Les grands méchants de l'actualité, avec Tristan Waleckx - Personnage principal S01E02
Personnage principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.
Aujourd’hui, Tristan Waleckx, présentateur de Complément d'enquête (France 2), est venu nous parler d’une nouvelle enquête à paraître, consacrée à la chaine de Vincent Bolloré, CNews.
Aujourd’hui, Tristan Waleckx, présentateur de Complément d'enquête (France 2), est venu nous parler d’une nouvelle enquête à paraître, consacrée à la chaine de Vincent Bolloré, CNews.
Transcription
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Personnage principal, as-dinamètre-chaouche.
Bienvenue dans Personnage principal.
A Radio Nova, on pense que la réalité vient la dépasser la fiction.
Donc on serve de la fiction pour analyser l'actualité une fois par semaine.
On va la rencontre des premiers rôles de l'actu.
Aujourd'hui, avec notre personnage principal, on va parler des méchants de l'actualité, comme ce méchant, par exemple.
Mais on pourrait dire que c'est Gaston, par exemple, de la belle et la bête.
Autre force hostile.
Pour près de Cyril Hanouna, le bouffon devenu roi.
Un trublion désormais courtisé par les milliardaires et qui tutoie les politiques.
On pourrait dire que c'est Tony Montana dans Scarface, par exemple.
On peut citer aussi une autre créature qui veut être le grand maître.
Jordan Bardela, l'enfant prodige du RN, qui se rêve grand emplaçant de Marine Le Pen, voire d'Emmanuel Macron.
Entre Charmand de Shrek et d'Exter, comme vous voulez.
Et la voix que vous entendez derrière qui parle de ces méchants, c'est Tristan Walex,
présentateur de compléments d'enquête sur France 2.
Personnage principal de l'émission d'aujourd'hui.
Bonjour.
Bonjour Azine.
Ça va, vous allez bien ?
Eh ben ça va, super, et vous ?
Ah ouais, très bien.
Alors vous allez diffuser prochainement une enquête sur une force obscur.
Mais obscur, mais qui, sous les feux des projecteurs, c'est news.
Si y'en a un qui se présente comme l'un de vos ennemis, justement,
ben c'est pas ce qu'a le pro, présentateur star de la chaîne d'extrême droite,
il parle souvent de vous en ce moment à la télé et de cette enquête.
On écoute.
Par le service public qui sont en train de préparer.
Alors visiblement, il passera plus ce documentaire complément d'enquête.
Parait-il qu'il passera plus ?
Parce que madame Ernaud dit on peut pas le passer,
parce qu'effectivement on est en procès avec ces news et Europe 1.
Visiblement il a tort, ce documentaire,
il devrait sortir, sinon on vous recevrait pas.
Vous confirmez ou pas quand même ?
Ça c'est un grand classique quand on avait fait tout à l'heure.
Vous avez passé un extrait de l'abandonse de Cyril Anouna.
Cyril Anouna aussi en s'entend expliquer que le reportage,
le portrait qui lui était consacré ne sortiraient jamais.
Donc évidemment, cette enquête sur ces news et leur cours de fabrication,
elle est bientôt finalisée et elle passera bientôt à l'antenne.
Bientôt, bientôt.
Bientôt, bientôt.
On n'a pas encore annoncé parce que, voilà,
on a encore des petites retouches, des vérifications juridiques et autres à faire.
Mais non, ça va passer très prochainement.
Je pense que ça va arriver bientôt.
Donc, il vous fait un peu de la promo.
Est-ce que vous pouvez aller nous pitcher un peu justement ce documentaire ?
Qu'est-ce qu'il y a un peu à l'intérieur quand même ?
Alors on fait pas que des méchants.
C'est-à-dire que tout à l'heure vous avez fait,
voilà, nous ce qui nous intéresse,
on enquête sur les puissants, on enquête sur tous les pouvoirs,
sur les pouvoirs politiques, sur les pouvoirs économiques,
sur les pouvoirs médiatiques.
Et évidemment, ces news, c'est un pouvoir médiatique énorme.
C'est devenu la première chaîne info.
Donc nous, à complément l'enquête,
ça fait marrer tout le monde à chaque fois que je dis ça.
On est némissions d'investigation, mais j'ai souvent qu'on est un mélange
entre un jour indestin et cache investigation.
Oui.
Ça dépend, voilà, en fonction des thématiques,
on est plutôt l'un ou l'autre.
Mais nous, ce qui nous intéresse chez CNU,
c'est aussi de décortiquer les recettes de ce succès.
Pourquoi c'est la première chaîne d'infos de France ?
Et on se pose aussi la question,
est-ce que c'est pas aussi la première chaîne
de désinformation en continu comme la qualifie certains ?
Parce que voilà, on a fait une étude presque...
J'irai presque scientifique, analytique,
avec beaucoup de données, beaucoup de chiffres
qui permettent de montrer les certaines obsessions,
certaines déformations, certaines manipulations de l'info
qui ont lieu sur cette antenne.
Alors justement, à l'intérieur, c'est en cours de fabrication,
mais là, j'émanue que la bande-annonce, elle va se préparer.
Elle va se préparer, elle n'est pas encore enregistrée,
mais elle est en train de se préparer.
Dans une bande-annonce, il y a toujours une scène ou des scènes phares.
Il y aura quoi comme scène phare, au moins, dis-nous...
Non, mais on a des témoignages internes,
par exemple, face caméra, on a un journaliste
qui a démissionné, qui nous explique comment
on lui demandait, par exemple,
pendant la campagne présidentielle de 2021-2022
de favoriser, très clairement, Éric Zemmour.
On lui demandait d'aller dans une librairie
pour montrer à l'antenne le livre d'Éric Zemmour,
alors qu'il ne le faisait pour aucun autre candidat.
On lui disait aussi, il nous explique,
le directeur de l'information de CNEWS lui avait expliqué
à l'époque, en fait, maintenant,
on ne va faire plus que du muslim, muslim, muslim.
Et donc, on a des témoignages face caméra
de salariés de CNEWS qui nous racontent
ce genre de choses, et on a aussi fait,
je pense que c'est ce qui est intéressant, on fait
dans la méthode, on fait presque de l'anti CNEWS,
c'est-à-dire que CNEWS fait beaucoup d'opinions.
Nous, on fait de l'information, on révèle des faits
et on fait des études scientifiques,
donc on a analysé les mots, on a même fait appel
à une sémiologue, on a analysé
des centaines et des centaines de bandos
avec nos partenaires de Reporters Sans Frontières,
des centaines et des centaines de bandos
qui permettent de montrer quelles sont
les obsessions de CNEWS, quelles sont les thématiques
qui sont les plus utilisées,
et on montre aussi comment il y a des débats
qui sont parfois complètement fakes,
qui sont organisés, par exemple,
après un fait d'hiver tragique, lors d'un meurtre
commis par un Français de souche,
on est obligé de les appeler aujourd'hui,
comment, pendant des jours, il y a des débats
qui sont organisés sur le plateau de CNEWS
pour expliquer quand même,
en partant de ce fait d'hiver tragique,
de l'intégration avec les musulmans,
même si ça n'a rien à voir,
et même une fois que l'on a les premières
alertes du parquet qui explique
l'origine du présumé tueur
n'a rien à voir,
et bien oui, on a ce genre
de déformations, de débats complètement fakes
qui sont vraiment
de l'instrumentalisation, de l'information.
C'est ça qu'on essaye de démontrer
au-delà, vous vous disiez tout à l'heure,
une chaîne d'extrême droite,
nous, ce qui nous interdit...
En fait, c'est pas forcément
notre propos, c'est-à-dire
qu'en France, on a le droit
d'être de gauche, d'être de droite,
d'être un journaliste de gauche, d'être un journaliste
d'extrême droite, tout ce que l'on essaye
de regarder, d'analyser, c'est
est-ce que CNEWS
respecte la réglementation, la loi,
parce que vous savez, quand vous utilisez
un canal de la TNT,
vous devez respecter un certain nombre d'obligations,
et en fait, on n'a pas le droit en France
de dire n'importe quoi, vous n'avez pas le droit,
mais la chaîne de Vincent Bolloré utilise un canal public
qui a été financé par
l'argent public avec notre pognon
comme on l'entend souvent sur l'art plateau,
et donc ça n'a pas le droit de raconter n'importe quoi.
Et voilà, c'est aujourd'hui la chaîne
qui l'a plus réprimandée par l'art com,
le gendarme de l'audiovisuel, et encore on montre dans notre enquête
que c'est vraiment la face
émergée de l'iceberg et qu'il y a énormément
de fake news, d'informations
complètement fausses qui passent complètement à l'as.
Il y a qui au casting
de ce blog de Storia, Christine Kelly,
vous les avez poursuivies avec votre micro-cam
parce qu'à Nonna, vous l'aviez poursuivi
devant son scooter,
vous les avez sollicité, est-ce qu'ils répondent
? C'est le premier à avoir été contacté
nous quand on fait une enquête, les premiers qui ont été courants
le premier qui a reçu un sms dans notre enquête
c'est Pascal, on l'a contacté
dès le début et dès le début il a expliqué
j'irais pas parce que toute façon
je connais d'avance leur enquête, ils vont raconter
n'importe quoi, donc on les a évidemment tous
contactés, la plupart on dit non,
mais on l'a quand même eu des gens en interne,
Jill William-Goldnadel par exemple,
cet avocat ultra-conservateur
qui assume et qui
nous parle, on a également interrogé
Carl Olive qui est un député macroniste
qui est souvent sur le député de Pascal Pro, André Valigny
également, donc non, on a quand même
des insiders entre guillemets, des gens qui sont
là pour
porter la parole de CNews parce qu'encore une fois
nous c'est en ça que on explique souvent
le service public en gros
c'est des journalistes de gauche et CNews
c'est des journalistes de droite, on n'est pas de gauche, on n'est pas de droite
on fait du journalisme, on fait des faits
et on respecte le contradictoire
le contradictoire qui est totalement absent
c'est aussi des choses qu'on va démontrer chiffre
à l'appui dans notre documentaire, nous
le contradictoire on le respecte totalement dans le service public
et c'est ce qu'on défend à complément d'enquête
Quand on s'attaque à un système comme ça, on imagine
toujours, vous parliez de personnes qui vous ont
parlé, mais des taupes, des indiques
en off, des anonymes, vous avez des gens
comme ça, des tontons comme on dit
chez les policiers dans les polars, qui vous ont parlé
en off et qui vous ont réveillé des choses importants
c'est Lilia Melconian qui réalise le reportage
une journaliste brillante de complément d'enquête
qui est en contact avec des journalistes
encore actuel de la redaction
de CNews
et elle était à ITL
c'est une ancienne ditelle, elle a été partie juste avant
la fameuse grêle de 2015
pas de rancœur particulière
mais encore beaucoup d'amis
au sein de CNews
je ne veux vraiment pas spoiler
mais on a vraiment une information
importante concernant
Pascal Pro
et qu'elle a obtenue
notamment, on le raconte dans le reportage
c'est pour ça que je ne mets pas
ces sourcils en danger
mais qui l'ont été rapportés par
des proches de Pascal Pro très récemment
il a fait une bêtise Pascal
il a pas fait, enfin une bêtise
ça c'est pas un bon objet
mais voilà on sait qu'il a été
on analyse par exemple
avec notamment un reporter sans frontières
je mesure à ce que j'ai le droit de dire
parce que encore une fois toutes nos informations
sont sous embargo
mais avec reporter sans frontières on a analysé
le temps de parole de Pascal Pro
et comment, par rapport à d'autres chaînes infos
il donnait beaucoup plus son avis que d'autres
et c'est flagrant par exemple
sur la condamnation de Marine Le Pen
on a vu que Pascal Pro
avait par exemple donné son avis
pendant 11 minutes
alors que c'était 10 secondes pour Benjamin Duamel
qui était sur BFM à l'époque
0 secondes pour la présentatrice de France Infos
chez Ronnie
et je sais plus combien pour LCI
moins de 10 secondes aussi
on voit que par exemple le commentaire
les gens qui disent que la condamnation
de Marine Le Pen est scandaleuse
c'est vraiment très majoritaire
quasiment 90% du temps d'antenne
consacré au procès de Marine Le Pen
alors que l'information objective
sur pourquoi cette décision a été rendue
l'information sur les faits est très minoritaire
Pascal Pro c'est vrai que récemment
il a défendu un autre célèbre
des informations intéressantes sur ce sujet
sur Nicolas Sarkozy ça nous intéresse
pourquoi vous êtes vinais
je sais pas comme ça un autre grand personnage
qu'on a né récemment
on attend ça avec impatience
c'est qui le personnage principal de CNews pour vous
c'est Pascal Pro aujourd'hui ou pas ?
la phase visible c'est Pascal Pro
4h30 d'antenne tous les jours
c'est pour ça qu'il n'a pas forcément
le temps de tout vérifier
c'est beaucoup de temps d'antenne
et l'autre personnage principal
beaucoup moins visible c'est Vincent Bolloré
aujourd'hui Vincent Bolloré c'est l'actionnaire
de Viens-dix, l'actionnaire du groupe canal
ça fait 10 ans qu'il est rentré là
et manifestement il a réussi
à faire passer son projet
sa vision de l'information
et une sorte de projet civilisationnel également
on va en parler de Vincent Bolloré
une partie sur Vincent Bolloré
d'ailleurs c'était quoi avant d'enchaîner
sur Vincent Bolloré c'était quoi l'élément
déclencheur comme on dit dans un scénar
pour lancer cette enquête
faut qu'on sorte nos caméras et qu'on aille enquêter
pourquoi ?
Alors pas forcément ça va trop loin
encore une fois nous on s'intéresse
comme je disais tout à l'heure au pouvoir
c'est une puissance aujourd'hui ces news
dicte l'agenda politique et médiatique
c'est une chaîne qui est très écoutée
y compris au château
aussi à l'Elysée et complément l'enquête
non on n'a pas d'obsession
à l'égard de Vincent Bolloré
on a toujours fait des enquêtes
sur les pouvoirs médiatiques
il y a 2 ans on a fait une enquête
sur Patrick Drahi qui était actionnaire
de BFMTV à l'époque
on a fait des portraits de Michel Drucker
on a enquêté également sur I-24
cette chaîne franco-israélienne
donc voilà nous on a toujours enquêté
sur des pouvoirs médiatiques peut-être qu'un jour
si jamais Radio Nova continue
à cartonner en audience on ferait
une enquête sur Nova et sur Mathieu Pic
Non les gars laissez-nous tranquille
donc ouais il n'y a pas eu un moment
un élément déclencheur on va dire c'est pour l'ensemble de leur oeuvre
là vous êtes dit ils deviennent puissants
ils deviennent première chaîne aussi d'information
ils font partie aujourd'hui
plus que du paysage ils influencent l'opinion
c'est ça ils influencent l'opinion donc effectivement
il y avait cet élément première chaîne d'information de France
influence et qui dicte même
l'agenda politique et médiatique
et puis effectivement une singularité quand même
de cette chaîne d'information
par rapport aux autres c'est-à-dire
qu'il peut y avoir des chaînes d'infos qui ont
les sensibilités plus ou moins
conservatrices ou libéral ou autre
et c'est vrai que CNews a vraiment
presque un story comme Marc de Fabrique
le fait de faire de l'opinion
et d'assumer même parfois faire de la désinformation
c'est un peu là et c'est un petit peu à l'image
de l'époque
c'est-à-dire qu'on est dans une époque
où aujourd'hui les faits comptent un petit peu moins
on fait des débats
on installe des gens autour d'une table
des gens qui ne sont pas forcément des spécialistes
qui donnent leur avis sur tout et n'importe quoi
et c'est pas grave si on se trompe le plus important
c'est ce que pense mon doigt mouillé
ah Nicolas Sarkozy est condamné
ah bah moi je vais pas lire le jugement
on dit qu'il y a un réchauffement climatique
ah bah quand même je trouve que pour un mois de novembre
il fait chaud donc je suis pas sûr
qu'il y ait vraiment réchauffement climatique
effectivement en termes de on est dans une période
où les faits comptent de moins en moins
et CNews est emblématique
de ce changement
d'époque
la poste vérité comme on dit
pour celles et ceux qui ne connaissent pas
complément d'enquête
la scène finale de l'émission c'est un invité
qui en rapport avec le sujet
il y a au moins un expert
parfois même un des méchants entre guillemets
qui s'installe dans le fameux canapé rouge
pour un entretien au long cours
ce sera qui pour cette fois dans le canapé rouge
eh ben on espère là
la plupart du temps un 98% du temps
c'est une personne effectivement
qui est traité dans l'enquête
donc là on adorerait que ce soit
Vincent Bolloré faut être optimiste
ou Pascal Pro donc Pascal Pro
je l'ai au téléphone tous les 2 jours
depuis quelques temps
il est court toi et on sait se parler
donc il m'engueule un peu au téléphone
mais ça se passe
on a pas parlé foot mais on parle de tout
de rien
c'est son discussion très sympathique
il est très méfiant, il est persuadé
qu'on va les dégommer
donc j'essaie d'expliquer que bah non
tout ce que l'on montre c'est uniquement des faits rien que les faits
et vu que Pascal Pro assume
ce qu'il met à l'antenne de CNew
il n'a pas à crainte de venir avec nous
régulièrement il fait part de nos discussions
c'est le Gamel Cognon à l'antenne
en expliquant qu'il viendra pas
parce qu'il a peur qu'on coupe
que ce soit monté etc donc moi je lui ai proposé
les conditions du direct
c'est à dire qu'on fait l'interview de 15 minutes
on diffuse 15 minutes
c'est en réflexion chez lui
on verra bien
en tout cas son excuse pour ne pas le faire
c'était de dire qu'il ne voulait pas
que ce soit monté c'est pour ça que j'ai proposé
les conditions du direct et maintenant la balle est dans son camp
l'appel est lancé, on va mettre la vidéo
ça va être une vraie invitation
non mais voilà, encore une fois nous on laisse
parler les gens c'est du contradictoire
on va lui opposer des chiffres et les résultats de notre enquête
des faits qui sont implacables
et il aura sans doute une explication
intéressante à entendre
alors vous votre grand méchant favori
vous avez voqué son nom en tout à l'heure
c'est Vincent Bolloré c'est moi qui utilise l'expression
méchant favori car je le rappelle
vous avez l'OSCAR pour les journalistes
le prix Albert Londres c'est en 2017 je crois
et votre documentaire
était sur l'industriel breton
propriétaire également de CNews
une question de l'extérieur un peu comme ça
c'est une obsession Vincent Bolloré
vous faites une fixette ou quoi ?
le documentaire s'appelait un ami qui vous veut du bien
donc c'est bien la preuve qu'on considère
Vincent Bolloré comme un ami
c'est moins nous qui
sont obsédés par Vincent Bolloré
que par nous par les médias
par le journalisme et en fait
c'était une enquête qui a 10 ans
c'est la première fois depuis 10 ans qu'on s'intéresse
à nouveau à Vincent Bolloré
à côté de ça on a fait des enquêtes sur Bernard Arnaud
qui est lui aussi propriétaire de médias
on a fait des enquêtes sur Arnaud Lagardère
lui aussi propriétaire de médias c'est normal
c'est quelqu'un qui compte de plus en plus
et c'est normal de s'intéresser à lui
en revanche lui s'intéresse beaucoup à nous
puisque à l'époque pour ce documentaire
Diffusant 2016 il nous a attaqué en justice
il y a eu 5 procès en France
on a gagné les 5 procès
c'est monté jusqu'à la cour de cassation
5 fois la justice française a dit qu'il n'y avait aucun problème
on s'est suivi au Cameroun
et le procès est encore en cours
même si la justice française est définitivement
prononcée en notre faveur
il ne s'est pas désisté au Cameroun
les procès dure-baillons c'est ça qu'on appelle un peu ?
procès dure-baillons parce que c'est vrai
que c'est le terme qui est consacré
puisque ce sont des procédures qui ne vise pas à gagner
je pense que Vincent Bolloré c'est très bien
qu'on a dit que toute la vérité rinque la vérité
dans notre documentaire sinon la justice française
ne nous aurait pas donné raison
en revanche ça fait perdre énormément de temps
à chaque fois qu'il y a un procès
il nous attaquait notamment parce qu'on montrait
qu'il y avait des mineurs, des enfants
qui travaillaient dans des palmerais cameronaises
dont il était actionnaire
et puis aussi on racontait comment
certains ports africains
étaient obtenus de manière un petit peu curieuse
par le groupe Bolloré
donc à chaque fois qu'il y avait un procès
il fallait faire venir des témoins
du Cameroun jusqu'en France
il y a ça génère des frais d'avocats
et même si vous gagnez
on défend l'investigation
et après à aller jusqu'au bout
à payer ces frais d'avocats
mais c'est vrai que ça donne beaucoup de travail
à notre service juridique
on appelle ça procédeur bayon parce que
certaines structures un peu plus fragiles
ou moins militantes du journalisme
nous aurais peut-être laissé tomber
maintenant ça coûte trop cher de vous suivre dans vos procès
Votre service juridique quand tu vous arrivez dans le bureau
non pas encore Christian Alex
on va avoir du taf c'est un peu ça non
non mais c'est sûr que ça devient compliqué
moi c'est vrai que
encore une fois un complément de l'enquête on est une équipe
on a une dizaine de journalistes, des rédacteurs en chef
donc voilà c'est toute une chaîne
je ne veux pas laisser croire que c'est moi qui fait
seul ces enquêtes
et parmi ces équipes on a aussi évidemment
notre service juridique
qui est vraiment heureusement qu'ils sont là
ils sont avec nous parce qu'ils relisent tout nos reportages
la moindre virgule est relue
et on a très souvent des procès
mais l'essentiel c'est qu'on ne les perte jamais
et pour l'instant ça fait 4 ans et demi
en chef de complément de l'enquête on n'a jamais perdu le moindre procès
on a souvent même des saisines
le gendarmes de 2 visuels
qui est amené à se prononcer parce qu'on dit
ah non quand même ils ont menti, ils sont trompés etc
jamais l'arcom, à chaque fois qu'ils ont eu
à se prononcer sur des compléments de l'enquête
jamais l'arcom n'a trouvé la moindre chose à redire
dans les films ou les séries quand on nous présente
un méchant on s'intéresse souvent, vous savez
aux origines de sa méchanceté, l'origine du mal
on appelle ça l'origine story
c'est quoi l'origine story de Vincent Bollori
pourquoi il est comme ça selon vous
encore je ne sais pas si il est méchant
c'est le moment qu'il le dit
chez ce Vincent Bollori
dans le documentaire 2016
son surnom dans les affaires
c'est le smiling killer
c'est le tueur au sourire
c'est quelqu'un qui est hyper sympa
c'est presque étonnant
j'ai fait deux portraits de grands industriels
j'ai fait Bernard Arnaud et Vincent Bollori
il est hyper sympa
moi si j'ai le choix entre aller déjeuner
avec l'un des deux
mais vous avez un Bernard Arnaud qui est très froid
qui n'est pas du tout sympa
Vincent Bollori
on s'écrit plus maintenant mais à l'époque
du documentaire on s'envoyait les textos
ils m'ont envoyé des petits smileys
ils m'ont jamais vraiment dit non
ils m'ont jamais dit je ne parlerai pas dans votre reportage
mais super bon courage
ils me donnaient des petits surnoms
c'est vraiment quelqu'un d'hyper sympa
mais par contre effectivement qui part derrière
après vous défonce, vous assassine
même après le reportage
il est spécialement énervé du documentaire
qu'on lui avait consacré
et puis ensuite on a appris qu'il nous avait attaqué x fois
malgré ses grands sourires
donc effectivement c'est un personnage très étonnant
parce que c'est quelqu'un qui se sert
d'une espèce de charme
c'est vraiment quelqu'un de sympathique au sens premier du terme
mais par contre qui est effectivement quelqu'un
qui ne comprend pas je pense
l'essence même du journalisme
le concept d'indépendance éditoriale
le concept d'investigation
c'est vraiment quelque chose je pense
d'avoir une chaîne qui est
à son image ou à sa botte
et qui fait de l'information avec une vision très particulière
mais clairement on a l'impression
qu'il déteste les journalistes
et le journalisme
il y a plusieurs types de méchants dans notre imaginaire
et les milliardaires machiavéliques
c'est sûr que ça excite l'imagination
est-ce qu'il y a des milliardaires qui trouvent grâce
à vos yeux genre des broussoines
c'est ça que vous voulez dire
non mais encore une fois
j'essaie de
de pas avoir d'avis
j'essaie de défendre l'effet
ce qui est sûr c'est que pour avoir travaillé personnellement
sur d'autres grands milliardaires propriétaires de médias
comme Bernard Arnaud
ou pour avoir des gens dans mon équipe qui ont travaillé aussi
sur Patrick Drahi qui à l'époque était
propriétaire de BFM
ce qui est sûr c'est que aucun milliardaire
n'achète un
un média parce qu'il est passionné par le journalisme
je pense, je pense qu'ils achètent tous
une part d'influence et sans doute peut-être le cas
aussi de Mathieu Pigasse je sais pas encore
lancé l'enquête dessus mais ce qui est certain
c'est que Vincent Bolloré c'est peut-être celui
qui a la vision
la plus décomplexée
de ce que doit être un journalisme
au pas c'est-à-dire moi j'ai même travaillé
j'ai commencé chez un milliardaire
j'ai fait 5 ans de
Quinquennat Sarkozy de 2007 à 2012
chez Martin Bouygues donc c'était
à priori une ambiance particulière
et en réalité j'avais même travaillé avec
Laurence Ferrari aujourd'hui figure de pro
de CNews on avait créé une cellule enquête
et c'était possible de faire des enquêtes
sur Big Malion pas Big Malion parlant
sur l'affaire Bétancourt, sur l'affaire Karachi
qui mettait en cause le pouvoir en place
et même chez Télé Bouygues
il était possible de faire du journalisme
à peu près indépendance
qui est particulier aujourd'hui avec
Vincent Bolloré c'est qu'il a
complètement mis fin au journalisme
et à l'investigation au sein de Canal Plus
il a supprimé les journaux de Canal Plus
il a supprimé les émissions d'investigation
il a supprimé les humoristes
les guignoles de l'info etc
il a fait ensuite une chaîne
qui est davantage une chaîne
d'opinion et on va le démontrer dans notre complément
d'enquête une chaîne qui fait
de la désinformation qui invente
des fausses nouvelles pour pouvoir
servir un agenda politique
et qui aussi
par ces procédures baillons
par les attaques sur ces antennes
clairement veut la peau
du journalisme en général
Vous enquêtez sur les grands puissants
qui ont participé à un complément d'enquête
par exemple sur Alexi Coller je crois
secretaire général de l'Elysée
l'homme dont on dit que c'est le vrai Président
le PSG aussi version Qatar
qui était dans votre viseur
Cyril Anouna dans les médias
plein de personnages
de l'opposition aussi
Jean-Luc Mélenchon aussi
Sofia Chiquirou
Rachida Lati votre ministre
Rachida Lati est notre ministre de tutelle
c'est ça l'indépendance éditoriale
c'est la vis que ce qui a du mal
à comprendre Pascal Proust
c'est qu'il y a complément l'enquête
on l'enquête sur tout et tout le monde
on n'en a pas de chapelle
on roule ni pour la gauche ni pour la droite
on roule pour le journalisme
et on est capable d'enquêter
y compris sur des intérêts
qui sont proches de notre entreprise
c'est-à-dire qu'effectivement
Rachida Lati c'est la ministre de la Culture
c'est la tutelle de France TV
je ne vous dis pas que c'était une enquête simple
financier avec GDF
qu'elle avait toujours nier pendant 10 ans
on enquête sur Alexi Coller
qui était donc numéro 2 de l'Etat
enfin numéro 2 de l'Elysée après Emmanuel Macron
on est capable de faire des enquêtes
sur Jean-Luc Mélenchon
sur Jordan Bardella
donc voilà on enquête à gauche, à droite
on enquête sur absolument toutes les puissances
c'est ce qui s'appelle l'indépendance éditoriale
et c'est ça qu'on essaye de défendre
un complément d'enquête et la France TV
et justement comme ces puissances sont dans votre viseur
qui vous intimisent, est-ce que vous recevez
vous avez déjà reçu des pressions et des intimidations
alors des intimidations et des pressions
on en a tout le temps après
qui sont pas toutes
moi la seule pour laquelle j'ai porté plainte
c'est qu'on a fait une enquête sur le Hamas
j'ai eu des menaces de mort par téléphone
et c'était un peu plus sérieux
flippant que d'habitude vu le contexte
et c'est la seule fois où je suis allé porter plainte
j'imagine que c'est pareil pour vous
chaque fois qu'on lance une enquête
on se retrouve avec des centaines de messages
d'insul de menaces de mort
mais pas de boîte d'enquête
de détectives privées, un peu chelou
non
quand j'ai travaillé
sur Bernard Arnaud
il y a eu un procès
d'ailleurs récemment
de Bernard Squarsigny qui a été condamné
ancien patron de la DGSI
qui travaillait pour LVMH
et je sais qu'il avait approché
mon redacteur en chef de l'époque
Bernard Duquesn qui présentait complètement l'enquête
et voilà on a su aussi qu'un autre collègue
avait été pris en filature
oui, oui
par des gens
qui travaillaient pour un sous-traitant
de LVMH
c'est des techniques de barbouze
clairement des techniques de barbouze
après voilà c'est
je dirais pas que ça fait partie du jeu
je dirais pas que c'est pas inquiétant
mais en fait ce qui est le
peut-être le plus présent aujourd'hui
c'est l'intimidation
c'est dur, effectivement aujourd'hui on reçoit
énormément de mise en demeure juste avant les diffusions
pour essayer de faire croire qu'il y a un problème juridique
avec leur portage et essayer d'entraver sa diffusion
c'est beaucoup de pression d'être face
des anti-héros aussi puissants
vous ne vous dites jamais j'aurais dû choisir
un autre genre faire du journalisme sportif
ou parler musique par exemple comme chez nous
c'est plus tranquille non ?
non mais c'est sûr que c'est fatigant parfois
non on essaye de doser l'effort
on essaye de faire des reportages qui sont plus
voilà plus légers
effectivement on a par définition
vu qu'on enquête sur tout le monde
personne nous soutient et ceux qui vous soutiennent
un jour et bien ils vous défoncent
la fois d'après donc c'est sûr que
c'est compliqué d'avoir des alliés en politique
tout le monde nous déteste de l'EFI
jusqu'au IRN en passant par la Macronie
et il nous adore en même temps quand on travaille
sur leurs adversaires politiques
mais c'est sûr qu'on trouve
peu de gens qui comprennent
que surtout dans ce monde de plus en plus
polarisé que vous ayez pas de chapelle
en fait c'est ça un des soucis
justement quand vous allez en meeting
quand vous vous accréditez
vous mettez complètement d'enquête
vous mettez France 2 pour être un peu
ça dépend des fois on essaye
de pas mentir parfois un peu
voilà par omission
voilà ou à avoir oublié de donner
tous les détails mais en vrai on essaye
c'est stade 2 on vient faire
sur le sport
c'est stade 2 on fait pas
mais en tout cas on essaye
d'être le plus transparent possible
encore une fois en expliquant nous notre méthode
c'est ça qu'on défend depuis
Bono du Ken le créateur de
complément d'enquête qui est disparu
en 2014 on a toujours
milité pour un journaliste
à la fois sans concession mais qui
soit pas non plus qui ne prennent pas les gens
en traite c'est à dire que nous quand on
propose quand on a fait un portrait
de Rachel Attile la première qui a été
contactée c'est elle c'est son camion
on va faire votre portrait
en sachant que si vous êtes d'accord il y aura pas de négociations
on va pas dire on parle pas de ça et ça et ça
et si vous le faites
si vous n'acceptez pas
de jouer le jeu on le fera quand même donc voilà c'est vraiment
quelque chose on fait des portraits
même si le mot portrait on s'imagine comme c'est un petit coup
de crayon plastothètre
à mon mark non c'est une enquête
qui est faite quand même pour titiller
voir écorder la personne
ce mot est sympa c'est une enquête
bien sûr c'est des portraits enquêtes
portraits d'autorisé si on veut
raconter une partie
dans toutes et même je ne sais plus
qu'elles étaient aux termes les personnages
diaboliques ou les anti-héros
même chez tous les anti-héros il y a une dimension
héroïque et c'est ça qu'on trouve intéressant
même franchement dans le parcours de Vincent Bolloré
il y a toute une dimension incroyable
il a racheté la papéritre de sa famille
pour deux frances symboliques il y a 40 ans aujourd'hui
c'est le roi du monde et qui est
propriétaire du groupe médias le plus puissant
de France donc dans tous les parcours il y a
aussi une dimension assez fascinante
et c'est ce qu'on fait pour Seigneuse
on a des gens qui nous expliquent à quel point c'est incroyable
il y a Gunn-Ladel qui nous explique
Gillie Williams Gunn-Ladel l'avocat qui nous explique
en quoi Pascal Pro est quelqu'un
qui a le sens du rythme et que c'est pour ça que ça fonctionne
aussi c'est qu'une seule partie
des explications on la complète
un bon personnage principal il a une mission
auquel le spectateur peut s'identifier
c'est quoi la mission de complément d'enquête
pour vous moi c'est quoi la mission de complément d'enquête
la mission de complément d'enquête c'est de révéler
des faits et de les mettre sur la place publique
c'est de trouver les faits que certaines
certaines personnes veulent cacher
les mettre à la disposition des citoyens
pour ensuite faire vivre le débat
moi c'est ça que je trouve intéressant
justement dans cette période où il y a
de plus en plus de faits qui usent aujourd'hui
c'est vrai que l'effet s'est devenu une opinion
comme une autre c'est ce qui écrivait Anna Arendt
à l'époque dans vérité politique
elle expliquait la liberté d'expression
est une farce si jamais ce ne sont pas
les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat
et si la vérité des faits
n'est pas établie et en fait aujourd'hui
nous on
je trouve ça normal moi qu'il y a des gens
qui sont de gauche, de droite, d'extrême gauche, d'extrême droite
on vous le fait et se reproche on dit en fait
complément d'enquête d'ailleurs vous n'êtes pas les seuls
mais vous faites partie
pour en tout cas c'est news et la Bolo
aurait se faire vous faites partie
d'un clan et vous enquêtez sur l'autre
c'est ce qui est pas vrai
alors pour le coup on a enquêté
sur Jean-Luc Mélenchon, sur Sophia Chiquirou
là on enquête en ce moment sur un membre
éminent du parti socialiste
je suis pas vrai je suis confidentiel
donc je ne peux pas trop
en dire on a fait d'enquête sur Emmaus
donc pour le coup c'est pas vrai et c'est vrai
que c'est le un des soucis de cette période
où aujourd'hui dire la vérité
dire des faits, être objectif c'est
être parti pris, aujourd'hui dire
il y a du réchauffement climatique alors
que c'est une vérité scientifique
sur certaines chans d'infos c'est être partie pris
c'est être un gauchiste, un militant
un black block et colo etc c'est vrai
qu'il y a un déplacement du débat
c'est pour ça que je parle de la frontière
qui avait aujourd'hui entre opinion
et vérité, aujourd'hui
on a de plus en plus de fake news
qui pollue le débat public
nous à complément d'enquête on essaye
de défendre les faits, la vérité des faits
on les met sur l'espace public et c'est normal
que les gens soient en désaccord
à partir de fait mais en revanche
que des gens puissent contester
l'existence même des faits c'est quelque chose
qui est problématique
l'ERN à l'Elysée, complément d'enquête
ce sera fini selon vous ou pas
parce que ça, quand même
français vision dépend du gouvernement
est-ce que pour vous
ce sera possible ou pas
dans le discours, Jordan Bardet
a déjà dit que complément d'enquête
était la pire émission du monde
il nous a cité énormément mais encore une fois
quand on a enquêté sur Alexis Coller
qui était à l'Elysée
d'après les brits que j'ai eu
ça n'a pas forcément plus à Emmanuel Macron
quand on enquête sur la France Insoumise
je suis pas sûr que Jean-Luc Mélenchon a insulté notre journaliste
Julien Daguer c'est pas un grand fan
de complément d'enquête non plus
aujourd'hui France TV
résiste à ses pressions éventuelles
c'est-à-dire que si
quelque soit le président de la République
aujourd'hui il y a des garde-fous
qui font qu'on a
une présidence de France TV
qui est imperméable aux pressions
et à l'intérieur de cette entreprise
on a une direction de l'information
qui est totalement indépendante
donc si Jean-Dan Bardella est précisant
de la République, il sera peut-être pas content
mais si jamais on a une entreprise
et une rédaction qui est toujours aussi indépendante
il n'y a pas de raison que ça change pour complément d'enquête
à moins qu'ensuite il réforme l'intérieur
de France TV mais en tout cas aujourd'hui
on est totalement indépendant
moi je ne roule pas mon patron
c'est pas Emmanuel Macron mon patron
sinon on n'aurait pas fait d'enquête sur elle
donc aujourd'hui il y a une indépendance totale
de France TV à l'égard du pouvoir politique
et il n'y a pas de raison que ça change
en tout cas il faut le défendre
si votre émission devait s'arrêter pour des raisons politiques
justement après l'élection présidentielle
est-ce que vous avez déjà imaginé un dernier opus
votre dernier enquête sera-t-elle sur France TV
ben on a déjà fait
on a déjà fait notre tutelle
donc pour le coup
encore une fois on n'a pas de tabou
et après évidemment faire une enquête
sur nous-mêmes c'est quelque chose de compliqué
mais quand on enquête déjà sur notre actionnaire
c'est une sacrée preuve d'indépendance
ou quand on enquête sur le secrétaire général de l'Elysée
également je pense qu'on peut difficilement
faire plus indépendant et plus proche de nous
et pour finir c'est une question en plus générale
on est dans quelle série en ce moment
selon vous est-ce que
que ce soit en politique, dans les médias
dans ce monde un peu fou
de poste vérité
la petite maison à la prairie
non mais peut-être
je dirais
cette série La Fievre de Ben Zécri
qui était passée sur Canalpus d'ailleurs
il y a quelques années
qui montrait justement comment le débat
était aujourd'hui totalement polarisé
où on avait cette influenceuse d'extrême droite
cette télévision qui s'était mis aussi au service
d'une force politique
mais c'est presque
elle n'a que deux ans je crois cette série
et en fait la réalité est presque
encore pire et encore plus inquiétante
et moi c'est vrai que j'ai l'air
d'être optimiste
et de prendre peut-être les choses avec légèreté
mais c'est sûr qu'en termes que le débat public
le niveau il est assez affreux
en ce moment qu'on a une espèce de brouillage
qui est fait et qui est entretenue par certaines
chien d'informations comme ces news
entre l'effet
la vérité et l'opinion
et le mensonge, il y a beaucoup de fake news
il y a beaucoup de manipulation de l'info et c'est vrai que c'est propre
je parlais d'Anna Aren tout à l'heure
aux aires qui sont pré-fascistes
c'est-à-dire qu'effectivement dans les moments
où la vérité est considérée comme étant
une opinion et bien ça sent jamais très bon
pour les années d'après
c'est sûr que moi je suis un peu inquiet de ça
après je vous laisse conclure
on a fait par exemple il y a 2 ans
une enquête sur GR2 par Dieu
on a montré qu'il pouvait avoir
des comportements problématiques avec les femmes
normalement dans une démocratie qui fonctionne
vous avez des gens plutôt réactionnaires
qui vont dire non mais quand même
GR2 par Dieu c'est un grand artiste
il faut séparer l'homme de l'artiste et vous allez avoir
peut-être d'autres personnes qui vont dire non c'est scandaleux
il faut le cancer, arrêter de diffuser ses films
il faut y retirer la légion d'honneur
et c'est normal on a révélé des faits
et on a des gens qui à partir de ses faits
sont en désaccord
c'est ça une démocratie qui fonctionne
aujourd'hui on a changé d'air
et on discute plus des faits
pour attendre des accords dessus mais sur
est-ce que ces faits existent vraiment
et sur CNews on a pas eu des débats pour dire
GR2 par Dieu a commis ces faits là
est-ce que c'est problématique
on a eu des débats sur CNews pour dire non non
mais en fait les images sont truquées
c'est pas vrai qu'on fait bon d'enquête
au poids de par Dieu qu'il n'a pas eu
on remet en cause l'existence même de ces faits
ce qui empêche en fait à être démocratie
normal de fonctionner moi c'est ça qui m'inquiète
c'est-à-dire que normalement on devrait être
en désaccord sur ce socle commun
sur lequel on est en désaccord
merci Tristan Valex d'avoir été notre principal
le personnage principal de cette semaine
encore une fois je suis un tout petit personnage
avec toute une équipe de complément d'enquête que je salue
c'est nos personnages principaux au pluriel
et on est impatients de connaître
la date de diffusion de ce documentaire
c'est moi aussi mais très bientôt
sur CNews
on garde ça de près merci à vous
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Personnage principal, as-dinamètre-chaouche.
Bienvenue dans Personnage principal.
A Radio Nova, on pense que la réalité vient la dépasser la fiction.
Donc on serve de la fiction pour analyser l'actualité une fois par semaine.
On va la rencontre des premiers rôles de l'actu.
Aujourd'hui, avec notre personnage principal, on va parler des méchants de l'actualité, comme ce méchant, par exemple.
Mais on pourrait dire que c'est Gaston, par exemple, de la belle et la bête.
Autre force hostile.
Pour près de Cyril Hanouna, le bouffon devenu roi.
Un trublion désormais courtisé par les milliardaires et qui tutoie les politiques.
On pourrait dire que c'est Tony Montana dans Scarface, par exemple.
On peut citer aussi une autre créature qui veut être le grand maître.
Jordan Bardela, l'enfant prodige du RN, qui se rêve grand emplaçant de Marine Le Pen, voire d'Emmanuel Macron.
Entre Charmand de Shrek et d'Exter, comme vous voulez.
Et la voix que vous entendez derrière qui parle de ces méchants, c'est Tristan Walex,
présentateur de compléments d'enquête sur France 2.
Personnage principal de l'émission d'aujourd'hui.
Bonjour.
Bonjour Azine.
Ça va, vous allez bien ?
Eh ben ça va, super, et vous ?
Ah ouais, très bien.
Alors vous allez diffuser prochainement une enquête sur une force obscur.
Mais obscur, mais qui, sous les feux des projecteurs, c'est news.
Si y'en a un qui se présente comme l'un de vos ennemis, justement,
ben c'est pas ce qu'a le pro, présentateur star de la chaîne d'extrême droite,
il parle souvent de vous en ce moment à la télé et de cette enquête.
On écoute.
Par le service public qui sont en train de préparer.
Alors visiblement, il passera plus ce documentaire complément d'enquête.
Parait-il qu'il passera plus ?
Parce que madame Ernaud dit on peut pas le passer,
parce qu'effectivement on est en procès avec ces news et Europe 1.
Visiblement il a tort, ce documentaire,
il devrait sortir, sinon on vous recevrait pas.
Vous confirmez ou pas quand même ?
Ça c'est un grand classique quand on avait fait tout à l'heure.
Vous avez passé un extrait de l'abandonse de Cyril Anouna.
Cyril Anouna aussi en s'entend expliquer que le reportage,
le portrait qui lui était consacré ne sortiraient jamais.
Donc évidemment, cette enquête sur ces news et leur cours de fabrication,
elle est bientôt finalisée et elle passera bientôt à l'antenne.
Bientôt, bientôt.
Bientôt, bientôt.
On n'a pas encore annoncé parce que, voilà,
on a encore des petites retouches, des vérifications juridiques et autres à faire.
Mais non, ça va passer très prochainement.
Je pense que ça va arriver bientôt.
Donc, il vous fait un peu de la promo.
Est-ce que vous pouvez aller nous pitcher un peu justement ce documentaire ?
Qu'est-ce qu'il y a un peu à l'intérieur quand même ?
Alors on fait pas que des méchants.
C'est-à-dire que tout à l'heure vous avez fait,
voilà, nous ce qui nous intéresse,
on enquête sur les puissants, on enquête sur tous les pouvoirs,
sur les pouvoirs politiques, sur les pouvoirs économiques,
sur les pouvoirs médiatiques.
Et évidemment, ces news, c'est un pouvoir médiatique énorme.
C'est devenu la première chaîne info.
Donc nous, à complément l'enquête,
ça fait marrer tout le monde à chaque fois que je dis ça.
On est némissions d'investigation, mais j'ai souvent qu'on est un mélange
entre un jour indestin et cache investigation.
Oui.
Ça dépend, voilà, en fonction des thématiques,
on est plutôt l'un ou l'autre.
Mais nous, ce qui nous intéresse chez CNU,
c'est aussi de décortiquer les recettes de ce succès.
Pourquoi c'est la première chaîne d'infos de France ?
Et on se pose aussi la question,
est-ce que c'est pas aussi la première chaîne
de désinformation en continu comme la qualifie certains ?
Parce que voilà, on a fait une étude presque...
J'irai presque scientifique, analytique,
avec beaucoup de données, beaucoup de chiffres
qui permettent de montrer les certaines obsessions,
certaines déformations, certaines manipulations de l'info
qui ont lieu sur cette antenne.
Alors justement, à l'intérieur, c'est en cours de fabrication,
mais là, j'émanue que la bande-annonce, elle va se préparer.
Elle va se préparer, elle n'est pas encore enregistrée,
mais elle est en train de se préparer.
Dans une bande-annonce, il y a toujours une scène ou des scènes phares.
Il y aura quoi comme scène phare, au moins, dis-nous...
Non, mais on a des témoignages internes,
par exemple, face caméra, on a un journaliste
qui a démissionné, qui nous explique comment
on lui demandait, par exemple,
pendant la campagne présidentielle de 2021-2022
de favoriser, très clairement, Éric Zemmour.
On lui demandait d'aller dans une librairie
pour montrer à l'antenne le livre d'Éric Zemmour,
alors qu'il ne le faisait pour aucun autre candidat.
On lui disait aussi, il nous explique,
le directeur de l'information de CNEWS lui avait expliqué
à l'époque, en fait, maintenant,
on ne va faire plus que du muslim, muslim, muslim.
Et donc, on a des témoignages face caméra
de salariés de CNEWS qui nous racontent
ce genre de choses, et on a aussi fait,
je pense que c'est ce qui est intéressant, on fait
dans la méthode, on fait presque de l'anti CNEWS,
c'est-à-dire que CNEWS fait beaucoup d'opinions.
Nous, on fait de l'information, on révèle des faits
et on fait des études scientifiques,
donc on a analysé les mots, on a même fait appel
à une sémiologue, on a analysé
des centaines et des centaines de bandos
avec nos partenaires de Reporters Sans Frontières,
des centaines et des centaines de bandos
qui permettent de montrer quelles sont
les obsessions de CNEWS, quelles sont les thématiques
qui sont les plus utilisées,
et on montre aussi comment il y a des débats
qui sont parfois complètement fakes,
qui sont organisés, par exemple,
après un fait d'hiver tragique, lors d'un meurtre
commis par un Français de souche,
on est obligé de les appeler aujourd'hui,
comment, pendant des jours, il y a des débats
qui sont organisés sur le plateau de CNEWS
pour expliquer quand même,
en partant de ce fait d'hiver tragique,
de l'intégration avec les musulmans,
même si ça n'a rien à voir,
et même une fois que l'on a les premières
alertes du parquet qui explique
l'origine du présumé tueur
n'a rien à voir,
et bien oui, on a ce genre
de déformations, de débats complètement fakes
qui sont vraiment
de l'instrumentalisation, de l'information.
C'est ça qu'on essaye de démontrer
au-delà, vous vous disiez tout à l'heure,
une chaîne d'extrême droite,
nous, ce qui nous interdit...
En fait, c'est pas forcément
notre propos, c'est-à-dire
qu'en France, on a le droit
d'être de gauche, d'être de droite,
d'être un journaliste de gauche, d'être un journaliste
d'extrême droite, tout ce que l'on essaye
de regarder, d'analyser, c'est
est-ce que CNEWS
respecte la réglementation, la loi,
parce que vous savez, quand vous utilisez
un canal de la TNT,
vous devez respecter un certain nombre d'obligations,
et en fait, on n'a pas le droit en France
de dire n'importe quoi, vous n'avez pas le droit,
mais la chaîne de Vincent Bolloré utilise un canal public
qui a été financé par
l'argent public avec notre pognon
comme on l'entend souvent sur l'art plateau,
et donc ça n'a pas le droit de raconter n'importe quoi.
Et voilà, c'est aujourd'hui la chaîne
qui l'a plus réprimandée par l'art com,
le gendarme de l'audiovisuel, et encore on montre dans notre enquête
que c'est vraiment la face
émergée de l'iceberg et qu'il y a énormément
de fake news, d'informations
complètement fausses qui passent complètement à l'as.
Il y a qui au casting
de ce blog de Storia, Christine Kelly,
vous les avez poursuivies avec votre micro-cam
parce qu'à Nonna, vous l'aviez poursuivi
devant son scooter,
vous les avez sollicité, est-ce qu'ils répondent
? C'est le premier à avoir été contacté
nous quand on fait une enquête, les premiers qui ont été courants
le premier qui a reçu un sms dans notre enquête
c'est Pascal, on l'a contacté
dès le début et dès le début il a expliqué
j'irais pas parce que toute façon
je connais d'avance leur enquête, ils vont raconter
n'importe quoi, donc on les a évidemment tous
contactés, la plupart on dit non,
mais on l'a quand même eu des gens en interne,
Jill William-Goldnadel par exemple,
cet avocat ultra-conservateur
qui assume et qui
nous parle, on a également interrogé
Carl Olive qui est un député macroniste
qui est souvent sur le député de Pascal Pro, André Valigny
également, donc non, on a quand même
des insiders entre guillemets, des gens qui sont
là pour
porter la parole de CNews parce qu'encore une fois
nous c'est en ça que on explique souvent
le service public en gros
c'est des journalistes de gauche et CNews
c'est des journalistes de droite, on n'est pas de gauche, on n'est pas de droite
on fait du journalisme, on fait des faits
et on respecte le contradictoire
le contradictoire qui est totalement absent
c'est aussi des choses qu'on va démontrer chiffre
à l'appui dans notre documentaire, nous
le contradictoire on le respecte totalement dans le service public
et c'est ce qu'on défend à complément d'enquête
Quand on s'attaque à un système comme ça, on imagine
toujours, vous parliez de personnes qui vous ont
parlé, mais des taupes, des indiques
en off, des anonymes, vous avez des gens
comme ça, des tontons comme on dit
chez les policiers dans les polars, qui vous ont parlé
en off et qui vous ont réveillé des choses importants
c'est Lilia Melconian qui réalise le reportage
une journaliste brillante de complément d'enquête
qui est en contact avec des journalistes
encore actuel de la redaction
de CNews
et elle était à ITL
c'est une ancienne ditelle, elle a été partie juste avant
la fameuse grêle de 2015
pas de rancœur particulière
mais encore beaucoup d'amis
au sein de CNews
je ne veux vraiment pas spoiler
mais on a vraiment une information
importante concernant
Pascal Pro
et qu'elle a obtenue
notamment, on le raconte dans le reportage
c'est pour ça que je ne mets pas
ces sourcils en danger
mais qui l'ont été rapportés par
des proches de Pascal Pro très récemment
il a fait une bêtise Pascal
il a pas fait, enfin une bêtise
ça c'est pas un bon objet
mais voilà on sait qu'il a été
on analyse par exemple
avec notamment un reporter sans frontières
je mesure à ce que j'ai le droit de dire
parce que encore une fois toutes nos informations
sont sous embargo
mais avec reporter sans frontières on a analysé
le temps de parole de Pascal Pro
et comment, par rapport à d'autres chaînes infos
il donnait beaucoup plus son avis que d'autres
et c'est flagrant par exemple
sur la condamnation de Marine Le Pen
on a vu que Pascal Pro
avait par exemple donné son avis
pendant 11 minutes
alors que c'était 10 secondes pour Benjamin Duamel
qui était sur BFM à l'époque
0 secondes pour la présentatrice de France Infos
chez Ronnie
et je sais plus combien pour LCI
moins de 10 secondes aussi
on voit que par exemple le commentaire
les gens qui disent que la condamnation
de Marine Le Pen est scandaleuse
c'est vraiment très majoritaire
quasiment 90% du temps d'antenne
consacré au procès de Marine Le Pen
alors que l'information objective
sur pourquoi cette décision a été rendue
l'information sur les faits est très minoritaire
Pascal Pro c'est vrai que récemment
il a défendu un autre célèbre
des informations intéressantes sur ce sujet
sur Nicolas Sarkozy ça nous intéresse
pourquoi vous êtes vinais
je sais pas comme ça un autre grand personnage
qu'on a né récemment
on attend ça avec impatience
c'est qui le personnage principal de CNews pour vous
c'est Pascal Pro aujourd'hui ou pas ?
la phase visible c'est Pascal Pro
4h30 d'antenne tous les jours
c'est pour ça qu'il n'a pas forcément
le temps de tout vérifier
c'est beaucoup de temps d'antenne
et l'autre personnage principal
beaucoup moins visible c'est Vincent Bolloré
aujourd'hui Vincent Bolloré c'est l'actionnaire
de Viens-dix, l'actionnaire du groupe canal
ça fait 10 ans qu'il est rentré là
et manifestement il a réussi
à faire passer son projet
sa vision de l'information
et une sorte de projet civilisationnel également
on va en parler de Vincent Bolloré
une partie sur Vincent Bolloré
d'ailleurs c'était quoi avant d'enchaîner
sur Vincent Bolloré c'était quoi l'élément
déclencheur comme on dit dans un scénar
pour lancer cette enquête
faut qu'on sorte nos caméras et qu'on aille enquêter
pourquoi ?
Alors pas forcément ça va trop loin
encore une fois nous on s'intéresse
comme je disais tout à l'heure au pouvoir
c'est une puissance aujourd'hui ces news
dicte l'agenda politique et médiatique
c'est une chaîne qui est très écoutée
y compris au château
aussi à l'Elysée et complément l'enquête
non on n'a pas d'obsession
à l'égard de Vincent Bolloré
on a toujours fait des enquêtes
sur les pouvoirs médiatiques
il y a 2 ans on a fait une enquête
sur Patrick Drahi qui était actionnaire
de BFMTV à l'époque
on a fait des portraits de Michel Drucker
on a enquêté également sur I-24
cette chaîne franco-israélienne
donc voilà nous on a toujours enquêté
sur des pouvoirs médiatiques peut-être qu'un jour
si jamais Radio Nova continue
à cartonner en audience on ferait
une enquête sur Nova et sur Mathieu Pic
Non les gars laissez-nous tranquille
donc ouais il n'y a pas eu un moment
un élément déclencheur on va dire c'est pour l'ensemble de leur oeuvre
là vous êtes dit ils deviennent puissants
ils deviennent première chaîne aussi d'information
ils font partie aujourd'hui
plus que du paysage ils influencent l'opinion
c'est ça ils influencent l'opinion donc effectivement
il y avait cet élément première chaîne d'information de France
influence et qui dicte même
l'agenda politique et médiatique
et puis effectivement une singularité quand même
de cette chaîne d'information
par rapport aux autres c'est-à-dire
qu'il peut y avoir des chaînes d'infos qui ont
les sensibilités plus ou moins
conservatrices ou libéral ou autre
et c'est vrai que CNews a vraiment
presque un story comme Marc de Fabrique
le fait de faire de l'opinion
et d'assumer même parfois faire de la désinformation
c'est un peu là et c'est un petit peu à l'image
de l'époque
c'est-à-dire qu'on est dans une époque
où aujourd'hui les faits comptent un petit peu moins
on fait des débats
on installe des gens autour d'une table
des gens qui ne sont pas forcément des spécialistes
qui donnent leur avis sur tout et n'importe quoi
et c'est pas grave si on se trompe le plus important
c'est ce que pense mon doigt mouillé
ah Nicolas Sarkozy est condamné
ah bah moi je vais pas lire le jugement
on dit qu'il y a un réchauffement climatique
ah bah quand même je trouve que pour un mois de novembre
il fait chaud donc je suis pas sûr
qu'il y ait vraiment réchauffement climatique
effectivement en termes de on est dans une période
où les faits comptent de moins en moins
et CNews est emblématique
de ce changement
d'époque
la poste vérité comme on dit
pour celles et ceux qui ne connaissent pas
complément d'enquête
la scène finale de l'émission c'est un invité
qui en rapport avec le sujet
il y a au moins un expert
parfois même un des méchants entre guillemets
qui s'installe dans le fameux canapé rouge
pour un entretien au long cours
ce sera qui pour cette fois dans le canapé rouge
eh ben on espère là
la plupart du temps un 98% du temps
c'est une personne effectivement
qui est traité dans l'enquête
donc là on adorerait que ce soit
Vincent Bolloré faut être optimiste
ou Pascal Pro donc Pascal Pro
je l'ai au téléphone tous les 2 jours
depuis quelques temps
il est court toi et on sait se parler
donc il m'engueule un peu au téléphone
mais ça se passe
on a pas parlé foot mais on parle de tout
de rien
c'est son discussion très sympathique
il est très méfiant, il est persuadé
qu'on va les dégommer
donc j'essaie d'expliquer que bah non
tout ce que l'on montre c'est uniquement des faits rien que les faits
et vu que Pascal Pro assume
ce qu'il met à l'antenne de CNew
il n'a pas à crainte de venir avec nous
régulièrement il fait part de nos discussions
c'est le Gamel Cognon à l'antenne
en expliquant qu'il viendra pas
parce qu'il a peur qu'on coupe
que ce soit monté etc donc moi je lui ai proposé
les conditions du direct
c'est à dire qu'on fait l'interview de 15 minutes
on diffuse 15 minutes
c'est en réflexion chez lui
on verra bien
en tout cas son excuse pour ne pas le faire
c'était de dire qu'il ne voulait pas
que ce soit monté c'est pour ça que j'ai proposé
les conditions du direct et maintenant la balle est dans son camp
l'appel est lancé, on va mettre la vidéo
ça va être une vraie invitation
non mais voilà, encore une fois nous on laisse
parler les gens c'est du contradictoire
on va lui opposer des chiffres et les résultats de notre enquête
des faits qui sont implacables
et il aura sans doute une explication
intéressante à entendre
alors vous votre grand méchant favori
vous avez voqué son nom en tout à l'heure
c'est Vincent Bolloré c'est moi qui utilise l'expression
méchant favori car je le rappelle
vous avez l'OSCAR pour les journalistes
le prix Albert Londres c'est en 2017 je crois
et votre documentaire
était sur l'industriel breton
propriétaire également de CNews
une question de l'extérieur un peu comme ça
c'est une obsession Vincent Bolloré
vous faites une fixette ou quoi ?
le documentaire s'appelait un ami qui vous veut du bien
donc c'est bien la preuve qu'on considère
Vincent Bolloré comme un ami
c'est moins nous qui
sont obsédés par Vincent Bolloré
que par nous par les médias
par le journalisme et en fait
c'était une enquête qui a 10 ans
c'est la première fois depuis 10 ans qu'on s'intéresse
à nouveau à Vincent Bolloré
à côté de ça on a fait des enquêtes sur Bernard Arnaud
qui est lui aussi propriétaire de médias
on a fait des enquêtes sur Arnaud Lagardère
lui aussi propriétaire de médias c'est normal
c'est quelqu'un qui compte de plus en plus
et c'est normal de s'intéresser à lui
en revanche lui s'intéresse beaucoup à nous
puisque à l'époque pour ce documentaire
Diffusant 2016 il nous a attaqué en justice
il y a eu 5 procès en France
on a gagné les 5 procès
c'est monté jusqu'à la cour de cassation
5 fois la justice française a dit qu'il n'y avait aucun problème
on s'est suivi au Cameroun
et le procès est encore en cours
même si la justice française est définitivement
prononcée en notre faveur
il ne s'est pas désisté au Cameroun
les procès dure-baillons c'est ça qu'on appelle un peu ?
procès dure-baillons parce que c'est vrai
que c'est le terme qui est consacré
puisque ce sont des procédures qui ne vise pas à gagner
je pense que Vincent Bolloré c'est très bien
qu'on a dit que toute la vérité rinque la vérité
dans notre documentaire sinon la justice française
ne nous aurait pas donné raison
en revanche ça fait perdre énormément de temps
à chaque fois qu'il y a un procès
il nous attaquait notamment parce qu'on montrait
qu'il y avait des mineurs, des enfants
qui travaillaient dans des palmerais cameronaises
dont il était actionnaire
et puis aussi on racontait comment
certains ports africains
étaient obtenus de manière un petit peu curieuse
par le groupe Bolloré
donc à chaque fois qu'il y avait un procès
il fallait faire venir des témoins
du Cameroun jusqu'en France
il y a ça génère des frais d'avocats
et même si vous gagnez
on défend l'investigation
et après à aller jusqu'au bout
à payer ces frais d'avocats
mais c'est vrai que ça donne beaucoup de travail
à notre service juridique
on appelle ça procédeur bayon parce que
certaines structures un peu plus fragiles
ou moins militantes du journalisme
nous aurais peut-être laissé tomber
maintenant ça coûte trop cher de vous suivre dans vos procès
Votre service juridique quand tu vous arrivez dans le bureau
non pas encore Christian Alex
on va avoir du taf c'est un peu ça non
non mais c'est sûr que ça devient compliqué
moi c'est vrai que
encore une fois un complément de l'enquête on est une équipe
on a une dizaine de journalistes, des rédacteurs en chef
donc voilà c'est toute une chaîne
je ne veux pas laisser croire que c'est moi qui fait
seul ces enquêtes
et parmi ces équipes on a aussi évidemment
notre service juridique
qui est vraiment heureusement qu'ils sont là
ils sont avec nous parce qu'ils relisent tout nos reportages
la moindre virgule est relue
et on a très souvent des procès
mais l'essentiel c'est qu'on ne les perte jamais
et pour l'instant ça fait 4 ans et demi
en chef de complément de l'enquête on n'a jamais perdu le moindre procès
on a souvent même des saisines
le gendarmes de 2 visuels
qui est amené à se prononcer parce qu'on dit
ah non quand même ils ont menti, ils sont trompés etc
jamais l'arcom, à chaque fois qu'ils ont eu
à se prononcer sur des compléments de l'enquête
jamais l'arcom n'a trouvé la moindre chose à redire
dans les films ou les séries quand on nous présente
un méchant on s'intéresse souvent, vous savez
aux origines de sa méchanceté, l'origine du mal
on appelle ça l'origine story
c'est quoi l'origine story de Vincent Bollori
pourquoi il est comme ça selon vous
encore je ne sais pas si il est méchant
c'est le moment qu'il le dit
chez ce Vincent Bollori
dans le documentaire 2016
son surnom dans les affaires
c'est le smiling killer
c'est le tueur au sourire
c'est quelqu'un qui est hyper sympa
c'est presque étonnant
j'ai fait deux portraits de grands industriels
j'ai fait Bernard Arnaud et Vincent Bollori
il est hyper sympa
moi si j'ai le choix entre aller déjeuner
avec l'un des deux
mais vous avez un Bernard Arnaud qui est très froid
qui n'est pas du tout sympa
Vincent Bollori
on s'écrit plus maintenant mais à l'époque
du documentaire on s'envoyait les textos
ils m'ont envoyé des petits smileys
ils m'ont jamais vraiment dit non
ils m'ont jamais dit je ne parlerai pas dans votre reportage
mais super bon courage
ils me donnaient des petits surnoms
c'est vraiment quelqu'un d'hyper sympa
mais par contre effectivement qui part derrière
après vous défonce, vous assassine
même après le reportage
il est spécialement énervé du documentaire
qu'on lui avait consacré
et puis ensuite on a appris qu'il nous avait attaqué x fois
malgré ses grands sourires
donc effectivement c'est un personnage très étonnant
parce que c'est quelqu'un qui se sert
d'une espèce de charme
c'est vraiment quelqu'un de sympathique au sens premier du terme
mais par contre qui est effectivement quelqu'un
qui ne comprend pas je pense
l'essence même du journalisme
le concept d'indépendance éditoriale
le concept d'investigation
c'est vraiment quelque chose je pense
d'avoir une chaîne qui est
à son image ou à sa botte
et qui fait de l'information avec une vision très particulière
mais clairement on a l'impression
qu'il déteste les journalistes
et le journalisme
il y a plusieurs types de méchants dans notre imaginaire
et les milliardaires machiavéliques
c'est sûr que ça excite l'imagination
est-ce qu'il y a des milliardaires qui trouvent grâce
à vos yeux genre des broussoines
c'est ça que vous voulez dire
non mais encore une fois
j'essaie de
de pas avoir d'avis
j'essaie de défendre l'effet
ce qui est sûr c'est que pour avoir travaillé personnellement
sur d'autres grands milliardaires propriétaires de médias
comme Bernard Arnaud
ou pour avoir des gens dans mon équipe qui ont travaillé aussi
sur Patrick Drahi qui à l'époque était
propriétaire de BFM
ce qui est sûr c'est que aucun milliardaire
n'achète un
un média parce qu'il est passionné par le journalisme
je pense, je pense qu'ils achètent tous
une part d'influence et sans doute peut-être le cas
aussi de Mathieu Pigasse je sais pas encore
lancé l'enquête dessus mais ce qui est certain
c'est que Vincent Bolloré c'est peut-être celui
qui a la vision
la plus décomplexée
de ce que doit être un journalisme
au pas c'est-à-dire moi j'ai même travaillé
j'ai commencé chez un milliardaire
j'ai fait 5 ans de
Quinquennat Sarkozy de 2007 à 2012
chez Martin Bouygues donc c'était
à priori une ambiance particulière
et en réalité j'avais même travaillé avec
Laurence Ferrari aujourd'hui figure de pro
de CNews on avait créé une cellule enquête
et c'était possible de faire des enquêtes
sur Big Malion pas Big Malion parlant
sur l'affaire Bétancourt, sur l'affaire Karachi
qui mettait en cause le pouvoir en place
et même chez Télé Bouygues
il était possible de faire du journalisme
à peu près indépendance
qui est particulier aujourd'hui avec
Vincent Bolloré c'est qu'il a
complètement mis fin au journalisme
et à l'investigation au sein de Canal Plus
il a supprimé les journaux de Canal Plus
il a supprimé les émissions d'investigation
il a supprimé les humoristes
les guignoles de l'info etc
il a fait ensuite une chaîne
qui est davantage une chaîne
d'opinion et on va le démontrer dans notre complément
d'enquête une chaîne qui fait
de la désinformation qui invente
des fausses nouvelles pour pouvoir
servir un agenda politique
et qui aussi
par ces procédures baillons
par les attaques sur ces antennes
clairement veut la peau
du journalisme en général
Vous enquêtez sur les grands puissants
qui ont participé à un complément d'enquête
par exemple sur Alexi Coller je crois
secretaire général de l'Elysée
l'homme dont on dit que c'est le vrai Président
le PSG aussi version Qatar
qui était dans votre viseur
Cyril Anouna dans les médias
plein de personnages
de l'opposition aussi
Jean-Luc Mélenchon aussi
Sofia Chiquirou
Rachida Lati votre ministre
Rachida Lati est notre ministre de tutelle
c'est ça l'indépendance éditoriale
c'est la vis que ce qui a du mal
à comprendre Pascal Proust
c'est qu'il y a complément l'enquête
on l'enquête sur tout et tout le monde
on n'en a pas de chapelle
on roule ni pour la gauche ni pour la droite
on roule pour le journalisme
et on est capable d'enquêter
y compris sur des intérêts
qui sont proches de notre entreprise
c'est-à-dire qu'effectivement
Rachida Lati c'est la ministre de la Culture
c'est la tutelle de France TV
je ne vous dis pas que c'était une enquête simple
financier avec GDF
qu'elle avait toujours nier pendant 10 ans
on enquête sur Alexi Coller
qui était donc numéro 2 de l'Etat
enfin numéro 2 de l'Elysée après Emmanuel Macron
on est capable de faire des enquêtes
sur Jean-Luc Mélenchon
sur Jordan Bardella
donc voilà on enquête à gauche, à droite
on enquête sur absolument toutes les puissances
c'est ce qui s'appelle l'indépendance éditoriale
et c'est ça qu'on essaye de défendre
un complément d'enquête et la France TV
et justement comme ces puissances sont dans votre viseur
qui vous intimisent, est-ce que vous recevez
vous avez déjà reçu des pressions et des intimidations
alors des intimidations et des pressions
on en a tout le temps après
qui sont pas toutes
moi la seule pour laquelle j'ai porté plainte
c'est qu'on a fait une enquête sur le Hamas
j'ai eu des menaces de mort par téléphone
et c'était un peu plus sérieux
flippant que d'habitude vu le contexte
et c'est la seule fois où je suis allé porter plainte
j'imagine que c'est pareil pour vous
chaque fois qu'on lance une enquête
on se retrouve avec des centaines de messages
d'insul de menaces de mort
mais pas de boîte d'enquête
de détectives privées, un peu chelou
non
quand j'ai travaillé
sur Bernard Arnaud
il y a eu un procès
d'ailleurs récemment
de Bernard Squarsigny qui a été condamné
ancien patron de la DGSI
qui travaillait pour LVMH
et je sais qu'il avait approché
mon redacteur en chef de l'époque
Bernard Duquesn qui présentait complètement l'enquête
et voilà on a su aussi qu'un autre collègue
avait été pris en filature
oui, oui
par des gens
qui travaillaient pour un sous-traitant
de LVMH
c'est des techniques de barbouze
clairement des techniques de barbouze
après voilà c'est
je dirais pas que ça fait partie du jeu
je dirais pas que c'est pas inquiétant
mais en fait ce qui est le
peut-être le plus présent aujourd'hui
c'est l'intimidation
c'est dur, effectivement aujourd'hui on reçoit
énormément de mise en demeure juste avant les diffusions
pour essayer de faire croire qu'il y a un problème juridique
avec leur portage et essayer d'entraver sa diffusion
c'est beaucoup de pression d'être face
des anti-héros aussi puissants
vous ne vous dites jamais j'aurais dû choisir
un autre genre faire du journalisme sportif
ou parler musique par exemple comme chez nous
c'est plus tranquille non ?
non mais c'est sûr que c'est fatigant parfois
non on essaye de doser l'effort
on essaye de faire des reportages qui sont plus
voilà plus légers
effectivement on a par définition
vu qu'on enquête sur tout le monde
personne nous soutient et ceux qui vous soutiennent
un jour et bien ils vous défoncent
la fois d'après donc c'est sûr que
c'est compliqué d'avoir des alliés en politique
tout le monde nous déteste de l'EFI
jusqu'au IRN en passant par la Macronie
et il nous adore en même temps quand on travaille
sur leurs adversaires politiques
mais c'est sûr qu'on trouve
peu de gens qui comprennent
que surtout dans ce monde de plus en plus
polarisé que vous ayez pas de chapelle
en fait c'est ça un des soucis
justement quand vous allez en meeting
quand vous vous accréditez
vous mettez complètement d'enquête
vous mettez France 2 pour être un peu
ça dépend des fois on essaye
de pas mentir parfois un peu
voilà par omission
voilà ou à avoir oublié de donner
tous les détails mais en vrai on essaye
c'est stade 2 on vient faire
sur le sport
c'est stade 2 on fait pas
mais en tout cas on essaye
d'être le plus transparent possible
encore une fois en expliquant nous notre méthode
c'est ça qu'on défend depuis
Bono du Ken le créateur de
complément d'enquête qui est disparu
en 2014 on a toujours
milité pour un journaliste
à la fois sans concession mais qui
soit pas non plus qui ne prennent pas les gens
en traite c'est à dire que nous quand on
propose quand on a fait un portrait
de Rachel Attile la première qui a été
contactée c'est elle c'est son camion
on va faire votre portrait
en sachant que si vous êtes d'accord il y aura pas de négociations
on va pas dire on parle pas de ça et ça et ça
et si vous le faites
si vous n'acceptez pas
de jouer le jeu on le fera quand même donc voilà c'est vraiment
quelque chose on fait des portraits
même si le mot portrait on s'imagine comme c'est un petit coup
de crayon plastothètre
à mon mark non c'est une enquête
qui est faite quand même pour titiller
voir écorder la personne
ce mot est sympa c'est une enquête
bien sûr c'est des portraits enquêtes
portraits d'autorisé si on veut
raconter une partie
dans toutes et même je ne sais plus
qu'elles étaient aux termes les personnages
diaboliques ou les anti-héros
même chez tous les anti-héros il y a une dimension
héroïque et c'est ça qu'on trouve intéressant
même franchement dans le parcours de Vincent Bolloré
il y a toute une dimension incroyable
il a racheté la papéritre de sa famille
pour deux frances symboliques il y a 40 ans aujourd'hui
c'est le roi du monde et qui est
propriétaire du groupe médias le plus puissant
de France donc dans tous les parcours il y a
aussi une dimension assez fascinante
et c'est ce qu'on fait pour Seigneuse
on a des gens qui nous expliquent à quel point c'est incroyable
il y a Gunn-Ladel qui nous explique
Gillie Williams Gunn-Ladel l'avocat qui nous explique
en quoi Pascal Pro est quelqu'un
qui a le sens du rythme et que c'est pour ça que ça fonctionne
aussi c'est qu'une seule partie
des explications on la complète
un bon personnage principal il a une mission
auquel le spectateur peut s'identifier
c'est quoi la mission de complément d'enquête
pour vous moi c'est quoi la mission de complément d'enquête
la mission de complément d'enquête c'est de révéler
des faits et de les mettre sur la place publique
c'est de trouver les faits que certaines
certaines personnes veulent cacher
les mettre à la disposition des citoyens
pour ensuite faire vivre le débat
moi c'est ça que je trouve intéressant
justement dans cette période où il y a
de plus en plus de faits qui usent aujourd'hui
c'est vrai que l'effet s'est devenu une opinion
comme une autre c'est ce qui écrivait Anna Arendt
à l'époque dans vérité politique
elle expliquait la liberté d'expression
est une farce si jamais ce ne sont pas
les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat
et si la vérité des faits
n'est pas établie et en fait aujourd'hui
nous on
je trouve ça normal moi qu'il y a des gens
qui sont de gauche, de droite, d'extrême gauche, d'extrême droite
on vous le fait et se reproche on dit en fait
complément d'enquête d'ailleurs vous n'êtes pas les seuls
mais vous faites partie
pour en tout cas c'est news et la Bolo
aurait se faire vous faites partie
d'un clan et vous enquêtez sur l'autre
c'est ce qui est pas vrai
alors pour le coup on a enquêté
sur Jean-Luc Mélenchon, sur Sophia Chiquirou
là on enquête en ce moment sur un membre
éminent du parti socialiste
je suis pas vrai je suis confidentiel
donc je ne peux pas trop
en dire on a fait d'enquête sur Emmaus
donc pour le coup c'est pas vrai et c'est vrai
que c'est le un des soucis de cette période
où aujourd'hui dire la vérité
dire des faits, être objectif c'est
être parti pris, aujourd'hui dire
il y a du réchauffement climatique alors
que c'est une vérité scientifique
sur certaines chans d'infos c'est être partie pris
c'est être un gauchiste, un militant
un black block et colo etc c'est vrai
qu'il y a un déplacement du débat
c'est pour ça que je parle de la frontière
qui avait aujourd'hui entre opinion
et vérité, aujourd'hui
on a de plus en plus de fake news
qui pollue le débat public
nous à complément d'enquête on essaye
de défendre les faits, la vérité des faits
on les met sur l'espace public et c'est normal
que les gens soient en désaccord
à partir de fait mais en revanche
que des gens puissent contester
l'existence même des faits c'est quelque chose
qui est problématique
l'ERN à l'Elysée, complément d'enquête
ce sera fini selon vous ou pas
parce que ça, quand même
français vision dépend du gouvernement
est-ce que pour vous
ce sera possible ou pas
dans le discours, Jordan Bardet
a déjà dit que complément d'enquête
était la pire émission du monde
il nous a cité énormément mais encore une fois
quand on a enquêté sur Alexis Coller
qui était à l'Elysée
d'après les brits que j'ai eu
ça n'a pas forcément plus à Emmanuel Macron
quand on enquête sur la France Insoumise
je suis pas sûr que Jean-Luc Mélenchon a insulté notre journaliste
Julien Daguer c'est pas un grand fan
de complément d'enquête non plus
aujourd'hui France TV
résiste à ses pressions éventuelles
c'est-à-dire que si
quelque soit le président de la République
aujourd'hui il y a des garde-fous
qui font qu'on a
une présidence de France TV
qui est imperméable aux pressions
et à l'intérieur de cette entreprise
on a une direction de l'information
qui est totalement indépendante
donc si Jean-Dan Bardella est précisant
de la République, il sera peut-être pas content
mais si jamais on a une entreprise
et une rédaction qui est toujours aussi indépendante
il n'y a pas de raison que ça change pour complément d'enquête
à moins qu'ensuite il réforme l'intérieur
de France TV mais en tout cas aujourd'hui
on est totalement indépendant
moi je ne roule pas mon patron
c'est pas Emmanuel Macron mon patron
sinon on n'aurait pas fait d'enquête sur elle
donc aujourd'hui il y a une indépendance totale
de France TV à l'égard du pouvoir politique
et il n'y a pas de raison que ça change
en tout cas il faut le défendre
si votre émission devait s'arrêter pour des raisons politiques
justement après l'élection présidentielle
est-ce que vous avez déjà imaginé un dernier opus
votre dernier enquête sera-t-elle sur France TV
ben on a déjà fait
on a déjà fait notre tutelle
donc pour le coup
encore une fois on n'a pas de tabou
et après évidemment faire une enquête
sur nous-mêmes c'est quelque chose de compliqué
mais quand on enquête déjà sur notre actionnaire
c'est une sacrée preuve d'indépendance
ou quand on enquête sur le secrétaire général de l'Elysée
également je pense qu'on peut difficilement
faire plus indépendant et plus proche de nous
et pour finir c'est une question en plus générale
on est dans quelle série en ce moment
selon vous est-ce que
que ce soit en politique, dans les médias
dans ce monde un peu fou
de poste vérité
la petite maison à la prairie
non mais peut-être
je dirais
cette série La Fievre de Ben Zécri
qui était passée sur Canalpus d'ailleurs
il y a quelques années
qui montrait justement comment le débat
était aujourd'hui totalement polarisé
où on avait cette influenceuse d'extrême droite
cette télévision qui s'était mis aussi au service
d'une force politique
mais c'est presque
elle n'a que deux ans je crois cette série
et en fait la réalité est presque
encore pire et encore plus inquiétante
et moi c'est vrai que j'ai l'air
d'être optimiste
et de prendre peut-être les choses avec légèreté
mais c'est sûr qu'en termes que le débat public
le niveau il est assez affreux
en ce moment qu'on a une espèce de brouillage
qui est fait et qui est entretenue par certaines
chien d'informations comme ces news
entre l'effet
la vérité et l'opinion
et le mensonge, il y a beaucoup de fake news
il y a beaucoup de manipulation de l'info et c'est vrai que c'est propre
je parlais d'Anna Aren tout à l'heure
aux aires qui sont pré-fascistes
c'est-à-dire qu'effectivement dans les moments
où la vérité est considérée comme étant
une opinion et bien ça sent jamais très bon
pour les années d'après
c'est sûr que moi je suis un peu inquiet de ça
après je vous laisse conclure
on a fait par exemple il y a 2 ans
une enquête sur GR2 par Dieu
on a montré qu'il pouvait avoir
des comportements problématiques avec les femmes
normalement dans une démocratie qui fonctionne
vous avez des gens plutôt réactionnaires
qui vont dire non mais quand même
GR2 par Dieu c'est un grand artiste
il faut séparer l'homme de l'artiste et vous allez avoir
peut-être d'autres personnes qui vont dire non c'est scandaleux
il faut le cancer, arrêter de diffuser ses films
il faut y retirer la légion d'honneur
et c'est normal on a révélé des faits
et on a des gens qui à partir de ses faits
sont en désaccord
c'est ça une démocratie qui fonctionne
aujourd'hui on a changé d'air
et on discute plus des faits
pour attendre des accords dessus mais sur
est-ce que ces faits existent vraiment
et sur CNews on a pas eu des débats pour dire
GR2 par Dieu a commis ces faits là
est-ce que c'est problématique
on a eu des débats sur CNews pour dire non non
mais en fait les images sont truquées
c'est pas vrai qu'on fait bon d'enquête
au poids de par Dieu qu'il n'a pas eu
on remet en cause l'existence même de ces faits
ce qui empêche en fait à être démocratie
normal de fonctionner moi c'est ça qui m'inquiète
c'est-à-dire que normalement on devrait être
en désaccord sur ce socle commun
sur lequel on est en désaccord
merci Tristan Valex d'avoir été notre principal
le personnage principal de cette semaine
encore une fois je suis un tout petit personnage
avec toute une équipe de complément d'enquête que je salue
c'est nos personnages principaux au pluriel
et on est impatients de connaître
la date de diffusion de ce documentaire
c'est moi aussi mais très bientôt
sur CNews
on garde ça de près merci à vous
