ans et maintenant je peux les apprendre.
Mais les chansons toujours pas, j'ai jamais réussi à apprendre une chanson.
Pour les intranquilles j'avais deux chansons.
Je crois que j'ai mis un mois à les apprendre.
Je ne sais pas pourquoi.
C'est marrant parce qu'à priori c'est presque plus facile si tu es accompagné par une forme de prosodie.
Je n'en connais déjà pas dans ma vie.
Je ne connais pas de poésie non plus.
Par contre des textes de films je peux les ressortir mais les chansons et poésie impossible.
Et après c'est une partie c'est le texte effectivement.
Et après les émotions mais en fait je pense que c'est un principe physique.
Parce qu'on passe par plein d'émotions qu'on ne connaît même pas dans la vie des fois.
Des choses qu'on vit dans des films.
Donc il faut aller les trouver et sans forcément copier, aller chercher des trucs.
Trouver comment ça s'exprimera chez nous.
Mais plus on affronte des émotions qu'on ne connaît pas.
Plus c'est comme si ça ouvrait un peu.
Ça nous donnait une espèce de liberté qui fait qu'on est peut-être plus permeable.
Et que les choses finissent par naître alors qu'on ne les existait même pas avant.
On va rien comprendre à ce que je raconte.
Mais quand je parlais aussi d'endurance ou de cardio de ce genre de choses,
est-ce que par là on ne peut pas aussi entendre la préparation ?
Parce que je crois qu'il n'y a pas une seule réalisatrice ou un seul réalisateur avec qui tu as travaillé
qui ne vende pas ta précision dans les recherches que tu fais
et jusqu'où tu vas dans la préparation pour endosser un rôle ?
Oui, j'essaye de trouver.
En fait, c'est parce que j'ai besoin d'aide.
Par exemple, pour les uns tranquilles, il fallait trouver cette bascule.
Je ne savais pas comment la trouver entre ces deux états
et puis une espèce de violence à trouver pour des moments de crise tout ça.
J'ai un ami Daniel qui m'a parlé d'un ami à lui qui était boxeur,
enfin qui est boxeur qui s'appelle Didi Pépé Rouglou,
avec qui j'ai été travaillé. Il n'y a pas de boxe dans le film.
J'ai vécu des trucs.
Pour changer d'état ?
Pour trouver ce switch, parce que les boxeurs, ils l'ont forcément de passer d'investir à un ring.
On est assis sur un banc d'investir.
Parce que le personnage, je ne sais plus exactement qui était là.
Il était maniaque dépressif, donc changer d'état.
Je suis allé vraiment dans deux extrêmes
et par la boxe, j'ai vécu des espèces de grandes humiliation, des petites victoires.
Je me suis retrouvé à comprendre que pour être violent avec l'autre,
il fallait être violent avec soi.
Parce que quand on est allongé sur un ring parce qu'on n'en peut plus
et qu'il faut aller quand même faire le match,
il faut déjà se relever et donc se faire violence à soi
pour après en plus se faire éclater.
Donc c'est horrible, mais vous gagnez.
C'était pas mon cas, je ne suis pas boxeur.
C'est-à-dire cette tête sur le physique et sur le mental des personnes.
Et ça m'a créé de quelque chose comme ça.
Et puis j'ai gardé Didier m'a offert une serviette
où j'avais toute ma soeur qui était dans cette serviette
que je sentais pendant les prises pour le film de Joachim
parce que j'avais dans cette serviette mes petites victoires
et mes grandes...
Des fêtes.
Des fêtes.
Mais donc il y a eu un article très intéressant
Tararay, il travaille beaucoup aussi dans des choses
où je pense qu'on est assez proches dans le monde.
Et il a eu dans l'équipe, je crois qu'il y a eu un petit...
quelques pages qui étaient en supplément
où il parle de tout ça, aussi toutes les préparations physiques et tout ça
parce que je pense qu'il a le même plaisir à fouiller comme ça.
Donc moi j'essaie toujours de trouver des...
en tout cas d'ajouter des mondes que je connais pas
à mon quotidien pour pouvoir avoir une...
je sais pas, c'est ouvrir des dimensions
et ça amène toujours quelque chose.
Mais c'est pas forcément en lien avec le film.
C'est juste que ça ouvre un peu l'esprit sur d'autres choses
et du coup ça fait des échos.
À chaque fois ça se trouve un peu comme ça.
Ouais, ça peut pas être du hasard.
Quand on arrive à dire de précision, c'est plus du hasard.
C'est pas logique, quoi.
Pas logique pour toi.
Mais peut-être que du coup ça fait sens.
Ça doit faire sens.
Mais je veux dire, j'ai pas de recette
et c'est pas la même pour chaque film.
Oui, oui, j'imagine, j'imagine.
Dans la playlist de Damien Bonard
également ce titre de Diangelo Really Love
un hommage, j'imagine.
Ah bah Diangelo, parce qu'il vient de mourir à 51 ans
et qu'il manque énormément.
C'est quelqu'un qui, officiellement, est connu bien entendu
mais peut-être pas autant qu'on pourrait le connaître
parce qu'il a quand même influencé énormément de gens
d'Héricabadou.
Enfin, c'est quelqu'un qui a beaucoup été là
pour les autosides en tout le R&B.
Et en vrai, je crois que,
avec mon ami Daniel dont je parlais juste avant,
on a fait deux fois de suite, on a pris des billets,
deux fois ça a été des concerts annulés,
deux fois des déceptions de ne pas pouvoir le voir.
Et puis finalement, c'est plus possible du tout.
Mais il y a ses disques.
Bah oui.
Et ses apos.
Black Party dans Nova Le soir
est toujours en compagnie de Damien Bonard.
Tu es, ce qu'on appelle, un late bloomer.
J'adore cette expression.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que tu as éclos plus tard
peut-être que tes autres camarades.
Dans un monde dystopique, parce que tu disais
mais la dystopie,
où tout ceci te serait tombé dessus beaucoup plus tôt,
tu crois que tu aurais été quel genre de comédien ?
Wow.
Si j'avais commencé à quoi ?
20 ans ?
Ouais.
C'est une bonne question.
Bah c'est impossible de savoir, ça, mais comment ?
Est-ce que tu te dis que, par exemple,
d'avoir eu ce premier gros rôle chez Girodi
à l'âge que tu avais,
il y avait une forme de sagesse
qui t'a peut-être protégé
contre certains travers ?
Mais non, mais en tout cas,
j'aurais peut-être été plus un comédien de théâtre,
peut-être à 20 ans si j'avais fait le conservatoire,
j'aurais peut-être pu, je sais pas.
Mais non, je...
Ouais, franchement,
déjà je sais pas trop ce que je suis comme comédien aujourd'hui
alors ce que j'aurais été
si j'avais commencé à 20 ans.
En tout cas, j'aurais été un comédien jeune,
ça c'est sûr.
Ça, je pourrais pas jouer ça facile.
J'aimerais qu'on me propose un rôle
d'enfant, là maintenant.
Ouais, tu veux dire comme Valérie Le Mercier
dans un livre avec un truc un peu...
Ouais, ouais, bah pourquoi pas ?
C'est rare, mais j'adorais ça.
Mais ce qui est rigolo, c'est que t'as été
nommé catégorie et espoir,
alors que t'avais...
Ouais, ouais.
Donc t'en gardes quel souvenir de ce moment-là ?
Bah c'était...
C'est premier César.
Bah non, c'était hyper beau en vrai
parce que c'était l'aboutissement de...
Ça faisait 5 ans que j'étais comme un fou
à essayer de mettre le turbo partout
pour pouvoir absolument me faire une place là-dedans
venant de nulle part et connaissant pas grand monde
et voilà, on est en prise paris
parce que je me suis vraiment dit
tiens, c'est le seul chemin dans ta vie,
vas-y, il faut que ça soit ça.
Donc non, forcément c'était hyper beau
même à 35 ans, mais cette année-là
j'ai eu le prix de lumière.
Donc tout va bien, mais bon,
c'est plus petit qu'un César.
Oui, mais c'est...
Une espèce de rondelle...
Oui, mais faut pas boudé.
Non, pas du tout.
Il y a trois autres nominations depuis
et peut-être une autre cette année.
Les nominations arrivent le 28 janvier.
C'est 28, je me demandais la date.
Je crois que c'est le 28, toi, il me semble.
Je crois que c'est 26, mais...
T'as des pronostics ?
Tu suis un peu ce qui se passe ?
Je crois d'un peu, mais...
Je n'ai pas un avis surtout,
mais...
Il faut que je donne mes pronostics.
Non, non, mais si ça te vient,
si ça ne vient pas...
Non, non, je pense beaucoup...
Moi, je vais continuer
à faire la promo de la Pempart.
Oui, oui, je pense beaucoup à ça.
Je vais dire que le film est sorti
vraiment tôt, par rapport au film
qui arrive au moment des nominations.
Voilà, je vais me dire
que ça aide elle à l'ami.
Bien sûr.
J'aime plein d'autres comédiens
dans cette catégorie,
mais lui m'a vraiment bouleversé.
Il y a un accroyable acteur,
du coup, qui j'ai eu la joie à travailler
et on va retravailler ensemble, là.
Ah, bah tiens.
Non, après, je pense qu'il y a eu des films,
là, j'ai découvert Syrah,
il n'y a pas si longtemps,
qui est un vrai objet de cinema.
Je sais qu'il y a des gens
qui n'adhèrent pas du tout d'autre.
Oui, mais il se passe un truc, quand même.
Et on vit quelque chose dans ce film.
Et Serge Lopès est dingue.
Je ne sais pas, il y en a quelques-uns,
comme ça que j'ai...
Non, je n'ai pas encore de pronostics.
OK.
On verra ça le 21 janvier.
Mais déjà, ça y est.
Il sera dans les nommés.
C'est un bon pronostic, ça.
Ouais.
Tu dis, aimer, comme spectateur,
les grammaires atypiques en matière de cinéma.
Est-ce que c'est la même chose, comme comédien ?
Ah oui, mais c'est...
finalement un peu...
c'est pas le plus...
présent.
Enfin, c'est pas ce qu'on nous propose le plus souvent.
Non.
C'est rare.
Mais d'ailleurs,
qu'est-ce que c'est une grammaire atypique ?
Ah bah c'est une expression de toi, donc...
Non, en fait...
parce qu'il y a des grammaires,
il y a des choses conventionnelles
dans le fait de fabriquer un film
à la technique, à l'image, tout ça.
Il y a des règles.
Il y a la fameuse règle
de pas franchir lax,
de la caméra.
Ça, c'est des trucs de chant contre chant.
Ouais.
Mais en fait, tout ça...
En fait, c'est comme dans le...
des fois le cinéma,
moi, il me plaît quand il est un peu plus jazz.
C'est-à-dire que le jazz,
pour être vraiment bon dans le jazz
ou dans le free jazz,
faut avoir fait toutes ces gammes
et connaître vraiment parfaitement la musique
pour commencer à la tordre un peu
et à l'emmener ailleurs.
Mais on va pas faire du free jazz
si on connaît rien à la musique.
Ça sera complètement pourri.
Et dans le cinéma,
c'est intéressant quand on...
On a toute la grammaire conventionnelle du cinéma.
Il y a des choses qui...
voilà, qui sont des...
espèces de règles techniques,
des règles d'image,
des choses comme ça, de lumière.
Mais moi, je trouve ça
toujours intéressant quand on les tordre.
Mais alors justement,
ton rapport à l'impro ?
Non, l'impro,
je suis pas spécialement pour
parce que souvent,
on se répète, etc.
On finit par tourner en rond.
Par contre,
fouillé en amont,
et par exemple, sur le film de Joachim Lafauce,
on a fait 10 jours
où on a pris toutes les scènes,
donc on les a toutes traversées.
Pour les intranquilles, tu veux dire ?
Oui, pour les intranquilles.
Vous avez...
Non, les intranquilles.
Et en fait,
il y a des scènes
qui sont vraiment nées de ça.
Il y a, par exemple,
il y a deux choses,
et ça,
pour le coup,
c'est questionner la grand-mère.
Il y avait une scène de crise
où j'avais
un désir de faire l'amour avec Laila.
Bekti ?
Bekti.
Et du coup,
il y avait cette scène-là,
et puis on s'est dit,
il faut qu'elle soit justifiée
les scènes d'amour
ou des scènes de sexe
dans les films.
On avait commencé déjà
à se questionner
comment la représenter,
si justement,
on continuait
ce truc.
Comment on dit « Family Gaze » ?
Non, « Mal Gaze ».
« Mal Gaze ».
Ouais.
De pas forcément
montrer à l'image
une femme qui prendra du plaisir,
parce que c'est l'homme
qui lui en donnerait,
donc on questionnait tout ça.
Bien sûr.
Et puis très vite, on s'est dit
qu'on ne va même pas
faire cette scène.
Je vais peindre une peinture
d'un acte sexuel,
parce qu'en fait,
c'est mon désir à moi
à ce moment-là.
Elle, elle n'a pas besoin
à ce moment-là.
C'est moi qui ai une crise.
Et en fait,
on a fait une scène
où je peins une scène
d'amour de nous deux
et en fait, c'est beaucoup plus fort.
Oui.
Et donc des choses comme ça,
où la scène
où elle doit me faire prendre mon cachet,
le fait de le cacher dans ma bouche
et de le recracher par hasard.
Oui.
Ça, c'est des trucs
qu'on a trouvés.
Sur le moment.
Pendant les 10 jours
avant le tournage.
Donc en fait,
c'est 10 jours,
on a traversé le film
et on a improvisé des choses
pour les trouver.
Et là, c'est intéressant
parce que c'est,
du coup,
c'est de déployer le scénario
mais en amont.
Parce que de toute façon,
sinon,
on n'a pas vraiment le temps
sur le tournage
et souvent, ça tourne en rond.
Avant de...
Oui, c'est pour ça,
pour...
Oui, oui, bien sûr.
Avant de subir le roast,
je me suis dit
que écouter Nina Simone
était une bonne idée.
Oui.
Ça met toujours
dans de bonnes dispositions.
Il se trouve que tu as choisi
dans ta playlist
Funkier Than a Mosquitoes Twitter.
Pourquoi ce titre ?
Là, c'est parce que
je sais plus d'où il vient.
Il faudrait que je réécoute
les quelques premières notes
parce que je les réécoutais
et je l'avais acheté,
je crois,
à une époque,
il y a un coffret
qui était sorti
avec,
je sais plus où,
il s'appelait
il était un groupe
coffret de Nina Simone.
Oui.
Puis en plus,
Nina Simone,
je l'ai vu en concert,
enfin voilà, c'est quelqu'un
qui compte beaucoup pour moi
et je n'ai pas de raison
d'avoir choisi,
c'est juste parce que je l'aime.
Si ce n'est que c'est
de Nina Simone,
c'est une raison en soi,
oui, bien sûr.
...
Nina Simone,
dans Noval le soir,
Nina Simone choisie
par Damien Bonnar
mon invité aujourd'hui
que je prépare,
moi tranquillement,
depuis le début de cette émission
parce que vient le moment
redouté
par les invités,
je ne vais pas le cacher.
C'est le moment
du roast,
soit cette tradition
plutôt anglo-saxonne
de venir chatouiller
les gens
en fonction de leur parcours,
de ce qu'ils sont,
voilà.
Celle qui s'y colle,
c'est Paloma,
grande gagnante
de la saison 1 de Drag Race
et comme on est en France,
on a fait ça vraiment
dans les règles,
ça s'appelle donc le roti.
...
Salut, Charline.
Pour préparer ce roast,
je me suis replongé
dans votre impressionnante carrière,
cher Damien,
et donc dans votre page
Wikipédia.
Et ça m'a rassuré.
Ça m'a rassuré
parce qu'avant d'accéder
à la fine fleur des cinéastes
internationaux,
ben,
vous aussi,
vous avez galéré.
En 2010,
vous avez successivement
incarné un figurant
dans un salon,
un employé de cabaret,
un passager
dans un avion
et un loup bar.
Oui, oui.
Un loup bar.
Un mot canaille
et joliment désuet
qui vous va bien,
Damien,
car vous êtes un peu
le loup bar
du cinéma français.
Damien Bonard,
vous êtes la preuve vivante
qu'on peut avoir
une carrière prestigieuse
et l'aura
d'un interrupteur éteint.
Vous avez tourné
avec les plus grands
réalisateurs du monde,
Christopher Nolan,
Wes Anderson,
Roman Polanski,
Yorgos Lantimos.
Vous avez une carrière
à faire pallir
la totalité
du cinéma français
et pourtant
vous avez gardé
ce look
en fin de droit
qui distribue
des tracts
au festival d'Avignon.
À la croisée des chemins
entre Zaz et Michel Welbeck,
vous affichez
une dégaine
soigneusement négligée,
faussement je m'en foutiste,
un tantiné zadiste.
En fait,
vous incarnez
le fantasme ultime
du cinéma français.
Le type ni beau,
ni lait,
ni jeune,
ni vieux,
mais profondément authentique.
Votre barb
n'est jamais stylé,
elle est politique.
Vos cheveux
ne sont pas en bataille.
Non,
ils sont en lutte.
Et après tout,
pourquoi se faire chier
l'habite à essayer de ressembler
à Georges Cluné
quand ça prend 2 minutes
de ressembler
à un contrôleur
de la RATP ?
Même à Cannes,
quand vous montez les marches
pour une potentielle palme d'or,
la sécurité doit double-checker
votre identité
de peur que vous ne soyez
un gilet jaune
égaré sur leur aide-carpette.
Faut dire que Damien,
vous avez un certain goût
pour le cinéma social.
Chacun de vos rôles
ressemble
à une sanction administrative.
En policier,
vous êtes paumé.
En écrivain,
vous êtes paumé.
En père de famille,
vous êtes paumé.
Dans un fantôme
subventionné par le CNC,
vous transformez
n'importe quel film
en dépression saisonnière.
Votre carrière, elle-même,
est un miracle statistique.
Trois nominations au César.
Des films primés
à Tia Larigo.
Des collaborations
internationales
avec des réalisateurs cultes.
Et pourtant,
zéro statut de star.
Vous êtes le seul acteur
qui peut dire
j'ai bossé avec Nolan
et à qui on répondra
ah ouais,
en Régis.
En interview,
même constat.
Grand timide,
sûrement,
vous vous en battez les steaks.
Alors vous parlez doucement,
humblement,
sans égo,
sans punchline,
sans vie.
Tel un épisode de Telassa,
vous ne faites aucun effort
pour séduire et refuser
toute forme de rythme.
Et en même temps,
pourquoi changer tout ça,
Damien ?
C'est précisément pour ça
que vous êtes juste,
parce que vous ne trichez pas,
parce que vous ne cabotinez pas,
parce que vous refusez
le charme facile,
la starification,
le spectacle de soi.
Vous êtes l'un
des rares acteurs français
capables de porter un film
sans voler la vedette.
Vous ne faites pas rêver,
vous racontez l'époque.
Allez, bon week-end.
Je laisse la parole
à celui qui vient de se faire roster,
Damien Bonard.
Mais c'est pas un roast,
c'est un hommage.
Ouais ?
Non, mais merci beaucoup.
Je suis d'accord.
C'est une manière
très particulière
de montrer
son admiration.
Mais je suis
complètement d'accord
avec tout.
Ouais, ok.
J'ai aucun souci.
Je me...
J'ai trouvé ça merveilleux.
Bah c'est super, voilà.
Sûr, hein.
Tu pars pas, hein.
Non, non, je pars pas.
Tu pars pas, ok.
Non, mais il a raison.
Je...
Disons, et c'est pas
à travailler, non,
c'est pas nonchalance
pour être en chance,
c'est qu'en fait,
je sais pas,
c'est d'essayer de...
Ouais, de mettre les...
Comment dire ?
De mettre l'intensité,
l'endroit où elle doit être.
Ouais, et surtout...
Ouais, les int...
Enfin, d'être...
C'est dur,
de pas trouver ce mot.
Jouons ensemble.
Alors, quel est le mot ?
Quel est le mot ?
Je ne sais pas.
Non, mais de...
Ouais, de se rappeler quels sont les objectifs
et quels sont...
Qu'est-ce qu'ils comptent
pour de vrai, voilà,
de faire un peu attention à ça.
D'être attentif.
Ouais.
Dans un instant...
D'être attentif à sa propre connerie,
à ses propres dérives
et d'être attentif aux autres, et voilà.
Mais déjà,
à sa propre connerie,
c'est bien, moi, je trouve.
Ouais.
C'est pas donné à tout le monde.
Non.
Moi, la mienne m'envahit.
Moi, la mienne m'envahit,
elle ferait construire régulier.
Moi aussi,
faut bosser tous les jours,
c'est pas un truc
et donc...
C'est pas de l'inné, c'est de la qui, on va dire.
Comment on parle
dans les éducations positives ou non.
D'enfant, s'il sera question,
dans un instant,
si tu veux bien,
parce que je suis,
me suis plongée dans pas mal d'interviews
dans lesquels tu parles de films
que tu as vus,
j'imagine, quand tu étais
beaucoup plus jeune.
Ouais.
Et on en parle juste après
cette courte pause
et on écoutera aussi
un autre titre de ta playlist.
Il est signé
The Blue Nile
de Downtown Lights.
L'explication, c'est pfff.
Mais en fait, la musique,
ce qu'on veut dire des mots
sur la musique,
la musique, c'est déjà un langage.
Donc non,
c'est des choses
qui nous accompagnent,
c'est tellement beau,
The Blue Nile.
Eh ben, ce sera très beau
juste après la pub.
Tous les soirs,
Nouvelle soir,
de 20h à 22h,
avec Charline Roux
et ses invités.
The Blue Nile
dans Nouvelle soir
et dans la playlist
de Damien Bonard.
C'est vrai que c'était très beau.
Mais c'est magnifique.
C'est des choses,
je sais pas,
mettre ça à fond
et c'est porté par tout ça
mais ça pourrait être,
ça aurait pu être du squat walker,
ça aurait pu être...
Il y a tellement de gens à écouter.
Je sais pas.
Tu te racontes des histoires
quand tu écoutes de la musique ?
Est-ce que ça te transporte
à des endroits ?
Ça nous transporte
à même à des vies
qu'on n'aura jamais.
Ouais.
Ça devait être des choses
qu'on vivra jamais
mais en tout cas,
ça nous en rapproche.
Déjà, c'est déjà pas mal.
Je me suis intéressé.
Ou ça, c'est en éloignance
mais c'est pas un truc.
Oui, c'est le meilleur moyen
de toucher du doigt
ou en tout cas
d'être à des endroits
où tu peux pas être.
Oui.
Je le disais donc,
je me suis intéressé
à quelques films
qui datent un peu
mais qui potentiellement
ont été des films
que tu as beaucoup regardé.
Je te propose qu'on écoute
les extraits.
Bien sûr.
Et je dois les reconnaître ?
C'est assez facile.
Il y a plein d'indices
dans les extraits.
Exactement.
Voici le premier.
C'est une chanson
et une sénématique aussi.
Une femme animée
en robe rouge,
pas été.
Une rose magnifique.
Roger Rabbit ?
Ben oui.
C'est Jessica Rabbit, bien sûr.
C'est trop bien Roger Rabbit.
Le film de Robert Zemeckis.
1988,
la CMI Irving
qui chante la voix
parlée de Jessica Rabbit
est assurée par Kathleen Turner.
C'est un film
que tu as beaucoup cité.
Oui, oui.
Il est étonnant
en attendant le film
avec ce mix,
ce mélange,
cette alliance
de dessins animés
et de
acteurs
réels.
Et en même temps
qu'il doit être aussi une réflexion,
j'ai imaginé,
j'ai pas vu depuis longtemps,
mais
surtout l'industrie du cinéma.
Enfin,
puis
cette peur
de la trempette,
ça, ils appelaient ça
comme ça, la trempette.
Ça a été un trauma.
C'est horrible.
Bien sûr.
La bord de la petite chaussure,
quand le horrible juge,
c'est horrible.
C'est horrible.
Mais
il n'a pas eu beaucoup
des films comme ça.
Alors toi qui aime bien
expérimenter
d'expériences-là,
ça te plairait?
Ouais.
Genre même avec du fond vert,
etc.
Oui, oui,
ça...
Ouais, ça me plairait.
Ouais.
Ouais.
Mais non, non,
si il y a un roger habite d'eux,
je le fais.
Ouais.
Enfin, si je suis pris.
Et je veux bien jouer
ce foie,
soit le cartoon,
soit l'autre.
Ok.
Extrait suivant.
Truman.
Qu'est-ce que tu fais ici?
Je vais te parler.
C'est un bon moment.
Ok, je vais y aller.
Je vais faire quelque chose
plus grand que quelque chose.
Ouais, c'est Trumancho.
Bah oui, il y avait un indice.
Les films de Peter Ware sorti
en 1998.
Qu'est-ce qu'il te plaît
dans cet univers-là?
Oh bah c'est...
Bon, déjà c'est une réalisation
et un jeu d'acteur incroyable.
Moi, je...
Je ne sais pas pourquoi en ce moment
je revois tout ce que fait
Jim Carrey.
J'ai une passion pour ce...
Peut-être parce que
tu vas le croiser au Césor.
Ah bon?
Bah c'est l'invité d'honneur cette année.
Ah, pas j'étais pas au courant.
Bah voilà.
Ok.
Raison de plus pour vous la y aller.
Ah ok.
Moi, qui n'allais plus au César,
j'ai retourné.
Oui, voilà.
Euh...
Bah non, mais ce mec est fascinant.
Enfin, c'est dans...
toute sa filmographie.
Parce qu'on...
Bah déjà, il a...
il a...
cette...
cette chose physique
que personne n'a.
Enfin, c'est la capacité
à se transformer.
Et je revois même
tous les petits sketches
qu'il faisait à l'époque
pour les émissions de télé.
Tu penses à tourner Night Live, ouais.
C'est complètement dingue.
Après, tous les choix de films
qu'il a fait
sont quand même
tous des films avec des univers
très différents.
Mais on s'aperçoit que finalement
les comédies qu'il choisit
quand il tourne avec les frères Faréli,
il ne fait pas que la comédie
ils font des choses très politiques
finalement.
Ouais.
Sous couvert de comédies.
Euh...
De suivre un flic à un moto
qui a...
qui a quatre enfants noirs
alors qu'il est blanc.
Euh...
Il y a des tas de choses
euh...
très petites,
notamment une scène
à un moment où il va
aller au boulot
et les gamins sont là
ils sont tous surdoués
en plus c'est quatre fils
et il est en train de financer
qu'ils paient
et quand il met son flingue
sur son...
avec sa ceinture
il dit bon faut que je m'en aille
parce qu'il pourrait y avoir
une bavure.
Mais...
Bah oui.
Bah oui.
Ils sont en Amérique
et tout ça.
Donc ce mec là bon...
c'est un artiste
et en même temps
dans des choses très politiques
qui a plein d'endroits
mais comme ça
avec des filtres
justement indirectes
euh...
et après bon après
Gondry c'est magnifique
c'est en All Sunshine
de la semaine
c'est magnifique
et dans The Truman Show
après
il raconte un truc aussi
sur le monde
le monde
du cinéma
et notre monde aussi
sur...
sur justement tous ces...
parce que ce qui rejoint
grand ciel aussi
sur cette espèce d'idéal
de...
de cité merveilleuse
qu'on...
qu'on nous promet
vers laquelle on tendrait
parce qu'on nous...
on a l'impression que c'est
ce qu'il nous faut
mais... alors que c'est pas
ce qu'il nous faut
c'est juste un espèce
énorme somnifère
qui va faire qu'on va juste
être des esclaves
ou à subir des choses
ne nous laissons pas anesthésier
donc épaitons Mur
comme il le fait
à la fin d'ailleurs
euh...
Extrait suivant
et autre trauma
en ce qui me concerne
si tu avances encore
je te découpe
en morceaux
c'est quoi c'est...
à Trayou
ben bien sûr
à Trayou
qui rencontre Marc
alors j'avoue
je parlais de trauma
j'ai volontairement
choisi cette scène
parce que sinon c'était
la mort d'artraque
c'est ça je ne m'en remettrai
jamais le cheval
1984
c'est un film que tu as vu
au moment que ça a sorti
ou que tu as découvert après
non non au moment que ça a sorti
c'est un peu l'époque
il y avait aussi
les talons noirs
je crois que le cheval
c'est un autre film de l'époque
ça ne fait pas traumatiser
non
j'ai toujours adoré ce film
non mais il est...
non mais cette scène
avec le cheval
pardon mais je ne m'en remettrai
jamais mais c'est horrible
non c'est horrible
mais c'est rattrapé
par son chien
dragon rose
falcon
je ne m'en souviens plus
qui est magnifique
et qui l'emmène avec lui
non non
et puis bastien
qui est dans son grenier
qui lise bouquin
et tout
l'attention
il se passe tellement de choses
il y a tellement de vie
dans ce film
non moi
il m'a pas
effectivement
oui il est dur
par certains contextes
parce qu'il y a des sacrifices
qu'il y a des hyper des gens
mais
j'ai adoré ce film
mais c'est pareil
mais j'avoue que comme je l'ai vu
au même âge
j'ai eu un truc quand même
de s'est resté quand même gravé
assez longtemps
je dois dire
après moi je t'ai passé
par d'autres choses avant
parce que mon cousin m'a donné
des cartes entiers de tous les
frédicrougueurs
tout j'ai vu des trucs
beaucoup plus...
à 11 ans
tu t'étais déjà mouillé
la nuit avant d'y aller
ouais ok
très bien
parfait
on poursuit avec ta playlist
un titre qu'on trouvait
sur l'album demi
sorti en 1994
c'est Road
et c'est un titre de Portis Head
pourquoi celui-là ?
parce que c'est...
c'est une des plus belles voix
actuelle
je sais pas
elle me...
c'est un disque
qui peut m'aider
à vivre en fait
je mets ça
il y a un truc triste
dans les...
mais qui nous donne
une force
je sais pas qu'il nous accompagne
donc si on va pas très bien
ça nous...
si on va bien
ça porte aussi
mais je sais pas
ça compte
c'est trop beau
c'est trop beau
Childish Gambino dans Nova le soir
This Is America
et pour le coup c'est un titre
que moi j'ai choisi
pour Damien Bonard
puisque il semblerait que tu sois
non seulement fan de sa musique
mais aussi du comédien
soit Donald Glover
et de la série
Atlanta
que je n'ai pas pu voir en concert non plus
parce qu'il avait des problèmes
de santé cette année
mais je crois que c'est...
peut-être que c'est toi
le chat noir en fait
peut-être qu'il faut pas aller
à un concert avec toi
parce que les gens ne viennent pas
non je n'ai pas pu le prendre
de place
ça a été annulé avant
mais non non
il a...
donc il y a eu cette série
Atlanta
qui est fascinante
en fait il y a eu...
moi il y a deux séries
cette année
il y a celle-là
Atlanta
et la série de Steve McQueen
qui s'appelle Small Axe
qui est plus sur l'histoire
des Jamaïquins
arrivée à Londres
à partir des années 70
et donc c'est sur la musique
mais beaucoup sur le...
le racisme
enfin tout ce qui s'est passé
en Angleterre
avec toute la population Jamaïquine
de 70 à nos jours
et qui est une magnifique série
de cinq épisodes
mais qui ne sont même pas
ces cinq histoires distinctes
et Atlanta
qui est une série
inventive, critique
qui est esthétiquement
réalisée magnifiquement
enfin je ne sais même pas
si c'est pas fait en pêloche
mais en tout cas
c'est très travaillé
avec des comédiens
et des comédiens dingues
donc lui-même
qui joue dedans
Tessa Thompson
enfin il y a toute une troupe
et surtout
une critique de notre société
mais
avec beaucoup d'humour
mais où ils vont toucher
des vraies choses en fait
sur justement
toujours pareil
jusqu'à quoi on est prêt
pour avoir une pardonnale
qu'aujourd'hui
jusqu'à
fin finalement
enfin il y a notamment
un épisode
il y a des analyses
de notre société
pareil où ils poussent un peu
les curseurs
et je vous rappelle
d'un épisode
où ils se retrouvent
dans une soirée branchée
de la mode à Paris
où c'est un dîner
avec les yeux masqués
et en fait
ils mangent
un plat qui est pané
et en fait ils se rendent
compte que c'est
des mains humaines
panées
mais parce que c'est tellement
branché pour les élus
de la mode
de manger des mains humaines
donc ils poussent
les curseurs mais
ce qui était déjà le cas
dans le titre qu'on vient
d'écouter
d'America
c'est quand même
un clinique assez
et j'attends la suite
avec impatience
mais non non
mais tout ça c'est des séries
mais c'est comme quand Louis Sique
fait sa série Louis
c'est des choses
t'es un grand consommateur
de séries
pas du tout
j'en connais pas tant que ça
en fait j'ai des coups
petit à petit
mais il est souvent en retard
mais
il y en a quelques-unes
comme ça
qui sont importantes
parce que toi
tu n'en as pas tourné
tant que ça en réalité
j'en ai tourné une
il y a Malditos
et Malditos
j'en ai tourné une
qui va sortir bientôt
qui s'appelle
Tracé
de Cédric Angél
j'ai fait avec Benoît Magimel
et Mélanie Laurent entre autres
Emmanuel Guillaume
et Cédric Apieto
et bon
et là j'en termine une
pour Netflix
et c'est un format
qui te plaît
enfin qui change les choses
en tout cas pour toi
on a entendu
l'investissement que tu mets
dans chaque rôle
quand il faut le tenir
sur plusieurs heures
est-ce que ce sont
les mêmes enjeux
c'est très différent
en vrai
je sais pas
quand ça me plaît
après j'ai pu dire
à raconter des histoires là-dedans
et à jouer
avec les partenaires
à qui je travaille
et les directrices
enfin réalisatrices
ou réalisateurs
mais là je vais faire
une petite pause
là par exemple
je suis en finie rune
ça fait 4 mois
et c'est
une autre densité
c'est un autre rythme
et encore
pour l'instant
j'ai la chance
dans des séries
on a du temps
pour travailler
ce qui n'est pas le cas
de tous
les séries télé
où ils ont
tellement peu de temps
tellement peu de prise
enfin où ça doit être
hyper frustrant
hyper dur
donc nous on a du temps
pour travailler mais
je...
ouais je sais pas
là je vais refaire
des longs métrages un peu
on parlait de Malditos
tu vas retrouver
Céline Salette
pour 43
c'est déjà tourné
non
en tournant
de Guillaume Renousson
avec les Guillaume Renousson
de Namuris
de Namuris
qui est à Mastroyani, Arthus
ouais
et Guillaume qui avait
fait les survivants
de Minoché
c'était en...
il y a tout 3 ans je pense
oui on devrait tourner ça
en mars là
je pose la question
parce que
je parlais de Céline Salette
t'as tourné avec Elma Dito
si tu vas tourner
dans ce film avec elle
elle t'avait dirigé
dans Niki
d'avoir des gens
récurrents
comme ça
dans sa carrière
est-ce que
c'est une volonté
est-ce que c'est
circonstantiel
est-ce que
c'est un mélange
de tout ça
en fait
si il y en a quelques-uns
qui en viennent comme ça
c'est-à-dire un autre après
qui n'est pas encore
produit
non non c'est en fait
bizarrement des fois
il y a des gens
à qui on a vraiment
une affection
et des rapports humains
ou de travail
qui sont forts
et à qui on tourne jamais
c'est des hasards
enfin
il y a plein de gens
que j'apprécie
à qui
j'ai pas eu l'occasion
de tourner face à ce fait pas
il y a des gens
à qui ça se fait régulièrement
et on sait même pas pourquoi
ça ne vient pas de nous
c'est les réalisateurs
qui font ses choix
puis il y a des fois
où c'est aussi nous
qui avons envie
tiens mais tu crois pas
qu'on pourrait former
cette troupe là
donc c'est un mélange
de tout ça
mais c'est l'une
non non c'est
c'est vrai que la première fois
qu'on a travaillé ensemble
c'était sous sa direction
et là
de plus en plus
on joue ensemble
et en vrai
je crois
c'est
hyper beau
donc
je sais pas
il y a un truc qui passe
dans la playlist
encore un film
qu'on trouve
sur la bande originale
ce film c'est Youth
de Paolo Sorrentino
David Lang
alors c'est lié au film
ou c'est purement lié
à l'oeuvre
non j'ai beaucoup aimé le film
et ce morceau là
en particulier
mais après non
je suis plus intéressé
enfin j'adore ce morceau
j'adore ce film
mais c'est l'oeuvre
David Lang
qui m'intéresse
en entier
en fait
il a des trucs
c'est un compositeur
de musique contemporaine
il a des tas de formes
très différentes
des ensembles
de voix
de violon
des percussions
enfin il travaille
dans des tas de dimensions
très différentes
et c'est très vaste
son oeuvre
mais
faut découvrir
parce que c'est un
bah moi c'est quelqu'un
qui compte pour moi
et il a des morceaux
qu'il a écrit
qui m'ont donné envie de
de
qui me
enfin il a notamment un morceau
je sais pas pourquoi
j'ai raccroché
que je rêverais
de voir
un film
à Bondi
sous le pont
à Bondi
avec de la neige
ouais
je sais pas pourquoi
je raccroche ce endroit-là
faut le réaliser
et avec un embouteillage
avec que des gens
dans leur solitude
et
dans la violence du monde
donc je vais peut-être
le tourner ce truc-là
Nova
le soir
We wonder
dans Nova le soir
Master Blaster
c'est moi qui ai choisi ce titre
et je vais pas le justifier
parce que c'est Steve Wander
Steve Wander
moi j'adore son album
Others than Julie
c'est ça
c'est quoi
ça reboit l'émission d'un trou
ouais enfin bon
c'est Steve Wander
oui bien sûr
oui
tu aurais pu le mettre
dans ta playlist
tu as annoncé que
t'étais pas un grand grand fan
de rock
enfin pas plus en tout cas
en fait j'ai grandi
donc année
quoi le collège
moi c'est années 90
on va dire
pardon mais nirvana
bah ouais
et encore pas grand chose
à foutre de nirvana
oh non c'est pas possible
vraiment tout se passait
tellement bien d'un an
c'est pas possible
non mais je peux aimer mais en fait
il y avait à l'époque
à l'époque il y avait des vrais
des clans
soit on était jazz
hip hop
rap
soul funk
soit on était
nirvana
iron miden
métallica machin
bah c'était un peu ça
moi j'avais pas de bousondine
avec un truc collé dans le dos
et marqué métallica
moi non plus
ah ouais
bah non
je partais des colons troués
des duck martins
pour faire comme Courtney Love en fait
ouais mais moi c'était
on était et demi
ouais ok bon bah voilà
et maintenant
je m'adoucie
je m'intéresse au rock
mais
et non c'est vrai que je
je connais pas beaucoup
j'ai pas une grande culture rock
mais j'ai été voir
c'est décès en concert
au stade de France
j'ai adoré
je
découvre de plus en plus
comment il s'appelle
tous ces foot
tous ces trou
non mais un grand
bah ça reviendra pas
alors vraiment cette conversation
à trou
de type guerrière pour
pour annoncer qu'après la pub
j'ai choisi un groupe
un peu rock
mais en même temps
qui groove
Cold War Kids
vraiment
cette démonstration très laborieuse
parce que je connais pas
au fait qu'on va écouter ça
juste après la pub
mais j'adore Rage of the Machine
bah parfait
tous les soirs
Nouvelle soir
de 20h à 22h
avec Charline Roux
et ses invités
Cold War Kids dans
Nouvelle soir
Hang me up to dry
et toujours
en compagnie de Damien Bonard
la face fighter sur Nirvana
j'espère que
non pas du tout
en plus j'adore
j'ai même dit
peut-être qu'on était l'ennemi
au début non mais
il fallait choisir son con à l'époque
mais depuis
bah moi depuis j'ai abandonné
mon propre con
je m'ouvre aux autres
bon très bien
avant de se quitter
il reste une petite formalité
c'est un petit questionnaire
de type prospective
de type portrait
de type dystopie
est-ce que tu es prêt ?
oui ready
alors tu peux te baser
sur évidemment
des rôles
déjà existants
c'est le but du jeu
tu es un héros
de comédie romantique
tu serais lequel ?
comédie romantique ?
ouais
c'est quoi comédie romantique ?
n'importe quoi
qui est grand ta priori
bah
j'essaie de trouver
un film
qui m'a touché là-dedans
mais
bah le film
dans ton pari de Gondry
c'est pas une comédie romantique ça non ?
ouais on peut
si ça va
moi je le rangerais
alors pas feel good
mais il y a quand même
quelque chose de cet ordre là
donc le gym carré
ou
james greve
avec joachim phoenix
tout l'overs
tout l'overs
ok ça marche
si tu étais un super héros
c'est dark comme dit romantique
ouais ouais mais bon ça peut
mais l'amour c'est dark
je vais en faire un t-shirt
si tu étais un super héros
cherec
c'est pas du tout un super héros
c'est vrai
il n'a pas de doublie d'entité
il n'y a pas de pouvoir
si ce n'est
en honorama mais
si j'étais un super héros
je sens point dans le super héros
un peu dark
un peu
non mais je dirais
je t'éconnais
je pense qu'il y a des trucs
genre un tatouille
mais c'est pas des super héros
mais après
il y a les indestructibles
si tu veux rester dans la vanne animée
mais
non super héros
ouais entre tous les gars
super man tout ça
ouais
qu'est ce qu'il y a d'intéressant
là dedans
je ne les connais pas tous
mais
tu ferais un bon batman je crois
elle est batman
ouais
c'est vrai que j'aimerais bien
ça se tente
si t'étais un super méchant
de cinéma
le Joker
ah bah donc on revient
dans les
ah ouais des plus intéressés
par les super vilains
par les super héros
en réalité
c'est un rôle maudit
le Joker
ouais je m'en fous
ouais ok
si t'étais un policier mythique
du cinéma
spectre serpico
chez cinélumet
ok
si tu étais un héros
de film d'action
héros de film d'action
ouais
le gars n'a plus de cerveau
et j'en ai pas plus
donc on va repartir
sur un jeu sans fin
mais si mais c'est acteur
incroyable
qui fait beaucoup de films
d'action
Jean-Claude Van Damme
non, nord-américain
Idris Selbar
non
ah il est très intéressant
comme acteur
mais
le plus grand
Denzel Washington
exactement
Denzel
dans Training Days
et Vincent Lindon
a la même passion que moi
pour Denzel Washington
apparemment
ouais
j'ai découvert ça dans un documentaire
qui a été fait sur lui
où il explique ça
qu'il aimerait jouer
comme Denzel
avoir les rôles de Denzel
ouais
mais Denzel
incroyable acteur
et enfin
qui tu choisirais
pour jouer ton rôle
dans ton biopique
Nadja Tereskevic
ok
ça pourra être drôle
elle en est capable
elle en est tout à fait capable
c'est très bon choix
alors vraiment le
Asda Myrbonar
Nadja Tereskevic
moi prenez mon argent
je dirais vraiment clairement
voir ce film
et en attendant je vous engage
tous à aller voir grand ciel
d'Akihiro Atta
c'est en ce moment
dans les salles
merci beaucoup
merci à vous
pour l'accueil
le mot de la fin
c'est toujours pour l'inviter
donc si là je te demande
de manière impromptue
un titre que tu aurais envie
d'écouter
et là
tout de suite maintenant
et qui
brandi et monica
brandi et monica
brandi et monica
brandi et monica
quelle passion
ok allez c'est parti
c'est parti
nova
le soir
brandi et monica
the boy is mine
nova le soir
c'est bientôt fini
on a rendez-vous demain
à 20h avec Cyprien
on va tout de suite écouter
pour clore cette émission en beauté
jammy xx est remis avec
loud places
et juste après
vous retrouvez le grand mix
tous les soirs
nova le soir
de 20h à 22h
c'est trop bien
la deuxième fois je reviens
et la chaque fois
je passe un super moment
avec des trous
parce que je cherche absolument
les titres que je trouve pas
mais
non je suis très heureux d'être là
c'était Franck Zappard
j'en trouvais pas depuis tout à l'heure
et je l'ai retrouvé parce que
on s'entend
vous avez des tapes 10
qu'il y a marqué franco
vous avez marqué franco
moraci
je l'ai retrouvé grâce à ça
mais
c'était Franck Zappard
que je cherchais
le roast alors
est-ce que ça t'a fait
ça a pas
j'ai adoré
non j'ai trouvé très bien
pour moi il dit la vérité
tous les soirs
nova le soir
de 20h à 22h

A poursuivre

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