Les grands remplaçants - L'intégrale du 24 novembre

Les grands remplaçants - L'intégrale du 24 novembre

Les grands remplaçants • 22/11/2025 • 56:55

"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Adel Fugazi, Mazine, Youness Hanifi et leur invitée Amandine Gay.

Transcription

Ils sont dans les campagnes, dans les vies, ils sont sur les réseaux sociaux.
Les grands remplaçants.
Star français ?
Je ne sais rien.
Sur la photo, il n'y avait pas panter son rabot.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment ?
Jamil ?
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Bonjour à tous et bienvenue dans les grands remplaçants.
Aujourd'hui, je suis accompagné d'Adèle Fugasi,
Yunes,
Hanifi
et Mazine.
Et tout de suite la chronique de Jamil Lechlag.
De l'instant que vous avez un sentiment de subvention.
Les grands remplaçants.
Ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Les gars, c'est incroyable.
Le ministre de l'Intérieur a déposé plainte contre notre camarade,
Pierre-Emmanuel Barré et Pierre-M.
On est tous avec toi frérot.
Pierre-M.
Pierre-M.
Pierre-M.
Notre soutien, je sais pas si ça va t'aider ou t'aîniquer.
Bordel Pierre-M.
T'as rien fait de mal et pourtant la police est sur tes côtes.
T'as toutes les caractéristiques pour être un arabe.
Bienvenue dans la Ouma.
On va t'appeler Pierre-M.
Bordel.
Le ministre de l'Intérieur.
C'est quand même la classe car moi aussi j'ai des soucis avec la justice.
Eh ouais je nique vos carrières les gars.
Enfin je nique ta carrière Adele.
Ouais ben moi c'est ma classe.
Tu sais c'est un député du guerre.
Un ringueur.
Qui a saisi le procureur pour je cite
discrimination à l'embauche.
Mais si je ne les prends pas ces jeunes,
qui va les prendre ?
C'est news.
Sud radio.
T'imagines Adèle Fougasi en entretien.
Bonjour Adèle.
Parlez-vous une autre langue.
Oui.
Le député du guerre il n'est pas content
parce que j'embauche principalement
des arabes et des noirs.
Mais l'émission s'appelle
les grands remplaçants
y'a le chmard reineuse.
Ça s'appelle pas Mississippi Burning.
Bordel on est dans Black Mirror
ou quoi ?
Je suis innocent
et ils veulent me foutre au placard.
Alors que d'autres sont coupables
et ils sortent de tolles.
Ça va Nicolas Sarkozy.
Il m'accuses d'être raciste anti-blanc
n'importe quoi.
Il m'accuses d'un truc qui n'existe
même pas.
Alors par contre je veux pas minimiser.
Attention.
La difficulté d'être blanc en France
ça doit pas être simple au quotidien.
T'imagines t'es blanc
et tu te réveilles le matin dans ton appart.
Tiens, j'ai un appart.
Conclusion les amis.
Pierre des proches disait
on peut rire de tout
mais pas avec n'importe qui.
Mais pour nous autres
les métaques je dirais plutôt
n'importe qui
ne peut pas rire de tout.
Je demande
Galéjad.
Oh !
Trebleur et Mondevos.
Les grands rencassants.
Je te salore sur scène tous les vendredis
et samedi à la scène parisienne.
Bien sûr.
Merci Mounir.
Quelle chronique.
Quelle chronique.
Non mais le rythme est exceptionnel.
Tu en finis précise.
Ah c'est un
belle chronique pour finir quoi.
C'est vraiment...
C'est une belle chronique.
Attention les gars, pardon
parce qu'on d'y oublie de dire
on a Ben à la Régis
c'est ça qu'on a applaudi Ben.
Notre coutan, notre coutan.
Ben à la Régis qui va nous deux
et Mounir qui va nous donner le sommaire
de cette émission incroyable.
Et cette semaine on reçoit
Amandine Gaye réalisatrice autrice
qui vient de publier
Vivre libre
existé au coeur de la suprématie blanche
on abordera avec elle ce qui a l'air d'être
un sacré défi quand même
et bon là ce couton viendra
sur l'ours de Jean-Jacques Hano
et on ouvre l'émission avec le bilan.
Les grands remplaçants
sur Nova
Alors oui, comme on l'a vu dans ta chronique
il n'y a pas que Pierre-Emmanuel Barré
qui est harcelé par les forces réactionnaires
bien sûr.
Toi aussi tu es dans l'œil du cyclone.
Oui oui, exactement Mounir
et je...
Ah non c'est pas un cyclone.
Non mais j'ai reçu...
Bon alors je vous explique,
rapido sans...
Donc je fais une interview
et dans cette interview
sur le ton de la rigolade
j'explique que je
recrute beaucoup d'arabe et de nord
dans mon émission pour inverser
le cota et tout.
C'est le ton de la blague
et bon il y a un député
de...
un ringard
donc qui
fait un recours
auprès du procureur
de la République
pour racisme
enfin je...
discrimination en l'embauche
et tout alors que moi
en fait je prends les meilleurs
c'est ça que je veux dire aujourd'hui
C'est la méritocratie
C'est la méritocratie républicaine
c'est comme l'équipe de France
On est obligé
de faire avec les forces en présence
On peut gagner
On peut gagner les gars
Le argument de l'équipe de France
ne ressemble pas au français moyen
mais le français moyen
est nul au foot
Et peut-être que là
on a les as-du-ri
On va voir ça tout aller en charlotte
Non moi j'ai reçu
donc le truc la la la
espèce de lettre
j'étais au Maroc
je jouais au Maroc
à Marrakech
ma ville d'origine
donc j'étais avec mes parents
toute ma famille et tout
et quand je reçois la lettre
je reçois la lettre
donc
fourires
déjà moi c'est mon cousin
qui m'envoie la lettre
mon cousin
qui est en prison
et qui me dit
ah t'as rien fait
tu me rejoint
mais t'es trop content
et donc je vois le truc
et tout je regarde
et bon je vois que c'est une blague en fait
c'est des gens
ils font
et j'étais au Maroc
et c'est vrai que
quand tu reçois
t'sais Marianne
députée assemblée
c'est des mots
qui normalement font peur
ça lui ciait justice
normalement ils vont venir chez moi
et ils vont prendre mon clic clac
et ma super nintendo
et là
il y a rien de tout ça
parce que c'était en dehors
l'espache chingaine
tu te sentais à l'abri
ah j'étais au Maroc
je te jure
et je recevais du coup plein de messages
retournt dans ton pays
je voulais dire
déjà là j'ai su
techniquement
oh j'ai eu d'avocats
peut-être je vais rester
justement t'as pensé à rester
tu as une cavale
comme la crime
non
c'est pas que d'être un spon
mais ce qui est super
c'est qu'aussi la vidéo a été
donc du coup il y a plein de gens
d'extrême droite qui ont fait
des vidéos sur
qui ont repris des extraits
qui coupent
ils enlèvent les rires
donc t'as l'impression que je suis
hyper premier degré
moi même quand j'ai vu les vidéos
je dis mais c'est un connard
j'ai dit mais non c'est toi
et genre
et alors du coup je regardais
les commentaires
et je savais pas
et ben j'ai réussi
un public d'extrême droite
qui me défend
il y a des gens d'extrême droite
qui disaient alors oui c'est un gauchiste
mais il faut t'avouer qu'il est très drôle
ça fait plaisir
la cohésion par le rire
c'est exactement ça moniaire
non mais c'est génial
je sais pas si ça vous aide
moi j'espère
du plus profond de mon coeur
que vous allez être dans la merde
à cause de moi
c'est clairement
mon objectif
je n'ai pas besoin de toi
pour être dans la merde
toi c'est vrai que
tu marches dans la rue
tu es déjà dedans
alors qu'est ce que vous pensez
de toutes ces histoires
de liberté d'expression
toi Adele par exemple
moi je comprends
non mais comme t'as dit
l'humour
l'humour
on peut plus rire
on peut plus rire
en fait et maintenant
les gens s'attachent au texte
vu qu'à main
dans une société
il y a les sous-titres de tout
mais t'as pas le ton
des sous-titres
merci Adele
ça c'est bien nous
on fait que une étude de texte
tu vois ce que je veux dire
alors si t'as que le texte
et t'as pas l'intention
ben ça n'a plus rien à voir
tu vois ce que je veux dire
non mais qu'est-ce t'en pense
de tout ça
la liberté d'expression
parce que toi t'as un texte
on peut dire
moi j'ai vu le spectacle
de Mazine
il est excellent
tu le joues au bossa martin
au bossa martin
tous les dimanches
c'est complet
il y a très peu de place en vente
voilà
c'est vraiment
voilà
faut se battre
faut se battre
mais ça vaut le coup
la liberté d'expression
c'est un sujet quand même
assez intéressant aujourd'hui
parce que
ben t'en as qui sont
littéralement condamnés
pour avoir dit des trucs
et qui le pensent
oui
c'est ça qui est fou
et ils le pensent
et ils reviennent
et les blagues
ça cause plus de problèmes
alors que nous
c'est une blague
on rigole
il y a un rire
tu vois c'est-à-dire
qu'on est décalés
par rapport à la réalité
on part pas de ce qu'on pense
c'est là où ils sont malhonnêtes
c'est que dans les montages
qu'ils ont repris de toi
c'est qu'ils ont enlevé
les moments où ça rigole
merci Younes
j'avais assuré
tu veux faire ma première part
c'est ça
non mais c'est vrai
qu'il y a eu
une montée
de l'extrême droite
sur les dernières années
sauf
notre ami
Alain Souchon
je sais pas si vous avez
je sais pas si vous avez suivi ça
il était chez Fojiel
la semaine dernière
et puis
il s'est égaré
il s'est égaré le coup
donc vous n'êtes pas inquiets
je ne crois pas
que les Français
soient assez cons
pour rédire quelqu'un
du Front National
pour diriger
mais si jamais
si jamais ça arrivait
on irait en Suisse
bon alors
c'est génial
déjà
c'est son maroc à lui
voilà c'est son maroc à lui
chacun
chacun son pouvoir
chacun son pouvoir
non mais c'est génial
il dit
moi je me suis
parce que lui en fait
Alain Souchon
c'est un peu un mec à l'ancienne
il dit ça
il est revenu
sur ses propos hier je crois
ou avant hier
dans ces ce soir
non c'est
c'est sur la 5
c'est quelque chose
c'est à vous
enfin c'est à nous
parce qu'il s'entre
je rigole
parce qu'un prive
encore nous dire bref
allez c'est parti
2 points dans la musée
c'est à Souchon en fait
il fait une sortie
en pensant qu'il est vraiment
dans le ton
et en fait
il y a un tolet partout dans le pays
parce que maintenant
la France a changé
parce que
Souchon c'était les années 80-90
donc il y avait un état d'esprit
il y avait un état d'esprit
il arrive
il va dans ses tabous
et il a dit
mais en fait
comme moi il a dit
c'est une blague
je vais couper l'eau
il a couper l'eau
c'est une blague
je voulais pas le dire comme ça
en fait
voilà maintenant
mais c'est pas ça
c'est souvenu qu'il avait des disques à vendre
il avait des disques
mais surtout que lui
en fait il y a 30 ans
quand tu disais ça il y a 30 ans
ouais les gens du FN c'est décon
bah t'es une super star
t'es une super star
lui il s'en dormit
pendant
il a dit la même chose
lui il n'a pas changé
c'est après on lui a dit
mais gars c'est finis c'est tout là
à dire ouais bah je rigole
c'est quand même pratique
mais je pense que lui
t'en bougeais que ça
c'est la France qui a changé
c'est comme Dominique de Vilpeint
qui a fait une sieste en 2010
il se réveille il y a 3 ans
il dit qu'est ce que je fous à gauche les gars
j'étais là
putain c'est une super analyse
c'est exactement ça
c'est lui il a fait une sieste
c'est tout
nous en fait on est tranquilles les gars en fait
voilà qu'on n'a rien à se reprocher d'avant
non des fois du tout
je crois qu'il y en a peut-être un
qui a des choses à se reprocher
mais ça on le verra peut-être
à la fin de sa chronique
on fait du bruit pour Adèle
dès l'instant que vous avez le
sentouement d'une subvention
les grands emplaçants
qui sont là
sur Nova
Nova
bang bang
bon alors on m'a contacté
je vous jure que c'est vrai
pour faire une interview
sur force inter
oui bah ouais
c'est incroyable
bah ouais j'étais chaud
trop content qu'on pensait à moi
et après ils ont dit quoi
ah non désolé
on n'a pas vu
mais vous êtes sur Nova
on s'ischenracte
incroyable
allen double
l'impression d'être une mème fraîche
on me dit tu fais quoi demain
ils cliquent sur ma photo de travail
ils voient la grosse tête
de jämil à côté
mais ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou ou o ou ou vf
ou a ou ou ou
ou a ou ou ou ou ou ou a ou ou ou ou u ou u ou ou u ou ou tu r
On veut rentrer dans Paris, mais on est bloqués à Porte-de-Santois, ça ne s'ouvre pas à la Porte, tu nous handicapes, je perçais moi aussi, je veux mon billet d'humeur.
Jamil, je te le dis, tu ralentis le groupe, c'est trop, c'est trop, je veux les petits fours moi aussi, les invites, on va m'en première, les cocktails et non.
Hey Jamil, c'est rendez-vous à la Chicha Republic, j'en peux plus moi, j'en peux plus en fait.
Jamil, c'est les gars dans ton groupe avec qui tu t'amuses, mais t'as une mauvaise note, voilà, c'est pour l'ambiance qu'on est là.
Jamil, Jamil, Jamil, on est copains, mais il ne faut pas que ça se sache, c'est ma relation cachée, ma Monika Lewinsky.
Moi je pensais, je me mettais un peu dans la radio, j'entrais dans le showbiz, pas du tout, personne me respecte Jamil.
Jamil, je m'aime Jamil de Bozlo, le jour sur scène, c'est comme il m'a appelé.
Dieu bruit pour Adil, fugasi, y'a rien qui va le plus plus, je suis fatigué.
Je savais pas que c'était un cadeau empoisonné d'être à Nova, c'est incroyable.
C'était pas écrit dans le contrat, qu'on était exclu de partout.
Après intégrer les grands en plaçant, c'est vrai qu'il y a un indice, dans le nom, elle ou la caméra, elle est là.
Je suis pas comme lui, je vous le dis, je me désolidare de ce monsieur, je suis Charlie bordel.
Transcintaire, bisous, ça rend qu'une, à la prochaine, une chale là.
Les grands en plaçant.
Merci Adil, et on pourra retrouver dans ton spectacle tous les vendredis samedi à 19h à la comédie de Paris.
On revient après une page de pub.
Les grands en plaçant avec Jamil Lechlag sur Radio Nova.
Oui oui, vous êtes toujours sur Radio Nova dans les grands en plaçant,
avec une équipe exceptionnelle et notamment Adil Fougasé.
Alors là Adil, tu nous, je savais pas, c'est vrai donc ce que tu dis.
C'est vrai McFly, tout est vrai.
Non, tout est vrai, je te jure vraiment, j'étais content de recevoir ce mail.
Oui mais c'est génial.
Mais frérot, bonne nouvelle.
En vrai, oui.
En vrai, cool.
En vrai, t'es invité en plus pour parler de ton spectacle.
Oui c'est ça.
Sur le service public.
Exactement.
Oui, interview c'est pas pour intégrer le truc quoi.
Oui, bien sûr.
Et moi j'ai jamais, alors attention, moi je vous ai dit,
si vous êtes invité sur France en Terre et tout,
il faut y aller, vous faites un promo de votre subjectif.
Bien sûr, bien sûr.
Toi t'es mort pour l'instant.
Tu ne seras pas invité.
Tu vois, toi non plus.
Mais Adil par exemple.
Glag, glag, glag, glag.
Tout de suite ça passe.
Moi tu m'as déjà invité quand il était.
Oui, c'est vrai, t'as fait même une chronique exceptionnelle d'ailleurs.
Après t'es parti, je suis parti avec toi.
Mais j'étais pas vraiment.
C'est ça le problème.
Tu m'as fait des missions.
J'avais pas encore mission.
Non mais c'est vrai, moi je...
Donc c'est vrai ce que tu racontes.
Tu as dit, c'est quand même intéressant.
C'est un scoop quelque part.
Alors Adil.
Ok mouloud, c'est passé mouloud.
Non mais après moi je suis personne pour que ça fasse une tolée.
Tu vois, c'est pas un truc de fou.
Il n'y aura pas de tolée.
Pour nous il n'y a pas de tolée.
Mais c'est un climat.
Il n'y a pas du climat entre les différentes antennes qui n'est pas forcément...
C'est qui notre première invité qu'on a invité cette saison ?
C'est Mehdi Maisi.
Mehdi Maisi il a une émission où Mounir se demande.
Sur France Inter.
Et alors c'est sans rancune les gars.
Mais on n'est pas au collège en 5e4.
On se boudre.
On n'est pas en BEP bois pour être en embrouille.
Non mais c'est vrai, on est...
Tu vois, il n'y a pas de...
Enfin c'est...
Non, c'est pas sympa.
Peut-être ce qui est marrant c'est qu'en fait ils ont vu ma totée
et ils ne se sont pas dit que le gars est à Nova.
Je n'ai pas une dégaine de novistes.
Oui, voilà.
Et ils ont fait, oh putain, on va voir comme quoi.
Ils sont partout vraiment.
Mais sinon, mis à part France Inter,
parce qu'on n'a pas un bif,
mais on n'a même pas un bif en fait.
Mais mis à part France Inter,
tu n'as pas eu de problème pour ton spectacle.
On t'a vu sur Clip, chez Moulout.
On a vu sur Clip avec Moulout d'Achour, c'est incroyable.
Moulout, qu'on embrasse bien sûr.
Et par contre, il y a un truc,
on en a parlé un peu entre nous,
Adèle, si je peux me permettre,
chez Moulout,
tu avais les cheveux propres.
Et pourquoi, quand tu viens chez nous,
avec le respect,
pas d'efforts,
et quand je t'ai vu tout pam-pom,
je l'ai cru c'était Attique.
Mais là, je fais la radio là,
on est là pour la...
Ah oui, la voix, la voix.
Mais tu sais qu'il y a des caméras.
Ça a changé la radio.
La prochaine fois, je ferai un petit effort,
la vérité, je crois.
On rigole bien sûr,
nous on t'adore Adèle, ici à la Redac.
Mais ce qu'on voulait dire aussi,
concernant peut-être un jour,
faire un processus de paix, quand même,
avec les gens qu'on connaît,
qui sont sur France Inter,
on n'a pas de problème avec eux,
même si on s'est quitté un peu...
Avec Radio Europe, il y a une logique,
il y a un Derby depuis longtemps,
oui, mais c'est pas nos ennemis,
tu vois, c'est pas CNews.
Tu vois, il faut qu'ils se calment.
Hé, les queues de argues, c'est ça.
Toi, tu n'as pas de bifabique.
Non, mais je ne pense pas,
je pense que c'est pas moi en plus.
Je pense que c'est la station,
ça concerne tout le groupe.
Le collectif.
On attend une réponse de nos confrères
à la France Inter pour voir ce qu'ils vont dire,
et on espère qu'ils vont revenir sur leur position,
et qu'ils vont se dire, en fait,
on s'excuse, on est désolés,
on invite bien sûr Adèle
pour venir parler de son spectacle,
et tant que j'y suis, si,
Younes...
Si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous plaisez,
si vous avez le increment d'une sur говорил
Les grands renplaçants,
sont là sur Nova!
Embapé,
il veut reconduire son ICD
en CDI,
THIS cooldown
Bien sûr, René Remar doit s'actualiser sur Pôle emploi.
Tes joueurs du Réal, tu t'affes pas au Géladal de Bobini.
Kilian, il peut te sortir des phrases d'un mec en intérim.
Travaille pas avec un incère Saint-Edouilleur, je te le dis moi.
Kiki, tu dois remporter des ballons d'or, pas des procès aux prud'hommes.
À la base, la requalification, c'est pour les chauffeurs VTC, tu vois.
Ils demandent 37 millions pour harcèlement moral.
37 millions, mais harcèlement, tous les jours tu passes devant moi,
tu mets une claque, je serai là, vive-moi le pro, c'est...
37 millions, mais ton employeur, il devait être insupportable, c'était Kiki,
Louis Sarkozy, je crois que lui, c'est ton patron.
Le juge, il dit, augment, tu peux aller chercher le 50 millions.
T'imagines au tribunal, il y a un gars qui dit, moi, je veux cotiser,
je vais avoir une fiche de paix, t'as imbappé, posé un côté de lui,
dit tiens frérot, prends les tickets restos, laisse moi,
je parle gros sous avec le juge.
Le harcèlement moral, par contre, on connaît combien de profs
au bord du burnout qui ont commencé à envisager le chausser
sur le thorax de l'enfant.
On se disant, Nau'el-Madani n'avait pas totalement tort, comme quoi.
Le PG demande 440 millions pour préjudice,
mais c'est quoi cette somme de dingueau ?
En préjudice, le PG, ils vont demander bientôt
d'annexer la ville de Madrid, on est en vie.
T'imagines le juge, il a l'habitude de gérer des cas
comme Samir, livreur hubérite, il doit être dépoissé,
Miss Keen, il dit, on parle en millions de CFA,
peut-être que je suis au Mali, je sais pas.
Riche ou pauvre, on dépend tous des mêmes instances,
c'est la même justice, sauf quand t'es Nicolas Sarkozy.
Bien sûr, Ferco Dan et son employeur, c'est le rêve de tout salarié.
J'attends juste le moins de faux pas de Jamil.
Il a reçu une plante pour discrimination à l'herbe hausse.
T'étonnes pas si tu me vois témoigner contre toi.
Mais il est passé où, Antoine ? On se le demande.
Même quand t'es riche et que t'es célèbre,
tu finis comme tout le monde au prud'homme.
Comme quoi, l'égalité,
ça commence toujours par une embrouille avec ton employeur.
Ah, je l'ai pas.
Il n'y a pas.
Ah, la vie, la vie.
Tu perds une assente,
retrouve au point virgule avec ton spectacle,
7 vies tous les jeudis.
Et donc, en effet, tu as parlé de Mbappe au prud'homme.
C'est génial.
Toi-même, tu as été confronté ou ?
Prud'homme, j'ai jamais de la vie.
On n'a jamais eu de bif tous les deux.
Non, jamais, bientôt.
Bientôt, de Sarkozy.
Pour l'instant.
Non, alors qui a eu des problèmes avec...
Qui a déjà allé au prud'homme ?
Alors, à ce que ce vous est déjà arrivé...
Ma mère, Miss Keenain.
Non.
Je te jure, oui.
Parce qu'elle avait...
Mais c'est triste, c'est pas une histoire.
Non.
Tu vas nier qu'à l'ordinaire, c'est vrai.
La gauche, mais elle avait personne pour me garder.
T'avais quel âge ? 22 ?
Qu'à l'ordinaire.
Non, c'était...
C'était ma vie joueur.
Elle avait personne pour me garder.
Et du coup, elle me ramenait au taf.
Elle me ramenait au taf.
Et son employeur, il est passé par là, son patron.
Et il l'a vu.
T'avais pas le droit d'aller au taf avec ta mère ?
Oui, c'est le droit français.
Et puis, il a fait un truc de bâtard.
Ça va, il est mignon et tout.
Voilà, et elle a reçu une lettre.
Tu l'as fait ça.
Lâche-moi, mais que je parle.
Et une semaine après, elle a reçu une lettre.
Tac, convoqué, j'ai été convoqué aussi.
Je rigole.
Non, pour de vrai, là.
Je te jure.
Ah, mais c'est terrible.
C'est terrible, alors on l'a été convoqué.
Pour le coup, je l'ai aussi accompagné au prudent.
Parce qu'il n'y avait personne pour me garder.
Bien sûr.
Mais c'est terrible.
Non, mais je pense qu'on est de lui.
C'est l'important.
Ça le fait rire.
Je vois Abandine.
Abandine, guée, notre vie telle est là.
Mais c'est pas drôle.
Lui, c'est vrai.
Ma mère a lavé plus la vie de la merde.
C'est vrai, c'est vrai.
Non, mais alors, moi, ce qui me choque le plus,
c'est qu'il, quand il t'a vu, t'as dit, oh.
Ouais, je te jure.
Bon, là, un fou.
Un fou furieux, quoi.
Un fou, il est venu à ma limite, il joue avec moi.
Il est mignon et tout.
Et rentrer chez lui, il a écrit une lettre.
Il ne peut jamais, il faut qu'il y a une lettre.
Oh, t'es comme les sérieuses filles.
Avec son sang.
La signe avec son sang, moi, je t'ai jure.
Et alors, comment ça s'est fini ?
Elle a gagné ou pas ?
Non, elle a perdu.
Au prud'homme ?
Elle a perdu au prud'homme.
Mais en plus, c'est dur de perdre au prud'homme.
Ouais, c'était dur.
C'était toi, l'avocat.
Ils vont toujours du côté de l'employé, en général, parce que c'est...
Ouais.
Et bah non, mais je crois, là,
et en plus, je me rappelle,
moi, je savais pas, j'étais trop petit,
mais je savais que c'était moi le fontif.
Oui.
C'était...
Ah, mais c'est horrible.
Tu devais te sentir hyper coupable, mon petit unesse.
C'est vrai, c'est vrai, quoi.
Maintenant, tu le dis.
C'était dur.
C'était pas facile, mais c'est terrible.
Bon, là, tu nous as mis une petite histoire.
Je me dis si vous avez des histoires sympathiques.
C'est bien annoncé, hein.
Ouais, c'est bon.
Adèle.
Non, moi, ma mère connaît bien ce milieu-là.
C'est...
Oh, là, là, je partais, mon vite.
Ma mère connaît bien ce milieu-là.
Elle est infirmière et déléguée syndicale.
Donc, elle était à Sud Santé.
Sud Radio ?
Sud Radio.
Pas le même est-ce-qu'elle.
J'ai bien eu de trucs de prud'homme, de machin.
Je connais de loin, tu vois.
Elle était concernée par ça, mais moi...
Toi, ça va.
Toi, je te demande pas.
C'est plus toi, l'employeur.
Je dis, moi, j'en ai les sensibles.
J'en ai les sensibles, ma mère.
Je me souviens, maintenant.
Oui, mais en même temps, elle...
T'as fait rien, t'as fait rien, c'est toi.
Non, toi, t'as payé de...
Non, jamais, mais...
Est-ce que t'as bossé, là ?
T'as arrêté de bosser, là ?
J'ai arrêté de bosser, mais j'ai travaillé dix ans, quand même,
T'as travaillé dix ans, mais je me suis...
Dans quel domaine, si...
Moi, je sais, mais c'est pour...
Dans les nouvelles technologies, Jamil.
D'accord.
Mais j'ai toujours essayé d'éviter les prud'hommes,
mais, par contre, c'est une menace qui marche plutôt bien, en général.
Alors moi, je l'ai jamais utilisé.
Oui, parce que...
Parce que parmi mes collègues, il y en a deux-trois qui disent,
t'sais, t'es un peu en embrouille, tu veux partir...
Tu veux partir avec un chèque, une rupture,
tu dis prud'homme, en général, tout ça facilite.
Et pour avoir le...
Parce que...
En fait, moi, je savais pas, mais dans le taf,
tu peux...
Quand tu pars,
parce que moi, j'ai toujours démissionné de tout métaf.
Donc, j'ai jamais eu d'indéminité.
Mais t'as le droit de demander de l'oseille.
Non, mais il faut...
Ça doit aller dans les deux sens.
Ça veut dire qu'il doit y avoir un accord bilatéral
entre toi et ton employeur.
Ok, ok.
Donc, mais y a...
Ça veut dire de deux côtés.
Oui.
Merci.
Mais en général, quand t'es un peu...
Oui, quand tu menaces de burn-out,
quand tu es en arrêt maladie, etc.,
le mot prud'homme, il facilite quand même beaucoup
parce que les employeurs évitent.
Moi, j'ai tenté une fois,
j'avais un patron, franchement.
Il m'a fait la misère quand j'étais jeune et tout.
J'étais en BTS en alternance.
Ça a été vraiment très difficile
et je voulais le mettre au prud'homme.
Mais c'était mon frère.
Et ma mère, elle voulait pas, tu vois.
Mais il paye en tic-arrestant, tu vois.
Ah, j'avais l'arrache.
Mounir, si, il m'écoute.
L'embrasse, bien sûr.
Pas lui.
Là, je suis son employeur, mais...
Je fais pas en tic-arrestant.
On est de retour sur Radio Nova
et on accueille notre invité du jour, Amandine Gaye.
Amandine ! Amandine ! Amandine ! Amandine !
Génial, génial !
Bonjour, bonjour, on est très heureux de te recevoir.
Alors, pour les auditeurs,
on va un petit peu te présenter.
Donc, réalisatrice et de documentaire, notamment.
Autrice aussi.
Et là, ton dernier livre qui vient de paraître,
c'est Vivre libre de points
existés au cœur de la suprématie blanche.
Donc là, on espère déjà que tu seras à l'aise
Franchement, je suis contente.
Meilleurs plateaux depuis la promo.
Merci, merci les gars.
Parce que t'as été invité un peu
dans plein de france-culture, notamment.
Tout à fait, tout à fait.
Donc, on est sur une autre ambiance.
Tout, tout à fait.
Trop longtemps, culture.
Il y a au moins un député qui n'est pas content.
D'accord.
On est contents de te recevoir,
notamment pour la présentation de ce livre.
Donc, déjà dans le titre,
est-ce que c'est volontaire
de choisir des mots aussi provocants ?
Moi, j'aime bien mettre la bonne ambiance
direct, c'est le repas-camille, etc.
Aujourd'hui, ça peut être perçu
comme vraiment une insulte.
Oui, oui.
Comment osez-vous, comment osez-vous
utiliser ces mots ?
C'est ça, le...
Enfin, que certains peuvent ressentir quoi ?
Bon, pas tous les mots, parce que
vivre et libre, c'est parmi les...
Mais pour certains, c'est déjà une insulte.
C'est peut-être ça, le côté le plus subversif.
Finalement, voilà.
Quand on est comme nous, là,
demander à vivre et libre.
Mais en fait, c'est moi, au départ,
je voulais juste vivre et libre, comme titre,
mais effectivement, on comprenait pas
que ça parlait de suprématie blanche.
Donc, on a cherché un moyen de se mettre d'accord
avec la maison d'édition.
Et donc, moi, j'ai mis
exister au cœur de la suprématie blanche,
parce que toute ma thèse, d'une certaine façon,
c'est que quand on est dans un régime politique
d'oppression raciale,
on est amené à passer notre vie à survivre
et pas à vivre.
Et en fait, moi, je veux réfléchir
à comment est-ce qu'on peut exister
être nous-mêmes dans notre subjectivité,
notre vulnérabilité, nos histoires,
notre complexité, notre diversité.
Et donc, moi, c'est ça qui m'intéresse.
Et donc, la suprématie blanche,
pour les personnes qui s'énervent,
parce qu'elles entendent le mot « suprématie »,
c'est un régime politique.
C'est comme quand on dit le patriarcat.
Donc, on parle pas des mecs
avec des draps volants et des chapeaux pointus.
Ça, c'est ça, c'est ça.
Qu'on en voit, ça n'a rien à dire.
Ce n'est pas eux le sujet.
Le sujet, c'est ce qui fait que nous, là,
on va être traités différemment
à cause de notre apparence physique,
mais qui nous ramènent à une catégorie sociale.
Comme je dis souvent, moi, je suis marron.
Vous, vous êtes marron.
Beige, beige.
Bon.
Dépendamment.
Mais non, tu vois pas, t'es beige-rosé.
Beige-rosé.
Je m'pends.
Tu vois, tu vois, dépendamment des moments.
Je ne me souviens pas.
Ton nouveau surnom.
Beige-rosé.
C'est fini.
Elle va te faire une dégueule.
Je ne sais pas encore.
Non, non, c'est pas le maquette.
Continue.
Et donc, du coup,
on nous met à des places par rapport à une histoire
et par rapport à ce que ça représente.
Et donc, moi, c'est ça qui m'intéresse,
c'est de me dire,
il y a un espèce de structure
qui fait que derrière, il y a des manifestations
qui sont les formes de racisme.
Donc, en fait, que tu te fasses profilier racialement
par la police, parce que t'es un homme racisé.
Que, on dise, oh mais il exagère,
quand t'es chez le médecin,
parce que tu aurais le syndrome méditerranéen
et que t'es pas vraiment malade.
Que les institutrices te parlent mal
ou considèrent que c'est mieux de t'envoyer
vers une filière professionnelle ou technique,
parce que t'es une personne racisée
et tu vas galérer en général, etc.
Tout ça, ça participe d'un système.
C'est pas qu'il y a des gens qui sont méchants.
Mais c'est qu'il y a un système qui fait que
tu ne te projettes pas quand t'es une personne blanche
de la même façon
dans des personnes noires, arabes, asiatiques.
Et moi, c'est ça qui m'intéresse,
c'est d'adresser le système
parce que sinon, comment est-ce qu'on peut démenteler le système,
comment est-ce qu'on peut mettre fin à l'oppression raciale
si on n'est pas en mesure de la regarder
pour ce qu'elle est concrètement ?
Ouais, c'est ça. C'est génial.
Oh là, j'ai envie de prendre des notes.
Ah, c'est un...
Tu vois, on va pouvoir réécouter.
C'est de transposer le travail
qui a été fait là sur le féminisme ces dernières années.
On a quand même bien réussi à montrer
qu'il y avait quand même des différences.
Surtout vous.
Des billets.
Ah, et si, tout ça en fait, c'est de l'héminisme.
C'est un travail collectif.
Ça, il reste surtout.
Pas trop...
En tant que beige-rosé,
mais là, participer, c'est l'école.
Il faut faire le même mécanisme
pour une prise de conscience
de ceux qui sont de l'autre côté, finalement.
Exactement.
C'est très intéressant comme...
Vas-y, excuse-moi.
Non mais c'est vrai.
Et moi, d'ailleurs, c'est ce que je fais dans le livre.
En fait, souvent, les gens,
ils sont vraiment du mal avec les questions raciales.
Dès que tu commences à en parler,
ils te disent, je suis paraciste.
Et donc, la fin de la conversation,
elle a terminé avant d'avoir commencé.
Et du coup, je prends souvent le détour
par le patriarcat,
parce que même si les gens sont quand même
encore un peu crispés
quand on parle d'inégalité famome,
quand même...
Moins que là, sur la race, on va dire.
Exactement.
Et il n'y a pas des gens qui vont te dire
non, vraiment, ça n'existe pas
ou tu peux tout de suite ramener les gros chiffres.
J'adore les femmes.
Ouais.
Je suis une amie-femme.
Ma mère est une femme.
En fait, il n'y en a encore pas mal
qui la font, elle l'attendrait.
Elle est une femme.
Elle roule.
Elle roule souvent.
Mais quand même,
aujourd'hui, il y a assez peu de personnes
pour dire que vraiment,
il n'y a pas d'oppression des hommes sur les femmes.
C'est quand même assez rare.
Donc du coup, je trouve que c'est intéressant
de prendre ce parallèle-là
en disant, les hommes, par exemple,
ils n'ont pas besoin d'être directement violents.
C'est ça qui est génial avec un système d'oppression.
C'est qu'en fait, ils détiennent la violence légitime.
Donc en fait, c'est pas parce que
t'es pas violent avec ta conjointe
que tu ne bénéficies pas du patriarcat.
Ce que je dis souvent,
les hommes, ils ne se pointent pas en entretien d'embauche
en disant, et moi, comme je suis un homme,
je vais être payé plus que mes collègues femmes
à compétences égales.
Les hommes, ils ne font pas ça.
Parce que vous n'avez pas besoin.
C'est ça qui est génial.
C'est qu'en fait, ils vont être payés plus, de facto.
Sauf ici, je tiens quand même à l'héritage
où personne n'est payé.
Alors, on enchaîne, on enchaîne.
Bah l'approche, c'est l'approche systémique
et l'approche individualiste,
c'est pas on n'est pas à l'échelle de l'individu.
On est à l'échelle du système.
Exactement.
Et du coup, c'est la même chose pour les questions raciales.
En fait, une personne blanche,
elle n'a pas besoin de mettre ton CV de côté
parce que tu t'appelles Jamil.
Elle n'a pas besoin de dire sale noir dans la rue, etc.
pour bénéficier de l'exprimation blanche.
En fait, son parcours professionnel,
par exemple, va être beaucoup plus linéaire
parce que justement,
elle, on va jamais lui mettre son CV en dehors de la pile.
Et donc, c'est moi ça qui m'intéresse.
C'est de se dire, on n'a pas besoin d'être un complice actif.
Vous n'avez pas besoin même d'être raciste
pour bénéficier de la suprimation blanche
comme régime politique.
À partir de là, comment est-ce qu'on fait
pour être des alliés
ou encore mieux des complices des personnes racisées ?
Eh ben là, justement, on s'oppose activement au racisme
et on se demande comment nous aussi,
on fait partie du problème.
Est-ce que ça fait des années
que je travaille dans une rédaction de médias de gauche parisiens,
par exemple au hasard,
dans lequel il n'y a aucun noir en CDI ?
Et est-ce que cette question ne m'a jamais posé problème
alors que j'envoie des noirs à la sécurité au ménage ?
Vous voyez ?
Putain, c'est ça que je voulais dire !
Amandit, tu l'as bien dit !
Ça fait des années que je cherche les mots
sans qu'il y a tout le temps !
J'envoie comment ?
Putain, on l'a dit !
On a applaudi, Amandit, tu l'as dit !
Transculture, rien à voir.
Non, pardon, excuse-moi, je t'ai pas coupé là dans le...
Non, pas du tout.
Non, non, mais c'est exactement ce que je te jure.
C'est ce qu'on ressent.
Et des fois, c'est vrai qu'on a du mal à expliquer et tout.
Et c'est heureusement qu'il est...
Normalisé et avoir les mots justes.
Et l'autre jour, on a invité ma bouleur qui parlait aussi de ce sujet
et qui parlait, elle,
que nous on n'avait pas le droit à cette forme de légèreté.
Tu vois ?
Qu'on est toujours garde haute.
C'est-à-dire, on est là.
T'avances dans la vie.
Attention, tu vois ?
T'es toujours sur tes gardes,
tu dis on sait jamais ce qui peut se passer, qui va dire...
Tu veux peut-être agresser des gens aussi.
C'est vrai que ça peut arriver.
Mais c'est encore un autre sujet.
Mais elle disait, nous, ce qu'on aimerait avoir collectivement,
c'est cette forme de légèreté.
Ou quand tu as... c'est cool.
C'est léger, c'est ça ?
Ouais, elle a introduit la notion de charge raciale.
Ouais, ouais, c'était sur la charge raciale,
c'était encore un autre sujet.
Mais voilà, tout ça se regroupe, finalement.
Moi, c'est pour ça que je t'ai content de quand tu m'as invité
parce que aussi, même ça, quand tu parles de ces questions,
tout le monde est en mode genre...
Et en fait, c'est bon, on peut se détendre aussi.
Putain, en fait, ça, on parle.
C'est juste parce qu'en plus, j'ai envie de vivre.
Moi, à la base, tout ça, c'est parce que j'étais comédienne au début.
Ma seule formation d'artiste,
c'est que j'ai fait un conservatoire d'art dramatique
pour devenir comédienne.
Et en fait, je commence à aller passer des castings hyper stéréotypées.
Là, on me dit, toi, à pas les rôles que tu veux,
il faut écrire, il faut écrire.
Donc là, je me mets à écrire la fiction.
Et là, on me dit, oh non, mais ces filles, elles n'existent pas.
Parce que j'écrivais des filles noires
qui, en 2012, n'existaient pas dans la tête des producteurs.
Oui.
Mais elles existaient déjà.
Bien sûr.
Je serais juste une autrice.
Je serais juste une scénariste ou une réalisatrice.
Je ferais mes comédies romantiques.
On disait ça tout à l'heure aussi.
Pourquoi est-ce que quand on parle des personnes racisées,
ça doit être des drames sociaux ?
Ma merde !
Enfin, il y a pas de trucs courts dans la vie.
Nous aussi, on tombe amoureux.
Moi aussi, je ne sais pas, on a des parents chiants
qui ont divorcé.
Enfin, je ne sais pas des trucs comme ça.
Et c'est ça qui nous manque.
On a des vies, ce n'est pas que Boys in the Hood.
Non, tu vois, c'est ça que...
Ce n'est pas ça, nos vies.
Oui, oui, c'est vrai que c'est plus complexe que ça.
Et c'est vrai qu'eux, ils n'ont pas forcément le point de vue
parce qu'en fait, ils ne connaissent pas.
C'est ça que j'ai compris.
Ce que là, nous tous, tout ce que tu vois ici,
là dans le studio, enfin, je ne parle pas de chire qui est là.
Mais tout ce qui est là, souvent,
à la base, ils veulent être comédiens.
Je pense, si tu leur demandes chacun leur tour,
tous, ils vont te dire,
« Comédien, moi, j'aimerais bien être comédien.
Mais je suis humoriste.
Ce n'est pas parce que j'aime pas l'humour.
Ils aiment bien être humoriste, je pense.
Je parle à votre nom, je me permets.
Mais en fait, humoriste, c'est facile
parce que c'est accepté dans la société
qu'on ait les arabes, les noirs marrants.
C'est du divertissement.
Donc, on prend le micro, on est rigolo.
Donc, ça marche.
Donc, c'est pour ça que tu vois plein d'arabes et de noirs,
notamment dans l'humour.
C'est qu'il y a moins de filtres aussi
pour accéder à l'exercice.
Il n'y a pas de filtres.
Il n'y a pas de filtres.
Tu prends le micro.
Tu prends le micro.
Bonjour.
Ouais, non, non, non.
T'es drôle, t'es drôle, t'es pas drôle.
Tu vois, et alors, je vous pose la question,
les gars, peut-être que peut-être que je me suis avancé.
Je pense que tu t'es beaucoup avancé pour moi.
Je ne veux pas être comédien.
Moi, c'est l'humour, moi.
Je suis un gars de la scène, moi.
Moi, je suis un...
C'est un choix.
C'est un choix de ma part.
Je prends le pas pour s'interrompre.
Vraiment, c'est un choix de pas...
Non, moi, j'aimerais bien...
Comme tu dis, c'est accessible pour nous.
Il y a le moins de...
On n'en aime pas un ballon, des crampons.
Là, vraiment, tu parles avec ta voix.
C'est ce que j'aime faire, moi.
Moi, je suis entièrement, moi, sur ta ligne.
Ah, merci d'amener.
Si je peux me permettre.
Comme lui.
Ouais, tu...
C'est comme elle l'a dit lui.
Je ferai pas l'erreur de te contredire.
Donc...
Tu as entièrement raison, je veux dire.
Il me voit comme cadavis.
T'as vu?
Je suis un dictateur, gros.
Mais les gars, je suis un...
Attends, Younes, Younes, tu es bien dans une agence,
t'as une agence de...
Ils sont venus me chercher.
Ouais.
Il est venu venir te rencontrer.
Non, tu veux être aussi un...
Enfin, c'est peut-être une possibilité pour toi.
Non, j'ai voulu...
Humoriste, après, il y a une agence qui est venu me chercher
parce que j'ai des talons au comédien qu'ils ont vu chez moi.
Ils cherchent un profil beige et rosé.
Vas-y, toi, la comédie, c'est un truc qui te branche.
Moi, ma première formation, c'est le théâtre, effectivement.
Et je rejoins un petit peu à Mandine
parce qu'effectivement, en fait, je trouve ça dommage
du cinéma français ou européen du manière générale
que ce soit autant profilé.
Parce que, en fait, tu as souvent des profils
et en général, c'est soit tu rentres dedans
et à ce moment-là, les rôles ou les univers m'intéressent moins.
Ou soit, tu n'as tout simplement pas le profil.
Et cette histoire de profil, comme tu as dit,
c'est très dérangeant parce qu'on va t'expliquer
que, comme tu disais, ces filles noires n'existent pas
alors qu'on les connaît.
On sait, nous, que ça existe.
Ce qui est très intéressant, c'est qu'en plus,
Mazine est marocain.
Il est né au Maroc.
Il a grandi au Maroc.
Donc toutes ces questions-là, ils ne savaient pas.
Tu as eu la surprise.
Mais moi, ça m'est arrivé.
Je suis arrivé en France.
J'ai commencé à jouer.
On me l'a dit.
Je suis arrivé jeune.
Je pensais que j'allais avoir ma place.
On m'a dit, mais écoute, des arabes, on en a plein.
De chez nous.
De chez nous.
De chez nous.
Donc les autres, c'est chiant.
C'est chiant, gars.
C'est chiant.
Il va falloir travailler et trouver autre chose.
Et c'est pour ça qu'on a créé les grands emplaçants aussi
pour pouvoir faire en sorte
de ne plus avoir ce truc de la personne racisée
dans le groupe
et d'avoir plein de personnes racisées.
Parce que tu vois bien que
entre tous les gens qu'on voit ici,
tout le monde est très différent.
Nous sommes des êtres humains.
Voilà.
C'est peut-être ça aussi
qui est un peu fatiguant en 2025.
C'est de devoir pointer
cette simple notion.
Nous sommes des êtres humains.
On contient des multitudes.
On a des désirs variés.
On aimerait la complexité.
Voilà.
Et pouvoir la représenter telle qu'elle est.
On n'a pas de devoir passer tout le temps par ses cases.
Moi, par exemple,
au tout début, on me disait
« Mais pourquoi, par contre,
tu ne fais pas humoriste ? »
Et je sais, j'en mets parce que
je ne suis pas particulièrement drôle.
En tout cas, ce n'est pas
plus grand mental.
Et en plus,
c'est pas ça que je veux faire.
Pourquoi c'est cette case-là ?
Spécifiquement, je suis noire.
Je suis dans un conservatoire d'arrondissement.
Je suis là en train de me passer
mes scènes de théâtre classiques.
Ok, c'est dans ce cadre-là
qu'on t'a dit.
Et on me disait
« Mais si tu voulais faire humoriste,
au tout début,
je n'allais même pas commencer ma carrière.
Oh, je te verrai bien humoriste.
Une fois aussi,
on m'a dit
« Je vais dans un compagnonnage
»
Je te verrai bien chanteuse d'art et de bichine.
Non, tu me rends.
En fait, non, c'est pire.
Le gars, il m'a dit
« Je passe deux scènes classiques.
»
Et à la fin des scènes classiques.
Donc, en plus,
j'avais fait deux scènes de racine
que j'avais mises en scène.
J'étais vraiment dans un truc
et tout.
Et à la fin, il me dit
« Je vous verrai plus
du slam,
quelque chose qui serait plus
votre univers.
»
Moi, je suis adopté.
Mon univers, c'est racine.
En fait, j'ai grandi avec des blancs.
Tu vois, j'étais là
genre je ne sais pas de quoi
tu parles en fait.
Je fais pas de slam.
Tu sais, j'ai l'air de montanet.
Ah, l'enfer.
Tu veux bien le basket ?
Je te veux jamais faire.
Mais pareil,
je voulais faire du ballet
et le médecin de famille,
il a dit « Non, elle est grande.
Ce serait mieux qu'elle fasse du basket.
»
Donc, moi, j'ai fait du basket,
tu vois.
Après, j'aime bien.
Mais quand même,
tu te rends compte de pied.
Pour ceux qui ne savent pas,
toi, tu as été adopté
de mon village.
De toute la…
De toute le village.
Et ça, là, c'est…
Enfin, il y avait mon frère.
Mais on a deux ans d'écart.
Donc, il est parti, j'avais huit ans.
Je me suis senti très vite,
très seul quand même.
Ah oui, je suis étonné.
Et du coup,
ça crée des situations
où toi,
t'as grandi dans une…
Parce que moi,
j'ai grandi dans une famille
vraiment de Toronto.
Donc, le ballet,
pour moi,
c'est le ballet quoi.
Tu vois.
Ça n'a rien à voir
à la danse classique.
Tu vois, les trucs comme ça,
c'était beaucoup,
beaucoup, beaucoup.
C'était en ville déjà.
C'était trop loin.
C'était même pas…
Nous, c'était box,
foot, basket et tout.
Mais toi, du coup,
t'as dû, comment dire,
affronter de manière plus directe.
Ah ben moi,
j'ai compris les assignations
raciales très tôt.
Parce que, du coup,
en fait, je grandissais
dans une famille blanche.
Pour le coup,
en plus, moi,
je fais partie des gens
qui sont adoptés transraciaux
et qui n'ont pas vécu
de racisme intra-familial.
Donc, moi,
mon gros problème,
ça a été la découverte
d'associétés.
C'est-à-dire que moi,
je pensais vraiment
que j'étais un être humain.
Ah, ok, d'accord.
Bon.
Et après, ça m'a cessé
de continuer à se dire
« Ah ben non,
mais elle n'a pas le corps,
elle pourra jamais faire
de la danse classique,
mettez-la au basket »,
etc.
Jusqu'à, voilà,
on s'attend plus
à du sla,
mais moi,
je me disais
qu'en fait,
non,
mais qu'elle est transchose.
Mais même,
c'est moi,
j'ai été modèle vivant
longtemps.
Donc, je posais nu
dans les écoles de dessin
et tout.
Et…
C'était de la rafraie,
qu'on n'ait plus jamais
de la rafraie.
Et en fait,
tu vas voir les dessins
des gens après, tu vois.
Et donc,
quand je posais dans les écoles
et tout,
les étudiants qui allaient
à peu près mon âge,
ils me dessinaient
sur le fond qui était là,
tu vois.
Ils me dessinaient
dans un cadre normal.
Et dès que j'ai commencé
à poser dans les écoles privées
et surtout des cours
où il y avait plutôt
du coup,
des retraités,
etc.
Quand j'allais voir les dessins…
Ils me posent dans des ateliers
dans Paris.
Donc, c'est un atelier
de peinture,
tu vois.
Il y a des étagères,
il y a des pinceaux,
etc.
Et je vais voir les dessins.
Et les dessins, c'est genre moi,
sur une plage,
il y a des cocotiers,
il y a des trucs et tout.
Et tu sais,
je suis en mode genre,
mais il y a quoi
dans vos têtes ?
Tu vois, c'est pas
un sujet d'invention, là.
Et mais eux,
pour eux, c'est sympa.
Et du coup,
je me dis,
mais quand ils nous voient,
ils pensent ça.
Je me dis,
ils te voient, ils voient
c'est pas connu,
c'est le racisme
qui se veut un peu gentil.
Tu le connais,
t'es marocain,
j'adore le couscous.
Il y a plein d'autres trucs
dont on pourrait parler en fait.
Le tajine,
t'es bizarre.
C'est bizarre.
Oh mon Dieu de Jeuny,
regardez les bois là qui arrivent.
Les grands remplacants
submergent les ondes
sur Nova.
Radio,
Nova.
Et vous êtes sur Radio Nova,
c'est l'heure de
l'instant culte.
Nova.
Les grands remplacants,
l'œil du petit grand mec.
L'instant culte
sur Nova.
On est avec Amandine Gaye
aujourd'hui.
Elle nous a fait
plusieurs propositions
d'instant culte
et on va commencer
par le premier,
qui est le film
l'ours de Jean-Jacques Canot.
Bien sûr.
Alors voilà,
un film qui a benni,
comment dire,
bercé l'enfance
de beaucoup
d'entre nous
dans les années 90.
Notamment Amandine.
J'ai des souvenirs
un peu lointains.
Donc si tu pouvais nous
rafraîchir la mémoire,
ça nous permettrait
de nous replonger dedans.
On est...
On est good.
C'est l'essar d'un ourson,
d'un bébé Grizzly
qui se promène
dans la forêt avec sa maman,
etc.
Et soudainement,
il y a une espèce de déboulement
et donc la maman
Grizzly meurt.
Et donc...
Super ambiance, c'est bien.
Tu m'as demandé
des films
qui m'ont embarquée.
Bien sûr, bien sûr.
Donc ça film
qui m'a traumatisé.
En fait,
c'est un des premiers films
que j'ai vus au cinéma.
Et en fait,
je sais pas pourquoi
ils nous ont emmené voir ça
parce que c'était avec l'école,
on avait 7, 8 ans
le bébé ours
et puis sa maman.
Mais c'est vrai petit,
c'est dur.
Non, c'est vrai, franchement.
Et là, elle tombe,
puis ça a dû,
puis après, il descend de la truc
et puis sa mère, elle meurt.
Bon, bref.
Puis les mignons, le bébé ours...
Alors qu'en fait,
c'est un bébé Grizzly,
ils peuvent te tuer d'un coup de patte,
mais toi, t'es là,
genre le bébé ours,
il est trop mignon.
Donc bon,
il est dans la forêt,
il est tout seul
et tout.
Et pendant ce temps-là,
il y a aussi des braconniers méchants
qui sont là
pour tuer les ours.
Qui n'a rien à voir
avec bébé ours.
Qui n'a rien à voir
avec bébé ours.
Mais c'est Bambi
avec des ours.
Un peu, finalement.
Ça ressemble à beaucoup.
Mais ça,
c'est un peu ça.
Et en fait,
du coup,
ils arrivent à blesser
le vieux ours
d'un côté.
Le bébé ours,
il est félin,
il l'air dans la forêt
et tout
et il tombe
sur le vieux ours
blessé
et lui,
genre,
lèche sa blessure
et du coup,
le vieux ours l'adopte.
Et là,
du coup,
c'est génial.
On a envie de le voir.
On a envie de le voir.
C'est pour ça que je raciste.
Pourquoi?
Pourquoi emmener voir des enfants
et ils trippent?
Et donc,
il est dans l'herbe comme ça
et tout.
Il y a les images qui bougent
parce qu'il a mangé les champignons
et en fait,
en vrai,
je me rappelle pas trop du reste
mais ça m'a vraiment marqué
jusqu'au champignon.
Et après...
Moi,
je me rappelle du reste.
Surtout.
Enfin,
j'ai des scènes comme ça
où un moment donné,
eux,
ils pourchassent
le grand ours
et ils le mettent dans le wank
comme ça
et ils le regardent.
Il va pour le travailler au corps
et ils le regardent comme ass
et d'un coup,
là,
t'es en panique.
Le ours en question,
4 mètres,
des gros poids.
Ça,
l'îme l'ours,
notre voisin.
Et bref,
un gars impressionnant
et là,
il commence à gueuler.
Le...
Le grise lit.
Le grise lit.
Il est là,
il fait
la vie de ma mère.
Quand tu vois ça,
t'es petit.
La panique.
Total.
Mais c'est hyper bien fait.
Ah non, c'est génial.
Ah ouais, c'est hyper bien fait.
C'est documentaire.
Non,
c'est un film.
Jean-Jacques Ano,
un grand réalisateur.
Mais il y a un acteur dans l'ours.
Mais c'est ça.
Non, non, non, non.
C'est la cause de l'ours.
Vous étudiez...
Non,
comment ils ont pu jouer
tout ça, le force?
Ah non.
Il y en a 4 en fin.
Il y en a 4 en fin.
On est 4 en fin.
L'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
l'ours,
L'ours,
l'ours,
Vous avez voté ?
Non
Donc
5
4
5
4
5
5
Il faut qu'on barrels
4
5
2
3
4
5
4
5
Ensuite, Mounir, on a quoi alors ?
Tu as mis en avant aussi un film comédie romantique américaine de 2002 et on va mettre
une petite intro pour nous mettre dans l'ambiance.
Et pour ça, c'est l'extrait de la bande originale de Brown Sugar qui est interprétée
par Mosdev et à l'instru Kenny West, celui d'avant, oui celui d'avant bien sûr, pas le déjà
fou un peu mais pas à ce degré là, c'est vrai que là Mosdev, qu'on embrasse ici,
yassine qui est un qu'on connaît un peu avec Mounir, je vais pas le droit de connaître Mosdev,
demandez à Mounir, on le connaît ou pas, voilà à la mosquée de Saint-Ton on va croiser, il habite
à Panam, c'est pour ça que tu savais Mosdev, il passe beaucoup de temps à Paris, il y a plein
d'artistes anglais ou américains qui traînent à Paris, Tricky pendant longtemps aussi,
je l'ai croisé en soirée donc ça je savais, et Rihanna, à ce qu'il paraît,
elle était avec un robot de Saint-Denis, on m'a dit son mec, oh là tous les robots,
il y a une rumeur du circuit ou Rihanna, à ce qu'il paraît, elle est sortie avec un robot
de Saint-Denis, tous les mecs robots ils se sont donné le mot, ils se sont dit ah tu vois
de la tête, il y a un moyen avec moi, mais tout ça c'est James Baldwin qui est venu dans les
années, enfin c'était cette période là où les afro-américains, voilà un peu de culture aussi
où ils sont arrivés donc en France se disant en tant qu'afro-américain, c'est cool ici,
il n'y a pas de racisme, jusqu'à ce qu'ils traversent la scène, parce que James Baldwin
il était bien chaud tant qu'il était Rive gauche, puis il arrivait à Rive droite, il a vu les
bidons villes où il y avait les algériens, et là il s'est dit ah ouais non en fait finalement
c'est peut-être pas si cool, son analyse est exceptionnel, c'est beau, il dit en fait
les algériens ici en France, ce sont les Noirs, les États-Unis en fait parce qu'il faut
toujours dans une société, un ennemi bien sûr, on s'écarte un peu du debout en chugueur,
donc sur une comédie romantique, là le pitch c'est deux amis qui sont très proches mais qui
prennent des parcours séparés mais qui vont se retrouver reliés par l'amour, c'est le principe
de la comédie romantique, parce que la comédie romantique on sait que ça finit bien et que l'amour
va triompher à la fin, et moi je trouve que justement dans des vies un peu incertaines,
complexes, marquées par la violence, la précarité etc, la comédie romantique c'est un des
meilleurs trucs qui puissent nous arriver en tout cas moi qui m'est arrivé dans la vie,
et Brown Sugar c'est à mon souvenir la première fois que j'ai vu une comédie romantique où
le coup les couples d'Amoureux, parce qu'il y en a deux, sont Noirs. Tout le monde est Noirs,
il n'y a que des Afro-Américains présents. Il n'y a principalement que des Afro-Américains
puisque ça se passe en fait dans le monde du hip-hop et c'est aussi un film qui est
génial aussi formellement parce que donc la bande-sonne est magnifique, il y a beaucoup
aussi d'interviews en fait c'est l'histoire d'une journaliste qui écrit des lettres
d'Amoureux hip-hop et donc elle parle des morceaux qu'elle aime et on voit les artistes dont
elle parle, qui sont interviewées comme en documentaire etc.
C'est eux-mêmes ou ? C'est eux-mêmes. C'est eux-mêmes, il n'y a plus de Latifa.
Il y a DMX mais elle a un rôle de composition, donc c'est un film aussi un peu meta parce que
c'est sur l'évolution du hip-hop et donc l'héroïne représente deux versions de l'évolution
du hip-hop, elle aime le hip-hop old school etc. et elle est restée un peu droite dans ses
bottes et lui il part bosser dans le gros label, faire des tunes etc.
Public Enemy, PDD quoi, c'est un peu ça leur truc et donc du coup en fait eux ils sont tombés amoureux
dans la cour d'école à Brooklyn en écoutant du hip-hop quand ils sont petits et donc ça
commence comme ça le film en fait et puis donc ils sont tombés amoureux en étant qu'ils
sont tombés amoureux du hip-hop, c'est ça le truc de film et en fait tu vois tous leurs
parcours donc ils sont amis, elles partent bosser à Los Angeles donc ils ont chacun leurs
histoires et puis bien sûr l'amour triomphe donc à un moment ils se rendent compte que
oh mon dieu mais j'ai même mon meilleur ami voilà et puis donc du coup après et le
chose qui n'arrive pas dans l'évolution ou tu croises ton amour d'enfance, tu la revois,
tu te dis merde c'est pas ce qui était prévu et elle se dit la même chose et donc du coup
et aussi c'est génial parce qu'en fait il y a un autre recoupe qui est Mos Def Queen Latifa
et donc voilà c'est un film que j'adore parce que c'est un très bon film, c'est un film
qui est très léger et en même temps qui parle de la culture hip-hop mais sous un pris
mintentendu qui est la romcomme avec des artistes incroyables dedans et donc oui
vraiment brown sugar, moi c'est un de mes films de Noël, on conseille à tout le monde
brown sugar c'est une des premières comédies romantiques où il n'y a pas que des blancs
en fait aussi, il y a eu un petit peu avant Eddie Murphy, il y a eu un premier pierre et après ça
c'est devenu un genre quoi, il y a Love and Basketball aussi que j'aurais pu citer parce que
c'est un autre grand classique, c'est dans le même style un peu, mais c'est une histoire plus toxique
aussi ce que j'aime beaucoup dans brown sugar c'est qu'en fait c'est une histoire où les deux
sont vraiment développés les deux personnages et c'est pas genre la meuf qui attend que le
gars s'intéressait à elle et donc ça aussi je trouve que c'est très chouette parce que c'est
quand même souvent un peu le cas qu'on est censé faire ça ou qu'on peut nous maltraiter
tout le long mais au fond c'est qu'on nous aime et en fait non c'est la définition de la toxicité
et donc du coup sur vos écrans depuis 1960 c'est parce qu'il te tient les cheveux depuis la maternelle
qu'il est fou de toi je ne pense pas ouais c'est que c'est un fou furieux je pense qu'il fallait
partir à la maternelle et ne jamais revenir alors que brown sugar c'est pas ça c'est
vraiment c'est vraiment doux et ben on va le voir et ben on va le voir alors ce qu'on a le et on
avait un dernier ouais on peut on peut l'évoquer alors la bande originale va parler à ceux qui
sont nés aussi un peu avant les années 90 ouais et donc voilà c'était bagdad café que tu nous
as mis en avant aussi alors pareil est-ce que tu peux nous nous expliquer un petit peu alors
un petit café sur une ère de texte ouais névada t'explace où les gens peuvent aller
mettre leurs essences là et qui est tenue par une femme noire qu'à deux enfants ou trois
enfants et elle est en galère et elle est très très très en elle a l'air très en colère en
début de film etc et en parallèle c'est un pur classique un grand classique cinéma une photo
magnifique un scénario incroyable de ouf et des comédiens comédiens incroyables dont
cette comédienne s'appelle cici et spander donc un des premiers rôles où moi j'ai vu une
femme noire aussi dans un rôle complexe c'est à dire qu'elle a l'air très en colère au
début et en fait on se rend compte c'est aussi qu'elle souffre etc et l'histoire parallèle c'est
qu'il y a un couple de bavarois qui sont dans le désert et en fait le mec abandonne
sa femme dans le désert et elle marche jusqu'à cette station-service et elle rentre
tout est magnifique et elle rencontre donc cette femme noire au bord de la crise de nerf
et donc ça va être l'histoire de leur amitié mais donc ce que j'ai compris par la suite et
comme moi je dis bisexuelle c'est aussi quelque chose je me suis dit c'est vraiment l'histoire de
deux amis qui en fait à manger s'embrassent sur la bouche et qui en fait ont une histoire
plutôt d'amour en fait voilà il faut quand même t'es petit tu comprends et tout elle danse à la
fin il y a un truc de cabaret où elle danse toutes les deux elles sont plutôt complices
et louise oui à son copine c'est qui tellement elle lui c'est un film
alors écoute je n'ai pas la réponse je ne saurais pas te dire et je pense qu'ils
sont pas allés au bout du truc je pense moi c'est ma thèse moi je trouve triste c'est
que quand on te propose que la libération en tant que femme c'est d'aller mourir avec la
meilleure pote un peu un peu je ne sais pas le projet il est un peu un peu dur alors que
dans bague d'âte café la fin elle est chouette parce qu'en fait ce qui se passe c'est que
tu ne conseille plus bague d'âte café les auditrices telles malouise les débuts de
bras de pied toi c'est toujours un moment ah oui il y a bras de pied quand même dans
tel malouise non mais il y a plein de choses et puis le jeu est incroyable et c'est un
grand classique aussi bien sûr mais toi t'as un petit voilà j'aime quand ça finit
bien voilà il faut le dire j'aime quand ça finit bien qu'il y a de l'amour et tout de la
musique et donc bague d'âte café et je préfère pour finir encore mieux j'ai mis
là un petit quiz à te proposer quiz citations donc c'est simple réponse abc
d'accord priorité à toi tu donnes la réponse vous pouvez aussi participer bien
sûr les nos amis les grands en plaçant et les auditeurs aussi si vous trouvez la
bonne réponse vous gagnez deux places pour le spectacle de messe
alors les punaises de l'île ne serait-elle pas liée à l'immigration je
pose la question petit ta monsieur propre petit b parce cal pro petit c
j'ai envie de dire pas cal pro pas cal pro alors est-ce que vous avez peut-être la
réponse ici ma zine il l'a parce qu'il le fait dans son sketch je crois je pense
à zine pas cal pro on enchaîne avec une citation qui est de point ouvrir les
guillemets j'adore les enfants petit ta genre de part du michael jackson petit b
jean marquement randini petit c chantal goya
mais il l'a dit tout les fois il y en a qui a bécé oui non il y en a
quelqu'un qui l'a dit mais genre avec le ton qu'il faut
non mais c'est pas un truc
c'est chantal goya je suis perdu la dernière tu peux trouver
tout le monde peut trouver tout le monde peut trouver ici être insulté par
l'extrême droite demeurera pour moi un honneur petit ta jamil je suis là
toujours un peu d'autopromos petit b maboula sous maura petit 3 tiboyne
shape bien si on peut retrouver un peu partout ton livre à l'heure donc ton
livre qui est sorti vivre libre au sein de la supermassive blanche
voilà bien sûr qu'on peut retrouver partout dans toutes les bonnes
les bonnes et en ligne si vous ne vous déplacez pas pouvez vous l'acheter en
version numérique il est partout allez génial et bon applaudi amandine
qu'est-ce qu'il vous plaît maximum de bruit pour elle merci beaucoup et on
remercie au remercie aussi une et ça niffie adel focasi masin ben à la
régie chier et bien sûr vous n'y en soucie on se retrouve la semaine
prochaine inshallah c'était les grands remplacons avec jamy le schlag a
retrouvé un podcast sur nova.fr et sur youtube

A poursuivre

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