Emmanuel Grégoire : Emmanuel in Paris - Personnage principal S01E09

Emmanuel Grégoire : Emmanuel in Paris - Personnage principal S01E09

Nova le matin • 29/01/2026 • 40:40

Aujourd'hui, c'est le député de Paris et ex-premier adjoint Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche et des écologistes pour la mairie de Paris, qui nous parle de son parcours, mais aussi de l'imaginaire autour de Paris, de ce que c'est de gérer une ville.
Personnage Principal, c'est l'interview hebdomadaire de Nova le matin, dans laquelle Azzeddine Ahmed-Chaouch reçoit les premiers rôles de l'actualité.

Transcription

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Personnage principal.
S-dynamics à ouche.
Bienvenue dans Personnage principal.
Une fois par semaine, on va la rencontre des premiers rôles de l'actualité.
Personnage principal, c'est une série qu'on fait parce qu'on pense que la fiction peut nous aider à analyser la réalité.
Aujourd'hui, les deux vont un peu se mélanger car on va parler d'une ville, pas n'importe laquelle, notre capitale.
Paris, l'une des villes les plus filmées, les plus mentionnées dans les livres.
À la fois des corps idylliques et fantasmées, mais aussi...
Mais c'est aussi un rôle, un symbole de la centralisation désespérante du pouvoir en France.
Paris, en fonction à qui on demande, aussi entre Gotham City de Batman,
Arsène Lupin avec Omar Sy, le vol au Louvre, par exemple,
ou Émilie in Paris.
Aujourd'hui, c'est pas Émilie in Paris, c'est Emmanuel in Paris.
Bonjour Emmanuel Grégoire, ça vous voit comme sur nous, Emmanuel in Paris.
On va parler à l'élu, car vous êtes député de Paris.
Vous êtes ex-première adjoint de l'actuelle maire de Paris, mais aussi candidat
puisque vous l'orniez sur le siège de votre ex-bosse à Nidalgo.
Alors on va pas chercher à vous rendre sympathique ou antipathique,
mais on attend de vous que vous nous aidiez à comprendre la vraie intrigue
des municipales dans la capitale française.
Bref, la campagne à Paris.
Mais commençons par votre origine story.
On se retrouve première adjoint de la mairie de Paris,
candidat ensuite à la mairie de Paris.
Comment vous en êtes arrivé là ?
C'est une longue histoire qui commence le 24 décembre 1977.
Oui, parce qu'il est né le jour de Noël.
Plus rapidement, c'est d'abord l'aboutissement d'un parcours d'engagement,
d'engagement à gauche d'abord associatif,
puis ensuite politique aux partis socialistes.
Je me suis longtemps tenu à l'écart des partis,
mais j'y adhérais pour un homme, Lionel Jospin,
quelqu'un que j'admirais beaucoup,
que je ne connaissais pas du tout d'ailleurs,
si ce n'est ce que j'en lisais dans les journaux,
et j'y adhérais pour sa campagne dans 2002.
Puis j'ai vécu une longue vie dans le secteur privé,
je travaille dans le secteur privé,
en parallèle de mes engagements militants.
Et puis c'est la rencontre avec un homme
qui m'a fait basculer avec Jean-Louis Mystica
et avec Bertrand de la Noé,
qui m'ont fait venir à la mairie.
Je pensais que c'était une parenthèse
et c'est devenu une part très importante de ma vie.
D'abord comme collaborateur,
et puis en 2014 j'ai été élu.
Et en fait je ne sais pas si les auditeurs on sait en tête,
mais quand il y a une élection municipale,
en fait on élit un conseil municipal.
Le conseil municipal
choisit parmi les siens
qui sera là où le maire,
et donc en l'occurrence c'était Anne Hidalgo
qui était notre tête de liste,
donc celle qui a été élu maire.
Et ensuite elle choisit dans son équipe
qui va venir l'aider,
sort de gouvernement d'une mairie
et donc j'ai commencé à travailler
à ses côtés comme adjoint dès 2014.
Il y a eu des péripéties
de la vie qui m'ont fait devenir
qu'on fait changer de fonction
et puis devenir première adjoint
en septembre 2018.
Et j'ai été renouvelé dans mes fonctions
de première adjoint en 2020.
Et puis c'est aussi là que j'ai appris à connaître
très intimement, non pas seulement cette ville,
mais aussi la machine institutionnelle,
la relation avec l'ensemble des pouvoirs publics
et essayer de résoudre les problèmes des gens
et de faire.
Et c'est là que j'ai aussi nourri
l'idée que je pouvais être
la tête de liste de la gauche
comme je le suis désormais.
Ça se joue entre Rachid et Tatier.
Vous l'annoncez, on en reparlera.
J'ai plein de questions autour de cette campagne.
Peut-être commençons par planter le décor.
On aime bien le décor. Ici on a un personnage principal
dans un délire très cinéma série.
Qu'est-ce qui rend Paris si unique, selon vous ?
Chaque ville est unique
mais c'est vrai qu'on se sent que la campagne va être...
La ville ne l'émission à une résonance.
On est toujours engagé dans des territoires
et celui-ci a des caractéristiques très particuliers
sur le plan symbolique, historique,
patrimonial.
C'est l'une des villes, si ce n'est la ville la plus connue au monde.
C'est la capitale de la France.
Chaque pavée de cette ville
résonne de moments d'histoire,
de grands moments de l'histoire de notre pays.
Et donc c'est à la fois
un grand prestige et puis aussi
une fierté.
Vous le savez, la ville la plus
fréquentée du monde
en termes de tourisme.
Beaucoup des Parisiens n'y sont pas nés.
C'est 70%. Je ne suis pas nés à Paris.
Moi-même, je suis dans Saint-Saint-Denis.
Mais Paris dégage quelque chose de cette imaginaire
de réussite, d'accomplissement,
d'émancipation, de liberté.
Et c'est aussi quelque chose que je veux cultiver
lorsque je serai maire.
Quand on est maire, on est plutôt producteur,
celui qui donne la thune,
réalisateur, celui qui donne la vision,
l'acteur qui prend la lumière ou le technicien
et on est un peu tous à la fois
parce que dans une mairie,
il y a plusieurs collectifs de travail.
Il y a une sphère politique.
C'est celle des élus qui ont la charge
de donner des grandes orientations.
Et puis il y a la charge administrative
qui est tous ceux fonctionnaires
à gens publics qui sont chargés de mettre en œuvre
et de prendre soin de la ville tous les jours.
Et puis il y a aussi de très nombreux partenaires
parce qu'à Paris en particulier,
il y a d'autres collectivités territoriales
qui peuvent bien intervenir, notamment je pense
à la région, vous savez que la ville de Paris
est aussi un département parce qu'on le montre parfois
mais c'est une particularité, c'est pour ça
qu'elle est aussi une collectivité très puissante.
Il y a les relations qu'on a avec l'État,
avec notamment ces deux émanations
territoriales principales, la préfecture de police
et la préfecture de région.
Bref, c'est un collectif de travail
et si je devais prendre un parallèle
sur la fonction de maire,
c'est être à la fois le scénariste
et le réalisateur.
C'est vrai quand on dit que parfois
la ville de Paris, c'est être plus puissant
qu'un ministre, ou pas.
Parce que là vous avez quand même cité
des pouvoirs de police aussi.
Oui et non.
Oui et non. Non, parce que
ce n'est qu'une collectivité territoriale
dans laquelle on a les compétences
de la commune et du département.
Mais oui, pourquoi ?
Parce qu'elle est d'abord, c'est une immense ville,
à nul autre pareil en termes de taille
évidemment dans le pays,
en termes de capacités financières.
Mais plus encore je le crois
et dans l'histoire notamment singulière de notre pays,
c'est la capitale et donc par définition
le maire de la capitale
a un statut, un rayonnement,
une parole qui porte très loin,
très fort dans le monde entier.
Mais il ne faut pas oublier
qu'on est à la fois un rôle symbolique très important
mais aussi une petite commune, un petit village
qui est chargé de s'occuper
de tous les désagréments
et de tous les bonheurs de la vie de tous les jours.
Oui, parce que parfois peut-être
il est érigé quasiment
en quasi-chef d'État.
C'est vrai qu'on a eu l'impression
que c'était un algo qui ensevait
tout le monde olympique, le milieu olympique
et en même temps il y a des vrais problèmes
de stationnements, de voies rides, de pistes cyclables.
C'est les deux à la fois.
On est une capitale au rayonnement mondial.
En plus on a une particularité assez unique au monde
c'est d'être à la fois la capitale
politique, économique et diplomatique.
Ce sont souvent des fonctions qui sont séparées.
Oui, c'est ultra centralisé, bienvenue en France.
Quand on est aux États-Unis, il y a New York et Washington
c'est pas les mêmes rôles, il y a d'autres grandes villes etc.
À Paris, en France, il y a une tradition
de centralité.
Moi j'ai un lien d'ailleurs très fort avec les villes
de province et je considère que l'un des enjeux
c'est aussi de mieux appuyer ce maillage
et la collaboration avec les territoires de notre pays
parce qu'on a beaucoup de choses intéressantes
à y apprendre et puis parce que le lien affectif
et philosophique entre notre ville et le pays
il est essentiel.
La mairie de Paris c'est un peu pour moi
la série des révélations, des espoirs.
Vous allez me comprendre beaucoup.
Et t'es inconnue vraiment avant de gagner
je pense à Bertrand de la Noé par exemple
qu'on ne connaissait pas vraiment avant
l'histoire de la mairie de Paris.
C'était une adjointe. Vous aussi, vous rêvez de ça
le second rôle qui devient le héros de la story ?
C'est pas vraiment un second rôle, c'est que nous
parce qu'on n'avait pas un point commun
tous les trois, c'est qu'on n'a fait que des mandats locaux
en réalité.
Bertrand avait eu quelques mandats nationaux
comme parlementaires
mais c'est d'abord dans l'ancrage local
où je n'ai jamais eu de carrière nationale
et donc évidemment on n'a pas
l'exposition médiatique qui va avec.
La leçon de l'histoire c'est que ce sont plutôt
ces profils-là qui ont gagné
notamment parce qu'un
ils connaissent parfaitement leur territoire
parce que ça fait des années qu'ils sont engagés
exclusivement au service de cette histoire
je n'ai jamais rien fait d'autre
et je suis préoccupé uniquement par Paris
depuis des années et des années
et la deuxième chose c'est qu'on ne donne pas
le sentiment parce que c'est vrai
ça comme marche au pied pour autre chose
voilà on est concentrés, moi le être maire de Paris
c'est le rêve de ma vie
c'est d'ailleurs un rêve que j'ai nourri et que j'ai fait grandir
plus tard quand j'étais petit je me disais pas le matin
je voulais être maire de Paris, j'en avais aucune idée
et je me disais juste que la journée d'école elle allait être longue
mais
c'est d'abord le résultat
d'une fidélité d'un engagement au service
des parisiens et des parisiens
Justement c'est pas difficile
d'être quasiment je dirais
presque le moins connu on va dire au moins médiatiquement
peut-être de tous les candidats
mais peut-être Pierre Bournazel de côté
mais si on prend
Rashid Adachi, Sarah Knafo
voire Sofia Shikuru
vous êtes face à des stars hollywoodiennes
il faut exister
Il y a des candidats turs
qui se passent sur une autorité plus fortuelle
à la mienne mais d'abord la autorité c'est à double sens
on peut être à la fois très connu et apprécier
et l'inverse fonctionne aussi
et deuxièmement c'est lié
à leurs engagements nationaux
au fait qu'elles font la politique au niveau national
moi je m'intéresse à Paris et aux parisiens
je connais très intimement cette ville
ses qualités, ce qu'il faut corriger
et une autorité ça se gagne dans la campagne
d'abord je suis beaucoup plus connu
par les parisiens
que par les français en général
et tant mieux puisque c'est eux qui vont goûter
et deuxièmement c'est l'objet de la campagne
précisément d'installer
la candidature et la autorité
et enfin et je veux en faire un atout
moi je suis pas seul à prétendre
de gouverner cette ville
j'ai un immense collectif avec moi
c'est une union de la gauche extrêmement large
de la gauche et des écologistes
en réalité comme vous le savez
et je veux faire de ce collectif
une force et donc je vais pas tout seul
gouverner l'univers dans mon bureau
je veux m'appuyer sur cette équipe large
pour changer aussi la relation
démocratique aux électeurs
je crois qu'il y a une demande
de changement sur les méthodes de façon
générale dans la vie politique de notre pays
de ne pas y répondre par une nouvelle façon
d'animer ce collectif politique
et de pas prétendre en être
ni le chef, ni le chef
ni encore moins l'empereur
je vois un avantage c'est
une autorité on de venir
c'est que vous pouvez prendre tranquillement les taxis
parfois ils vous reconnaissent pas
ceux qui détestent le temps est un hidalgo
je prends pas beaucoup de taxis
d'abord les gens sont moins
ils sont toujours moins critiques
quand ils vous voient en vrai
je me déplace exclusivement
en métro et en vélo
mais c'est quand les horaires l'imposent
ou parce que je vais beaucoup plus loin
et les gens sont très agréables
beaucoup de gens me reconnaissent
la plupart du temps ça se contente d'insourir
de temps en temps il y a des remarques
qui sont extrêmement rares
qu'est ce qu'on vous a dit quand on vous reconnaît
j'ai deux exemples
l'une est douloureuse pour moi
c'est un souvenir douloureux parce que j'étais avec mon fils
au parc des princes
j'étais tombé dessus par des oseaux
qui à mon avis n'étaient pas hostile qu'à moi
qui m'ont pris à partie de mon fils
c'est comme ça c'est la vie
mais j'ai pas trouvé ça très agréable
et très juste
mais l'exemple typique c'est quelqu'un qui va vous dire
oh non la gauche j'en peux plus
et honnêtement même quand j'étais militant pas connu
ça m'était arrivé quand je distribuais des tracts
c'est plutôt bienveillant
il y a des gens qui sont pas d'accord avec moi
ou qui sont pas d'accord avec ce qu'on fait
qui me le disent et j'écoute
on arrive pas à les convaincre en 10 secondes
de ram de métro mais c'est plutôt
c'est plutôt très bienveillant
on va rester sur le taxi rapidement
le taxi c'est un personnage important dans les fictions
si vous deviez être un chauffeur taxi
vous seriez sa mina série dans taxi
sympa, blagueur et qui n'aime pas la police
ou Doniro dans taxi driver un homme qui trouve un sens
à sa vie on est dans les autres
je serais incontestablement Doniro mais aussi j'ai bien aimé la série
des taxis mais je serais Doniro
oui Doniro qui s'endurcit avec la vie
et exactement
j'ai pris quelque chose c'est que la politique s'endurcit
effectivement c'est pas seulement pour les chauffeurs de taxi
j'ai bien entendu tout à l'heure
vous êtes un bolusard d'origine
de famille communiste et ça
Paris c'est un lieu de pouvoir
inaccessible auquel on ne se passe pas
se rendre quand on doit prendre le RER pour y aller
vous vous étiez bolusard moi aussi
là c'est bolusard aussi qui vous parle
la première image que j'ai eue de Paris
c'est celle du film de la haine de Mathieu Krasovic
une ville bourgeoise qui rejette ceux qui sont différents
comment la rendre plus accessible cette ville
en vrai, Paris n'est pas ça
en fait non
dès qu'on découvre Paris et qu'on osse y venir
on se rend compte que Paris n'est pas ça
parce que Paris c'est évidemment des quartiers
parfois bon joie qui sont par ailleurs très beaux
mais c'est aussi
une mixité sociale
et des quartiers populaires
extrêmement faciles d'accès
extrêmement bienveillants et cela depuis très longtemps
vous citez on est pas très loin
ici vous citez les quartiers
des portes du nord-est
Barbès, vous citez Ménilemontant
Belleville, je pourrais vous citer des dizaines
de quartiers à Paris
mais c'est surtout qu'on a un soto censure
je m'en rappelle très bien
j'allais peu à Paris
il se trouve que j'allais à Paris quand j'étais petit
un peu comme les touristes le font aujourd'hui
mon papa il avait une renaut de diesel break
et on faisait de temps en temps
généralement deux fois par an
ce qu'on appelle un Paris by night
prenez la air diesel break
prenez la air diesel break
et pas qu'être bon
et on roulait dans la ville
les fenêtres ouvertes
et on mangeait dans bon moment en regardant les monuments
et mon père faisait faire un parcours
dans Paris, le Louvre
Notre-Dame etc
moi j'ai découvert Paris un peu plus à l'adolescence
et comme tous les banlieues arts
j'ai découvert le premier quartier où j'ai osé un peu
trénouiller c'est Léal
parce qu'on prend c'est le point de ralliement
la porte d'entrée de la banlieue
dans Paris je suis très fier de ça
c'est l'interconnexion
donc c'est aller au centre commercial Léal
qui est déjà en soi un modèle d'émancipation
et de réussite
et en réalité
quand on prend le temps
de découvrir les quartiers
les quartiers parisiens sont des quartiers
qui ressemblent à beaucoup de quartiers de banlieues
qui sont des quartiers de vies réelles
avec des vrais vies et gens qui y habitent
des restos super sympas
des associations, des lieux culturels formidables
des lieux de loisirs, de sport
Paris est un peu à tout le monde
même si c'est dur de se loger
enfin déjà de se loger
trouver en tant que locataire
mais si on veut acheter
et qu'on veut dire une classe moyenne
c'est quasiment impossible aujourd'hui
c'est devenu impossible
c'est un vrai problème alors
c'est pas un problème nouveau parce qu'il y a toujours eu
une évolution, une augmentation des prix
c'est même l'histoire de l'urbanisation
de la région parisienne c'est ça
c'est ce petit village de l'Utesse
qui ensuite est devenu la capitale des francs
de Paris et qui par expansion urbaine
a construit
et s'est élargi
et ça c'est pas en soi
dramatique
c'est de votre faute ça ou pas la majorité socialiste
parce qu'on vous fait souvent ce procès
la majorité socialiste, la transformée en musée
ne serait plus faite pour les classes populaires
la première dame même Brigitte Macron
est récemment intervenue pour que Netflix continue
tourner éminine Paris
c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle
que les parisiens ou les parisiens comme ça soit
on garde cette image à chaque fois de Paris
et peut-être qu'ils ont fait une ville musée
c'est pas du tout une ville musée
Paris c'est la première capitale économique d'Europe
c'est la plus grande ville économique d'Europe
c'est la première ville culturelle d'Europe
c'est la première ville en matière de thé, de cinéma
c'est la ville où il y a le plus de start-up
c'est la ville où il y a le plus d'investissement en Europe
il faut arrêter de se mettre la tête dans le sac
et de croire et d'intérioriser
dans cette espèce de mode du déclinisme français
Paris est dans le top 5 mondial
d'à peu près tous les classements
et pas que sur le tourisme
c'est pas vrai, c'est vrai
sur les start-ups, sur la recherche
sur le nom d'étudiants, il n'y a jamais eu autant d'étudiants à Paris
c'est tout sauf une ville musée
en revanche il y a des phénomènes de spéculation immobilière
qui font très mal aujourd'hui
c'est-à-dire que effectivement
non seulement l'accès au marché locatif
est devenu très difficile
parce qu'il y a un mécanisme que tout le monde comprend
tout le monde veut habiter au même endroit
et pas loin de son boulot
et donc ça provoque des inflations
immobilières et donc il faut protéger
en utilisant des outils
contre les mouvements spéculatifs
le logement social en est un moyen extrêmement puissant
parce que ça veut dire que vous retirez
une partie des logements de la logique de marché
et il faut continuer à le faire
je dirais attirer refus de continuer à en faire
mais ce serait extrêmement préjudiciable
à notre ville d'arrêter d'en faire
le deuxième c'est qu'il faut compléter par des nouveaux outils
pour précisément protéger les classes moyennes
c'est faire en sorte que les loyers
augmentent moins vite, faire en sorte
des évictions
pour des motifs spéculatifs
je me fais résilier mon bail et je n'arrive pas à en retrouver
c'est à ce moment là que je dois partir
et puis c'est mieux accompagner l'évolution
des besoins au cours de la vie
je suis étudiant, je dois pouvoir
venir habiter à Paris
je suis jeune actif, je me mets en couple
j'ai un enfant, j'ai deux enfants
tout le monde ne peut pas habiter à Paris
chacun le comprend
mais en revanche on doit utiliser des outils
pour faire en sorte d'avoir
deuxièmement de protéger par l'action publique
la diversité sociale de Paris
parce que c'est consubstantiel
vous comprendre que c'est un enjeu majeur
sur le plan sociétal et économique
parce que ce qui est aimé
à Paris ce n'est pas seulement ces monuments
c'est aussi un art de vivre en particulier
et cet art de vivre il est lié au fait qu'il y a des vrais gens
qui y habitent et tout ce
qui y a de positif avec
des commerces, des lieux de vie, des services publics
de la culture etc
et donc le logement
protection de la mexicité sociale de Paris
sera incontestablement la priorité
absolue du programme
alors vos adversaires c'est normal
n'ont pas la même vision que vous
sur votre bilan ou sur la réalité des choses
commençons par Rachida Datti
elle serait au coup d'un coup avec vous dans les sondages
c'est-elle votre principal antagoniste ou pas dans la campagne ?
oui c'est ma principale adversaire
après il faut toujours prendre
avec prudence les sondages
mais enfin ils se confirment tous
ça se joue rentre Rachida Datti
et nos équipes respectives
et donc
je serai le candidat
de la gauche et des gens qui ont
un certain attachement à l'éthique
et elle sera la candidate de la droite
qui n'a pas d'attachement à l'éthique
c'est-à-dire que
que simplement la droite
et je choisis pour championne quelqu'un qui est renvoyé
en correctionnelle pour corruption
c'est-à-dire qui pourrait perdre son mandat quelques mois après avoir été élu
par une décision de justice
et d'une imprudence morale
à mon avis qui a des grandes conséquences
sur la vie démocratique
vous lui dites ça souvent
Rachida Datti elle sait c'est un peu son
talent d'achile, son affaire qui plane au-dessus d'elle
non enfin il y a ça
mais c'est pas le sujet qui m'en préoccu
parce qu'après c'est normal dans
des démocraties, qu'il y ait des gens qui ne soient pas d'accord
et qu'il y ait des confrontations de programme
et donc moi je respecte et je dis
je veux les respecter comme candidat
les gens qui pensent pas comme moi
et je veux demain les respecter comme mère aussi
on doit faire ensemble d'en remarquer tout le monde
d'écouter, d'amender
parfois, y compris quand on fait des erreurs
les corriger, mais j'aime bien
quand ça se fait sur des bases démocratiques
c'est-à-dire des bases programmatiques
et des convictions et des valeurs
et pas avec du parasitage telle que je viens de l'évoquer
parfois dans les films
les deux ennemis, les deux adversaires
ceux qui ne saiment pas, ils se respectent un peu
dites-moi une de chose que vous appréciez chez elle
ou vous trouvez bien
elle n'a pas des défauts
c'est-à-dire du bien des gens, y compris
dont je pense le plus grand mal
Rachidadati, non mais Rachidadati
je trouve que son parcours
et quand même dégage une énergie
et une compativité
la question c'est à quel prix
c'est un peu le nœud dans lequel on se trouve
aujourd'hui, mais c'est aussi
la fierté de notre pays
de savoir faire émerger
c'est puissamment des talents
et ce que je veux dire c'est que
c'est aussi des inspirations
et je pense que beaucoup de candidats qui sont là
en lisse peuvent l'inspirer
croyez en votre chance
battez-vous, travaillez et tout le monde peut réussir
et quel que soit le domaine
ça peut être le sport, la culture
l'économie, le travail
la vie intellectuelle, la vie amoureuse
c'est possible
et donc je sais, je sais reconnaître
c'est une qualité de combattivité
après on peut s'en lasser
au bout de quelques années de fréquentation
mais c'est autre chose
on parle d'elle là rapidement
vous connaissiez bien le PS
et c'est vrai que c'est un reproche
je parle plus globalement du Parti Socialiste qu'on a pu faire
c'est de faire émerger des personnalités issus de l'immigration
dont les parents sont venus de pays du Maghreb
Rachid Dati en fait partie
il a fallu attendre que la droite
Sarkozy c'est très à droite
voire une droite qu'on appelée décomplexée
et pu mettre comme ça en avant une personnalité issu de l'immigration
c'est pas un reproche qu'on peut faire au PS
bien sûr que c'est un reproche
on s'en parle souvent entre nous
parce que au niveau national
et sur des fonctions ministérielles
la gauche aurait pu donner l'exemple un peu plus tôt
la fait mais sur des responsabilités moins importantes
il faut aussi le dire
après c'est quelque chose qui gagne
beaucoup en maturité
vous verrez quand on présente nos candidats
qu'on a énormément de talents qui viennent
de tous les quartiers de toutes les origines
et quel qu'elle soit
et c'est une grande fierté de notre collectif
parlons alors de tous vos ennemis de la campagne
il n'y a pas que Rachid Dati
c'est un adversaire
on va jouer un jeu
je vous donne leur nom et vous me dites
si vous avez une idée à quel série ou film
sur Paris ou pas d'ailleurs vous les associez
commençons par Rachid Dati
Rachid Dati c'est le shipper
dont Dora l'exploraté
c'est un petit renard qui vole tout le temps
Dora lui dit shipper il faut arrêter le shipper
il faut arrêter le shipper
il y a plein d'énergie mais c'est
une relation un peu complexe à l'argent
Sarah Knapho
Sarah Knapho c'est
dolor et sombrage
dans Harry Potter
c'est classe mais enfin c'est un peu méchant
je m'attendais pas ce qu'on me passait marre autant
avec ce jeu
Sofia Shikiru
Sofia Shikiru c'est un personnage
de série toute seule
c'est une série Sofia Shikiru
c'est un style pas très qui ressemble
à certaines résonances avec Rachid Dati
d'ailleurs
ce sont des forts caractères
et je me dis toujours quel dommage
de gâcher
une telle énergie en étant aussi brutal
Pierre-Yves Bournazel
c'est Ross dans Friends
c'est bon là, il est sympa
je l'aime bien, c'est une relation très respectueuse
avec lui
on n'est pas d'accord sur tout, il y a des points sur lesquels
on peut penser que l'essentiel
peut justifier de travailler ensemble
dans certaines circonstances
après il est l'un de mes adversaires
c'est le candidat soutenu par la Macronie oui
c'est exactement
mais c'est quelqu'un de bien
c'est quelqu'un d'honnête
pour Annie Dalgo on dirait quelle série
quel film ?
oui c'est un film
je ne dis jamais de mal d'Annie Dalgo
en tout cas moins qu'elle en dit de moi
j'ai adoré travailler avec elle
pendant 10 ans
et moi je ne
ne crache jamais sur les belles histoires
Scarface ? non
le Parrain
non c'est quelqu'un
qui a beaucoup de qualité
et je n'ai aucune amertune
et moi j'essaie toujours
de positiver sur les gens et de retenir les belles choses
vous en pensez quoi du concept
de la vie heureuse, de Sarah Acnafo
la candidate reconquête
d'extrême droit donc il faut le dire
les gens l'oublient, il y a un côté très Jean-Pierre Jeunet
les couleurs, la saturation de l'image
elle a un bon directeur photo
comme on dirait au cinéma
elle a travaillé ça comme
oui, ça souligne
l'imposture
la vie heureuse
c'est la ville sans ceux qui souffrent
sans ceux qui sont pauvres, sans les immigrés
c'est pas la vie heureuse, c'est l'inverse de la vie heureuse
c'est un côté très potamkin
comme déclaration
et elle le fait, je pense qu'il y a compris
pour être en miroir de rachidadatique
un discours très noir sur Paris
impression qu'elle déteste la ville
et moi je veux vous dire, je regarde ça
avec distance et indifférence
je n'oublie pas d'où vient Sarah Knapho
et de quelle partie
elle vient d'où, on dit d'où même si je sais
elle vient de l'extrême droite, la punoséabonde
ce qui même au R&N était considéré
comme infréquentable
ils étaient trop extrémistes
même pour le R&N
oui c'est reconquête
c'est organisé autour d'Eric Zemmour
et de ceux qui étaient devenus
infréquentables par le rationnement
national
et tout le talent
de la stratégie de communication
ne feront jamais effacer cela
et dans l'iconographie
des joies de la vie
je connais des régimes totalitaires
des systèmes de valeur totalitaires
qui mettent beaucoup ça en avance
et la promesse de la vie l'heureuse
qui se construit au détriment du malheur de tous les autres
et donc ça ne m'inspire rien de bon
ça vous ferait pas marrer Eric Zemmour en première dame
de la Paris ?
non c'est un cauchemar absolu
cette hypothèse
ça m'empêcherait de dormir
vous l'avez déjà croisé sur le terrain
non pas encore
d'abord
elle est débarque depuis 15 jours
on aurait pu se croiser ces dernières années
mais on sait pas croiser
d'ailleurs
elle s'est comparée à Zoran Mamdani
le maire de gauche
est lui à New York après une campagne exceptionnelle
elle dit
on est partis de très bas et puis on monte
et puis elle a repris le visuel
c'est ça la force d'extra droite
de vous piquer les affiches de film
non parce que je pense que personne n'est dup
mais il faut mesurer le niveau de n'importe
n'importe quand elle se compare
Zoran Mamdani
c'est exactement ceux qu'elle veut expulser
et dont certains de ses soutiens
disent qu'il faut les rafler
et les mettre dans des centres de détention
donc non Zoran Mamdani
il serait en prison avec Mme Knapho
il ne serait pas maire de New York
et moi je préfère que Zoran Mamdani
et vous y croyez
ou la craignez l'Alliance Dati Knapho
deuxième tour ou pas ?
oui je la crains parce que je trouve
d'abord que Knapho
le redit souvent en ouvrant
évidemment la perspective d'un accord
et j'observe que Rachida Dati ne ferme pas
cette porte et c'est une faute morale
de la droite républicaine absolument majeure
et qui honnêtement
me matrice mais ne surprend personne
une forme de cynisme et de jusqu'au boutisme
tout est bon pour arriver au pouvoir
les plus grandes complaisances avec les valeurs
et moi je sais pas ce que fera Rachida Dati
mais je ne crois pas une minute
que les électeurs de droite républicaine
pariens puissent
mettre le moindre doigt
ce qui est contraire à l'histoire de Paris
et à l'image de Paris dans le monde entier
elle a dit qu'elle ne ferait pas d'arrangements d'appareils de
de parties
elle fait surtout des très longs périphrases
pour ne pas répondre oui ou non
c'est pas compliqué oui ou non
et si elle ne le fait pas
est-ce que d'ailleurs vous allez
lui rappeler que Eric Zemmour
avait attaqué Rachida Dati sur le choix de prénom
de sa fille vous souvenez
ou pas de cette polémique ça c'est fou
oui mais enfin c'est pas un moment de répondre à ça
et puis moi je ne parle pas de la famille
mais enfin en tout cas Rachida Dati
incarne l'inverse de ce contre-quoi
Eric Zemmour se bat
mais c'est à Rachida Dati d'être clair
avec ce qu'elle pense et ce qu'elle souhaite
il lui suffirait de répondre non
une bonne fois pour toute
pour qu'on soit tous un peu plus rassurés
d'ailleurs vos adversaires
vous parle beaucoup d'insécurité
et de saleté à Paris
c'est plus belle la vie ou plus belle la ville
c'est les deux la fois c'est une grande ville
et toutes les grandes villes du monde
elles ont leurs bons côtés et les côtés un peu plus pénibles
est-ce qu'on peut faire en sorte que Paris soit pure propre
la réponse est oui
est-ce que pour autant la ville mérite ce bashing
y compris de ces quartiers populaires
ils sont difficiles mais
dont on est très fier qui ont vu leur vie locale
les riches etc
donc oui on va faire beaucoup mieux en matière de propreté
et honte à ceux
qui anglent leur communication
sur l'humiliation de l'image de notre capital
et quand tout le monde est venu à l'occasion des géos
et qu'on parfois des touristes viennent
enfin c'est pas le visage
de la ville
c'est les gens vous les invitez chez vous
ils photographient la poubelle et la mettre sur twitter
c'est une vision du monde
et moi ce que je veux c'est qu'on puisse se projeter
dans une vision positive de l'avenir de la ville
oui il y a des problèmes et on va travailler ensemble
pour les résoudre et non
la promesse de l'avenir
c'est pas que de la sœur du sang et des larmes
et que le monde va s'effondrer et que des hortes
sont à nos portes pour nous remplacer
et je pense que c'est
d'ailleurs assez clé dans les élections municipales
mais c'est aussi clé dans le climat international
le climat international est marqué
par cette espèce de pessimiste
qui a contaminé à peu près toutes les pensées
et tous les esprits
et moi je veux lutter contre ça
il y a des problèmes mais il y a aussi des milliers
de magnifiques histoires
on parle des quartiers populaires de Paris
qui sont parfois soumis
à des problèmes réels je les connais
d'insécurité, de propreté
d'insibilité etc
mais on ne parle pas des formidables histoires
qui viennent de ces quartiers-là
de jeunes qui ont trouvé leur place
qui ont des superbes jobs etc
et moi c'est ces visages
que je veux mettre en avant
et pas que les problèmes tout le temps
mais rien que les problèmes
d'autant qu'il y a eu une étude récente
on en avait même parlé dans la matinale
à Noval matin
on a passé moins de temps
dans les bouchons
et aussi la qualité de l'air
c'est amélioré
c'était magnifique pour vous
on ne peut pas croire que les bouchons
ont diminué quand on est coincés dans un bouchon
ça innave tout le monde et moi le premier
moi c'est pour ça d'ailleurs
les places qu'on met trop en vélo
mais oui
la pollution a énormément baissé
deuxièmement
vous l'avez évoqué mais on a une diminution
du temps perdu dans les embouteillages
qui est aussi lié au report
de la voiture verte
donc c'est que les politiques que nous menons
je comprends qu'elle soit agaçante
mais elle fonctionne plutôt bien
c'est à dire essayer de favoriser
des reports sur d'autres modes de déplacement
que la voiture individuelle
et on me dit oui mais il y en a qui ne peuvent pas faire autrement
les utiliser la voiture
mais par contre dans tous ceux qu'on voit le drame
des grandes villes c'est l'autosolisme
c'est des gens qui sont seuls dans leurs voitures
et donc s'il y a de bons motifs pour
l'expliquer
des dossiers, des problèmes de mobilité
le fait qu'on se déplace tout le temps etc
d'antak mais que tous ceux
qu'on peut accompagner, qu'on peut inciter
à aller vers des modes de transport
plus collectifs, plus partagés
et plus respectueux de l'environnement
ça vaut le coup pour l'intérêt général
de continuer à le porter
alors parlons de votre héritage
vous étiez aux affaires
mais il n'est pas évident votre script
parce que être dans la continuité
car c'est votre bilan et être en hauteur
car vous n'êtes pas à Nidalgo
et vous avez parfois montré
je sais pas si on peut parler de dissonance
ou de distanciation
des désaccords, de personnalité aussi
c'est quoi votre pitch de votre campagne alors
le pitch de ma campagne
on fait aussi bien mais mieux
non mais c'est tout ce qu'on fait bien
on va continuer et tout ce qu'on fait moins bien
on va corriger et on va infléchir
moi j'ai été formé par deux personnes
Bertrand de la Noé et Nidalgo
j'en connais les avantages et les limites
et c'est vrai que je veux
garder le volontarisme
et le courage de transformation de Nidalgo
et renouer avec une qualité
d'exécution et une attention
à la qualité de service public
à la hauteur de ce qui était sous Bertrand
et je pense que ça a une résonance
on peut faire les mêmes choses
en mieux. Qu'est-ce qui a été très bien
et qu'est-ce qui a été moins bien
chez Nidalgo donc chez vous
chez moi aussi oui bien sûr
j'ai pas réussi à infléchir autant
je l'aurais souhaité parfois
chez Nidalgo ce qui est formidable c'est qu'elle a mené
des combats d'un très grand courage
sur des enjeux extrêmement durs
de réduction, de la pollution, de la place de la voiture
qui n'est pas pour emmerder les voitures
mais pour favoriser les autres usages
des choses plus propres et mieux partager
l'espace public. Donc il y a plein de sujets
sur lesquels elle a une vraie vision
sur la question de la lutte contre le racisme
et l'antisémitisme, sur la question
de la diplomatie des villes et on voit à quel point
ça va prendre de l'importance dans la situation
internationale
qui est autour de nous
est-ce qui est peut-être un peu moins bien
et en tout cas je l'analyse comme d'elle
et si moi je l'analyse pas comme d'elle
je pense que beaucoup parisiens pensent cela
une attention au quotidien
une attention à l'entretien de l'espace public
dans des exemples qui sont connus
on peut faire mieux sur les chantiers
on peut les faire plus courts
un peu moins en même temps
on peut faire mieux sur la propreté
on peut faire mieux sur l'accompagnement
de la tranquillité publique
et la demande de sécurité de nos concitoyens
c'est vraiment des sujets du quotidien
de l'hyper proximité
et de l'attention
en particulier à Paris
l'espace public c'est un peu de chez nous
parce que chez nous c'est tout petit
et donc s'il y a un haut niveau d'exigence
qui est attendu et donc il faudra qu'on fasse mieux
pourquoi la fin
c'est ce qui disait que vous vous entendiez plus trop
est-ce que vous l'énerviez
ou est-ce que vous voyez le isnogood
le visir qui veut devenir calife
pensez qu'il y avait ça quand même ou pas
je crois pas cette dernière interprétation
parce que c'est elle qui m'a beaucoup poussé
à être candidat
c'est elle qui m'a le soutenu
elle l'a dit publiquement
je ne l'invente pas
et j'ai adoré de travailler avec elle
mais nos différences ont été une force
dans notre collectif
et puis au bout d'un moment nos différences nous ont fait diverger
t'as quoi la plus grande différence selon vous
la plus grande différence c'est
c'est la méthode
je suis un
un homme de dialogue, je suis un homme d'écoute
je suis un homme de proximité sur le terrain
vous direz qu'elle serait plus courageuse
et sans doute il y a un peu de vrai et de faux dans tout cela
peu importe mais je suis différent sur la méthode
et à dire vrai dans la période
où il y en est la vie politique de notre pays
je pense qu'il y a une demande
d'apaisement
de disponibilité à l'écoute
d'attention aux autres qui est très forte
et je veux l'incarner
est-ce que vous avez peur du scénario suivant
Emmanuel Grégoire c'est l'homme
qui a fait perdre la gauche à Paris
oui en tout cas évidemment
que je l'ai en tête ça me donne de l'énergie
et puis après c'est le principe c'est la démocratie
je veux dire quand
vous avez une finale de Coupe du monde de foot
c'est l'équipe qui va perdre c'est comme ça
est-ce qu'il a fait perdre la France
oui voilà
même celui qui est favori
j'ai longtemps pas été favori
je suis en train de le devenir
c'est toujours mieux d'être l'outsider c'est mieux
mais longtemps je l'ai été
il y avait une forme de tout le monde racontait
que c'était inéluctable
il y en avait clairement une inflection
aujourd'hui
c'est moi évidemment
que j'ai ça en tête
c'est assez secondaire par rapport à l'enthousiasme
que c'est de mener une campagne
et puis encore une fois c'est la démocratie
tout le monde ne peut pas gagner à la fin
et d'ailleurs ça vous agace pas
qu'elle puisse comme ça un peu quand même utiliser
sa casquette de ministre et on va dire
son affichage nationale
je crois que là elle était en émission
en assio sur BFMTV
où il y avait des parisiens mais pas que
donc est-ce qu'il y a un mélange des genres
beaucoup de non-parisiens
c'est un mélange des genres qui est sur mon démocratie
elle bénéficie de cela
elle bénéficie de soutien médiatique
inégalée
parmi tous les candidats
tous les autres sont évidemment discriminés
de ce point de vue là
elle y va très fort là parce qu'à partir de la semaine prochaine
c'est le temps officiel de la campagne
donc elle sera obligée de partager
mais je trouve ça grossier
et évidemment elle use de sa casquette de ministre
pour y parvenir
je crois pas que les parisiens
soient dupes et fondent leurs opinions
et leurs convictions
sur un prime time de ce type là
mais oui c'est un déséquilibre démocratique
qui est un problème dans notre pays désormais
toute chose c'est la droite
bénéficie d'une surexposition
médiatique
mais je pense que
tout ça n'aura pas au final beaucoup d'importance
et puis sur son statut de ministre
elle en a beaucoup usé
mais elle a le bilan le plus catastrophique
comme ministre de la Culture
depuis de très très nombreuses années
sous les deux quinquennates
d'Emmanuel Macron le budget de la Culture est toujours augmenté
sauf les deux années où elle est ministre
où ça a blessé drastiquement
elle a fait illusion quelques semaines
et puis aujourd'hui tout le monde voit bien
qu'elle a pas beaucoup mis d'énergie
dans son ministère
et deuxièmement elle est aussi comptable
d'une politique nationale qui a mis le pays
au bord de la faillite
dans une crise sociale, économique
absolument majeure
et que ceux qui pensent
qu'il n'est pas la bonne
ça en rappelle quand il vaut trop
un municipal à Paris
Vous n'avez pas de chance, vous avez Dati qui fait BFM
et Knapho qui fait
quand est-ce que les grands médias nationaux
vous invitent à part Nova
parce que leurs fonds ont peut-être été internationales
c'est Nova qui fera la bascule
je m'en suis convaincu
et le faux de la patience
c'est de la modération
je pourrais m'arracher les cheveux et plurer
c'est pas le sujet
un peu plus de fond
mais ça viendra évidemment
au cours de la campagne
ça va pas, ça va pas
ça m'empêche pas
ça marche, on dit on appelle etc
en disant mais comme c'est pas normal
des équilibres ah oui mais on va vous inviter
TF1 vous l'avez dit
quand Knapho, elle était comme je crois 3, 4e noeud et sondage
et on lui a déroulé le papier rouge
pour qu'elle avance en exclut
je leur ai dit que je trouvais qu'il était incongru
d'offrir un 20h de TF1
qui est accessible à 0,1%
de la classe politique dans toute sa carrière
était, me paraissait disproportionné
et traduisait quelque chose de l'air du temps
l'air du temps est à mon avis pas seulement
l'idée d'aider telle ou telle partie
mais l'idée de rechercher
le buzz, la sensation qui crée l'audience
dans un système qui est quand même profondément marqué
par une crise économique et qui essaie de s'en sortir
à tout prix
moi ce que je crois c'est que en dépit de ce tapis de bombe
médiatique
je suis en tête des sondages
qui sont vraiment mes adversaires
donc je crois les parisiens et les parisiens
assez intelligents pour trouver des sources d'informations
et dans les médias mais aussi dans notre ancrage
territorial
moi il me connait je suis sur le terrain depuis des années
à raison de 15h par jour
c'est nos maires d'arrondissement
c'est nos élus locaux, c'est les relations qu'on a
avec les corps intermédiaires
avec l'opinion profonde parisienne
et que ça, ça vaut tous les 20h de l'univers
TF1 vous a répondu quoi quand vous l'avez dit ?
pourquoi vous avez invité Sarah Knaphor ?
pour finir
j'aimerais vous poser
une question que je pose à tous
mes invités
on est dans quelle série actuellement pour vous ?
on va être dans une série
peut-être si vous vous donnez ma conviction
on est dans un monde dystopique
total c'est-à-dire que
les formats de films les plus extravagants
dans leur scénario
sont bousculés par l'accélération
de l'actualité du monde
c'est un vrai défi pour les scénaristes
qui suivent leur rythme
à part mettre beaucoup d'effets spéciaux
et des gardiens de la galaxie dedans
c'est difficile de faire plus fantasques
c'est assez vertigineux
on est à mi-chemin entre
barons noirs, la fièvre
1984
c'est vertigineux
d'ailleurs ça me laisse à penser
que dans l'univers de la cinématographie
et des séries et plus largement
de la littérature
je ressens une demande
d'évasion
et de bonheur
moi je serai producteur et scénariste
j'écrirai plus
le bonheur est dans le pré
ou amélie-poulain
des séries noires
parce que je pense que les gens
le monde est devenu tellement oxygène
dans ce qu'on observe
et la façon dont c'est envoyé
je crois beaucoup aussi à la puissance de la culture
et de la création pour recréer des imaginaires positifs
et en ce moment je pense qu'on a besoin
des imaginaires positifs
vous le dites sur les antennes de Radio Nova
on vous fait des programmes
qui donnent le sourire
en ce moment c'est déjà pas mal
merci Emmanuel Grégoire
et puis bonne campagne, on la suivra évidemment
parce que nous ici on a implanté à Paris
donc ça nous intéresse

A poursuivre

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