Les grands remplaçants - L'intégrale du 8 décembre
"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Amelle Chahbi, Mazine et Youness Hanifi.
Transcription
Ils sont dans les campagnes, dans les vies, ils sont sur les réseaux sociaux !
Les grands remplaçants.
C'est un français ?
Je ne sais rien. Sur la photo, il n'y avait pas porté son bravo.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment ?
Oui, c'est ça.
Jamil.
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Ouais, bonjour et bienvenue dans les grands remplaçants !
Aujourd'hui, je suis accompagné de Younes Sanifi !
Mazine !
Et Amel Chaby !
Et les amis tout de suite, la chronique de Jamil Lechlag.
Dès l'instant que vous avez le sentiment de la submersion.
Les grands remplaçants ?
Ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Ouais les gars, c'est incroyable.
Il y a un nouveau jeu de société qui s'appelle
Facho Rama.
Un jeu des 7 familles anti-racistes.
Et dans ce jeu, il y a une carte.
Le flic raciste de la BAC.
Pléonazme !
Bah c'est pas de la science-fiction non plus hein !
On n'est pas aux frontières du réel !
Ça va, Mulder ?
Toujours complotiste !
Hé !
Il y a des keufs qui sont pas contents.
Ils se sentent stigmatisés.
Les syndicats de police sont devenus hyper sensibles ou quoi ?
Ouais, notre condition d'homme blanc.
6.
Porteur d'armes à refeu.
On s'en mit à l'écart.
Mais en fait, les keufs, ils sont...
Wouk !
Bah !
Le jeu, il est clairement problématique.
Mais c'est pas ma police, ça !
Moi, je veux des poulet qui tabassent,
qui éborgnent.
Ça, c'est mes chicken.
L'asporian serbanos !
Moi, je veux des hnouches agressifs,
des cowboys.
Pourquoi vous me contrôlez, monsieur ?
Ferme ta gueule, Rachid !
Rendons le fourgo !
Voilà !
C'est ça qu'on veut, bordel !
C'est comme ça qu'on a grandi,
respecter nos repères, bordel.
Rendez-nous, l'inspecteur Harry.
Au coeur, Rick Hunter !
Et là, vous allez peut-être pas me croire.
Mais qu'est-ce qui fait le ministre de l'Intérieur ?
Il porte plainte !
Allez, on y va !
Mais c'est pas un ministère,
c'est le bureau des plairs !
Tous les jours, Laurent Lunez,
il porte plainte !
Mais la stratégie n'est pas bonne.
Car quand tu portes plainte,
ça fait une sacrée pub !
Fachorama, rupture de stock,
barré, complet.
Une plainte du ministre,
une villa.
Hé !
Laurent, tu veux pas porter plainte
contre nous ?
Ça nous ferait pas de mal !
Ça va, Lunez ?
Oh !
Régole pas, Masin !
Merci, merci, génial !
Merci à tous les amis,
et merci Mounir,
aujourd'hui, on a Ben à la Régie,
qui est Mounir qui va nous donner
le sommaire de cette émission incroyable !
Salut les bonjour à tous,
et cette semaine,
une formule un peu spéciale,
car on reçoit pendant toute la durée
de l'émission Juliette Arnaud et Ramzia Sadi.
Vous les connaissez,
ce sont des piliers de l'émission de la dernière,
avec qui on va revenir sur leur succès
incroyable de ces derniers mois.
Juliette !
Les ramsis !
Juliette !
On reviendra
sur la chaîne d'objectifs.
On parlera d'Apocalypse Now
et de la série V dans la spancule,
et là, on les accueille dès maintenant
pour un moment totalement autopromo,
Corporate.
C'est affrançais.
Ça, je me sais rien.
Sur la photo, je ne vais pas porter son rabot.
Les grands emplaçants,
avec Jamie Lechlag,
sur Radio Nova.
Nova.
On est contents,
on est contents de vous accueillir,
Juliette et Ramzie,
quel bonheur.
Merci, merci à toi.
Franchement, vous voyez.
Il faut vraiment très content.
Voilà, ça nous fait plaisir.
On est donc dans les studios de Nova.
Parce que vous, d'habitude,
vous êtes un européen dans la dernière.
Voilà,
Strasse et paillette,
cocaïne,
champagne.
Alors, ça vous fait quoi ?
De parler au bapin !
Non, Ramzie,
non, mais nous,
on rencontre le public.
Oui.
Vous êtes celle entre soi.
C'est entre soi,
entre soi, Parisien.
Enfin,
Parisien,
je mets des guillemets.
Non,
on est hyper contents
de vous recevoir,
bien sûr.
On va parler un petit peu
de la dernière.
Si, voilà,
ça a
succès exceptionnel.
Franchement,
je veux juste qu'on applaudisse
30 secondes de succès
de la dernière.
Ah non,
mais franchement, bravo.
C'est...
Alors, quel est...
Franchement, c'est grâce à Françain Terre.
Bah,
c'est génial, c'est génial.
Petite applaudisse.
Là, c'était subide.
Ah, plus de semen.
Mais c'est des applaudisseuraux,
dit-je.
Ça fait moins de bruit.
Non, non.
Alors, bon,
déjà,
alors, on a Eunès et Mazine
qui sont ici,
eux, pour tout vous dire.
On vous dit la vérité,
on est là pour tout se dire.
Ils sont contents
d'être dans les grands remplaçants.
Ils m'ont dit
leur vrai objectif.
C'est...
C'est vous !
D'autres débuts,
d'ailleurs, ils sont là,
ils se consentent.
Ils disent, oh non.
C'est...
C'est vrai.
Bien sûr, bien sûr.
Et donc,
bah, on veut savoir
nous un petit peu
les secrets aussi,
les coulisses.
Comment faire ?
Pour avoir...
Pour avoir...
Bah oui,
parce que nous,
on a des écoutes,
mon hier, je me permets.
On a des écoutes, ouais.
Non, mais on fait
ce qu'on peut aussi
avec les moyens
du bord.
Mais,
ça fait un peu
effet boule de neige.
Si, carton, hop,
ça tire le groupe
verneau.
Exactement.
Oui, c'est...
Vous êtes
Diego Maradona
pour savoir que la dernière,
elle existe grâce à toi ?
En plus.
À la base.
Non, je suis...
Ah, raconte-nous,
on sait pas aller
regarder la poube.
Vas-y.
Le jour du licenciement
de Guillaume,
Guillaume a reçu
plein d'appels.
Il ne pouvait pas
répondre à tout le monde.
Et Jamil,
l'appel, lui,
dit,
t'as dû recevoir un message
de Mathieu Pigasse.
Mon ami,
Mathieu.
Le propriétaire
de Radio Nova.
Bien sûr.
Et c'est à ce moment-là
que, en fait,
Jamil a mis en contact
Mathieu Pigasse.
Mais c'est ton succès.
C'est ton succès, ouais.
L'autre enfant
de Daniel Nova.
J'ai envie de chialer,
les gars.
Mais non, non,
mais c'est surtout...
Alors, c'est pas pour vous
faire du ping-pong
et faire de
l'auto-sucking
général.
Mais c'est surtout
grâce à vous,
grâce à votre travail.
Alors, Juliette,
toi, on te connaît par coeur.
Ramsey, c'est vrai
qu'il est...
Oui, jamais.
Il est moins connu
du grand public.
Mais il est pas connu.
Il est...
Parce que j'ai dit à
des gens dans le train
de tout à l'heure,
qu'on reçoit Juliette
et Ramsey.
Je suis le redacteur en chef.
Donc, c'est normal
que je suis pas l'antenne,
normalement.
Oui, c'est ça.
Là, c'est vraiment
parce que Guillaume
ne pouvait pas venir.
Non.
Alors, on raconte tout.
J'ai invité
les trois.
J'ai invité
Guillaume,
Juliette
et Ramsey
et Guillaume
ne pouvait pas venir.
Et quand même,
de façon
Guillaume,
il n'est pas trop disponible.
J'ai l'impression
avec les prudommes.
Avec les prudommes aussi.
Et le succès?
Et le succès.
Et la viarene
et la drogue
on n'en parle jamais.
Mais...
Il y en a d'autres dans les guillots.
Il y en a d'autres dans les guillots.
Plus on s'est la guillot, peu.
C'est la guillot, peu.
On n'est pas là
pour citer des blases.
Ça va même ricaner.
Non, rigole.
Non, donc
alors,
parce que les auditeurs
aimeraient bien savoir
comment ça se passe,
un peu les coulisses
de la dernière,
comment
l'émission est arrivée,
comment vous avez fait
pour intégrer Novar.
On oublie la partie
le Schlager.
Moi,
j'ai juste passé
le numéro de téléphone.
Mais après, comment ça s'est passé
au début, en fait ?
Vas-y, Juliette.
Non, parce que c'est toi
qui t'es plus...
qui...
qui...
qui t'es plus là, présent.
Oui, donc en gros,
Guillaume s'est fait virer
donc de France Inter.
Il y a la rencontre avec
Mathieu Pigasse
qui lui dit ta carte blanche
pendant...
pour faire ce que tu veux.
En gros.
Du coup,
Guillaume
a...
m'a recruté moi
parce que moi,
j'ai quitté France Inter
et Pierre-Manuel Barré.
Oui.
Il lui venait...
libre.
Ah, genre libre.
Il était sur le marché de...
de l'emploi.
Et on a...
on a travaillé
fin juin
à...
début...
début septembre.
Oui, donc c'est la façon de...
À fabriquer un contenu
pour faire une émission...
Mais en fait...
Mais vous saviez pas trop que...
enfin,
pour l'instant,
au tout départ,
vous étiez très peu nombreux,
quoi.
En fait,
dans le...
dans le...
dans le socle
où il y avait quand même
c'était un peu plus large.
Ah non,
au départ,
la première réunion,
il y a Juliette,
qui est partie de France Inter,
il y a Emery,
qui est partie de France Inter.
On les a recrutées
pendant l'été.
Naturellement,
j'ai envie de dire.
Après,
pour nous et Younes aussi,
on était partis de...
Ouais,
ça fait une chronique.
La meilleure.
Et la meilleure,
mais dans les pires conditions.
Dans les pires...
Alors, est-ce qu'on peut
parler rapidement
de la chronique
de Basine
comme ça tout le monde
à l'époque?
À l'époque,
du coup,
toi, Jamil,
parce que tu es...
on l'a dit,
tu es connu
très gentiment
dans l'émission,
donc,
sur France Inter avec Guillaume.
Et qui s'appelait
donc le grand dimanche soir.
Et il y avait,
comme une scène ouverte,
on va dire,
une carte blanche.
Et qui était en public
dans l'enfi,
dans l'enfi théâtre le plus grand
de Radio France,
de 2800 personnes.
Et moi,
j'arrive
à inviter
dans l'émission
qui suit
celle
où Guillaume
est polémique.
Donc,
moi,
de mon émission,
où je suis prévu
depuis plusieurs semaines,
on est
allé
dire
de voir 100 personnes,
tu vas cartonner.
Moi,
je joue devant 7
à
le studio comme celui-là.
Donc,
là,
en protection policière.
Voilà,
dès qu'elle faut tour,
dès que je suis allemand,
c'est qui ça ?
Une prise d'autage.
Et puis,
ils étaient pas dedans
parce que c'est,
oh là,
c'est horreur.
Donc,
c'était,
c'était quand même
une super nan.
Ah oui,
c'est que
tout autant qu'on était,
on était comme
on va dire
de la crise.
Le schisme,
on va dire
au sein de,
au sein de,
on reviendra plus tard
peut-être dans les coulisses,
mais c'est le début du schisme
en fait,
dans le,
dans l'émission,
quoi.
Et y avait une ambiance,
effectivement,
je te l'avais dit,
il y avait une ambiance,
c'était de fin d'année
dans une classe,
mais on ne sait pas
si on va être ensemble
l'année prochaine.
On ne sait pas si on sera
vivant
l'année prochaine.
Et tu es allé au bout.
Ouais,
je suis allé au bout.
Le chronique de Mazine
qu'il a fait chez
Françaisataire.
Exceptionnel.
Très bien,
c'était un énorme carton.
Tout le monde me parle
encore aujourd'hui.
Pas plus tard que tout à l'heure.
Tu connais Mazine,
c'est bien sûr.
Du chronique de fou.
Et d'ailleurs,
je crois que c'est l'heure
de la chronique.
D'E-M-A-Z-I-N-T.
D'un instant que vous avez
le sentiment
d'une subversion.
Les grands emplaçants
qui sont là
sur Nova.
Nova.
Bon,
Jordan Bardela,
Jordan Bardella, en visite à Moissac, s'est pris un oeuf sur la tête par le même vieux
monsieur qui avait lancé un oeuf sur Zemmour en 2022.
Je ne comprends pas la haine de ce monsieur pour les oeufs, mais les oeufs, c'est un
aliment miracle bourré de bienfait, ils sont destinés à plus grand que finir sur le
Vivelle d'Op fixation béton de Jordan Bardella.
Je me pensais à la poule, à défaut de mettre au monde un descendant, elle pensait
au moins nourrir un humain, au final son travail finit sur Zemmour.
Oh, le lendemain, Jordan, enfin pardon, Jordan, on est en France, on parle français.
Jordan a déclaré, aucune agression ne me fera terre.
Bah excuse-nous Marta Luther King, j'espère que la convalescence va pas être trop longue.
Jordan en privé, il dit à ses proches, Moissac, c'est un peu mon Vietnam à moi.
Tu sais, mais te faire terre, t'as quoi de c'est important à dire que les
arabes sont nuls ? Oh là là, c'est pas original Jordan, même nous on est un peu
d'accord avec toi.
Quand Macron, quand Macron prenait un neuf en 2017, Jordan twittait Macron quoi de neuf ?
Bon déjà on voit que l'humour, c'est un métier.
Te lance pas sur scène mon grand, tu touches pas au jeu de mots, non on touche pas au racisme.
Chacun son taf, hein, Jordan Bardet blague.
Voilà, c'est juste pour montrer un peu à quoi ressemble le talent.
L'agresseur est un retraité de 74 ans et ses proches parlent d'un homme calme,
passionné de lecture et déclarent qu'il ne comprenne pas son geste.
Bon, il a peut-être lu le bouquin de Jordan.
Je l'ai pas lu, mais il paraît qu'il fout la rache tellement c'est mal écrit.
Eh oui, Jordan Bardet lacune scolaire.
Pardon, mais je suis là aussi pour lui montrer comment on fait.
Ce qui a choqué, c'est le traitement médiatique.
Pour Mélenchon ou Macron il y a quelques années, quand ils ont pris un neuf,
on disait qu'ils avaient été chahutés.
Alors que pour Jordan, on parle d'agression, d'attentat, de tentative d'assassinat.
Hein, faisant de lui un symbole de la République, Jordan Bardet la croit.
C'est une masterclass, on l'aide d'un camp.
En attendant, il n'y a pas encore de quoi faire un biopique.
Mais si la flèche de la semaine se prend un attentat,
la farine, on aura de quoi faire des crêpes.
Merci de m'avoir écouté.
Bravo, Mazine, et tu joues ton spectacle Iceberg,
tous les dimanches à 19h au Beau-Saint-Martin jusqu'à fin décembre.
Et nous on se retrouve après la pub.
Radia sur la bande EFEM avec les grands remplacants sur Nova.
Vous êtes très... très français, en fin de compte.
Nova.
De retour sur Radio Nova,
et c'est l'heure du quart d'heure nostalgique dans le rétro-viseur.
Les grands remplacants.
Je crois que c'était mieux avant.
Dans le rétro.
Radio Nova.
Et on profite de votre présence ramusier Juliette
pour revenir sur des bons souvenirs qu'on a vécu ensemble sur les ondes.
Et notamment cette chronique que tu avais réalisée, Juliette,
et qui avait vraiment estomacé, Jamil.
Alors pour cette dernière chronique de l'année,
je n'ai pas pris de risque.
J'ai choisi l'ouvrage qui s'annonce comme le best-seller de l'été,
sans aucun doute possible.
C'est la notice du ventilateur turbo-silence extrême de Roventin.
Un ventilateur sur pied, doté de 5 vitesses,
pour un rafraîchissement personnalisé qui répond à tous les besoins,
avec notamment les modes des crescendo et arrêt automatique.
Pour Bob Dylan, on le sait,
la réponse est dans le vent.
Mais comme certains garçons ne l'ignorent pas,
quand on pisse contre le vent, on mouille sa chemise.
Et bien, il y a tout ça chez Roventin.
Des années de littérature réduite.
Oui, et à ça, bordel.
Non, mais c'est ça.
C'est ça qui est génial.
C'est-à-dire que Roventin, à la base, c'est pas très drôle.
Mais...
Pas tant.
Non, mais c'est génial.
C'est génial parce que tu lis le truc.
On est tous dedans.
C'est extraordinaire.
Prozant de la graine.
Prozant de la graine !
Marie-Sapil !
Une petite nounane de temps en temps.
Ça fait jamais de mal.
Non, non, des super souvenirs.
Monire, je sais plus.
Je sais plus, c'est quoi la suite là ?
Non, c'était sur un petit peu les moments de l'époque.
Oui, sur les moments de l'époque, là, c'était...
Les dernières émissions, c'était toujours les meilleurs ?
Oui, oui.
Ou ça, avec l'apprendre, était en vacances.
C'était la dernière, en fait.
C'était une dernière saison 2022, je crois.
La dernière saison 2022.
C'est juste avant que les ennuis arrivent.
Oui, oui, oui.
Dans mon souvenir.
On y reviendra plus tard.
Restez connectés !
Non, non, mais moi, ce qui m'a marqué surtout
pendant toute cette expérience de France Inter,
c'est ton rire.
Le rire de Juliette Arnault.
Quand tu fais une chronique, c'est très important.
Nous aussi, on connaît.
Parce qu'on est tous des humoristes.
Donc on sait très bien que le rire, c'est le...
C'est le rythme.
C'est le rythme, en fait.
Et c'est l'encouragement de tes collègues.
C'est difficile.
Si tu as quelqu'un qui se retient,
un peu ou qui ne oses pas trop rire, c'est horrible.
Quand tu as quelqu'un qui se lâche...
Un rire...
Comme Juliette.
On est une petite compil.
Non, non, non.
Non, non, non.
Non.
Je me dis, j'avoue que même moi...
Même moi, ça me fait peur.
C'est très encourageant.
Non, non, mais il y a quelque chose de l'ordre de la générosité.
Ouais, franchement.
Non, non.
C'est sûr.
Il est perverti.
Mais ça m'a valu la première fois.
Vraiment que je me suis fermonté les bretelles à Inter,
c'était à cause de mon rire.
Mais non, mais je te crois pas.
Et l'immédiation, oui.
Mais ça veut dire quoi, genre...
La patronne d'Inter qui m'a convoquée dans son bureau
et qui, entre autres, gracieuse c'est m'a dit...
Il faudrait changer votre rire.
Ça suffit de se rire.
Ça n'est pas votre rire, donc...
Bah si.
Bah si.
Mon rire.
Et après, elle m'a dit, donc,
reculez-vous du micro.
Ah ouais.
Non, non.
Ça te met la confiance.
Mais tu vois, si on avait été là, on lui aurait dit,
non, rapproche-toi du micro.
Et ça fait...
Et bien, en plus...
C'est bien, parce que c'était plein de sororité.
Enfin, je me suis sentie vraiment très soutenue.
Donc, une radio publique, tout ça, ça fait plaisir.
Ouais, ça fait plaisir de...
Après, mytho, hein.
Surtout qu'elle a dit l'inverse
à ton collègue, Alex Visorek.
Qui a le même rire.
Elle a dit sa force, c'est son rire.
Oui, mais ça, elle l'a dit après,
parce que moi, j'ai su,
avant qu'au début, elle emmerdait
Alex Visorek sur son rire aussi,
mais de toute façon...
C'est fou, ça.
Faut vraiment...
D'être convoquée,
avoir une heure de convoquation pour son rire,
c'est...
C'est collé.
C'est incroyable.
C'est incroyable.
Tu n'as pas obligé de m'appeler
dans ton bureau.
Non, mais...
Mais même dans un texto,
Surtout quand la personne t'a jamais dit bonjour,
et que la première fois qu'elle te parle,
c'est pour te dire ça,
c'est pas ouf, vrai.
Par contre, jusqu'on est
sur les souvenirs un peu douloureux,
on va revenir sur un épisode
truffé de microagression,
dont Jamil a été victime
de la part de nos anciennes collègues.
C'est...
C'est terrible.
En fait, leur enfant
n'est même pas un sujet de discussion.
C'est un peu comme le casier judiciaire
de Jamil.
On n'en parle pas.
Vous voyez.
Bah non, c'est ça.
C'est...
On se tait.
On fait comme si ça n'existait pas.
C'est vraiment un enfant
ou ça, proxénétisme.
C'est un peu pareil.
Je m'en rappelle.
Je m'en rappelle.
Je vous explique.
Je m'en rappelle très bien.
Merci Monir
de me rappeler des souvenirs.
Attends, explique.
J'explique.
On est...
à Nancy.
À Nancy.
À Nancy, en public.
Et il y a une chroniqueuse
de l'émission
qui décide de faire une chronique.
Et dans sa chronique,
à un moment donné,
elle dit ça.
C'est une chronique humoristique.
Elle ne fait pas une chronique humoristique.
Elle fait une chronique littéraire.
Ah, d'accord.
Voilà, c'est un corps pire.
C'est un corps pire.
J'ai essayé de la sauver.
Donc c'est quand même...
C'est du premier de Grèce.
Mais c'était...
Cette dame-là, c'est du premier de Grèce.
Elle lui dit...
Elle essaye de mettre une touche du mot.
Ah, elle essaye quand même.
Il y a une volonté de voler.
Il y a une volonté de voler.
Il y a une volonté de voler.
D'accord.
Mais moi, en fait,
quand je l'écoute,
je m'en rappelle très bien.
Attends, j'arrive.
C'est ça, c'est ça.
Et moi, quand je l'écoute...
C'est un arabe.
Ouais, voilà.
C'est ça aussi.
En fait, j'explique.
Time out.
Pardon, Néo.
C'est chelou.
En fait, moi, quand j'écoute ça,
en fait, mon premier réflexe,
en tant que mec sympa,
c'est de rire.
Je me dis...
Ah, merde.
Elle veut faire une blague.
Je comprends pas où elle va,
mais je rigole.
Tu vois, je fais...
Et après, je réfléchis.
Je dis, attends.
Est-ce que j'ai pas dit
que j'avais fait de la prison
jour dans une chronique?
Tu vois, je dis...
Oui, oui, oui.
Tu dis, attends.
J'ai dû dire un truc.
Et après, tu sais...
Et après, tu as la pub,
là, tu vois.
Et donc, je marche,
mais je marche,
mais je suis pas confiant.
Je suis pas sauvain.
Tu sais, je vois que tout le monde
a rigolé.
Je dis, attends.
Et puis, je dis ça.
Et puis, je commence
à douter de moi-même
de mon passif.
Je dis, si.
Tu vois, je n'ai jamais
fait de gardevres.
J'ai toujours été exemplaire,
comme dirais ma mère.
Mes enfants, il n'y en a pas
un café de la prison.
Oui.
Dans la vie.
Dans la vie.
Mais dans un quartier,
c'est la classe.
Parce que t'en as au moins
un qui part en cacahuète.
Et là, je me rappelle
très bien, c'est Juliette
qui vient me voir
et qui me dit,
ouais, c'est pas normal
ce qui vient de se passer.
Tu sais, qui me parle, en fait.
Qui me parle.
À toi tout de suite,
tu l'as...
Elle a capté.
Parce qu'elle aussi,
elle le vit en tant que femme.
Donc, elle sait très bien
que des fois, tu sais
pas comment réagir,
tu sais pas quoi dire.
Et donc...
Et donc...
Et c'est Juliette
qui me dit,
c'est pas normal et tout.
Et...
Et c'est là, j'ai dit...
Ah!
Elle a dit ça
parce que je suis un arabe.
Mais j'avais pas compris au début.
Ah putain, c'est terrible.
C'est terrible.
On embrasse cette...
Allez, on enchaîne.
Bah oui, mais toi,
Ramsey aussi, tu as du...
Bon, on va dire...
Du racisme.
Alors, ce que j'essaie d'expliquer,
c'est que c'est...
Peut-être que la personne
n'est pas raciste,
c'est pas la question.
Ce qu'on veut dire,
ce qu'on veut dire,
c'est qu'à des moments de vie,
des fois, tu dis des trucs racistes.
Ça fait pas de toi, Hitler.
C'est ça que j'essaie d'expliquer aux gens.
Moi-même, des fois,
j'ai pu dire dans ma vie
des trucs misogynes.
C'est...
C'est...
Oh!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Oui!
Oui!
Si t'étais pas sûre,
entre loud means!
À ta droite, parfois,
ça nous a tous arrivées de te dire
non, vraiment, je ne vois pas.
Donc le mieux dans ces cas là
c'est de te dire ok
mais va voir que tu m'expliques
puisque moi là,
littéralement, je n'ai pas.
Ouais.
On est d'accords,
qu'il y avait겠어,
plusieurs personnes ortours de la table.
On était mille.
On était mille.
Des gens ont été milles
et on était,
et le rire qu'on entend quand
nous cuck gripec,
l'invité, c'est améline noton.
Améline noton?
Ouais,
et donc de tous les chroniqueurs PEW
personne qu'elle pouvait choisir.
Oui, mais avec un Arab, je pense.
Il y avait Ramsey, mais il était derrière.
Alors, Ramsey, toi, comment c'est, c'est possible que tout était...
Je n'ai pas vécu des choses racistes comme ça.
Avant de travailler à France Inter, je travaillais à Canal.
Bien sûr.
Et un jour, j'étais rédacteur en chef d'une émission.
J'étais à mon bureau dans un grand open space.
Il y avait, je ne sais pas, 20 personnes.
Il y a un agent de CQ qui arrive comme ça.
Les agents de CQ sont à l'entrée, normalement.
Ils rentrent dans l'open space, ils regardent, ils me voient.
Il fait le tour.
Moi, j'étais en pleine réunion, je discutais vraiment de sujets sérieux.
Enfin, de sujets sérieux.
Pardon, mais je rie d'avance.
Mais c'est pas vrai.
Il me regarde.
Il se met à côté de moi, il fait.
Vous travaillez ici ?
Non, mais énorme.
Les gens éclatent de rire autour, parce qu'ils pensent que c'était mal.
Bah oui.
Je suis d'ailleurs en train de travailler ici, là, appellement.
Et du coup, ils commencent à partir, puis ils reviennent.
Vous pouvez me montrer votre badge.
Vous avez compris ?
C'est beau.
J'ai sorti mon badge.
Parce qu'en fait, t'es tellement...
Une anomalie.
C'est un MRA B.
Je suis une anomalie là-dedans.
Après, j'ai regardé l'open space.
Oui, j'étais peut-être le seul arabe.
L'autre, c'était l'informaticien et l'intendant.
Oui, oui.
Donc, tu n'as rien à foutre ici.
Exactement.
Mais il te le montre encore une fois, tu vois, que tu n'as pas ta place ici.
Et à France Inter, je me suis fait requer les trois fois à l'entrée.
En montrant mon badge.
T'étais toi, tu travaillais en quotidien.
En plus, je venais tous les jours.
Le mec, il vient tous les jours.
Deux fois par jour.
Je fais que j'allais déjeuner à midi.
Mais ça veut dire, non.
Mais ça veut dire aussi que le mec de la sécu, son œil ne voit que des blancs et qu'il...
Et ça lui a fait un truc...
Oui, ça lui a fait le lui.
C'est dit, peut-être que...
Vous habitez l'immeuble ?
Tu sais, c'est...
Oui, c'est un peu ça.
Oui, ça me l'a déjà fait.
Mais là, ce qui était bien...
Bon, j'ai ma boîte aux lettres.
Je vais dans ma boîte aux lettres.
Je vais mettre une pêche.
Ce qui était bien là-dedans, moi, je vais essayer de voir le positif.
C'est que tous mes collègues étaient choqués.
Et ont vu que ce qu'on subit aurait été en permanence.
Oui, le quotidien de trucs.
Moi, ce que je disais à Juliette,
moi, ça fait pas longtemps que quand je veux supermarcher avec mon sac,
que j'ose mettre les trucs directement dans mon sac.
Parce que...
Wouah, j'arrive pas à le faire.
Wouah, j'arrive.
À chaque fois, je me dis...
Non, laisse tomber.
Ouais, ou partir sans le tiquer.
Vous voulez tiquer bien sûr que je veux tiquer.
Pour prouver que j'ai bien...
Exactement.
Donc, au moins, ils ont vu ce qu'on subissait, pardon.
Une fois comme...
Juste après qu'on ait parlé de ça avec Ramsay,
je vais au monoprix à côté de chez moi.
Et j'avais un houdi noir et j'ai ma capuche.
Il pleut, donc je garde ma capuche
au moment où je descends dans l'escalateur du monoprix.
Et je sens une main sur mon épaule.
Je me retourne et j'avais une mèche frisée comme ça qui sortait.
Je me retourne, le mec me regarde et me dit
« Enlève ton houdi, enlève ta capuche ».
Alors là, je lui ai fait tout mon grand numéro
de la bourgeoisie française.
Non, je lui ai fait...
Pardon ?
Quel est la loi ?
Quel est la loi qui m'a attardé d'avoir un couvre-chelard ?
Et j'étais comme ça ?
Non, je continue de me remonter.
Vous restez à la même moteur que lui.
C'est ça qu'on veut dire !
Mais là, cette, elle était folle.
Je vais essayer de le faire.
Non.
Et je lui ai dit « Non, je ne le ferai pas ».
Je ne le ferai pas, ma capuche.
Je vais essayer de le faire, attends.
Ouais.
Et quelle est la loi ?
Quel est la loi ?
Ou non, de quelle loi ?
Non.
Et le mec comprend pas les règles du coup.
Ouais, c'est génial.
Alors, petite...
Pause musicale.
Petite pause musicale, m'en dire,
et on enchaîne tout de suite.
Les grands remplaçants.
Nova.
On est retour sur Radio Nova
avec Ramzi Asadi et Juliette Arnault.
Et donc on était sur un petit échange d'expérience.
Voilà, retour sur l'expérience.
Racisme, misogynie.
Intersectionalité.
Et c'est vrai que bon,
on a eu pas mal d'anecdotes liées au racisme,
à la misogynie.
Et là, c'est génial qu'il y ait Amel
et Juliette.
C'est un hasard.
Oui, c'est un hasard.
Et on a toutes les deux fait partie
d'une collection de films documentaires
qu'on a réalisés
qui s'appelait « Pourquoi nous déteste-t-il ? ».
Donc « Pourquoi nous déteste-t-il ? ».
« Nous les Arabes ».
C'était mon film.
Et le tien.
C'était « Nous les femmes ».
Exactement.
Et il y avait nous les Noirs
avec Lucien Jean-Baptiste.
Et il y a eu après toute une série
et voilà, donc je suis contente
parce qu'on vit des choses
là, on en a parlé tout à l'heure,
des choses du quotidien très reloues.
Mais grâce à notre art,
on peut en parler sur une heure,
sur un film et ouvrir un peu les esprits
et déconstruire un peu les fantasmes.
En plus, toi et moi,
à l'époque où on l'a fait,
toi, c'était avant moi.
Moi, je m'en souviens très bien
parce que c'était largement avant Mitu.
Oui.
Oui, oui.
Et que chaque fois le producteur
lui disait « Non, mais là,
tu veux pas faire des trucs comme ça,
tu l'enregistres ».
Ah oui, tu aurais tellement
tu l'enregistres.
Oui.
Et à l'époque, je me souviens,
j'étais encore pas si futé
que ça, est-ce que je me disais
« Ah oui, il doit avoir raison,
mais non, littéralement pas ».
Mais pour sa défense,
c'était avant Mitu.
Et toi, c'est pareil,
c'était largement avant Mitu
et c'était de toute façon
un discours qui était encore...
On n'avait personne
n'avait envie de parler
de trémination.
Mais en fait,
tu étais...
Mais quand tu vois
avec le regard d'aujourd'hui
le passé, il y a plein de trucs.
Nous, les premiers,
quand on a fait des sketches
au début,
des fois, c'était un peu
problématique.
Mais en fait,
au début,
tu es dans le regard d'avant,
comment dire ?
En fait,
c'est presque injuste
de nous revoir
avec les yeux de maintenant.
Merci Mounir,
on respond à ta félicitude.
C'est injuste,
et c'est complètement con.
C'est temps qu'à l'année ?
Qu'est-ce qu'il y a du coup ?
C'est temps 2022, en fait.
2016,
enfin 2015 même,
moi je dirais que le mien,
c'était en 2000,
c'était avant mitou.
Je suis sûre de ça,
parce que quand je vois arriver
mitou,
je me dis putain,
c'est trop féminin.
Et ça, c'est trop féminin.
Autour de 2015, 2016,
en tout cas.
Et moi,
je me rappelle,
quand je suis petit,
il y a un gars
que je n'aime pas du tout,
qui m'a toujours...
C'était Serge Gainsbourg
quand j'étais petit,
pour un truc précis.
Pour un truc...
Moi, c'était 1000.
Non, non.
Moi, ça a commencé,
je suis petit,
j'ai pas d'oseille.
Je n'ai pas d'oseille.
Je brûle le billet.
Et voilà, je vois un mec,
un dégueulasse,
il prend un billet de 500 francs,
il le brûle.
Mais t'es qui, toi ?
T'es qui, toi,
pour brûler un billet de 500 francs
devant nous ?
On était là !
On aurait pu faire les courses.
On aurait pu faire les courses.
Mais je te retourne la question.
Il avait pris ça
pour faire une image
sur son taux d'imposition.
Maintenant,
avec tes yeux d'aujourd'hui...
Et le con d'en prendre.
Oui, bien sûr.
On ne dit pas qu'il va mieux.
Mais jamais de ma vie,
je brûle un billet,
mais j'imagine des gens
à temps et galère et tout.
Non, mais tu...
On n'a jamais les brûles
et les courriers de l'Ursafe.
Voilà.
Non, non, mais je me rappelle
très bien de...
Je dérape un peu
pardon sur Serge Gainsbourg
parce que moi,
j'ai jamais aimé ce gars.
Et quand j'étais petit,
quand je le disais,
je me rappelle,
tu connais rien,
tu connais rien.
Il dégoûte.
J'aime pas ces chansons.
Et ces chansons sont bizarres.
Il y a sa fille dedans.
Non, mais en plus,
c'est vrai.
Alors moi, je suis de 73.
Donc je me suis cognée.
Petite fille.
Lui, en train de traiter
Catherine Ringer de pute.
Ah, mais oui.
Tranquille.
Dans la plus grande des détentes.
De traiter Whitney Houston
de pute.
Elle a 19 ans
au moment où elle est
sur le plateau de Drucker.
Ça ne nous a pas fait rire.
Après, il est avec sa gamine
qui a mon âge
et il chante Lémonie Stesse.
Ah oui.
Je me retourne vers ma mère
et je lui dis,
ça veut dire quoi,
Stesse, ma mère me fait
vraiment voussouler
à écouter la radio.
Ouais.
Et tous ces images,
je vois, je suis assez,
je viens d'une famille suffisamment
festive
pour comprendre
que cette personne
est bourrée à l'antenne.
Ouais, ouais.
Je ne comprends pas
pourquoi c'est ok
qu'il y ait des gens
bourrés à l'image.
Bien sûr.
Et en même temps,
tout le monde s'accoute.
Moi, j'aime beaucoup sa musique.
Enfin, en tout cas, la musique
qui faisait dans les années 70
ou 80,
c'est la saque que je te l'aie.
C'est la musique
qui m'aimait profondément.
Et je ne m'autorise pas
à me dire,
bah non, en fait,
là, ça fait chier.
Là, il y a trop de trucs
donc j'ai le droit de dire
à voix haute.
Mais moi, je suis en merde
Serge Gainsbourg
et je trouve ça
hallucinant
qu'il soit à la télé.
Mais c'est génial.
Mais il a fallu arriver
que j'y arrive à 40 balais
pour que je me dise
ça déjà à voix haute
et qu'après, j'ose dire
devant des gens.
Non, mais le truc
de Catherine Ranget,
parce que la vidéo ressort
et en fait,
mais c'est pas drôle.
C'est pas marrant.
Mais il y a rien qui va.
C'est gélant.
Mais c'est l'air
comme on lui dit pas.
Pareil,
tu sais, à ce moment-là,
elle a 25 balais.
Oui, c'est un week-night.
La vidéo, c'est quoi ?
Ta Catherine Ranget,
la chanteuse d'Alitamitsuko.
C'est ses débuts.
C'est ses débuts.
C'est une meuf des lilas,
on l'adore.
On la croise de temps en temps
à la mairie des lilas
et elle a recalé Macron.
T'as vu, quand elle a voulu lui
faire un câlin Macron ?
Tu sais, genre Macron,
il aime bien quand tu...
Très, il aime bien faire le tactile.
Il fait le tactile
et t'as vu tout le monde
tout le monde lui faire un câlin.
Tu sais, c'est le président,
tu sais pas comment faire.
Il te fait un câlin,
tu te dis, vas-y, Arshouma,
je vais pas lui dire non.
Et elle, vu qu'elle est taigre,
que c'est une carrière...
Elle est rigolante.
Elle a dit, enlève tes mains, toi.
Bref, après, ça va partir derrière.
Et donc, elle est hyper jeune,
et c'est pas vrai.
C'est censé être une émission musicale.
Évidemment, comme n'importe quel mec
bourré, il dit de la merde
sur la musique actuelle,
Gainsbourg,
la chanteuse d'Alitamitsuko.
Elle lui tient tête
alors que c'est une jeune femme,
une jeune artiste.
Elle lui tient tête, mais calme-moi,
dans le plus grand des calmes,
elle lui dit,
et puis, arrêtez de boire.
En fait, littéralement,
là maintenant, arrêtez de boire,
c'est chiant,
tout l'aleine,
les propos, les crachats,
enfin tout ça.
Et là, il la traite de pute.
Alors, ça tombe sous le sens.
Elle est en train de lui dire,
arrête de picoler.
Mais comment on dirait un importe qui,
qui est ivroguet,
qui parle de mal.
Et il a dit à Whitney,
Whitney qu'on aime tous.
Et qui a réagi,
comme quand tout le monde est gêné,
comme quand tu as réagi
avec cette dame,
tu as dit, tu ris,
tu fais,
mais de gêne,
toi, tu ris de gêne.
Whitney Houston,
elle a dit,
elle a déjà tout le monde l'aime,
mais Moussamah Ben Laden,
il avait des posters d'air.
C'est vrai, c'est vrai.
Moussamah,
bien sûr,
elle a dit,
je veux tout niquer.
Attends,
des posters d'air de quel époque,
ils n'ont pas trouvé.
Ils ont trouvé dans les disques durs,
dans les disques durs.
Oui, mais moi,
je suis très fort en Whitney.
Pas dans la grotte,
là, où se cachait,
mais dans l'autre,
mais moi,
avec des punets.
Ça marche pas sur le calcaire.
Non, dans les disques durs.
Oui, oui.
Dans les disques durs,
il était là,
on se craignait.
Pour lui,
mais c'est vrai que
Whitney,
c'est quand même en termes
de,
c'est une chanteuse ornore.
Non, mais surtout,
elle était tellement mime.
Enfin,
ça se voit sur les images.
Quand tu regardes,
tu vois que c'est une enfant,
c'est une enfant.
Elle avait pas encore rencontré
Bobby Brown.
Non,
elle avait déjà rencontré
toute sa famille,
parce que c'était pas Bobby Brown
qui a fait du le plus de mal
à la famille
qu'il y a bien d'abord,
bien installé.
Ah oui, c'est horrible.
La vie de Whitney Houston,
c'est incroyable.
Et quand t'arrives en France,
t'arrives in Paris,
t'as 19 ans,
t'es une enfant américaine,
tu vois.
Bien sûr.
Pardon,
in Paris.
On est là ou pas ?
On parle pas en anglais,
non ?
Ah non.
Jamais du Connecticut.
Ça,
c'est un maximum dur.
In Paris, yes.
In Paris,
non, mais je me mets
dans le canton.
Et elle arrive,
il y a Michel Drucker,
et il y a un gars
qui n'est pas elle.
Il y a un vieux,
un vieux monsieur.
Il lui dit dans sa langue.
Dans sa langue.
Dans sa langue.
Ah oui,
oui,
je me rappelle.
Et elle,
elle le regarde.
Et elle voit que tout le monde rigole.
Non, en fait,
il fait pire que ça.
Il fait pire que ça.
Il lui dit pas dans les yeux.
Oui, oui.
J'ai oublié.
Il regarde Michel Drucker,
il lui dit,
j'ai oublié.
Je sais pas si tu vois le degré
d'humiliation horrible.
C'est horrible.
C'est vraiment le...
Mais c'est le pire.
Comment je résumais
la culture française ?
À Saca,
je voulais pas dire ça.
Il y a des gens des fois
qu'ils m'ont déjà dit ça.
Eh ben c'est très intéressant.
Parce que oui,
littéralement c'est vrai.
Et il y a une grosse partie
de la culture française
qui est fabriquée sur ce truc
du patriarcat.
Plus, plus.
On n'est pas en Suède,
surtout pas en Allemagne.
On est dans un pays
où le patriarcat
il est chez lui.
C'est tout.
Non mais deux choses
peuvent être vraies.
Ça peut être la culture
et ça peut être nul.
Oui, deux.
Ça peut être...
Des choses très fines
et tout.
Et c'est vrai assez raffiné.
Enfin, il paraît.
Il y a un monsieur
qui m'avait dit ça.
Je me rappelle, j'avais un débat
dans le train
sur Serge Gainsbourg.
Tu vois.
Et je dis, moi j'aime pas
Serge Gainsbourg.
Et c'était un monsieur un peu âgé.
Il m'a dit, vous voyez,
monsieur, ça c'est la culture
française.
Je lui dis, pas du tout.
La culture française
c'est aussi le big deal.
Bien joué.
J'ai essayé d'appeler le taquet.
Mais pour lui,
ça c'est,
tu vois, c'est lui
qui décide en fait
qu'est-ce qui est la culture
française.
Voilà.
Là nous,
on n'est pas la culture
française déjà.
Les missions,
et on passe,
je passe un super moment
avec vous.
C'est génial.
Vous êtes,
parce qu'on a un fil conducteur.
À la base, on peut parler
de...
Si on est sur la culture,
on va embrayer
sur votre podcast
que vous réalisez
de manière assez régulière
la fabrique.
Génial.
Où vous recevez
des gens qui crée.
Et vous essayez un peu
d'aller dans la boîte noire
de décrypter.
Donc,
ça fait combien de temps
que vous le faites.
Et pourquoi vous avez voulu
vraiment
savoir ce qui se passe
derrière
la boîte?
Non.
C'est des questions
de vous dire
hyper-techniques.
Qu'est-ce que vous voulez dire
par là?
Alors...
Donc,
c'est 4 ans,
5 ans,
peut-être.
Ben,
l'idée,
tous les deux,
on se posait
avec Juliette et
François,
qui on le faisait au début
et qui
quittait de la vie.
On se posait
beaucoup de questions
sur la création,
sur comment
on crée,
comment moi,
j'écris.
Juliette,
donc on se posait
beaucoup de questions là-dessus
sur le processus créatif.
D'accord.
Et sur l'autorisation.
Oui,
et la principale question,
la première question,
sur l'autorisation,
explique.
Pourquoi est-ce
qu'il y a des gens
qui s'autorisent
à 15,
16,
ou 18,
20,
ou plus tard,
qui s'autorisent
à embrasser
une carrière artistique
alors qu'il y en a d'autres
qui, ça se voit
en les moyens.
Et non,
ils ne le feront jamais.
Moi,
j'ai eu des,
je me souviens
de dire,
aller
en avant-trinquant,
je me lance
à essayer d'être chanteuse.
Jamais,
c'était évident.
Et donc,
ça nous passionnait
qu'il y ait des gens
qui se donnent l'autorisation
ou peut-être que quelqu'un
leur avait donné.
Et donc,
on voulait poser
au plus de gens possible
cette question-là.
Et c'était fou
parce que tout le monde
a une réponse
en fait
assez spécifique.
Oui,
parce que c'est
l'autorisation,
c'est une super question
sur Juliette.
Et c'est vrai qu'on s'est
souvent,
plus jeune,
je vais faire ça.
Non.
Le hasard de la vie
t'amène,
là,
je suis obligé
de faire une dédicace
à ma femme,
Faiza,
qu'on embrasse ici
à la rédac,
qui est romancière
et qui a écrit
un livre
en cours
par hasard.
Elle l'écrivait
comme ça,
parce qu'elle aimait
bien écrire.
Et son prof lui a dit,
attends,
fais voir,
je peux lire.
Il a lu,
il a bien aimé,
il a dit,
ce que tu peux finir.
Il fluent Hill,
il a dit,
je peux faire.
Il a dit,
il est un chef.
Il a dit,
il a pas aimé,
ce que je peux dire,
il a dit à la rédac.
Il a dit
il est un chef.
On s'est finit.
Car,
ça a fait
un peu plus
il a dit,
ce que je peux dire.
Il a dit.
J'ai dit,
il a dit,
il a dit
il a dit,
j'ai dit,
je peux tenir,
pourquoi sweetness
?
Il a dit,
il a dit,
je vais t'occuper.
qui lui vient directement de là et que l'écriture pour elle, ça n'est jamais qu'une autre
réalité.
Putain, c'est génial.
C'est génial ce qu'elle a dit.
On t'embrasse Faiza, on espère t'inviter, mes vues qu'on est...
Mais tu vois, je suis là, il est comme ceci, hein.
Et moi, je vais prendre l'autorisation de lancer la pub.
Et on va écouter Jarul et H&T, always on time à l'ancienne, et on se retrouve
après.
Moi, je pense que ça doit être un des bons vies qu'on peut faire pour toi.
Ravzia sur la bande EFEM, avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très... très français, en fin de compte.
Nova.
Vous êtes sur Radio Nova, et c'est l'heure de l'instant culte.
Nova.
Les grands remplaçants.
La huile du petit grand mec.
L'instant culte sur Nova.
Et cette semaine, Juliette, elle a voulu mettre en avant un film majeur, que vous
allez tous reconnaître après cette réplique.
Vous sentez cet odeur ? Quoi ? C'est le napalm, fils ! Y'a rien d'autre au monde qui
est cet odeur-là.
J'adore respirer l'odeur du napalm le matin.
Un fou furieux, quoi ! Comment il s'appelle...
Alors l'acteur, c'est Robert Duval.
Oui, c'est Tom Hagen.
Oui, c'est Tom Hagen.
Oui, c'est Tom Hagen.
C'est Tom Hagen.
Qu'il groille.
Qu'il groille.
Ok, ok.
Qu'il groille.
Ok, donc...
On est sur un classique.
On est sur un classique.
On a tous reconnu Apocalypse Now.
Palme d'Or de Cannes en 1979.
Exact.
Filme incroyable, on peut dire.
Moi, je me suis jamais remise, en fait.
Et j'arrive pas...
Je pensais qu'en vieillissant, j'allais changer de film préféré au monde.
Pas du tout.
C'est le même depuis...
Et en plus, moi, je n'avais pas le droit de le voir.
Mon père, il avait la musique à la maison, notamment la musique avec la chauvochie
des Valqueries de la Terre.
Avec les hélicoptères.
Les hélicoptères qui vont attaquer.
Et mon père, il ne voulait pas que je voie le film parce qu'il disait que c'était trop violent.
Il avait putain de raison.
Mais par contre, il me racontait les scènes avec la musique.
Et donc, j'arrive à Paris, j'ai 18 ans.
Ça y est, je peux aller au cinéma.
Ça y est, la liberté.
Je n'ai pas le permis.
Mais je vais voir Apocalypse Now.
Et puis, il y a un cinéma aussi, à Paris, à Deplin.
Voilà, il y a un plein de cinéma et je vais voir le film, c'était Boulevard
du Montparnasse.
Je suis sortie, j'ai vomi.
C'est pas vrai.
La seule fois de ma vie que je m'ai vomi, c'est à Granger, sur le Boulevard du Montparnasse,
de chocs dépouvantes, de terrors purs.
Et pourtant, tu n'as pas rejoté le film.
Non, je l'ai revu à chaque fois qu'il a été remonté, que Coppola.
Ouais, j'ai vu, il y a une version qui dure 3h30, 3h50, j'ai la regardé.
Avec les Français.
Je le revois une fois par an.
Je suis fascinée.
Voilà, il y a toute la séquence avec les Français qui durent bien une demi-heure
qui avait été enlevée.
Qui est super.
Et qui est incroyable, on dirait un film à part entière.
Ouais, c'est un film à part entière.
Le recontextualisé.
Ouais, en gros, il y a un mec, donc peut-être que tu l'as un peu plus en tête.
En fait, le film d'abord, en gros, pour faire le pitch.
Le gros, c'est un soldat, déjà assez expérimenté, qui depuis quelques années au Vietnam,
et on lui dit, il y a un type, un colonel, qui s'appelle le colonel Kurt,
qui est au fin fond du pays.
Marlon Brando.
Il est joué par Marlon Brando et qui est en train de faire n'importe quoi.
Il défie l'armée américaine.
Ça suffit.
Vous remontez le fleuve, vous le chopez, vous le butez, vous rentrez.
Donc, nous, on ne voit pas Marlon Brando.
On a juste une photo, tu vois.
De lui jeune.
De lui jeune.
Et donc, la première fois qu'il apparaît à l'écran, en fait, c'est Marlon Brando
qui a mangé Marlon Brando.
Et tu te dis, ouais, mais je ne vais pas avoir peur de ce type.
Après, il parle, tu fais le bossy.
Je vais avoir peur de ce type.
Il est filmé dans l'ombre et tout.
Mais il n'avait pas jugé utile d'apprendre son texte.
Ce que c'est Marlon Brando.
Voilà.
Il y avait Coppola qui lui mimait le texte.
C'est pour ça qu'il parle en fait à voix basse, hyper doucement.
Mais ça te fait encore plus mal priper.
Et le film, il est fouelier.
Et donc, il y a un passage où, dans sa remontée du fleuve,
il tombe sur une plantation française.
Parce qu'avant la guerre du Vietnam, il y avait eu une autre guerre française,
celle-là, qui était la guerre d'Indochine.
Et ça, c'est des survivants de la guerre d'Indochine
qui n'ont rien à foutre sur ce territoire,
qui vont très clairement mourir, mais qui restent là.
Ils veulent les colons pour.
Ils sont avec leurs bouteilles de vin, les nappes blanches à table,
et ils sont là comme des fantômes.
Et en fait, ce film n'est pas un film sur la guerre,
c'est un film sur la folie.
Et je pense que c'est pour ça que j'ai vomi à Granger.
C'est un film sur comment la dinguerie rentre dans le cerveau des humains.
Et parce qu'ils sont tous devenus fous.
De toute façon, tous les gens qui font la guerre,
maintenant on a des preuves, les qui aiment le save,
tu peux pas faire la guerre et t'en sortir mentalement.
Voilà, ça n'est pas possible.
Avec une scène d'un concert pendant le film,
où il y a un concert, donc des meufs, des américaines, qui viennent,
qui viennent divertir les troupes,
les troupes des gros bofins, c'est la guerre.
C'est pas des gros bofins, c'est des jeunes gens
qui n'ont pas vu une femme de 8 mois.
Et qui savent qu'ils vont mourir ?
Mais ça ne vient pas des beaux.
Et donc, au bout d'un moment, s'il y en a un qui se lance,
comme il n'y a pas assez de gens pour les tenir,
ils se lancent tous et ils sont 300.
Les filles, elles sont 3.
Il n'y a pas nique que déjà des américains du Wisconsin,
qui sont là avec des bières.
Ils n'ont pas vu une meuf depuis, je ne sais pas comment.
Tu vois, imagine, t'es les 3 meufs.
Et c'est le premier film où l'on voit la ligne 13.
Et il a 16 ans.
Et ça, c'est une idée géniale.
Moi, c'est la première fois que je voyais dans un film de guerre
où on mettait un mec jeune.
C'est-à-dire qu'il y a vraiment l'âge qu'on a
quand les gens qu'on envoie à la guerre les conscrivent.
Putain, c'est ça l'âge qu'ils ont pour de vrai.
Et tout à coup, la tête de Laurence Fishburne,
en fait, dans le tout le film,
est un effroi d'un doute à l'autre.
Et les décors, les décors, c'est incroyable.
Les décors, la musique.
Rarement, tu vois ça en défilé.
C'est peut-être le choc et peut-être d'autant plus fort
pour tout le monde et peut-être pour toi,
parce que c'est tiré d'un livre aussi.
Et souvent, les films, quand c'est bien fait,
une adaptation littéraire, c'est hyper dense, en fait,
par rapport à un scénario original.
Parfois, il y a mâche, mais souvent,
quand c'est bien fait, un livre,
ça peut être une déflagration, nous.
Il y a peut-être ça derrière.
Oui, c'est rare d'avoir...
Souvent, quand il y a le livre,
c'est dur de faire un film mieux que le livre.
Tu vois, où aussi bien.
Pour le coup, c'est une vraie adaptation,
parce que d'abord, c'est pas du tout la même époque.
Conrad, c'est un écrivain du début,
ça se passe sur le grand fleuve,
dont je ne vais pas me souvenir du nom,
qui traverse le Congo comme ça.
Et puis, ce n'est pas tout à fait la même histoire.
Il y a plein de choses.
Déjà, il s'appelait le colonel Kurtz aussi,
mais ce n'est pas la même histoire,
et ce n'est pas en temps de guerre.
Le roman, ce n'est pas en temps de guerre.
Là, en plus, se rajoute le truc de la singlerie des hommes,
de la nature tout autour.
Il y a un tigre, quand même,
en film, je vous rappelle,
il y a une scène avec un tigre
qui est abominable.
C'est parce que la semaine dernière,
il y a un tigre,
parce qu'on a parlé de l'ours de Jean-Jacques Canot.
Et pendant tout le temps qu'on parle de l'ours,
à un moment donné,
il y a une scène qui me dit,
mais c'est un documentaire.
Je dis non, c'est un film.
Et il me dit, mais qui joue l'ours ?
C'est ça, qui est génial.
Mais c'est vrai que si tu ne sais pas,
tu ne l'as pas vu,
tu ne peux pas savoir.
Et après, je vous ai envoyé les scènes,
d'ailleurs, le making-of un peu,
comment ils ont dressé l'ours.
C'est terrifiant.
Mais bon, je m'écarte un peu du sujet.
Non, il y avait un tigre.
Il y a un tigre et un ours.
C'est une forêt, voilà.
Tranquille.
Bambio, c'est nous.
Non, mais génial, super film.
Super, super apocalipses.
Et donc Ramzi, toi, tu as choisi...
Ah, c'est grand d'ambiance, ouais.
Tu as choisi quoi ?
Tu as choisi une série...
Qui s'appelle...
La série préférée des Arabes.
J'adore.
Parce qu'il y avait une sorte d'identification.
Parce qu'il devait se cacher.
Les lesards, tu vois, on voyait,
vous êtes un lesard, mais non.
Mais tous les Arabes, c'est que mes parents,
ils adorent, on adoreait.
Mais bien sûr, évidemment.
Avec la parodie des inconnus
qui représentait aussi les Arabes aussi.
Absolument.
Non, c'était les envahisseurs.
Les lesards devaient rester...
Vivre dans cette comie...
C'est les méchants, les lesards, en fait.
Non, non, non.
Leur but, c'était d'aller en tir à la terre.
On est là pour toi, Frérot.
C'est le plan.
Tu m'es passé douce.
Attendez, je pense que Ramzi n'a pas eu le plan.
Je crois que c'est hyper embêtant.
On va faire une petite pause dans l'émission.
On file le plan, Ramzi.
Le pitch, en gros, c'est...
C'est des extra-terrestres qui arrivent sur Terre.
Parce qu'il n'y a plus d'eau sur leur planète.
Et donc, ils demandent de l'aide aux humains.
Et ensuite,
il y a un truc où ils mettent en place
petit à petit une petite dictature.
Tranquille.
Discretement.
En séduisant les médias,
en séduisant la bourgeoisie,
en discriminant les scientifiques.
Et en fait, ça rappelle un petit peu
tout ce qui se passe avec Trump, globalement.
Même, ça peut même aller plus proche de chez nous.
On écoute cet extrait.
Donc, il est tiré de la série,
mais il aurait pu très bien se dérouler
en réunion de rédacte à CNews.
Il n'y a pas longtemps entre eux.
Tous les continents seront bientôt
sous notre entière domination.
Ça doit faire plaisir.
Eh bien, disons plutôt que ce qui me fait plaisir,
c'est de pouvoir servir notre chef.
En mettant à sa disposition
les mecs retalants que je possède.
John m'a dit que notre chef
était très satisfait de ton procédé de conversion.
Oui, mais tu sais combien il peut être impatient.
Tu es arrivé à leur faire vraiment croire
qu'une conspiration existe.
Et qu'ils en font partie.
Et en plus, les preuves que nous avons fabriquées
renforcent leur croyance.
Et l'opération se déroule le mieux du monde.
C'est énorme, c'est énorme.
Mais comment tu l'as trouvé cet extrait là, c'est fou.
Il circulait sur Internet.
Mais c'est énorme.
Ah, c'est fou.
Et puis, c'est ce que tu disais
sur les extraterrestres
où ils arrachaient leur peau.
Et en fait, c'était des lésards.
Donc en fait, c'est une fausse peau
qui s'arrachait et tout.
C'était visuellement pour nous,
quand on était petits.
C'était fou, quoi, de voir ça.
Elle mangeait des souris.
Après, j'ai revu l'extrait
où elle mange.
Je l'ai envoyé.
L'extrait où elle mange une souris,
l'effet est pété.
C'est juste de claquer.
En train de mettre la souris dans la bouche,
autre plan,
où c'est un mannequin
qui...
C'est un plan où ça gorge.
C'est l'effort de la mannequin.
C'est le même mec des effets spéciaux.
Et on n'est pas sur du James Cameron.
Tu vois, tu sens que le budget était...
Il n'y avait pas encore la motion capture.
En fait, c'est 3 téléfilms.
Puis ensuite, c'est 2 autres téléfilms.
Un truc comme ça.
Alors il y a 2 téléfilms, plus 2 téléfilms.
Et après, une série de 19 et plus.
Et à ça, c'est allé en s'écroulant.
Les deux téléfilms sont pas mal.
Mais en fait, la série, elle est un peu bidon.
Elle a plus de budget.
Non, parce qu'en fait, c'est le fondateur.
Ils ont écarté le fondateur après la première série de...
De téléfilms.
Et oui, la chaîne voulait surfer sur le succès vite.
Donc ils l'ont mis de côté.
Ils ont fait les premiers téléfilms.
Ça a encore continué à marcher.
Et après, ils ont fait la série de 19 épisodes.
Et après, c'était Dynasty dans l'espace.
Oui, c'était plus du tout.
Parce qu'il y avait la guerre entre Diana et une autre...
Une brunule blonde.
Oui, je me rappelle.
C'est bien, c'est original.
Elles avaient des brochings ?
Ah, on eut cuir.
Décole-moi la racine.
Je suis une parenthèse rapide
pour tous les mecs de ma génération
par rapport à Diana.
Diana, je sais pas si tu te rappelles de la actrice.
Je n'avais pas la télé quand j'étais petit.
Diana, bon, c'est les premières sensations.
Moi, je me rappelle que quand...
Non, mais Diana brûle,
cuir moulax.
Moi, j'ai 6 ans, c'est le bandètre dans Fazer.
Alors entre elle et Wonder Woman,
je me rappelle que c'était quelque chose de...
Et Cat's Eyes aussi.
Elles étaient belles, elles étaient très belles.
Cat's Eyes, c'est un dessin animé quand même, mais...
Oui, mais elles étaient très belles.
Cat's Eyes.
Ah bah les...
Moi, c'était Albator, donc...
Alors toi, Eunice,
tu t'aimes bien qui ?
Parce qu'il y a un moment
de bascule dans l'enfance
où tu commences à regarder avec les yeux
du perverse.
Non, avec les yeux des hormones.
Oui, voilà. Alors, est-ce qu'il y a un moment
que tu te rappelles ?
Je choisis le persu, je parlais.
Je parlais.
Je parlais.
Non, tu regardais pas peut-être.
Ce que tu as dit, c'est pas ma génération.
Ah oui, elle sait quoi t'es ?
C'était Dora.
Ah, c'est des mangas.
C'est des mangas ?
One Piece ?
Dora, l'exploratrice.
Des animés, ouais.
Des animés que tu voyais.
Ah, des animés et Arnold.
Je sais pas si ça va.
Mais Arnold, il a la même génération.
Il avait des sensations sur et Arnold.
Non !
C'est quoi, c'était un petit animal ?
Ouais, non, c'était un petit garçon.
Ah oui, il y avait des sensations sur et Arnold.
Ah oui.
Et personne va te juger.
Je suis dans du self-place.
Des sensations sur et Arnold.
On rappelle un peu des premières sensations.
Je ne saurais pas dire.
Premier petit béga.
Ils avaient tout de suite les portables YouTube.
Ça va direct.
Non, non.
Les dessins animés, gamin.
C'était Dragon Ball Z, la bagarre.
Et après tu regardes Dragon Ball Z, après tu vas te battre avec ton frère.
C'est le principe, c'est Saturday matin.
Les premières sensations, je pense que ça arrive un peu plus tard.
Je pense avec les séries.
Je pense que moi, c'est plus la Friends au début.
Friends, ouais.
Jennifer Aniston et Monika.
Et Monika, les deux.
C'est les hommes, vous êtes fatigants.
Un peu Monika, un peu Phoebe quand même.
Monika aussi, j'ai dit.
Monika et Jennifer Aniston, les deux.
Mais t'as dit d'abord Rachel.
Moi, je n'étais pas trop Friends.
Moi, j'aimais bien Hillary dans le prince de Bellaire.
Ah, oui.
Un peu peste.
Un peu peste.
Ouais, mais elle était sympa aussi.
Mais ils l'ont fait un peu bébête.
C'est ça qui m'énervait, tu vois.
Ouais, c'est génial, on pourrait parler de ça pendant des heures.
Ouais, dans Cosby's show aussi.
Oui, il y avait Cosby's show.
Alors, Cosby's show, il y avait moi, j'aimais bien Denise.
Denise, ouais.
Denise, quand même un certain style.
Mais nous, on ne peut pas parler de...
On est beaucoup trop déconstruits avec R&B.
Ah, sur Cosby.
Ah, oui, putain, c'est vrai que...
Ah, oui.
C'est qu'en salle.
Ah, j'étais déçue.
C'était un très bon staine de peur.
Ouais.
En plus, c'était pas cool.
Parce que c'était vraiment le père de famille idéal.
Ouais.
Pas comme le père de cette à la maison.
Ils avaient tous...
Il installait un truc à la fois gentil avec ses mots,
mais un peu moqueur.
Tout le monde avait envie de vifier les Cosby's.
Et après, t'as coup, le mec, il viole tous les week-end.
Ah, d'accord.
Déclare avant.
Déclare avant, comme ça, au moins.
Tu as moins envie de vivre chez les Cosby's.
Mais moi, je me rappelle, un jour, je suis venu de voir Juliette
et je t'ai dit, putain, hier, j'ai vu un film de fou.
Tu me mettes dit, vas-y, c'est con.
Parce qu'on parle tout le temps, cinéma avec Juliette.
Et je lui dis, ouais, c'est le pianiste.
Il m'a dit, c'est Roman Polanski qui l'a réalisé.
Il faut des bons égouts.
Ils sont rouillous.
Ils sont rouillous.
C'est génial.
Sur ces belles paroles, je crois que c'est l'heure de se quitter.
On remercie Juliette Arnaud et Rapsie
à sa dite et plaisir.
Quelle plaisir.
Quelle plaisir.
On avait Eunice Hanifi, Mazine,
Amel Shaby, Benal Arregi et Mounir.
Et on se retrouve la semaine prochaine.
La semaine prochaine, inshallah.
C'était les grands remplacons avec Jamil Lechelag
à retrouver en podcast sur nova.fr et sur YouTube.
Nova.
Les grands remplaçants.
C'est un français ?
Je ne sais rien. Sur la photo, il n'y avait pas porté son bravo.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment ?
Oui, c'est ça.
Jamil.
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Ouais, bonjour et bienvenue dans les grands remplaçants !
Aujourd'hui, je suis accompagné de Younes Sanifi !
Mazine !
Et Amel Chaby !
Et les amis tout de suite, la chronique de Jamil Lechlag.
Dès l'instant que vous avez le sentiment de la submersion.
Les grands remplaçants ?
Ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Ouais les gars, c'est incroyable.
Il y a un nouveau jeu de société qui s'appelle
Facho Rama.
Un jeu des 7 familles anti-racistes.
Et dans ce jeu, il y a une carte.
Le flic raciste de la BAC.
Pléonazme !
Bah c'est pas de la science-fiction non plus hein !
On n'est pas aux frontières du réel !
Ça va, Mulder ?
Toujours complotiste !
Hé !
Il y a des keufs qui sont pas contents.
Ils se sentent stigmatisés.
Les syndicats de police sont devenus hyper sensibles ou quoi ?
Ouais, notre condition d'homme blanc.
6.
Porteur d'armes à refeu.
On s'en mit à l'écart.
Mais en fait, les keufs, ils sont...
Wouk !
Bah !
Le jeu, il est clairement problématique.
Mais c'est pas ma police, ça !
Moi, je veux des poulet qui tabassent,
qui éborgnent.
Ça, c'est mes chicken.
L'asporian serbanos !
Moi, je veux des hnouches agressifs,
des cowboys.
Pourquoi vous me contrôlez, monsieur ?
Ferme ta gueule, Rachid !
Rendons le fourgo !
Voilà !
C'est ça qu'on veut, bordel !
C'est comme ça qu'on a grandi,
respecter nos repères, bordel.
Rendez-nous, l'inspecteur Harry.
Au coeur, Rick Hunter !
Et là, vous allez peut-être pas me croire.
Mais qu'est-ce qui fait le ministre de l'Intérieur ?
Il porte plainte !
Allez, on y va !
Mais c'est pas un ministère,
c'est le bureau des plairs !
Tous les jours, Laurent Lunez,
il porte plainte !
Mais la stratégie n'est pas bonne.
Car quand tu portes plainte,
ça fait une sacrée pub !
Fachorama, rupture de stock,
barré, complet.
Une plainte du ministre,
une villa.
Hé !
Laurent, tu veux pas porter plainte
contre nous ?
Ça nous ferait pas de mal !
Ça va, Lunez ?
Oh !
Régole pas, Masin !
Merci, merci, génial !
Merci à tous les amis,
et merci Mounir,
aujourd'hui, on a Ben à la Régie,
qui est Mounir qui va nous donner
le sommaire de cette émission incroyable !
Salut les bonjour à tous,
et cette semaine,
une formule un peu spéciale,
car on reçoit pendant toute la durée
de l'émission Juliette Arnaud et Ramzia Sadi.
Vous les connaissez,
ce sont des piliers de l'émission de la dernière,
avec qui on va revenir sur leur succès
incroyable de ces derniers mois.
Juliette !
Les ramsis !
Juliette !
On reviendra
sur la chaîne d'objectifs.
On parlera d'Apocalypse Now
et de la série V dans la spancule,
et là, on les accueille dès maintenant
pour un moment totalement autopromo,
Corporate.
C'est affrançais.
Ça, je me sais rien.
Sur la photo, je ne vais pas porter son rabot.
Les grands emplaçants,
avec Jamie Lechlag,
sur Radio Nova.
Nova.
On est contents,
on est contents de vous accueillir,
Juliette et Ramzie,
quel bonheur.
Merci, merci à toi.
Franchement, vous voyez.
Il faut vraiment très content.
Voilà, ça nous fait plaisir.
On est donc dans les studios de Nova.
Parce que vous, d'habitude,
vous êtes un européen dans la dernière.
Voilà,
Strasse et paillette,
cocaïne,
champagne.
Alors, ça vous fait quoi ?
De parler au bapin !
Non, Ramzie,
non, mais nous,
on rencontre le public.
Oui.
Vous êtes celle entre soi.
C'est entre soi,
entre soi, Parisien.
Enfin,
Parisien,
je mets des guillemets.
Non,
on est hyper contents
de vous recevoir,
bien sûr.
On va parler un petit peu
de la dernière.
Si, voilà,
ça a
succès exceptionnel.
Franchement,
je veux juste qu'on applaudisse
30 secondes de succès
de la dernière.
Ah non,
mais franchement, bravo.
C'est...
Alors, quel est...
Franchement, c'est grâce à Françain Terre.
Bah,
c'est génial, c'est génial.
Petite applaudisse.
Là, c'était subide.
Ah, plus de semen.
Mais c'est des applaudisseuraux,
dit-je.
Ça fait moins de bruit.
Non, non.
Alors, bon,
déjà,
alors, on a Eunès et Mazine
qui sont ici,
eux, pour tout vous dire.
On vous dit la vérité,
on est là pour tout se dire.
Ils sont contents
d'être dans les grands remplaçants.
Ils m'ont dit
leur vrai objectif.
C'est...
C'est vous !
D'autres débuts,
d'ailleurs, ils sont là,
ils se consentent.
Ils disent, oh non.
C'est...
C'est vrai.
Bien sûr, bien sûr.
Et donc,
bah, on veut savoir
nous un petit peu
les secrets aussi,
les coulisses.
Comment faire ?
Pour avoir...
Pour avoir...
Bah oui,
parce que nous,
on a des écoutes,
mon hier, je me permets.
On a des écoutes, ouais.
Non, mais on fait
ce qu'on peut aussi
avec les moyens
du bord.
Mais,
ça fait un peu
effet boule de neige.
Si, carton, hop,
ça tire le groupe
verneau.
Exactement.
Oui, c'est...
Vous êtes
Diego Maradona
pour savoir que la dernière,
elle existe grâce à toi ?
En plus.
À la base.
Non, je suis...
Ah, raconte-nous,
on sait pas aller
regarder la poube.
Vas-y.
Le jour du licenciement
de Guillaume,
Guillaume a reçu
plein d'appels.
Il ne pouvait pas
répondre à tout le monde.
Et Jamil,
l'appel, lui,
dit,
t'as dû recevoir un message
de Mathieu Pigasse.
Mon ami,
Mathieu.
Le propriétaire
de Radio Nova.
Bien sûr.
Et c'est à ce moment-là
que, en fait,
Jamil a mis en contact
Mathieu Pigasse.
Mais c'est ton succès.
C'est ton succès, ouais.
L'autre enfant
de Daniel Nova.
J'ai envie de chialer,
les gars.
Mais non, non,
mais c'est surtout...
Alors, c'est pas pour vous
faire du ping-pong
et faire de
l'auto-sucking
général.
Mais c'est surtout
grâce à vous,
grâce à votre travail.
Alors, Juliette,
toi, on te connaît par coeur.
Ramsey, c'est vrai
qu'il est...
Oui, jamais.
Il est moins connu
du grand public.
Mais il est pas connu.
Il est...
Parce que j'ai dit à
des gens dans le train
de tout à l'heure,
qu'on reçoit Juliette
et Ramsey.
Je suis le redacteur en chef.
Donc, c'est normal
que je suis pas l'antenne,
normalement.
Oui, c'est ça.
Là, c'est vraiment
parce que Guillaume
ne pouvait pas venir.
Non.
Alors, on raconte tout.
J'ai invité
les trois.
J'ai invité
Guillaume,
Juliette
et Ramsey
et Guillaume
ne pouvait pas venir.
Et quand même,
de façon
Guillaume,
il n'est pas trop disponible.
J'ai l'impression
avec les prudommes.
Avec les prudommes aussi.
Et le succès?
Et le succès.
Et la viarene
et la drogue
on n'en parle jamais.
Mais...
Il y en a d'autres dans les guillots.
Il y en a d'autres dans les guillots.
Plus on s'est la guillot, peu.
C'est la guillot, peu.
On n'est pas là
pour citer des blases.
Ça va même ricaner.
Non, rigole.
Non, donc
alors,
parce que les auditeurs
aimeraient bien savoir
comment ça se passe,
un peu les coulisses
de la dernière,
comment
l'émission est arrivée,
comment vous avez fait
pour intégrer Novar.
On oublie la partie
le Schlager.
Moi,
j'ai juste passé
le numéro de téléphone.
Mais après, comment ça s'est passé
au début, en fait ?
Vas-y, Juliette.
Non, parce que c'est toi
qui t'es plus...
qui...
qui...
qui t'es plus là, présent.
Oui, donc en gros,
Guillaume s'est fait virer
donc de France Inter.
Il y a la rencontre avec
Mathieu Pigasse
qui lui dit ta carte blanche
pendant...
pour faire ce que tu veux.
En gros.
Du coup,
Guillaume
a...
m'a recruté moi
parce que moi,
j'ai quitté France Inter
et Pierre-Manuel Barré.
Oui.
Il lui venait...
libre.
Ah, genre libre.
Il était sur le marché de...
de l'emploi.
Et on a...
on a travaillé
fin juin
à...
début...
début septembre.
Oui, donc c'est la façon de...
À fabriquer un contenu
pour faire une émission...
Mais en fait...
Mais vous saviez pas trop que...
enfin,
pour l'instant,
au tout départ,
vous étiez très peu nombreux,
quoi.
En fait,
dans le...
dans le...
dans le socle
où il y avait quand même
c'était un peu plus large.
Ah non,
au départ,
la première réunion,
il y a Juliette,
qui est partie de France Inter,
il y a Emery,
qui est partie de France Inter.
On les a recrutées
pendant l'été.
Naturellement,
j'ai envie de dire.
Après,
pour nous et Younes aussi,
on était partis de...
Ouais,
ça fait une chronique.
La meilleure.
Et la meilleure,
mais dans les pires conditions.
Dans les pires...
Alors, est-ce qu'on peut
parler rapidement
de la chronique
de Basine
comme ça tout le monde
à l'époque?
À l'époque,
du coup,
toi, Jamil,
parce que tu es...
on l'a dit,
tu es connu
très gentiment
dans l'émission,
donc,
sur France Inter avec Guillaume.
Et qui s'appelait
donc le grand dimanche soir.
Et il y avait,
comme une scène ouverte,
on va dire,
une carte blanche.
Et qui était en public
dans l'enfi,
dans l'enfi théâtre le plus grand
de Radio France,
de 2800 personnes.
Et moi,
j'arrive
à inviter
dans l'émission
qui suit
celle
où Guillaume
est polémique.
Donc,
moi,
de mon émission,
où je suis prévu
depuis plusieurs semaines,
on est
allé
dire
de voir 100 personnes,
tu vas cartonner.
Moi,
je joue devant 7
à
le studio comme celui-là.
Donc,
là,
en protection policière.
Voilà,
dès qu'elle faut tour,
dès que je suis allemand,
c'est qui ça ?
Une prise d'autage.
Et puis,
ils étaient pas dedans
parce que c'est,
oh là,
c'est horreur.
Donc,
c'était,
c'était quand même
une super nan.
Ah oui,
c'est que
tout autant qu'on était,
on était comme
on va dire
de la crise.
Le schisme,
on va dire
au sein de,
au sein de,
on reviendra plus tard
peut-être dans les coulisses,
mais c'est le début du schisme
en fait,
dans le,
dans l'émission,
quoi.
Et y avait une ambiance,
effectivement,
je te l'avais dit,
il y avait une ambiance,
c'était de fin d'année
dans une classe,
mais on ne sait pas
si on va être ensemble
l'année prochaine.
On ne sait pas si on sera
vivant
l'année prochaine.
Et tu es allé au bout.
Ouais,
je suis allé au bout.
Le chronique de Mazine
qu'il a fait chez
Françaisataire.
Exceptionnel.
Très bien,
c'était un énorme carton.
Tout le monde me parle
encore aujourd'hui.
Pas plus tard que tout à l'heure.
Tu connais Mazine,
c'est bien sûr.
Du chronique de fou.
Et d'ailleurs,
je crois que c'est l'heure
de la chronique.
D'E-M-A-Z-I-N-T.
D'un instant que vous avez
le sentiment
d'une subversion.
Les grands emplaçants
qui sont là
sur Nova.
Nova.
Bon,
Jordan Bardela,
Jordan Bardella, en visite à Moissac, s'est pris un oeuf sur la tête par le même vieux
monsieur qui avait lancé un oeuf sur Zemmour en 2022.
Je ne comprends pas la haine de ce monsieur pour les oeufs, mais les oeufs, c'est un
aliment miracle bourré de bienfait, ils sont destinés à plus grand que finir sur le
Vivelle d'Op fixation béton de Jordan Bardella.
Je me pensais à la poule, à défaut de mettre au monde un descendant, elle pensait
au moins nourrir un humain, au final son travail finit sur Zemmour.
Oh, le lendemain, Jordan, enfin pardon, Jordan, on est en France, on parle français.
Jordan a déclaré, aucune agression ne me fera terre.
Bah excuse-nous Marta Luther King, j'espère que la convalescence va pas être trop longue.
Jordan en privé, il dit à ses proches, Moissac, c'est un peu mon Vietnam à moi.
Tu sais, mais te faire terre, t'as quoi de c'est important à dire que les
arabes sont nuls ? Oh là là, c'est pas original Jordan, même nous on est un peu
d'accord avec toi.
Quand Macron, quand Macron prenait un neuf en 2017, Jordan twittait Macron quoi de neuf ?
Bon déjà on voit que l'humour, c'est un métier.
Te lance pas sur scène mon grand, tu touches pas au jeu de mots, non on touche pas au racisme.
Chacun son taf, hein, Jordan Bardet blague.
Voilà, c'est juste pour montrer un peu à quoi ressemble le talent.
L'agresseur est un retraité de 74 ans et ses proches parlent d'un homme calme,
passionné de lecture et déclarent qu'il ne comprenne pas son geste.
Bon, il a peut-être lu le bouquin de Jordan.
Je l'ai pas lu, mais il paraît qu'il fout la rache tellement c'est mal écrit.
Eh oui, Jordan Bardet lacune scolaire.
Pardon, mais je suis là aussi pour lui montrer comment on fait.
Ce qui a choqué, c'est le traitement médiatique.
Pour Mélenchon ou Macron il y a quelques années, quand ils ont pris un neuf,
on disait qu'ils avaient été chahutés.
Alors que pour Jordan, on parle d'agression, d'attentat, de tentative d'assassinat.
Hein, faisant de lui un symbole de la République, Jordan Bardet la croit.
C'est une masterclass, on l'aide d'un camp.
En attendant, il n'y a pas encore de quoi faire un biopique.
Mais si la flèche de la semaine se prend un attentat,
la farine, on aura de quoi faire des crêpes.
Merci de m'avoir écouté.
Bravo, Mazine, et tu joues ton spectacle Iceberg,
tous les dimanches à 19h au Beau-Saint-Martin jusqu'à fin décembre.
Et nous on se retrouve après la pub.
Radia sur la bande EFEM avec les grands remplacants sur Nova.
Vous êtes très... très français, en fin de compte.
Nova.
De retour sur Radio Nova,
et c'est l'heure du quart d'heure nostalgique dans le rétro-viseur.
Les grands remplacants.
Je crois que c'était mieux avant.
Dans le rétro.
Radio Nova.
Et on profite de votre présence ramusier Juliette
pour revenir sur des bons souvenirs qu'on a vécu ensemble sur les ondes.
Et notamment cette chronique que tu avais réalisée, Juliette,
et qui avait vraiment estomacé, Jamil.
Alors pour cette dernière chronique de l'année,
je n'ai pas pris de risque.
J'ai choisi l'ouvrage qui s'annonce comme le best-seller de l'été,
sans aucun doute possible.
C'est la notice du ventilateur turbo-silence extrême de Roventin.
Un ventilateur sur pied, doté de 5 vitesses,
pour un rafraîchissement personnalisé qui répond à tous les besoins,
avec notamment les modes des crescendo et arrêt automatique.
Pour Bob Dylan, on le sait,
la réponse est dans le vent.
Mais comme certains garçons ne l'ignorent pas,
quand on pisse contre le vent, on mouille sa chemise.
Et bien, il y a tout ça chez Roventin.
Des années de littérature réduite.
Oui, et à ça, bordel.
Non, mais c'est ça.
C'est ça qui est génial.
C'est-à-dire que Roventin, à la base, c'est pas très drôle.
Mais...
Pas tant.
Non, mais c'est génial.
C'est génial parce que tu lis le truc.
On est tous dedans.
C'est extraordinaire.
Prozant de la graine.
Prozant de la graine !
Marie-Sapil !
Une petite nounane de temps en temps.
Ça fait jamais de mal.
Non, non, des super souvenirs.
Monire, je sais plus.
Je sais plus, c'est quoi la suite là ?
Non, c'était sur un petit peu les moments de l'époque.
Oui, sur les moments de l'époque, là, c'était...
Les dernières émissions, c'était toujours les meilleurs ?
Oui, oui.
Ou ça, avec l'apprendre, était en vacances.
C'était la dernière, en fait.
C'était une dernière saison 2022, je crois.
La dernière saison 2022.
C'est juste avant que les ennuis arrivent.
Oui, oui, oui.
Dans mon souvenir.
On y reviendra plus tard.
Restez connectés !
Non, non, mais moi, ce qui m'a marqué surtout
pendant toute cette expérience de France Inter,
c'est ton rire.
Le rire de Juliette Arnault.
Quand tu fais une chronique, c'est très important.
Nous aussi, on connaît.
Parce qu'on est tous des humoristes.
Donc on sait très bien que le rire, c'est le...
C'est le rythme.
C'est le rythme, en fait.
Et c'est l'encouragement de tes collègues.
C'est difficile.
Si tu as quelqu'un qui se retient,
un peu ou qui ne oses pas trop rire, c'est horrible.
Quand tu as quelqu'un qui se lâche...
Un rire...
Comme Juliette.
On est une petite compil.
Non, non, non.
Non, non, non.
Non.
Je me dis, j'avoue que même moi...
Même moi, ça me fait peur.
C'est très encourageant.
Non, non, mais il y a quelque chose de l'ordre de la générosité.
Ouais, franchement.
Non, non.
C'est sûr.
Il est perverti.
Mais ça m'a valu la première fois.
Vraiment que je me suis fermonté les bretelles à Inter,
c'était à cause de mon rire.
Mais non, mais je te crois pas.
Et l'immédiation, oui.
Mais ça veut dire quoi, genre...
La patronne d'Inter qui m'a convoquée dans son bureau
et qui, entre autres, gracieuse c'est m'a dit...
Il faudrait changer votre rire.
Ça suffit de se rire.
Ça n'est pas votre rire, donc...
Bah si.
Bah si.
Mon rire.
Et après, elle m'a dit, donc,
reculez-vous du micro.
Ah ouais.
Non, non.
Ça te met la confiance.
Mais tu vois, si on avait été là, on lui aurait dit,
non, rapproche-toi du micro.
Et ça fait...
Et bien, en plus...
C'est bien, parce que c'était plein de sororité.
Enfin, je me suis sentie vraiment très soutenue.
Donc, une radio publique, tout ça, ça fait plaisir.
Ouais, ça fait plaisir de...
Après, mytho, hein.
Surtout qu'elle a dit l'inverse
à ton collègue, Alex Visorek.
Qui a le même rire.
Elle a dit sa force, c'est son rire.
Oui, mais ça, elle l'a dit après,
parce que moi, j'ai su,
avant qu'au début, elle emmerdait
Alex Visorek sur son rire aussi,
mais de toute façon...
C'est fou, ça.
Faut vraiment...
D'être convoquée,
avoir une heure de convoquation pour son rire,
c'est...
C'est collé.
C'est incroyable.
C'est incroyable.
Tu n'as pas obligé de m'appeler
dans ton bureau.
Non, mais...
Mais même dans un texto,
Surtout quand la personne t'a jamais dit bonjour,
et que la première fois qu'elle te parle,
c'est pour te dire ça,
c'est pas ouf, vrai.
Par contre, jusqu'on est
sur les souvenirs un peu douloureux,
on va revenir sur un épisode
truffé de microagression,
dont Jamil a été victime
de la part de nos anciennes collègues.
C'est...
C'est terrible.
En fait, leur enfant
n'est même pas un sujet de discussion.
C'est un peu comme le casier judiciaire
de Jamil.
On n'en parle pas.
Vous voyez.
Bah non, c'est ça.
C'est...
On se tait.
On fait comme si ça n'existait pas.
C'est vraiment un enfant
ou ça, proxénétisme.
C'est un peu pareil.
Je m'en rappelle.
Je m'en rappelle.
Je vous explique.
Je m'en rappelle très bien.
Merci Monir
de me rappeler des souvenirs.
Attends, explique.
J'explique.
On est...
à Nancy.
À Nancy.
À Nancy, en public.
Et il y a une chroniqueuse
de l'émission
qui décide de faire une chronique.
Et dans sa chronique,
à un moment donné,
elle dit ça.
C'est une chronique humoristique.
Elle ne fait pas une chronique humoristique.
Elle fait une chronique littéraire.
Ah, d'accord.
Voilà, c'est un corps pire.
C'est un corps pire.
J'ai essayé de la sauver.
Donc c'est quand même...
C'est du premier de Grèce.
Mais c'était...
Cette dame-là, c'est du premier de Grèce.
Elle lui dit...
Elle essaye de mettre une touche du mot.
Ah, elle essaye quand même.
Il y a une volonté de voler.
Il y a une volonté de voler.
Il y a une volonté de voler.
D'accord.
Mais moi, en fait,
quand je l'écoute,
je m'en rappelle très bien.
Attends, j'arrive.
C'est ça, c'est ça.
Et moi, quand je l'écoute...
C'est un arabe.
Ouais, voilà.
C'est ça aussi.
En fait, j'explique.
Time out.
Pardon, Néo.
C'est chelou.
En fait, moi, quand j'écoute ça,
en fait, mon premier réflexe,
en tant que mec sympa,
c'est de rire.
Je me dis...
Ah, merde.
Elle veut faire une blague.
Je comprends pas où elle va,
mais je rigole.
Tu vois, je fais...
Et après, je réfléchis.
Je dis, attends.
Est-ce que j'ai pas dit
que j'avais fait de la prison
jour dans une chronique?
Tu vois, je dis...
Oui, oui, oui.
Tu dis, attends.
J'ai dû dire un truc.
Et après, tu sais...
Et après, tu as la pub,
là, tu vois.
Et donc, je marche,
mais je marche,
mais je suis pas confiant.
Je suis pas sauvain.
Tu sais, je vois que tout le monde
a rigolé.
Je dis, attends.
Et puis, je dis ça.
Et puis, je commence
à douter de moi-même
de mon passif.
Je dis, si.
Tu vois, je n'ai jamais
fait de gardevres.
J'ai toujours été exemplaire,
comme dirais ma mère.
Mes enfants, il n'y en a pas
un café de la prison.
Oui.
Dans la vie.
Dans la vie.
Mais dans un quartier,
c'est la classe.
Parce que t'en as au moins
un qui part en cacahuète.
Et là, je me rappelle
très bien, c'est Juliette
qui vient me voir
et qui me dit,
ouais, c'est pas normal
ce qui vient de se passer.
Tu sais, qui me parle, en fait.
Qui me parle.
À toi tout de suite,
tu l'as...
Elle a capté.
Parce qu'elle aussi,
elle le vit en tant que femme.
Donc, elle sait très bien
que des fois, tu sais
pas comment réagir,
tu sais pas quoi dire.
Et donc...
Et donc...
Et c'est Juliette
qui me dit,
c'est pas normal et tout.
Et...
Et c'est là, j'ai dit...
Ah!
Elle a dit ça
parce que je suis un arabe.
Mais j'avais pas compris au début.
Ah putain, c'est terrible.
C'est terrible.
On embrasse cette...
Allez, on enchaîne.
Bah oui, mais toi,
Ramsey aussi, tu as du...
Bon, on va dire...
Du racisme.
Alors, ce que j'essaie d'expliquer,
c'est que c'est...
Peut-être que la personne
n'est pas raciste,
c'est pas la question.
Ce qu'on veut dire,
ce qu'on veut dire,
c'est qu'à des moments de vie,
des fois, tu dis des trucs racistes.
Ça fait pas de toi, Hitler.
C'est ça que j'essaie d'expliquer aux gens.
Moi-même, des fois,
j'ai pu dire dans ma vie
des trucs misogynes.
C'est...
C'est...
Oh!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Ah!
Oui!
Oui!
Si t'étais pas sûre,
entre loud means!
À ta droite, parfois,
ça nous a tous arrivées de te dire
non, vraiment, je ne vois pas.
Donc le mieux dans ces cas là
c'est de te dire ok
mais va voir que tu m'expliques
puisque moi là,
littéralement, je n'ai pas.
Ouais.
On est d'accords,
qu'il y avait겠어,
plusieurs personnes ortours de la table.
On était mille.
On était mille.
Des gens ont été milles
et on était,
et le rire qu'on entend quand
nous cuck gripec,
l'invité, c'est améline noton.
Améline noton?
Ouais,
et donc de tous les chroniqueurs PEW
personne qu'elle pouvait choisir.
Oui, mais avec un Arab, je pense.
Il y avait Ramsey, mais il était derrière.
Alors, Ramsey, toi, comment c'est, c'est possible que tout était...
Je n'ai pas vécu des choses racistes comme ça.
Avant de travailler à France Inter, je travaillais à Canal.
Bien sûr.
Et un jour, j'étais rédacteur en chef d'une émission.
J'étais à mon bureau dans un grand open space.
Il y avait, je ne sais pas, 20 personnes.
Il y a un agent de CQ qui arrive comme ça.
Les agents de CQ sont à l'entrée, normalement.
Ils rentrent dans l'open space, ils regardent, ils me voient.
Il fait le tour.
Moi, j'étais en pleine réunion, je discutais vraiment de sujets sérieux.
Enfin, de sujets sérieux.
Pardon, mais je rie d'avance.
Mais c'est pas vrai.
Il me regarde.
Il se met à côté de moi, il fait.
Vous travaillez ici ?
Non, mais énorme.
Les gens éclatent de rire autour, parce qu'ils pensent que c'était mal.
Bah oui.
Je suis d'ailleurs en train de travailler ici, là, appellement.
Et du coup, ils commencent à partir, puis ils reviennent.
Vous pouvez me montrer votre badge.
Vous avez compris ?
C'est beau.
J'ai sorti mon badge.
Parce qu'en fait, t'es tellement...
Une anomalie.
C'est un MRA B.
Je suis une anomalie là-dedans.
Après, j'ai regardé l'open space.
Oui, j'étais peut-être le seul arabe.
L'autre, c'était l'informaticien et l'intendant.
Oui, oui.
Donc, tu n'as rien à foutre ici.
Exactement.
Mais il te le montre encore une fois, tu vois, que tu n'as pas ta place ici.
Et à France Inter, je me suis fait requer les trois fois à l'entrée.
En montrant mon badge.
T'étais toi, tu travaillais en quotidien.
En plus, je venais tous les jours.
Le mec, il vient tous les jours.
Deux fois par jour.
Je fais que j'allais déjeuner à midi.
Mais ça veut dire, non.
Mais ça veut dire aussi que le mec de la sécu, son œil ne voit que des blancs et qu'il...
Et ça lui a fait un truc...
Oui, ça lui a fait le lui.
C'est dit, peut-être que...
Vous habitez l'immeuble ?
Tu sais, c'est...
Oui, c'est un peu ça.
Oui, ça me l'a déjà fait.
Mais là, ce qui était bien...
Bon, j'ai ma boîte aux lettres.
Je vais dans ma boîte aux lettres.
Je vais mettre une pêche.
Ce qui était bien là-dedans, moi, je vais essayer de voir le positif.
C'est que tous mes collègues étaient choqués.
Et ont vu que ce qu'on subit aurait été en permanence.
Oui, le quotidien de trucs.
Moi, ce que je disais à Juliette,
moi, ça fait pas longtemps que quand je veux supermarcher avec mon sac,
que j'ose mettre les trucs directement dans mon sac.
Parce que...
Wouah, j'arrive pas à le faire.
Wouah, j'arrive.
À chaque fois, je me dis...
Non, laisse tomber.
Ouais, ou partir sans le tiquer.
Vous voulez tiquer bien sûr que je veux tiquer.
Pour prouver que j'ai bien...
Exactement.
Donc, au moins, ils ont vu ce qu'on subissait, pardon.
Une fois comme...
Juste après qu'on ait parlé de ça avec Ramsay,
je vais au monoprix à côté de chez moi.
Et j'avais un houdi noir et j'ai ma capuche.
Il pleut, donc je garde ma capuche
au moment où je descends dans l'escalateur du monoprix.
Et je sens une main sur mon épaule.
Je me retourne et j'avais une mèche frisée comme ça qui sortait.
Je me retourne, le mec me regarde et me dit
« Enlève ton houdi, enlève ta capuche ».
Alors là, je lui ai fait tout mon grand numéro
de la bourgeoisie française.
Non, je lui ai fait...
Pardon ?
Quel est la loi ?
Quel est la loi qui m'a attardé d'avoir un couvre-chelard ?
Et j'étais comme ça ?
Non, je continue de me remonter.
Vous restez à la même moteur que lui.
C'est ça qu'on veut dire !
Mais là, cette, elle était folle.
Je vais essayer de le faire.
Non.
Et je lui ai dit « Non, je ne le ferai pas ».
Je ne le ferai pas, ma capuche.
Je vais essayer de le faire, attends.
Ouais.
Et quelle est la loi ?
Quel est la loi ?
Ou non, de quelle loi ?
Non.
Et le mec comprend pas les règles du coup.
Ouais, c'est génial.
Alors, petite...
Pause musicale.
Petite pause musicale, m'en dire,
et on enchaîne tout de suite.
Les grands remplaçants.
Nova.
On est retour sur Radio Nova
avec Ramzi Asadi et Juliette Arnault.
Et donc on était sur un petit échange d'expérience.
Voilà, retour sur l'expérience.
Racisme, misogynie.
Intersectionalité.
Et c'est vrai que bon,
on a eu pas mal d'anecdotes liées au racisme,
à la misogynie.
Et là, c'est génial qu'il y ait Amel
et Juliette.
C'est un hasard.
Oui, c'est un hasard.
Et on a toutes les deux fait partie
d'une collection de films documentaires
qu'on a réalisés
qui s'appelait « Pourquoi nous déteste-t-il ? ».
Donc « Pourquoi nous déteste-t-il ? ».
« Nous les Arabes ».
C'était mon film.
Et le tien.
C'était « Nous les femmes ».
Exactement.
Et il y avait nous les Noirs
avec Lucien Jean-Baptiste.
Et il y a eu après toute une série
et voilà, donc je suis contente
parce qu'on vit des choses
là, on en a parlé tout à l'heure,
des choses du quotidien très reloues.
Mais grâce à notre art,
on peut en parler sur une heure,
sur un film et ouvrir un peu les esprits
et déconstruire un peu les fantasmes.
En plus, toi et moi,
à l'époque où on l'a fait,
toi, c'était avant moi.
Moi, je m'en souviens très bien
parce que c'était largement avant Mitu.
Oui.
Oui, oui.
Et que chaque fois le producteur
lui disait « Non, mais là,
tu veux pas faire des trucs comme ça,
tu l'enregistres ».
Ah oui, tu aurais tellement
tu l'enregistres.
Oui.
Et à l'époque, je me souviens,
j'étais encore pas si futé
que ça, est-ce que je me disais
« Ah oui, il doit avoir raison,
mais non, littéralement pas ».
Mais pour sa défense,
c'était avant Mitu.
Et toi, c'est pareil,
c'était largement avant Mitu
et c'était de toute façon
un discours qui était encore...
On n'avait personne
n'avait envie de parler
de trémination.
Mais en fait,
tu étais...
Mais quand tu vois
avec le regard d'aujourd'hui
le passé, il y a plein de trucs.
Nous, les premiers,
quand on a fait des sketches
au début,
des fois, c'était un peu
problématique.
Mais en fait,
au début,
tu es dans le regard d'avant,
comment dire ?
En fait,
c'est presque injuste
de nous revoir
avec les yeux de maintenant.
Merci Mounir,
on respond à ta félicitude.
C'est injuste,
et c'est complètement con.
C'est temps qu'à l'année ?
Qu'est-ce qu'il y a du coup ?
C'est temps 2022, en fait.
2016,
enfin 2015 même,
moi je dirais que le mien,
c'était en 2000,
c'était avant mitou.
Je suis sûre de ça,
parce que quand je vois arriver
mitou,
je me dis putain,
c'est trop féminin.
Et ça, c'est trop féminin.
Autour de 2015, 2016,
en tout cas.
Et moi,
je me rappelle,
quand je suis petit,
il y a un gars
que je n'aime pas du tout,
qui m'a toujours...
C'était Serge Gainsbourg
quand j'étais petit,
pour un truc précis.
Pour un truc...
Moi, c'était 1000.
Non, non.
Moi, ça a commencé,
je suis petit,
j'ai pas d'oseille.
Je n'ai pas d'oseille.
Je brûle le billet.
Et voilà, je vois un mec,
un dégueulasse,
il prend un billet de 500 francs,
il le brûle.
Mais t'es qui, toi ?
T'es qui, toi,
pour brûler un billet de 500 francs
devant nous ?
On était là !
On aurait pu faire les courses.
On aurait pu faire les courses.
Mais je te retourne la question.
Il avait pris ça
pour faire une image
sur son taux d'imposition.
Maintenant,
avec tes yeux d'aujourd'hui...
Et le con d'en prendre.
Oui, bien sûr.
On ne dit pas qu'il va mieux.
Mais jamais de ma vie,
je brûle un billet,
mais j'imagine des gens
à temps et galère et tout.
Non, mais tu...
On n'a jamais les brûles
et les courriers de l'Ursafe.
Voilà.
Non, non, mais je me rappelle
très bien de...
Je dérape un peu
pardon sur Serge Gainsbourg
parce que moi,
j'ai jamais aimé ce gars.
Et quand j'étais petit,
quand je le disais,
je me rappelle,
tu connais rien,
tu connais rien.
Il dégoûte.
J'aime pas ces chansons.
Et ces chansons sont bizarres.
Il y a sa fille dedans.
Non, mais en plus,
c'est vrai.
Alors moi, je suis de 73.
Donc je me suis cognée.
Petite fille.
Lui, en train de traiter
Catherine Ringer de pute.
Ah, mais oui.
Tranquille.
Dans la plus grande des détentes.
De traiter Whitney Houston
de pute.
Elle a 19 ans
au moment où elle est
sur le plateau de Drucker.
Ça ne nous a pas fait rire.
Après, il est avec sa gamine
qui a mon âge
et il chante Lémonie Stesse.
Ah oui.
Je me retourne vers ma mère
et je lui dis,
ça veut dire quoi,
Stesse, ma mère me fait
vraiment voussouler
à écouter la radio.
Ouais.
Et tous ces images,
je vois, je suis assez,
je viens d'une famille suffisamment
festive
pour comprendre
que cette personne
est bourrée à l'antenne.
Ouais, ouais.
Je ne comprends pas
pourquoi c'est ok
qu'il y ait des gens
bourrés à l'image.
Bien sûr.
Et en même temps,
tout le monde s'accoute.
Moi, j'aime beaucoup sa musique.
Enfin, en tout cas, la musique
qui faisait dans les années 70
ou 80,
c'est la saque que je te l'aie.
C'est la musique
qui m'aimait profondément.
Et je ne m'autorise pas
à me dire,
bah non, en fait,
là, ça fait chier.
Là, il y a trop de trucs
donc j'ai le droit de dire
à voix haute.
Mais moi, je suis en merde
Serge Gainsbourg
et je trouve ça
hallucinant
qu'il soit à la télé.
Mais c'est génial.
Mais il a fallu arriver
que j'y arrive à 40 balais
pour que je me dise
ça déjà à voix haute
et qu'après, j'ose dire
devant des gens.
Non, mais le truc
de Catherine Ranget,
parce que la vidéo ressort
et en fait,
mais c'est pas drôle.
C'est pas marrant.
Mais il y a rien qui va.
C'est gélant.
Mais c'est l'air
comme on lui dit pas.
Pareil,
tu sais, à ce moment-là,
elle a 25 balais.
Oui, c'est un week-night.
La vidéo, c'est quoi ?
Ta Catherine Ranget,
la chanteuse d'Alitamitsuko.
C'est ses débuts.
C'est ses débuts.
C'est une meuf des lilas,
on l'adore.
On la croise de temps en temps
à la mairie des lilas
et elle a recalé Macron.
T'as vu, quand elle a voulu lui
faire un câlin Macron ?
Tu sais, genre Macron,
il aime bien quand tu...
Très, il aime bien faire le tactile.
Il fait le tactile
et t'as vu tout le monde
tout le monde lui faire un câlin.
Tu sais, c'est le président,
tu sais pas comment faire.
Il te fait un câlin,
tu te dis, vas-y, Arshouma,
je vais pas lui dire non.
Et elle, vu qu'elle est taigre,
que c'est une carrière...
Elle est rigolante.
Elle a dit, enlève tes mains, toi.
Bref, après, ça va partir derrière.
Et donc, elle est hyper jeune,
et c'est pas vrai.
C'est censé être une émission musicale.
Évidemment, comme n'importe quel mec
bourré, il dit de la merde
sur la musique actuelle,
Gainsbourg,
la chanteuse d'Alitamitsuko.
Elle lui tient tête
alors que c'est une jeune femme,
une jeune artiste.
Elle lui tient tête, mais calme-moi,
dans le plus grand des calmes,
elle lui dit,
et puis, arrêtez de boire.
En fait, littéralement,
là maintenant, arrêtez de boire,
c'est chiant,
tout l'aleine,
les propos, les crachats,
enfin tout ça.
Et là, il la traite de pute.
Alors, ça tombe sous le sens.
Elle est en train de lui dire,
arrête de picoler.
Mais comment on dirait un importe qui,
qui est ivroguet,
qui parle de mal.
Et il a dit à Whitney,
Whitney qu'on aime tous.
Et qui a réagi,
comme quand tout le monde est gêné,
comme quand tu as réagi
avec cette dame,
tu as dit, tu ris,
tu fais,
mais de gêne,
toi, tu ris de gêne.
Whitney Houston,
elle a dit,
elle a déjà tout le monde l'aime,
mais Moussamah Ben Laden,
il avait des posters d'air.
C'est vrai, c'est vrai.
Moussamah,
bien sûr,
elle a dit,
je veux tout niquer.
Attends,
des posters d'air de quel époque,
ils n'ont pas trouvé.
Ils ont trouvé dans les disques durs,
dans les disques durs.
Oui, mais moi,
je suis très fort en Whitney.
Pas dans la grotte,
là, où se cachait,
mais dans l'autre,
mais moi,
avec des punets.
Ça marche pas sur le calcaire.
Non, dans les disques durs.
Oui, oui.
Dans les disques durs,
il était là,
on se craignait.
Pour lui,
mais c'est vrai que
Whitney,
c'est quand même en termes
de,
c'est une chanteuse ornore.
Non, mais surtout,
elle était tellement mime.
Enfin,
ça se voit sur les images.
Quand tu regardes,
tu vois que c'est une enfant,
c'est une enfant.
Elle avait pas encore rencontré
Bobby Brown.
Non,
elle avait déjà rencontré
toute sa famille,
parce que c'était pas Bobby Brown
qui a fait du le plus de mal
à la famille
qu'il y a bien d'abord,
bien installé.
Ah oui, c'est horrible.
La vie de Whitney Houston,
c'est incroyable.
Et quand t'arrives en France,
t'arrives in Paris,
t'as 19 ans,
t'es une enfant américaine,
tu vois.
Bien sûr.
Pardon,
in Paris.
On est là ou pas ?
On parle pas en anglais,
non ?
Ah non.
Jamais du Connecticut.
Ça,
c'est un maximum dur.
In Paris, yes.
In Paris,
non, mais je me mets
dans le canton.
Et elle arrive,
il y a Michel Drucker,
et il y a un gars
qui n'est pas elle.
Il y a un vieux,
un vieux monsieur.
Il lui dit dans sa langue.
Dans sa langue.
Dans sa langue.
Ah oui,
oui,
je me rappelle.
Et elle,
elle le regarde.
Et elle voit que tout le monde rigole.
Non, en fait,
il fait pire que ça.
Il fait pire que ça.
Il lui dit pas dans les yeux.
Oui, oui.
J'ai oublié.
Il regarde Michel Drucker,
il lui dit,
j'ai oublié.
Je sais pas si tu vois le degré
d'humiliation horrible.
C'est horrible.
C'est vraiment le...
Mais c'est le pire.
Comment je résumais
la culture française ?
À Saca,
je voulais pas dire ça.
Il y a des gens des fois
qu'ils m'ont déjà dit ça.
Eh ben c'est très intéressant.
Parce que oui,
littéralement c'est vrai.
Et il y a une grosse partie
de la culture française
qui est fabriquée sur ce truc
du patriarcat.
Plus, plus.
On n'est pas en Suède,
surtout pas en Allemagne.
On est dans un pays
où le patriarcat
il est chez lui.
C'est tout.
Non mais deux choses
peuvent être vraies.
Ça peut être la culture
et ça peut être nul.
Oui, deux.
Ça peut être...
Des choses très fines
et tout.
Et c'est vrai assez raffiné.
Enfin, il paraît.
Il y a un monsieur
qui m'avait dit ça.
Je me rappelle, j'avais un débat
dans le train
sur Serge Gainsbourg.
Tu vois.
Et je dis, moi j'aime pas
Serge Gainsbourg.
Et c'était un monsieur un peu âgé.
Il m'a dit, vous voyez,
monsieur, ça c'est la culture
française.
Je lui dis, pas du tout.
La culture française
c'est aussi le big deal.
Bien joué.
J'ai essayé d'appeler le taquet.
Mais pour lui,
ça c'est,
tu vois, c'est lui
qui décide en fait
qu'est-ce qui est la culture
française.
Voilà.
Là nous,
on n'est pas la culture
française déjà.
Les missions,
et on passe,
je passe un super moment
avec vous.
C'est génial.
Vous êtes,
parce qu'on a un fil conducteur.
À la base, on peut parler
de...
Si on est sur la culture,
on va embrayer
sur votre podcast
que vous réalisez
de manière assez régulière
la fabrique.
Génial.
Où vous recevez
des gens qui crée.
Et vous essayez un peu
d'aller dans la boîte noire
de décrypter.
Donc,
ça fait combien de temps
que vous le faites.
Et pourquoi vous avez voulu
vraiment
savoir ce qui se passe
derrière
la boîte?
Non.
C'est des questions
de vous dire
hyper-techniques.
Qu'est-ce que vous voulez dire
par là?
Alors...
Donc,
c'est 4 ans,
5 ans,
peut-être.
Ben,
l'idée,
tous les deux,
on se posait
avec Juliette et
François,
qui on le faisait au début
et qui
quittait de la vie.
On se posait
beaucoup de questions
sur la création,
sur comment
on crée,
comment moi,
j'écris.
Juliette,
donc on se posait
beaucoup de questions là-dessus
sur le processus créatif.
D'accord.
Et sur l'autorisation.
Oui,
et la principale question,
la première question,
sur l'autorisation,
explique.
Pourquoi est-ce
qu'il y a des gens
qui s'autorisent
à 15,
16,
ou 18,
20,
ou plus tard,
qui s'autorisent
à embrasser
une carrière artistique
alors qu'il y en a d'autres
qui, ça se voit
en les moyens.
Et non,
ils ne le feront jamais.
Moi,
j'ai eu des,
je me souviens
de dire,
aller
en avant-trinquant,
je me lance
à essayer d'être chanteuse.
Jamais,
c'était évident.
Et donc,
ça nous passionnait
qu'il y ait des gens
qui se donnent l'autorisation
ou peut-être que quelqu'un
leur avait donné.
Et donc,
on voulait poser
au plus de gens possible
cette question-là.
Et c'était fou
parce que tout le monde
a une réponse
en fait
assez spécifique.
Oui,
parce que c'est
l'autorisation,
c'est une super question
sur Juliette.
Et c'est vrai qu'on s'est
souvent,
plus jeune,
je vais faire ça.
Non.
Le hasard de la vie
t'amène,
là,
je suis obligé
de faire une dédicace
à ma femme,
Faiza,
qu'on embrasse ici
à la rédac,
qui est romancière
et qui a écrit
un livre
en cours
par hasard.
Elle l'écrivait
comme ça,
parce qu'elle aimait
bien écrire.
Et son prof lui a dit,
attends,
fais voir,
je peux lire.
Il a lu,
il a bien aimé,
il a dit,
ce que tu peux finir.
Il fluent Hill,
il a dit,
je peux faire.
Il a dit,
il est un chef.
Il a dit,
il a pas aimé,
ce que je peux dire,
il a dit à la rédac.
Il a dit
il est un chef.
On s'est finit.
Car,
ça a fait
un peu plus
il a dit,
ce que je peux dire.
Il a dit.
J'ai dit,
il a dit,
il a dit
il a dit,
j'ai dit,
je peux tenir,
pourquoi sweetness
?
Il a dit,
il a dit,
je vais t'occuper.
qui lui vient directement de là et que l'écriture pour elle, ça n'est jamais qu'une autre
réalité.
Putain, c'est génial.
C'est génial ce qu'elle a dit.
On t'embrasse Faiza, on espère t'inviter, mes vues qu'on est...
Mais tu vois, je suis là, il est comme ceci, hein.
Et moi, je vais prendre l'autorisation de lancer la pub.
Et on va écouter Jarul et H&T, always on time à l'ancienne, et on se retrouve
après.
Moi, je pense que ça doit être un des bons vies qu'on peut faire pour toi.
Ravzia sur la bande EFEM, avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très... très français, en fin de compte.
Nova.
Vous êtes sur Radio Nova, et c'est l'heure de l'instant culte.
Nova.
Les grands remplaçants.
La huile du petit grand mec.
L'instant culte sur Nova.
Et cette semaine, Juliette, elle a voulu mettre en avant un film majeur, que vous
allez tous reconnaître après cette réplique.
Vous sentez cet odeur ? Quoi ? C'est le napalm, fils ! Y'a rien d'autre au monde qui
est cet odeur-là.
J'adore respirer l'odeur du napalm le matin.
Un fou furieux, quoi ! Comment il s'appelle...
Alors l'acteur, c'est Robert Duval.
Oui, c'est Tom Hagen.
Oui, c'est Tom Hagen.
Oui, c'est Tom Hagen.
C'est Tom Hagen.
Qu'il groille.
Qu'il groille.
Ok, ok.
Qu'il groille.
Ok, donc...
On est sur un classique.
On est sur un classique.
On a tous reconnu Apocalypse Now.
Palme d'Or de Cannes en 1979.
Exact.
Filme incroyable, on peut dire.
Moi, je me suis jamais remise, en fait.
Et j'arrive pas...
Je pensais qu'en vieillissant, j'allais changer de film préféré au monde.
Pas du tout.
C'est le même depuis...
Et en plus, moi, je n'avais pas le droit de le voir.
Mon père, il avait la musique à la maison, notamment la musique avec la chauvochie
des Valqueries de la Terre.
Avec les hélicoptères.
Les hélicoptères qui vont attaquer.
Et mon père, il ne voulait pas que je voie le film parce qu'il disait que c'était trop violent.
Il avait putain de raison.
Mais par contre, il me racontait les scènes avec la musique.
Et donc, j'arrive à Paris, j'ai 18 ans.
Ça y est, je peux aller au cinéma.
Ça y est, la liberté.
Je n'ai pas le permis.
Mais je vais voir Apocalypse Now.
Et puis, il y a un cinéma aussi, à Paris, à Deplin.
Voilà, il y a un plein de cinéma et je vais voir le film, c'était Boulevard
du Montparnasse.
Je suis sortie, j'ai vomi.
C'est pas vrai.
La seule fois de ma vie que je m'ai vomi, c'est à Granger, sur le Boulevard du Montparnasse,
de chocs dépouvantes, de terrors purs.
Et pourtant, tu n'as pas rejoté le film.
Non, je l'ai revu à chaque fois qu'il a été remonté, que Coppola.
Ouais, j'ai vu, il y a une version qui dure 3h30, 3h50, j'ai la regardé.
Avec les Français.
Je le revois une fois par an.
Je suis fascinée.
Voilà, il y a toute la séquence avec les Français qui durent bien une demi-heure
qui avait été enlevée.
Qui est super.
Et qui est incroyable, on dirait un film à part entière.
Ouais, c'est un film à part entière.
Le recontextualisé.
Ouais, en gros, il y a un mec, donc peut-être que tu l'as un peu plus en tête.
En fait, le film d'abord, en gros, pour faire le pitch.
Le gros, c'est un soldat, déjà assez expérimenté, qui depuis quelques années au Vietnam,
et on lui dit, il y a un type, un colonel, qui s'appelle le colonel Kurt,
qui est au fin fond du pays.
Marlon Brando.
Il est joué par Marlon Brando et qui est en train de faire n'importe quoi.
Il défie l'armée américaine.
Ça suffit.
Vous remontez le fleuve, vous le chopez, vous le butez, vous rentrez.
Donc, nous, on ne voit pas Marlon Brando.
On a juste une photo, tu vois.
De lui jeune.
De lui jeune.
Et donc, la première fois qu'il apparaît à l'écran, en fait, c'est Marlon Brando
qui a mangé Marlon Brando.
Et tu te dis, ouais, mais je ne vais pas avoir peur de ce type.
Après, il parle, tu fais le bossy.
Je vais avoir peur de ce type.
Il est filmé dans l'ombre et tout.
Mais il n'avait pas jugé utile d'apprendre son texte.
Ce que c'est Marlon Brando.
Voilà.
Il y avait Coppola qui lui mimait le texte.
C'est pour ça qu'il parle en fait à voix basse, hyper doucement.
Mais ça te fait encore plus mal priper.
Et le film, il est fouelier.
Et donc, il y a un passage où, dans sa remontée du fleuve,
il tombe sur une plantation française.
Parce qu'avant la guerre du Vietnam, il y avait eu une autre guerre française,
celle-là, qui était la guerre d'Indochine.
Et ça, c'est des survivants de la guerre d'Indochine
qui n'ont rien à foutre sur ce territoire,
qui vont très clairement mourir, mais qui restent là.
Ils veulent les colons pour.
Ils sont avec leurs bouteilles de vin, les nappes blanches à table,
et ils sont là comme des fantômes.
Et en fait, ce film n'est pas un film sur la guerre,
c'est un film sur la folie.
Et je pense que c'est pour ça que j'ai vomi à Granger.
C'est un film sur comment la dinguerie rentre dans le cerveau des humains.
Et parce qu'ils sont tous devenus fous.
De toute façon, tous les gens qui font la guerre,
maintenant on a des preuves, les qui aiment le save,
tu peux pas faire la guerre et t'en sortir mentalement.
Voilà, ça n'est pas possible.
Avec une scène d'un concert pendant le film,
où il y a un concert, donc des meufs, des américaines, qui viennent,
qui viennent divertir les troupes,
les troupes des gros bofins, c'est la guerre.
C'est pas des gros bofins, c'est des jeunes gens
qui n'ont pas vu une femme de 8 mois.
Et qui savent qu'ils vont mourir ?
Mais ça ne vient pas des beaux.
Et donc, au bout d'un moment, s'il y en a un qui se lance,
comme il n'y a pas assez de gens pour les tenir,
ils se lancent tous et ils sont 300.
Les filles, elles sont 3.
Il n'y a pas nique que déjà des américains du Wisconsin,
qui sont là avec des bières.
Ils n'ont pas vu une meuf depuis, je ne sais pas comment.
Tu vois, imagine, t'es les 3 meufs.
Et c'est le premier film où l'on voit la ligne 13.
Et il a 16 ans.
Et ça, c'est une idée géniale.
Moi, c'est la première fois que je voyais dans un film de guerre
où on mettait un mec jeune.
C'est-à-dire qu'il y a vraiment l'âge qu'on a
quand les gens qu'on envoie à la guerre les conscrivent.
Putain, c'est ça l'âge qu'ils ont pour de vrai.
Et tout à coup, la tête de Laurence Fishburne,
en fait, dans le tout le film,
est un effroi d'un doute à l'autre.
Et les décors, les décors, c'est incroyable.
Les décors, la musique.
Rarement, tu vois ça en défilé.
C'est peut-être le choc et peut-être d'autant plus fort
pour tout le monde et peut-être pour toi,
parce que c'est tiré d'un livre aussi.
Et souvent, les films, quand c'est bien fait,
une adaptation littéraire, c'est hyper dense, en fait,
par rapport à un scénario original.
Parfois, il y a mâche, mais souvent,
quand c'est bien fait, un livre,
ça peut être une déflagration, nous.
Il y a peut-être ça derrière.
Oui, c'est rare d'avoir...
Souvent, quand il y a le livre,
c'est dur de faire un film mieux que le livre.
Tu vois, où aussi bien.
Pour le coup, c'est une vraie adaptation,
parce que d'abord, c'est pas du tout la même époque.
Conrad, c'est un écrivain du début,
ça se passe sur le grand fleuve,
dont je ne vais pas me souvenir du nom,
qui traverse le Congo comme ça.
Et puis, ce n'est pas tout à fait la même histoire.
Il y a plein de choses.
Déjà, il s'appelait le colonel Kurtz aussi,
mais ce n'est pas la même histoire,
et ce n'est pas en temps de guerre.
Le roman, ce n'est pas en temps de guerre.
Là, en plus, se rajoute le truc de la singlerie des hommes,
de la nature tout autour.
Il y a un tigre, quand même,
en film, je vous rappelle,
il y a une scène avec un tigre
qui est abominable.
C'est parce que la semaine dernière,
il y a un tigre,
parce qu'on a parlé de l'ours de Jean-Jacques Canot.
Et pendant tout le temps qu'on parle de l'ours,
à un moment donné,
il y a une scène qui me dit,
mais c'est un documentaire.
Je dis non, c'est un film.
Et il me dit, mais qui joue l'ours ?
C'est ça, qui est génial.
Mais c'est vrai que si tu ne sais pas,
tu ne l'as pas vu,
tu ne peux pas savoir.
Et après, je vous ai envoyé les scènes,
d'ailleurs, le making-of un peu,
comment ils ont dressé l'ours.
C'est terrifiant.
Mais bon, je m'écarte un peu du sujet.
Non, il y avait un tigre.
Il y a un tigre et un ours.
C'est une forêt, voilà.
Tranquille.
Bambio, c'est nous.
Non, mais génial, super film.
Super, super apocalipses.
Et donc Ramzi, toi, tu as choisi...
Ah, c'est grand d'ambiance, ouais.
Tu as choisi quoi ?
Tu as choisi une série...
Qui s'appelle...
La série préférée des Arabes.
J'adore.
Parce qu'il y avait une sorte d'identification.
Parce qu'il devait se cacher.
Les lesards, tu vois, on voyait,
vous êtes un lesard, mais non.
Mais tous les Arabes, c'est que mes parents,
ils adorent, on adoreait.
Mais bien sûr, évidemment.
Avec la parodie des inconnus
qui représentait aussi les Arabes aussi.
Absolument.
Non, c'était les envahisseurs.
Les lesards devaient rester...
Vivre dans cette comie...
C'est les méchants, les lesards, en fait.
Non, non, non.
Leur but, c'était d'aller en tir à la terre.
On est là pour toi, Frérot.
C'est le plan.
Tu m'es passé douce.
Attendez, je pense que Ramzi n'a pas eu le plan.
Je crois que c'est hyper embêtant.
On va faire une petite pause dans l'émission.
On file le plan, Ramzi.
Le pitch, en gros, c'est...
C'est des extra-terrestres qui arrivent sur Terre.
Parce qu'il n'y a plus d'eau sur leur planète.
Et donc, ils demandent de l'aide aux humains.
Et ensuite,
il y a un truc où ils mettent en place
petit à petit une petite dictature.
Tranquille.
Discretement.
En séduisant les médias,
en séduisant la bourgeoisie,
en discriminant les scientifiques.
Et en fait, ça rappelle un petit peu
tout ce qui se passe avec Trump, globalement.
Même, ça peut même aller plus proche de chez nous.
On écoute cet extrait.
Donc, il est tiré de la série,
mais il aurait pu très bien se dérouler
en réunion de rédacte à CNews.
Il n'y a pas longtemps entre eux.
Tous les continents seront bientôt
sous notre entière domination.
Ça doit faire plaisir.
Eh bien, disons plutôt que ce qui me fait plaisir,
c'est de pouvoir servir notre chef.
En mettant à sa disposition
les mecs retalants que je possède.
John m'a dit que notre chef
était très satisfait de ton procédé de conversion.
Oui, mais tu sais combien il peut être impatient.
Tu es arrivé à leur faire vraiment croire
qu'une conspiration existe.
Et qu'ils en font partie.
Et en plus, les preuves que nous avons fabriquées
renforcent leur croyance.
Et l'opération se déroule le mieux du monde.
C'est énorme, c'est énorme.
Mais comment tu l'as trouvé cet extrait là, c'est fou.
Il circulait sur Internet.
Mais c'est énorme.
Ah, c'est fou.
Et puis, c'est ce que tu disais
sur les extraterrestres
où ils arrachaient leur peau.
Et en fait, c'était des lésards.
Donc en fait, c'est une fausse peau
qui s'arrachait et tout.
C'était visuellement pour nous,
quand on était petits.
C'était fou, quoi, de voir ça.
Elle mangeait des souris.
Après, j'ai revu l'extrait
où elle mange.
Je l'ai envoyé.
L'extrait où elle mange une souris,
l'effet est pété.
C'est juste de claquer.
En train de mettre la souris dans la bouche,
autre plan,
où c'est un mannequin
qui...
C'est un plan où ça gorge.
C'est l'effort de la mannequin.
C'est le même mec des effets spéciaux.
Et on n'est pas sur du James Cameron.
Tu vois, tu sens que le budget était...
Il n'y avait pas encore la motion capture.
En fait, c'est 3 téléfilms.
Puis ensuite, c'est 2 autres téléfilms.
Un truc comme ça.
Alors il y a 2 téléfilms, plus 2 téléfilms.
Et après, une série de 19 et plus.
Et à ça, c'est allé en s'écroulant.
Les deux téléfilms sont pas mal.
Mais en fait, la série, elle est un peu bidon.
Elle a plus de budget.
Non, parce qu'en fait, c'est le fondateur.
Ils ont écarté le fondateur après la première série de...
De téléfilms.
Et oui, la chaîne voulait surfer sur le succès vite.
Donc ils l'ont mis de côté.
Ils ont fait les premiers téléfilms.
Ça a encore continué à marcher.
Et après, ils ont fait la série de 19 épisodes.
Et après, c'était Dynasty dans l'espace.
Oui, c'était plus du tout.
Parce qu'il y avait la guerre entre Diana et une autre...
Une brunule blonde.
Oui, je me rappelle.
C'est bien, c'est original.
Elles avaient des brochings ?
Ah, on eut cuir.
Décole-moi la racine.
Je suis une parenthèse rapide
pour tous les mecs de ma génération
par rapport à Diana.
Diana, je sais pas si tu te rappelles de la actrice.
Je n'avais pas la télé quand j'étais petit.
Diana, bon, c'est les premières sensations.
Moi, je me rappelle que quand...
Non, mais Diana brûle,
cuir moulax.
Moi, j'ai 6 ans, c'est le bandètre dans Fazer.
Alors entre elle et Wonder Woman,
je me rappelle que c'était quelque chose de...
Et Cat's Eyes aussi.
Elles étaient belles, elles étaient très belles.
Cat's Eyes, c'est un dessin animé quand même, mais...
Oui, mais elles étaient très belles.
Cat's Eyes.
Ah bah les...
Moi, c'était Albator, donc...
Alors toi, Eunice,
tu t'aimes bien qui ?
Parce qu'il y a un moment
de bascule dans l'enfance
où tu commences à regarder avec les yeux
du perverse.
Non, avec les yeux des hormones.
Oui, voilà. Alors, est-ce qu'il y a un moment
que tu te rappelles ?
Je choisis le persu, je parlais.
Je parlais.
Je parlais.
Non, tu regardais pas peut-être.
Ce que tu as dit, c'est pas ma génération.
Ah oui, elle sait quoi t'es ?
C'était Dora.
Ah, c'est des mangas.
C'est des mangas ?
One Piece ?
Dora, l'exploratrice.
Des animés, ouais.
Des animés que tu voyais.
Ah, des animés et Arnold.
Je sais pas si ça va.
Mais Arnold, il a la même génération.
Il avait des sensations sur et Arnold.
Non !
C'est quoi, c'était un petit animal ?
Ouais, non, c'était un petit garçon.
Ah oui, il y avait des sensations sur et Arnold.
Ah oui.
Et personne va te juger.
Je suis dans du self-place.
Des sensations sur et Arnold.
On rappelle un peu des premières sensations.
Je ne saurais pas dire.
Premier petit béga.
Ils avaient tout de suite les portables YouTube.
Ça va direct.
Non, non.
Les dessins animés, gamin.
C'était Dragon Ball Z, la bagarre.
Et après tu regardes Dragon Ball Z, après tu vas te battre avec ton frère.
C'est le principe, c'est Saturday matin.
Les premières sensations, je pense que ça arrive un peu plus tard.
Je pense avec les séries.
Je pense que moi, c'est plus la Friends au début.
Friends, ouais.
Jennifer Aniston et Monika.
Et Monika, les deux.
C'est les hommes, vous êtes fatigants.
Un peu Monika, un peu Phoebe quand même.
Monika aussi, j'ai dit.
Monika et Jennifer Aniston, les deux.
Mais t'as dit d'abord Rachel.
Moi, je n'étais pas trop Friends.
Moi, j'aimais bien Hillary dans le prince de Bellaire.
Ah, oui.
Un peu peste.
Un peu peste.
Ouais, mais elle était sympa aussi.
Mais ils l'ont fait un peu bébête.
C'est ça qui m'énervait, tu vois.
Ouais, c'est génial, on pourrait parler de ça pendant des heures.
Ouais, dans Cosby's show aussi.
Oui, il y avait Cosby's show.
Alors, Cosby's show, il y avait moi, j'aimais bien Denise.
Denise, ouais.
Denise, quand même un certain style.
Mais nous, on ne peut pas parler de...
On est beaucoup trop déconstruits avec R&B.
Ah, sur Cosby.
Ah, oui, putain, c'est vrai que...
Ah, oui.
C'est qu'en salle.
Ah, j'étais déçue.
C'était un très bon staine de peur.
Ouais.
En plus, c'était pas cool.
Parce que c'était vraiment le père de famille idéal.
Ouais.
Pas comme le père de cette à la maison.
Ils avaient tous...
Il installait un truc à la fois gentil avec ses mots,
mais un peu moqueur.
Tout le monde avait envie de vifier les Cosby's.
Et après, t'as coup, le mec, il viole tous les week-end.
Ah, d'accord.
Déclare avant.
Déclare avant, comme ça, au moins.
Tu as moins envie de vivre chez les Cosby's.
Mais moi, je me rappelle, un jour, je suis venu de voir Juliette
et je t'ai dit, putain, hier, j'ai vu un film de fou.
Tu me mettes dit, vas-y, c'est con.
Parce qu'on parle tout le temps, cinéma avec Juliette.
Et je lui dis, ouais, c'est le pianiste.
Il m'a dit, c'est Roman Polanski qui l'a réalisé.
Il faut des bons égouts.
Ils sont rouillous.
Ils sont rouillous.
C'est génial.
Sur ces belles paroles, je crois que c'est l'heure de se quitter.
On remercie Juliette Arnaud et Rapsie
à sa dite et plaisir.
Quelle plaisir.
Quelle plaisir.
On avait Eunice Hanifi, Mazine,
Amel Shaby, Benal Arregi et Mounir.
Et on se retrouve la semaine prochaine.
La semaine prochaine, inshallah.
C'était les grands remplacons avec Jamil Lechelag
à retrouver en podcast sur nova.fr et sur YouTube.
Nova.
