Le fabuleux destin de Clémentine Autain - Personnage principal S01E08
Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.
Transcription
C'est ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Radio Nova.
Personnage principal.
S-dynamics à ouche.
Bienvenue dans Personnage principal à Radio Nova.
On pense que la réalité a dépassé la fiction.
Donc on se sert de la fiction pour analyser l'actu une fois par semaine.
On va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Aujourd'hui, dans Personnage principal, on se met dans l'ambiance avec un générique de série
qui va tout de suite vous évoquer le sujet du jour.
On est dans la série Succession.
Bonjour Clémentine Autain.
Je vais beaucoup aimer la série Succession.
Je l'ai vu jusqu'au bout.
Alors on est dans Succession, on va en parler.
Vous êtes la députée de la Cincinnati et candidat...
de Cincinnati et candidat à la présidentielle.
On a plein de thèmes à aborder, comme la recomposition de la gauche notamment.
Peut-être qu'on va commencer par ça.
Quand on parle de la grande famille de la gauche en ce moment,
on est plutôt entre la famille Adams, la famille Bellier.
Parfois les tuches.
Aujourd'hui avec vous Clémentine Autain,
on va essayer de comprendre ce qui se passe à gauche et quel rôle vous voulez jouer.
Déjà, j'ai une première question simple.
Avez-vous l'âme d'une superhéroïne pour sauver la gauche ou pas ?
Sans doute.
Oui, l'âme, c'est pas forcément le terme que j'utiliserai.
Mais en tout cas, je pense que l'histoire de ma vie
est une histoire de résilience.
J'utilise ce terme que je déteste.
Parce que je trouve que c'est un mot qui a été galvodé.
Il a été imaginé par Boris Cyrulnik,
qui au début mettait l'accent justement
sur des gens qui vivent des traumatismes,
ce qui a été mon cas dans ma relation avec ma maman
que j'ai perdu très tôt,
le viol que j'ai subi, d'autres choses dans ma vie,
que j'ai surmonté et je les ai surmontés
parce que j'ai eu la chance de faire des rencontres,
que j'ai eu la chance d'avoir cette énergie
et aussi contre l'ordre existant.
Et la résilience, c'est un mot qui, au fond, nous dit
si on veut, on peut s'en sortir.
Ça appelle non pas à réfléchir sur les conditions collectives
pour que chaque individu puisse surmonter des épreuves,
surmonter ses propres vulnérabilités,
mais plutôt comment chacun, chacune, individuellement
doit quelque part s'en sortir parce que s'il le veut, il le peut.
Vous êtes en train de dire que vous êtes habité
ou animé par quelque chose un peu supérieur,
peut-être par rapport à vos concuants et concuantes,
j'ai l'impression là.
En tout cas...
Vous avez une trajectoire spécifique, quoi.
J'ai le sentiment que la société actuelle
est pétrie de douleurs, de difficultés,
de crises immenses, le mot « crise » d'ailleurs,
depuis que je suis née, il est là, mais là,
on ne sait même plus comment qualifier tellement
ça devient énorme et que ce dont on a besoin,
c'est de cette capacité à surmonter ces difficultés
et à aller chercher les atouts qui sont les nôtres
et en France, on en a.
On est dans la septième puissance économique,
on a surtout un peuple qui est fort de son histoire,
de sa passion de légalité,
d'expérimentation partout qui sont très vivaces,
que moi je vois, j'ai fait l'année dernière
un tour de France et je continue.
Et dans ce tour de France, moi je vois beaucoup,
beaucoup de gens qui ont des idées,
qui ont la capacité encore une fois
à essayer de faire autrement
que ce qu'on nous dit et à quelque part défier
cette espèce de fatalité,
de serrer les nôtres alternatives
quand on s'ascène.
La fatalité c'est l'extrême droite, par exemple,
ou cette victoire annoncée d'un des candidats
du camp patriote identitaire,
moi que j'appelle ça, d'extrême droite ou xenophobe.
Je crois qu'on arrive au bout d'un chemin
qui est celui de 40 ans de politique
qui se sont suivis et ressemblés,
qui sont ramassés aujourd'hui par Emmanuel Macron
dans ce qu'on appelle la politique de l'offre,
la politique de l'offre c'est quoi ?
C'est tout simplement de penser que le travail est un coût
et donc qu'il faut la baisser
et que la dépense publique elle est trop haute
et qu'il faut elle aussi la baisser.
Et que donc si on donne plus de largesses
aux milliardaires, aux ultrariches,
aux grands groupes économiques, ça va ruisler
et tout va bien se passer.
Je pense que chacune et chacun aura compris
que cette politique de l'offre est un échec.
On le sait et même un certain nombre d'économistes,
spécialistes qui ont défendu Emmanuel Macron
disent aujourd'hui que cette politique de l'offre
ne marche pas.
Donc il faut faire autrement.
Et effectivement on est à la croisée des chemins,
c'est-à-dire soit on bascule du côté du Trumpisme,
c'est-à-dire ce vent international autoritaire,
réactionnaire, qui est fondé sur la loi du plus fort.
C'est une dérupture.
La prédation.
C'est un chemin possible.
Soit on décide,
et c'est le chemin que je veux proposer
aux Françaises et aux Français,
c'est de choisir le partage des richesses,
de choisir de satisfaire nos besoins
et de faire en sorte qu'on reprenne la main,
notamment à travers un outil qui est l'État.
L'État aujourd'hui est en train de s'effondrer.
Il faut que l'État soit refondé,
que l'esprit public guide son sommet
et que la société puisse se mettre en mouvement
pour satisfaire nos besoins authentiques
et pour sécuriser nos vies.
On a appelé ce podcast personnage principal.
Vous savez c'est un peu un syndrome,
le personnage principal.
On appelle ça main-charactère.
Il signifie qu'une personne se présente
ou s'imagine comme le protagoniste
d'une sorte de version fictive de sa vie.
Vous savez c'est une sorte de maladie.
On a l'impression d'être le personnage central de tout le monde.
À gauche, il y a un peu ce problème.
Tout le monde a le syndrome du personnage principal.
Pourquoi vous serez meilleur que Marine Tondelier,
François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon
qui aussi pensent qu'ils vont représenter
cette rupture tant attendue que vous décrivez ?
Pour moi c'est aux électeurs et aux électrices de la primaire
que j'appelle de mes vœux
et qui va se produire je le crois
à l'automne prochain de le décider.
Je vois pas d'autres méthodes.
Je vois pas d'autres méthodes que de remettre
entre les mains de celles et ceux
qui sont engagés
ou ont envie que la gauche gagne
eh bien que ce soit elle et eux
qui disent qu'elle est le meilleur
ou la meilleure.
Il n'y a pas de leader,
il n'y a pas de sensibilité politique à gauche aujourd'hui
je suis réplié, je suis hégémonique
ou c'est moi qui suis le plus fort, ça n'existe pas.
Il faut se rassembler.
Donc à partir du moment où on comprend
l'urgence de l'union comme 8 électeurs
sur 10 du nouveau front populaire.
Plusieurs enquêtes d'opinion ont montré
que ceux qui ont voté,
qui ont été dans la dynamique du nouveau
front populaire aux législatives de 2024
veulent une candidature unique
en 2026 parce que
ils savent que c'est ça la clé
de la victoire. C'est ça
qui va nous permettre de créer
une dynamique populaire
et de l'emporter sur la macronie et sur
l'extrême droite. Donc si on croit
à ça, il faut impérativement
qu'on ait une méthode de désignation.
Moi je ne suis pas une femme de la primaire,
c'est pas mon histoire et je ne dis pas
que c'est l'alpha et l'omega de tout
mais dans la situation actuelle
je pense que c'est la méthode
qui peut encore une fois nous mettre
en mouvement et
permettre de désigner le
ou la meilleure pour cette échéance.
Mais Jean-Luc Mélenchon, pour l'instant il n'a pas l'air
d'être trop pour, je sens
que si on classe Raphael Guzman
du bien cette phrase, si on classe Raphael Guzman
à gauche en tout cas, à Philippe et S.I.C.
c'est lui, il n'est pas pour aujourd'hui,
c'est pas prononcé pour, est-ce que c'est possible
une primaire sans
des personnages aussi importants
que les personnalités que je viens de citer ?
Oui, tout à fait.
Moi je voulais une candidature unique
et je veux toujours une candidature unique
et j'aimerais que
ces deux pôles qui sont en train
de s'alimenter l'un l'autre
ils alimentent la haine
l'un de l'autre, je pense en particulier
à Jean-Luc Mélenchon d'un côté
et à Raphael Guzman de l'autre
ils ont besoin de se détester
pour légitimer leurs propres candidatures
moi je suis pas dans cette démarche
je pense qu'aujourd'hui notre responsabilité
historique elle est de se rassembler
et de faire cause commune
donc on va faire avec
ceux qui veulent faire
et si on entraîne la dynamique
alors peut-être
oui alors il se rencontra
en tout cas je ne vois pas d'autre chemin
parce que sinon c'est quoi ? c'est le fatalisme
si on dit bon bah c'est plier, Mélenchon a décidé
d'y aller, Guzman est suffisamment
dans les chandages donc voilà
et puis tout ça va amener à quoi ? au désastre
je veux dire c'est offrir une victoire
sur un tapis rouge, à Marine Le Pen
ou à Jordan Bardella
moi je ne serai pas de ce scénario
mais c'est possible
et c'est pourquoi je me battrai jusqu'au bout
pour que nous ayons la candidature la plus large
c'est-à-dire celle qui peut rassembler le plus
à gauche et rassembler ensuite dans le pays
on a prononcé un nom
c'est celui de Jean-Luc Mélenchon, on va revenir
sur Jean-Luc Mélenchon mais avant de développer
j'aimerais avoir votre origine historique
comme on dit vous savez dans les films et les séries
si j'étais un oeil sur votre bio
vous avez chanté de la disco, vous avez été actrice
d'ailleurs actuellement vous êtes actrice
et même scénariste, on n'en reparlera
vous avez écrit sur le féminisme
militante, féministe, écologiste
et enfin député, vous retenez quoi de votre bio
Wikipédia ?
il y a beaucoup d'erreurs dans ma bio
c'est même un festival
tout ça c'est bon
c'est parfait
vous retenez quoi ?
c'est une guerre, le truc Wikipédia
il faut changer
mais c'est pas si simple, par exemple
il est écrit que j'ai été membre du parti communiste français
la réalité c'est que j'ai été élu
comme adjoint au maire de paris
et je siègeais dans le groupe des communistes
mais j'étais pas membre formellement du parti communiste français
c'est quoi ? c'est front de gauche à l'époque ?
parti de gauche non ? même pas ?
c'était avant le front de gauche
même avant le front de gauche
donc je vous parle un temps que les moins de 20 ans
ne peuvent pas connaître
puisque moi je suis ancrée en Seine Saint-Denis
depuis fort longtemps donc je parle d'avant
notre réel Mathilde qui est tout jeune
et nous regarde comme ça il parle de quoi ?
il parle de quoi ?
c'est juste pour dire que même des choses aussi factuelles
que celle-là ne sont pas correctement restituées
dans Wikipédia
de toutes ces vies, vous en reste encore beaucoup
c'est gentil
vous êtes candidat
vous avez plein de projets pour la France
est-ce que vous nous dites ?
heureusement si je vous inviterai pas
vous avez commencé par une dimension
qui effectivement fait partie de ma vie
je suis fille d'artiste
pendant longtemps j'ai pensé que
j'arrivais pas à me situer
sur l'échelle sociale
en me disant je sais pas
à quelle classe sociale j'appartiens
et j'ai mis beaucoup de temps
à accepter que ce que j'étais c'était une fille d'artiste
et que mon rapport au monde
il est très lié au sensible
c'est quelque chose qui est très fort chez moi
j'ai besoin d'ailleurs de la culture
j'ai besoin de chanter
j'ai besoin de lire des romans
c'est ma vie
et j'ai besoin des récits de vie
des gens de l'humanité
dans les rencontres j'aime les gens
et j'aime ce
rapport au sensible
et je crois qu'ils manquent dans ce monde
j'aime les gens, tous les politiques disent ça
même sa raclaphonie
ça paraît être le minimum
quand on fait de la politique
ça me paraît évident
qu'il faut aimer les gens
c'est sûr
mais là je parle au-delà d'aimer les gens
de la dimension sensible
qui nous relie
et qui passe aussi très fortement
dans toute la culture
mais au sens très large du terme
je ne parle pas que des arts
et de cette imaginaire
c'est un peu ce que je suis
donc je retiens cette fibre
peut-être une certaine fidélité
à des engagements au long cours
il n'y a pas que ma coupe de cheveux
qui n'a pas changé
c'est vrai au début c'était la femme politique
qui a des cheveux courts
il n'y a pas que ma coupe de cheveux
il y a cette volonté
depuis toujours
de marier le rouge et le vert
très tôt
j'ai profondément
je crois la culture de l'union
je ne suis pas du tout sectaire
je déteste le sectarisme
et j'ai envie de gagner
j'ai vraiment envie de gagner
j'ai envie de changer
la vie quotidienne
de mes concitoyens
peut-être
si vous me permettez encore
un élément plus intime
mon père
qui est chanteur
m'a élevé vraiment
avec un regard
sur le monde assez noir
c'est-à-dire
oui, regarder les informations
c'était toujours tout est horrible
d'ailleurs les politiques sont même tous des pourris
il a un côté assez anard
libertaire
et moi un jour je lui ai dit
c'est papa tu es un révolutionnaire
assis
et c'est resté
je pense que c'est assez fondamental chez moi
parce que je partage sa colère
et ça rage contre le monde
et cet ordre du monde que je conteste
mais depuis toujours
mon idée c'est comment on change ça
et donc c'est une espèce d'énergie
aussi qui est tournée absolument
sur
l'objectif qui est d'arriver
à transformer ses vies
alors l'archétype de votre personnage
sur l'arc narratif ce serait quoi ?
Spartacus qui s'en prend grand chef pour le bien collectif
je rappelle que vous avez défié Jean-Luc Mélenchon
vous êtes mis un peu en position de frondeuse
ou Scarface arrivé en haut
quel que soit les moyens
vous choisissez quoi ?
la Rebelle ?
quel que soit les moyens
moi je ne crois pas que la fin justifie les moyens
donc déjà ça c'est pas possible
on enlève al-Pachino et Scarface
Spartacus ça vous va bien
parce que vous êtes une des premières
on le rappelle pour celles et ceux qui ne savent pas
mais vous étiez une des premières
à avoir dénoncé le manque de démocratie
au sein de la France insoumise en disant
très tôt même
on ne peut pas plaider pour la sixième république
si au sein de nos institutions partisanes
nous-mêmes on ne prenne pas la transparence
la démocratie ça vous a valu un peu une mise au banc
oui
la démocratie l'union
que je prenais aussi quand j'étais membre
de la France insoumise
et nous avons été exclus avec mes collègues
François Ruffin
Alexis Corbière
Raquel Garidot, Daniel Simonet, Hendrick David et d'autres
précisément parce que nous avons
défendu cette culture
démocratique et cette volonté
d'union
c'est clair que ce sont les véritables éléments
pour lesquels nous avons été écartés
en plus du fait que je pense que Jean-Luc Mélenchon
voulait être candidat une quatrième fois
et que c'est aussi vite
empressé de mettre à la porte
tous ceux qui auraient pu peut-être lui contester
le leadership
aujourd'hui c'est la rupture totale avec
le grand chef le parrain
j'ai appelé c'est un peu le parrain
Jean-Luc Mélenchon vous lui parlez plus
il n'y a pas de dialogue
ça c'est clair mais ça n'empêche pas
de se souvenir de ce qui nous rassemble
moi je jette pas le bébé
avec l'eau du bain vous savez
donc je pense qu'il faut avoir
l'esprit de responsabilité pour deux
et l'esprit unitaire aussi pour deux
pour cinq et donc moi
la famille insoumise au sens large
parle pas que de la direction Mélenchoniste
mais la famille insoumise
elle doit être dans ce projet
d'union de la gauche d'ailleurs
ces électeurs et peut-être celles et ceux qui nous écoutent
qu'on votait Mélenchon
pense aussi comme moi
que ce qu'il faut c'est qu'on ait une candidature d'union
et que cette candidature d'union elle soit bien campée
sur un projet
de transformation profonde du pays
parce qu'on n'a pas envie de revivre les erreurs du passé
et ça moi je le conserve
c'est quelque chose que j'ai partagé avec Jean-Luc Mélenchon
et depuis fort longtemps
parce que lui il était au Parti Socialiste
moi je n'y étais pas
et alors lui me disais mais si tu viens au Parti Socialiste
tu verras on va gagner
et moi je lui dis mais viens donc dehors
si tu viens avec nous tu verras on va gagner
bon j'ai gagné cette bataille
puisque à la fin c'est lui qui est sorti du Parti Socialiste
et que ça a permis quand même de créer
le front de gauche et d'être en tête
et de porter une gauche
il y a des problèmes à la racine en tête
de la gauche donc je trouve que c'est très bien
mais l'étape suivante maintenant
c'est d'embarquer toute la gauche
et de réussir à gagner dans le pays
c'est ça notre responsabilité
mais vous parlez d'union de gauche mais là il y a un laboratoire
les municipales puisqu'à laboratoire
il y a quand même des enjeux importants
et dans beaucoup de villes dont des grandes villes
dont la capitale puisque vous êtes député de Saint-Sanine
donc c'est pas très loin la capitale à Paris
on a par exemple de candidature à gauche
on a le PS avec Emmanuel Grégoire
l'adjoint d'Anny Dalgo, le favori
et Sophia Chiquirou
une très proche de Jean-Luc Mélenchon
la stratège, la pensante
on peut l'appeler comme la conseillère spéciale
vous avez fait votre choix
oui, le mouvement
donc qu'on a créé avec
mes collègues notamment Alexis Corbière et d'autres
c'est l'après
et l'après est engagé dans de nombreuses campagnes
en France en général
sur des listes de rassemblement à gauche
parce qu'on pense qu'à un nom
des élections présidentielles
c'est aussi important d'être capable
d'aller gagner de nouvelles municipalités ensemble
et de préserver aussi
des lieux qui sont menacés
vous avez parlé de Paris tout à l'heure
enfin je veux dire si c'est
une forme de Trumpisme à la Française
avec Rachine Adati qui prend la ville de Paris
ça ne fera pas avancer
les intérêts
de la gauche et des classes populaires
ni à Paris mais ni encore
en signal pour l'ensemble du pays
donc on prend nos responsabilités
ça se fait
ça se fait
bien dans pas mal d'endroits
je suis allée soutenir
une belle liste de rassemblement aussi
à Villorban il n'y a pas très longtemps
je serai demain à tour
avec notre candidat
qui est un candidat de rassemblement
écolo bref il y a plein de listes
partout en France
qui sont de l'ordre de ce rassemblement
et il faut les pousser
Jean-Luc Mélenchon pour terminer avec lui à gauche
c'est qui c'est le parrain de la gauche
un prophète ou le vieux flic à la retrait du FBI
qu'on appelle sans arrêt quand on est coincé
dans les films
l'enquête elle avance pas
on a un peu l'impression que c'est comme ça
avec Jean-Luc Mélenchon
quand ça ne marche pas il arrive à la fin
il fait un bon score
parce que c'est un peu le monsieur Campagne
oui la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon
sur les 3 dernières fois
on montrait des capacités de déploiement
dans les campagnes électorales
est-ce que la suivante
ce sera pareil
je pense que la situation
n'est pas la même
et puis ça dépend aussi
de l'offre politique à côté
c'est pour ça qu'il faut se mettre en mouvement
et je prends de ce point de vue toutes mes responsabilités
avec le front populaire
2027 qu'on a lancé
à l'initiative de Lucie Castet
et qui organise cette primaire
donc je souhaite qu'elle avance vite
personnellement
puisque le 6 février
je serai dans une salle
les étoiles à Paris
dans une réunion publique
qui présentera
mon projet
que je vais y compris
sous-mettre dans un document
ad hoc
et ce projet, la vie meilleure
sera la base de ma campagne
donc je vous invite
à me suivre sur les réseaux, ce sera en direct
et si vous êtes francilien
à venir, la vie meilleure
c'est que ça ressemble à la vie heureuse
la candidat d'extrême droite
moi ça me fait plus penser à plus belle la vie
c'est vrai, plus belle la vie, j'adore
c'est plus belle la vie
on a hésité d'ailleurs, la vie meilleure est meilleure la vie
moi je voulais meilleure la vie mais la vie meilleure
et puis finalement on a tranché
la vie meilleure
vous êtes donc candidat à la présidentielle
pour voir une femme présidente
il faut regarder soit le baron noir soit House of cards
c'est une nouvelle si une femme gagne
même si elle n'est pas du tout dans votre camp
si vous comprenez ce que je veux dire
être une femme n'est pas un brevet de féministe
donc il faut faire attention
au deux niveaux
je pense que le temps est venu
que une femme puisse être présidente de la République
mais si c'est
Marine Le Pen qui devient présidente de la République
en réalité c'est une immense
régression pour les femmes
une immense régression démocratique
et un danger pour notre pays
on n'a pas regardé que ce critère
d'appréciation
donc moi je souhaite que en tout cas
s'il y a une première femme présidente de la République
elle soit féministe et elle soit capable
d'améliorer le quotidien
des français et des français et des femmes importants
je vais préciser vous préférez
vous préférez un homme blanc de plus de 60 ans
à l'Elysée mais qui se dit progressiste
ou une femme conservatrice
je préfère une femme progressiste à l'Elysée
moi fromage ou dessert
ça peut être
je peux décider pas de dessert
ou autre chose
si vous êtes présidente vous avez pensé
à votre casting ou pas au gouvernement
est ce que vous avez pensé
qui serait votre premier ou premier ministre
vous avez des idées
avec qui vous aimeriez travailler
d'abord j'aimerais travailler avec
celles et ceux qui vont construire
cette campagne elle va être collective
c'est une affaire collective la gauche
donc on a Lucy Casté
tous les chefs de file
qui a déjà failli entrer un matignon
peut-être que vous allez vraiment la faire entrer cette fois s'il vous
on en a d'autres
j'ai vu que Mathieu Piguet a voulu peut-être
s'engager donc pourquoi pas
il est aussi bienvenue dans notre
dans notre
dans ce moment qui va être un moment
si nous gagnons et je l'espère bien
très important pour agir
contre
ce pouvoir de l'argent qui est insupportable
donc on aura besoin de beaucoup
de personnes qui ont aussi la technique
qui ont l'énergie
le talent de combattre
cette loi du profit
et vous pensez qu'une apienne
est possible là dans ce qui se passe
on a quand même un scénario très pessimiste
je l'ai dit tout à l'heure en amorce qui se
dessine on a aujourd'hui du mal
à voir comment l'extrême droite ne pourrait pas
accéder à l'Elysée
et bien moi je dis vraiment
qu'il faut
sortir de cet esprit de défaite
et d'une forme de mélancolie de gauche
moi j'entends ça aussi
une espèce de blues bombassé
c'est comme ça
ils sont pas capables de s'entendre
c'est une fatalité
je ne peux pas me résoudre à ça
je veux dire c'est trop dangereux ce qui se passe
et je trouve qu'il compris la bascule du monde
aujourd'hui elle nous dit
l'ampleur de la catastrophe
si l'extrême droite arrivait
au pouvoir mais aussi
l'espoir possible
une gauche qui comme on l'a vu par exemple en 36
est capable d'un seul coup
de faire irruption
et d'apporter des conquêtes sociales
immenses aux françaises et aux français
et moi c'est ce chemin que je crois possible
vous savez une gauche bien à gauche elle n'arrive au pouvoir
que quand il y a des moments de très grande crise
et on est dans ce moment
donc effectivement le pire est possible
mais le meilleur aussi est possible
et moi j'ai envie qu'on soit là demain
pour dire on est capable
de mettre en place la sécurité sociale
on est capable d'augmenter
les salaires et les minima sociaux
on est capable d'avoir
la justice fiscale de faire en sorte que
les milliardaires arrêtent de ne pas payer
d'impôts on est capable
d'investir dans l'hôpital public
pour que ce soit pas simplement
les agents qui tiennent debout qui nous permettent
d'être accueillis aux urgences
mais que voilà qu'on n'est pas
ce système de santé à de vitesse
je crois que
l'urgence aussi climatique
elle nous dit qu'on ne peut pas attendre
que si on continue avec l'inaction
mais on va dans le mur
c'est incroyable et donc la France
elle a ses atouts possible
et un projet que moi je veux lui proposer
qui est celui justement
d'être capable demain
de partager nos ressources, nos richesses
de remettre notre état debout
et de faire en sorte
qu'on sorte
de la désindustrialisation
qu'on enclanche la bifurcation
écologique c'est des projets communs
je parlais de l'alimentation tout à l'heure
j'ai commencé par cette sécurité sociale
de l'alimentation parce que c'est un projet ambitieux
qu'on fera pas du jour au lendemain
mais qui dit l'horizon, la société
que j'ai envie qu'on ait
vous savez c'est avec une petite carte vitale
que vous auriez puis vous avez des sous sur cette
carte et vous allez
dans des endroits qui sont fléchés par des communautés citoyens
acheter de la nourriture saine
c'est universel tout le monde l'aurait
et moi j'aime cette idée qui est aussi très française
de l'égalité qui nous permet
d'avoir des conquêtes
et de vivre mieux
parce que l'objectif c'est de vivre mieux
et de satisfaire nos besoins authentiques
pourquoi je dis besoins authentiques
c'est que le marché on est dans un monde
où la marchandise prend toute la place
absolument toute la place
et moi je veux faire reculer ce mouvement
de marchandisation de nos vies
et si on veut le faire reculer
il faut impérativement
que nous soyons capables
d'investir dans les services publics
et de relancer la dynamique
de l'égalité moi je crois que c'est possible
dans notre pays
mais alors pourquoi ce que vous dites là
ces thématiques qui semblent
intéresser en premier lieu les français
c'est un peu le film
souris mieux c'est-à-dire celui qu'on n'entend pas
ce qu'on entend aujourd'hui alors effectivement
il y a des médias réactionnaires
ou même d'extrême droite qui place le curseur
sur ces thématiques là mais on a l'impression que les thématiques aujourd'hui
qui imprime ce sont les thématiques plus régaliennes
il y a l'identité
il y a la laïcité
à l'immigration sécuritaire
et que les français
c'est ça aujourd'hui qui semble
séduire dans le discours des responsables politiques
et bien vous verrez dans mon projet
que je présente le 6 février prochain
l'un des 3 chapitres
phares c'est sécuriser nos vies
parlons de la question de l'insécurité
c'est quoi l'insécurité aujourd'hui
l'insécurité aujourd'hui
c'est de vivre dans la précarité
c'est de travailler
de ne pas pouvoir se loger
c'est l'insécurité alimentaire
c'est l'insécurité par rapport à la retraite
qu'est-ce qu'on va toucher à la retraite
c'est l'insécurité sur les réseaux sociaux
où on peut être soumis adouards cellement
ce sont les violences, c'est le narco
c'est tout ça, c'est tout ça l'insécurité
et donc si on veut
abaisser le sentiment d'insécurité
et même la réalité de l'insécurité
il faut des protections sociales
de nouvelles sécurité sociales
donc la condition est pas simplement des outils répressifs
une fois que le mal est fait
et donc c'est un choix de société
que nous devons proposer
pour répondre à ces angoisses
qui montent
à ce sentiment qui n'est pas qu'un sentiment
de déclin et de déclassement
qui est très fort aujourd'hui
et moi je pense que nous avons des réponses
fortes sur ces thèmes
et la condition c'est d'opposer
clairement à l'extrême droite
qui veut nous emmener sur le terrain de l'identité
d'opposer à ça
la dynamique de l'égalité
vous savez c'est deux registres qui n'ont rien à voir
eux ils nous emmènent vers la guerre civile
nous on a un projet qui au contraire
fait d'air et est capable d'apaiser la société
donc ceux qui sont du côté
de la lutte contre l'insécurité
mais l'insécurité au sens
j'ai envie de dire quotidien
qui n'est pas que
enfin qui n'est pas réductible
à l'enfer des bouquets misères
ce que fait l'extrême droite
c'est-à-dire de prendre des bouquets misères
de préférence les musulmans
les arabes
et de nous expliquer
et les migrants
ils nous expliquaient qu'une fois qu'on les aura mis dehors
tout va bien se passer
enfin c'est déraisonnable
non seulement c'est xénophobes
comme approche
et donc moralement contestable
mais y compris
concrètement c'est pas ça
qui va faire que Arcelor Mital
quand la boîte ferme
parce que Mital a décidé de faire du profit
et que c'était mieux de délocaliser
ses entreprises en Inde
et bien ils vont avoir du travail
c'est pas ça
ce qui va fonctionner
c'est un état fort
et non pas l'état
que veut détruire Milay
vous savez la personneuse
oui mais c'est un gros symbole
de cet extrême droite
eux ils veulent totalement supprimer l'état
alors que ce qu'on a à faire
c'est d'avoir un état
non pas qui fait tout lui-même
mais un état
qui est capable de protéger
les concitoyennes et les citoyens
et je prends l'exemple d'Arcelor
à Ession
c'est-à-dire moi je pense
que la puissance publique
est à l'avenir
et faire en sorte qu'on relocalise
notre industrie
qu'on investisse dans l'économie sociale et solidaire
qu'on investisse dans l'économie de proximité
et l'outil fiscal et des aides aux entreprises
est formidable pour piloter
l'économie
là où l'état aujourd'hui
c'est désengager et ne pilote plus rien
alors vous m'avez parlé de Milay
vous me faites une belle passe
là pour parler un peu d'international
alors il y a des réalisateurs
qui ont des thèmes fétiches
mais à gauche parfois
on a l'impression
qu'il y en a qui sont durs
intégrés au scénario
vous avez du mal à trouver la réplique
vous allez me comprendre
la gauche a du mal à être anti-trump
sans apparaître pro
ma duo
moi je n'ai pas du tout de mal
et ça n'a pas compliqué
pour moi ça va
mais pour beaucoup de gens
qui écoutent notamment les matinales
ou mes confrères journalistes
on a du mal en tout cas
à peut-être faire la part des choses
pareil pour l'Iran
avec les mots là
on se dit
est-ce qu'on peut être anti-mola
sans être pro américain
non mais c'est pas on peut
c'est on doit
pardon de me fâcher
mais c'est qu'on doit
la gauche aujourd'hui
c'est dur l'équilibre à gauche
ou pas sur ces sujets
non c'est pas du tout dur
mais la condition
c'est de sortir des vieilles lunes
c'est de regarder le monde
avec les lunettes d'aujourd'hui
pas avec les lunettes d'hier
ou l'anti-impérialisme américain
a polarisé
une partie de la gauche
et de l'autre côté
l'atlantisme
a polarisé
aussi notamment
du côté social-démocrate
mais il faut sortir
de tout ça c'est terminé
ce monde là
c'est fini
donc maintenant
il faut atterrir au 21ème siècle
et se rendre compte
que non seulement
les états unis
les états unis
ne sont plus nos alliés
et donc ça pose
un certain nombre
de questions
sur l'OTAN
qu'il va falloir vite
regarder enfin
c'est plus le monde libre
c'est ça
ce qu'on
oui mais on les a toujours
présentés
encore quand même un peu aujourd'hui
il n'y a pas que des gens méchants
aux états unis
voilà c'est une démocratie
quand même
même si elle est en danger aujourd'hui
mais c'est une démocratie
qui choisit qui élit son président
est-ce qu'aujourd'hui
les américains
les états unis
ça fait encore partie du monde libre
mais c'est eux
qui ont décidé
de mettre à terre l'OTAN
et c'est eux
qui rompent
avec les principes
démocratiques
les plus élémentaires
Donald Trump aujourd'hui
il va en finir
avec le multilatéralisme
il va en finir
avec les institutions auduiziennes
vous avez vu
sa proposition insensée
de comité de la paix
on dit d'enroi là
franchement c'est la guerre
de la paix on y est
et beaucoup de pays
qui ont déjà accepté
et alors avec
le système sensitaire
faut mettre un milliard
pour être dans le comité
de la paix
enfin tout ça
et démant
capture d'un chef d'état
pour être là
c'est délirant
donc moi ce monde-là
de la prédation
et de la loi du plus fort
je n'en veux pas
d'accord c'est
qui conque
et du côté de l'émancipation humaine
c'est que les principes
empêchent
d'estimer que aujourd'hui
les états unis de Trump
puissent être nos alliés
mais est-ce que une fois
que j'ai dit ça
je soutiens le régime
de Maduro
non
et donc ce sur quoi
nous devons être
alignés
c'est sur les principes
et les principes
ils nous dictent
à chaque fois
d'être cohérents
vous parlez de l'Iran
moi je suis très attachée
à cette question iranienne
qui m'est aussi venue
beaucoup par
voilà
la littérature
peut-être vous connaissez
ce livre incroyable
Lire Lolita à Téhéran
qui était un livre
qui m'a énormément bouleversé
d'une prof de
français
de littérature
à Téhéran
et qui raconte
justement
j'ai envie de dire
presque de l'intérieur
c'est quoi la vie
concrètement pour les femmes
de la population
sous les mots-là
et voilà
c'est un livre
qui m'a bouleversé
mais c'est la réalité
qui est bouleversante
pas simplement ce livre
et donc quand on est
du côté de l'émancipation humaine
et bien
par définition
on est à la fois
pour le droit international
rien que le droit international
et donc cette idée
qu'on arrive
qu'on met des mondes
qu'il suffit
de mettre les mots là dehors
de l'extérieur
ça ne peut pas être la bonne réponse
mais on est
fermement engagé
du côté
de ce peuple
qui veut la liberté
il veut du pain
il veut aussi la liberté
et la raison
de vouloir la liberté
et de lutter contre l'obscurantisme
parce que l'obscurantisme
ça ne peut pas être la gauche
nous avons une histoire
une tradition
qui nous vient des lumières
et elle est très importante
mais vous comprenez
que ces nuances
elles sont difficiles
à une ère
des réseaux sociaux
où c'est soit noir
non j'explique
pour les gens
qui comprennent
il faut être
de quel côté
j'imagine quelqu'un
qui regarde le GTA
sur son téléphone
c'est qu'il y a des leaders
qui ne sont pas clairs
sur ces positionnements
qui sont pourtant
assez simples à avoir
et moi je pense que
dire qu'on doit être
aligné sur les principes
et sortir de ce qu'on appelle
ça moi peut-être
un peu compliqué
mais le campisme
qui est quelque chose
de très classique
à gauche
ça veut dire quoi
ça veut dire que
comme les Etats-Unis
sont mes ennemis
les ennemis de mes ennemis
sont mes amis
donc puisque
Trump attaque Maduro
on ne dit pas
de mal de Maduro
ou parce qu'on n'aime pas
les Etats-Unis
mais on peut faire des
poutines
finalement
on peut faire nos affaires
avec
et bien non
ni poutine
ni Trump
mais ni non plus
le soutien au régime
de Maduro
ça n'est pas le sujet
ça n'est pas le sujet
le droit international
la coopération
le partage des richesses
la souveraineté des peuples
ça oui
moi je suis aligné
sur ça
et c'est ça la gauche
je suis intéressant ce
que vous dites
parce qu'au lendemain
de la capture
de l'enlèvement
de Nicolas Maduro
on a posé
à gauche
notamment de l'EFI
toujours la question
est-ce que selon vous
Nicolas Maduro
est un dictateur
il y avait un embarras
à chaque fois
je sais pas si vous avez vu
bien sûr que j'ai vu
je ne comprends pas
je ne vois pas
ce qui est compliqué
à être très ferme
à l'égard de Trump
et à qualifier
un régime
qui n'est pas
le régime
que nous pouvons
soutenir nous
à gauche
ça n'est pas compliqué
de faire ça
et ça ne bruit pas
au contraire
ça clarifie les positions
et moi je pense
que
pour une fois
nous tirent vers le bas
et il y a une autre chose
dont probablement
il faut sortir
c'est la question de la puissance
qui nous vient aussi
d'une histoire coloniale
regardez le Groenland
comme on est
peu créatif
sur le Groenland
c'est-à-dire que
on a des européens
et des chefs
parfois des leaders
même de gauche
qui s'en prennent
à Trump
qui attaquent le Groenland
ils ont mes raisons
mais au nom
de le Groenland
c'est à nous
pourquoi le Groenland
serait à nous
européen
uniquement par le fait colonial
qui lit le Groenland au Danemark
est-ce qu'on n'a pas
autre chose à proposer
que d'être
la France puissance
l'Europe
puis pas la France
en l'occurrence
l'Europe puissance
mais qui
au fond
veut s'affirmer
de la même manière
que les Etats-Unis
et bien moi je crois
que c'est pas comme ça
qu'on va entraîner
et ce n'est pas le rôle
de la France
le rôle de la France
c'est de dire
par exemple au Groenland
que les Groenlandais
doivent pouvoir choisir
et que les ressources
immenses de l'Antarctique
devraient être en réalité
mises sous un contrôle
international
avec un comité
un peu comme
le modèle qu'on a
en Antarctique
parce que c'est des richesses
qui sont énormes
que les Groenlandais
ne peuvent pas
eux-mêmes exploiter
et qui sont d'un intérêt
commun
et là on devrait avancer
sur une logique
de bien commun de l'humanité
et non seulement
on montrerait un chemin
parce que moi je crois
qu'on peut relancer la France
et l'Europe
à partir du moment
on a un projet
à offrir
au monde
et à offrir aux Français
à offrir aux Européens
mais aussi à offrir au monde
et ce projet est repos
sur des principes
donc c'est pour ça que je fais
cette proposition
sur le Groenland
parce qu'elle sort
de cette logique de présence
et elle peut entraîner
les pays du Sud
et je crois que c'est comme ça
en entraînant les peuples
les sociétés civiles
et toute une série d'États
qui viennent
de l'ancien Occident
je trouve que le terme
est maintenant un peu
un peu périmé
et des pays dieux
de ce qu'on appelle
le Sud Global
qui est beaucoup plus hétéroclite
qu'on ne le voit parfois
et bien là on a un effet
d'entraînement possible
pour un autre monde
parce que
nous sommes dans ce moment
de bascule
où c'est soit la loi
du plus fort, la prédation
la fin du droit international
soit de l'autre côté
au contraire
plus de justice
plus de droit
plus de mise en commun
plus de partage
et de la coopération
c'est deux mondes
deux visions du monde
et nous on ne peut être crédibles
que si on est capable
d'avancer les propositions
cohérentes
avec cette audition du monde
ça veut dire que ce qui se passe
au Groenland
est-ce qu'il faut réagir
comme nous le demande
le gouverneur californien
qui demande aux européens
de frapper Trump à la figure
pour vous c'est pas la bonne réponse
il répond de manière symbolique
il nous dit de frapper Trump
à la figure
est-ce qu'il faut répondre
du tac au tac
qu'est-ce qu'à un moment
il faut envoyer
il faut dire stop
non mais ça c'est l'évidence
il faut dire stop
il menace
le droit de douane
d'explosion
comme on l'a vu
sur le champagne
sur le cognac
bon
on peut répliquer
mais
on a tous conscience
que la guerre commerciale
c'est quand même pas
l'issue la plus intéressante
pour personne
en réalité
mais bien sûr
qu'il faut jouer
du rapport de force
et arrêter de se faire
vassaliser
rouler dans la farine
et cette poignée de main
entre Ursula van der Leyen
au moment
de la première
attaque en fait
à l'égard de l'Europe
de Trump
où elle va signer
cette hausse
enfin elle est là
c'est-à-dire
les droits de douane
et on a l'impression
d'être des serpillers
en face
c'est assez affligeant
donc oui
il faut tenir tête
mais tenir tête
à la condition
d'avoir un autre projet
et de tenir bon
sur les principes
j'imagine une scène
avec vous
on va vous imaginer président
parce que vous voulez
être présidente
imaginons une scène
de film
vous arrivez
face à Donald Trump
comment elle sera
votre première poignée
de main
vous savez
qu'il joue beaucoup
avec les poignées de main
je veux une présidence
en effet
qui est à coeur
de déviriliser
le rapport au pouvoir
ça me paraît clair
on en a besoin
on en a besoin
et c'est
quelque chose
qui m'habite
de manière assez profonde
après
le rapport à Trump
ne va pas se jouer
sur une poignée de main
c'est des images
qui restent comme
qui sont restées
on les ressort aujourd'hui
pour analyser
la relation entre Emmanuel Macron
et la poignée de main
il n'y a aucun doute
sur la fermeté
dans la poignée de main
mais le plus important
c'est au-delà de la poignée de main
la fermeté
sur les principes
face à lui
clairement
et si ce présente
moi je vais être très concret
si il se présente
pour faire la bise
par exemple
est-ce que vous feriez
la bise à Donald Trump
ou pas
ou vous lui mettez un vent
dans tout le monde
il est capable de tout
donc j'imagine
vous le savez
je lui tendrai la main
ah oui
j'imagine la scène
ça ferait le tour du monde
vous avez entendu
Donald Trump
attention
c'est présente
vous allez vous manger
un vent je pense
vous êtes à la fiche
d'un film
on va terminer par ça
tout à l'heure
on a un peu parlé de ça
vous êtes
ici d'une famille d'artistes
alors le film c'est
dit lui que je l'aime
c'est le film
de Roman Boringé
donc vous avez écrit
le scénario c'est ça
pas du tout
moi j'ai écrit un livre
sur ma maman
que je n'ai pas
une seconde imaginée
qui puisse se retrouver
au cinéma
et en fait
Boringé la Luce
oui
et l'a adapté
très originale
en croisant nos deux histoires
pas du tout
c'est-à-dire que c'est l'histoire
le scénario est issu
de ce que vous avez écrit
pardon
on va être plus précis
vous êtes actrice aussi dedans
je joue mon propre rôle
bah c'est pas oui
oui
actrice je dirais vraiment pas ça
comment jouer son propre rôle d'ailleurs
bah c'est plus simple
probablement c'est beaucoup plus simple
bah on joue
c'est-à-dire que la réalisatrice
elle peut pas vous reprendre
elle peut pas dire non
si sûr
on fait les prises quand même
oui
elle peut pas vous dire
c'est comme ça la vraie clé
non non mais
ça s'est fait assez naturellement
vous avez apprécié c'était cool
ou pas de jouer
c'est pas ma vie
ah bon
de jouer au cinéma
mais je l'ai fait
d'abord parce qu'on peut pas refuser
quelque chose à Roman Boringé
je sais pas si vous la connaissez
peut-être un jour
je vous l'inviterai sur votre plateau
je la vois en interview
elle est incroyable
j'adore elle
je l'aime énormément
et donc
je me vois pas de
de lui dire non
et en fait
c'était pas du tout prévu
et quand elle m'a
donc je lui ai vendu les droits
pour adapter
le livre
et quand elle m'a donné le scénario
elle m'a dit
pis tu vas voir
j'ai une petite chose
à te demander dedans
tu verras
c'est pas mes quand même
c'est très important
bon voilà
et puis bon
le fil en aiguille
comme elle avait fait
un scénario
qui à la fin dans le film
a été coupé d'un tiers
ma place dans le film
est beaucoup plus importante
que ce qui était prévu
au démarrage
donc ça s'est fait un peu
de fil en aiguille
oui est ce que je dis
dis pas mon insu
dis pas mon insu
ce serait exagéré
mais en tout cas
voilà
et je crois
un beau film
en tout cas
une belle aventure
que nous avons mené ensemble
et qui semble
toucher
beaucoup de gens
par-delà
la spécificité de nos histoires
qui sont gemmélaires
donc c'est ça qui est incroyable
parce qu'on a vraiment
des histoires qui résonnent
l'une à l'autre
c'est incroyable
mais dans les salles
c'est très émouvant
de voir que
ça touche des corps
de sensibles
c'est universel en fait
comme sujet
c'est vrai qu'on a plus l'habitude
qui prennent part à la vie politique
qui soutiennent par exemple
des candidats
des candidats plutôt de gauche
à part avec Sarkozy
à l'époque
mais quand
et les politiques
qui font du cinéma
ils sont
ils sont meilleurs
parce que souvent
les acteurs c'est
à la fin critiqués un peu
en disant pourquoi ils ont critiqué
ils ont soutenu
tel candidat au candidat
c'est mieux les politiques
quand ils font du cinéma
selon vous
est-ce que
est-ce qu'ils sont plus convaincants
est-ce que c'est mieux
un politique film cinéma
qu'un acteur
qui fait de la politique
après ça dépend nos acteurs
et ça dépend de
des politiques
qui font
qui jouent au cinéma
de leur
on va dire
dans leur exercice
de leur fonction
ou encore d'un mandat
je n'ai pas vu beaucoup
sans doute que c'est un peu audacieux
oui
d'avoir osé le faire
j'ai pris ce risque
et voilà je crois qu'il faut
aussi faire ce qu'on croit juste
et important
c'est une manière
d'entrer un peu plus
dans le salon
enfin dans le
pas dans le salon
ce que c'est au cinéma
mais après
le salon des français
les gens aussi
ils vous connaissent un peu
mais on connaît encore plus
les gens qu'on regarde
dans les films
oui oui je pense que
ça dévoile aussi
une partie de ma personnalité
de mon histoire
qui correspond pas forcément
à l'image
qu'on a quand on me voit
juste comme ça
ou j'ai l'air
comment dire
sérieuse ?
je suis sérieuse
mais pas que
non mais
j'essaie d'imaginer
comment les gens voient
ah oui c'est
c'est toujours difficile
d'avoir soi-même
une bonne
juste appréciation
de
ce qu'on nous renvoie
ou de comment on est perçu
mais oui je pense que
j'ai l'air de
quelqu'un d'assez équilibré
je suis pas sûre
de porter absolument
l'histoire de ma vie
toujours comme ça
en première approche
et donc peut-être
que ça montre
des félures
des blessures
que j'ai dû surmonter
qu'on n'imagine pas forcément
vous avez un côté
qu'Hareine Viard
je sais pas si on l'a déjà dit
en plein de fois
ah ben oui
peut-être que je me dis
est-ce que je vais lui dire
ça va chez toi
elle fait juste deux têtes
de plus que moi
mais sinon
il y a un petit air
pour finir
j'ai une question
dans quel film
ou dans quelle série
selon vous actuellement
Don't Look Up
en tout cas j'aimerais
que la gauche
ne soit pas
dans Don't Look Up
en fait
Don't Look Up
c'est
justement
ces dirigeants
qui sont
obsédés
entre eux
et qui ne voient pas
qu'il y a un astéroïde
qui arrive
et qui va tout détruire
ben là j'ai l'impression
que si on continue
comme ça
on pourrait devenir
la gauche Don't Look Up
en tout cas c'est celle
que je ne veux pas
qu'on ne vienne
c'est-à-dire obsédé
par nos divergences
qui sont réelles
je vais pas les gommer
elles existent
nos histoires
des gaudes boutiques
de ci de là
et ne pas voir que
si on n'est pas capables
de faire cause commune
on peut se prendre
un énorme scud
dans la tête
et donc
voilà je plait
si vous nous regardez
Don't Look Up au cinéma
mais que la gauche
ne devienne pas
Don't Look Up
merci je crois que
les dirigeants de gauche
se reconnaîtront
celles et ceux qui sont
visés par ça
merci Clémentine Autin
merci à vous
candidat à la présidentielle
mais avant
candidat à la primaire
si elle existe
de la gauche
et avec un projet
le 6 février
radio
nova
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Radio Nova.
Personnage principal.
S-dynamics à ouche.
Bienvenue dans Personnage principal à Radio Nova.
On pense que la réalité a dépassé la fiction.
Donc on se sert de la fiction pour analyser l'actu une fois par semaine.
On va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Aujourd'hui, dans Personnage principal, on se met dans l'ambiance avec un générique de série
qui va tout de suite vous évoquer le sujet du jour.
On est dans la série Succession.
Bonjour Clémentine Autain.
Je vais beaucoup aimer la série Succession.
Je l'ai vu jusqu'au bout.
Alors on est dans Succession, on va en parler.
Vous êtes la députée de la Cincinnati et candidat...
de Cincinnati et candidat à la présidentielle.
On a plein de thèmes à aborder, comme la recomposition de la gauche notamment.
Peut-être qu'on va commencer par ça.
Quand on parle de la grande famille de la gauche en ce moment,
on est plutôt entre la famille Adams, la famille Bellier.
Parfois les tuches.
Aujourd'hui avec vous Clémentine Autain,
on va essayer de comprendre ce qui se passe à gauche et quel rôle vous voulez jouer.
Déjà, j'ai une première question simple.
Avez-vous l'âme d'une superhéroïne pour sauver la gauche ou pas ?
Sans doute.
Oui, l'âme, c'est pas forcément le terme que j'utiliserai.
Mais en tout cas, je pense que l'histoire de ma vie
est une histoire de résilience.
J'utilise ce terme que je déteste.
Parce que je trouve que c'est un mot qui a été galvodé.
Il a été imaginé par Boris Cyrulnik,
qui au début mettait l'accent justement
sur des gens qui vivent des traumatismes,
ce qui a été mon cas dans ma relation avec ma maman
que j'ai perdu très tôt,
le viol que j'ai subi, d'autres choses dans ma vie,
que j'ai surmonté et je les ai surmontés
parce que j'ai eu la chance de faire des rencontres,
que j'ai eu la chance d'avoir cette énergie
et aussi contre l'ordre existant.
Et la résilience, c'est un mot qui, au fond, nous dit
si on veut, on peut s'en sortir.
Ça appelle non pas à réfléchir sur les conditions collectives
pour que chaque individu puisse surmonter des épreuves,
surmonter ses propres vulnérabilités,
mais plutôt comment chacun, chacune, individuellement
doit quelque part s'en sortir parce que s'il le veut, il le peut.
Vous êtes en train de dire que vous êtes habité
ou animé par quelque chose un peu supérieur,
peut-être par rapport à vos concuants et concuantes,
j'ai l'impression là.
En tout cas...
Vous avez une trajectoire spécifique, quoi.
J'ai le sentiment que la société actuelle
est pétrie de douleurs, de difficultés,
de crises immenses, le mot « crise » d'ailleurs,
depuis que je suis née, il est là, mais là,
on ne sait même plus comment qualifier tellement
ça devient énorme et que ce dont on a besoin,
c'est de cette capacité à surmonter ces difficultés
et à aller chercher les atouts qui sont les nôtres
et en France, on en a.
On est dans la septième puissance économique,
on a surtout un peuple qui est fort de son histoire,
de sa passion de légalité,
d'expérimentation partout qui sont très vivaces,
que moi je vois, j'ai fait l'année dernière
un tour de France et je continue.
Et dans ce tour de France, moi je vois beaucoup,
beaucoup de gens qui ont des idées,
qui ont la capacité encore une fois
à essayer de faire autrement
que ce qu'on nous dit et à quelque part défier
cette espèce de fatalité,
de serrer les nôtres alternatives
quand on s'ascène.
La fatalité c'est l'extrême droite, par exemple,
ou cette victoire annoncée d'un des candidats
du camp patriote identitaire,
moi que j'appelle ça, d'extrême droite ou xenophobe.
Je crois qu'on arrive au bout d'un chemin
qui est celui de 40 ans de politique
qui se sont suivis et ressemblés,
qui sont ramassés aujourd'hui par Emmanuel Macron
dans ce qu'on appelle la politique de l'offre,
la politique de l'offre c'est quoi ?
C'est tout simplement de penser que le travail est un coût
et donc qu'il faut la baisser
et que la dépense publique elle est trop haute
et qu'il faut elle aussi la baisser.
Et que donc si on donne plus de largesses
aux milliardaires, aux ultrariches,
aux grands groupes économiques, ça va ruisler
et tout va bien se passer.
Je pense que chacune et chacun aura compris
que cette politique de l'offre est un échec.
On le sait et même un certain nombre d'économistes,
spécialistes qui ont défendu Emmanuel Macron
disent aujourd'hui que cette politique de l'offre
ne marche pas.
Donc il faut faire autrement.
Et effectivement on est à la croisée des chemins,
c'est-à-dire soit on bascule du côté du Trumpisme,
c'est-à-dire ce vent international autoritaire,
réactionnaire, qui est fondé sur la loi du plus fort.
C'est une dérupture.
La prédation.
C'est un chemin possible.
Soit on décide,
et c'est le chemin que je veux proposer
aux Françaises et aux Français,
c'est de choisir le partage des richesses,
de choisir de satisfaire nos besoins
et de faire en sorte qu'on reprenne la main,
notamment à travers un outil qui est l'État.
L'État aujourd'hui est en train de s'effondrer.
Il faut que l'État soit refondé,
que l'esprit public guide son sommet
et que la société puisse se mettre en mouvement
pour satisfaire nos besoins authentiques
et pour sécuriser nos vies.
On a appelé ce podcast personnage principal.
Vous savez c'est un peu un syndrome,
le personnage principal.
On appelle ça main-charactère.
Il signifie qu'une personne se présente
ou s'imagine comme le protagoniste
d'une sorte de version fictive de sa vie.
Vous savez c'est une sorte de maladie.
On a l'impression d'être le personnage central de tout le monde.
À gauche, il y a un peu ce problème.
Tout le monde a le syndrome du personnage principal.
Pourquoi vous serez meilleur que Marine Tondelier,
François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon
qui aussi pensent qu'ils vont représenter
cette rupture tant attendue que vous décrivez ?
Pour moi c'est aux électeurs et aux électrices de la primaire
que j'appelle de mes vœux
et qui va se produire je le crois
à l'automne prochain de le décider.
Je vois pas d'autres méthodes.
Je vois pas d'autres méthodes que de remettre
entre les mains de celles et ceux
qui sont engagés
ou ont envie que la gauche gagne
eh bien que ce soit elle et eux
qui disent qu'elle est le meilleur
ou la meilleure.
Il n'y a pas de leader,
il n'y a pas de sensibilité politique à gauche aujourd'hui
je suis réplié, je suis hégémonique
ou c'est moi qui suis le plus fort, ça n'existe pas.
Il faut se rassembler.
Donc à partir du moment où on comprend
l'urgence de l'union comme 8 électeurs
sur 10 du nouveau front populaire.
Plusieurs enquêtes d'opinion ont montré
que ceux qui ont voté,
qui ont été dans la dynamique du nouveau
front populaire aux législatives de 2024
veulent une candidature unique
en 2026 parce que
ils savent que c'est ça la clé
de la victoire. C'est ça
qui va nous permettre de créer
une dynamique populaire
et de l'emporter sur la macronie et sur
l'extrême droite. Donc si on croit
à ça, il faut impérativement
qu'on ait une méthode de désignation.
Moi je ne suis pas une femme de la primaire,
c'est pas mon histoire et je ne dis pas
que c'est l'alpha et l'omega de tout
mais dans la situation actuelle
je pense que c'est la méthode
qui peut encore une fois nous mettre
en mouvement et
permettre de désigner le
ou la meilleure pour cette échéance.
Mais Jean-Luc Mélenchon, pour l'instant il n'a pas l'air
d'être trop pour, je sens
que si on classe Raphael Guzman
du bien cette phrase, si on classe Raphael Guzman
à gauche en tout cas, à Philippe et S.I.C.
c'est lui, il n'est pas pour aujourd'hui,
c'est pas prononcé pour, est-ce que c'est possible
une primaire sans
des personnages aussi importants
que les personnalités que je viens de citer ?
Oui, tout à fait.
Moi je voulais une candidature unique
et je veux toujours une candidature unique
et j'aimerais que
ces deux pôles qui sont en train
de s'alimenter l'un l'autre
ils alimentent la haine
l'un de l'autre, je pense en particulier
à Jean-Luc Mélenchon d'un côté
et à Raphael Guzman de l'autre
ils ont besoin de se détester
pour légitimer leurs propres candidatures
moi je suis pas dans cette démarche
je pense qu'aujourd'hui notre responsabilité
historique elle est de se rassembler
et de faire cause commune
donc on va faire avec
ceux qui veulent faire
et si on entraîne la dynamique
alors peut-être
oui alors il se rencontra
en tout cas je ne vois pas d'autre chemin
parce que sinon c'est quoi ? c'est le fatalisme
si on dit bon bah c'est plier, Mélenchon a décidé
d'y aller, Guzman est suffisamment
dans les chandages donc voilà
et puis tout ça va amener à quoi ? au désastre
je veux dire c'est offrir une victoire
sur un tapis rouge, à Marine Le Pen
ou à Jordan Bardella
moi je ne serai pas de ce scénario
mais c'est possible
et c'est pourquoi je me battrai jusqu'au bout
pour que nous ayons la candidature la plus large
c'est-à-dire celle qui peut rassembler le plus
à gauche et rassembler ensuite dans le pays
on a prononcé un nom
c'est celui de Jean-Luc Mélenchon, on va revenir
sur Jean-Luc Mélenchon mais avant de développer
j'aimerais avoir votre origine historique
comme on dit vous savez dans les films et les séries
si j'étais un oeil sur votre bio
vous avez chanté de la disco, vous avez été actrice
d'ailleurs actuellement vous êtes actrice
et même scénariste, on n'en reparlera
vous avez écrit sur le féminisme
militante, féministe, écologiste
et enfin député, vous retenez quoi de votre bio
Wikipédia ?
il y a beaucoup d'erreurs dans ma bio
c'est même un festival
tout ça c'est bon
c'est parfait
vous retenez quoi ?
c'est une guerre, le truc Wikipédia
il faut changer
mais c'est pas si simple, par exemple
il est écrit que j'ai été membre du parti communiste français
la réalité c'est que j'ai été élu
comme adjoint au maire de paris
et je siègeais dans le groupe des communistes
mais j'étais pas membre formellement du parti communiste français
c'est quoi ? c'est front de gauche à l'époque ?
parti de gauche non ? même pas ?
c'était avant le front de gauche
même avant le front de gauche
donc je vous parle un temps que les moins de 20 ans
ne peuvent pas connaître
puisque moi je suis ancrée en Seine Saint-Denis
depuis fort longtemps donc je parle d'avant
notre réel Mathilde qui est tout jeune
et nous regarde comme ça il parle de quoi ?
il parle de quoi ?
c'est juste pour dire que même des choses aussi factuelles
que celle-là ne sont pas correctement restituées
dans Wikipédia
de toutes ces vies, vous en reste encore beaucoup
c'est gentil
vous êtes candidat
vous avez plein de projets pour la France
est-ce que vous nous dites ?
heureusement si je vous inviterai pas
vous avez commencé par une dimension
qui effectivement fait partie de ma vie
je suis fille d'artiste
pendant longtemps j'ai pensé que
j'arrivais pas à me situer
sur l'échelle sociale
en me disant je sais pas
à quelle classe sociale j'appartiens
et j'ai mis beaucoup de temps
à accepter que ce que j'étais c'était une fille d'artiste
et que mon rapport au monde
il est très lié au sensible
c'est quelque chose qui est très fort chez moi
j'ai besoin d'ailleurs de la culture
j'ai besoin de chanter
j'ai besoin de lire des romans
c'est ma vie
et j'ai besoin des récits de vie
des gens de l'humanité
dans les rencontres j'aime les gens
et j'aime ce
rapport au sensible
et je crois qu'ils manquent dans ce monde
j'aime les gens, tous les politiques disent ça
même sa raclaphonie
ça paraît être le minimum
quand on fait de la politique
ça me paraît évident
qu'il faut aimer les gens
c'est sûr
mais là je parle au-delà d'aimer les gens
de la dimension sensible
qui nous relie
et qui passe aussi très fortement
dans toute la culture
mais au sens très large du terme
je ne parle pas que des arts
et de cette imaginaire
c'est un peu ce que je suis
donc je retiens cette fibre
peut-être une certaine fidélité
à des engagements au long cours
il n'y a pas que ma coupe de cheveux
qui n'a pas changé
c'est vrai au début c'était la femme politique
qui a des cheveux courts
il n'y a pas que ma coupe de cheveux
il y a cette volonté
depuis toujours
de marier le rouge et le vert
très tôt
j'ai profondément
je crois la culture de l'union
je ne suis pas du tout sectaire
je déteste le sectarisme
et j'ai envie de gagner
j'ai vraiment envie de gagner
j'ai envie de changer
la vie quotidienne
de mes concitoyens
peut-être
si vous me permettez encore
un élément plus intime
mon père
qui est chanteur
m'a élevé vraiment
avec un regard
sur le monde assez noir
c'est-à-dire
oui, regarder les informations
c'était toujours tout est horrible
d'ailleurs les politiques sont même tous des pourris
il a un côté assez anard
libertaire
et moi un jour je lui ai dit
c'est papa tu es un révolutionnaire
assis
et c'est resté
je pense que c'est assez fondamental chez moi
parce que je partage sa colère
et ça rage contre le monde
et cet ordre du monde que je conteste
mais depuis toujours
mon idée c'est comment on change ça
et donc c'est une espèce d'énergie
aussi qui est tournée absolument
sur
l'objectif qui est d'arriver
à transformer ses vies
alors l'archétype de votre personnage
sur l'arc narratif ce serait quoi ?
Spartacus qui s'en prend grand chef pour le bien collectif
je rappelle que vous avez défié Jean-Luc Mélenchon
vous êtes mis un peu en position de frondeuse
ou Scarface arrivé en haut
quel que soit les moyens
vous choisissez quoi ?
la Rebelle ?
quel que soit les moyens
moi je ne crois pas que la fin justifie les moyens
donc déjà ça c'est pas possible
on enlève al-Pachino et Scarface
Spartacus ça vous va bien
parce que vous êtes une des premières
on le rappelle pour celles et ceux qui ne savent pas
mais vous étiez une des premières
à avoir dénoncé le manque de démocratie
au sein de la France insoumise en disant
très tôt même
on ne peut pas plaider pour la sixième république
si au sein de nos institutions partisanes
nous-mêmes on ne prenne pas la transparence
la démocratie ça vous a valu un peu une mise au banc
oui
la démocratie l'union
que je prenais aussi quand j'étais membre
de la France insoumise
et nous avons été exclus avec mes collègues
François Ruffin
Alexis Corbière
Raquel Garidot, Daniel Simonet, Hendrick David et d'autres
précisément parce que nous avons
défendu cette culture
démocratique et cette volonté
d'union
c'est clair que ce sont les véritables éléments
pour lesquels nous avons été écartés
en plus du fait que je pense que Jean-Luc Mélenchon
voulait être candidat une quatrième fois
et que c'est aussi vite
empressé de mettre à la porte
tous ceux qui auraient pu peut-être lui contester
le leadership
aujourd'hui c'est la rupture totale avec
le grand chef le parrain
j'ai appelé c'est un peu le parrain
Jean-Luc Mélenchon vous lui parlez plus
il n'y a pas de dialogue
ça c'est clair mais ça n'empêche pas
de se souvenir de ce qui nous rassemble
moi je jette pas le bébé
avec l'eau du bain vous savez
donc je pense qu'il faut avoir
l'esprit de responsabilité pour deux
et l'esprit unitaire aussi pour deux
pour cinq et donc moi
la famille insoumise au sens large
parle pas que de la direction Mélenchoniste
mais la famille insoumise
elle doit être dans ce projet
d'union de la gauche d'ailleurs
ces électeurs et peut-être celles et ceux qui nous écoutent
qu'on votait Mélenchon
pense aussi comme moi
que ce qu'il faut c'est qu'on ait une candidature d'union
et que cette candidature d'union elle soit bien campée
sur un projet
de transformation profonde du pays
parce qu'on n'a pas envie de revivre les erreurs du passé
et ça moi je le conserve
c'est quelque chose que j'ai partagé avec Jean-Luc Mélenchon
et depuis fort longtemps
parce que lui il était au Parti Socialiste
moi je n'y étais pas
et alors lui me disais mais si tu viens au Parti Socialiste
tu verras on va gagner
et moi je lui dis mais viens donc dehors
si tu viens avec nous tu verras on va gagner
bon j'ai gagné cette bataille
puisque à la fin c'est lui qui est sorti du Parti Socialiste
et que ça a permis quand même de créer
le front de gauche et d'être en tête
et de porter une gauche
il y a des problèmes à la racine en tête
de la gauche donc je trouve que c'est très bien
mais l'étape suivante maintenant
c'est d'embarquer toute la gauche
et de réussir à gagner dans le pays
c'est ça notre responsabilité
mais vous parlez d'union de gauche mais là il y a un laboratoire
les municipales puisqu'à laboratoire
il y a quand même des enjeux importants
et dans beaucoup de villes dont des grandes villes
dont la capitale puisque vous êtes député de Saint-Sanine
donc c'est pas très loin la capitale à Paris
on a par exemple de candidature à gauche
on a le PS avec Emmanuel Grégoire
l'adjoint d'Anny Dalgo, le favori
et Sophia Chiquirou
une très proche de Jean-Luc Mélenchon
la stratège, la pensante
on peut l'appeler comme la conseillère spéciale
vous avez fait votre choix
oui, le mouvement
donc qu'on a créé avec
mes collègues notamment Alexis Corbière et d'autres
c'est l'après
et l'après est engagé dans de nombreuses campagnes
en France en général
sur des listes de rassemblement à gauche
parce qu'on pense qu'à un nom
des élections présidentielles
c'est aussi important d'être capable
d'aller gagner de nouvelles municipalités ensemble
et de préserver aussi
des lieux qui sont menacés
vous avez parlé de Paris tout à l'heure
enfin je veux dire si c'est
une forme de Trumpisme à la Française
avec Rachine Adati qui prend la ville de Paris
ça ne fera pas avancer
les intérêts
de la gauche et des classes populaires
ni à Paris mais ni encore
en signal pour l'ensemble du pays
donc on prend nos responsabilités
ça se fait
ça se fait
bien dans pas mal d'endroits
je suis allée soutenir
une belle liste de rassemblement aussi
à Villorban il n'y a pas très longtemps
je serai demain à tour
avec notre candidat
qui est un candidat de rassemblement
écolo bref il y a plein de listes
partout en France
qui sont de l'ordre de ce rassemblement
et il faut les pousser
Jean-Luc Mélenchon pour terminer avec lui à gauche
c'est qui c'est le parrain de la gauche
un prophète ou le vieux flic à la retrait du FBI
qu'on appelle sans arrêt quand on est coincé
dans les films
l'enquête elle avance pas
on a un peu l'impression que c'est comme ça
avec Jean-Luc Mélenchon
quand ça ne marche pas il arrive à la fin
il fait un bon score
parce que c'est un peu le monsieur Campagne
oui la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon
sur les 3 dernières fois
on montrait des capacités de déploiement
dans les campagnes électorales
est-ce que la suivante
ce sera pareil
je pense que la situation
n'est pas la même
et puis ça dépend aussi
de l'offre politique à côté
c'est pour ça qu'il faut se mettre en mouvement
et je prends de ce point de vue toutes mes responsabilités
avec le front populaire
2027 qu'on a lancé
à l'initiative de Lucie Castet
et qui organise cette primaire
donc je souhaite qu'elle avance vite
personnellement
puisque le 6 février
je serai dans une salle
les étoiles à Paris
dans une réunion publique
qui présentera
mon projet
que je vais y compris
sous-mettre dans un document
ad hoc
et ce projet, la vie meilleure
sera la base de ma campagne
donc je vous invite
à me suivre sur les réseaux, ce sera en direct
et si vous êtes francilien
à venir, la vie meilleure
c'est que ça ressemble à la vie heureuse
la candidat d'extrême droite
moi ça me fait plus penser à plus belle la vie
c'est vrai, plus belle la vie, j'adore
c'est plus belle la vie
on a hésité d'ailleurs, la vie meilleure est meilleure la vie
moi je voulais meilleure la vie mais la vie meilleure
et puis finalement on a tranché
la vie meilleure
vous êtes donc candidat à la présidentielle
pour voir une femme présidente
il faut regarder soit le baron noir soit House of cards
c'est une nouvelle si une femme gagne
même si elle n'est pas du tout dans votre camp
si vous comprenez ce que je veux dire
être une femme n'est pas un brevet de féministe
donc il faut faire attention
au deux niveaux
je pense que le temps est venu
que une femme puisse être présidente de la République
mais si c'est
Marine Le Pen qui devient présidente de la République
en réalité c'est une immense
régression pour les femmes
une immense régression démocratique
et un danger pour notre pays
on n'a pas regardé que ce critère
d'appréciation
donc moi je souhaite que en tout cas
s'il y a une première femme présidente de la République
elle soit féministe et elle soit capable
d'améliorer le quotidien
des français et des français et des femmes importants
je vais préciser vous préférez
vous préférez un homme blanc de plus de 60 ans
à l'Elysée mais qui se dit progressiste
ou une femme conservatrice
je préfère une femme progressiste à l'Elysée
moi fromage ou dessert
ça peut être
je peux décider pas de dessert
ou autre chose
si vous êtes présidente vous avez pensé
à votre casting ou pas au gouvernement
est ce que vous avez pensé
qui serait votre premier ou premier ministre
vous avez des idées
avec qui vous aimeriez travailler
d'abord j'aimerais travailler avec
celles et ceux qui vont construire
cette campagne elle va être collective
c'est une affaire collective la gauche
donc on a Lucy Casté
tous les chefs de file
qui a déjà failli entrer un matignon
peut-être que vous allez vraiment la faire entrer cette fois s'il vous
on en a d'autres
j'ai vu que Mathieu Piguet a voulu peut-être
s'engager donc pourquoi pas
il est aussi bienvenue dans notre
dans notre
dans ce moment qui va être un moment
si nous gagnons et je l'espère bien
très important pour agir
contre
ce pouvoir de l'argent qui est insupportable
donc on aura besoin de beaucoup
de personnes qui ont aussi la technique
qui ont l'énergie
le talent de combattre
cette loi du profit
et vous pensez qu'une apienne
est possible là dans ce qui se passe
on a quand même un scénario très pessimiste
je l'ai dit tout à l'heure en amorce qui se
dessine on a aujourd'hui du mal
à voir comment l'extrême droite ne pourrait pas
accéder à l'Elysée
et bien moi je dis vraiment
qu'il faut
sortir de cet esprit de défaite
et d'une forme de mélancolie de gauche
moi j'entends ça aussi
une espèce de blues bombassé
c'est comme ça
ils sont pas capables de s'entendre
c'est une fatalité
je ne peux pas me résoudre à ça
je veux dire c'est trop dangereux ce qui se passe
et je trouve qu'il compris la bascule du monde
aujourd'hui elle nous dit
l'ampleur de la catastrophe
si l'extrême droite arrivait
au pouvoir mais aussi
l'espoir possible
une gauche qui comme on l'a vu par exemple en 36
est capable d'un seul coup
de faire irruption
et d'apporter des conquêtes sociales
immenses aux françaises et aux français
et moi c'est ce chemin que je crois possible
vous savez une gauche bien à gauche elle n'arrive au pouvoir
que quand il y a des moments de très grande crise
et on est dans ce moment
donc effectivement le pire est possible
mais le meilleur aussi est possible
et moi j'ai envie qu'on soit là demain
pour dire on est capable
de mettre en place la sécurité sociale
on est capable d'augmenter
les salaires et les minima sociaux
on est capable d'avoir
la justice fiscale de faire en sorte que
les milliardaires arrêtent de ne pas payer
d'impôts on est capable
d'investir dans l'hôpital public
pour que ce soit pas simplement
les agents qui tiennent debout qui nous permettent
d'être accueillis aux urgences
mais que voilà qu'on n'est pas
ce système de santé à de vitesse
je crois que
l'urgence aussi climatique
elle nous dit qu'on ne peut pas attendre
que si on continue avec l'inaction
mais on va dans le mur
c'est incroyable et donc la France
elle a ses atouts possible
et un projet que moi je veux lui proposer
qui est celui justement
d'être capable demain
de partager nos ressources, nos richesses
de remettre notre état debout
et de faire en sorte
qu'on sorte
de la désindustrialisation
qu'on enclanche la bifurcation
écologique c'est des projets communs
je parlais de l'alimentation tout à l'heure
j'ai commencé par cette sécurité sociale
de l'alimentation parce que c'est un projet ambitieux
qu'on fera pas du jour au lendemain
mais qui dit l'horizon, la société
que j'ai envie qu'on ait
vous savez c'est avec une petite carte vitale
que vous auriez puis vous avez des sous sur cette
carte et vous allez
dans des endroits qui sont fléchés par des communautés citoyens
acheter de la nourriture saine
c'est universel tout le monde l'aurait
et moi j'aime cette idée qui est aussi très française
de l'égalité qui nous permet
d'avoir des conquêtes
et de vivre mieux
parce que l'objectif c'est de vivre mieux
et de satisfaire nos besoins authentiques
pourquoi je dis besoins authentiques
c'est que le marché on est dans un monde
où la marchandise prend toute la place
absolument toute la place
et moi je veux faire reculer ce mouvement
de marchandisation de nos vies
et si on veut le faire reculer
il faut impérativement
que nous soyons capables
d'investir dans les services publics
et de relancer la dynamique
de l'égalité moi je crois que c'est possible
dans notre pays
mais alors pourquoi ce que vous dites là
ces thématiques qui semblent
intéresser en premier lieu les français
c'est un peu le film
souris mieux c'est-à-dire celui qu'on n'entend pas
ce qu'on entend aujourd'hui alors effectivement
il y a des médias réactionnaires
ou même d'extrême droite qui place le curseur
sur ces thématiques là mais on a l'impression que les thématiques aujourd'hui
qui imprime ce sont les thématiques plus régaliennes
il y a l'identité
il y a la laïcité
à l'immigration sécuritaire
et que les français
c'est ça aujourd'hui qui semble
séduire dans le discours des responsables politiques
et bien vous verrez dans mon projet
que je présente le 6 février prochain
l'un des 3 chapitres
phares c'est sécuriser nos vies
parlons de la question de l'insécurité
c'est quoi l'insécurité aujourd'hui
l'insécurité aujourd'hui
c'est de vivre dans la précarité
c'est de travailler
de ne pas pouvoir se loger
c'est l'insécurité alimentaire
c'est l'insécurité par rapport à la retraite
qu'est-ce qu'on va toucher à la retraite
c'est l'insécurité sur les réseaux sociaux
où on peut être soumis adouards cellement
ce sont les violences, c'est le narco
c'est tout ça, c'est tout ça l'insécurité
et donc si on veut
abaisser le sentiment d'insécurité
et même la réalité de l'insécurité
il faut des protections sociales
de nouvelles sécurité sociales
donc la condition est pas simplement des outils répressifs
une fois que le mal est fait
et donc c'est un choix de société
que nous devons proposer
pour répondre à ces angoisses
qui montent
à ce sentiment qui n'est pas qu'un sentiment
de déclin et de déclassement
qui est très fort aujourd'hui
et moi je pense que nous avons des réponses
fortes sur ces thèmes
et la condition c'est d'opposer
clairement à l'extrême droite
qui veut nous emmener sur le terrain de l'identité
d'opposer à ça
la dynamique de l'égalité
vous savez c'est deux registres qui n'ont rien à voir
eux ils nous emmènent vers la guerre civile
nous on a un projet qui au contraire
fait d'air et est capable d'apaiser la société
donc ceux qui sont du côté
de la lutte contre l'insécurité
mais l'insécurité au sens
j'ai envie de dire quotidien
qui n'est pas que
enfin qui n'est pas réductible
à l'enfer des bouquets misères
ce que fait l'extrême droite
c'est-à-dire de prendre des bouquets misères
de préférence les musulmans
les arabes
et de nous expliquer
et les migrants
ils nous expliquaient qu'une fois qu'on les aura mis dehors
tout va bien se passer
enfin c'est déraisonnable
non seulement c'est xénophobes
comme approche
et donc moralement contestable
mais y compris
concrètement c'est pas ça
qui va faire que Arcelor Mital
quand la boîte ferme
parce que Mital a décidé de faire du profit
et que c'était mieux de délocaliser
ses entreprises en Inde
et bien ils vont avoir du travail
c'est pas ça
ce qui va fonctionner
c'est un état fort
et non pas l'état
que veut détruire Milay
vous savez la personneuse
oui mais c'est un gros symbole
de cet extrême droite
eux ils veulent totalement supprimer l'état
alors que ce qu'on a à faire
c'est d'avoir un état
non pas qui fait tout lui-même
mais un état
qui est capable de protéger
les concitoyennes et les citoyens
et je prends l'exemple d'Arcelor
à Ession
c'est-à-dire moi je pense
que la puissance publique
est à l'avenir
et faire en sorte qu'on relocalise
notre industrie
qu'on investisse dans l'économie sociale et solidaire
qu'on investisse dans l'économie de proximité
et l'outil fiscal et des aides aux entreprises
est formidable pour piloter
l'économie
là où l'état aujourd'hui
c'est désengager et ne pilote plus rien
alors vous m'avez parlé de Milay
vous me faites une belle passe
là pour parler un peu d'international
alors il y a des réalisateurs
qui ont des thèmes fétiches
mais à gauche parfois
on a l'impression
qu'il y en a qui sont durs
intégrés au scénario
vous avez du mal à trouver la réplique
vous allez me comprendre
la gauche a du mal à être anti-trump
sans apparaître pro
ma duo
moi je n'ai pas du tout de mal
et ça n'a pas compliqué
pour moi ça va
mais pour beaucoup de gens
qui écoutent notamment les matinales
ou mes confrères journalistes
on a du mal en tout cas
à peut-être faire la part des choses
pareil pour l'Iran
avec les mots là
on se dit
est-ce qu'on peut être anti-mola
sans être pro américain
non mais c'est pas on peut
c'est on doit
pardon de me fâcher
mais c'est qu'on doit
la gauche aujourd'hui
c'est dur l'équilibre à gauche
ou pas sur ces sujets
non c'est pas du tout dur
mais la condition
c'est de sortir des vieilles lunes
c'est de regarder le monde
avec les lunettes d'aujourd'hui
pas avec les lunettes d'hier
ou l'anti-impérialisme américain
a polarisé
une partie de la gauche
et de l'autre côté
l'atlantisme
a polarisé
aussi notamment
du côté social-démocrate
mais il faut sortir
de tout ça c'est terminé
ce monde là
c'est fini
donc maintenant
il faut atterrir au 21ème siècle
et se rendre compte
que non seulement
les états unis
les états unis
ne sont plus nos alliés
et donc ça pose
un certain nombre
de questions
sur l'OTAN
qu'il va falloir vite
regarder enfin
c'est plus le monde libre
c'est ça
ce qu'on
oui mais on les a toujours
présentés
encore quand même un peu aujourd'hui
il n'y a pas que des gens méchants
aux états unis
voilà c'est une démocratie
quand même
même si elle est en danger aujourd'hui
mais c'est une démocratie
qui choisit qui élit son président
est-ce qu'aujourd'hui
les américains
les états unis
ça fait encore partie du monde libre
mais c'est eux
qui ont décidé
de mettre à terre l'OTAN
et c'est eux
qui rompent
avec les principes
démocratiques
les plus élémentaires
Donald Trump aujourd'hui
il va en finir
avec le multilatéralisme
il va en finir
avec les institutions auduiziennes
vous avez vu
sa proposition insensée
de comité de la paix
on dit d'enroi là
franchement c'est la guerre
de la paix on y est
et beaucoup de pays
qui ont déjà accepté
et alors avec
le système sensitaire
faut mettre un milliard
pour être dans le comité
de la paix
enfin tout ça
et démant
capture d'un chef d'état
pour être là
c'est délirant
donc moi ce monde-là
de la prédation
et de la loi du plus fort
je n'en veux pas
d'accord c'est
qui conque
et du côté de l'émancipation humaine
c'est que les principes
empêchent
d'estimer que aujourd'hui
les états unis de Trump
puissent être nos alliés
mais est-ce que une fois
que j'ai dit ça
je soutiens le régime
de Maduro
non
et donc ce sur quoi
nous devons être
alignés
c'est sur les principes
et les principes
ils nous dictent
à chaque fois
d'être cohérents
vous parlez de l'Iran
moi je suis très attachée
à cette question iranienne
qui m'est aussi venue
beaucoup par
voilà
la littérature
peut-être vous connaissez
ce livre incroyable
Lire Lolita à Téhéran
qui était un livre
qui m'a énormément bouleversé
d'une prof de
français
de littérature
à Téhéran
et qui raconte
justement
j'ai envie de dire
presque de l'intérieur
c'est quoi la vie
concrètement pour les femmes
de la population
sous les mots-là
et voilà
c'est un livre
qui m'a bouleversé
mais c'est la réalité
qui est bouleversante
pas simplement ce livre
et donc quand on est
du côté de l'émancipation humaine
et bien
par définition
on est à la fois
pour le droit international
rien que le droit international
et donc cette idée
qu'on arrive
qu'on met des mondes
qu'il suffit
de mettre les mots là dehors
de l'extérieur
ça ne peut pas être la bonne réponse
mais on est
fermement engagé
du côté
de ce peuple
qui veut la liberté
il veut du pain
il veut aussi la liberté
et la raison
de vouloir la liberté
et de lutter contre l'obscurantisme
parce que l'obscurantisme
ça ne peut pas être la gauche
nous avons une histoire
une tradition
qui nous vient des lumières
et elle est très importante
mais vous comprenez
que ces nuances
elles sont difficiles
à une ère
des réseaux sociaux
où c'est soit noir
non j'explique
pour les gens
qui comprennent
il faut être
de quel côté
j'imagine quelqu'un
qui regarde le GTA
sur son téléphone
c'est qu'il y a des leaders
qui ne sont pas clairs
sur ces positionnements
qui sont pourtant
assez simples à avoir
et moi je pense que
dire qu'on doit être
aligné sur les principes
et sortir de ce qu'on appelle
ça moi peut-être
un peu compliqué
mais le campisme
qui est quelque chose
de très classique
à gauche
ça veut dire quoi
ça veut dire que
comme les Etats-Unis
sont mes ennemis
les ennemis de mes ennemis
sont mes amis
donc puisque
Trump attaque Maduro
on ne dit pas
de mal de Maduro
ou parce qu'on n'aime pas
les Etats-Unis
mais on peut faire des
poutines
finalement
on peut faire nos affaires
avec
et bien non
ni poutine
ni Trump
mais ni non plus
le soutien au régime
de Maduro
ça n'est pas le sujet
ça n'est pas le sujet
le droit international
la coopération
le partage des richesses
la souveraineté des peuples
ça oui
moi je suis aligné
sur ça
et c'est ça la gauche
je suis intéressant ce
que vous dites
parce qu'au lendemain
de la capture
de l'enlèvement
de Nicolas Maduro
on a posé
à gauche
notamment de l'EFI
toujours la question
est-ce que selon vous
Nicolas Maduro
est un dictateur
il y avait un embarras
à chaque fois
je sais pas si vous avez vu
bien sûr que j'ai vu
je ne comprends pas
je ne vois pas
ce qui est compliqué
à être très ferme
à l'égard de Trump
et à qualifier
un régime
qui n'est pas
le régime
que nous pouvons
soutenir nous
à gauche
ça n'est pas compliqué
de faire ça
et ça ne bruit pas
au contraire
ça clarifie les positions
et moi je pense
que
pour une fois
nous tirent vers le bas
et il y a une autre chose
dont probablement
il faut sortir
c'est la question de la puissance
qui nous vient aussi
d'une histoire coloniale
regardez le Groenland
comme on est
peu créatif
sur le Groenland
c'est-à-dire que
on a des européens
et des chefs
parfois des leaders
même de gauche
qui s'en prennent
à Trump
qui attaquent le Groenland
ils ont mes raisons
mais au nom
de le Groenland
c'est à nous
pourquoi le Groenland
serait à nous
européen
uniquement par le fait colonial
qui lit le Groenland au Danemark
est-ce qu'on n'a pas
autre chose à proposer
que d'être
la France puissance
l'Europe
puis pas la France
en l'occurrence
l'Europe puissance
mais qui
au fond
veut s'affirmer
de la même manière
que les Etats-Unis
et bien moi je crois
que c'est pas comme ça
qu'on va entraîner
et ce n'est pas le rôle
de la France
le rôle de la France
c'est de dire
par exemple au Groenland
que les Groenlandais
doivent pouvoir choisir
et que les ressources
immenses de l'Antarctique
devraient être en réalité
mises sous un contrôle
international
avec un comité
un peu comme
le modèle qu'on a
en Antarctique
parce que c'est des richesses
qui sont énormes
que les Groenlandais
ne peuvent pas
eux-mêmes exploiter
et qui sont d'un intérêt
commun
et là on devrait avancer
sur une logique
de bien commun de l'humanité
et non seulement
on montrerait un chemin
parce que moi je crois
qu'on peut relancer la France
et l'Europe
à partir du moment
on a un projet
à offrir
au monde
et à offrir aux Français
à offrir aux Européens
mais aussi à offrir au monde
et ce projet est repos
sur des principes
donc c'est pour ça que je fais
cette proposition
sur le Groenland
parce qu'elle sort
de cette logique de présence
et elle peut entraîner
les pays du Sud
et je crois que c'est comme ça
en entraînant les peuples
les sociétés civiles
et toute une série d'États
qui viennent
de l'ancien Occident
je trouve que le terme
est maintenant un peu
un peu périmé
et des pays dieux
de ce qu'on appelle
le Sud Global
qui est beaucoup plus hétéroclite
qu'on ne le voit parfois
et bien là on a un effet
d'entraînement possible
pour un autre monde
parce que
nous sommes dans ce moment
de bascule
où c'est soit la loi
du plus fort, la prédation
la fin du droit international
soit de l'autre côté
au contraire
plus de justice
plus de droit
plus de mise en commun
plus de partage
et de la coopération
c'est deux mondes
deux visions du monde
et nous on ne peut être crédibles
que si on est capable
d'avancer les propositions
cohérentes
avec cette audition du monde
ça veut dire que ce qui se passe
au Groenland
est-ce qu'il faut réagir
comme nous le demande
le gouverneur californien
qui demande aux européens
de frapper Trump à la figure
pour vous c'est pas la bonne réponse
il répond de manière symbolique
il nous dit de frapper Trump
à la figure
est-ce qu'il faut répondre
du tac au tac
qu'est-ce qu'à un moment
il faut envoyer
il faut dire stop
non mais ça c'est l'évidence
il faut dire stop
il menace
le droit de douane
d'explosion
comme on l'a vu
sur le champagne
sur le cognac
bon
on peut répliquer
mais
on a tous conscience
que la guerre commerciale
c'est quand même pas
l'issue la plus intéressante
pour personne
en réalité
mais bien sûr
qu'il faut jouer
du rapport de force
et arrêter de se faire
vassaliser
rouler dans la farine
et cette poignée de main
entre Ursula van der Leyen
au moment
de la première
attaque en fait
à l'égard de l'Europe
de Trump
où elle va signer
cette hausse
enfin elle est là
c'est-à-dire
les droits de douane
et on a l'impression
d'être des serpillers
en face
c'est assez affligeant
donc oui
il faut tenir tête
mais tenir tête
à la condition
d'avoir un autre projet
et de tenir bon
sur les principes
j'imagine une scène
avec vous
on va vous imaginer président
parce que vous voulez
être présidente
imaginons une scène
de film
vous arrivez
face à Donald Trump
comment elle sera
votre première poignée
de main
vous savez
qu'il joue beaucoup
avec les poignées de main
je veux une présidence
en effet
qui est à coeur
de déviriliser
le rapport au pouvoir
ça me paraît clair
on en a besoin
on en a besoin
et c'est
quelque chose
qui m'habite
de manière assez profonde
après
le rapport à Trump
ne va pas se jouer
sur une poignée de main
c'est des images
qui restent comme
qui sont restées
on les ressort aujourd'hui
pour analyser
la relation entre Emmanuel Macron
et la poignée de main
il n'y a aucun doute
sur la fermeté
dans la poignée de main
mais le plus important
c'est au-delà de la poignée de main
la fermeté
sur les principes
face à lui
clairement
et si ce présente
moi je vais être très concret
si il se présente
pour faire la bise
par exemple
est-ce que vous feriez
la bise à Donald Trump
ou pas
ou vous lui mettez un vent
dans tout le monde
il est capable de tout
donc j'imagine
vous le savez
je lui tendrai la main
ah oui
j'imagine la scène
ça ferait le tour du monde
vous avez entendu
Donald Trump
attention
c'est présente
vous allez vous manger
un vent je pense
vous êtes à la fiche
d'un film
on va terminer par ça
tout à l'heure
on a un peu parlé de ça
vous êtes
ici d'une famille d'artistes
alors le film c'est
dit lui que je l'aime
c'est le film
de Roman Boringé
donc vous avez écrit
le scénario c'est ça
pas du tout
moi j'ai écrit un livre
sur ma maman
que je n'ai pas
une seconde imaginée
qui puisse se retrouver
au cinéma
et en fait
Boringé la Luce
oui
et l'a adapté
très originale
en croisant nos deux histoires
pas du tout
c'est-à-dire que c'est l'histoire
le scénario est issu
de ce que vous avez écrit
pardon
on va être plus précis
vous êtes actrice aussi dedans
je joue mon propre rôle
bah c'est pas oui
oui
actrice je dirais vraiment pas ça
comment jouer son propre rôle d'ailleurs
bah c'est plus simple
probablement c'est beaucoup plus simple
bah on joue
c'est-à-dire que la réalisatrice
elle peut pas vous reprendre
elle peut pas dire non
si sûr
on fait les prises quand même
oui
elle peut pas vous dire
c'est comme ça la vraie clé
non non mais
ça s'est fait assez naturellement
vous avez apprécié c'était cool
ou pas de jouer
c'est pas ma vie
ah bon
de jouer au cinéma
mais je l'ai fait
d'abord parce qu'on peut pas refuser
quelque chose à Roman Boringé
je sais pas si vous la connaissez
peut-être un jour
je vous l'inviterai sur votre plateau
je la vois en interview
elle est incroyable
j'adore elle
je l'aime énormément
et donc
je me vois pas de
de lui dire non
et en fait
c'était pas du tout prévu
et quand elle m'a
donc je lui ai vendu les droits
pour adapter
le livre
et quand elle m'a donné le scénario
elle m'a dit
pis tu vas voir
j'ai une petite chose
à te demander dedans
tu verras
c'est pas mes quand même
c'est très important
bon voilà
et puis bon
le fil en aiguille
comme elle avait fait
un scénario
qui à la fin dans le film
a été coupé d'un tiers
ma place dans le film
est beaucoup plus importante
que ce qui était prévu
au démarrage
donc ça s'est fait un peu
de fil en aiguille
oui est ce que je dis
dis pas mon insu
dis pas mon insu
ce serait exagéré
mais en tout cas
voilà
et je crois
un beau film
en tout cas
une belle aventure
que nous avons mené ensemble
et qui semble
toucher
beaucoup de gens
par-delà
la spécificité de nos histoires
qui sont gemmélaires
donc c'est ça qui est incroyable
parce qu'on a vraiment
des histoires qui résonnent
l'une à l'autre
c'est incroyable
mais dans les salles
c'est très émouvant
de voir que
ça touche des corps
de sensibles
c'est universel en fait
comme sujet
c'est vrai qu'on a plus l'habitude
qui prennent part à la vie politique
qui soutiennent par exemple
des candidats
des candidats plutôt de gauche
à part avec Sarkozy
à l'époque
mais quand
et les politiques
qui font du cinéma
ils sont
ils sont meilleurs
parce que souvent
les acteurs c'est
à la fin critiqués un peu
en disant pourquoi ils ont critiqué
ils ont soutenu
tel candidat au candidat
c'est mieux les politiques
quand ils font du cinéma
selon vous
est-ce que
est-ce qu'ils sont plus convaincants
est-ce que c'est mieux
un politique film cinéma
qu'un acteur
qui fait de la politique
après ça dépend nos acteurs
et ça dépend de
des politiques
qui font
qui jouent au cinéma
de leur
on va dire
dans leur exercice
de leur fonction
ou encore d'un mandat
je n'ai pas vu beaucoup
sans doute que c'est un peu audacieux
oui
d'avoir osé le faire
j'ai pris ce risque
et voilà je crois qu'il faut
aussi faire ce qu'on croit juste
et important
c'est une manière
d'entrer un peu plus
dans le salon
enfin dans le
pas dans le salon
ce que c'est au cinéma
mais après
le salon des français
les gens aussi
ils vous connaissent un peu
mais on connaît encore plus
les gens qu'on regarde
dans les films
oui oui je pense que
ça dévoile aussi
une partie de ma personnalité
de mon histoire
qui correspond pas forcément
à l'image
qu'on a quand on me voit
juste comme ça
ou j'ai l'air
comment dire
sérieuse ?
je suis sérieuse
mais pas que
non mais
j'essaie d'imaginer
comment les gens voient
ah oui c'est
c'est toujours difficile
d'avoir soi-même
une bonne
juste appréciation
de
ce qu'on nous renvoie
ou de comment on est perçu
mais oui je pense que
j'ai l'air de
quelqu'un d'assez équilibré
je suis pas sûre
de porter absolument
l'histoire de ma vie
toujours comme ça
en première approche
et donc peut-être
que ça montre
des félures
des blessures
que j'ai dû surmonter
qu'on n'imagine pas forcément
vous avez un côté
qu'Hareine Viard
je sais pas si on l'a déjà dit
en plein de fois
ah ben oui
peut-être que je me dis
est-ce que je vais lui dire
ça va chez toi
elle fait juste deux têtes
de plus que moi
mais sinon
il y a un petit air
pour finir
j'ai une question
dans quel film
ou dans quelle série
selon vous actuellement
Don't Look Up
en tout cas j'aimerais
que la gauche
ne soit pas
dans Don't Look Up
en fait
Don't Look Up
c'est
justement
ces dirigeants
qui sont
obsédés
entre eux
et qui ne voient pas
qu'il y a un astéroïde
qui arrive
et qui va tout détruire
ben là j'ai l'impression
que si on continue
comme ça
on pourrait devenir
la gauche Don't Look Up
en tout cas c'est celle
que je ne veux pas
qu'on ne vienne
c'est-à-dire obsédé
par nos divergences
qui sont réelles
je vais pas les gommer
elles existent
nos histoires
des gaudes boutiques
de ci de là
et ne pas voir que
si on n'est pas capables
de faire cause commune
on peut se prendre
un énorme scud
dans la tête
et donc
voilà je plait
si vous nous regardez
Don't Look Up au cinéma
mais que la gauche
ne devienne pas
Don't Look Up
merci je crois que
les dirigeants de gauche
se reconnaîtront
celles et ceux qui sont
visés par ça
merci Clémentine Autin
merci à vous
candidat à la présidentielle
mais avant
candidat à la primaire
si elle existe
de la gauche
et avec un projet
le 6 février
radio
nova
