Marine Tondelier : le casting de la gauche - Personnage principal S01E03

Marine Tondelier : le casting de la gauche - Personnage principal S01E03

Nova le matin • 27/11/2025 • 46:07

Personnage principal, c’est l’interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l’actualité, le jeudi matin.
Dans ce troisième épisode, Marine Tondelier est venue nous parler du casting de la gauche en vue de la présidentielle, mais aussi du rôle de l’écologie en politique, et de Baron Noir.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Personnage principal, Asdina Medjhaoush.
Bienvenue dans Personnage principal.
La Radio Nova en pense que la réalité, elle a dépassé la fiction.
Donc en fait, on se sert de la fiction pour analyser l'actualité.
Et une fois par semaine, on va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Aujourd'hui, avec notre perso principal, notre main-charactère, on va parler du casting du film le plus important pour les politiques.
La conquête de l'Elysée.
Le personnage principal d'aujourd'hui, elle propose ça, donc un casting.
C'est la démocratie, chacun le droit de vouloir être candidat, mais je le dis très sincèrement, à la fin,
il faudra une candidature unique de la gauche et des écologistes.
Moi, j'y suis prête.
Donc la directrice de casting de la gauche, dont vous venez d'entendre la voix,
c'est Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes et conseillère régional d'Eau de France.
Elle est notre personnage principal.
Bonjour, ça va, vous avez bien ?
Parfaitement bien.
On va parler casting.
C'est les Français et les directeurs de casting, et surtout les électeurs de gauche et écologistes dans la primaire.
Ça y est, elle est déjà partie.
Moi, je veux juste organiser le fait qu'il y ait un casting après vos choisissés.
On va parler donc casting, mais pas que.
On va parler aussi scénario, scénario catastrophe si on parle d'écologie,
personnage secondaire, caprice de star aussi.
Alors vous avez donc lancé ce grand casting, une primaire élargie, on peut dire comme ça, de la gauche.
Mais pour le moment, les têtes d'affiche, on n'a pas vraiment l'impression qu'elle veuille passer l'audition, on est d'accord ou pas ?
Il y en a qui tentent la traversée de l'Atlantique en solitaire,
mais ça va être très très non pour eux parce que non seulement je peux vous dire que cette primaire aura lieu.
Je peux même vous donner la date à l'automne 2026.
D'accord.
Deuxièmement, je peux vous dire que...
C'est l'âge d'automne quand même, à l'automne, ça a trois mois quoi.
Allez, octobre.
Deuxièmement, je peux vous dire que les écologistes, ils auront été pour beaucoup
parce que cette primaire, nous l'aurons arrachée, nous l'aurons tout fait pour qu'elle arrive,
nous l'aurons contribué à la façonner, à y travailler avec d'autres.
Et troisièmement, je peux vous dire que les absents auront tort.
D'accord, oui, parce que je demande, il y aura quand même des absences que si on parle primaire...
Il y a des présents déjà, est-ce qu'on peut se dire ?
Oui, soyons positifs, la France a besoin de positivité.
Alors il y a qui en présente ?
Donc il y a déjà Clémentine Autain, François Ruffin, le Parti Socialiste,
en tout cas la Direction du Parti Socialiste qui représente le Parti Socialiste.
J'ai compris qu'il y en a qui n'était pas content chez eux.
Genre, oh, il vais fort quoi, on va dire.
Nous allons le convaincre.
Il n'est pas tout seul, Olivier fort quand même.
Donc il y aura une primaire...
Les écologistes, nous désignons notre candidature le 8 décembre.
Donc je suis candidat et il y a Walid aussi qui l'est.
Donc c'est les adhérents qui vont choisir.
Mais de toute manière, on s'entend très bien
et on sera tous les deux partis prenantes de cette aventure en duo.
Et puis vous voyez bien qu'en fait, on est dans un moment qui raconte quoi ?
On a Raphael Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon qui raconte toute la semaine
que l'un est le parfait repoussoir de l'autre, c'est vrai.
Que c'est soit l'un soit l'autre, c'est pas vrai.
Parce qu'en fait, à la fin, en force de raconter ça, ça va être mi-nil.
Vous allez voir qu'ils vont passer des semaines à s'invectiver des mois.
Même si le RN d'ailleurs finissait à l'Elysée,
ils invectiveraient encore pendant des mois pour expliquer
si c'est la faute de l'autre, non, c'est toi, non, c'est toi.
Donc on va être clair.
Je ne connais aucun lecteur de Jean-Luc Mélenchon
qui va se réveiller un matin en ayant eu un flash social-démocrate
en disant ça y est, la social-démocratie, c'est ma vie, c'est ça que je peux faire.
Je ne connais pas beaucoup d'électeurs de Glucksmann
qui vont dire, j'ai une révélation en fait.
Je suis fan de Jean-Luc Mélenchon, voilà.
Donc là, maintenant, je vote pour Jean-Luc Mélenchon.
Et donc je comprends que certains ne veulent plus jamais voter insoumis,
que d'autres ne veulent plus jamais voter social-démocrates.
Et bien écoutez, nous les écologistes, on est au milieu.
On a un projet clair, un projet d'avire qui améliore le quotidien
et qui protège vous au lendemain.
Et donc on va proposer une chose simple,
sans aucune animosité envers personne à gauche.
On proponnera quelque chose de différent de fédérateurs d'enthousiasme
parce que la France a besoin d'espoir et on va le faire très sereinement.
Mais donc vous faites déjà campagne,
alors si je comprends bien, il y aura des primaires de primaires
parce que à gauche, au PS, pardon,
il faudra dessiner leurs propres candidats à la primaire.
Je n'ai pas trop compris comment ils allaient faire.
Mais ils ont dit après les municipales, ça me paraît un peu tard.
Mais c'est leur choix et je leur souhaite mon courage.
Vous-même, vous n'êtes pas seul chez les écolo.
Mais ce sera le 8 décembre, les adhérents votent.
On a déjà eu un débat.
Ça fait beaucoup de dates.
Et la gauche, il y a calendrier.
Il faut vraiment avoir plein de silos, plein de stabilons.
Mais c'est une election présidentielle, c'est sérieux,
ça prend du temps et on fait les choses bien.
Donc le 8 décembre, vous donnerais le nom de la candidature écologiste.
Et puis après, on compagne.
Et sans les deux personnalités aujourd'hui
qui sont présentées comme les deux mastodons de la gauche,
vous pensez que ça sera crédible ?
Mais ils ne vont pas pouvoir tenir comme ça très longtemps, je vous le dis.
J'entends à leur discours, je ne pense pas,
qu'on peut enlever à Jean-Luc Mélenchon ou à Raphaël Glucksmann
d'être des personnes qui ont l'antifasisme
chevillé au corps dans leur discours
et qui savent en parler avec beaucoup d'emphase.
Mais l'antifasisme, ce n'est pas de la rhétorique.
À un moment, c'est des travaux pratiques.
Et que vous ne pouvez pas vous enfermer dans votre attitude solitaire
qui conduira là où on voit bien que ça va nous conduire.
Et je le dis, moi, si tout va bien désigner le 8 décembre
par les adhérents des écologistes, et ensuite candidat à la primaire,
je n'y vais pas pour faire figuration.
Si je gagne, j'en serai très honoré,
je mettrai toutes les forces que j'ai dans cette bataille
parce que la bataille politique qu'on va mener en 2027 et avant 2026,
c'est quel que soit l'âge de vos auditeurs,
je leur dis la bataille politique la plus difficile
et la plus risquée que nous n'ayons jamais mené.
Donc soit c'est moi et je donnerai tout ce que j'ai,
et si c'est pas moi, je soutiendrai à celui qui a gagné.
Qu'est-ce qui a de difficile à dire ça ?
Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann,
je les entends dire qu'ils se projettent vraiment à l'Elysée,
c'est quand tu les entends, c'est vraiment ils se projettent,
ils sont quasiment sûrs de gagner.
Bah alors si tu es sûr de gagner l'Elysée,
pourquoi t'as peur des électeurs de ton propre camp ?
Comment t'expliques ça ? Ça marche pas.
Et donc moi, je lis si je ne gagne pas cette primaire,
je soutiendrai celui qui a gagné, pourquoi ?
Parce que c'est les électeurs de gauche et écologistes
qui leur ont choisi.
Donc ils peuvent pas se tromper,
ils ont forcément raison, ils sont légitimes quand même.
Et malheureusement, le scénario semble un peu écrit d'avance.
Pour la présidentielle de 2027,
je dis malheureusement, il semble.
Je n'aime pas le défaitisme.
Bon, en tout cas, c'est mon analyse.
C'est le hareine qui devrait péter le box-office.
En tout cas, aujourd'hui, c'est ce qui transpire.
En tout cas, ce que disent les sondages.
Mais les scénarios en général, c'est pour qu'il y ait du suspense.
Puis après, paf, il y a un truc qui se met en place.
Là, quand même, on voit l'extrême droite très très haute.
Et la division de gauche...
Mais il est chiant en film.
Oui, il se passe à la fin.
Si on pensait qu'il se passe au début, c'est vraiment très chiant.
Malheureusement, les films catastrophes, ils font beaucoup d'entrée.
Et la division de la gauche,
elle a quelque chose un peu de pathétique de l'extérieur.
Celle que vous décrivez.
Les écteurs de gauche, là, qui vont vous écouter.
Il y en a pas mal sur Radio Nova.
Je continue la métaphore.
Dans les films, il y a aussi des héros.
Mais moi, je ne crois pas au surhomme et aux surfames.
Je crois aux alliances, je crois aux mouvements.
Et je peux vous le dire, je ne suis pas parlementaire.
Donc je ne suis pas enfermée en hémicycle sur le budget toute la semaine.
Je remercie vraiment celles et ceux qui le font avec beaucoup de talent.
Mais je passe la plupart de mes semaines sur le terrain,
par mon zé par vous dans tous les territoires,
à aller discuter avec les Français.
Et je peux vous dire que je rencontre tous les jours celles et ceux qui font
que ce pays, à bout de bras, est en train de tenir des fonctionnaires,
des associatives, des gens qui travaillent dans l'économie sociale et solidaire,
des gens qui donnent du temps, de l'énergie, de l'amour.
Bon, il y en a beaucoup dans ce pays.
Mais ils tiennent ça à bout de bras.
Les associatives, d'ailleurs, ont défilé avec ce slogan
« ça ne tient plus ».
Et c'est pas que les associations qu'ils sentent.
Moi, je peux dire, j'ai rencontre plein de fonctionnaires, d'entrepreneurs
qui disent « on va lâcher ».
Alors, vous savez, c'est l'image de la barre fixe.
Si vous leur dites « allez, il faut tenir encore dix ans »
et qu'il lâche vous, ils disent « non, ça ne marchera pas ».
Si tu dis « venez, on tient jusqu'à 2027 », ça, c'est possible.
Et donc notre responsabilité, c'est de nous mobiliser pour gagner.
Vous avez raison, il faut sortir de l'entre-soix, de la gauche qui parle
avec la gauche, de la gauche, pour la gauche, toute la journée.
J'en ai un le bol.
J'ai des adversaires qui sont Macronistes.
Parce que je comptais ce qu'ils sont en train de faire.
Il y a tellement de victimes de ce projet de loi de finances
là que c'est intolérable.
Les radio associatives, les emplois d'insertion,
les personnes qui sont en RSA, au chômage,
de longue durée en situation de handicap
à qui on propose du travail adapté.
Il y en a 60 000 qui vont perdre cet emploi sur 300 000.
Et en même temps, on supprime la prime de Noël pour les gens en RSA.
Ça va les motiver un petit peu.
On supprime la prise de Noël si vous n'avez pas d'enfants.
Ce que c'est bien connu, quand vous n'avez pas d'enfants,
vous ne faites péter pas Noël.
Vous n'avez pas de parents, de frères, de soeurs, de neveux, de nièces,
de voisins, d'amis.
Vous ne voulez pas améliorer l'ordinaire le soir du réveillon.
Et à 600 euros par mois, on n'améliore pas l'ordinaire.
Donc c'est délétère.
Et donc on doit dire que ça, c'est inadmissible.
Et on doit dire aussi qu'il existe une autre alternative
que le rassemblement national.
Et moi, je ne suis pas résignée.
Et je vous dis à tous, tenez bon, nous arrivons.
D'ailleurs, vous n'avez pas du harène.
Vous avez souvent assumé être l'autre Marine
puisque vous partagez le même décor.
Et d'un Beaumont, notamment, comme Marine Le Pen.
Comment on fait pour la combattre dans son fièvre ?
Les fièvres, ce n'est pas le plus simple.
Parce que, comme vous l'indiquez, c'est un fièvre.
Alors c'est un fièvre relatif puisque je précise que Marine Le Pen
a une tellement de territoires du bassin mien, du pas de calais
et qu'elle habite toujours à Saint-Clou.
C'est quand même assez paradoxal pour quelqu'un
qui est censé être tombé en amour de cette ville.
Moi, je suis né, j'ai grandi et je continue d'habiter avec grand plaisir.
Et donc vous savez, moi je le dis à tous les militants de ce pays
ce que j'en crois beaucoup qui sont un territoire très, très dur,
des territoires d'adversité qui ont le mérite de s'y battre
avec beaucoup de courage, qui disent pas,
je n'aime pas rachuter là où c'est plus facile.
Et souvent, j'en ai qui disent, j'ai perdu, on a perdu,
qui se remettent beaucoup plus en question d'ailleurs
que ceux qui sont là-haut, qui disent, bon alors, Lénaz,
moi j'étais venue au premier tour, qu'est-ce que vous avez fait ?
Et je leur dis, ce n'est pas de votre faute individuellement.
Quand vous avez des vagues comme ça au niveau national,
vous ne pouvez pas lutter tout seul sur votre territoire
parce que vous faites du porte à porte,
vous allez ouvrir maximum 40 portes par jour,
on convainc peut-être deux personnes.
Et il y en a qui rentrent tous les jours dans le salon des gens,
c'est ceux qui passent à la télé.
Donc c'est pour ça que moi aussi, je me suis engagée au niveau national.
Donc ça, c'est important.
Et je le dis aussi, donc il faut que celles et ceux qui passent à la télé
aient conscience, qui ne parlent pas juste à ceux qui habitent
les mêmes arrondissements que eux, mais à tous les Français.
Mais vous aussi, qu'on dise qu'on a un problème avec les médias dans ce pays.
Et je le dis, voilà, c'est une radio avec laquelle je n'ai pas de problème.
Mais franchement, on a un petit sujet de personnes qui sont tellement riches.
Alors quand vous êtes très très riches, au début,
vous achetez des sacs à main, des maisons, des voitures de sport,
à les supériodes, j'ai de privé.
Puis un moment, vous avez tellement d'argent,
vous dites, tiens, je peux acheter le pouvoir.
Je peux acheter l'opinion.
C'est ça qui est en train de se passer.
Avec quand même quelqu'un comme Elon Musk.
Vous savez, moi, j'ai, on parlait de,
enfin c'était la COP, là, ABLM.
Moi, j'ai fait la COP 15 à Copenhague en 2009, ça date.
Bon, on avait des Tipano, there is no planet B.
Il n'y a pas de plan B.
Bah lui, il dit, bah si, en fait,
moi, on va aller habiter sur Mars, foutu pour foutu.
Donc, en fait, ils crâment tellement tout,
qu'ils disent, disons, on va plutôt faire la plan B maintenant.
Tout le monde ne pourra pas y aller.
Il faut une place dans ma fusée,
soyez très gentil avec moi.
Bah c'est quand même délirant.
Et on voit sur les réseaux sociaux,
objectifement, je le vois, quand je mets le mot écologie
dans un tweet, j'ai 25 likes.
Quand je parle de n'importe quoi d'autre, j'en ai mille.
Et donc, on voit bien que l'algorithme fait en sorte
que même les gens qui sont écologistes,
qui sont encore sur Twitter, bon courage,
et qui me suivent, le tweet n'apparaît même pas
dans leur timeline, il est invisibilisé.
C'est pareil avec le féminisme.
Enfin, c'est, on a quand même un vrai sujet.
Justement.
Démocratique.
On parlait du harène et de Marine Le Pen.
Vous imaginez-vous ce twist de folie,
un second tour à la présidentielle, Marine contre Marine ?
Vous avez pensé déjà à ça, ce scénario ?
Mais je crois comprendre qu'elle pourra peut-être pas se présenter.
Pour l'instant, c'est pas encore définitif.
En tout cas, tout ce que je peux vous dire,
c'est que je n'ai pas de problème avec la justice.
Non, mais est-ce que vous l'avez déjà imaginé,
ce scénario de folie ?
De, déjà deux femmes,
ça serait quand même inavancé, en finale.
Et Marine contre Marine.
Est-ce que pour vous, ça serait une bonne nouvelle
que deux Marines s'affrontent en finale de la présidentielle ?
Ah bah alors, l'écologie au deuxième tour de la présidentielle,
ce serait une excellente nouvelle.
Allez, boum, ça t'a pas coûté.
Et je le dis aussi, non, non, attendez,
je vais répondre.
Mais je le dis, ce serait pas l'écologie seule.
Parce que si je suis au deuxième tour,
c'est parce que je serai candidat de la gauche
et des écologies.
C'est pour ça qu'on veut faire une primaire.
Ensuite, Marine Le Pen,
je serais ravie de pouvoir enfants débattre avec elle.
Parce qu'elle fut le débat.
J'ai fait un débat avec elle en 2012.
Campagne législative, il y avait Jean-Luc Mélenchon.
Moi, j'étais là, c'était ma première campagne.
Marine Le Pen, on se retrouve en débat France 3.
C'était franchement, c'était assez spectaculaire
parce qu'elle était devenue tout de suite très agressive.
Enfin, c'était, voilà.
Elle avait un peu perdu scénère.
Et puis après, elle a toujours refusé de débattre
aux élections législatives suivantes.
Mon maire, à son évolution,
elle ne veut pas non plus faire de débat, voilà.
Le seul débat qu'il y a, c'est le Conseil Municipal.
C'est pratique, c'est lui qui a le micro.
Et je rappelle qu'au dernier, c'était la semaine dernière,
il était 9h10,
qu'il m'avait déjà su une question normale
sur un problème pas normal de crèche,
qui a pris la crèche municipale,
il a donné aux privés à Peeple and Baby,
qui est un scandale national sur comment ils gèrent leurs salariés,
les enfants, etc.
Donc je pose une question normale, très serène.
Et au bout de 10 minutes, il m'avait qualifié de pire que Staline.
Bon, je vois pas le rapport, ni avec la crèche, ni avec moi.
Attila, ton de lié.
Puis, Taliban, hystérique.
Il m'a dit que j'étais une Taliban hystérique.
C'est bien connu qu'il y a les talibans dotés d'un utérus
et les autres qui, eux, ne sont pas du tout hystériques,
ceux qui n'ont pas du utérus face à n'avait aucun sens.
Et quand je dis, mais vous vous rendez compte de ce que vous dites,
ils répondent, oui, et vous êtes une merveilleuse aussi.
9h10, pour vous montrer que ces personnes
ont quand même pas grand chose à répondre sur le fond.
Jordan Bardet, d'ailleurs, a toujours aussi refusé de débattre avec moi.
Enfin, il y a quand même un petit sujet.
Donc, enfin, ce débat aurait lieu et les Français pourraient choisir.
Et ce serait une manière de réhabiliter un prénom qui,
aujourd'hui en France, quand on prononce le mot « marine »,
on pense pas « Marine ton de lié »,
on pense pas « la marine nationale », on pense « sa marine le peine ».
Le problème de « Marine le peine », c'est pas juste son prénom.
Je pense que d'ailleurs les Français choisiraient
et je pense que j'ai plus de chance de l'emporter au deuxième tour
que des gens qui polarisent tellement.
Là, il y a un sondage qui sort ce matin,
Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour.
La gauche dans ce sondage fait entre 30 et 35 % au premier tour.
Jean-Luc Mélenchon s'il se qualifie au deuxième tour en fait 25.
C'est-à-dire que tous les gens de gauche
votent même pas pour lui contre Marine le peine.
Alerte, quand même.
Il nous a parlé de la magie du deuxième tour.
C'est comme ça qu'il allait gagner.
Moi, je ne vote pas pour David Copperfield.
J'aimerais qu'on soit représentés au deuxième tour pour quelqu'un
qui a une stratégie.
Et moi, je pense que l'écologie peut fédérer déjà toutes les voies de gauche
et aller chercher des voies de personnes qui votent plutôt au centre ou à droite,
mais qui sont des vrais démocrates, des vrais républicains,
qui ont fait le front républicain en 2024,
qui les referont cette fois-ci si c'est une candidature
qui leur paraît respectable.
Et moi, je sais, j'étais encore hier avec quelqu'un qui me disait
« j'étais au Sénat pour la droite, mais vous voilà,
je j'aime bien comment vous faites, je vous fais confiance ».
Bon, ben voilà, cran par cran on va y arriver.
Mais donc Marine Le Pen, le problème,
ce n'est pas juste son prénom, c'est ce qu'elle fera de la France.
Mais c'est vrai que, m'appelant moi-même Marine,
j'ai un petit problème avec ce qu'elle a fait de mon prénom.
Je le rappelle dans mon livre « Demain si tu vois bien »
qui est sorti début octobre.
– La pub.
– Être jeune, être jeune, être jeune.
S'appelait Marine Aylin Beaumont, c'était quand même pas évident.
Moi, je me rappelle qu'elle arrive.
Alors c'était Le Pen, puis d'un coup,
il fallait cacher le nom Le Pen, donc c'était devenu Marine.
Et elle a privatisé ce prénom pour mieux effacer cet héritage
des vafeux naissesses, de les chambres agaces.
C'était un détail de l'histoire, il fallait cacher tout ça.
Et c'était Marine, elle vœuse de chat qui fait des pétunias.
C'est ce qu'elle avait raconté à ambition intime.
Elle plantait ses pétunias.
Bon, c'est pas que ça, le Rassemblement national désolé.
Je me rappelle de soirée où c'était la chanson « Diames ».
J'avais vingt ans, j'allais dire des boumes.
– Vous pensiez que c'était pour vous, la chanson ?
– Je n'appelais pas ça des boumes à vingt ans, mais…
Non, mais je me rappelle de tous les copains qui sortaient « Marine ».
Vous savez, il y a 17 fois le prénom « Marine » comme dans cette chanson, c'est très très long.
Donc c'était un vrai prémendonge, mais dis-moi ce qu'il te prend.
Et « Marine », et tout le monde me regarde dans un « Marine ».
J'ai l'impression qu'on a compris la 17e fois, aller le dire à quelqu'un d'autre.
Et je rencontre tout le temps des gens qui s'appellent « Marine »
qui me disent « merci » de réhabiliter ce prénom.
Et j'avais même une journaliste qui m'avait suivi, qui faisait un podcast.
Elle s'appelait « Marine », elle faisait un podcast sur plein de « Marine »
qui se plaignait de s'appeler « Marine ». Voilà.
Moi en tout cas, je m'appelle « Marine » parce que l'année de ma naissance,
ma mère avait lu dans Paris Match que Michel Platini, qui jouait chez les Verts,
à zare, je ne pense pas, avait appelé sa fille « Marine ».
Et donc elle a dit « tiens, j'aime bien ».
Vous n'avez pas de nièce qui s'appelle « Marion », vous ?
Pas de nièce qui s'appelle « Marion » ?
Non.
Ok. Pas de grand-père s'appelle Jean-Marie.
Non plus.
Mais « Marine » s'appelle pas vraiment « Marine ».
Ça s'appelle « Marion », Anne Perrine.
Parlons de…
Alléat civil.
Parlons de scènes coupées, parlons d'écologie.
Pourquoi c'est toujours la scènes coupées des campagnes présidentielles ?
Pourquoi l'écologie passe toujours au second plan ?
Tout le monde dit que c'est hyper important avant,
mais au final, ça disparaît toujours au montage final.
Vous êtes d'accord avec ça quand même ?
Eh bien ça, je suis très d'accord et je le déplore.
Vous voyez là, en ce moment, il y a des coups budgétaires sur l'écologie qui sont ribles.
Ce n'est même pas moi qui perd, ni l'écologie, c'est les Français.
On leur supprime les primes pour rénover leur logement.
On leur supprime les primes pour changer de voiture.
On supprime le fond vert.
Il est divisé par quatre, alors que c'est ce qui permet d'aviner à Génovil
et de faire en sorte que vous ne soyez pas trop inondés dans l'avenir
ou que les chaleurs soient supportables.
Tout ça n'a aucun sens.
Mais ce phénomène que vous décrivez, il a un nom.
Ça s'appelle le syndrome de l'autruche.
Les neuroscientifiques l'ont documenté.
Le syndrome de l'autruche, c'est quoi ?
C'est que en 2025, tout le monde sait.
Même Donald Trump y sait au fond de lui.
Mais il y a un mécanisme de verrouillage mental, parce que c'est trop dur.
Et ce syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence,
c'est vraiment un mécanisme de protection.
C'est le même mécanisme qui fait que si vous passez un examen médical
qui vous fait un peu peur, vous n'allez pas chercher les résultats,
vous n'osez pas les ouvrir.
Ou que si vous êtes très, très sûrs en été,
courage à ce qui le son, qui nous écoute peut-être,
vous allez plus regarder votre compte en banque et vous ouvrez plus les factures.
C'est pareil avec le climat.
On sait au fond de soi, mais c'est tellement violent.
On ne sait tellement pas quoi faire individuellement.
On n'a pas pris individuellement que du coup, on se bloque.
Et donc, ça donne de la colère, du déni, etc.
Et ça, je dois le dire, il faut qu'on en tire les leçons chez les vers.
Parce que longtemps, on a cru naïvement qu'on devait être des lanceurs d'alerte
et que le moment où tout le monde aurait compris qu'on avait raison,
du coup, les gens voteraient pour nous et ça sauverait la planète.
On a cru que les rapports du sujet soufferaient.
Et bien, malheureusement, ça n'est pas vrai.
Et donc, on doit s'adapter et y compris dans notre manière de porter le sujet.
Parce que si j'arrive, en vous disant ce que je pense sincèrement,
c'est-à-dire que les enfants qui naissent cette année,
personne ne peut leur garantir que la planète sera encore habitable
quand ils auront 30 ans, si je vous dis qu'il y a un million d'espèces
qui sont en train de disparaître dans le monde
et que la France en compte plus que les autres pays du monde.
En fait, vous êtes là, genre, verrouillage.
Vous êtes là, je ne veux plus entendre.
Ne changez pas de chaîne, j'arrive, avec des solutions.
Tout ça pour vous dire qu'on a raison de continuer à porter le constat,
parce qu'il faut quand même qu'on l'aie en tête,
mais on doit tout de suite apporter derrière des solutions et de l'espoir.
Parce que si vous dites aux gens, c'est foutu, tout est noir,
il n'y a plus d'espoir, les gens disent, je ne vote pas pour vous, c'est foutu.
Alors elle, elle dit qu'il n'y a pas de problèmes climatiques,
mais du coup, elle raconte des choses sur eux.
Vous voyez, il y a un truc qui est compliqué.
Regardez sur l'immigration, c'est le même schéma.
On fait peur aux gens.
Pourtant, ce discours, il porte.
On leur dit qu'il va y avoir une submersion.
C'est horrible. Les gens, pourtant, ils écoutent.
L'inverse, c'est que ce constat-là, il est faux, le mien, il est vrai.
Je parle pas de la véracité, je parle.
Je reprends votre métaphore de la maladie, du cancer, incurable.
Et vous avez raison que rarement, le savoir a été aussi éloigné du pouvoir.
Et ça, c'est un vrai sujet qu'on a aujourd'hui.
On ne fait plus de la politique sur des faits réels,
mais sur les sentiments des gens.
Et moi, je suis pour qu'on réhabilite l'émotion politique.
On ne peut pas faire de la politique avec des rapports du GIEC et de la raison.
L'émotion est importante, mais on ne peut pas non plus raconter n'importe quoi.
Genre, votre veste verte, c'est de l'émotion.
Oui, c'était pas fait exprès, mais j'ai compris qu'elle avait joué le rôle de Doudou
pour les hélicoptes.
C'est pas celle-là, c'est pas celle-là.
Non, maintenant, j'ai un petit verre forêt pour l'hiver, un verre sapin de Noël.
C'est faire de la com' en fait, faire de la com' politique,
alors qu'avant, vous n'enfusez pas vraiment les verres.
Mais c'est pas de la com' politique, parce qu'en fait,
moi, j'ai toujours eu des vestes vertes, tout le monde s'en foutait.
Il se trouve qu'on m'a apporté le jour du NFP, une nouvelle veste.
J'en ai essayé trois jours là, parce que ma veste,
je l'avais acheté en seconde main.
C'est bien d'acheter des vêtements de seconde main, bien pour la planète.
Mais, bon, il se trouve qu'après l'avoir mis pendant deux ans, elle était très élimée.
Et donc, j'avais dit, je me rappelle, on avait les chefs de partie de l'AFP.
J'avais dit, bon, toi, tu fais moins de blagues.
Toi, faut que tu essayes de sourire, toi, en mode.
Si vraiment chacun, les gens sentent un truc qui a bougé chez nous,
ils vont dire, oh, ils sont en train de se passer un truc.
Et on devait susciter ça en début de campagne.
Donc, c'est la conférence de presse et lancement du NFP
Quand on avait scellé l'accord.
Et moi, je dis, moi, je mettrai une veste,
voilà, j'en achète une nouvelle qui est un peu mieux.
Et j'en vois, évidemment, j'avais pas dormi.
Moi, j'ai pas l'endurance des skippers du Vendée Globe.
Donc, au bout de cinq nuits, j'étais très fatiguée.
Et donc, je dis, tu m'en ramènes trois.
Et donc, il m'en ramène trois. J'essaye des deux premières.
Ça ne va pas du tout. Et la troisième, je dis,
bah, ça, là, elle va bien, mais elle est quand même très, très verte.
Et il me dit, bon, c'est dans 10 minutes. Donc, ciao.
Et les gens, il y a eu cette image de photo de famille qui s'affichait.
Donc, j'ai vu, effectivement, que c'est très, très vert
par rapport à tous les costumes gris sombres.
Et c'était parti.
C'est-à-dire que les gens disaient, tu viens en déplacement,
mais tu prends ta veste. N'oublie pas ta veste.
Et à un moment, j'ai failli leur dire,
bah, je vais envoyer ma veste en déplacement.
Puis moi, j'y retrepart, comme ça, on pourrait se démultiplier.
Et donc, c'est ce que les psy appellent.
On fait beaucoup de psychanalyse ce matin.
C'est ce que les psy appellent un objet transitionnel,
genre un doodou pour les enfants.
C'est-à-dire que les gens disaient, cette veste me rassure.
Marine Tandeli, il n'y a pas que les vestes vertes.
Dans le programme de zécolos, on a du mal à comprendre
aussi votre vision de l'écologie.
J'ai découvert un nom de scène
qu'on vous donne un peu, la Macron verte.
Vous le trouvez comment, ce nom de scène ?
Je n'ai jamais entendu ce truc-là de ma vie.
Sur la réseau social, il y a...
Il faut pas arrêter de passer autant de temps sur Twitter,
avec les Botrus.
Non, le côté est-ce qu'elle est...
Macron verte ?
Oui, est-ce qu'elle est libérale ?
Alors, soit ça veut dire que je vais gagner la présidentielle.
Donc, je suis d'accord.
Et que vous allez discuter de l'Assemblée deux fois.
Mais peut-être que je respecterai les résultats à ce moment-là.
Et que peut-être que Pascal Pro sera pas au courant
avant mon premier ministre.
Mais pour être plus sérieuse,
moi, écoutez, je ne vois pas comment on change la vie des Français
sans un programme de rupture, je vous l'ai dit tout à l'heure.
Ça ne tient plus.
Tenez bon, nous arrivons.
Tenez bon, nous arrivons.
Ce n'est pas pour faire la même chose.
Ma vie politique depuis 9 ans maintenant
est consacrée à combattre l'injustice sociale,
l'inaction climatique de ce mandat d'Emmanuel Macron
et le délitement démocratique aussi qui s'y joue.
Donc, m'expliquez pas que je suis une Macron verte.
Dans la sphère militante, on va dire,
il y a quand même des écoles au plus radicaux que vous.
Et vous, vous n'aimez pas le côté peut-être libéral,
peut-être plus centriste, comment vous vous placez ?
Je ne comprends rien ce que vous expliquez.
Je m'appelle Marine Tondelier.
Je suis candidate représentielle.
Je suis écologiste depuis 2009.
Je n'ai eu qu'un parti.
Je n'ai pas zigzaggué au gré...
Il y a des courants qui sont forts.
Oui, il se trouve que le mien a fait 73% en dernier congrès
et que jamais ce parti n'a été aussi rassemblé.
Donc voilà, nous portons une ligne qui est une ligne crédible
parce que nous, le changement, nous ne faisons pas qu'en parler.
Nous le mettons en place dans beaucoup de territoires de ce pays
et peut-être bientôt au niveau national.
Nous portons un programme de rupture avec le macronisme
et qui est un programme bien plus réaliste que les macronistes.
Ouais, le mot réaliste, voilà.
Attends, c'est un mot plutôt de santé.
Détendez-vous !
Mais vous avez des...
Vous êtes tendu, il faut arrêter le café.
Non, on est attendu ici, on a le temps de parler.
Parce que j'ai constaté, je suis une jeune femme écologiste du Pas-de-Calais.
J'ai compris depuis bien longtemps dans ma vie politique
qu'il y avait des gens, pas moi,
mais qui par principe bénéficiaient d'une présomption de crédibilité
parce qu'ils avaient le bon costume, les bons diplômes et les bons réseaux.
Et donc, quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent,
ça avait l'air très sérieux.
Emmanuel Macron quand même nous a expliqué à l'époque
qu'il était un maudard de la finance.
Il n'a pas dit je suis fort en finance, j'ai des idées.
Il a dit je suis un maudard de la finance.
Ça vous montre déjà le de crédibilité.
Bon, moi je pense qu'il faut plutôt des maudards de l'empathie.
Alors je dis maudard, j'ai cherché l'équivalent féminin,
il n'y en a pas parce que toutes les compositrices sont invisibilisées
dont la propre sœur de maudard, à qui je tiens à rendre hommage à l'entretenant aujourd'hui.
Mais personne ne la connait donc ça ne marchera pas comme maudard.
Mais c'est un problème.
Mais du coup, vous voyez, on a fait des politiques
complètement coupées de l'empathie, de la tendresse,
du respect humain, de dignité élémentaire qu'on doit aux gens.
Et Jean-Michel Crédibilité là, il a quand même commis l'exploit
de faire mille milliards de dettes en plus en huit ans.
Et en été, à 2000, on arrive à 3000.
Donc c'est mille milliards en partant de 2000, c'est quand même énorme.
Mais à la limite, la dette, c'est comme la chasse.
Il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette.
Bon, là, c'est de la dette qui ne réparte pas les inégalités sociales.
Il y a 9,8 millions de pauvres dans ce pays.
Il n'y a jamais eu autant de pauvres depuis 30 ans,
depuis qu'on mesure la pauvreté.
Et dans le même temps, les 500 familles des plus riches
ont vu leur fortune en 30 ans multiplies par 14.
Donc la fable du rusellement, tout ça, ça suffit.
Donc il a fait ça sur les inégalités
et il n'a pas préparé l'avenir sur l'environnement.
Donc à un moment, je ne peux rien pour lui.
Et donc être réaliste, c'est dire ça.
Ça, c'est très réaliste.
Les écologistes sont beaucoup plus lucides
sur les constats sociaux-environnementaux
que tous les gens qui l'ont goûter.
Justement, pour reprendre ce mot « réalisme »
qui vous fait un peu bondir et non pas libéral ou macronverte.
Mais réaliste, c'est bien d'être réaliste pour s'occuper des vrais problèmes.
Mais je ne pense pas que les macronistes le soient.
Alors on a l'impression, justement, que les écolo, ça, c'est historique.
Vous êtes bloqués entre deux scénarios.
Vous êtes pris entre la volonté de faire un film d'auteur authentique
en parlant à vos militants, la base.
Et l'autre voie, celle de faire tête à un blockboster,
comme on dirait, qui va décevoir les fans de la première heure.
Et on se dit comment réussit à être populaire, exigeant et réaliste.
C'est quand même toujours le...
Oui, mais ce que vous entendez là,
excusez-moi, c'est le dilemme de tout politique en réalité.
En plus, les écolo, il y a toujours eu quand même...
Vous voulez absolument que ce soit pire chez nous.
Je vous assure que non.
Historiquement, je vois l'escorps.
Non, mais la droite parle d'une seule voie quand elle choisit.
La droite parle d'une seule voie.
Vous vous foutez de moi en élection présidentielle.
Attendez, j'ai fait des réunions à l'Elysée avec Rutaio et Vauquiez
qui disaient déjà pas la même chose.
Je parle historiquement sur les campagnes présidentielles.
Historiquement, on n'avait pas été déçus.
D'ailleurs, Bruno Rutaio, je ne sais pas si quelqu'un des nouvelles,
je n'en ai pas.
C'était bien la preuve que Bruno Rutaio, sa bulle était liée
à la fonction qu'il occupait, ministre de l'Intérieur,
et pas son talent personnel depuis qu'il n'y ait plus en tant que part.
Non, mais il y a cette question de choisir toujours un peu...
Avant la prochaine scission, Zemmour, non.
Non, entre comme ça, ces deux voies, en fait,
et c'est ça, la difficulté pour les écoles.
Oui, mais c'est mon travail.
Et par ailleurs, je pense que dans ces cas-là,
je ne sais même pas si c'est une recette.
Pour moi, c'est une évidence et c'est instinctif.
En fait, il suffit d'être sincère, de rester soi-même.
Et moi, je vous le dis, je ne fais pas un pied dehors,
sans qu'on vienne me voir en me remerciant un de ce qui s'est passé
à l'été 2024, deux de ne pas changer,
et trois, en m'exortant à ne rien lâcher.
Et je le dis, 72 % des électeurs de nos fronts populaires
demandent, par exemple, une candidature commune à la présidentielle.
Peut-être que dans l'idéal, ils ne veulent pas la même.
Mais en tout cas, là-dessus, ils nous disent,
« te n'es bon ». Et je leur dis, « te n'es bon, nous arrivons ».
Donc, c'est très simple.
Et il y a même des gens, ça,
ça m'étonne toujours qu'ils disent,
« vous, on vous aime bien, vous n'êtes pas comme les autres ».
Bon, ça, ça peut être positif ou négatif.
Ils disent qu'on aime bien chez vous.
C'est quand vous parlez, on comprend.
Et bien, moi, ça m'effart quand même,
que le point fort chez moi, ce soit vous,
c'est pas comme les autres, quand vous parlez, on comprend.
Ça m'inquiète quand même pour l'état.
Arrêtez de prendre un café, ça, ça ne prend pas comme la fesse, elle-là.
Bon, ben, vous voyez, j'ai grandi à une imbaumon,
peut-être que ça m'a...
Ah ben justement...
Dans la vie, on a pu me dire parfois,
« mignet, tu parles pas français, je sais pas quoi,
tu fais trop de blague, ça va pas ».
Il se trouve que ça change aussi la merde d'affaire de la politique
en étant sérieux sans se prendre trop au sérieux.
Vous parlez de votre enfance, vos origines,
on a une question toujours origine, story.
Ouais, c'était le courant, tu vois.
C'est votre origine, story.
Vous vous dites souvent, « je viens du bas Saint-Mignet ».
Vos ennemis disent « ouais, elle aime s'inventer ça »,
parce que son père est médecin, sa mère est pharmacienne,
vous répondez quoi à ça ?
Ça n'a aucun sens, c'est-à-dire que j'ai jamais dit
« je viens d'un milieu précaire et j'ai connu la pauvreté dans mon enfance ».
J'ai eu la chance d'avoir eu une enfance heureuse,
et je mesure ce que ça veut dire.
Dans un pays, on voit beaucoup d'adultes abîmés
qui sont en fait d'anciens enfants mal traités.
C'est pour ça aussi que j'ai choisi le sujet de l'enfance.
Je le dis, cette société n'est pas bienveillante envers les enfants,
étant qu'on continue à ne pas en parler de un enfant
sous les cinq jours qui meurent sous l'écoute de ses parents,
d'un enfant qui est agressé sexuellement
ou vitime d'inceste toutes les trois minutes dans ce pays,
on n'en parle jamais, et bien moi j'en parle.
Et je vous ai parlé vraiment des violences ultimes,
et je peux vous parler de la précarité des enfants,
du stress de parcours sub, je suis intarissable.
Donc l'enfance est un sujet à chérir,
et je le sais parce que j'ai grandi dans un territoire,
ou c'est très difficile.
Et pour celles et ceux qui me donnent
depuis certains beaux quartiers de Paris des leçons sur mes origines,
c'est comme les commentaires Twitter que je n'ai même pas lu,
mais que vous lisez pour moi, ça passe au-dessus.
Non seulement je suis née dans cette ville,
j'y ai été à l'école publique, j'y ai grandi,
et j'y vis encore par choix parce que vraiment,
je ne me vois pas vivre ailleurs, c'est chez moi.
J'adore ce territoire, il fait ce que je suis,
c'est Pierre Bachelet d'ailleurs disait,
et grâce à eux je sais qui je suis, c'est comme ça.
C'est terrible.
Moi, l'endroit où je suis dé, le jour de ma naissance,
j'avais cinq ans d'espérance de vie de moins qu'un parisien.
Ah oui, c'est ça, c'est ça.
J'avais encore rien fait, mais juste j'étais née là, c'était comme ça.
Donc il y a la précarité qui tue,
il y a le, et ça, je ne suis pas concernée par ça,
mais par contre la santé environnementale l'air est polluée,
l'eau est polluée, on n'a pas le droit de boire l'eau du robinet
quand on est en sainte, et quand je suis devenue élu en 2015...
Ça se fout, je ne sais pas.
Quand je, c'est à cause des, tous les obus de la guerre mondiale
qui, de la première guerre mondiale qui continue de se désagréger dans le sol.
Premier conseil à la globe, dans les premières années,
j'arrive à l'agglomération, j'étais la seule écolo,
puis je dis, mais l'eau du robinet, on n'a pas droit de la boire quand on est en sainte,
mais toutes mes copines en sainte, personne ne le sait.
Pourquoi ? On me dit, non, non, il ne faut surtout pas le dire, c'est anxiogène.
Ah bon, donc en fait, il ne faut pas boire l'eau du robinet,
mais il ne faut pas le dire aux gens qui n'ont pas droit de la boire,
sinon ça les inquiète, je ne comprends rien.
Donc vous voyez, si j'étais pas née là, si j'avais pas grandi là,
je ne serais pas écologiste peut-être,
enfin si je serais devenu comme tout le monde,
mais peut-être je ne ferais pas de politique.
Donc c'est voilà, c'est pour ce territoire que j'ai envie de me battre
et je vais continuer, et c'est là que j'ai envie de vivre,
ça n'est pas un sacrifique, c'est ce territoire et ses habitants que j'aime.
Et vous, il est mis, et vous faites des alertures,
et c'est vrai qu'on le sait, c'est pour qu'elle...
Et les gens qui ne sont pas contents, c'est pareil.
Pour qu'elle ait des intervues avec vous,
il y a des jours où vous êtes là et d'autres où vous êtes là-bas,
et c'est important.
Arrêtez de me proposer les matinales, lundi matin,
je conduis mon fils à l'école.
Je voulais pas donner d'infos.
J'aimerais vous parler d'un film...
Juste pour ajouter là-dessus que le fait de devenir du bassin minier,
c'est pas juste pour défendre le bassin minier,
ça me donne une conscience de ce que ça veut dire
de venir d'un territoire méprisé de la République.
80% du territoire géographique, c'est les ruralités.
Il y a 1500 quartiers populaires dans ce pays,
il y a les territoires d'Hydoutremer, il y a les montagnes,
il y a les littoraux qui subissent aussi.
Quand vous habitez sur le littoral aujourd'hui,
vos enfants, vos grands-parents, vos grands-parents,
vos allers grands-parents sont peut-être nés là,
vous ne vous pourrez pas vous loger.
Donc il y a des problèmes spécifiques
et ce pays est très Jacobin.
Macron avait dit, je veux faire la décentralisation,
on l'a attendu, elle n'est jamais venue.
Et donc aujourd'hui, on a un pays,
il y a un livre qui est sorti de Francis Brochet
qui s'appelle Quand le parisianisme écrase la France,
qui montre que, bon évidemment,
il y a des endroits dotés et sous-dotés,
mais vous savez où vous habitez en France
au pays des impôts sur le revenu ?
C'est le même niveau.
Selon vos revenus quoi, pas selon votre territoire.
Et bien ces impôts, ils font une redistribution inversée.
Parce que si vous habitez dans le Doudou,
vous n'aurez pas le même nombre de dépenses
que pour vous, que si vous habitez à Paris.
Donc la répartition des dépenses publiques
vient accroître chaque année cette inégalité.
Donc vous payez les mêmes impôts,
vous n'avez pas le même accès aux soins,
pas le même accès aux services publics,
pas le même accès à la culture,
pas le même accès aux transports publics,
ça suffit.
Je serai une présidente de République
qui fera attention à ça.
Quand je vous parle d'empathie,
ça c'est une attention à l'autre,
une attention au territoire,
une attention au sujet de la solitude.
Un Français sur quatre qui se sent seul,
on n'en parle jamais.
Comme un peu Jacques Chirac,
la présidente des territoires.
Il mangeait des pommes et ça,
je lui souhaite qu'elle soit sans pesticides.
Mais vous voyez,
au Japon, au Royaume-Uni,
il y a des ministres de la solitude
qui s'occupent de ce sujet tout le temps.
En France, on n'en parle jamais.
Donc non seulement tu es seul,
un Français sur quatre,
750 000 personnages
et en situation de mort sociale,
c'est-à-dire qu'ils ne comptent plus pour personne.
Ce mot est horrible, mais il dit ce qu'il dit.
La tranche d'âge qui se tente plus seul
25-39 ans,
ça montre à quel point l'entrée
sur la vie active est venue difficile.
Et moi, je souhaite que les gens seuls
ne soient pas en plus seuls
dans leur solitude.
On va vous aider.
J'aimerais vous parler d'un film déceverant.
Enfin, c'est vous, d'ailleurs,
qui en parlait le mieux, on écoute.
Je ne dis pas que les copes sont parfaites.
Je dis qu'aujourd'hui,
je n'ai pas d'autres outils
pour avoir tous les pays du monde
quasiment autour de la table
et discuter.
La COP, la réunion annuelle.
C'est un peu l'année dernière,
mais c'est toujours décevant.
La réunion annuelle des États
pour fixer les objectifs environnementaux.
Vous y croyez encore,
peut-être, vous allez nous le dire.
Pourtant, avec la COP 30,
on vient de le voir.
Enfin, on vient de le voir récemment.
Le bilan est unanimement qualifié de décevant.
Ce n'est pas l'heure de tirer le rideau.
C'est un euphémisme.
Oui, ce n'est pas l'heure de tirer le rideau
pour ces copes, allez disons-le, inutiles.
Ben, le problème, c'est que je n'ai pas de meilleur outil.
Donc, je veux bien qu'on dise,
on arrête en plus les copes.
Ah, c'est sûr, on ne sera plus déçu de la COP,
mais il n'y aura même plus de pop.
Ça mobilise des États,
ça nourrit beaucoup d'espoir.
Et à la fin, c'est toujours tout ça pour ça.
Je suis...
Alors, j'ai nourri de l'espoir pour les copes.
Moi, j'étais, je vous le dis,
ce qui fait que je me suis engagé complètement en politique,
c'est ma première COP en 2009 à Copenhague.
Ça ne me rajeunit pas.
J'étais allée manifester en covoiturage depuis le Nord
avec des jeunes écoles au Picard.
Et j'ai vraiment une révolution.
Et à cette époque-là, les copes, c'est vrai qu'on y croyait.
Et puis, jusqu'à la COP de Paris, on y croyait.
Et puis après, le truc de, on n'y croit à fond.
Ah non, ça n'a pas marché.
On n'a même plus, on n'y croit plus à fond, en fait.
Moi, je suis scandalisée quand je vois que le texte final de cette édition
ne comporte aucune mention directe des énergies fossiles.
Alors que les énergies fossiles,
c'est 80 % des gaz à effet de serre.
Il faut quand même savoir que la France a emmené dans sa délégation officielle
Patrick Pouyannet, PDG de Total, de Kismocton,
qu'en réalité, il y avait 1600 lobbies des énergies fossiles à la COP.
Soit une personne sur 25, c'est-à-dire que vous êtes dans le couloir,
tous les 25 personnes, vous en croisez une, au moins,
qui est là pour saboter les négociations.
Ça bute contre son corps quand même.
Alors après, c'est sûr que tu ne peux pas discuter du climat
sans avoir les personnes qui sont les principaux émetteurs.
Mais alors si c'est pour qu'ils se mettent autour de la table
pour contrôler les solutions, pourquoi pas,
si c'est pour effacer le mot énergie fossile du texte final,
c'est un problème.
Et donc je le dis que chacun se rende compte
qu'au moment des accords de Paris, on disait,
ce qu'il faut sauver, c'est au maximum 1°5
de réchauffement climatique au niveau mondial.
Là, les rapports qui sont sortis avant la COP,
on n'en a parlé dans aucun média.
Maintenant, les rapports du Gé qui sort.
C'était le rapport du PNU, des Nations Unies.
Ça montre qu'il y aura plus de 2,3 à plus de 2,8 degrés
de réchauffement climatique d'ici la fin du siècle.
Il faut savoir que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite
que la moyenne.
Donc en France, ça donne plus 4, plus 5 %.
Je veux juste qu'on se rende compte.
Ne verrouillez pas votre cerveau,
ça donnera une autre rupture.
Nous avons des solutions.
Mais je veux juste qu'on se rende compte
qu'à plus 5°, les vaches laitières, l'été de fin.
En fait, de mai à septembre, elles sont en stress thermique.
Elles peuvent plus produire de l'huile.
Que les cultures maréchelles, elles brûlent sur pied
dans plusieurs régions de France.
Que sur la sécheresse, mais aussi dans notre côté
sur les inondations, que sur la température qu'il fera
et le côté invivable de certains équipements publics,
des EHPAD, des écoles,
ou de mai à septembre, on pourra plus travailler ou vivre.
C'est ça qui va se passer.
Et donc, d'un côté, on ne fait pas en sorte que ça ait mieux.
Là, les émissions de gaz à effet serre de la France,
ça ne baisse pas du tout.
On ne respecte même pas nos propres engagements
des accords de païs et on supprime les trucs
et on supprime les dispositifs qui marchaient.
Et en plus, qui étaient bons pour la justice sociale,
c'est un scandale absolu.
Mais de l'autre côté, on ne prépare pas notre pays à l'avenir.
On sait que ça, on va être dans un pays à plus 5%
et on supprime le fond vert,
divisé par 4 en 3 ans,
qui permettait aux villes de s'adapter,
de faire en sorte que leur gymnase
soit fonctionner les énergies renouvelables,
de faire en sorte qu'on aménage les bords
de tels cours d'eux qui a tendance à déborder
pour limiter l'inondation,
qu'on mette des îlots de fraîcheur
pour se préparer des températures caniculaires.
Donc franchement, c'est un zéro pointé, c'est la honte
et c'est la France.
Et voilà, qu'on arrête de donner les sons au monde entier
et qu'on commence par nous-mêmes.
Et comme j'ai une formule dont je suis fier,
je vous la balance.
Est-ce qu'il y a des goûts de copes et des bats de copes ?
Bah là, il y a plutôt des bats de copes en ce moment.
Oui, il n'y en a pas.
Il n'y a rien à tirer.
On va essayer d'être un goûte de copes à la tête de ce pays,
mais on a perdu votre ingéison qui a eu trop de blagues pour la matinée.
Je ne sais pas si il rigole d'un air franc ou si il se moque.
Si, tu crois qu'il aime bien.
Non, il aime bien parce que je pense que c'est une bonne question.
Je ne sais pas qui l'emploi,
mais je crois qu'il ne peut pas répondre autre chose.
Moi, je suis de son côté.
Je suis pour qu'il ait la vérité et le droit de dire la vérité sur cette blague.
Comme vous expliquez, c'est le seul outil.
On peut dire qu'il y a des semi-bats ou semi-goûtes de copes.
C'est difficile d'expliquer aux gens que ça ne sert à rien.
Non mais, mais là, je ne comprends plus.
Bon, ça va très mal.
Engagez-vous.
Lesécologism.fr, rejoignez-nous.
À partir de 1€ pris, Bob.
Comme vous ne voulez pas exactement répondre à mon goûte de copes,
je continue.
Il y a aussi quelque chose qu'on a remarqué.
C'est qu'il ne faut pas regarder une série avec vous.
Vous êtes la reine du spoil.
Moi ?
Oui, oui, je m'explique.
En plein reportage de quotidien au Salon du Médien de France,
vous avez diffusé une séquence avant même la diffusion du sujet sur TMC.
Vous avez même arraché le micro de Paul Gasny.
Vous nous expliquerez ça après.
Arraché.
Journaliste pour quotidien où j'ai travaillé.
On va être francs, transparents.
Je ne vous ai jamais arraché de micro, vous pouvez le témoigner.
Non, c'est vrai.
Paul Gasny et Yann Barthez n'étaient pas très contents d'ailleurs.
Nous, elle nous dit qu'on ne parle que de sujets de politique politicienne,
qu'on ne parle jamais des vrais enjeux, on ne parle jamais d'écologie.
Alors qu'évidemment, on parle très régulièrement d'écologie dans l'émission.
Mais je voulais revenir sur les coulisses de cette petite vidéo
parce que Marine Tandelier...
Surtout, on fait ce qu'on veut.
Surtout, on ne va pas se faire donner des questions pas Marine Tandelier.
Absolument.
Exactement, et moi aussi.
Vous avez changé de rôle ou vous, Jean-Luc Mélenchonisé ou pas ?
Enfin.
Voilà.
On ne peut pas poser des questions qu'on peut même pas...
Bon, premièrement...
C'est quoi le making-of de cette séquence ? Voilà.
Premièrement, j'ai toujours été en soutien des journalistes
en France, dans le monde qui sont victimes de choses inadmissibles.
Vous le savez, je le sais tout le monde le sait.
Deuxièmement, quotidien, vous y avez travaillé,
vous le savez, on a vécu une séquence épique de chasses à cours.
Nous avons sauvé un cerf.
Il faut quand même que vos éditeurs le sachent.
Après, ils ont voulu me faire un procès pour...
Ils ont dit que je n'avais pas sauvé le cerf
parce que quatre fois sur cinq ils survivaient.
Puis, ils ont dit que j'avais fait un délit d'entrave à la chasse.
Il faut savoir, j'ai sauvé le cerf, j'ai pas sauvé le cerf.
Et j'ai même vu dans Chasson Magazine
que j'avais été surprise en train de faire de l'entrave à la chasse
dans la forêt de Rambouillet.
Mais comme nous étions à Compiègne,
j'espère qu'ils visent plus juste avec leur fusil
qu'avec leurs articles.
Bref, c'était un grand moment.
Là, c'est la chasse à cours. Là, c'est la chasse à quotidien.
Enfin, mais quotidien, c'est dans leur méthode
d'aller un peu titiller, tourner un peu en dérision les politiques.
Moi, j'aime bien, moi.
Oui, mais moi aussi, c'est une mission que je regarde.
Ils se foutent de moi, ça me fait rire.
Ils disent des trucs sympas sur moi, ça me fait plaisir.
Et c'est la vie, c'est comme ça, on est politique.
Si vous pensez qu'à chaque truc négatif sur nous, on se met à pleurer,
dans ces cas-là, on ferait plus ce métier.
Mais ce qui m'a fait rire, c'est qu'on est au salon des médias de France.
Je veux parler du médias de France et quand même d'écologistes et la COP, etc.
Il y avait ce chiffre de 3°5 que j'ai réussi à placer en cette mission
parce que je ne démord pas, je donne les chiffres que personne ne donne.
C'est mon travail.
Et donc question sur Mélenchon, question sur Mélenchon, question sur Mélenchon.
Et tout ça pour dire en plus, Mélenchon,
il n'y en a pas trop, arrête de poser des questions sur lui, on en parlera moins.
Tu vois, si ça te dérange, je comprends pas.
Ils ont posé des questions sur Chine aussi, il n'y a pas que sur Mélenchon.
C'était après.
Oh ben, ils n'ont qu'à poser toutes les questions.
Ce détail, il y a son important.
Et donc je finis par dire, je peux prendre votre micro,
et donc il hésite à penser qu'est-ce qu'elle va faire.
Alors il vous l'a raché, il vous l'a raché.
Je n'ai raché rien du tout, franchement, ça va.
Il y a des gens qui ont vécu des choses violentes dans leur vie.
Ce moment n'était pas un truc violent, voilà.
Et donc je dis, je peux le prendre.
Il hésite un peu, je prends le micro,
et je dis en rigolant, je regarde à quel moment,
bon écoutez, voilà, je vais vous parler de la coppe,
personne n'en parle, et je dis à la fin, voilà.
Donc si vous voulez que je parle, posez-moi des questions là-dessus.
Vous me posez, vous me dites qu'on parle trop de Mélenchon.
Posez-moi des questions là-dessus, je parlerai de climat.
Et plus, j'en ai eu de Mélenchon.
Allez tchao.
Et je pars, et il y a ce ralenti où c'est Paul Gassnier,
c'est qui s'appelle, il me regarde envers de détresse,
en fait, qu'est-ce qui vient de se passer.
Et je trouve que l'équipe,
enfin, c'est même pas mon équipe,
c'est quelqu'un qui a accompagné un député
qui avait filmé, qui m'envoie un truc en disant...
Comme par hasard.
Mais il ne savait pas que...
Vous savez qu'autidien, ils ne donnent pas rendez-vous en disant,
dans 3 minutes, je ne sais pas, une question aujourd'hui.
Ils sont arrivés dans l'allée, elles filmaient.
Ca m'en réflexe, on va dire, bon réflexe de votre équipe.
Mais c'est pas mon équipe,
c'est même pas mon équipe qui a filmé, donc voilà.
Et donc on met la vidéo pour rigoler en disant un peu la roseur à rosé,
pour voir si quotidien, autant d'humour que nous sur le reportage,
manifeste mon nom, c'est pas très grave.
Mais quand j'ai vu, on m'a dit, Marine, au secours,
bad buzz, ils ont diffusé toute la séquence,
ils disent que t'as arraché le micro côté pire que Jean-Luc Mélenchon,
ce qui dans la bouche de quotidien, vraiment, veut dire beaucoup.
Bon, je dis, OK, on va regarder le truc.
Et j'ai regardé sur Instagram,
j'ai pas regardé toute la vidéo, mais j'ai vu les commentaires.
Moi, je n'ai pas de service riposte sur Instagram.
Alors Instagram, Festival du Love.
N'allez pas lire les commentaires sur Twitter,
si vous n'êtes pas bien invité, faut pas faire ça.
Mais non, mais il y a des réseaux sociaux qui sont normaux
et d'autres qui sont algoritmés par des gens qui nous veulent beaucoup de mal.
Donc, ce n'est pas la même chose.
Et les gens disaient, mais il faut faire une riposte,
on n'a pas de service riposte, mais il faudrait faire une riposte.
Et je dis, attendez, je vais voir.
Et je vois, je pense que leur riposte est auto-organisé,
parce qu'en fait, les gens de même disaient, violent,
vous exagérez pas un peu.
Et en fait, là, j'étais encore hier,
il y avait le grand prix de sa scène,
donc j'étais au côté du monde de la culture hier soir.
Et il y a même des journalistes qui venaient me voir en disant,
franchement, le truc de quotidien,
ils ont un peu déconné nos collègues,
parce qu'ils en ont fait des caisses sur un truc qui n'était pas grave
et qui était drôle, en fait, ça a fait rire les gens.
Donc voilà, je le dis, rien de grave.
Paul Gastnier, tout va bien.
Si vous êtes sentis, arrachez le micro, je m'en excuse.
Et j'espère que vous vous remettrez très, très vite de cette séquence.
À la prochaine.
– Allez, quand on invite un personnage principal
engagé dans un parti politique écolo,
on lui pose souvent des questions sur ses propositions liées
au climat et à l'environnement, c'est normal, c'est ce qu'on a fait.
– C'est vrai.
– Merci d'en avoir parlé, c'est devenu rare.
– Alors on change une seconde scène.
J'aimerais que vous me donniez deux propositions concrètes
sur des thèmes qui sont les thèmes phares favoris actuels
dans la course à la présidentielle, c'est le parent du ARN,
mais que sollicite aussi les Français.
Je vais parler, par exemple, du pouvoir d'achat et de l'insécurité,
est-ce que vous pouvez me donner une proposition
dans chacun des thèmes, on va dire, sans lien direct
ou exclusivement lié à l'écologie.
Est-ce que ça, vous pouvez me le faire aujourd'hui ?
– Vous avez que tout est lié quand même.
Donc je vais vous faire des réponses qui sont liées à l'écologie,
quand même, parce que mon programme est cohérent.
Sur le pouvoir d'achat, c'est simple.
Les trois premiers postes de dépenses des Français
et donc leur trois premiers sujets de préoccupation,
c'est le logement, l'alimentation et le transport.
Eh bien, les écologistes et la présidentielle
porteront un bouclier social et écologique sur ces trois dépenses.
Donc, par exemple, sur les transports, c'est un ticket climat
où, à un tarif accessible,
vous pourrez prendre tous les transports en commun
sur tout le territoire, que ce soit un auto partage,
un bus, un métro, un train, etc.
Un tarif accessible.
Et puis aussi aider les gens à enfin changer de voiture.
On a fait acheter aux gens des diesel
en disant que l'État incité financièrement…
– Vous quittent le prix de changement de voiture.
– Non mais les gens ont acheté un diesel
parce que l'État leur disait d'acheter un diesel.
– Mais c'est un prix, c'est ça.
– Et tu te dis qu'aux secours, les écolos,
depuis 40 ans, ils ont raison, ils viennent de s'en rendre compte.
C'est interdit, mais non, c'est criminel de diesel.
Donc, il faut les aider à changer de voiture.
Y compris, vous savez qu'on peut, avec le rétrofit,
changer juste le moteur de la voiture.
Et donc ça coûte beaucoup moins cher
et votre véhicule n'est plus thermique.
Et ça, l'industrie automobile,
ils disent non, non, ça ne marche pas du tout.
Alors en fait, si ça marche.
Donc ça, c'est pour le transport.
Pour l'alimentation, moi je propose une sécurité sociale
de l'alimentation.
Il y a 42% des gens qui gagnent le SMIC ou moins dans ce pays
qui se privent de moins repas par jour
et qui réduisent leurs portions alimentaires.
53% réduisent leurs portions alimentaires.
Donc à un moment, c'est une question de dignité.
On est en 2025, tout le monde devrait avoir à manger
en quantité suffisante et avec de la bonne qualité.
Moi, j'en ai marre.
Comment j'entends de dire ?
Oui, en fait, manger bien, sainement,
c'est réservé au richad.
De vrai, ça devrait pas être un luxe.
Donc sécurité sociale de l'alimentation
pour permettre tout ça.
Et puis sur le logement,
on a parlé de la rénovation des logements.
Quand on supprime un milliard d'euros sur ma prime rénov,
c'est 100 000 logements en moins rénovés dans l'année,
l'équivalent de toute la ville de l'île
ou de toute la ville de Rennes.
Et ça veut dire des factures très, très lourdes.
Ça veut dire des problèmes de santé physique et psychique.
Parce qu'il faut savoir ce que c'est d'avoir froid tout l'hiver.
Et ça va juste à la fin
jusqu'à la réussite scolaire de vos enfants
qui n'arrivent pas à se rencontrer sur leur devoir.
Donc vous voyez, nous, on propose des mesures
qui font du bien, qui améliore le quotidien,
qui protège les lendemains.
Et c'est un bouclier social et environnemental.
Sur la question de la sécurité,
en fait, il va falloir se dire un moment que la sécurité,
c'est pas juste que s'il nous en raconte.
Oui, il y a des homicides dans ce pays,
à peu près 1 000 par an.
C'est terrible, c'est toujours des drames.
Il faut tout faire pour les combattre.
Mais ce ne sont pas les écologistes
qui ont baissé les effectifs de la police.
C'est Sarkozy qui a supprimé 12 000 postes.
Et nous, nous demandons une police de proximité,
en plus du reste, pour pouvoir
défendre au mieux chaque territoire.
Mais la sécurité, ça ne peut pas être que ça.
Pour vous sentir en sécurité,
vous avez besoin de savoir
que l'Etat vous aidera si vous êtes victime de violence
intra-familiale,
par votre mari ou par vos parents.
Vous avez besoin de savoir
que vous ne serez pas le ventre vide.
Vous aurez besoin de savoir
que si vous perdez votre emploi,
vous n'aurez pas la nouvelle réforme atal,
je ne sais pas quoi, pour casser votre assurance chômage.
Et la sécurité,
c'est aussi l'environnement.
À un moment où on peut tomber malade,
à tout moment de ce qu'on boit,
de ce qu'on respire et de ce qu'on mange,
comment voulez-vous vous sentir en sécurité ?
Et statistiquement,
vous avez beaucoup plus de chance
de mourir à cause des raisons
que je viens de citer,
que d'un homicide raconté sur CNews.
C'est à la réalité.
Donc je ne dis pas que les homicides,
il ne faut pas s'en occuper.
C'est un sujet très important.
On doit être vigilant tout le temps
et mettre en place les bonnes politiques publiques
et les moyens qu'ils vont avec.
C'est ça aussi le service public.
Mais on ne doit pas occulter
la vision qu'on a de la sécurité.
Donc il faut une sécurité à 360 degrés.
C'est celle que nous mettons en place
dans les vies d'écologistes
où les effectifs de la police municipale
ont été augmentés,
où il y a vraiment des politiques innovantes
qui sont mises en place
et qui montrent leur efficacité,
où les maires écoles d'ailleurs
ont dû se battre avec l'État
pour obtenir des moyens de polish.
Je pense à la maire de Besançon
qui se bat depuis des années
pour avoir une annexe à son commissariat.
Parce que l'État de son commissariat
fait que les policiers ne bossent
pas dans des conditions dignes
et que les gens qui sont amenés
au commissariat ne sont pas reçus,
y compris les victimes
dans des conditions dignes.
Donc vous voyez, la sécurité,
on s'en occupe tout le temps,
mais complètement.
Merci d'avoir répondu à nos questions.
J'ai quand même une ultime question.
Si on était dans une série,
on serait dans quelle série, selon vous ?
Bah en noir.
Bah en noir.
Bah en noir.
Pourquoi ?
Bah parce que je me rappelle,
quand je regardais cette série,
donc j'ai...
Bah on en explique pour les gens
qui ne connaissent pas.
C'est un thriller politique
qui a été diffusé sur Canal Plus.
Inspirer du parti socialiste,
du pas de Calais dans lequel j'ai grandi,
on disait il y a des trucs
que c'est un peu...
C'est un peu amplifié,
pas trop.
C'est une femme qui devient présidente.
Exactement.
Mais c'est donc inspiré de Dunkerque.
Enfin bref, il y a Franck Rigvart, etc.
et qui devient un président.
Calmerade.
Voilà, Calmerade.
Et c'est vrai que
c'est une série palpitante
pour ceux qui font de la politique,
mais pour les autres.
Et je me rappelle,
un moment en 2017,
avoir appelé le scénariste.
Non, c'était en 2020.
J'appelle le scénariste.
Éric Ben s'écrit.
Parce qu'on faisait un atelier
au Journée des télés écologiques
qui s'appelait Série Télé
quand la réalité dépasse la fiction.
Et on avait organisé un atelier
avec lui pour dire
alors les scénaristes
veulent bientôt être au chômage
parce que là,
la réalité, le journal Télé
est plus innovant
dans le côté théâtral
que vos propres scénarios.
On comprend.
Donc c'est un peu le thème de l'émission,
la réalité dépasse la fiction.
Et je me rappelle,
il y a alors ferme un petit message
en 2024, on ne lui neve pas en disant
bon là, les gars,
vous pouvez plus suivre.
Mais il y a une scène
que j'aime beaucoup.
Je ne sais plus dans quelle saison c'est
où il y a tout ce truc
sur déconne pas Michel.
Est-ce que ça vous dit quelque chose ?
Je déconne pas Michel.
Donc c'est voilà, il y a
Bis-Bis à gauche,
réalité au fiction, on ne sait pas.
Et à un moment, le candidat,
le plus, plus à gauche,
c'est un peu l'équivalent
de Jean-Luc Mélenchon.
Voilà, il y a les autres candidats
qui disent déconne pas Michel.
Déconne pas Michel.
Et donc j'ai envie de dire
déconne pas Jean-Luc.
Déconne pas non plus Raphaël.
Ne déconnez pas.
On vous regarde, on vous attend.
On va avoir besoin de tout le monde.
Il était joué par François Morel, je crois.
Exactement.
Eh bien merci, Marine Tandelier,
ex-directrice de casting
de la gauche devenue Baron Noir.
Non, non, j'ai pas dit que c'était moi.
Attention, déjà, je suis verte
et je ne suis pas une Baron.
Merci. En tout cas, on suivra
cette primaire à gauche
et bonne campagne.
Bonne plusieurs campagnes.
Vous en avez plein, donc je suis perdue.
Là, on a un campagne tout le temps,
mais d'abord les municipales.
Votre au municipal, ça va être important.
Et je vous donne des bonnes nouvelles quand même.
Je vais dans plein de villes de gauche
qui vont basculer à droite.
L'Orient, Messe, Moulouse.
Je peux vous en sentir plein comme ça.
Tenez bon, nous arrivons.
On verra ça. Merci à vous.
Merci à vous.

A poursuivre

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