Ambre Chalumeau : Arctic Monkeys, GTA & plaisir de lire

Ambre Chalumeau : Arctic Monkeys, GTA & plaisir de lire

Nova le soir • 26/01/2026 • 01:51:58

Dans Nova le soir, Ambre Chalumeau est venue à l'occasion de la sortie de son livre "Liste de lecture", nous faire écouter ses morceaux, et parler de ce qui la passionne : Arctic Monkeys, Dune, GTA, Massive Attack et plein d'autres choses !
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es

Transcription

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Nova le soir
Écoutez, Nova le soir
Échangez de disques
Avec Charline Roux et ses invités
Nova le soir
Bienvenue dans Nova le soir
et je vous annonce un lundi musical.
Évidemment, fait de Phoenix, de LCD Sound System et d'Arctic Monkeys, qui a dit encore.
Non mais c'est pas ma faute, c'est le choix de mon invité.
Et j'annonce par la même occasion un lundi lecture,
puisque la dite invité consomme des bouquins en grande quantité,
et ne fait rien qu'à les conseiller.
Dans la télé, mais aussi sur support papier,
Ambre Chalumeau vient nous présenter liste de lectures,
paru aux éditions Lyconoclast.
Elle aura donc l'insigne privilège de se faire roster par une ex-camarade de télé,
Paloma, comme chaque jour vient titiller l'invité.
Et pour démarrer cette soirée festif, comme il se doit,
car oui, lundi peut tout à fait rimer avec party,
on écoute Beck avec Sex Loves.
Et il est temps maintenant de passer au morceau de Bravo.
Chaque jour sur Instagram, nous vous proposons des thèmes habilement choisis
et attendons vos propositions musicales pour l'illustrer hier.
C'était la journée nationale contre le sexisme.
Oui c'était hier et alors, on allait quand même pas se priver
et vous demandez vos meilleurs hymnes féministes à beugler de toutes ces forces.
Alors évidemment, vous nous avez préposé celui-ci.
Alors je parlais d'hymnes féministes à beugler.
C'est vrai que pour s'attaquer à Damaretta,
bon bah faut un peu s'échauffer.
Qu'importe.
Également parmi vos propositions.
Néne Cherie pour une protestation dans la douceur,
soit l'inverse de ma camarade de Noval Matin,
Ségoura Fétain qui a suggéré les vulves assassines et Queen Kong.
Les titres qui suivent et revenus dans plusieurs de vos propositions
et ça me semble tout indiqué pour relativiser le principe de propriété.
Laisse les gores, you don't owe me.
You don't owe me.
Not just one of your many toys.
You don't owe me.
Don't say I can't go with other boys.
Don't try to change me in.
You don't owe me.
Et dans la série classique et menace par la même occasion,
un coup de talon est si vite arrivé,
pour célébrer comme il se doit la journée nationale
contre le sexisme et en faire une semaine,
un mois, une année que dis-je, une vie.
On écoute Nancy Sinatra.
You keep losing
When you ought a not
You keep saying
When you ought to be a-changing
Now what's right is right
But you ain't been right yet
These boots are made for
And that's just what they'll do
One of these days, these boots
are gonna walk all over you
And you keep thinking
That you'll never get burned
Nancy Sinatra dans Nova le soir, these boots are made for walking, dans un instant on se retrouve
avec Ambre Chalumeau.
Tous les soirs, Nova le soir, de 20h à 22h, et Nova le soir, échanger de disques avec
Charline Roux et ses invités.
Le soir, voici une expérience des plus édifiantes, attendez chez vous si vous êtes munis de ces
étranges créatures que l'on nomme les ados, et plus particulièrement si la dite créature
a tendance à accueillir chacune de vos propositions notamment.
Lui donc ma chérie, par un roulement oculaire accompagné d'un soupir, et bien laissé traîner
négligemment ou non, le livre de mon invité, la créature sera aimantée par son nom, puisque
elle, elle est cool, elle est dans quotidien, contrairement à vous qui lui prenait grave
la tête dans la salle de bain, et le tour est joué, la créature se passionne pour
s'alléronner et vous vous échappez à une aignembre livre de Gossip Girl et rien
que pour ça.
On dit merci.
Les lauriers, c'est pour celle qui me fait face, Ambre Chalumeau venu nous parler
de listes de lectures paru chez l'iconoclast, je précise avant de dire bonjour que
l'expérience marche également sur des sujets plus âgés.
Bonjour Ambre Chalumeau.
Bonjour Charline, merci beaucoup.
C'est une vraie expérience, c'est un truc scientifique, testé, je ne sais pas si je...
Ah ouais, on a écrit un livre, ouais, conseiller des livres, ok, c'est cool.
Ah ouais, c'est vrai, parce que je ne me sens tellement pas à l'aise pour parler avec les jeunes,
je débarque un peu genre, salut les couacoubés.
Alors, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Du coup, tu avais une très belle image chez moi jusqu'ici, et la règle par cette phrase, c'est fini.
Chérie, n'écoute pas la radio, enfin si, écoute la radio, mais bon, voilà.
Non, non, ça marche très bien, vraiment, je le trouve.
Trop cool, les jeunes gens, comme chez les moins jeunes gens, la preuve, ça marche chez moi aussi.
Comme à chaque invité, on va évidemment parler de cette liste de lectures,
comme à chaque invité, je t'ai demandé de venir avec tes disques,
comme on dit chez les jeunes, mes galettes,
mes trentes trafaux, tes petits vinyles, tes cassettes de titres.
Pour démarrer, pour absolument aucune raison, si ce n'est le plaisir,
on ouvre avec les sound systems si ça se va, si ça se va.
Oui.
C'est difficile, il faut faire des trucs, des échauffements bucaux,
un truc ou n'importe quoi, ou peut-être lire correctement.
All my friends, je vais y arriver à un moment, pourquoi ce titre ?
Allez, à toi.
J'arrête de parler.
C'est marrant d'ouvrir avec, moi, j'ai beaucoup fini avec.
J'ai beaucoup fini des soirées notamment.
C'est une chanson de fin de soirée.
C'est une chanson de fin de soirée, c'était même avec mes amis de l'essai,
une chanson précisément de nouvel an.
On l'a lancée avant que minuet arrive.
On bondissait comme des kangourous fous parce que la chanson appelle,
je trouve, au bondissement, minuit arrivait et on débarquait dans la nouvelle année
ensemble en criant « where are your friends tonight » dans une espèce de grand chan
de rugby musicalo cool.
Et on finissait dans une grande étreinte sur « All my friends ».
Et à chaque fois que je l'écoute, mon groupe de WhatsApp de Podlissé se mange
un texto ivre avec un coeur à 23h12 parce que dès que je l'écoute,
je pense à eux.
Bonne année en banc.
Bonne année, Charline.
Nova, le soir.
Sound system, All my friends,
le choix d'embre chabumeau, l'invité de Nova, le soir.
Et je voudrais maintenant qu'on parle, si tu le veux bien, de liste de lecture.
À l'origine, c'était un podcast.
Finalement, en faire un objet était un projet tout à fait sensé.
Je voulais te demander quel était ton rapport, toi, à l'objet livre.
Je te remercie de trouver ça sensé.
Effectivement, en moment de changer ce podcast en livre,
moi, je savais que j'avais à coeur de ne pas faire, entre guillemets,
juste un podcast qu'on aurait imprimé.
Je voulais qu'il y ait une valeur ajoutée un peu indéniable dès le départ.
À le changer en livre, il y a la valeur ajoutée déjà de l'image.
On a tout illustré.
C'est quand même très cool de montrer les têtes des auteurs et autrices dont on parle,
d'autant que c'est souvent des auteurs et autrices à pure gueule et à pure style.
Donc on était content.
Ce que tu as choisi, oui, en tout cas.
Oui, franchement, là, on a une chouette brochette.
Donc c'était cool de montrer leur tête et d'analyser leur look, leur dégaine,
leur manière d'être sur les photos.
On s'est un peu fait plaisir et surtout, je voulais qu'il y ait une valeur ajoutée
dans l'augmentation des textes.
On a rajouté des rubriques, on a rajouté des biographies.
Moi, j'ai rallongé tous les textes de moitié parfois avec des chutes
que j'avais pas pu mettre dans le podcast et j'ai fait beaucoup de recherches en plus
pour les dénicher des interviews de tout le monde qui m'ont passionné.
Et contrairement à une chronique ou un podcast où il y a quelqu'un qui peut te dire,
oh, ça fait huit heures que tu es dans le studio, il fait nuit,
il faut qu'on parte, nos enfants ont grandi entre temps.
Il faut que tu arrêtes de parler.
Là, un livre, moi, on m'a laissé tranquille.
J'ai pu faire long.
Pour finir avec l'objet, je note aussi que j'imagine que ce sont tes propres livres
dont on voit les couvertures, parce qu'il y a certaines versions anglaises.
Il y a des couvertures de livres qui sont pas celles que moi, j'ai chez moi, par exemple.
Et c'est toi qui les a choisis, j'imagine.
Oui, on a photographie à chaque fois mes exemplaires des livres,
pas dans un délire fétichiste narcissique,
mais déjà, je trouve que c'est un certain gage de sincérité et d'autanticité.
C'est mes objets, j'ai vécu avec, je les ai aimés, je les ai anotés,
je les ai écornés et à chaque fois, je note à côté aussi dans une petite
légende comment ce livre m'est arrivé entre les mains,
parce que je vous souhaite très chouette aussi de rappeler que les livres,
ça peut venir de partout.
C'est en littéraire, mais dans le liste de lecture, je raconte,
celui-ci, on me l'a offert pour mon anive à mes 18 ans.
Celui-ci, c'est l'if préféré de mon père.
Celui-ci, j'étais en avance un jour chez le médecin et il y avait une librairie.
Je suis tombée dessus pour rappeler qu'on peut faire feu de tout bois et avoir
des livres qui viennent de partout.
Là, en l'occurrence, on peut lire 20 portraits, on peut dire portraits de livres.
Oui, je crois qu'on peut lire ça, oui.
Dis-moi que ça a été un crève-coeur de choisir.
À la fois, un crève-coeur, parce que je n'étonne personne.
Vous me connaissez, je suis névrosée.
Enfin, tout est une piste de tête.
Et en même temps, en trouver 20 n'était pas non plus simple,
parce que je me suis mis la barre assez haut en termes de critères.
Je voulais que ce soit une sélection très, très superlative de livres
que j'avais pas juste aimé, que j'avais adoré et qui n'était pas juste
intéressant, qui étaient cultes, avec vraiment des trucs à raconter autour.
Donc, ça n'a pas été que simple d'en trouver 20.
Et ce que j'aime bien, c'est qu'organiquement, ça a donné une sélection
très variée, ça va de 1920 à 2022.
Tu passes de Maurice Druyon à John Watter,
c'est un peu s'mouillé la nuque entre les deux, mais ça fonctionne.
Un truc très varié, oui.
Faire des listes et y mettre High Fidelity de Nick Hornby, c'est carrément méta.
C'est de l'Inception, de liste, de liste, de liste, de liste.
Mais j'aime bien, pardon que t'es parlé de portrait de livres,
parce que je crois que c'était ça l'idée.
C'était pas tant une démarche de dire, je vais recommander 20 livres
et il faut que vous lisiez 20 livres, parce que je pense qu'on ne
sera jamais d'accord pour aimer les mêmes 20 livres que moi.
En revanche, j'avais l'idée de proposer un récit, de raconter une histoire,
parce que ça, on peut ne pas être d'accord pour aimer un truc,
mais on peut tous être d'accord sur une bonne histoire.
Effectivement, c'est 20 portraits de livres conçus pour ne pas
spoiler et être bienveillants envers ceux qui n'en ont jamais entendu parler.
Et pour que ceux qui les connaissent et les élus, ils dénichent quand même
des petits infos de fabrication, des petits interviews des auteurs et autrices.
Mais j'aime beaucoup cette idée, effectivement, de faire le portrait d'un bouquin.
Je vais citer quelques-uns des livres dont il est question.
Bonjour Tristesse de François Sagan, Gatsby le Magnifique, Francis Scott Fidgerald.
Les rois maudits, tu le disais.
Le bûcher des vanités Tom Wolf,
un ami qui ne m'a pas sauvé la vie d'Hervé Guiver, la chambre de Giovanni James Baldwin,
la vie de Vançois de Gary, Farronite 451 Ray Badrubery, pardon.
La place d'Annie Arnaud, Vernon Subutex, Salmanteuse de John Waters,
Belle du Seigneur, Delbert Cohen.
Enfin, bref, il y a 20 titres, il y a du monde.
Ce qui est vraiment très agréable en te lisant,
c'est que la notion de plaisir n'est jamais exclue.
Il n'y a pas de discours analytiques hyper froid.
Et en fait, c'est assez étonnant de lire ce genre de tonalité à un moment
où ce qui semble mieux à partager, c'est plutôt la hâte.
Ouais, totalement.
Et même aussi, peut-être avec tant de manières de parler de littérature
qui disqualifie le plaisir et dès que les grands livres, ce serait forcément
de l'alpinisme, un truc un peu dur et qui se mérite et que si on éprouve du plaisir,
alors ce serait pas de la littérature, ce serait de la lecture.
Je sais qu'il y a plein de gens qui ont ce synobisme là.
Moi, je pense que c'est très important de remettre la notion de plaisir
au centre, mais je pense aussi qu'il y a différentes manières de prendre du plaisir
avec un livre. On peut prendre du plaisir en lisant.
Ça, c'est super.
Mais à nouveau, je suis persuadée qu'on ne sera jamais tous égaux là-dessus.
On ne prendra jamais tous plaisir au même livre.
Et je pense qu'on peut prendre du plaisir en se faisant expliquer un livre,
se retrouver dans un récit.
On ne va pas forcément le lire à l'arrivée, mais on peut adorer le comprendre.
Moi, vraiment, c'est comme ça que je
fonctionne même, par exemple, la musique.
Il y a des artistes que j'écoute pas.
Il y a des styles musicaux qui ne m'intéressent pas.
Mais si on m'explique en quoi est ce révolutionnaire,
si on me raconte l'histoire intime ou au contraire hyper ambitieuse et grandilocante
qu'il y a derrière, je peux devenir résolument fan d'un artiste quand bien même.
J'écoutais pas sa musique.
Je peux me mettre à écouter sa musique grâce à ça.
Moi, je crois vraiment à ça, à la puissance des bons récits n'importe
lequel des livres dont je parle.
On peut le vendre d'une manière académique.
C'est l'histoire d'un grand auteur américain qui a un prix Nobel.
C'est l'histoire de Nina.
On peut le raconter sous forme de récit.
C'est l'histoire d'une femme qui perd son père et qui lui écrit tout
ce qu'elle n'a pas pu lui dire de son vivant.
C'est l'histoire d'un écrivain qui veut emprisonner toute son époque
tout le New York des années 80 dans une petite capsule temporelle.
Et ça, cette manière-là de raconter les choses, je la trouve
ouverte à tout le monde et très joyeuse.
Pour moi, il y a du plaisir là-dedans aussi.
Plaisir aussi, j'imagine, d'écouter Phoenix.
Toujours.
Voilà.
Est-ce qu'il y a une histoire derrière ton amour pour Phoenix ?
Il y a déjà eu un amour pour Phoenix, oui absolument.
Il y a eu ma grande-sœur et je pense la fan numéro 1 de Phoenix au monde.
Et elle m'a initié.
Je me suis dit très bien après la première fois qu'elle m'a passé
l'écouteur de son iPod à l'arrière de la voiture conduite par mon père et qu'elle
m'a mis everything is everything dans l'oreille.
Ça, c'est Madeleine de Proust éternelle.
Ensuite, moi, j'ai écouté Phoenix à mon tour.
Je me souviens d'aller le voir, d'aller voir un concert avec des potes.
J'ai plein de souvenirs géniaux liés à des concerts de Phoenix.
Et j'aime des chansons de tous leurs albums, donc c'est très dur d'en choisir une.
Mais à quotidien, on soumet parfois les invités à un exercice de torture
qui s'appelle la Playlist.
On leur demande quelle est la plus belle chanson de tous les temps.
Et je sais que c'est une question qui, moi, me torturerait.
Donc je me dis qu'il faut que je réponde le premier truc qui me vient en tête.
Et souvent, c'est Love Like A Sunset de Phoenix,
que je trouve magnifique comme chanson.
On va le soir et ce grâce à Embre Chalumeau, mon invité.
Aujourd'hui, on parle de listes de lectures publiées chez l'Econoclast.
Et je voulais te demander le rôle de passeur, de passeuse dont tu parlais un instant.
Tu l'envisages comment, ce qui te concerne ?
Parce que tu as aussi cette spécificité qui est que tu regardes les gens en face
et pas d'en haut.
Oui, ça j'y tiens beaucoup.
En même temps, c'est pas quelque chose que j'ai a théorisé.
Je pense que ce serait très malhonnête et arrogant de faire différemment.
Je ne suis pas une experte.
Je n'ai pas fait 20 ans d'études de cinéma, je n'ai pas fait 20 ans d'études littéraires.
Donc je pense qu'automatiquement, ça me différencie de beaucoup
de passeurs institutionnels, dans le sens où je ne vais pas utiliser
des mots de jargon de technique.
Moi-même, je ne les maîtrise pas toujours.
Je ne vais pas utiliser de grands drèves canoniques,
parce que parfois, moi-même, je ne les ai pas.
Je ne vais pas sortir des punchlines en latin, parce que je ne parle pas latin.
Donc en fait, c'est beaucoup plus horizontal et je le revendique comme ça.
Je ne suis pas une prof.
Je ne suis pas du côté des auteurs ou du côté des sachants.
Je suis du côté des lecteurs.
Je suis comme vous une lectrice.
Je joue à Dora l'Exploratrice.
Je prends ma petite lampe frontale et je vais explorer la littérature
et je reviens avec mes trouvailles.
Et il y en a que j'ai tellement aimé, que j'ai envie de vous embêter avec.
Vous dire à défaut de vous dire, oh là là, il faut que tu lis ça.
Au moins de vous dire, oh, il faut que je te raconte ça.
Il faut que tu connaisses ça.
Parce que moi, ça m'a tellement fait kiffer que j'ai envie de le diffuser.
Moi, j'ai découvert la culture comme ça.
Si quand j'ai...
C'est qui tes passeurs et tes passeuses à toi ?
Il y a eu mon frère, ma sœur, il y a eu des amis de mes parents,
qui ont très vite théorisé ce rôle.
Je pense notamment à un mec qui en a fait son métier aujourd'hui,
qui s'appelle Thomas Croisier, qui fait des spectacles où il vulgarise
le cinéma français, le grand cinéma français, notamment en comédie.
Il fait ça très, très bien.
C'est un ami de mes parents.
Donc moi, j'avais la chance d'avoir son artisanat pour moi à domicile.
Et très vite, il a repéré la petite boutonneuse fan des Beatles.
Il a dit, OK, tu seras mon projet.
Et il me faisait des playlists, il me faisait...
Il me parlait de livres.
Plein de gens ont joué ce rôle là pour moi.
Si moi, quand j'étais jeune, j'avais vu quelques très vieux films
et lu quelques livres un peu ardaus.
Ce n'est pas du tout que j'étais plus intelligente qu'une autre.
C'est qu'il y a des gens qui ont su me trouver les bons mots
pour me recommander ces livres à moi, me montrer,
me fermir ou atter ce que je pourrais moi en tirer,
en quoi ils sont modernes, alors qu'ils me paraissaient
de moi poussiéreux sur une étagère.
Et ce travail-là, on l'a fait pour moi.
J'adore le faire à mon tour.
La lecture guidée, c'est quand même absolument merveilleux
quand on est bien accompagné.
La culture guidée, la musique guidée, c'est de me guider,
faire une recommandation à quelqu'un qu'on a pensé pour quelqu'un.
Et que cette personne nous dise, ça m'a plu.
Là, dans notre tête, c'est comme les salles de contrôle de Houston
quand les fusent d'école.
Tout le monde se tombe dans les bras et crie victoire.
Sur les 20 livres dont il est question dans liste de lecture,
il y en a, j'imagine, tu les avais tous lus,
mais j'imagine que tu as dû les relire.
Absolument.
Est-ce qu'il y a certains livres qui t'ont procuré
les mêmes émotions que la toute première fois ?
Est-ce qu'on peut aller chercher ça aussi ?
Oui, j'étais même très émerveillée de ça.
J'ai relu beaucoup pour choisir les livres de cette sélection.
Il y en a où ma première impression n'a pas été confirmée,
où j'avais été éblouie quand je les avais lu il y a longtemps.
Et puis en relisant, je me suis dit, en fait,
oui, c'est super, mais peut-être que je peux me tourner
vers encore mieux, qui me plaît encore plus aujourd'hui.
Il y en a, le plaisir est intact, il y en a, il est décuplé.
Ça, c'est quand même assez fou.
Quand on a mis la barre très haute en se disant
qu'on avait adoré un livre de le relire, on peut être déçu.
Il y en a qui, au contraire, me disent,
ben, watch me et m'émerveille encore plus.
Il y en a qu'on lit différemment.
Il y en a qu'on lit en s'identifiant à d'autres personnages.
À première lecture, quand on est jeune,
on s'identifie peut-être aux plus jeunes et aux plus immatures.
Et en grandissant, on change de référents.
Et il y en a qui créent des sourcils français.
Et ça, c'est, par exemple, ce que j'ai raconté dans le chapitre
dédié à Belle du Seigneur d'Albert Cohen,
qui est un livre vis-à-vis duquel j'ai vécu une trajectoire
que plein de gens ont vécu, une première lecture assez éblouie
par le style et par le mastodonte littéraire,
mais ensuite en grandissant, notamment en grandissant en tant que femme,
de se rendre compte qu'il y a plein de trucs assez créniaux
dans la manière de parer des femmes dans le livre,
se poser la question de est-ce que c'est voulu par l'auteur
comme une dénonciation ou est-ce que c'est lui qui a ses opinions
pas top ? Tout ce chemin mental, plutôt que de ne pas parler du livre,
j'ai choisi de l'inclure et de faire ça à couture apparente
en disant, voici mes nouvelles circonstections face aux livres.
– Sur un perspective.
– Exactement. Et de proposer ce petit point de vue subjectif là,
parce que je suis clairement pas la seule à le ressentir,
ça a été même documenté. Mona Cholet a écrit de bien mieux
que moi là-dessus dans son livre Réinventer l'amour.
Donc je trouvais ça intéressant de raconter qu'un livre,
ça se lit et ça se relit et on a un droit à changer d'avis sur des textes
qu'en fait, ça les enrichit aussi de venir compléter
nos premières lectures avec de nouvelles opinions d'adultes,
de nouvelles opinions nourrides de plus de théories politiques.
Je trouve ça intéressant aussi.
– Mais du coup, moi, le livre m'a donné envie de faire un truc
que j'ai pas refait parce que j'avais précisément peur
de pas retrouver cette espèce d'émotion hyper forte
que j'avais eu la première lecture.
J'ai très envie de relire des souris et des hommes, tu vois.
À cause de listes de lectures.
– Je suis navrée.
Mais tu vois, des souris et des hommes, émotion intacte.
Et le pire, c'est que comme je savais comment ça finissait,
j'ai pris l'avance, j'ai commencé à pleurer dès la page 1 pour être sûr
et au moins, contrairement à Belle du Seigneur,
qui est un mastodon de 2100 pages, c'est quoi, des hommes, c'est court.
– Très bien.
On poursuit en musique, toujours, dans ta playlist
« Keep dancing, Inc ».
– Ça, c'est un choix un petit peu personnel
puisque c'est le groupe de musique que mes amis avaient.
J'ai deux amis qui ont créé un groupe de musique.
Alors, j'ai dit que c'était un duo.
Ensuite, ils sont devenus plus nombreux qui s'appelaient « Keep dancing, Inc ».
Et mes plus beaux souvenirs d'adolescence,
mes plus beaux souvenirs, enfin, aux la main,
mes plus beaux moments d'amitié, c'était aller les voir en concert.
Ils ont fait ce circuit des salles parisiennes de plus en plus grandes.
Aller les voir en première partie du groupe que j'admirais.
Ils avaient fait la première partie de Parcelles au point FMR, c'était incroyable.
Quand ils jouaient dans d'autres lieux en France, on allait les voir.
Ils avaient joué au Midi Festival, on était tous descendus.
Passer une semaine d'été incroyable là-bas.
Elles jouaient en Angleterre, on allait les voir.
Donc, ce petit équipage-là autour d'eux, c'est mes plus beaux souvenirs
et je sais pas si j'ai eu de très objectif, mais j'adore leur musique.
Et j'adore notamment le morceau que je vous ai soumis.
Absolument.
Keep dancing, Inc.
Et on se retrouve dans un instant avec Ambre Chalumeau,
juste après cette courte pause.
Tous les soirs,
Nouvelle soir,
de 20h à 22h.
Toujours en compagnie d'Ambre Chalumeau, on parle aujourd'hui de listes,
de lectures et de pleins d'autres choses.
Evidemment, je voulais te demander parce que je suis aussi une très mauvaise personne.
Y a-t-il un livre que toi, tu as adoré
et qui te vaut de manière systématique des haussements d'épaule quand on parle ?
Je peux parler de Guilty Pleasure parce que ça n'existe pas,
mais quand même, il y a un truc que toi, tu adores et à chaque fois, tu as monté.
Je me retrouve souvent à me prendre le chou avec des snob littéraires
qui détestent, par exemple, pardon, je le jette sous le bus,
mais qui sont très remontées par exemple contre quelqu'un comme Joel Dicker,
qui aime beaucoup froncer le nez sur ses livres en disant,
ça n'est que du divertissement.
Moi, Joel Dicker, il m'a sauvé la vie un jour où j'avais 4 heures d'attente
dans une gare et j'ai entamé un de ses polars et j'ai pas vu le temps passer.
Je considère que c'est un livre qui a réussi son coup.
Mais Page Turner, c'est pas sale, vraiment.
Page Turner, c'est vraiment pas sale.
Après, évidemment, que c'est génial qu'on peut aussi dire de livres
qu'ils sont Page Turner et ils ont un propos politique
et ils ont un style qui marquera leur époque, etc.
Mais il y a plein de snob littéraires que je combats un peu là-dessus.
Par contre, j'ai beaucoup de l'inverse avec les mêmes gens,
c'est dire que je n'ai pas aimé certains grands livres et les voir faire
et faire le signe de croix et me jeter de l'eau bénite de ceux.
Alors, elle n'a pas lu qu'une des rares.
D'ailleurs, c'était ma question d'après sur est-ce qu'il y a un grand classique
que tu as pas lu.
Il y en a mille. L'insultame déjà, t'es le lettre.
Je ne sais pas.
Pas refus d'obstacle ou pas ? Non, non.
Vraiment, j'ai aussi envie de penser qu'il y a des livres que je commence
et qu'ils ne sont pas bons.
Pour moi, là, tout de suite, Jean, M. Proust, dont on parle beaucoup,
j'ai un petit gars, un newcomer.
J'ai essayé au moment où on m'a dit le lire,
c'est-à-dire en première année de prépa quand j'avais genre 17 ans.
En lisant, je me disais, je pense que c'est quelque chose
que je débloquerais plus tard, je pense que c'est peut-être un livre
que je gagnerais à lire avec plus de vie dans le bagage.
Je ne le refuse pas, je me dis juste pour plus tard.
Mais ça, ça suffit à me faire traiter des rétiques par pas mal de monde.
Non, mais c'est un peu le moins vrai.
Moi, je connais énormément de gens qui se nomment et je le garde
pour quand j'aurai vraiment du temps, soit la retraite.
Exactement. Et tu sais, tu parais tout à l'heure
de comment faire une bonne transmission culturelle.
Je pense qu'elle doit avoir une vraie part d'honnêteté.
Je pense que c'est parce que telle honnêteté de dire
« On est d'accord, ce livre de 1000 pages sur le choléra
est un petit peu badant, on est d'accord,
ce truc est un petit peu dur à lire. »
Que la prochaine fois que tu diras « J'ai un truc, c'est gros,
c'est check, c'est vieux, mais vous allez voir, c'est super.
On va te suivre. L'honnêteté, c'est important aussi. »
Un livre qui ne figure pas dans la liste de lectures
d'enbroche à l'humour, c'est le sien, les vivants,
paru en mars dernier.
C'est la gil, le boulard, c'est je m'ai permis.
Plutôt rassurant, quand t'as son absence totale de mégalomanie.
Ce qui m'empêchera pas de te demander
quasi un an après sa sortie, petit retour sur expérience.
Extrêmement reconnaissante, franchement.
Oui.
Parce qu'en le sortant, j'avais 50 shades of Peur
dans tous les sens, Peur qui se fasse tracher,
Peur de faire un caprice un peu,
en publiant un livre que moi, j'avais aimé écrire.
Et je savais bien que ça m'a fait du bien de l'écrire,
mais prétendre que ça allait faire du bien aux gens de le lire,
ça me paraissait très arrogant.
Je me demandais si je faisais pas un petit caprice.
Et j'ai eu ce cadeau merveilleux d'avoir en librairie
beaucoup de gens qui sont venus me dire
que le livre leur avait plu, qu'ils les avaient fait rire,
parce qu'il m'avait un compliment qui me touche toujours beaucoup,
ou que certaines situations, ils s'étaient reconnues dedans.
Des gens parfois très émuvenant, pas à être chose très grave,
disant que ce livre avait peut-être,
parce qu'ils parlent de thèmes à la fois intimes
et un peu universelles de famille, etc.
avaient pu les aider à même commencer des conversations
avec des membres de leur famille.
Donc ça, c'est un très beau cadeau.
Alors vraiment, l'émotion, là, c'est reconnaissance.
Est-ce que tu as découvert des choses sur ton livre
en discutant avec des électrices et des lecteurs ?
On découvre énormément de choses sur nos livres,
avec les questions du public, où quelqu'un dit
« Est-ce que quand vous avez fait tel passage,
vous aviez en tête tel truc ? »
Et tu dis absolument, vraiment,
alors que ça n'est beaucoup plus intelligente que toi.
Non, c'est vrai, tu découvres beaucoup de trucs,
tu es amené à réfléchir sur ce que tu as écrit.
Parfois, tu te prends des perches tout seul en répondant à la question.
Tu dis « Mais oui, mais absolument, mais tout à fait.
Et te voilà à théoriser ce que tu as écrit. »
Alors question qui n'a rien de littéraire,
mais est-ce que, de fait,
te retrouver dans cette position-là de l'interviewer,
ça a changé quelque chose à ta pratique, à toi de l'interview ?
Alors, j'ai un respect immense pour les gens qui se font interviewer,
car maintenant, je sais à quel point c'est terrorisant, vraiment.
Ça m'a fait changer en vrai beaucoup de choses.
Tu vois, par exemple, être interviewée dans la presse écrite,
parfois tes citations sont un petit peu changées,
ça a l'air anodin, mais toi, quand tu fais gaffe
à prendre certaines précautions de langage,
surtout pas avoir un petit ton de petite parisienne
ou de petite connasse hétérée,
l'avoir malgré toi, ça rend un peu dingue.
Et donc, j'ai repensé à toutes les fois
où j'avais lu dans des magazines, parfois des magazines féminins,
des quotes, tu sais, d'actrices que t'as envie de gifler.
Et je me dis, en fait, si ça se trouve,
elles n'ont vraiment pas dit comme ça,
elles l'ont dit avec un ton ironique que l'écrit a perdu.
Donc, plus grande empatie là-dessus, ça, c'est sûr.
De l'internat des smiley, qui passe moyennement bien dans la presse écrite.
C'est quoi ton rapport à la critique de manière générale
et qui plus est sur ce livre-là, qui, comme tu le disais,
était vraiment une histoire qui était très personnelle ?
La critique envers moi, tu veux dire ?
Ouais.
Il est assez névrosé, et globalement, je ne suis pas très solide.
J'avais très peur des critiques que mon livre pourrait susciter.
Il y a des retours de lecture que j'ai eues
qui étaient d'autant plus beaux, qu'ils s'autorisaient des petites critiques,
mais avec lesquelles j'étais d'accord.
Par exemple, il y a une journaliste qui a écrit
« Il y a plein d'immaturité dans ce livre,
mais c'est l'eau d'un premier roman, et ça a un certain charme. »
Et ça, bon le coup, ça m'allait très bien.
Mais j'avais peur de plein de choses.
Effectivement, je ne suis pas hyper solide,
mais ce livre-là est peut-être le truc que j'ai fait
qui me ressemble le plus,
et d'avoir gardé, au moment de toutes les phases de correction
et de réflexion, ce cap de je veux que cet objet me ressemble,
je veux pouvoir reconnaître la paternité jusqu'au bout.
Quand on proposait de changer des phrases,
parfois je disais non, je crois que je veux que ça reste comme ça.
L'idée que quelque part, s'il plaît,
il plaira pour des raisons qui sont les miennes,
et s'il se plante, il se plantera,
mais au moins, si un succès autour, il ne sera pas…
je pourrais le réclamer parce que ça me ressemble.
J'avais un peu ce cap-là.
Donc ça m'a aidé, je pense, à tenir le truc.
Et surtout, Dieu merci, j'ai beaucoup de chance, j'ai été épargné.
Il y a sûrement mille millions de personnes qui n'ont pas aimé,
il n'y a pas eu, par exemple, d'articles assassins,
d'un média que j'admirais, ou de choses comme ça,
c'était un peu ce que je craignais.
Le livre sort en poche en avril, c'est le livre.
Tout à fait.
Est-ce qu'il y en a un autre en fabrication ?
Non, je note un peu des idées, j'adorerais,
mais ça demande un temps que pour l'instant, j'ai pas.
Le roman que j'ai publié, je l'avais écrit avant de commencer
à travailler un quotidien.
En fait, il y a des gens qui arrivent à faire les deux,
qui ont des disciplines de samouraï,
et qui disent, le matin, je me lève à 5h30,
et je craigne.
Qui sont ces gens ?
Voilà, moi, je me lève tard,
je bois d'une Esquic et je le galère.
Donc, pas du tout.
Et en plus, je suis un somme-niac.
Alors, c'est vraiment le moment de l'émission
où là, je vais tout donner,
puisque tu as choisi Arctic Monkeys.
Bon, j'ai plusieurs questions.
Est-ce que tu as écouté l'inédit, Opening Night ?
Évidemment.
Qui est annoncé un peu comme un truc crépusculaire,
parce qu'il y a plusieurs magazines qui supputent
que ce serait leur dernier titre avant séparation.
Je suis sur 8 Reddit différents,
qui analysent les théories du Compto.
On est d'accord que c'est non.
C'est non.
Ils ne vont pas se séparer.
Moi, je suis plus sûr de rien, Charline.
J'ai beaucoup de trust.
Non, c'est pas une question, c'est une affirmation.
On refuse.
Là, ils peuvent pas faire ça, en fait.
Pas maintenant, pas comme ça.
Moi, je n'ai pas la préparation mentale, voilà.
Moi, j'adorais qu'il y ait un prochain album
qui me retourne à ce que j'aime d'eux et avec plus d'eux.
Ah oui, parce que tu as la chance au cours de route, toi.
Bah, tu vas.
Là, le dernier album,
il y a des guitares, il y a des batteries,
il y a des dents de morceaux,
pardon, l'inédit qu'il y a une sortie.
Tu as genre, oh, du rythme, wow.
Tu vois, on n'est plus dans la musique bar lounge.
Non, je suis très méchante.
Ils ont fait deux albums de vieux,
mais ça me plaît, en fait, que tu que je te dise.
Bon, là, à l'occurrence, toi, tu as choisi un titre
qui était sur Homebug, si je me l'abuse.
Crane Lightning, ouais.
J'ai pareil tortures d'en choisir un,
parce qu'il y en a tellement.
J'ai failli mettre Style Take Your Home du premier album,
parce que chaque fois que je l'écoute, je me dis,
il n'y a pas un jour où ça ne marchera pas sur moi.
Mais Crane Lightning, c'est un souvenir qui est lié.
Moi, c'était mon tout premier concert,
l'article Monkiz, à la Sigal, quand j'avais 14 ans.
Je n'étais pas au courant de l'existence du Pogo.
Je l'ai découverte sur le terrain, voilà.
Et ce premier moment de panique, c'était,
il y avait Crane Lightning, de la salle s'est changée en chaos.
Et je me souverdais toujours de cette chanson-là,
de cette freinésie-là. Voilà.
Justice, Tame Impala, Never Ender, dans Nova Le Soir,
est toujours en compagnie d'embauche-chalumeau.
On a parlé de littérature, on a parlé de musique,
il n'aura échappé à personne que la tendance télé,
puisque tu pratiques aussi cette discipline.
La tendance télé est plus du côté ricanant,
voire critique de la force,
quand les opinions ne deviennent pas tout simplement des faits.
Comment est-ce qu'on navigue quand on est aussi discrète,
qu'enthousiaste ?
Tu vois ce que je veux dire ?
Des moments où j'ai vraiment l'impression qu'on va aller,
la nage à contre-courant, c'est parti.
Moi, je me pose les mêmes questions que toi.
Je fais la même analyse que toi.
Je essaye vraiment de réfléchir
à comment doser la place de mon opinion,
dans ce que je fais.
Typiquement, dans l'is de lecture,
je donne mon opinion,
quand elle est celle de l'enthousiaste.
Je considère que quitte à diffuser une opinion,
c'est la plus saine qu'on puisse diffuser.
Je donne ma subjectivité,
parce que peut-être je représente quand même une démographie
qui peut se reconnaître dans ce que je dis ou dans mes opinions lectures,
mais je ne veux jamais que ce soit la valeur principale des chroniques
que je fais à l'écrit ou à la télé.
La valeur principale, ce soit le récit dont on parlait, l'information.
Dans les chapitres que j'ai faits sur les livres, par exemple,
il y a une matière première qui est intacte,
qui est les livres dont on parle.
Il y a des extraits des livres recopiés et analysés.
Il y a des extraits entiers d'interviews des auteurs et autrices
retranscrits tels qu'elles.
Je veux qu'on ait un accès à cette matière première-là.
Et moi, je propose un enrobage
qui peut parfois pour certains dédramatiser,
ce qui peut faire peur,
vous donner des clés de lecture si on débarque.
J'essaye qu'il ne soit pas encombrant
et qu'il ne prenne pas le pas sur la matière dont je parle.
Je trouve qu'on est dans un monde où tout le monde donne beaucoup son opinion.
Et quand bien même, j'ai dit que j'étais pas une experte
et que je le revendique, je pense qu'on pourrait plus laisser parler des experts aussi parfois.
Donc je fais gaffe à ça.
Et pour parler de critique, tu les aiderai canement.
Moi, c'est un truc qui me vaut beaucoup de conversations
avec beaucoup de journalistes qui ne sont pas d'accord avec moi,
mais c'est vrai que moi, la critique critiqueante,
je sais que ça a été un âge d'or,
je sais que c'est un exercice qui peut donner de choses très intéressantes.
Je ne me sens pas légitime de le faire.
Je ne me sens pas assez confiante dans mon opinion pour le coup,
pour qu'elle soit force de loi.
Je ne prendrai jamais 5 minutes de temps d'émission pour désinguer un truc.
Chaque critique négative que tu fais
et prend la place d'une critique positive que tu pourrais faire sur autre chose.
Après, il y a opinion, il y a des cryptages.
Dire, par exemple, d'un livre, d'un film, d'un disque,
qu'il suscite une polémique en ce moment, car il est jugé.
Pourquoi ? Oui, bien sûr.
Exactement, car il est jugé.
Je sais pas, remâché, mal, d'autres choses, sexiste.
Ça, ça se raconte, c'est de l'information.
Mais juste dire, j'ai pas aimé.
Moi, je le ferai pas parce que ce que j'ai pas aimé,
d'autres l'ont aimé qui suis-je pour les disques qualifiés.
Je déteste moi être disqualifié quand je dis que j'aimais quelque chose
et qu'on me dit, attends, je rêve, t'as aimé, je déteste ça.
Donc, il y a aussi le format qui fait que dans une émission de télé,
on m'impose aux spectateurs qui regardent quotidien, parfois, malgré moi.
Je vais pas quitter à être imposé à quelqu'un,
je vais pas lui imposé en plus, mais ma manière de râler sur quelque chose.
Non mais en plus, tu le disais, c'est une émission quotidienne de grande écoute.
Ça veut dire passer une partie de sa soirée dans le salon des gens, en fait.
C'est pas rien du tout.
J'imagine derrière, dans le rapport que ça crée avec les gens que tu peux croiser,
une forme de proximité que tu n'as pas forcément choisi.
Ça, c'est sûr et certain. Et puis, c'est imposé.
C'est-à-dire que si tu liens un magazine, mais que tu veux skipper un article,
tu restes dans le magazine, alors que là,
tu peux potentiellement faire fuir des gens vers une autre chaine.
Je pense que ça, il faut garder ça en tête.
Moi, il y a des gens qui regardent quotidien avant que j'y travaille,
qui n'ont pas choisi, que je blablate dans leurs oreilles tous les jours à 5 minutes.
Je considère, j'étais très frileuse au moment de donner mon opinion.
Je l'utilise, par exemple, je, avec beaucoup de parsimonie.
Mais maintenant, comme tu dis, le monde étant la noirceur qu'il est,
je trouve que l'enthousiasme, pour le coup, on ne devrait pas se brider là-dessus.
Dans des milieux comme les nôtres, on diabolise beaucoup l'enthousiasme,
on en fait beaucoup une naïveté, une faute de goût.
On a toujours l'air plus intelligent quand on critique, quand on applaudit.
J'essaye d'effaire de ça et d'assumer la naïveté,
d'être enthousiaste sur des trucs,
parce que je pense que ça fait du bien et que c'est communicatif.
Et je rappelle juste, c'est un petit disclaimer que j'aime bien replacer de temps en temps,
que les avis non sollicitées depuis un clavier planqué,
vraiment, c'est pas obligé.
C'est-à-dire que personne ne ferait dans un public l'événement de dire « là, elle vient de dire n'importe quoi ».
Donc du coup, on ne le fait pas.
Vous ne le voyez pas, mais je viens de me lever et de mettre la main sur le cœur
et de faire un salut militaire à Charline.
On poursuit avec ta playlist « Oh, Ballet Beatles ».
Est-ce qu'il faut justifier ? Est-ce qu'on faut augmenter ?
Et surtout, les gens qui me connaissent savent que ce serait fou d'avoir une playlist
censée me représenter qui n'aurait pas les Beatles dedans.
Après, c'est dur de choisir une musique plutôt qu'une autre.
J'ai choisi Ticket to Ride, qui est une de mes chansons préférées au monde,
parce que je trouve qu'elle a un effet tremplin.
Elle a une part de mélancolie en elle,
mais quand on la termine, on est plutôt tournée du côté de la suite.
Elle a un côté ensoleillé qui marche toujours sur moi comme un tour de magie
qui fonctionne à chaque fois.
Elle est Beatles dans Noval de Soir, Ticket to Ride, le choix d'embre chalumeau.
Bon, on peut dire que jusqu'ici, tout se passe relativement bien.
Tu m'as expliqué que tu avais très sereine, très...
Non, j'essaye de l'amener vraiment de manière tout à fait diplomate.
Le fait qu'on arrive à mi-parcours et que ce qui signifie pour mes invités
que c'est le moment de se faire roster.
Bon, on a pris vraiment la meilleure,
la première gagnante de Drag Race France, soit Paloma,
une ancienne collègue, sa Majesté, qui tous les jours est donc chargée
de venir titiller les invités comme on est en VF.
On n'a pas voulu être trop ambitieux, on a appelé ça le roti.
Salut, Charline.
Aujourd'hui, on parle d'embre chalumeau.
Pas «embre chalumeau» à la personne, non, non, non.
«embre chalumeau», le concept socioculturel,
car oui, «embre» tu es un concept,
comme un yaourt artisanal à 6,80€ chez Naturalia,
tu es simple, mais exigeante, populaire, mais pas accessible.
«embre» tu es la culture sans les pauvres.
«embre» ne t'inquiète pas, loin de moi l'envie de faire des vannes faciles
sur le népotisme.
On a été collègues, toi et moi.
On a connu le fouet brûlant de Yann Barthès
et l'eau de Colin Bouteuse de Marc Bogey.
Mais parler de mérito crassique
quand papa est romancié et maman directrice de création chez Canal Plus,
avoue que tu ne me facilites pas la tâche.
Ah, Paloma, t'avais promis de pas aller sur ce terrain-là.
Allez, soyons de bonne foi, ne parlons pas de pistons,
non, parlons d'écosystèmes favorables.
Intero, voilà.
Un alignement cosmique de CV.
Faut dire que tu cherches aussi.
Tu arrives à la télé à 23 ans pour parler de culture à la France entière,
à 23 ans.
Normalement, à 23 ans, le commun des mortels parle à son banquier
pour négocier un découvert.
«embre» toi, tu expliques Tarkovsky,
il y a des gens qui viennent juste de finir Émilie-in-Paris.
Et le pire, c'est que tu y arrives,
avec ce petit sourire de première de la classe
qui s'excuse presque de nous humilier intellectuellement.
Parce que ton génie «embre» c'est ça,
nous faire nous sentir moins bêtes,
mais jamais à ton niveau non plus.
C'est de la pédagogie passive agressive,
un câlin avec une main dans notre portefeuille culturelle.
Tu dis toujours, j'essaie de rendre la culture accessible.
Mais accessible à qui, «embre» ?
À Michel Wellbeck, à Mona Chollet,
à des gens qui savent déjà ce que c'est qu'une prépatience pour,
un ciné-club MKII, une référence à Virginia Woolf,
«glisser l'air de rien» ?
Non, «embre», tu ne vulgarises pas, tu gènes triffie, nuance.
En fait, t'es la coloc parfaite de la culture.
Tu as lu les livres, vu les films,
écouté les podcasts, avant nous, bien sûr.
Mais tu fais semblant de découvrir ça avec nous,
comme si nous étions égaux dans l'expérience.
C'est faux, tu es né devant Arte
sans avoir besoin de lire les sous-titres.
Et ce ton, ce petit ton bien agaçant de «je suis intelligente»,
mais j'en fais pas un truc agressif.
Alors que tout est agressif, «embre», voyons,
la diction posée, la punchline calibrée,
le regard qui dit «je vais être spirituellement drôle,
mais tu ne pourras pas me répondre.
Toi, le gueu qui me regarde depuis ta résidence étudiante à Sarcell.
«embre», tu n'es jamais vulgaire, jamais dangereux, jamais radical.
Même quand tu te plantes, c'est propre.
«accusation de plagiat, mais que des nives,
il m'annonne la polémique et l'avé à froid, pas de scandale.
Non, ce sera un malentendu culturel.
Et puis cette phrase magique,
je suis pas écrivaine, non, j'ai juste écrit un livre.
Ah, c'est extraordinaire.
C'est l'équivalent bourgeois de «oh, ce vieux truc,
oh, c'est juste un vieux rembran qu'on se passe dans la famille».
Tu vends des dizaines de milliers de livres,
mais refuse le mot «écrivaine»,
parce que ça serait trop prétentieux.
Alors que tout, absolument tout dans ton parcours,
cri «je suis né pour ça».
Mais soyons honnêtes, hambre, je ne te déteste pas.
Même si j'aurai des raisons pour ça,
ça fait 6 mois que j'attends que tu parles de mon bouquin dans le quotidien.
Mais bref, passons.
Non, c'est pire, je t'admire.
À contre-coeur, voilà.
En fait, tu ne voles la place de personne.
Non, tu occupes celle qui t'attendait déjà.
Ton destin est celui d'une princesse de compte de fées,
mais sans les petits oiseaux,
et avec un abonnement au centre Pompidou.
Bon, je vous laisse, je dois écrire mon scénario,
mais ne vous inquiétez pas, je suis pas scénariste.
«Nous va le soir.
Let the roasting begin !»
Boom. Roasted.
Tout à fait, après avoir été réanimé.
Non, il a rend, bravo Paloma, comme toujours.
Tout n'est pas vrai.
Beaucoup de trucs sont vrais.
Je ne vais absolument pas nier, par exemple,
les mentions d'écosystèmes favorables.
Ce serait très malheureux de ma part.
En revanche, quand tu dis que je n'ai jamais de gros mots,
pas plus tard qu'il y a deux jours,
j'étais à une lique...
Attends, true story, j'étais à une rencontre littéraire,
et une dame a profité des questions publiques
pour me dire que je parlais
de manière trop grossière de littérature,
et que c'était lamentable.
Donc, vous vous mettriez d'accord avec Paloma sur cette histoire.
Et quand tu dis que je fais semblant de découvrir les choses,
non, parfois c'est absolument vrai.
Je les découvre absolument.
C'est toujours le très grand...
Un peu appuyé, c'est un peu la Paloma stutch.
On est sur un exercice d'églageation.
On l'a d'accord pour ça, évidemment.
Et puisqu'on parle vraiment de ne jamais être vulgaires,
je te laisse lire ce qui a inscrit sur le dossier de mon ordinateur.
Balek, voilà !
Non mais c'est très agréable d'être qualifié de princesse,
de compte de fait.
Moi, je me suis toujours plutôt identifiée
à la créature gnome du docteur Maléfique, tu sais.
Ça ne change pas, même si bien.
Je ne me suis jamais sentie très inclus dans le Club des Princesse.
Donc, merci.
D'habitude, les gens qui t'appellent princesse,
ce sont des dragueurs lourds à 3h du matin.
Là, c'est Paloma qui me traite de princesse et venant de sa majesté.
J'avoue que ça fait plaisir.
Alors, princesse, dans un instant,
on va poursuivre l'interview.
Je t'ai préparé quelques extraits.
Oh oui, j'étais d'humeur joueuse.
Quelques extraits de grands livres adaptés au cinéma,
avec plus ou moins de réussite.
Mais en tout cas, des bouquins réputés pour être inadaptables.
Donc, on va jouer ensemble.
On écoutera aussi.
Merci Vataque, puisque tel est ton choix.
Tier Drop, c'est pourquoi ce titre ?
Merci Vataque, je crois que je suis arrivée tardivement.
Alors, voilà, typiquement.
Oui, parfois, je découvre les choses très tard.
Et vraiment, 107 ans après la bataille,
putain, les gars, c'est pas mal, Médzanyne.
Ouais, on sait, ouais.
Non, non, mais genre, Angel, elle est folle.
Ouais, ouais, on sait, ouais.
Et Tier Drop, je ne sais pas comment...
C'est...
À chaque fois que je l'écoute,
j'ai pas l'impression que je saurais m'en être blasée un jour.
Elle a ce truc...
Mais pourtant, Dieu sait que les gens qui parlent de culture à télé
ont l'effort pour trouver des adjectifs complètement pathétiques
pour pas aider des trucs.
C'est cristallin, tu vois, onyrique.
Mais là, il y a même tout le catalogue des adjectifs
de Philippe Manœuvre et des miens ne suffiraient pas.
C'est épique.
C'est épique, c'est austréicol, isocèle.
Et ça redéfinit les contours du rock hexagonal.
Non, je ne sais pas, j'ai pas les mots.
Et d'ailleurs, c'est peut-être pas mal que je me taises un jour
et qu'on écoute Massive Attack plutôt.
Ouais, mais alors comme je suis vraiment tous les jours
à cet endroit-là, DJ Cut l'ambiance,
j'annonce que Massive Attack,
on l'écoutera juste après la pub.
Et ça, c'est pas sympa.
Nova, le soir.
Massive Attack dans Nova, le soir,
et c'est le choix d'enbre chalumeau.
Et ça fait plaisir.
Je ne sais pas si tu vois ce que c'est, c'est l'album.
Non, pardon, arrêtez-vous, les fausses voix de faux critiques,
de faux trucs, ça n'a aucun rapport.
Tu veux qu'on fasse des accents, mais dis-le.
Tu veux qu'on fasse des accents.
Ouais, je pensais vraiment une bonne idée.
Bon, allons-y sur les accents.
Tout de suite, non.
Non, allez hop.
Je le disais, je t'ai préparé quelques petits extraits
de films adaptés de grands succès de littérature
ou de grandes oeuvres,
et je voudrais qu'on en parle ensemble.
Déjà, je vais te laisser les identifier.
Il y a un indice dans chaque...
J'espère que je vais y arriver.
Il y a un indice dans chaque extrait,
donc vraiment, a priori, voilà.
Bon, allons-y, c'est parti.
Là, il y a littéralement un indice
quant au nom du personnage,
dans l'extrait qui vient.
Qu'est-ce que ça peut être ?
Il y a à moi de dire que c'est d'une partie d'eux de Denis Villeneuve
d'après l'œuvre de Franck Herbert.
Alors, les avis divergent.
Moi, je suis dans l'équipe merveille absolue.
À moi, merveille absolue.
Ouais.
Mais après, j'ai pas lu les livres.
Ah oui.
Parce que c'est quand même réputé pour être absolument inadaptable.
Inadaptable.
Moi, j'ai pas lu les livres,
donc je peux pas avoir l'expertise de dire
« il n'a pas mis telle séquence »
et « c'est de l'éconoclasme, il a tout trahi ».
Je sais que lui, Denis Villeneuve,
est fanatique absolue des livres in the first place.
Donc, c'est quand même chouette de voir un élan de fan.
Il dit que c'est un des premiers films qu'il a voulu faire
quand il avait 16 ans et qu'il rebardait déjà des storyboards.
Enfin, moi, j'adore cette backstory du mec
qui se construit une carrière
et qui peut enfin faire le film qui a toujours rêvé de faire.
J'adore les films d'une.
Je trouve qu'on voit la science-fiction
mais avec un regard de cinéaste
où chaque plan, sans avoir forcément les armes pour les analyser,
tu te dis voilà un plan qui a un point de vue
et qui n'est...
Il y a un œil...
Moi, j'adore le cinéma de Denis Villeneuve,
il y a un œil de cinéaste posé sur cet univers
qu'il mérite et en fait peut-être que c'est un...
Pour des gens qui n'ont pas lu le livre,
c'est une manière encore plus efficace de le faire vivre cet univers
que par un fanatique précis qui aurait fait des films tout fus, fidèles,
mais donc peut-être un peu indigeste.
Là, je trouve que je sais pas dans quelle mesure
qu'il s'est débarrassé de trucs,
mais ce qu'il en fait rend très admiratif de l'univers de Frank Herbert.
Moi, je connais pas grand-chose,
mais j'ai écouté quelques interviews de lui,
Frank Herbert, parlant de son texte.
Effectivement, c'est d'une richesse très intimidante.
Le mech te documente la fin des ressources pétrolières
dès les années 70.
C'est absolument incroyable,
mais au risque de blesser des fans des livres d'une,
moi, j'avoue que les films, je les ai énormément aimés.
Et laissez-nous enterrer l'ordre des bénégués sérites
à un moment, enfin, voilà, à manedonner, voilà.
Extrait suivant, un indice Russell Crowe
tient la tête d'un fâcheux dans la cuvette d'AVC.
Si je te dis rôle automasi,
elle est confi d'Anchol, de Curtis Hanson,
et après, James Ellroy.
Pardon, pardon.
Pareil, il veut bien me t'excuse pas.
Mais pareil, alors réputé univers,
réputé absolument inadaptable au ciné.
Et moi, je trouve que ce film ne s'en sort pas si mal,
voire très très bien.
Moi, j'avoue que le jeune Russell Crowe a bien aidé aussi,
je dois dire.
Il aide, ça aide.
Écoute, ça fait tout passer.
Par exemple, le manuel d'utilisation de Excel PowerPoint
raconté par Russell Crowe,
moi, ça m'aiderait dans les quotas du jour.
Déclares tes impôts avec Russell Crowe.
Moi, je suis d'accord.
En voyant le film, j'avoue que moi,
je ne maîtrise pas assez Ellroy.
En revanche, je commençais à pouvoir constater
les lommages léchés et savants au film noir.
Ouais.
Pour le coup, j'avais un peu digué du vieil Hollywood
et des vieux films l'or dans ce genre-là.
Et c'est cet hommage-là qui m'avait sauté aux yeux.
Mais je ne peux pas du tout qualifier l'adaptation du bouquin en vange
que je n'ai pas du tout...
Je suis beaucoup moins fan de l'adaptation du Dalian Noir au cinéma,
par exemple.
Nous avons le temps de l'adaptation dans un second temps.
Ce n'est pas grave.
Extrait suivant.
Je peux voir que je vais vous dire tout.
Bien sûr, c'est vrai.
Oui, c'est vrai.
Les Laisons dangereuses.
Oui, bien sûr.
Stéphane Frears, d'après.
Alors, je ne sais jamais si on dit Chauderlot ou Coderlot,
parce qu'ils semblent auricayer de deux écoles.
Appelons le Coto, l'Aclot, voilà.
Bonne adaptation.
Je crois, ouais.
Je crois.
Pour le coup, j'imagine que tu es les deux supports.
Oui, je l'ai lu il y a longtemps.
Je l'ai vu il y a longtemps.
J'ai assez envie de dire que c'est fidèle.
Mais écoute, c'est marrant parce que pour le coup,
Les Laisons dangereuses a donné 50 Shades of Adaptation
dans tous les sens,
dont le fameux, c'est quoi ?
C'est Sex Intentions en français,
Cruel Intentions en anglais,
avec la royauté des acteurs adoles l'époque.
Sex Intention,
si c'est la VF,
je pense qu'autant il y allait vraiment et se botterait.
Vraiment, le truc cringe.
Coït Intention,
le film pour Adolescent,
Débrider.
Oui.
Moi, j'avoue, j'aime bien.
Mais toutes les variations sont assez intéressantes à voir.
Mais c'est surtout...
Toutes les variations sont intéressantes,
il y avait même eu, je crois,
Les Laisons dangereuses 1961,
Roger Vadim avec Jeanne Moreau.
Enfin, tout le monde s'est jeté sur ce canvas narratif
qui est celui du sadisme et de la raison de la médiculation,
pour y mettre à chaque fois l'accent sur autre chose,
donc soit sur l'ultra-richesse,
soit sur le sexe,
soit sur...
Moi, j'aime beaucoup cette adaptation Adolescent Sex Intention,
parce qu'en fait, ça te montre comment
les canvats narratifs d'hier,
comme ils touchent à des pures émotions,
en fait,
ont lieu dans n'importe quel lycée.
Et dans n'importe quel...
Bon après, mon lycée ressemblait pas au l'heure.
Je dois dire, ma vie était beaucoup plus calme que celle des...
Sinon, il faut donner l'adresse tout de suite,
faire des lots d'inscriptions tout de suite.
On poursuit le jeu dans un instant, si tu le veux bien.
J'ai levé le doigt un peu comme un truc un peu menaçant.
Tu m'as le droit de dire non, ouais.
Je suis vraiment le...
Le sens de l'accueil.
Mais la prochaine fois, j'en aurais que mon avocat, en fait,
parce qu'on me critique, on me pointe du doigt.
Rien ne va...
La personne n'articule pas correctement.
Bon, voilà.
Passons à la musique.
Tu as choisi aussi Les Ous avec Eminence Sprunt.
C'est une chanson que j'aime tellement
et que j'ai découverte grâce à GTA,
comme tellement de chansons que je dois à GTA.
Celle-là, elle est dans la radio rock de GTA San Andreas,
celle qui est animée par Axel Rose.
Oui.
Madame est une gameuse, donc.
Je suis une footix du jeu vidéo,
dans le sens où je joue aux grands jeux, genre les Nintendo.
Enfin, je sais qu'il y a plein de gamers qui me disqualifieraient comme Nintendo Girl,
par exemple.
J'aime beaucoup les Zelda.
J'aime beaucoup les jeux Rockstar.
J'aime beaucoup Red Dead Redemption.
Et j'attends GTA 6 avec impatience.
Mais, par exemple, je joue pas en ligne.
Je me connais très mal en jeu 1D.
Je me défose pas de l'appellation gameuse
parce qu'elle serait infamante.
Au contraire, je trouve qu'elle mérite...
Enfin, j'admire beaucoup les vrais gamers et gameuses.
Donc, je... Très timidement, mais ouais, j'aime beaucoup ça.
Et en fait, je crois que les premières radios que j'écoutais dans ma vie,
c'était les radios de GTA.
C'est drôle.
Je faisais des petits tours de ronds-points
en me faisant des playlists incroyables qui sont là-dedans.
Et à un moment, ils jouent donc une chanson un peu méconnue,
je crois, des roues.
Méconnue, d'autant plus que c'est Pete Townsend qui chante.
Et à vie, quand on lançera cette chanson,
j'entends la voix d'Axel Rose qui dit,
« Here, Pete Townsend on the vocals, no, no, no, no, you're on KDST »
et qui fait ses petites blagues.
Et cette chanson est incroyable.
C'est validé, c'est empodé, c'est agréable.
On était en train d'écouter des extraits de grands bouquins,
ou moyens bouquins adaptés au cinéma en poursuit,
si tu le veux bien, on voici un nouveau.
Cette scène est un spoiler.
Je préviens un peu tard, mais cette scène est un spoiler.
Leonardo DiCaprio,
« Shuttle Island », d'après Dennis Lee Hain.
« Tant de livres que je n'ai pas lu »
« Merci Charly »
Comme la subjectivité totale.
Moi, j'ai mis tous les trucs que j'ai pas lu d'une, je préviens.
Ok.
Non, mais j'ai pas lu non plus « Shuttle Island ».
Moi, c'est rigolo parce que j'ai le souvenir de Scorsese
se faisant étrier au motif que le film...
En fait, c'était vraiment un exercice de style,
comme « Shuttle Island » est un exercice de style.
Il faut se lever le matin pour attirer Scorsese,
quand même, il faut être ferme pour ses habits.
Ils sont quand même, ouais.
Bon, moi, j'ose repos, tu vois, par exemple.
Moi, si je croise Scorsese, je lui dirai « Bonjour, monsieur ».
Merci pour tout.
Merci pour l'ensemble de votre part.
Et n'hésitez pas à passer une bonne journée.
J'aurais pu prendre l'adaptation du livre de David Grenin aussi.
Mais je pense que là, tu l'as lu aussi.
J'ai une vraie lacune polar poisseux et thriller mystérieux.
Non, je te jure.
Non, non, pour de vrai.
Pour de vrai, de vrai.
Il faut que je rattrape ça, absolument, je te jure.
J'ai acheté, par exemple, Mystique River il y a quelques semaines.
J'adorerais le lien.
Oui, je sais, je vais bien rigoler.
Oui, c'est ça, prévois des trucs sympas à faire après, quoi.
Oui, coquillettes, animal crossing.
On voyait d'une crise dans les coquillettes et un pot de glace psychologique.
Oui, et Agenda sur ma familiale.
Tout à fait.
Dernier extrait.
Ça, j'ai.
Ok, comment réveiller un trauma en deux secondes ?
Trauma, oui, alors ça, oui.
Evidemment, l'appareil, s'il reste un peu de coquillettes au quiri et de...
Ça, il nous en faut.
Et je n'ai pas lu Shining non plus.
Alors, on t'a, moi, c'est le connaissance du livre Shining.
C'est la lecture analytique que fait Joey de Friends de Shining.
Voilà, quand ça lui fait trop peur et qu'il le met dans le congélateur.
Oui, oui, bien sûr.
C'est tout ce que j'en sais.
Non, j'ai choisi Stéphane King.
Mais je sais que Stéphane King l'a détesté à lui pour lui.
C'est parce que je trouve que Stéphane King est un personnage très intéressant
en matière de littérature et d'adaptation.
C'est que j'ai l'impression qu'il conchit la plupart des adaptations
qui sont faites de ses oeuvres, en fait, ce qui est assez fou.
Parce que là, en l'occurrence, on parle d'un film de Kubrick.
Il y en a plein d'autres assez remarquables.
La ligne ouverte, etc.
Mais que lui, c'est vraiment un dossier à adapter.
Quand c'est Rémi de la maison d'édition qui t'appelle et qui te dit
« j'ai de nouvelles, ton film va être adapté, c'est Kubrick qui s'y colle ».
Normalement, t'es plutôt content.
Mais en même temps, tu vois, dans l'ice de lecture,
pour le coup, il y a pas mal, et dans le podcast que je continue à faire,
il y a pas mal d'auteurs qui expliquent à quel point
ils refusent que leur livre devienne des films, à quel point ça les brutalise.
Il y a vraiment toutes les positions là-dessus.
T'en as qui sont très contents de dire « j'abdique toute paternité »
et le film sera absolument ce qu'il veut être
et tant mieux s'il est différent et tant mieux s'il varie par rapport à ce que j'ai écrit.
D'autres qui disent « jamais de la life ».
Et tu vois, par exemple, un mec comme Zaffone,
qui a écrit des livres best-seller, espagnol,
dont je parle dans l'ice de lecture,
il a dit « moi, en fait, les films, c'est les livres ».
Je les ai imaginés cinématographiquement.
Je veux que le film se déroule dans la tête des lecteurs.
Je refuse qu'on mette la tête de quelqu'un pour les personnages.
Je refuse tout ça.
C'est intéressant aussi.
Moi, si Kubrick, par exemple, veut adapter les livres que j'ai écrits,
qu'il ne les huitent pas.
Alors, il est sur ma chagerie.
Je sais pas comment je le dis.
Je sais, je sais, je sais.
Hembre, tu te souviens de la ferme dans laquelle on envoie les animaux
quand ils sont…
Kubrick est parti prendre l'heure.
Voilà, Joachim Stanley est parti promener les chiens là-bas, a priori.
Mais il sera avec ses amis, il sera content.
Oui, tout à fait.
Pff, je savais pas comment sortir.
Mais le père Noël, il est toujours là, sûrement.
Oui, bien sûr.
Tout à fait.
Je propose que nous continuions avec ce qui était une Arlesienne
pendant très longtemps, mais qui sont redevenus,
je sais pas dire un couple, parce qu'ils sont frères.
Oasis, tu as choisi Oasis dans tes playlists.
I know what I mean.
Exactement.
You know what I mean.
Oasis, passion absolue,
encore que je suis pas la grand spécialiste du monde.
Je pense que beaucoup de gens me mettraient au tapis
dans leur connaissance d'Oasis.
Mais oui, j'aime beaucoup, beaucoup.
Et ce, c'est mon grand frère.
Mon frère, j'ai un frère et une soeur plus âgée que moi.
Et ils ont décidé un peu de s'occuper de mon cas
à un moment de se dire qu'il faut que cette petite devienne cool
d'une manière ou d'une autre, et ils m'offraient des CDs.
Ma soeur, pour mes 13 ans, m'avait offert
le 1er album des Dors, le 1er album de Nirvana
et un album des Dandy Warhols,
avec marqué sur un post-it de Oasis qu'on écoute quand on a 13 ans.
Et mon frère m'avait offert plein de CDs aussi,
il m'avait offert l'album Be A Now, du coup,
de Oasis, avec du know what I mean dessus.
Très old Mosfay me sent les petits post-its sur le...
Ouais, totalement.
Oh, on se refait pas, hein.
Et je ne sais pas, je déteste les gens qui glorifient les...
Première fois, tu vois, les nostalgiques,
de rien n'est aussi bien que la première gorgée de bière,
rien n'est aussi bien que le 1er amour.
Je suis très contre ça, j'ai envie de penser
que les meilleurs clacques sont celles encore à venir.
C'est vrai que je me souviens de moi mettant le disque,
ce qui est déjà vintage, comme geste, dans mon ordi, écoutant,
et de you know what I mean qui décollent.
Il y a ce bruit bizarre, un peu de mécanique au début.
C'est une longue montée et paf la voix qui arrive
alors qu'on a passé une nuit à l'attendre.
Et cette épiphanie-là, j'avoue, était une pure première clacque.
On écoute donc Oasis et sache que je suis le genre de personne
à avoir enchaîné ce titre, un autre titre de Blur.
Voilà, j'annonce.
Some men just want to watch the world burn.
Nouvelle soir.
Ce qu'on appelle un back-to-back entre Hambre, Chalumeau et moi-même.
Oui, toi tu avais choisi Oasis.
C'est moi, j'ai choisi Blur.
Nous allons nous battre à la mort dans une arène.
Avant de se battre, on va peut-être annoncer qu'on écoutera Tom Petty
mais que tout ça, ce sera juste après la pub.
Et tu m'expliqueras pourquoi ce choix de Tom Petty.
Juste après.
Enfin, si on ne sait pas, c'est parce qu'on va se battre à la mort dans une arène.
Voilà.
Avant de se battre, on va peut-être annoncer qu'on écoutera Tom Petty
mais que tout ça, ce sera juste après la pub.
Et tu m'expliqueras pourquoi ce choix de Tom Petty.
Juste après.
Enfin, si on ne sait pas, on te retuait.
Nova le soir.
Tom Petty, love is a long road et c'est le choix d'Ambre Chalumeau,
l'invité de Nova le soir.
Alors, quand vous avez posé cette question que je qualifierais de brutalisante
qui était choisi cette huile chanson pour parler à toi.
Oui, un portante, oui.
Voilà.
J'ai mis plein de trucs d'un coup
et à un moment, je me suis dit
qu'il fallait que ça reflète un peu tous mes goûts musicaux.
Donc, il y avait des trucs anglais,
il y avait des trucs un peu torturés
et j'aime beaucoup quelque chose qu'on pourrait appeler
la musique de camionneur américain,
c'est-à-dire beaucoup de rock et fem,
un peu kitschouille,
beaucoup de country aussi.
Car on va conduire des camions avec un débardeur
et le bras passé par dessus le...
Exactement.
Un mulet et mon furais domestique
sur la siège d'à côté,
dressé pour aboyer quand tu vas passer des voitures
de policiers.
Non pas du tout, mais j'aime beaucoup
ce rock et fem un peu kitschouille, un peu cool.
Très GTA-esque d'ailleurs
et à vie, beaucoup de gens maintenant
connaîtront la chanson Love is a Long Road de Tom Petty
comme étant celle de la bande-annonce de GTA VI
qui, lorsqu'elle a été postée, a généré
des millions et des millions de vues en quelques secondes.
Elle s'y prête génialement bien.
C'est très cool aussi que GTA,
qui a beaucoup donné dans le rap et les musiques modernes,
choisisse ce petit truc rock
pour accompagner sa bande-annonce.
Les fans de Tom Petty ont fait un petit signe de la tête genre
« Ouais, c'est cool ».
Ouais, je...
Je conduis pas vraiment de camions,
d'ailleurs plutôt nuls au volant,
mais sûrement Vellib, ça envoie.
Exactement, ça boume, ça déménage.
Non mais surtout, et l'Amérique en ce moment
est malheureusement en train de montrer
certains de ses côtés parfois les plus compliqués,
les plus... ça dégueulasse.
Exactement, et donc dans quelle mesure
tu peux préserver un petit enclos d'Américana chouette
et cette musique-là en fait
est peut-être notre dernière enclave
de ça ?
Quelle que soit ton activité,
j'entends par là lecture, projection, écriture,
est-ce qu'il y a toujours une musique qui accompagne ?
Parce que quand t'as demandé de venir
avec tes disques,
tu t'es livré un exercice vraiment
qui était complètement facultatif mais que je trouve génial,
c'est-à-dire que tu as choisi un titre musical
pour chacun des livres dont il est question
dans l'île de lecture.
C'est-à-dire qu'ils te sont survenus
au moment où tu écrivais ?
Absolument pas non, mais je me suis dit
je vais à Nova, est-ce que je sais pas,
je peux peut-être essayer de leur proposer
un truc, j'en sais rien, et de réfléchir
à des musiques qui iraient soit avec le mot
des livres dont je parle, mais non.
Je n'arrive pas à écrire en musique,
j'ai une capacité d'attention de Golden Retriever
donc je ne peux pas trop me concentrer sur de trucs en même temps.
En revanche,
exactement, un papillon.
En revanche, j'aime beaucoup utiliser
la musique comme
l'outil d'explication de plein de trucs.
Ça se voit d'ailleurs dans le liste de lecture beaucoup.
J'aime beaucoup si tu es des films
pour expliquer des livres, si tu es des musiques
pour expliquer les styles d'écriture.
Je trouve que c'est très utile comme outil de te dire
que tu vois le rock, tu vois le punk
et bien là, ce style d'écriture là,
c'est le punk, et l'autre c'est plutôt le rock.
Il y en a un, c'est Chuck Berry, l'autre c'est Les Slits
et tu utilises ça pour expliquer
il y en a un, c'est du reggaeton
et l'autre c'est du jazz lounge
et tu classifies les choses comme ça.
Donc la musique revient souvent dans mes explications
mais sinon je n'arrive pas trop
à écrire en musique mais elle est partout
et notamment dans ma trouça outil
pour qualifier les choses.
Comme je ne suis jamais avoir d'une citation
mais je ne sais pas si c'est le cas
mais pour Gatsby, le magnifique,
tu es choisi en musique d'illustration
Arctic Monkeys et Number One Party Anthem.
Vous avez déjà parlé de ce groupe ?
Non, je ne crois pas.
Obsessionnel ?
On va passer à ton dernier titre
parce que c'est déjà presque la fin de cette émission.
Je rappelle que liste de lecture
s'est parue chez l'iconoclast
et en guise de dernier titre,
les Ramones.
Oui, l'art de la transition,
oui, il y a une histoire.
Il y a un film que j'aime
on a abdiqué sur le fait
que depuis tout à l'heure je fais ma thérapie et je vous parle de moi
et c'est pas intéressant.
Nous continuons. Il y a un film
que j'adore avec Jack Black
qui s'appelle School of Rock Rock Academy
merveilleux, merveilleux, merveilleux.
Et en gros, lui est un rocker-loser
qui se retrouve à être prof en plaçant d'une classe de primaire.
Il veut gagner un tremplin rock
donc il décide de faire un groupe de rock
avec la classe de primaire et donc il explique le rock aux enfants.
Il y a une séquence
qui est sur cette chanson de Ramones
qui s'appelle Bonzo Ghost to Beatburg
où il fait un cours de rock
et donc c'est des plans, c'est très clippé.
Il y a un tableau noir
rempli d'inscriptions avec marqués genre
métal, goth rock, hardcore, pop
et des flèches et des trucs mathématiques.
On voit les enfants fascinés qui prennent des notes.
Ensuite il y a une télé,
lors la télé de prof, tu sais sur laquelle on regarde
c'est pas sorcier, il leur passe un montage
de James Brown faisant ses moves sur scène
faisant ses moves de guitare
et avec un long bâton de prof
il pointe l'écran et on entend pas ce qu'il dit
mais on voit qu'il explique le truc et on voit les enfants prendre des notes.
Cette séquence m'a émerveillé
quand j'ai... je regardais beaucoup de films
quand j'étais petite et aujourd'hui
je crois que je me rends compte que dès ce moment-là
j'adorais l'idée qu'on puisse
expliquer la musique
comme ça, qu'on puisse avancer
et découvrir la musique avec ce genre de guide-là
quelqu'un qui te disait ok bah là tu vas à gauche
là tu prends ça et ça en fait c'est le cousin de ça
mais en dérivé, ça me rassurait beaucoup
ça m'intéressait beaucoup, je voulais vraiment faire cette exploration-là
et je crois qu'en fait en regardant la scène
je voulais autant être les gamins
que le prof
je voulais autant être ces gamins émerveillés
qui découvraient ce que j'étais
que celui capable de susciter cet émerveillement
je crois que en fait sans que je me rende compte
c'est peut-être une scène qui a joué un grand rôle
et ce passage-là, cette musique-là
du coup est très particulière
et j'adore cette chanson
je pense que pour les fans des Ramones c'est la plus yonkli
elle n'est pas très énervée mais je l'adore
soyons tous Jack Black
absolument tous Jack Black
merci mille fois, ombre d'être passée par ce studio
bien quand tu es, ne dis pas ça
ne sois pas politique je serai en bas tous les jours
à demain Charline, merci beaucoup
j'adore toujours
passer des moments avec Charline
j'aime tellement ça que je crois que par moments j'oublie
que c'est une émission et que c'est enregistré
qu'il y a des gens qui écoutent et j'ai juste envie de
papoter avec elle de cinéma et de musique et de livres
parce qu'elle est tellement cool et connaît tant de choses
moralité, j'ai blablatté avec elle
sur mes musiques préférées
j'espère juste que c'est intéressant
pour quelqu'un d'autre que nous
j'espère, voilà
nous invitons
nous va le soir

A poursuivre

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