Les grands remplaçants - L'intégrale du 3 novembre avec Samir Bousnina

Les grands remplaçants - L'intégrale du 3 novembre avec Samir Bousnina

Les grands remplaçants • 02/11/2025 • 57:48

"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Sarah Lélé, Mazine et Adel Fugazi et leur invité Samir Bousnina.

À écouter le lundi dès 22h sur Radio Nova, et dès maintenant en podcast, mais également sur YouTube.

Transcription

Ils sont dans les campagnes, dans les vies.
Ils sont sur les réseaux sociaux.
Les grands remplaçants.
C'est un français ?
Je ne sais rien.
Sur la photo, il n'y avait pas porté son rabot.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment ?
Ça fait une tonne, ça ?
Jamil.
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Bonjour et bienvenue dans les grands remplaçants !
Ouais !
Et aujourd'hui, je suis accompagné de Sarah Lélet,
Attelle Fougasi et Mazine.
Et tout de suite, la chronique de Jamil Lechlag !
Dès l'instant que vous avez le sentiment de la subvention.
Les grands remplaçants, ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Ouais les gars, c'est incroyable.
Je pensais que je m'étais sorti de la galère.
Mais pas du tout.
L'autre jour, j'ai pris l'avion et j'ai voyagé avec Ryanair.
Alors déjà, l'aéroport de Paris-Bové.
Il n'est pas du tout à Paris.
Ça commence par un mensonge.
Et ils ont appelé ça un aéroport.
Mais on dirait un abattoir du panchir.
Le couloir de la mort !
T'as même pas décollé mais t'as déjà quitté l'espace Schengen.
T'arrives et y'a une queue de la cave de Boboche.
T'es debout, t'attention, il montait à 22.
Ton pronostic vital est engagé.
Et là, y'a une annonce incroyable concernant mon vol.
Bonjour, nous sommes en surbooking.
Y'a-t-il un volontaire pour un désistement ?
Ah ouais, bon, il ne veut pas un désistement.
Mais enfin, c'est pas un fou de salle !
Gros silence dans l'espace et deuxième annonce.
Nous proposons 400 euros pour les désistements.
Et meut dans l'aéroport.
Moi, moi, moi !
Et puis t'as remarqué les stewards de Ryanair ?
Ils parlent pas l'anglais en vrai, il baragouine.
Ladies and gentlemen, one, one, one, one, one, one, one.
Tu sais, on dirait moi en 5ème 4,
ils parlent l'anglais comme Mr Bean.
Bref, j'arrive.
J'arrive pour monter dans l'avion.
Et mon billet marche pas.
Le steward me dit, c'est un faux, putain.
Mais j'ai que ça à faire froder l'avion,
ça le chien va !
En plus, il me parlait mal.
Les gens autour qui crient.
La tension t'arrête à 28.
Et là, y'a mon double maléfique
qui prend le contrôle.
J'insule tout le monde, sa mère.
Je menace le pilote.
Je m'embrouille avec une porte.
Mais on est où, les gars ?
Bref, ils appellent la sécu.
Moi, je suis en slip.
Je bave.
Je bave.
Et ils se disent cette phrase de Kaira.
Oh, vous savez pas qui je suis, moi.
Et là, y'a un mec qui me dit si
vous êtes Jamil Le Schlag.
Non, pas du tout.
Moi, c'est Adèle Foucazzi.
La vie d'Adèle.
Bang, bang.
Glag, glag, glug, glug.
Les grands remplaçants, nous vas.
Bravo, bravo, Jamil.
Et on retrouve tous les brandos
du samedi à la scène parisienne
à 21h15.
Excusez-moi, je remercie tout le monde.
C'est une chronique de légende.
Prends-en de la graine, Marie s'en filtre !
Merci, vous dire.
Aujourd'hui, on a Ben à la Régie.
Tu es aujourd'hui Mounir
qui va nous donner le sommaire
de cette émission incroyable.
Cette semaine, on reçoit
Samir de Paroles d'honneur.
Un média indépendant
qui est utilisé sur Twitch et YouTube.
On reviendra avec lui
sur les 20 ans des émeutes de 2005
déclenché par la mort
de deux adolescents à clichés sous bois.
Mais on ouvre cette émission
avec le bilan.
Les grands remplaçants.
Sur Nova.
Et on revient
sur le casse du louvre
illustration que la créativité
est plus forte que les moyens.
Car avec une nacelle,
un gilet jaune et une disqueuse,
certains sont capables de beaucoup.
Un cambriolage spectaculaire
a eu lieu ce dimanche matin
au Musée du Louvre
avec plusieurs bijoux dérobés
datant du 18e siècle
et d'une valeur inestimable
selon le mis de l'intérieur.
Non mais...
Techniquement.
Techniquement,
c'est un super vol, je pense.
Ah oui.
Tu vois, parce que c'est...
C'est un vol de film.
C'est un vol de film.
Moi, je suis contre tout ce qui est vol
parce que déjà, c'est haram.
Déjà, le premièrement.
Et ensuite, interdit par la loi.
Interdit par la loi.
Il n'y a rien pour voir bien.
Moi, je suis d'ici.
La hiérarchie, la hiérarchie.
La hiérarchie.
L'Islam en priorité.
Mais la question que je me pose,
je me dis,
c'est pourquoi ils n'ont pas vu.
Tu sais, il y a quand même été avu.
La nacelle.
Merci Monsieur Mounir
d'avoir fait des études.
La nacelle.
Ils sont en fait...
Moi, j'ai une thèse.
Ah, alors Mounir, on t'écoute.
Donc, ils ont installé la nacelle.
Ils ont mis des plots orange
pour protéger leur intervention.
Et ça a choqué personne.
Donc, rue de Rivoli,
une des rues les plus fréquentées.
Pourquoi ?
Parce que c'est en travaux tout le temps.
Paris.
Non, mais elle a gagné.
C'est la faute d'Hidago.
C'est la faute d'Hidago.
Merci, Mounir.
Non, c'est vrai.
Et il y a plein de travaux au Louvre.
Donc, en fait, même les employés du Louvre,
ils ont hâte.
Je savais pas qu'il y avait un truc de ce côté-là.
Et puis, tu passes à autre chose, en fait.
Non, mais il y a toujours...
Moi, j'ai toujours eu une fascination
pour le vol.
Parce que je sais pas voler.
Voilà.
Voilà.
Vol classe, là.
Non, mais tout ce que je sais pas faire,
non.
Non, rien.
Bien sûr.
Et je me mets vite fait
de la place des gens de la sécu du Louvre.
J'en sais les gens de la sécu.
Ils sont venus.
Il y a des mecs en disqueuse.
Ils sont restés devant.
Ils ont dit, ben...
Allez-y.
Je vous en...
Après vous.
Ils ont l'air de savoir ce qu'ils font.
Pourquoi les déranger?
Pourquoi les déranger?
On peut en travailler.
Ils ont l'air d'un peu d'intérêt
professionnel.
C'est le nouveau Borsi.
Apparemment.
Elle a l'air artistique.
Est-ce que vous avez une expérience?
Parce que moi, j'ai un trauma avec le vol.
C'est peut-être pour ça.
Tu t'es volé?
Non.
Oui, ça m'est déjà arrivé de me faire voler.
Bien sûr.
J'ai volé une fois.
Je me rappelle la cantine du crousse.
Quand j'ai été étudiant.
Tu sais, il y avait des entrées là.
Et en fait, c'est là...
Je devais avoir la vingtaine.
Et c'est ce jour-là où j'ai appris que les oeufs,
c'était bon pour les muscles.
Parce qu'avant ça, nous, on se nourrissait
pour vivre en fait.
Oui.
Il y avait...
On s'est pas à développer.
On est là.
Tu m'enlètes la bouffe.
Tu vois.
On était heureux.
Et un gars, il m'a dit,
« Ouais, mais les oeufs, après tu deviens balèze.
»
J'ai dit, « Ouais, génial.
»
Je vais voler des oeufs.
Il y avait des entrées.
Et vu que je suis nul,
j'ai tremblé comme ça.
Et j'ai pris l'oeuf.
Et la dame de la cantine,
la honte, elle a dit,
« Hé, paix, paix, paix.
»
Tu sais, j'ai honte de reposer l'oeuf.
Ou là, c'est pas pour demain.
Alors, est-ce que toi,
t'as déjà eu...
Je suis tranquille.
Moi, je n'ai jamais volé.
Je n'ai jamais volé.
Même l'État français et tout.
Rapport aux impôts, tout ça.
Moi, je n'ai plus jamais fait ça.
Jamais.
Vous entendez, les fils?
De toute façon,
on n'est pas imposables en vrai.
Si, on a de l'eau saine.
Mais on m'a déjà...
On m'a déjà...
On m'a déjà presque pipoquetté.
Oh.
Ouais, presque.
Presque?
Presque.
Dans le RRB.
Ah, merci.
J'arrive à la plaine.
La plaine Saint-Denis.
Je suis Kamas.
Je tiens la barre.
Et...
Tu vois, je regarde...
Dans ma poche.
Une main qui n'est pas la mienne.
Dans la boche.
Mais c'est pas...
Mais c'est pas...
Maman, elle est là.
Je la vois, maman.
Et le gars, un daron et tout.
Il me voit et fait ça, il fait.
Je tiens la main, moi.
Pas vu par prix.
Désolé.
Désolé.
Oh là, là.
Il va mourir de rémets.
Ma réaction.
Je vais rien faire.
Je vais s'y voir.
Ouais, ouais.
Ouais, ouais.
Tu veux...
Qu'est-ce que tu veux dire?
Une violence de ma part.
Juste...
Je veux lui dire.
Il a tenté.
Il s'est fait prendre.
Gentil.
Il s'est fait un petit geste.
Ouais.
Il n'a pas dit que c'était pas moi.
Non.
J'avoue, c'est moi.
C'est moi.
C'est maman.
Sarah, toi comment ça se passe?
Moi, c'était des vols de riche.
C'était des vols un peu genre Ocean Eleven.
Tu vois, un peu...
Ah ouais.
Ouais, ouais.
J'avais vu un truc sur Internet.
Un film ou quoi.
Ou en mode, il allait dans un restaurant avec une go.
Et il simulait une dispute.
Et il se taillait après avoir tout mangé.
J'ai dit, ah, peut-être ça passe.
Tout à fait, j'arrive et tout avec mes potes et tout.
On mange, on mange.
Et on commence à faire du chambord.
Ouais, machin et tout.
Ouais.
Ça va pas.
Ouais, mais je suis plus ta pote et tout.
On sort.
Et je lui dis, nous aurais été en mode.
Vous n'avez pas vu.
Excusez-moi.
Vous allez où et tout?
Je t'avoue, non.
Mais on est en train de se disputer.
Je t'avoue.
Je suis parti.
Mais je n'avais pas vu le film.
Et Sarah Lélet est disponible dans le 18e arrondissement.
Vous pouvez la retrouver.
Vous avez de l'argent à lui demander.
Alors moi, j'ai toujours eu peur de voler.
Parce qu'un jour, mon père m'a fait une morale de daron né en 1934.
C'est-à-dire qu'il m'a dit, viens dans la cuisine.
Moi, je croyais qu'il voulait juste me parler.
Il était assis, il buvait un café.
Il avait un couteau sur la table.
On est sur du John Rambo.
Il m'a dit, juste, je te préviens, t'as 6 ans.
J'ai 6 ans.
Je suis quand même un enfant.
Je suis inausant.
Il m'a dit juste, je te dis, t'es mon fils, je t'aime bien.
Si tu me ramènes la police, tu rêves tes problèmes avec lui.
Mais je trouve que c'est une bonne solution.
Parce que du coup, je suis, voilà.
Il a dissuasion.
Voilà, voilà.
Ça a marché.
Et alors, Mounir, concernant le vol...
Le vol, il y a certaine... Moi, personnellement...
Non, non, non.
Je te connais, Mounir.
T'es pas un chauffard.
Mais ce vol, il a été ressenti comme une humiliation
par beaucoup en France.
Oui, j'ai vu ça.
Et notamment Pierre Jean Chalançon,
qui l'a pris très personnellement.
Je suis un cochleur.
Rendez le bijou de la couronne.
Bande de louseurs, de malheurs, de grapples.
Vous avez un tirer à l'ironde.
Croyez-moi.
Volaire.
Volaire.
Brigant.
Je n'y crois pas.
Et c'est malade.
Non, mais quand moi je vois cette vidéo,
qu'est-ce que je me dis ?
Oh, dans la drogue, ça fait des ravages.
Il respire.
Il pleure et tout.
Non, il exagère.
C'est trop.
C'est un peu too much.
T'en fais trop.
Moi, j'ai pensé plutôt aux gens
de la colonisation.
Tu imagines, on avait TikTok
pour la colonisation.
Tu aimas tous les pays qui pleurent.
Rendez les bijoux de Mamadou.
Ça se fait pas.
Même lui,
après, quand on va les retrouver,
on va les rendre vraiment
aux pays auxquels on les appelle.
Même lui va se sentir quand même.
Maintenant, garde.
Il y en a eu.
Même en France, à l'heure actuelle,
on possède beaucoup de...
En majorité, oui.
En majorité, en fait,
des biens d'autres...
Bien sûr, bien sûr.
D'autres pays
qu'il faudrait peut-être penser
à rendre.
Je pense que les volards,
ils vont dire ça.
Rendez, on vous rend.
Voilà.
Non, mais Charlençon,
il est chaud sur cette semaine.
Cette semaine,
il nous a fait un petit run.
Il était chez Anouna,
cette semaine.
Bon, voilà.
À son niveau.
Et la rachida,
et la rachida,
et la rachida,
l'arrête du couscous.
Non, non, non.
Oh, wow.
Non, là, je dis non.
Mais c'est un scandale.
Là, c'est un scandale.
Mais c'est qui, rachida?
Rachida.
Rachida.
Oh, non.
Doucement.
On respecte les règles.
La rède du couscous, franchement.
Elle est ministre.
Non, mais il n'y a pas de sujet
sur lesquels on peut
attaquer rachida,
d'Ati.
Il y a plein de trucs à dire,
on va dire.
Mais la rède du couscous,
est-ce vraiment nécessaire?
La rède du couscous, ça,
d'ailleurs.
Non, mais pardon.
Moi, j'ai goûté son couscous.
On n'a rien.
Princesse à la rigueur.
La rède.
La tête, ouais.
N'allons pas jusque-là.
Et je crois que c'est la chronique.
Que c'est l'heure de la chronique.
Enfin.
La vie d'Adel.
Dès l'instant que vous avez
le sentiment d'une subvention.
Les grands remplacants,
qui sont là?
Sur Nova.
Nova.
Halloween.
Bang, bang.
Halloween, cette fête
qui met en avant
la peur, les costumes
et le diabète de type C.
Oh là là là là.
J'ai fait un constat
et fêter Halloween,
c'est un luxe.
Ah ouais, pour se dire.
Alors, comment je peux m'habiller
aujourd'hui
pour faire peur aux gens?
Alors,
il faut être très très serrin.
Alors,
parce qu'il y en a,
chaque matin, ils se regardent
en miroir.
Alors, j'espère qu'avec cette chemise,
je ferai pas peur.
Il y en a,
ils peuvent pas fêter Halloween.
Bah ouais,
parce que nous, c'est Halloween
toute l'année, quoi.
L'année dernière,
moi, je me rappelle,
on m'a dit,
il est bien ton masque
de bédoin, Adèle.
Tu l'as acheté où?
En Algérie.
Écoute,
c'est pas pas maman qui ont fait ça.
C'est fait maison.
Fait d'art,
comme on dit.
Même pour les enfants,
c'est pas simple.
T'es un petit renoi,
tu te boites sur les champs
un soir.
Pas de déguisement.
Bam.
High kick.
Voilà.
C'est pas facile.
Moi,
je sais, naturellement,
j'ai une tête énervée.
C'est ce qu'on me dit,
c'est pas ma faute.
J'ai les sourcils
en accent sarconflexe
comme McDonald's.
Un jour,
je vais affronpris.
J'ai les cheveux lâchés.
J'arrive devant la caissière.
Je pose mes courses sur le tapis.
C'est pas ma voix.
Elle fait,
oh.
Genre,
juste ma personne la chambouler.
C'est fou.
Je t'aime pas déguiser
en civil,
en arabe.
Même pas caché.
C'est pas de louer les gens,
madame.
Vous savez quoi,
moi, je pense.
Halloween,
ça suffit.
C'est terminé, c'est bon.
On a peur tous les jours.
Maintenant,
venez au contraire.
On fait un jour dans l'année.
On n'a pas peur.
Oui, ça changerait un peu.
J'imagine,
un jour,
on est tous apaisés.
Plus personne touche tes poches
pour vérifier si on ne rien volait.
Les trains fantômes,
c'est juste des trains.
Voilà.
Les films d'horreur,
on les change par des films
de bonheur.
Et oui,
comme personnage principal,
elle gole au canté.
Et oui.
Et oui.
Et j'en profite le 31 octobre,
c'est aussi.
C'est pas Halloween,
ça va être l'anniversaire
de mon papa.
Du coup, j'en profite.
Bouh, papa.
Merci Adèle.
Merci pour ton spectacle.
Tous les vendredis,
samedi à 19h,
à la comédie de Paris.
Et nous reviens après la pub.
Moi je pense que ça doit être
que les gens disent qu'on peut faire ça.
Ravzia sur la bande EFEM
avec les grands remplaçants
sur Nova.
Vous êtes très...
très français
en fin de compte.
Nova.
Et vous êtes toujours
sur Radio Nova
et on écoute
les grands remplaçants
avec la chronique
de
Masi.
Dès l'instant
que vous avez le sentiment
d'une subversion.
Les grands remplaçants,
ils sont là
sur Nova.
Nova.
Bon, j'ai pas d'intro
donc on va y aller direct.
La flèche de la semaine.
Alors je voulais pas
mais c'est Pascal Pro,
on l'écoute.
C'est une semaine
que Nicolas Sarkozy
est incarciré à Paris
dans une prison
où il n'a rien à faire.
Placé à l'isolement
compagnie des pires criminels
du pays.
Rien ne justifie
cette mise en détention
de l'ex-président
de la République.
Rien?
Rien Pascal?
T'es sûr?
Parce que d'après les juges
Nicolas est condamné.
Donc, il a tout à y faire.
Je sais pas si tu sais
comment ça marche la prison
mais regarde,
moi par exemple j'ai rien fait.
Du coup, j'y suis pas.
Donc c'est...
Après,
t'es difficile à satisfaire Pascal.
Ça fait 10 ans
que tu nous dis que la justice
est trop laxiste
avec les petits délinquants
et maintenant elle serait
trop sévère avec les grands.
Enfin les grands.
On parle de Nicolas Sarkozy
vous avez compris.
Pascal le défend bec et ongle
et il insiste tous les jours.
Nicolas Sarkozy
est blanc.
Comme neige?
Non non, juste blanc.
Et c'est un digne
de la France
de l'enfermer
avec les pires criminels.
Quand tu sais ce qui est arrivé
aux ennemis passés de Sarkozy
tu peux te demander
qui fait peur à qui
dans cette prison.
Ensuite, dans ce même édito
Pascal tu reproches
à deux députés
et les filles d'avoir voulu
rendre visite à Sarkozy
en prison.
Tu dis même que c'est humiliant.
Alors ma question est la suivante.
Et alors?
Non mais, pardon.
Ton adversaire politique
et ennemis de toujours
est en prison.
Bien sûr tu vas le narguer
qu'est-ce tu raconte.
Si demain mon adversaire
Adèle Fougasi
est en prison
mais je vais le voir
tous les jours
et je lui raconte
tout ce que je fais dehors
juste pour lui foutre la haine.
Tu sais Adèle, hier
j'ai pris le métro.
Pour rien.
J'allais nul part
juste pour le kiff.
Et tous les jours
je finirai avec la même blague nul.
Adèle, je te dis à demain
mais meurs
mais m'endroit.
Après Pascal
Nicolas passe tous les jours
7h à écrire
et 1h à faire du sport
soit le même rythme
que Tupac.
Donc
on peut s'attendre
à une grosse mixtape
à sa sortie.
En réalité, moi je compatis.
La prison c'est dur pour les flics
et je n'ose imaginer
ce que cela peut-être
pour le premier flic de France.
Donc un mot pour Nicolas
bah t'avais qu'à rien faire aussi.
Mais
revenons à toi chère Pascal
à chaque fois qu'un de tes chouchous
a des problèmes
zémours, sarco, etc
t'as la voix qui tremble
et l'arme aux yeux
tu accuses tout le monde d'être contre vous
mais ressaisis-toi mon grand
on est en France
ils auront beau faire les pires horreurs
ils vont revenir plus fort
sortir des bouquins
ils seront invités partout
leur condamnation
c'est bien pour leur buzz
c'est pas comme manifester
pour la paix en palestine
ou utiliser le mot génocide
alors juste une chose Pascal
fais pas l'étonner
il y a deux ans t'as réussi
à faire un lien de causalité
entre les punaises de lie et l'immigration
normalement
tu devrais pas avoir trop de mal
à faire le lien entre condamnation
et incarcération
merci de m'avoir écouté
Bravo Mazine
et du Jouton Spectacle
Iceberg tous les dimanches
à 18h au Beaux-Saint-Martin
et d'ailleurs tu parlais
de Nicolas Sarkozy
bah il était présent
déjà
dans le paysage politique français
il y a vingt ans
il y a eu
les émeutes de 2005
et il avait un rôle
particulier
il était ministre de l'Intérieur
et donc on va revenir
sur cet événement
avec Samir de Paroles d'honneur
donc on accueille Samir
c'est bon
ça va Samir
ouais là là
ça fait plaisir
ça fait plaisir
bande d'un acteur
on va lancer une archive
pour un contexteur
bien sûr
27 octobre 2005
c'est la première nuit des meutes
à clichi sous bois
des violences urbaines
qui vont durer 3 semaines
les jeunes décidés
crient leur colère
je prends le mec de clichi
clichi qu'on fait ça
clichi qu'on fait ça
Sarko
Sarko et vous aussi
voilà un peu le contexteur
ouais ben on s'en rappelle
on s'en rappelle
ben vous étiez un peu jeune
à quoi que vous vous aviez qu'à l'âge
je pense 11 ans
11 ans
vous n'étiez pas de voiture
encore quoi
non
ouais ben Samir
tu étais là
tu étais sur le terrain
on va dire en tant que
je t'étais totalement sur le terrain
t'étais pas en tant qu'émotier
non non non
parce que moi en fait
je travaillais déjà tu vois à l'époque
ouais
et moi j'ai beaucoup travaillé
dans le social
dans la jeunesse
des quartiers et tout
et justement
j'allais dire
j'ai assisté
j'ai parlé avec des jeunes
j'ai vu
les dégâts
j'ai vu la police
se
j'allais dire
ouais ouais
s'armer
comme au sens
propre du terme
ouais ouais
la guerre en fait
une forme de guerre civile
ouais ouais ouais
l'état d'urgence
le couvre-feu
ouais des trucs de feu
un truc qu'on n'avait jamais vu
et j'espère qu'on ne reverra plus jamais
oui parce qu'on n'avait jamais
parce qu'on a eu
on a eu
on a eu 2022 avec
ouais avec Naël
oui bien sûr
mais voilà
mais le point de départ
le point de départ c'était
la mort desillets des bounas
ouais c'est ça
pour leur âme
le 27 octobre
2005 c'était pile poil
il y a 20 ans
ouais il y a 20 ans c'est pour ça que
en fait
le point de départ de tout ça
c'est que
en fait ils voient des policiers
ils voient la bac
ils ont rien fait
ils rendent du foot
avec leurs potes
ouais bien sûr
et qu'est ce qui leur vient
à l'esprit se sauver
ouais alors là c'est intéressant
parce que en fait
les gens
ils ont du mal à comprendre
souvent
quand je regarde
moi quand je mets c'est news
tu sais j'allume la télé
toujours je lâche une caisse
parce que ça va dans le
c'est dans le thon
c'est dans le thon
ou Pascal proute
parce que j'allais la faire
voilà c'est normal
elle était magique
et en fait
souvent ils disent
ouais mais moi
j'ai rien à me reprocher
donc je ne cours pas
mais moi aussi
qui n'est
comme sur mon sieil des bounas
et tous ces jeunes
en fait on a
un truc
qui est lié
à l'histoire
en fait
on court
moi ça me semble évident
mounir je sais pas si
tu te rappelles dans chaque
ville
il y a un mec de la bac
connu par tout le monde
bien sûr
nous Jean Yves
avec souvent un blast chelou
Jean Yves
tu n'allais pas Tiger
les trucs comme ça
non non nous c'était
nous on avait des blashes
en Tarzan
souvent dans une montée haute
ouais ouais
dans une montée haute
bien sûr
avec un
avec un
non avec un sweet gestar
dégueulasse
en fait il voulait faire mec
du ghetto
t'es cramé
t'es cramé frérot
avec ta coupe en brosse
ouais alors
nous c'était clairement
un skinhead
Jean Yves je me rappelle
t'en rappelles il faisait flippé
il faisait un mètre 90
c'était un bœuf
nous on faisait
on avait aucun
aucun lipid
dans nos corps
on était commas
on pesait douce quino
t'sais avec nos coups au gel
nos cheveux
avaient plus de poing
que nos corps
toi
et je me rappelle
on avait rien fait
pour le coup vraiment
genre on faisait vraiment
on fumait
même pas de cigarette
genre on était
c'était vraiment
un sport à l'école
et bien sûr la mosquée
et
c'est peut-être ça qui
qui a pesé dans la balle
la muscu pour le cor
la mosquée pour le coeur
le sofa
non c'est le alfa one
alfa one
bien sûr
voilà
il y a d'ici
où vous entendrez du alfa one
et je me rappelle
quand il y avait
quand il y avait
ce fameux Jean Yves
qui est arrivé
mais c'était
ouais
c'était la terreur
il est arrivé vers nous
comme ça
mais je me rappelle
et tu vois un mec
en fait
ses yeux et tous
ses veines
tu sais il avait
oh il faisait flipper
et non on a 14 en 15
on ne se souvient pas tant que ça
parce que tu sais moi j'étais
en zone gendarmerie
oui toi t'es un mec de ceinture
en fait
donc c'est eux
les gendarmes étaient plus
plus structurés
non non
je me rappelle
Jean Yves
il faisait
quand il a attrapé un mec
parce que c'était un mec
qui se bagarrait
il était violent
et il disait au jeune
en garde à vue
tu sais quand tu fous
un peu le bordel
en garde à vie
c'est lui il disait bah on se bagarre
mais les petits ils ont 16 ans
non mais
mais c'était classique
mais c'est un classique
à l'époque c'était classique
à l'époque c'était normal
c'est à dire d'emmener
genre le dur du quartier
ça je l'ai vu
je l'ai vécu
d'emmener c'était pas moi le dur du quartier
mais d'emmener le dur du quartier
genre
à la sortie de la ville
dans une forêt
dans les champs
quand c'était des petites villes
de bien lui
lui donner
en mode voilà maintenant
tu nous laisses tranquille
maintenant tu te calmes
parce que sinon
à chaque fois on va revenir
excuse moi Jamil
mais pour revenir
je t'en prie je t'en prie
sur il y a des bonnes
déjà grosses pensées
pour leurs familles
grosses pensées pour tous ceux
qui se sont battus depuis
pendant 20 ans
notamment bah moi je
je m'ascri dans cette
dans cette histoire
l'anti-racisme
ce qu'on appelle l'anti-racisme politique
bien sûr
ou on dit non
on veut plus de ça
on veut plus de ça
et
et ce que je veux dire
c'est qu'il y a un contexte
c'est à dire que pourquoi
ils ont couru ces jeunes
pourquoi ils se sont dit d'un seul coup
oh
cours
mais pourquoi tu cours
je cherche pas qu'on prend le cours
parce que
il y avait le contexte
de Sarkozy
ministre de l'Intérieur
qui 2 jours avant
le 25 octobre
2 jours avant
il lève la tête
pour parler
à une personne
sur la dalle d'argentail
et il se dit
vous en avez marre de cette racaille
on va vous en débarrasser
et pour lui cette racaille
on va diffuser l'original
allez vas-y
on va donc nettoyer
au propre
comme au figuré
la cité des 4000
quand je vois des bandes
qui trafiquent de la drogue
dans les holly molly
faut nettoyer
vous avez assez de cette bande
de racaille
on va vous en débarrasser
et bien ce qui était intéressant
c'est 2 jours avant
2 jours avant il dit ça
moi je me dis
innocemment
je suis chez moi je dis
Sarko c'est fini
c'est fini
moi je suis à sa place
j'ai honte
je baisse la tête
je me pensais pour les familles
et lui il fait la stratégie
inverse mais là
il nous a tous pris
contre kems
contre kems
contre kems républicain
et il a dit
en gros
ce sont des délinquants
il a mis la fronture les jeunes
il a commencé par criminaliser
les enfants
ils étaient innocents
sur ce qu'une preuve
sur rien
non seulement ils étaient innocents
non seulement il n'y avait
aucune preuve
ils n'avaient aucun délit
ils n'avaient aucun antécédent
mais même si
même si
sur des jeunes de 15 ans
et de 17 ans
qui rentraient du football
est-ce qu'il est normal
dans une société normale
qu'un jeune de 15 ans
et un jeune de 17 ans
se disent
si il voit la police
il faut que je cours
et pourquoi
parce qu'il y a toute une politique
qui a désigné
et on dit les choses
on dit les termes
comme dirait l'autre
les noirs et les arabes
et aujourd'hui les roms
comme
l'ennemi public
numéro 1
et donc ça
le jeune il a intériorisé ça
et après je te jure
je ferais plus de blablabla
non mais
de blablabla
samir
samir
en gros
non
blablabla
pour ceux qui ont la rêve
voilà
j'allais dire
que
ça tombe pas du ciel
ça tombe pas du ciel
ils intériorisent
cette stigmatisation
ils intériorisent
cette agressivité
qui est quotidienne
comme tu l'as dit
avec les gens hives
et les tarzans
et tout ce que tu veux
et du coup
ils se disent bah j'ai plus de risques
à rester
parce que
je suis sûr que vous connaissez
peut-être en tout cas moi j'en connais
des gars ils sont restés
ils ont fini au hype
ils avaient rien fait
je peux faire une parenthèse
yacine
qu'on embrasse yacine de colombe
on le connait
ça m'a écouté yacine
il a rien fait
il était en battre chez lui
il a rien fait
il y a eu un vol avec
ils ont pris un moto
d'un mec et tout
et lui il l'a embarqué
comparé sur le média
il a fait un mois
pour rien
et il est
agent de tri à la poste
agent de tri à la poste
j'ai un ref
il a fait le jour de l'an
je te parle de ça
il y a longtemps
il a fait le jour de l'an
à Bois d'Art
à Bois d'Arcy
parce qu'il était en battre chez lui
comme ça
il était en claquette
en battre chez lui
avec des gars
on va dire des personnes
tu vois
et il se trouve que
parmi
voilà
il y avait un contexte
mais lui il a été pris dans le filet
et ils ont mis 3 mois
à découvrir qu'il avait rien à voir
et il a passé le jour de l'an
à Bois d'Arcy
c'est vrai
ça peut être une ambiance aussi
à Bois d'Arcy
et donc ça a duré 3 semaines
les émeutes
mais il y a eu un élément
des clencheurs
qui a fait que ça s'est étendu
de manière nationale
est-ce que vous en rappelez
j'ai pas d'extrême
ouais mais moi je m'en rappelle bien sûr
ah c'est la mosquée
la deuxième soir je crois
c'est la mosquée
donc les émeutes
elles avaient eu lieu
c'est principalement d'abord
un cliché
sous bas
un cliché mon fermet
exactement
et quelques villes autour
Livry Gargan etc
donc c'était plutôt circonscrit
dans le 1993
etc
voilà
et ce soir-là
donc ça devait être
je suppose un vendredi
il y a
donc des affrontements
et
des jets de gaz
lacrymogènes
par la police
jets de gaz très très massifs
et en fait
une grenade lacrymogène
est entrée dans une salle
de prière musulman
au moment des prières etc
et donc les gens
étaient gazés quoi
littéralement
ouais
à l'arquité
dans un lieu
de recueillement
et de prière
voilà alors après
on sait pas
on saura jamais
si c'était volontairement
jeté
dans le lieu
ou si c'était
je veux dire
un dommage collatéral
comme dirait Netanyahou
oui oui
Frip Palestine
Frip Palestine
Frip Palestine
c'était ma minute
Frip Palestine
Alfaouan
après c'était
la seule fois de ma life
que je vais sur Radio Nova
je vais tout donner
et
elle veut nous
c'est son côté cambrounaise
et donc
je préfère saura le personnage
c'était un plaisir
à la prochaine
merci
du coup tu vois
voilà
on est en train de dire un vrai truc
et du coup
voilà
à partir du moment
où ça touche les darons
les darons
c'est très bien
c'est très bien comme nous on fonctionne
après ça pas
tant que c'est entre jeunes
comme on dit c'est entre adultes
consentants
tu vois ce que je veux dire
c'est vrai
tu vois ce que je veux dire
c'est ça c'est ça
les jeunes ils sont dans la street
voilà ils veulent en découdre
les condés
ils sont dans la street
ils sont payés pour ça
ils veulent en découdre
pas pour les mêmes raisons
mais voilà
le daron
la daron ils vont faire
jumeura
ou ils vont faire la prière
du morally
ou tout comme ça
ils ont rien demandé
ils se retrouvent dans cette
dans cette merde là
tu vois des chiles
des darons
qui pleurent et tout
là ça y est
et c'est ça qui a été
l'étincelle
c'est en fait les émeutes
de clichimmons fermés
ils se sont
c'est allé jusqu'à
partout sauf Marseille
voilà
voilà aussi une spécificité
local à Marseille
je sais pas si après
je veux pas être trop long
et tout
non non non
c'est possible
non non non
juste dire
voilà différence entre 2005
et 2022
en 2022
donc les émeutes
par rapport à la mort
à l'assassinat
pour le coup
parce que là on parle
d'une mort
bien sûr elle est liée
à la police
à quand même accidentelle
2022 on parle
d'un assassinat
enfin d'un homicide
volontaire
c'est pour ça qu'il est jugé
c'est pour ça qu'il a gagné
un million d'euros
le monsieur qui a reçu
la cagnotte d'un vide
virgule 6 millions
par Jean Messier El-Chamo
et euh
El-Chamo
El-Chamo
El-Chamo
El-Chamo
et du coup
tu vois je me suis perdu
moi-même
mais c'est ça la différence
pardon
donc 2005
c'est circonscrit vraiment
dans les quartiers
les zones urbaines sensible
d'accord
en 2022
ça s'est beaucoup plus étendu
pas parce que
il y a des caillers à partout
c'est pas ça
c'est parce que
on a tous
bien
enfin tous
je parle des jeunes
mais franchement moi
si j'avais eu 20 ans
bien sûr j'aurais été
dans la rue direct tu vois
et force à tous ceux
qui ont été là
parce qu'ils ont
ils ont défendu
un message
politique c'est
non on peut pas tuer
je dis pas c'est bien
de casser et tout
c'est pas ça que je suis en train de dire
et je dis ne casser pas
moi je dis au jour
je fais une parenthèse
excuse moi Samir
sur justement
le principe des meutes
parce que je voulais qu'on parle
un peu de ça
moi j'ai toujours été pour
on va dire les meutes
ciblés à un symbole
tu vois c'est-à-dire
institution
tu vois ce que faisait
le FLNC
en Corse
tu vois quand
il tue pas de
genre quand il n'y a pas
de mort
quand c'était
de la dégradation
d'un bien public
je crois que c'est ça le
voilà
par rapport à un message
politique
tu vois c'est pas la même chose
de
de dégrader un bien
comme la mairie
par exemple de s'en prendre
à la mairie
que de s'en prendre
à la voiture de ton voisin
bien sûr
qui me skin
mais jamais t'as jamais été
en colère je pense
non alors attention
oui
mais non
j'ai jamais voulu
non non
je t'ai posé la question
est-ce que t'as déjà été
en colère
j'ai déjà été en colère
hier avec Ryanair
mais quand t'es en colère
c'est pas trop
quand t'es en colère
et que y'a
ce qui s'est passé
et que tu as 15 ans
16 ans
17 ans etc
que tu es dans une ambiance
de quartier etc
on connait
oui
ça peut partir dans tous les sens
on incite pas ça
on incite pas ça
mais c'est important aussi
de dire je pense
attention
l'énergie
bien sûr
fais pas ça
fais pas ça
faite de la politique
engagez-vous
engagez-vous
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
venez
totalement indépendant, totalement autonome, c'est-à-dire nous, on n'a aucune subvention.
– Vous n'avez pas d'oseille, en fait ? – Si, on a d'oseille.
– Ah, alors explique-nous ! – Boutin de guerre, Boutin de guerre !
On n'a pas de subvention officielle, c'est du CNC, tout ça.
On est indépendant de tout organes politiques, d'accord ?
On n'a pas non plus de sponsors privés, tu vois, pas son produit.
C'est les gens qui nous regardent, qui peuvent nous soutenir.
Et d'ailleurs, voilà, ils peuvent nous soutenir en allant sur le tipi de paroles d'honneur.
En faisant des dons si possibles, réguliers, même d'un euro par mois.
– Voilà ! – Et franchement, vous êtes les bienvenus.
Et avant tout, il faut aller voir les contenus.
– Oui, oui, je vous invite. – Donc ça va parler, tu vois, par exemple,
on a fait des trucs sur les émeutes, on a fait sur les émeutes.
On a fait beaucoup sur le racisme, l'islamophobie aussi.
Et bien sûr, actuellement, bien sûr, il faut avoir une grande pensée
pour le peuple palestinien, la question palestinienne qui est très chère à notre média,
et je pense à beaucoup de gens qui regardent cette émission.
– Et vous parlez aussi, j'ai écouté le Soudan aussi, vous avez regardé.
– Bien sûr, le Congo, beaucoup. – Bien sûr, ah oui !
– Donc c'est ça qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a plein de sujets
dont on entend parler vaguement, finalement. – Vaguement, ouais.
– Parce que la question palestinienne, on en entend parler depuis,
en vrai, dans nos familles, depuis qu'on est petits.
Si on en parle souvent, mais tout ce qui est Congo Soudan,
– C'est vrai, c'est vrai. – C'est vrai que ce soit la télé.
– Alors là, c'est complètement invisibilisé. – Alors, c'est invisibilisé.
Alors, est-ce que tu peux rapidement, je me permets,
parce qu'on a rarement l'occasion d'en parler,
qu'est-ce qui se passe au Congo, si tu peux…
– Alors, sans rentrer dans les états, et que ce soit au Congo ou au Soudan,
là, on est dans des guerres qui sont d'ordre local, quoi.
C'est des factions différentes qui s'affrontent, tu vois.
Donc, en général, tu as un gouvernement au pouvoir qui est contesté par des factions.
Alors, en l'occurrence, par exemple, pour le Congo,
c'est ce qu'on appelle le M23 qui a été, comment dire, financé
et soutenu par le régime Rwandais.
– Voilà, donc c'est aussi cette… – Putain, je savais pas.
– Et toujours, si tu veux, parce que je ne veux pas faire l'expert,
mais toujours, ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que derrière tout ça,
c'est l'impérialisme.
C'est l'impérialisme qui est en action,
et je prends encore l'exemple du Congo.
Il faut voir qu'il y a eu une sorte de cessez-le-feu qui a été négocié,
et notamment par Trump, par les Américains.
Et en échange de quoi, ils ont reçu l'autorisation,
enfin, le droit de pouvoir exploiter les minerais du Congo.
Et en fait, c'est tout ça qui est en jeu, lorsqu'on parle souvent des…
– L'oseille. – Voilà, toujours que ce soit les pays africains,
que ce soit les pays de la péninces arabiques.
– Les États-Unis l'ont fait en Ukraine aussi, pour l'accès au ban, c'est-à-dire.
– L'impérialisme, en fait, il est prédateur.
C'est-à-dire qu'il va fabriquer des guerres,
financer souvent les opposants,
et il va recueillir le bénéfice des guerres en vendant des arbres et ensuite en exploitant.
C'est ça l'impérialisme.
– Il crée le problème et il le corrige même.
– Exactement, c'est le pompier pyroman.
– Exactement. Et nous, à parole d'honneur,
voilà, c'est notre honneur, d'abord, d'aborder ces sujets-là,
et deux, de pouvoir donner une voie alternative,
justement, une voie anti-capitaliste, une voie anti-impérialiste, une voie anti-raciste.
Et surtout…
– C'est génial, c'est autonome. – Déjà, c'est génial.
– Déjà, c'est génial. – Bravo, j'applaudis, j'applaudis.
– Merci. – Bravo, bravo.
– C'est pas moi tout seul, c'est de la joie, il y a Ouissa,
il y a… – Non, on embrasse…
– Il y a Sabrina, un endroit où tout le monde ouvre les guerres, les systèmes.
– Il y a beaucoup de gens qui sont émigrations.
– J'ai mis le salgage à donner…
– 2 euros par mois. – 2 euros par mois.
– À compter de… Déjà hier, j'ai commencé hier.
– T'as commencé hier. D'accord.
– Et pourquoi ça demande 2 euros ?
– Concernant le Tipeee, si je peux me permettre, est-ce que c'est…
– Et là, c'est vraiment une question vraiment pas intéressée.
Là, nous, on est à Radio Nova, donc on a un salaire.
On n'a pas le droit de créer un Tipeee Pirate
pour que les gens nous donnent l'oseille à Hamdollah, tu vois.
Une sorte de chapeau, une sorte de chapeau.
– Le problème qu'on a, c'est qu'ils parlaient d'impérialisme.
Donc nous, on est sous un chapeau, tu vois, du grand capital.
– Oui, au final. – On a l'accepté, on a l'accepté.
– Ça va, ça va, franchement ça va. – Ça va.
– Honnêtement, voilà, je sais d'où tu viens.
– Oui. – Tu viens de loin.
– Bonjour, Marie-Saint-Philte.
Elle, c'est… elle a le cordu de l'humour, elle a fait du 14…
– Alors, attends, on fait une parenthèse, on fait une parenthèse sur Marie-Saint-Philte,
parce qu'il y avait des gens qui ont parlé de ça.
Marie-Saint-Philte, elle était Jean-Françantès,
elle était… – Elle était éclatée au sol.
– Chronique, chronique. – Elle était éclatée au sol, c'est vrai.
– Et on s'est embauché sa vie.
– En plus, c'est une mytho, et en plus, c'est une mytho.
– Elle fait des faux-biles de… – Oui, bien sûr, monsieur.
– Mais, techniquement pas, alors… – On est collé dans une radio-libre.
– Alors, tu t'es fait jeter, Marie-Saint-Philte.
– On te rend pour rien, on te rend pour rien.
– Attends, attends, regarde, Sabien, tu me dis mounir, tu me dis mounir.
– Dis-moi, qu'est-ce qui s'est passé, parce que moi, j'ai pas l'effet,
j'étais pas là, j'étais en vacances.
Est-ce que elle, elle a démissionné ?
– Alors, selon la presse, elle n'est pas revenue après les vacances.
– Ah, d'accord, c'est son choix.
– Au final, la résultat, c'est qu'elle n'est plus là, de l'entrée.
– Elle a dit, je voulais pas être drôle, elle a dit.
– Non, mais c'est moi qui ai refusé le Real Madrid aussi, donc…
– J'en ai entendu parler, parce que… – Ah, mais ça, c'était…
– J'en ai entendu parler. – Je suis allé.
– Je suis allé, avec toi. – On n'a pas aimé.
– On n'a pas aimé. – Voilà.
– On a dit… – T'es testé les ballons ?
– Mais, c'est sans toi.
– Et moi, j'ai kiffé cette émission avec Samuel L. Jackson.
– Non, non, et… – Voilà, elle n'est pas revenue après les vacances.
– Oui, oui. – Vous l'interprétez, comme vous voulez.
– Donc on revient sur PDH, parce que c'est vrai que… – Ouais, c'est vrai.
– Non, non, juste un dernier truc, parce que j'ai écouté une chronique de Marissa.
– Tu m'en lisais ? – Oui !
– Non, voilà ! – Mais c'est mémis !
– Non, en fait, il y a deux solutions.
Soit, et là, je fais pas l'expert en chronique, c'est pas le style de la maison.
Mais soit tu choisis le rire, genre tu essaies de faire rire,
t'as une démarche humoristique, ou soit t'as pas une démarche humoristique,
t'as une démarche littéraire, comme je dirais Juliette Arnaud.
Tu vois, Juliette Arnaud fait des chroniques littéraires dans la dernière.
– Ils ont très bien. – C'est génial !
– Bien sûr. – C'est presque poétique, tu vois, c'est joli.
C'est l'un ou l'autre.
– Tu peux pas être… – Marrant est intéressant.
– Non, non, c'est pas ça que je veux dire.
Tu peux pas être nul dans les deux.
– Non, non, non ! – C'est marrant, c'est intéressant.
– Non, avec le respect, soit t'es marrant, soit t'es cri hyper bien et tout,
ou dans le top du top, t'es les deux, tu vois, on est trois en France.
Et je compte pas Adèle.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que c'est l'un.
C'est vrai, si t'as aucun des deux à un moment donné, et c'est pas grave,
il recrute aussi à la RATP, il y a plein de… Non, mais !
Tais, tu peux faire plein de carrières. – Il y a plein de carrières, on n'est pas…
– On devait parler sur PDH, on se retrouve sur Marseille.
– Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y ! – On peut refaire un lien entre PDH et France Inter.
Quand t'as démissionné, finalement, PDH, c'est un des seuls médias
qui a relayé l'information de manière conséquente, en fait.
– Ben oui. – C'est les seuls, tout le reste.
– Alors non, ils ont tous fait une ligne. – Voilà.
– Une ligne pour dire que… alors que c'est un truc historique,
c'est jamais arrivé dans l'histoire, mais c'est un moment…
– Et d'ailleurs, merci, parce que vous êtes les seuls à en avoir parlé,
genre, vraiment de manière… – Et ben, c'est notre honneur,
sans aucun jour pour… – Bien sûr.
– Voilà, je me drape du sérieux et de la solanité
pour dire que non, non, on est très fiers de ça, pourquoi ?
Parce que déjà, le geste, tu vois, c'est comme le coup de boule de Zidane.
Tu vois, c'était ton coup de boule de Zidane.
– Attends, laisse-lui, laisse-lui, laisse-lui le gars.
– Vous laissez Samir parler !
– Le mec, il apprend qu'il y a de l'eau dans le gaz
pour un certain nombre de personnes, etc.
– Oui, car là, il y a peut-être une envie d'autres horizons, d'autres, etc.
Et là, il décide, il dit non, c'est pas le quartier qui me quitte,
c'est moi qui quitte le quartier.
– Il fait cette chronique, cette dernière chronique,
cette une chronique extrêmement marrante,
ou c'est lui qui quitte France Inter.
Tu vois ce que je veux dire ?
Et là, c'est pour ça que je dis coup de boule de Zidane,
c'est-à-dire que là, il nous rend notre dignité.
Tu vois, parce que pas dans cette radio particulièrement…
– C'était pas voulu !
– Non, pas dans cette radio particulièrement,
mais il faut constater quand même que dans les grands médias,
les médias mainstream, particulièrement, moi je regarde,
je suis très attentif à ça, dans les médias du service public,
la diversité, c'est chaud quand même.
– Moi, j'étais le seul arabe quand je suis arrivé sur France Inter
avec Nagui.
Est-ce qu'il est comptabilisé ?
– Ah, lui, il joue dans les deux camps, lui !
– Non, mais tu vois, il y a Nagui,
il y a Sophia Aram aussi, tu vois.
– Non, mais c'est…
– Marie-Saint, non, elle est…
elle est quoi, Marie-Saint ?
– Je sais pas.
– Mais moi, quand je suis arrivé, elle était pas là.
– Je sais pas.
– Mais ce que je veux dire, c'est que pour nous,
c'était déjà, c'était beau,
tu vois, de devoir faire ce geste,
tu vois, de dire, voilà, c'est moi qui part.
Et tout ce que tu as fait après, tout ce que tu as fait après,
c'est-à-dire que…
– Non, non, non.
– Écoute-moi, écoute-moi, tout ce que tu as fait après,
c'est vrai ta raison.
– Laisse-moi caliner un peu.
– Vas-y, vas-y.
– C'est-à-dire que tu repars,
pratiquement, je vais pas dire de zéro.
– Si, si.
– Mais tu le mets dans un autre logiciel,
dans un autre logiciel,
parce que je veux dire,
le logiciel de l'indépendance,
un peu comme les rappeurs.
– Ouais, ouais, ouais.
– C'est-à-dire que tu es un major,
tu es avec Sony Music et tout,
tu as vu que c'était pas forcément
des bonnes personnes entre guillemets,
t'as dit vas-y, on va faire ça en indé,
donc ça race, tu vois.
– Et après, on revient quand même à la base.
– Et tu vas avoir, à la base.
– Et moi, si tu dis, je le prédie,
tu vas faire du lourd,
tu vas faire du sale, comme disent les rappeurs.
Et ça a commencé.
Bien sûr, on veut que tu viennes à PDH.
– Eh ben je vais venir bientôt
et je crois que…
– Eh ben…
– L'invitation est prise.
– Oh mon dieu Johnny,
regardez les voilà qui arrive.
– Les grands remplaçants
submergent les ondes sur Nova.
– Bonne ligne au décembre,
bonne ligne au décembre.
– Radio Nova.
– Vous êtes sur Radio Nova
et c'est l'heure de l'instant culte.
– Nova.
– Les grands remplaçants
l'œil du petit grand mec.
– L'instant culte sur Nova.
– Et cette semaine,
Samir a choisi d'aborder
la haine de Mathieu Cassovit,
sorti en 1995.
On se met dans l'ambiance
avec un extrait qui tutoie la poésie.
– Bah c'est la meilleure réplique,
je pense, de l'histoire
du cinéma.
– Les gens, il y a reçu
quelqu'un le plus dur,
c'est la terrissage,
je sais pas quoi là,
mais ça là…
– Non, mais là,
on est sur du Nectar,
Adèle, permets-moi.
Elmer,
Nick Samer,
Homer.
– Tripeurime.
– Nick Samer, c'est pas grave,
mais c'est le Nick Samer,
Homer qui est génial.
– Alors, par contre,
j'avais dit à ma soeur
qu'il n'y aurait pas
de gros mots dans cette émission,
donc déjà je tiens
un excuse auprès de mes maires.
– Non, mais là,
c'est une citation.
– On aimerait retrouver
cet acteur.
– Mais au revoir,
j'allais dire ça.
– Ouais.
Mon rêve,
c'est de prendre l'axe
de tous, hein.
Vincent Cassel.
– Bien sur PDH.
– C'est Hittagma, oui.
C'est Hittagma.
Moi, celui que je veux
rencontrer,
c'est cet acteur-là.
Il a une réplique
en une réplique,
il peut dire,
moi, j'ai tout niqué
en termes de carrière.
– De création
de moments cultes.
– Ouais, là,
il a marqué le cinéma.
Ah ouais, c'est incroyable.
– Il n'y avait pas un acteur, hein.
– Mais je pense
qu'il passait par là.
– C'est justement
pour ça que c'était bien.
– Ouais.
– On regarde.
– C'est parfait.
– Mais tu sais que
ça a été tourné
à Chante-l'Évine.
– À Chante-l'Évine.
– Tu vas dans une cité.
Et quand tu fais,
surtout à cette époque-là,
quand tu faisais des films,
on va dire un peu
communautaire,
parce que c'était le début.
C'était les premiers
où il y avait un peu,
tu vois, des robes,
des renautes, ça.
– Avant, il n'y avait pas ça.
– C'était l'objet
dans l'équipe.
– Tu avais toujours un ancien.
– Ouais.
– Il venait.
Il te dit alors,
ça se passe comment ?
– Oui.
– Tu vas me sécuper.
– Tu prends lui.
– Tu avais onbeline
de l'approche, tu vois.
– Tu as besoin de sécurité.
– C'est-à-dire.
– Ouais.
– C'est-à-dire.
– Avec cette phrase
magnifique,
vous avez sûrement besoin
d'une sécurité.
Vous avez besoin
d'une protection.
Ouais, mais nous protégez
de qui ?
– Bah, de nous.
– Et là,
je pense que là,
en fait,
Mathieu Casovitz,
il a fait ce truc-là.
– Il y a du bon.
– Il a fait ce truc-là.
Il a fait ce truc-là.
Il a fait le bureau
des gens.
Il a fait des bons trucs
et tout.
Donc il faut retenir
un petit peu le positif.
– Mais la haine,
c'est magnifique.
– C'est très, très fort.
La haine, c'est très,
très fort.
Et je pense que lui,
il avait cette mentale,
parce qu'il y avait
le collectif court-trajmé,
je ne sais pas si
vous avez reconnu ça.
– Oui, bien sûr.
– Il existe toujours,
bien sûr.
– Il y a une école
de cinéma.
– Tout ça,
du coup,
d'ailleurs,
c'est pas eux qui font le clip
de pour ceux.
– C'est Romain,
Gavras.
– C'est Gavras.
– Du court-trajmé.
– Du court-trajmé.
– Tu vois,
franchement,
ça avait revenu.
– Il y a aussi une
connaissance.
– Un petit peu,
oui.
– Pas que politique.
– Des petites notions.
– Toutes sortes de notions.
Même je fais des tutos
cuisines.
Si un petit billet
à prendre,
on y va.
On s'en bat les couilles.
On s'en fiche.
– On s'en fiche.
– Non,
non, mais alors,
qu'est-ce qu'on peut
faire ?
– Je suis né,
moi, c'était là.
– Moi,
j'avais un an,
je l'ai vu au cinéma,
je me souviens parfaitement.
J'ai dû le revoir,
il y a 5-6 ans.
– Tu l'as vu plus tard.
– Oui,
il a commé du musical aussi.
– Ah oui,
c'est vrai.
– La scène musicale,
elle est incroyable.
– Pardon,
j'ai obligé de dire
un truc sur la scène musicale.
Excuse-moi,
c'est que la scène musicale,
c'est un scandale.
Pas le lieu en lui-même,
mais le fait
que ce soit fait
à l'endroit
de l'usine Renault,
c'était la Régie Renault,
l'usine Renault qui était
sur l'île,
sur l'île,
et ça,
autant j'adore le lieu,
il est stylé,
force au spectacle et tout,
mais ça, c'est pas bien.
Mon père,
il a travaillé là-bas.
– Ouais,
je voulais dire ça.
– Mais moi,
on revient hier.
– Mais moi,
on revient hier,
c'est important de le dire.
On rend plus Renault.
Donc moi,
Renault 18,
break GTX.
– Non,
Mistral Gagnant.
– Mistral Gagnant.
Petite parenthèse sur Renault.
– Ah ben,
ce l'air sur un bon.
– C'était mon rêve.
Depuis que je suis petit,
j'adore Renault,
j'étais tranquille,
j'étais pénard.
Il est arrivé sur scène,
wallah,
c'est...
de dédanguing.
Wallah,
j'étais comme ça,
j'étais churriste.
– Je l'office de bien.
– Wallah,
l'alcool s'en fait déjà.
– Je l'office de bien,
j'ai trop de respect pour lui.
– Ah non,
je l'aime trop,
mais je te jure,
t'imagines,
nous,
les enfants des années 70-80,
on est,
comment dire,
on a grandi vraiment
avec Renault.
– Ouais, c'est notre cœur.
– La Meratiti,
tout ça,
tu vois,
moi chez LR,
comment ça s'appelle.
Toi,
ce que je veux dire,
ouais,
et le truc,
c'est que moi,
j'en veux beaucoup,
aux gens,
qu'ils le mettent sur scène.
Ce que je veux dire,
ils ne montent pas tout seul
sur scène,
le frère.
Arrêtez que vos productions
de...
– C'est pas ça, là.
– De chaque...
– Mais alors,
hein,
t'as dit quoi ?
– C'est pas le seul
à qui on pourrait...
– Bah,
on pourrait reprocher
– Non, non, non,
mais c'est vrai que
sur...
comment ils s'appellent,
sur Renault,
c'est vrai que
je sais pas qu'il y a derrière,
tu vois,
s'il y a des gens qui l'ont pris.
– Bah,
François,
il y a un moteur,
derrière Renault.
– Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ben,
Ah, des moines, des moines, des moines.
Ah, des moines, des moines.
Hey, Kim, hey Kim, hey Kim.
Des moines, bisous à toi, frère.
Ah, des moines, je sors du spectacle, moi.
Il y a pas longtemps.
Quelqu'un dans la rue qui me regarde comme ça,
et je le sens qu'il me...
Il me regarde, quoi, il me fixe, il me dit rien.
Il me dit, tu fais quoi?
Je suis moiriste.
Ah ouais.
Il a pas faim ça vient d'où, quoi.
Non, non, il me dit, je suis le frère de démons.
Juste de démons.
Des moines? Ouais, ouais, ouais.
Ouais, ça va et tout. Ouais, ça va, ça va.
Il court bien et tout, hein.
Ah, j'étais incroyable de dire démons, quoi.
Ouais, il était avec toi.
Non, je connaissais pas.
Non, mais c'était des moines qui te parlaient? Non, c'était son frère.
Mais pas des moines, il était pas là.
Je dirais que c'était porte de la chapelle, parce que je le connais, mais c'est pas le frère de démons.
C'est pas le frère de démons.
Il se veut passer pour. Incroyable.
Incroyable. Ah ouais, le frère.
Ça veut dire que j'ai que des moines, quoi.
Ils sont énormes, parce que c'est la mafia qu'un frit.
Il faut savoir que la mafia qu'un frit, en fait, c'est pour moi, vraiment,
la seule, la seule vraie...
Il y a eu aussi le secteur, ah, il faut être honnête.
Mais voilà, j'ai moins d'affinités, on va dire.
Mais c'était, ils ont fait des trucs.
C'était génial. Mais la mafia qu'un frit,
pour moi, c'est vraiment le truc, justement,
le côté indé, le côté, ça vient de la street.
On parle de Kerry James, on parle du 113,
les victoires, t'en as parlé dans l'émission avec...
Bien vu, bien vu.
Vous avez achimé, qu'on embrasse.
La meilleure émission, elle l'a voir.
C'est que t'as pas du sel là, encore.
Je n'ai pas du sel là, mais bon.
Il y avait Rof, Desmonoise.
Rof, Desmonoise, Samir, Ladry,
il y avait Manuké.
Et le clip, pardon, et le clip.
Un Romain Gavras qui est un réalisateur,
qui est le fils de Costa Gavras,
c'est un grand réalisateur.
Donc, il est aussi...
Il a pris un vieux film à Tena, mais bon,
le clip, il était bien.
Le film, moi, je n'ai pas aimé.
Mais par contre, il a fait un bon film,
qui est le...
Le Monde d'Etattois.
Alors, le Monde d'Etattois, tu l'as vu ?
Le Monde d'Etattois, non. De Costa, de Romain Gavras.
Oui, franchement, non.
Il est bien. J'ai beaucoup aimé.
Et je n'ai pas trop aimé.
Je vais le regarder. Si jamais il n'est pas bien, t'es obligé de me réinviter.
Allez, vas-y, ça va.
Et c'est lui qui réalise le clip,
qui, d'après Jay-Z, est le meilleur clip de l'histoire.
Le meilleur clip.
Il a dit, c'est le meilleur clip de l'histoire.
Le meilleur clip, c'est pourquoi ? Parce qu'en fait,
ils ont été dans tous les quartiers,
les gros quartiers, je crois, du 94.
Ils ont un petit peu saucé, tu vois,
à l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux, tout ça.
Ils ont un peu saucé les gens des quartiers et tout du 94.
Ils ont dit, voilà, telle jour,
à telle heure, il faut emmener tous les petits,
tous les grands, les dards, tout le monde du quartier.
Et genre, mais les gens, ils ont eu peur.
Ils ont cru que c'était la guerre.
T'avais des quartiers, à Vitry,
je ne sais pas où, je ne connais pas les villes.
T'avais des 500, t'avais des 1 000 personnes,
mais vraiment, aujourd'hui, t'as 4 mecs,
4 mecs qui sont là, ils te voient 10 mecs.
Là, t'avais des 500 et tout.
Et puis, la mise en scène,
la publicité pour le grec.
Il fait du grec, il fait un grec,
comme il s'appelle, ojibi.
Ojibi, on dirait, il fait la pub de son grec.
C'est ça, c'est ça, lourde.
C'est génial.
Et quand ça monte là, il monte la caméra.
En plus, je pense que c'est Franck Astambide,
qui est dans le clip,
tous les chiens.
C'est Franck Astambide qui était
le maître chien.
C'est pas vrai.
On en apprend tous les jours.
Et alors, on a une autre chanson aussi qu'on voulait.
Une dernière.
On rentre contre les lois racistes.
Lois de fer, lois jocs,
lois pas ce qu'aux deux brits,
une seule logique.
La chasse à l'immigré, et n'oublie pas
tous les décrèses et circulaires.
Nous ne pardonnerons jamais la barbarie
Ah, juste ça, c'est...
D'excuses les gens.
Ça veut très bien pour qui ils votent.
52% de fils de hond à vitrôle.
A Kenaton.
A Kenaton, Fab.
Fab, Vigie Pirate, quart de résident d'envie.
Je me rappelle ce que tu m'as dit t'as l'air sur sa gueulerie.
Ah non, non. Et oui, il y a un mec qui chante en walloff.
Voilà.
Et c'est pas lui son doigt.
Samir, est-ce que tu peux poser le contexte de ce morceau?
Je me pose direct, tu vois.
Parce qu'en fait, on a eu une certaine...
des émeutes, c'est avant les émeutes.
Donc il y a des gens, ils ont voulu prévenir.
Ils ont voulu dire, arrêtez vos conneries.
Arrêtez vos conneries, parce que
il y a cette jeunesse, elle est en train d'étouffer.
Et notamment, je me demande même si c'est pas
autour de l'année 97-98, qui est vraiment
la grande, grande année du rap français.
Je pense.
Je voudrais vérifier, mais je crois que c'est 96-97
à vérifier.
Et donc, il y a ce racisme qui monte.
On n'allait pas, c'est quoi?
Le loi raciste, ils veulent, comme aujourd'hui,
qu'ils veulent casser
les accords algériens.
Là, c'était
revenir sur le droit du sol.
Et le code de la nationalité.
Je sais pas si tu te souviens, il y avait aussi le...
Il faut terroriser les terroristes.
Exactement, parce qu'ils ont
chassé les gens d'une église.
L'église Saint-Bernard.
Quels années avant, parce qu'on a fait le morceau, c'est en 97.
97.
Quelques années avant, il y avait
des gens qui n'avaient pas leur papier.
Et dans une église, se disant,
dans une église, on est à l'abri,
c'était sans compter sur
des caillers, Charles Pasquot à caillers.
Un gros mafieux
qui a vu qu'il a été condamné,
il a eu des condamnations, etc.
Il n'a pas vécu assez longtemps,
pour qu'on puisse l'incarcerer
comme Sarko.
Je n'ai pas encore
recapté le concept
du grand angle.
Et ce morceau,
c'était le truc
que je voulais dire aujourd'hui.
C'est la différence entre le rap conscient
et le rap contestataire.
Il y avait le rap conscient, ça m'a jamais fait kiffer.
Les trucs
qui sont respectables.
Je ne suis pas en train de dire que c'est pas bien et tout.
Il aime bien les bailles et tout.
Il n'y a pas de soucis, c'est cool.
Mais moi, c'est pas mon délire.
C'est le truc qui parle, ton intelligence.
Et il y a le rap qui dit, voilà, maintenant,
stop, maintenant, on arrive.
On arrive à s'entendre.
Il n'y a pas d'analyse.
Soit.
Et ce rap là, c'est ça.
Et même là,
comment ça s'appelle, l'instru.
L'instru, elle est très singlante.
Et quand vous écouterez,
je ne sais pas si vous l'avez déjà écouté,
peut-être le morceau, 11 minutes 30.
Allez l'écouter, s'il vous plaît.
11 minutes 30, vous allez voir.
La playlist,
il y a plein de noms que vous connaissez
et de noms ultra, ultra célèbres.
Et pour moi,
c'est vraiment un morceau d'anthologie
et un objet politique.
Parce qu'on voit que, par exemple,
qu'à Kenaton, aujourd'hui,
pourtant, il a eu une petite dérive un peu libérale, etc.
Mais je vois qu'aujourd'hui, sur la question,
par exemple, la question palestinienne,
il est très très solide.
Il faut jamais lâcher.
C'est-à-dire que t'as des gens,
ils peuvent avoir un petit peu, tu vois,
des petites méandres comme ça,
mais il y a des gens.
Merci Samir, je crois qu'on va finir par un petit quiz.
Un petit quiz tranquille.
Je vous écoute, les règles sont très simples.
Vous regardez pas ma feuille.
Non, c'est toi en priorité.
Si tu trouves pas, je demande à nos amis
qui sont ici présents.
Non, non, non, c'est ça la règle.
Alors, le quiz c'est simple.
Qui a dit ?
Easy.
Vous avez pas parlé.
Vous avez pas parlé.
Qui a dit, dans une société,
tu laisses finir ?
Parce que t'as l'air chaud toi.
Qui a dit, dans une société raciste,
il ne suffit pas d'être non-raciste,
nous devons être anti-raciste.
C'est bien dans la ligne de PDH.
Ouais, c'est pas mal.
Ah bah c'est une femme.
C'est une femme.
Car la brûlée, non ?
Ah bah laisse-moi,
laisse-moi réfléchir une seconde.
Une femme,
j'en sais rien.
Ok, c'est une femme américaine.
Ah, Angéla Dévisse.
T'allais dire ?
Non, je posais
à Rima Sanabor.
Oui, c'est notre Angéla Dévisse.
Alors,
une autre phrase.
Qui a dit, être libre,
ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes,
c'est vivre d'une façon
qui respecte et renforce la liberté des autres.
Je ne suis pas né avec
la preuve de liberté.
Je suis né libre.
C'est pas Florian Panis.
Moi, je fais partie de ceux de PDH
qui disent pas beaucoup, mais je vais tenter quand même.
Et après, si c'est pas bon,
je dirais aimer ces airs.
Aimer ces airs, faux.
Moi, je serai Mandela.
Mandela.
Malcom.
Bah t'as dit Florian Panis, c'est mort.
Bravo à Nelson,
c'est le seul.
La démocratie.
Je suis nul, en fait.
Merci de m'avoir humilié.
Je voulais faire un truc en mode.
Il a commencé, ça va.
On met la pression,
c'est normal.
Là, je finis l'émission humilier.
Là, tu vas trouver Insha'Allah.
La démocratie,
ce n'est pas la loi
de la majorité, mais la protection
de la minorité.
Je n'aurais pas trouvé.
C'est quelqu'un de connu.
C'est quelqu'un de connu.
Un prix Nobel de littérature.
Un français.
Ce n'est pas Boilem Saint-Saëlle.
Algérien, on peut le mettre.
Enfin, Algérien.
Je plaisante.
Il l'attend français.
Franchement, je ne sais pas.
Vas-y, je crois qu'il l'a.
Bravo.
Bravo, bravo.
On applaudit Xavier de PDH.
Bravo, bravo.
Xavier de PDH.
Merci à tous, c'était Les Grands Remplaçants.
Merci pour cette quantité.
Merci, on avait aussi Sarah Lele et Adèle Fougasi.
Vas-y, bête à la régie.
Et mounir notre redacteur chef.
On se revoit la semaine prochaine.
Insha'Allah.
C'était Les Grands Remplaçants
avec Jamil le Schlag,
a retrouvé en podcast sur nova.fr
et sur YouTube.
Nova.

A poursuivre

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