Les grands remplaçants - L'intégrale du 16 février avec Laélia Véron

Les grands remplaçants - L'intégrale du 16 février avec Laélia Véron

Les grands remplaçants • 14/02/2026 • 53:17

"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Youness Hanifi, Mazine, Amelle Chahbi et leur invitée la linguiste et enseignante, Laélia Véron.

Transcription

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Je parlais de vos taux.
Ils sont sur les réseaux sociaux.
Les grands remplaçants.
C'est un français ?
Je ne me suis rien.
Sur la photo, il n'y avait pas porté son rabot.
Avec Jamil Lechlag.
Monsieur Lechlag ?
Non mais comment...
Jamil.
Jamil.
Le lundi à 22h sur Radio Nova.
Nova.
Hey bonjour à tous et bienvenue dans les grands remplaçants !
Aujourd'hui nous avons Mazine, Yunae Sanifi et Amel Chaby !
Et tout de suite la chronique de Jamil Lechlag !
Des moustins que vous avez mis sur le nom d'une soumission.
Les grands remplaçants, ils sont là sur Nova.
Nova.
Ah les gars c'est incroyable.
Mais c'est quoi cette semaine de fou furieux ?
Tout d'abord, l'affaire Epstein.
Epstein ou Epstein ?
Ouais bah on s'en parle écoille !
Tout le monde est choqué parce qu'il y avait Jack Lang dans les dossiers.
Mais moi ce qui me choque, c'est qu'il n'y avait pas Jean-Marc Morandini.
Ils ont dû lui proposer mais il y avait des jeunes filles entre 16 et 18 ans.
Clairement pas, ça déa.
Trop mire pour Jean-Marc, pour lui ça, c'est des coups-guards.
Alors Morandini, je le vends un peu parce qu'il a été condamné pour corruption de minaires.
Tout le monde était outré parce qu'il était encore sur CNews.
Mais moi ce qui me choque, c'est qu'il soit pas au star !
Ben oui ! Mais corruption de minaires c'est quand même grave !
Toi demain tu fais juste un refus d'obtempérer.
Tu peux mourir !
Le lendemain ça parle de toi dans les grandes gueules alors que t'es Morandini.
Oui je suis désolé, faut respecter le code de la route.
Quand on a rien à se reprocher.
Mais nous, on a peur sale chien va !
Non mais c'est une semaine de dingue !
Sonia Mabrouk, elle a démissionné de CNews et d'European.
Elle s'est rappelée qu'elle était arabe.
Alors que Karine le marchant elle, elle a oublié qu'elle était noire !
Wow ! Une semaine de dingue, je vous dis !
Tout le monde accuse Karine de racisme.
Mais avant d'être raciste, c'est surtout une énorme hamanrabe !
Oui, je l'ai écouté parler l'autre jour !
On est proches du BMP, bois !
Conclusion les amis !
Pour ne pas devenir fou, étiez niveau télé et écoutez toutes les semaines
les grands remplaçants sur Radio Nova.
On t'est en promo !
Les grands remplaçants !
On poursuit l'autopromo en annonçant la date parisienne du 11 avril
et en tournée dans toute la France.
Merci Mounir !
Merci à tout le monde !
On a qui aujourd'hui ?
On a un malchamis !
J'ai oublié de présenter Ben à la Régie.
Qu'on peut applaudir s'il vous plaît !
Bravo Génial !
Quel plaisir qui est venu à mon spectacle hier
et qui m'a fait un retour.
Tu peux lui donner le micro ?
Un vrai plaisir !
C'était...
Enfin t'as même dit c'est le meilleur spectacle que t'as vu de ta vie !
On peut le dire maintenant !
Et on a aussi Mounir qui va nous faire le sommaire de cette émission exceptionnelle.
Bonjour à tous, cette semaine on reçoit Lailia Verron.
Bravo Lailia !
Une connaissance linguiste chroniqueuse chez nos confrères de la dernière
pour parler de son livre T'es sérieuse,
Problemes politiques de l'ironie.
On reviendra sur un heureux événement qui a touché un membre de l'équipe.
On arrive !
Et on commence par le bilan.
Les grands remplaçants.
Sur Nova.
Alors c'était une semaine riche, comme tu l'as dit Jamil.
Jacqueline a démissionné de Lima.
Alors toi t'es pas dans les dossiers Epstein,
mais tu as été en contact avec Jacqueline.
Ouais, ça fait bizarre !
Je peux vous expliquer la France ?
Attends des réponses.
Bien sûr !
J'ai un lien avec Jack.
En fait j'ai joué mon spectacle à Lima.
Oui oui oui, on nous appelle chaque année.
On nous appelle chaque année.
Voilà, ils font souvent un comedy club
et de temps en temps ils achètent aussi ton spectacle.
Et moi ils avaient acheté mon spectacle pendant le Covid je me rappelle.
Donc il y avait très peu de spectacles disponibles.
J'avais eu la chance de jouer là-bas.
Les gens étaient contents de venir voir un spectacle
en plus très qualitatif.
Et Jack Lang, donc lui, dirigeait les limas.
Il vient me voir en loge.
Bon déjà ça fait bizarre de le voir en vrai.
Parce qu'on dirait pas un être humain.
Oui oui, c'est juste de la musique particulière.
Moi je me rappelle de lui à la télé
quand il était ministre de la Culture.
Mais je l'avais jamais revu.
Wouah wouah wouah.
V, tu vois les séries V.
Sinon le méchant dans saut, tu sais.
Ouais ouais ouais.
Moi j'étais avec toi.
Je faisais ta première partie.
Ben j'arrive, j'arrive justement.
Mais il y avait toi qui était en première partie.
Mais si je peux me permettre avant toi
il y avait une autre première partie
qui justement était Jack Lang.
Jack Lang, il arrive en loge.
Il me voit, il me dit oui.
Bonjour Jawad.
Ah non moi c'est Jafer.
Il me dit bonjour.
Voilà, quel honneur.
Il est bizarre.
Et il me dit puis je faisais votre première partie.
Et je lui dis ben non.
Il y a déjà, en fait il voulait faire un discours.
Ah oui, il voulait prendre la parole.
Il me dit je veux prendre la parole avant.
Je dis je connais mon public.
Je dis ils vont pas être d'accord avec ta présence.
Mais je dis mais non.
Il y a déjà Mazil en première partie.
Il a dit oui bonjour Christian.
Et il enchaîne.
Et il fait la première partie.
Donc il parle de quoi ?
En fait il fait un discours au début.
Chaque van, chaque van,
chaque van, un air ball.
Qu'est-ce qu'il a ?
Donc il a des vuléités.
Il a envie d'être marrant.
Il voulait être un peu rigolo.
Bienvenue à l'Igma.
Il faisait des...
Mais nul.
Tu l'as bien.
C'est la machoise en avant.
Il faut penser à Don Corléon.
Il arrive un bon spectacle.
Je dois adorcer Mazil.
Il va jouer après Jack Lang, il fait un discours, il fait un discours de 10 minutes, 14 ans ressentis, c'était bon.
Et tout de suite, MAISIN ! Les gens ils étaient là, heu...
Mais, ah non, ah non, ah non, énorme carton, mais il y a eu 2-3 premières minutes au début.
Ouais, t'as dû te remettre Jack Lang, quoi.
Ouais, ouais, ouais, mais t'as fait une vanne, je crois, sur Jack Lang.
La statue de sire ?
Ouais, ou tu lui as tiré dessus en fait.
Tu vas dire, on n'a plus dit Jack Lang pour sa première partie, NIL !
Un truc comme ça et du coup, c'est un peu...
Et vous savez qu'il va reprendre l'institut du monde arabe ?
Alors, une chose est sûre.
Est-ce que c'est quelqu'un d'arabe ?
Bah, une chose est sûre, c'est que ça sera pas un arabe.
Mais pourquoi c'est pas un arabe ?
Mais vous vous en demandez beaucoup trop, amère.
Mais je ne sais pas, parce que c'est l'institut du monde arabe.
Il y a déjà un institut.
Vous ne voulez pas, en plus, si vous voulez.
Les gens, vous voulez le diriger, non ?
Non mais, parce qu'il y a tellement d'artistes, super bien.
Enfin, je ne sais pas de...
Non mais on n'a pas besoin d'artistes, on n'a besoin de gestionnaires.
Ouais, et la gestion...
Non mais parce que lui, il ne gère pas le gars, là.
Jack Lang, je le voyais, il passait au cocktail, machin...
Mais nous, on aurait beaucoup plus d'idées.
Oui, oui, moi, j'ai des...
Je connais les idées de Jamil sur Lima.
Toi, moi !
La direction...
Pour Lima, moi, si je suis boss de Lima, premier truc que je fais,
il y a un super rooftop...
Chicha.
Voilà pourquoi il choisit son arabe.
La chicha, c'est quand même un peu arabique.
Non mais il y a déjà un truc au rooftop,
il y a un qui s'appelle Darmima,
c'est un super restaurant marocain, tu vois.
Ah, il n'y a plus de goulot, il y avait un litané avant.
Non, maintenant c'est Darmima, c'est très bien.
Mais qui décide de qui va être directeur de l'institut du monde arabe ?
Je ne sais pas.
Parce que moi, je mets Younes en adjointe.
Est-ce que c'est les dames ?
Oui, j'ai besoin de leur parler.
Là, on va lancer un courrier.
Je ne pense pas que ce soit la mairie de Paris,
mais vous savez qu'en ce moment, c'est les élections.
Oui, on le voit bien, ça stappe pour la mairie de Paris.
Oh, elle me régale Rashida.
Elle me régale parce qu'elle a des punches.
Il n'y a pas qu'elle qui régale aussi,
il y a Snarak Nafo qui a été interrogé.
Le pas Snavigo.
Et surtout, c'est que là, on voit qu'il y a quand même une baisse dans le niveau,
parce que quand on voit les questions que les journalistes posent au politique,
on est proche du BIP Bois.
Si je vous demande le prix du pass Navigo mensuel à Paris.
Annuelle 52.
Non.
Dites-moi.
Non.
Non, non, mais là, oui, ça fait 4,80 euros.
Est-ce qu'il est vrai quand t'es ORSA ?
Si je peux me permettre juste ORSA longtemps ?
C'est même gratuit, le pass Navigo quand t'es ORSA, mais là, oui.
Et en fait, ça montre la déconnexion totale.
Non, mais ils sont alloués.
En plus, pardon, tu veux être maire de Paris ?
Les questions qu'il lui posait.
Le prix du pass Navigo.
Combien de clics des champions a obtenu Paris dans son histoire ?
Et il y a combien de joueurs au PSG ?
Non, c'était 3 joueurs.
C'est facile, normalement.
Il dirait la JAPD.
Ouais, la JAPD.
La capitale de la France.
C'est des questions très nules.
Enfin, enfin, nul.
52 euros, le pass Navigo, t'es éliminé.
Normalement.
Normalement.
Tu peux plus te présenter ?
Non, non, tu ne te présentes plus.
Parce que nos Parisiens, c'est notre souci.
Tu quittes Paris et tu vas...
Et tu vas en coin.
Tu es relégué, tu vas hors-léans, tu recommences.
Tu reprends un peu de niveau et tu essaies de revenir l'année prochaine.
Mais ce qui est incroyable, c'est que...
Autant les questions d'aujourd'hui sont nases.
Mais les questions d'avant, je ne sais pas si vous vous rappelez Jean-Jacques Bourdin.
La baguette de pain.
Non.
C'est Golan Royal.
Il l'avait attrapé en tête à tête.
Bonjour, c'est Golan Royal.
Combien avons-nous en France de sous-marins à tête nucléaire ?
Sous-marin lancer d'engin.
Sous-marin lancer d'engin.
Elle a dit bah...
Combien ?
Je sais pas, c'est sous la mer.
Je sais pas, c'est sous la mer.
On sait pas.
Combien on t'a dit ?
2.
Et non, il y en a 7.
Non mais personne sait.
Non, personne sait.
Moi, j'ai voté c'est Golan Royal à cause de ça.
J'ai dit bam, skinna, c'est une question de fou.
On dirait nous, à l'oral du BTS.
Il y avait Aslino, c'est toi qui va...
Aslino sur le porte-avion, c'est ça ?
Tu l'as jamais vu ?
Non, non, non.
Il se présente pour les présidentielles.
Muscane.
Muscane déjà.
Et genre, lui son programme, le premier truc qu'il va faire, c'est faire un nouveau porte-avion.
C'est son délire.
Oh là, c'est...
Son audience.
Il va faire un porte-avion.
Et la première question du journaliste, c'est combien coûterait le porte-avion ?
Le porte-avion, il coûterait.
Bon, c'est vrai, le porte-avion.
Tu vois, mes gars, arrêtez, prends-vous, posez des questions pêches.
Vous les pensez, on se rend de ces questions.
Quel piège, Shalmatar ?
C'est le premier truc de ton programme.
C'est ton idée.
On n'a rien demandé.
C'est toi qui vas le faire.
Tu viens avec des idées ?
Mais le RN, ça a été des années comme ça.
On dit, ouais, on quitte l'euro.
On fait comment ?
Bah oui, bah c'est chant aussi.
Des interviews.
Ouais, non, mais c'est dur, c'est dur.
Ouais, tu mettes une petite page de pub, on va reprendre nos esprits.
Moi, je pense qu'il y a de la monnaie.
Est-ce qu'il y a des gens dits qui peuvent faire ça, toi ?
Rabzia sur la bande E.F.M.
avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très...
très français, en fin de compte.
Nova.
Hey, vous êtes toujours sur Radio Nova
avec les grands remplaçants.
Et tout de suite, la chronique 2.
Masi !
Deniston, vous avez le sentiment
d'une sous-immersion.
Les grands remplaçants,
ils sont là.
Sur Nova.
Nova.
Bon, les amis, c'est officiel, je suis papa.
Un bonheur absolu qui m'a profondément changé.
Tiens, touche mon pull, Younes, regarde.
C'est pas du coton, c'est le caca de mon fils.
Alors, plusieurs leçons.
Mon fils n'a pas un mois et je lui mets déjà la pression.
Hier, je lui ai dit, à ton âge, je marchais déjà.
Bon.
Je m'en, mais je connais mes classiques.
Il faut un Joe Jackson pour créer un Michael.
Heureusement,
heureusement que mon fils est né après la finale de Lacan.
Il serait arrivé juste avant.
Younes m'avait convaincu de l'appeler Brian Diaz.
Mais je veux insister sur un truc.
Franchement, bravo mesdames pour ce que vous faites.
Franchement.
Non.
L'accouchement,
l'accouchement, c'est peut-être pour moi la plus grosse injustice entre les sexes.
Tu sais, il y a 10 000 ans, il y avait encore une logique.
Mesdames, vous faisiez survivre l'espèce
et nous, on se battait avec des ours pour protéger la grotte.
Bon.
On a réglé le problème des ours plus vite que l'évolution.
On a optimisé la grossesse.
Donc forcément, ça crée un décalage.
Mais je veux aussi saluer le travail des hôpitaux.
À la maternité, tout le monde fait un travail exceptionnel.
Par contre, ça porte bien son nom, la maternité.
Je préfère prévenir les futurs papas.
Si on ne vous adresse pas la parole,
c'est pas que vous êtes invisible.
C'est que vous êtes inutiles.
Ça n'a rien à voir.
Alors, faites un effort et rendez-vous utiles
pendant l'accouchement.
Mettez l'ambiance, soutenez votre femme.
Moi, dans la salle d'accouchement,
j'ai trouvé un stétoscope.
Bon.
J'ai écouté mon coeur, celui de ma femme
et celui de tous les meubles dans la pièce.
Et même celui de la sage-femme.
Et ma femme et les joueuses.
Elle aussi, elle l'a utilisée
pour écouter mes pleurs quand je me cachais à côté.
Messieurs, après la naissance,
faites plaisir à votre femme.
Prenez-lui ce qu'elle aime boire à manger,
changer les couches du bébé,
faites lui son reau, etc.
Avec tout ça, on vous pour la roi.
Toujours pas.
Mais au moins, vous serez utiles.
Et enfin, je réarme la France.
Eh oui.
Parce que pour moi, c'est un petit garçon,
mais pour le gouvernement, c'est incontribuable.
Et ça, il l'a compris.
Surtout qu'en ce moment,
il a déjà un module de droit
à réviser à la fac de Nanterre.
Bah oui.
Flem de faire un nème numéro 10.
Mon fils, je veux en faire un présidente club.
Pas de projet me bâper.
Moi, je fais un projet Florentino-Pérez.
Et donc, la flèche de la semaine,
c'est notre gouvernement
qui a décidé d'envoyer au Français
en âge de procréer un courrier
qui dit en gros,
« Vous êtes en âge de procréer. »
Voilà.
Bon.
Ils étaient déjà relous et nazes.
Maintenant, ils sont inutilement envahissants.
Pourquoi ?
Jamil, bientôt, on va recevoir un courrier
qui dit juste,
« Oh, tu serais pas un peu arabe, toi ? »
En vrai,
vous voulez que les Français fassent plus d'enfants ?
Bah, commencez par soulager les parents actuels et futurs.
Arrêtez de nous diviser par le racisme,
la xénophobie.
Et peut-être, juste peut-être,
bah, enfermer les pédocriminelles.
Après, c'est des pistes.
Je ne dis pas que je trouve.
En attendant,
faites des enfants.
Moi, avant, je pensais que j'aimais plein de trucs.
Bah, qu'est-ce que je me trompais ?
Merci d'avoir écouté.
Là, je suis à deux doigts de chien, Léo.
Moi, je suis sensible, sur les dernières années.
Tu vois drôles et mouvants du propos.
Poétique.
Bravo, bravo.
Ben, t'es un autre...
t'es un homme, en fait, maintenant,
parce que c'est vrai qu'il y a l'avant et après.
Clairement.
Comment tu te sens ?
Ben, tout le moment, je m'endors.
Mais après, c'est difficile.
Mais c'est vrai que l'accouchement,
c'est quand même une épreuve.
Franchement, ma femme,
elle voulait pas de péridurale.
Je ne sais pas pourquoi.
Je lui dis pourquoi, elle me dit
parce que c'est l'Algérie.
Je n'ai pas compris ta réponse.
J'ai dit, ok,
ben, on est avec toi,
de toute façon.
Et donc, on te donne un gaz,
tu sais, un masque à gaz
pour supporter la douleur
quand tu prends pas.
C'est terrible.
Moi, il y a un truc qui m'a choqué.
Moi, c'était à la maternité des lilas.
Donc...
Très bonne maternité.
Qu'à fermer, malheureusement.
Ah, pourquoi ?
Ouais, banque de budget.
Ah, ok, ok.
C'est la première maternité un peu,
tu sais, dans les années 70,
féministe, bio, tu vois,
on respecte le projet...
On respecte la femme.
On respecte la femme.
Ce qui était une beauté.
Le projet de...
Tu peux accoucher dans l'eau.
Dans l'eau, je me rappelle très bien.
Tu peux accoucher debout.
Tu sais qu'il y a la position physiologique.
Parce que c'est une création,
je ne savais pas.
Le fait d'accoucher allongé,
c'est juste pour que le médecin soit à l'aise.
C'est la vraie position.
C'est ma mère qui m'a dit ça.
Parce qu'elle, ma mère,
elle a accouché au village.
Ouais.
Debout.
Grand-mère, debout pas.
La corde crossfit, tu vois.
Tu vois.
Non, mais.
Parce que c'était comme ça.
Mais c'est comme ça.
C'est bien comme ça.
Tu as accord de l'enfant.
Il sort.
Il va au travail.
Il marche, déjà.
Oui.
C'est pour ça.
Tu te dis, oui, mais pourquoi?
En Afrique, les enfants,
ils sont un peu adultes, déjà.
C'est la vie qui décide.
Et puis quoi?
Et puis moi, je me rappelle
que je marchais à maternité
d'Edelilah.
Donc, on avait commencé
un peu le travail et tout.
Et je me balade.
Tu galères beaucoup.
C'est long.
Donc, tu galères.
Donc, je marche.
Et un moment donné,
tu sais, je respire.
Je dis, putain.
Ça sent le caca quand même.
Je dis, mais les gens,
ils ont pas honte.
Il y a des toilettes.
Tu sais, vous ne pouvez pas
faire caca.
Donc, je vais voir ma femme.
Je dis, c'est quoi, cette maternité
de ouf.
Les gens, ils font caca dehors
ou quoi, là?
Ça sent le caca.
Tu vois, on est à Versailles.
C'est Louis XIV.
Qu'est-ce qui se passe?
Et là, elle me dit,
mais t'es bête ou quoi?
Je dis quoi?
Elle me dit, mais c'est les
poussés.
Des fois, quand tu lui dois
tu ne pousses pas que le bébé.
Oui.
Il y a autre chose qui sort.
Je lui ai regardé comment je dis
au revoir.
Fais gaffe-toi.
Fais gaffe-toi.
Tu chiis sur mon enfant.
Ah oui, je t'ai énervé.
Je t'ai énervé.
Tu fais attention
à ce que tu manges.
Tu manges pas trop.
Tu fais tout ça.
Tu savais tout ça.
Mais c'est...
Tu n'as pas attendu pas
assez de chutes.
Mais...
Tu as subcuté.
Tu vois ce que je veux dire?
Non, c'est dur.
C'est dur.
Toi qui a vécu,
tu es la seule.
Personnellement,
la péridurale,
j'ai appuyé de si.
Ah ouais.
Ah ouais.
Ah ouais.
C'est de la drogue un peu
comme c'est comme une...
Ah non, péridurale,
tout ce qu'il y avait...
Ça a été.
Ça s'est bien passé.
Ça s'est bien passé.
Pas trop de douleur.
Péridurale à mort.
Ouais.
Ah s'il y avait eu de l'opion,
du coq râche j'aurais pu.
Du craque j'aurais pris.
Ah non,
ça fait trop mal.
C'est vraiment...
J'ai vu, c'était...
C'est très dur.
Mais Hamdoula,
ça s'est bien passé.
Des fois, il est donné...
Comme les joueurs de la juve
dans les années 90,
aux entraînements, là.
Mais tu vois quand il raconte Zizou?
Ouais.
Ma femme,
quand elle te raconte,
c'est à peu près ça.
Mais putain,
les entraînements,
ça faisait peur.
Ha ha ha ha!
Ha ha ha!
Ha ha ha!
Il y a aussi des imitations.
Non, il y a un vrai truc.
Ah ouais,
en termes d'imitations.
Ouais, bien sûr.
Et après,
donc là,
tu vas rentrer
dans les premiers jours
et tout, c'est génial.
Puis après,
il y a les premières années,
on va dire,
pas de vie,
on peut dire.
Ouais.
Tu vois,
là, les prochaines années
qui arrivent.
Ah, c'est mort.
Vas-y, je te regarde
avec de la compassion.
Ouais, c'est mort.
Parce qu'on est tous,
plus ou moins passés
à mounir aussi.
Ouais, c'est fini.
Eunice, lui,
il parle en tant que enfant.
Voilà, c'est mon expérience.
D'enfant.
Ouais,
j'ai fait chier tout le monde!
Mais ce que je tenais
à vous dire,
franchement,
aujourd'hui,
on est le 14 février,
la Saint-Valentin.
Je t'invite
à lui offrir
un beau bouquet.
Ah putain, c'est vraiment le...
C'est hyper important.
Le genre idéal.
Ouais.
Parce que je pense que...
Ça est la peur aussi.
Après...
Après le...
Le...
Le accouchement,
c'est ça qu'il faut consolider,
tu vois,
les petites attentions,
le romantisme.
Il y a la grossesse,
aussi,
où je me rappelle,
ma femme,
elle m'a embrouillée.
Parce que,
donc elle était
vraiment enceinte de 9 mois.
Oui.
Vraiment,
c'était au bout.
Et elle était un peu sensible,
chantée,
tu sais,
je marchais un peu sur des oeufs.
Je veux faire un tour,
je veux me balader.
Et à l'époque,
on était vers Bobbini,
Pentein.
Ah oui, je me rappelle,
oui.
Et je lui dis,
ben, c'est quoi ?
Viens,
on va faire un tour
au bord du canal.
Joli de l'eau.
Ouais.
Pour moi,
c'était...
Ouais.
Je vois ses yeux
et comment ça se remplir d'eau.
Elle me regarde
et je vois,
ça tremble ici.
Je dis,
j'ai dit une connerie.
C'est dur pour vous.
Mais je comprenais pas.
Elle me dit,
tu m'amènes dans ce canal
de merde.
Je crois que
toutes les femmes ont besoin
de rêver,
de
se sentir femme,
de aimer.
Ça faut choisir
les bons partenaires.
Ouais.
Parce que...
Ouais.
Non, moi, je veux bien faire.
Non, mais je vois que tu me regardes.
Non, mais...
Ta pic,
je vois ta pic.
Non, non, non.
Il y a eu un tour.
Non.
Il y a eu quelque chose
de propre.
Tu vois,
c'était là.
Parce que,
voilà,
tu n'es pas le plus grand
des romantiques,
peut-être.
Mais je suis à l'écoute.
Mais j'ai pas grandi
avec des films romantiques.
D'accord.
J'ai grandi avec la fureur de vaincre.
Donc moi,
ce qu'on m'a
appris,
c'est que dans l'adversité,
on serre les dents.
Voilà.
Jamais les yeux face
ton adversaire,
tu vois.
C'est ça.
Quand je tourne ma casquette,
je fais le vide dans ma tête.
Tu vois.
Over the top.
Tu vois.
Rocky III.
J'ai peur, Adrienne.
J'ai peur.
Tu sais que moi,
vous me connaissez,
vous avez rencontré madame.
Je suis un énorme canard.
Ouais.
Je l'assume complètement.
Je suis.
Moi,
ma femme,
ce qu'il a fait rire,
c'est quand je joue le macho.
Ah, d'accord.
Quand je joue le méchant.
Et pendant l'accouchement,
elle était en plein travail.
En pleine souffrance.
En plus,
la péridurale avait marché
à moitié.
Il fallait la reprendre
et tout.
Elle était vraiment
en pleine souffrance.
Et il était peut-être
4, 5 heures du matin.
Ça faisait plusieurs heures
qu'on est là.
Dans la salle d'accouchement,
il y avait un petit fauteuil
dans un coin pour le papa
pour qu'il puisse s'asseoir
se reposer un peu et tout.
Et ma femme,
tu faisais des pompes,
que je trouvais et tout.
Et ma femme,
elle insiste.
Elle me dit,
écoute,
repose-toi un peu,
parce que comme ça,
quand ça va arriver,
je veux que tu sois en forme.
Là,
je vais m'asseoir sur le fauteuil
et je fais une blague.
En fait,
je sais pas pourquoi,
c'est l'humoriste qui parle.
C'est l'humoriste qui fait la blague.
Elle était...
C'est pas l'humain.
Je me suis dit.
Et quand elle est sortie
à la blague,
je me suis dit soit elle
me poignarde, soit elle rigole.
Heureusement,
elle a rigolé.
C'est que je suis allé m'asseoir
pour détendre aussi la rosphère.
Heureusement,
elle a rigolé.
Heureusement.
Moi,
j'oublierai jamais
quand l'enfant sort,
ça fait quelque chose,
parce que
donc c'était au mois d'août, moi,
et il y avait,
c'était 19h30,
donc il y avait le soleil
qui rentre,
comme ça,
dans la chambre,
et Simba,
le roi lion.
Le roi lion.
Et l'enfant,
il sortit,
j'étais à deux doigts
de le prendre.
C'est beau.
C'était génial.
Je conseille,
franchement.
Je conseille.
Je vais faire l'activité,
chante-moi.
Voilà,
inscrit-toi.
Ascrit-toi.
Tu t'inscrives,
et tu racites.
Tu viens d'avoir 30 ans,
il a envoyé à ceux de 29 ans.
Ah merde !
Tu n'es pas dans les effets de Tiff.
Tu as français ?
Ça, je ne sais rien.
Sur la photo,
il n'y avait pas porté son rabot.
Les grands remplaçants,
avec Jamil Lechlag,
sur Radio Nova.
Nova.
De retour sur Radio Nova,
et on
passe le bonjour
à Leylia Benchaban,
aussi,
qui est maman
depuis quelques semaines.
On l'embrasse,
et on attend ce retour.
Tu as fait un petit mix,
tu as dit,
Leylia Benchaban,
Leylia, notre invité,
Lilia Benchaban,
qui vient d'être maman,
et on peut l'applaudir.
Et pour l'embrasse.
Leylia Benchaban.
Et pour l'embrasse.
Félicitations.
Et donc,
là, on est retour en effet,
avec Leylia Veron,
notre invité du jour.
Leylia, Leylia, Leylia.
Leylia, leylia.
Leylia, leylia.
Leylia, leylia.
Leylia, leylia.
Leylia, leylia.
Leylia, leylia.
La maîtresse de conférence
à l'université d'Orléans.
Alors déjà,
pour dissiper tout malentendu,
pour ceux qui n'y ont pas l'image,
là,
il y a un pensement sur le front.
Une cicatrice de Scarface.
Et je tiens à faire en sorte
de dissiper tout malentendu,
ça n'a rien à voir avec nous.
Voilà, c'est pas nous.
Même si Eunice,
il est un...
C'est le petit 2 passages
qu'on arrive ici.
Une petite scarification.
Donc,
tu nous expliques
comme ça, au moins,
c'est réglé.
On n'en parle plus.
Je travaille aussi en détention.
Et j'étais à la bourre
et quand tu vois un présent,
tu ne peux pas être à la bourre.
Et donc,
je me suis dépêchée
d'ouvrir ma portière
et j'ai réussi à me la foutre
dans la gueule.
Et c'était dans le front
et donc,
ça saigne
sans que tu te rendes compte.
Donc moi, je me suis dépêchée.
J'étais surtout faux pas
que j'y arrive en retard.
Je me t'ai pas rendu compte
que j'ai la gueule pleine de sang.
J'arrive à l'entrée.
Je fais bonjour.
Ils étaient à ma nom, madame.
J'y vais quand même
en me foutant des trucs partout.
Mais tu sais,
je commence à tourner de là
et je commence mon cours.
Et j'étais,
les gars,
si je m'évanouis,
vous appelez le surveillant.
Je me fais confiance.
Et voilà.
Et puis au final,
oui, au bout d'un moment,
ils m'ont emmené
au centre de santé
me faire un peu recoudre.
Ils voulaient que je vois un médecin.
Mais c'est la prison.
Il y a deux médecins
pour mille détenus.
Donc,
j'ai vu une infirmière
et elles étaient sympa.
Voilà.
C'était la petite anecdote.
Et oui,
parce que l'infirmerie,
c'était voilà.
De la sucre
avec de l'eau,
de sucre.
Nous,
pastis de vichy,
parce qu'on était à Vichy.
Ah ouais.
C'est normal.
C'était gratuit.
Des fois,
tu avais pour le braquation
de la doliprane,
c'est bon.
Ça marche.
Tu as été dans
des établissements chiques,
toi.
C'était la classe.
Et donc,
c'est comment?
Il n'y a pas trop de moyens.
Là,
d'ailleurs,
moi je me disais
que ça allait être un peu
plus chill que le reste.
Pas du tout.
C'est quand même
que l'ambiance est la même.
Après,
oui, non,
elle m'a fait un strip.
Donc de fait,
elles ont fait ce qu'il fallait faire.
Elles m'ont pas donné un doliprane.
Elles ont fait un peu plus.
Ils sont habitués quand même
à gérer des trucs chauds.
Ne serait-ce que les blessures,
les agressions,
les tentatives de suicide.
Voilà.
Mais par contre,
c'est clair qu'il n'y a pas de moyens.
Et d'ailleurs,
vous avez entendu parler
du livre de Sarkozy,
j'imagine,
journal d'imprisonniers.
Ou le mec dit quand même,
bon,
en dehors du fait
qu'il a eu moins de privilège
de santé en prison.
Et très bien parce qu'on lui a dit,
il y a moyen de voir un kiné.
Et donc il dit,
ah, c'est super,
la santé en prison,
mon gars,
il est resté trois semaines,
t'as pas eu de problème.
Le temps que tu peux demander
à voir un kiné,
mais le temps que tu vois
à le kiné.
Est-ce qu'il existe ?
Est-ce qu'il existe déjà ?
Non, mais c'est ça.
Mais voilà,
il a quand même mis ça
dans son bouquin
qui est diffusé partout.
Il y a peut-être des gens
qui croient que,
bah,
il y a des gens
que tu peux demander à voir.
Il y a des gens qui croient
qui ont confiance comme ça,
comme ça.
Et aussi,
il y a une aumeur qui dit
qu'il y a un super hostéo
à freine.
Il a dit,
on dit,
tu peux demander.
Je veux pas dire
qu'il existe.
Je suis à l'extérieur,
je veux rentrer à freine
juste pour
voir
cette magnifique hostéo.
Et en fait,
t'allais
en prison
pour...
En fait,
j'y vais toutes les semaines,
je suis aussi prof
d'attention.
Ah, un super prof
de...
Bah,
des fois.
Et là,
cette année,
c'est donc le DAU.
C'est l'équivalent du BAC.
Ouais, trop bien.
Donc pour les épreuves de
français,
j'ai pas mal fait aussi
le DNB,
l'équivalent du Brevet.
Et un peu,
on essaie de faire
un petit lien,
études supes en prison
pour les quelques détenus
qui suivent des études
supérieures.
Honnêtement,
c'est pas des massins.
Et il y a des bons résultats
à la fin,
ils l'ont.
Franchement,
tu sais,
c'est vraiment dur de mener
les études supérieures
en détention
pour plein de moyens.
C'est tout.
Et un repas dur.
Ouais.
Non, non,
mais c'est déjà mega dur
et tout,
mais en détention,
rien que le fait que
moi, je suis jamais sûre
de,
est-ce qu'ils vont être là?
Tu vois,
est-ce qu'il n'y a pas eu
autre chose?
Est-ce que les surveillants
vont les amener?
Est-ce qu'il va y avoir
un blocage?
Donc déjà,
t'es jamais sûre
de qui t'auras,
comment ça se passera?
Après,
c'est pas obligatoire
pour les adultes.
Donc tous les gars qui viennent,
ils le font sur la base
du volontariat.
Donc l'ambiance est
une partie de les obliger
encore à faire un truc,
tu vois.
C'est un espace
qui est
de surveillance.
Pour le coup,
c'est un espace impulible.
Donc c'est classe agréable,
finalement.
Ouais,
des fois,
je mets un peu entre eux,
mais avec moi,
ils sont sympas.
Et en tout cas,
ils viennent aussi
pour échanger,
pour parler,
pour sortir de la cellule
et pour échanger.
Et moi,
j'aime bien échanger,
donc ça se passe bien.
On est partis,
en tôt,
là,
avec Mounir ensemble
pour jouer.
Toi, t'as joué où ?
Moi, j'ai joué
Maison d'arrêt de Ville-Pinte,
Gradignan.
Gradignan.
Mais pourquoi t'as décidé
de dire la santé ?
Bah en fait,
en fait, comment ?
Gradignan,
Maison d'arrêt de Ville-Pinte,
c'est un...
je sais pas si je peux tout le dire.
Mais en gros,
un gars me dit,
viens.
Un gars.
Un humoriste me dit,
viens,
on va jouer la base.
J'ai un plan à Ville-Pinte.
Et je dis bah je viens.
Et je dis,
c'est où, à Ville-Pinte ?
On voit l'adresse et je vois,
Maison d'arrêt de Ville-Pinte,
je dis,
mais tu m'as renda que là, c'est...
Et en fait, c'était là-bas
et moi,
je savais pas,
c'était gratuit.
En fait,
enfin lui, il me dit,
t'es payé,
tu vois,
tu seras payé en liquide.
Je dis, ok,
bah j'y vais.
Ça commence à sentir le mauvais plan.
Et j'arrive là-bas,
tu rentres en tôle,
et il te dit,
la directrice de la prison
me dit,
merci de venir gratuitement.
Je dis, attend,
je peux avoir.
Alors le mec,
je dis, mais attend,
tu m'as dit,
c'est payé là.
Il me dit,
ouais, ouais,
mais c'est pas la directrice
qui te paye,
c'est lui là-bas.
Non mais,
mais je ne me faut pas le dire.
Ouais, non,
mais je savais pas.
Et ce qu'il s'a donné
le guébi,
il te l'a donné
en dans la main.
Il m'a donné dans la main
et après il m'a dit dans l'oreille,
il m'a dit,
tu diras
à Nono le Barjot.
Écoute,
j'ai eu
à peu près la même chose
quand je suis allé
jouer à la santé.
Il n'y a pas beaucoup
de meufs qui vont jouer.
Mais donc,
j'ai dit,
moi,
et à la fin,
un détenu
m'a donné un petit papier.
Il m'a dit,
bravo et tout,
machin,
il m'a donné un petit papier
comme ça.
Il avait son numéro de téléphone.
C'était un armoire.
Il a dit,
appelle-moi.
Oh la la, c'est haut.
Oh la la,
le coeur battait et tout.
Ça voulait dire,
t'es mignonne,
t'es charmante.
C'est mieux qu'il y a un téléphone
en plus.
Il est tranquille.
Alors,
tu dis,
est-ce que j'appelle,
j'appelle pas,
est-ce que ma vie
est en projet
à partir de maintenant ?
Bien sûr,
j'ai des petits bouts de papier.
Des fois,
il y a écrit,
oui,
derrière la prison,
il y a un clio 2
avec les clés dans le contact.
Ça m'a fait un peu
j'ai jamais appelé.
Je peux pas dire
qui,
c'est qui,
l'humoriste,
mais il y a un humoriste
qui a joué
dans la prison de Poissy
et il y a Carlos.
D'accord,
Carlos,
le terroriste.
Pas l'autre,
pas l'autre.
Il est dans l'autre.
Ah,
j'étais dangereux.
On a chevé sa voyette.
Il aurait,
il aurait mérité
aussi l'incarceration.
Oui,
exactement.
Donc,
la Carlos,
le terroriste,
et à ce qu'il paraît,
il est parti voir cet humoriste
qui joue là-bas et tout,
il lui a donné un truc,
il a dit,
tiens,
tu donnes ça.
C'est un truc
contre la CIA.
Un truc,
un truc de fou.
Et genre,
le gars,
l'humoriste,
il a fait le,
il lui a dit,
il a eu peur.
Et en partant,
il déchirait le papier
et il laissait
un petit bout.
Il s'est demandé
ce qu'il avait fait.
Moi,
c'est la prison pour femmes,
je ne ferais plus.
J'ai fait une fois prison pour femmes.
Ah, pour quelle raison ?
C'est moins...
Je me suis sentie,
comment dirais-je ?
Un poulet roti,
comme c'était un poulet roti.
Un poulet roti,
luisant,
on va manger.
En fait,
tu es arrivé,
mais j'ai fait l'expérience
d'une meuf seule,
23h,
RERD.
Elle t'a pas touché,
mais tu étais bien malade.
Ah,
j'ai été malade.
J'arrive,
il dit,
ça,
les filles.
T'es le chef,
ton jean,
ça,
le chien.
Mais arrêtez.
Eh ben oui,
c'est un espace
pratiquement non mix
chez les femmes.
Du coup,
je pense que
tu aurais la même chose.
Tu vois,
si tu es une meuf humoriste,
tu vas chez les gars,
tu vois, ça peut être...
Mais c'est pas besoin
de la mixité.
Finalement,
chez les gars,
il y a des surveillants
de femmes,
donc c'est un peu plus,
il y a des intervenants
de femmes,
chez les femmes,
pour des risques
et des gradés.
Moi,
par exemple,
je suis intervenu
à la prison de Rennes,
où c'est une centrale
que des femmes,
et quasiment tout l'espace
est non mix,
alors qu'il y a
quand même plus de mixité
chez les hommes
pour les calmer.
C'est vrai,
c'est le truc
qu'ils ont féminisé
pas mal,
la profession
aussi de surveillants
pour...
Pour qui ils voient,
pour s'y souhaiter,
ouais.
Sinon,
c'est intéressant,
tout ça.
C'est vrai,
on a fait
une super parenthèse
mais t'es sérieuse.
Et donc,
en quoi ça peut être
un problème politique,
l'ironie,
parce que c'est un truc sympa,
normalement l'ironie,
c'est cool.
Il y a des ironies
qui ont des problèmes,
en tout cas,
quand ils essayent
de pratiquer
leur boulot.
Non, mais c'est parce que
plus généralement
sur l'humour politique
et sur
les polémiques,
les intérêts,
les limites de l'humour politique,
et moi,
j'ai voulu prendre
l'angue de l'ironie
par rapport à l'humour politique,
en général,
parce que l'ironie,
on pourrait dire,
souvent dit que l'ironie,
qu'est-ce qui fait beau
alors qu'il pleut à fond.
Et l'ironie,
c'est plutôt
le fait de
pas dire
ce qu'on pense
ou pas exactement
ce qu'on pense.
Vous allez dire quelque chose
tout en donnant des indices
pour dire
je ne pense pas entièrement
mais je ne pense pas forcément
l'inverse.
Et voir, je cite quelqu'un
d'autre, reprendre
les paroles de quelqu'un.
Voilà, mais pour
tout en vous en comprendre,
tout en vous en comprendre
que tu ne le prends pas
complètement au sérieux.
Donc c'est...
Attends alors,
je fais une petite parenthèse.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Non, c'est pas toi,
c'est hyper clair
hyper limpide.
Mais quand même pas assez.
Mais Younes, je vois
il...
beube et bois en fait.
Non mais regarde.
Attends.
Qu'est-ce que t'as pas compris ?
Qu'est-ce que t'as ?
Attends, regarde,
écoute-moi, écoute-moi.
Je vais donner un super exemple.
Le titre de l'émission,
ça s'appelle
les grands remplacements
et c'est exactement
un exemple d'ironie
parce qu'Odé,
ça fait référence
à quoi ?
Ça fait référence
à une autre parole
de Renaud Camus,
donc la théorie raciste
du grand remplacement.
Et voilà, là c'est
le cité
avec distance
de Renaud Camus.
C'est pour le critiquer
donc c'est reprendre sa parole.
La cité
tout en la critiquant
en s'en distanciant.
C'est ça l'ironie.
Voilà, voilà.
Franchement, je savais pas
que je faisais ça.
Et je crois que...
Alors,
du coup,
sur l'histoire
des grands remplacements,
c'est aussi
une forme de
retournement
du stigma.
Oui, bah
en fait,
bah t'en as les parlé
il me semble
dans une interview.
Ah,
jamais du tout.
Il me semble que t'en as des parlé.
Bah tous les deux,
je pense que vous étiez
dans la même perspective.
Mais je crois que j'avais
l'une interview
où t'en parlais.
Ah oui,
dans...
j'ai oublié,
non, c'est pas important.
Ah,
fluide glacial, vous avez dit
glacial.
Oui, c'est ça.
Effectivement.
Au fait,
au départ,
le stigma,
c'est un mot
qui est censé
être infamant,
qui est censé faire honte.
Et le retournement
du stigma,
c'est l'idée de,
bah, au lieu d'en avoir honte,
je vais l'assumer,
je vais en faire une fierté.
Au départ,
c'est une insulte.
Les sans culottes,
c'est ceux qui ne sont pas
bien habillés avec les beaux pantalons.
Et tu vois,
c'est le revendiqué comme fierté.
Et mais c'est zaire,
la négritude,
c'est reprendre une insulte
et l'assumer en fierté.
Donc,
il y a plein de mouvements
qui se réclament de ça.
Et là,
il me semble,
bah, les grands plaçants,
c'est pareil,
quoi.
C'est reprendre
le mot insultant,
l'injur hyper raciste
et retourner le stigma
et le retourner en fierté.
Et une des questions
qu'on se posait
toujours à Paris
comme stratégie
parce qu'au fait,
tu reprends la parole de l'autre
pour essayer de la changer,
de la retourner.
Au départ,
c'était une insulte
et la retourner en fierté.
Et soit,
ça marche.
Donc,
tant mieux,
t'arrives à changer
sa définition.
Soit,
bah,
tu contribues quand même
à faire circuler sa parole.
Tu vois,
de fait,
tu la répètes quand même.
Tu proposes pas
une autre parole qu'elle.
Et donc,
soit,
t'arrives à vraiment le changer,
soit,
on va effacer Renaud Camus.
Oui, c'est ça.
J'ai vu que Renaud Camus,
il a tweeté,
je l'ai vu il y a pas longtemps.
En fait,
il avait tweeté l'émission.
Oui.
Et il a dit,
ah,
il est content d'avoir une émission
sur Radio Nova.
J'ai dit,
bonne vanne,
bonne vanne.
La Richard Prayer
qui faisait ça,
s'approprier le truc,
je vais pas dire une bêtise.
Non,
t'as raison.
Allez,
N-word.
Ouais,
tu fais pas de...
Bah,
moi aussi,
il m'adapte.
Ouais,
c'est le propre,
il a insulté.
Oui, mais finalement,
tu casses les fantasmes en faisant ça.
Et notamment,
Jamil,
je lui en avais discuté,
on en a parlé avant,
je dis la vérité.
Bien sûr,
bien sûr.
Notamment,
le changement,
grand remplacement,
grand remplissant,
tu sais,
tu m'avais fait remarquer
que c'était quand même pas
exactement la même chose,
les grands remplacements
et même la photo
de cette promo
où genre,
il y a tout le monde
qui est là
et qui rigole.
Et Jamil m'avait dit,
c'était pour dire,
ah, c'est bon,
mais justement,
là,
il y avait Brigitte Macron
qui avait traité des féministes
de Salcone,
il y en avait pas mal
qui avait revendiqué
sur les réseaux sociaux,
je suis une Salcone,
je suis une Salcone.
Mais tu vois,
là,
le mot conne,
c'est tellement
une vieille injure
qui a implanté
depuis hyper longtemps
que ça se retourne pas
comme ça.
Il faudra plein
de mouvements.
Ça reste une insulte.
Les grands remplacements,
c'est possible que ça marche
parce que Renaud Camus,
ça fait moins longtemps
que qu'il a lancé
que c'est implanté,
c'est pas,
il y a beaucoup de...
Écoute,
j'ai hâché,
et je mettais
que l'histoire,
qu'est-ce que l'histoire va
retenir ?
Une histoire jugera.
Oh mon Dieu,
Johnny,
regardez les Bois Lacs
qui arrivent.
Les grands remplacements
submergent les ondes
sur Nova.
Radio Nova.
De retour
sur Radio Nova
avec Lailia Verron
pour son livre
T'es sérieuse
Probleme politique
de l'ironie ?
C'est ça, non ?
Oui, c'est ça,
carrément.
Je voulais être sûr.
C'est maîtrisé, mais...
Donc,
si tu abordes la question,
la notion de cible,
et comment, parfois,
ça peut être...
Tu peux taper à côté,
notamment,
tu cites un exemple
de Guy Bedos,
qui fait un sketch
où il incarne un raciste.
Tu peux nous expliquer un peu...
Oui, c'est toujours
le problème de l'ironie
où, par exemple,
on le connaît très bien
à gauche,
pour dire
que tu dénonces
un disco raciste,
tu vas imiter le raciste.
Tu vois, par exemple.
Mais, du coup,
pourquoi t'en publique rigole ?
J'en parlais avec
Ramsey Sadi,
qui est le rédacteur
de la dernière.
Il dit, par exemple,
qu'il reprend ironiquement
un disco raciste.
Pourquoi les gens rigolent ?
Est-ce qu'ils rigolent
du disco raciste
au premier degré ?
Est-ce qu'ils rigolent
de l'ironie,
donc de la critique
du disco raciste ?
Au fait, est-ce qu'ils rigolent
un peu des deux ?
Tu vois, ils sont contents
de re-entendre le cliché,
mais tu as la bonne conscience
de te dire,
c'est de l'ironie,
donc ça passe.
Et il y a des exemples
de malentendu,
c'était Guy Bedos
qui faisait un sketch
où il se moquait
d'un français raciste
et il avait arrêté
au bout d'un moment
de faire ce sketch,
mais en stand-up,
des rires sales.
On disait,
fais attention aux rires sales.
Des fois,
quand il y a une incompréhension
comme ça...
Mais des fois,
quand l'ironie ne marche pas
aussi, excuse-moi,
elle avait dit
que moi,
un jour,
j'avais fait une chronique
qui n'avait pas marché
que j'avais trouvé hilarante
chez Inter
où je parlais
de l'éducation
et où je disais
qu'il faut quand même
frapper les gosses
en exagérant exprès.
Mais les gens,
en fait,
vu que c'est moi
qui le dit,
vu que c'est moi
qui le dit,
vu que c'est moi qui le dis,
ils se disent,
ah...
Ils n'identifiaient pas,
ils se demandent...
Si je dis,
il faut enfermer les femmes
obligatoirement,
ils peuvent se dire,
ils se disent,
attention,
peut-être lui,
en tant que jeune bédon,
peut-être qu'il pense
ce qu'il dit.
Donc des fois,
je me rappelle,
je tapais un peu
à côté,
alors que là,
quand je le fais là,
voilà.
Et bien,
tu abordes aussi
cette question
du cadre,
avec qui tu t'adresses
dans l'ironie
sur inter, finalement.
Ouais.
Quand tu faisais ça,
tu refusais d'une certaine manière
une forme de communautarisme,
parce que tu voulais pas rire
avec eux.
Ben moi,
l'exemple de Charlie,
ça m'intéressait,
parce que souvent,
on reproche à l'humour politique
de faire de...
Non, mais souvent,
on reproche à l'humour politique
de faire de l'entre-soi.
Et c'est vrai qu'il y a un côté
entre-soi,
mais des fois,
ça fait du bien,
aussi, d'avoir un 6th Place,
comme on dit,
donc de rire
des mêmes valeurs,
des mêmes rêves partagées,
et donc on peut soit
essayer de jouer dessus.
C'est un problème,
encore une fois,
on a besoin de ces espaces-là,
tant qu'on n'a pas que ça.
Soit on peut essayer,
au contraire,
de titiller un peu
la communauté
et de titiller l'entre-soi.
Et Jamine,
clairement,
on le faisait à des moments inter.
Je me rappelle,
à un moment,
il faisait une blague
en arabe,
il avait fait Van Bilingue,
il n'y a qu'Amélia Jordanac,
qui a connu.
Il y a des gens
qui avaient fait ça,
un moment de rigoler,
qui étaient un peu gênés,
tout ce que ça rembahiait.
Ah, c'est des moments magiques.
Oui, oui,
devant qui tu parles,
c'est ma thèse
et je me trompe.
En vrai, j'ai tort
d'un point de vue,
d'un point de vue
même business, on va dire.
Quand tu arrives
dans un endroit,
moi, je pense que tu dois
toi faire ta proposition
en te disant,
moi,
moi, c'est ça que je propose.
Et vous riez,
c'est bien,
vous riez pas,
c'est pas grave.
Vous ne comprenez pas aussi
un mot,
une rêve,
c'est pas grave.
Parce que je reçois des fois
des commentaires
où, la semaine dernière,
j'en parlais,
où je dis,
walla,
inchallah.
Ouais, en fait,
tes communautaires.
Donc, je regarde après
les débats sur les commentaires.
Oui, mais quand tu dis
weekend,
quand tu dis des mots en anglais,
que tu vois...
La démarche,
ce serait de rentrer
après la maison,
d'essayer de
faire une,
de comprendre
ce que j'ai loupé.
Il y a plein d'autres
que je comprends pas,
moi, des fois.
Et pourquoi pas,
mais en fait,
on voit toujours ces communautaires
quand c'est pas
notre communauté.
Enfin,
sinon, c'est normal
d'avoir les mêmes rêves.
Mais même entre Marseille
et Paris,
il y a des mots français
que je fais de l'entendu
de te dire dans le sud
que tu veux une poche,
c'est pas pour ton pain.
Ouais, c'est pour un sac
à emporter
par exemple.
Et nous,
en Auvergne,
le sac à dos,
le cartable,
on dit une bouche.
Ou c'est que
t'as mis ta bouche.
Oh,
c'est ringueil !
Donc,
la morale
de tout ça,
ce serait
de faire l'effort
de demander,
tout simplement.
Oui,
mais quand tu dis
j'ai mis la demande,
ça veut dire...
Si tu comprends pas tout,
aussi,
et pas toi,
et que
ça t'interroge un peu
sur ta position,
effectivement,
ce que tu comprends,
ce qui te fait rire,
ou pas.
Et c'est à quel point,
oui,
l'humour peut
soit forcément jouer
sur l'entre-soi,
un peu validé,
une communauté
qui existe déjà
et des valeurs
qui existent déjà,
soit peut arriver
à nous questionner.
C'était comme
Farid,
au César,
qui avait dis salut les blancs,
qui interrogeaient un peu
en arrivant.
Est-ce qu'on arrive
vraiment à rire de soi-même
dans l'humour politique
contre une cible extérieure,
mais peut-être
qu'il y a d'autres types
d'humour politique
pour nous voir
et nous interroger
sur nous-mêmes,
nos réflexes,
nos ignorances.
Il y a des sujets,
notamment
des fois,
qu'on aborde
et qui sont,
sur scène,
pas évidentes,
sur notamment
un racisme
qui existe,
des fois,
à gauche,
par exemple.
Il existe
un racisme
de gauche
qui est différent
de celui de droite.
Mais quand tu le fais
sur scène,
ça va être plus facile
de rire contre un racisme
de droite
si tu es gauche.
Mais sur l'ironie,
moi,
un truc qui me pose aussi
problème,
c'est le fait que,
par exemple,
chez les humoristes de gauche,
à la dernière,
on va beaucoup citer
des discours de droite.
On va presque plus entendre
des discours de droite
chez des humoristes de gauche,
certes pour s'en moquer,
pour les critiquer,
mais finalement,
est-ce que d'un point de
vue politique,
c'est pas un problème
que de re-tire
sans cesse ce discours-là.
Et bien,
tu vois,
moi,
et des fois,
ça me fait...
Tu sais,
quand je vends une Pascal pro
et tout,
des fois,
ça me fait...
Et surtout,
surtout...
Tu le cites
en début d'émission,
on l'entend,
enfin...
Oui,
mais par contre,
c'est une belle dédicace,
un très bel hommage.
Non,
c'est vrai que c'est
le truc
que c'est encore
parler d'eux
et de le rire.
Et surtout,
des fois,
ça me fait plus rire.
En fait,
à partir du moment
où des fois,
les dindons de la farce
à un stylo smoke,
alors que c'est eux
qui sont majoritaires
en fait, maintenant,
dans le pays,
ils vont peut-être même
prendre le pouvoir,
donc on est là.
Ah,
qui sont ridicules,
à qui machin.
Pour moi,
il y a un peu ça sur Trump,
en mode vraiment
se foutre de sa gueule
comme vraiment le bouffon.
Thomas VDB
qui dit,
il est impossible
à survaner,
tu vois.
Puis au fait,
quand tu te rends compte
qu'il est bien sérieux
et qu'il fait bien
ce qu'il annonce,
tu te sens peut-être
un peu bête
mais forcément,
le principe de rire,
c'est, je comprends aussi pourquoi,
c'est de mettre la distance
de rendre plus petit,
ça fait un effet catharsiste,
ils sont moins écrasés,
ça fait grave du bien
et en même temps,
quand la personne
est vraiment dangereuse
politiquement,
bah,
ce qu'il faut vraiment,
tu vois,
le rapetisser,
c'est compliqué.
C'est compliqué,
non mais c'est...
non mais c'est...
on devrait
faire payer cette émission
parce qu'elle est hyper
intéressante aussi,
tu vois.
Et alors,
l'ironie aussi,
ce qui est important,
c'est
ou Marine Le Pen avait
tenté une ironie
et avait tapé à côté.
Regardez,
ils sont là.
Ils sont dans les campagnes,
dans les villes.
Je parlais de votre parti.
Ils sont sur les réseaux sociaux.
Je parle
du parti,
de l'extrême part.
Les envahisseurs.
Ouais, bide.
Voilà, bide.
Mais ça aurait pu être drôle.
C'est exactement de l'ironie
parce que là,
elle le cite Macron,
elle cite Macron
qui parle du FN.
Tu vois, elle se moque
du discours qu'elle prête
à Macron dire,
comme des envahisseurs,
etc.
Et pourquoi c'était à côté ?
Là,
c'est un débat présidentiel
et elle avait tenté
un humour un peu bouffon,
tu vois, quoi.
Même physiquement.
Exactement.
Un comique visuel.
Un comique visuel.
Un comique visuel.
Oui,
mais justement,
Macron,
il prenait la posture
de l'homme politique sérieux
alors que je pense
qu'effectivement,
si elle l'avait fait
en meeting
devant des militants
du RM,
c'était une bonne réaction
de Macron
parce qu'il voulait
la mettre dans l'embarras.
Pour la mettre en difficulté.
Et c'est un peu
quand t'es politique,
à quel point tu peux jouer
sur l'humour l'ironie
et c'est vrai que le débat
présidentiel,
ça, c'est très moment
où il faut que tu sois sérieux
et si tu lâches d'Evan,
ce ne sera pas de l'humour
un peu bouffon,
il faut que ce soit
des traits d'esprit, tu vois,
qui fassent un peu
tes autos.
Si on parle...
Non,
j'avais juste une question
pour ça,
parce qu'on parle de l'ironie
dans l'humour
et on parle de l'ironie
en politique,
mais est-ce que l'ironie,
parce que là,
dans le cas de Marine Le Pen,
je ne sais pas si c'est
stratégique,
elle essaie de ridiculiser
le propos de Macron.
Ce n'est pas de temps
pour faire rire,
je ne pense pas qu'elle cherche
à faire pour.
Non,
en fait,
il y a plein de formes
de rire.
Excuse-moi,
parce qu'en vrai,
il te posait la question
à toi.
Mais j'étais chaud!
Il me regarde
dans les yeux
et tout.
Non, mais c'est toi.
Il y a quelqu'un
de plus grand derrière.
Je vais pas y faire du...
Je me recule,
je me recule.
Je sais plus quoi répondre.
Non, non, vas-y, vas-y.
Je t'en prie.
Non, ouais,
je pense qu'il y a plein
de formes à des moments
d'humour qui,
il y a plein de rires différents,
même qu'il y a plein
de formes d'humour
qui visent pas à faire rire.
Il y a plein de rires
d'ifféments,
il y a des rires de joie,
il y a des rires vraiment
sarcastiques,
il y a vraiment des rires
hamer,
quelquefois,
il y a des rires
qui ne sont pas toujours
un signe
du fait que le propos
est drôle.
Il y a plein de bouquins
qui font des tonnes
de différence
sur les bouquins d'universitaire.
T'as 500 pages
avec des références
sur la différence humour-ironie
et à la fin, ils vont dire
qu'il y a de l'ironie humore
est-ce que de l'humour ironique
et moi, ça me gonfle un peu.
Oui, oui, on comprend rien.
Donc, j'ai essayé de pas
trop faire la question
des définitions
et plutôt de prendre
des cas concrets.
Bon, c'était quoi ta réponse ?
Oui, oui, non,
sur l'ironie,
des fois, tu veux dire
un truc.
Et alors, moi,
je pense à Jean-Marie Le Pen,
qui,
une fois,
il y a un journaliste
qui va le voir,
qui dit bonjour,
et lui, il aurait fournu
et ta sœur,
elle y va.
Bah, lui, il veut pas faire rire
à ce moment précis
mais c'est de l'ironie.
Mais c'est hilarant.
Et ta sœur, elle y va, elle,
ta sœur,
même dans le ton,
tu vois, il y a...
Non, je vous ai pas convaincu
avec Jean-Marie, je sens...
Non, on a une petite...
Ouais, je sens...
Non, mais tu vois,
c'est aussi un problème,
par exemple,
il y a sur YouTube
des compiles des vannes
de Jean-Marie Le Pen,
des trucs comme ça et tout.
Et oui, tu peux trouver...
J'aime pas ce qu'il y a vraiment.
Je pense qu'il y a la certaine fois
qu'on les entend.
Faire courir ou qu'un.
C'est fou,
parce que toutes les familles arabes,
moi, dans ma famille,
on est fans de ces punches,
vraiment, s'il y a un truc...
Oui, parce qu'il y a un truc
qui fait du bien
de rire
du grand méchant loup.
Oui.
Il y a un truc
où on le ridiculise aussi
en disant
tu nous as fait peur
toute notre enfance
parce qu'il nous a fait peur.
Il nous a fait peur,
il a fait peur nos parents,
mais lorsqu'il passait à la télé,
on dit, il est là,
il est là, il arrive,
mais on peut regarder
quel d'un gueul va-t-il.
En fait, rion de l'hu
parce que petit,
mon frère me dit
fais gaffe,
je vais le dire
à Jean-Marie.
Ah c'était le méchant, là.
Oui, c'était le grand.
Je vais le dire,
énorme.
Borne.
Borne, il est là,
oui, la France!
Non, pas la France!
C'est énorme qui dit ça,
oui.
Je vais le dire,
à Jean-Marie.
Oui, et...
Il est là donc
qu'elle permettait
de rédouir
de domination et d'écrasement et là il y a un épisode chez Rukier en 2017 où
Philippe Poutou est invité pour parler de sa campagne et en fait la journaliste lui
pose une question et elle fourche et donc elle s'emmène les pinceaux, elle
part en fourrire et donc autour de la table il y a Rukier, il y a Nicolas
Bedos, Doria Tillier et Yann Moix et tout le monde rit sauf Philippe Poutou
Philippe Poutou, vous voulez interdire les licenciements? Comment interdit-on les
licenciements? On n'y est pas du tout, il faut la refaire encore.
Un réalisateur par là. Il faut interdire les licenciements, comment on interdit les
licenciements? Pense à Twitter. C'est dégueulasse, j'ai été sympa avec ton film, je ne sais pas avec moi.
Là elle arrive pas, la phrase de Poutou au départ interdire les licenciements pour elle c'est tellement loin qu'elle arrive pas
à le prendre au sérieux. Elle a l'impression de toujours de jouer un rôle,
de faire l'actrice et il y a donc Bedos qui est réalisateur, il y a Doria Tillier qui est
actrice qui disent cette phrase là mais avec Ironie en la citant parce que pour eux c'est
impossible de le prendre au sérieux et moi cet exemple c'est intéressant parce qu'on dit souvent
que l'ironie, l'humour politique va renverser les dominations, va renverser les
puissants et là on a un bon exemple de ça peut être l'inverse, ça peut être une
humiliation en plus et vraiment là c'est ça et c'est vraiment une façon efficace de tourner
en ridicule son propos politique parce que c'est pas de dire si ils avaient dit mais c'est un scandale
ce que vous voulez faire sale-gauchy ce serait prendre son propos au sérieux. La juste de le répéter
en étant morderir de manière ironique, ça enlève tout le posité de réponse. Bill Clinton avec Boris
quand je sais pas si vous vous rappelez ils sont tous les deux comme ça donc c'est le déclin de la
Russie de l'URSS et à Bill Clinton il est là, Bill Clinton la classe, il joue du saxophone,
il est hyper populaire dans le monde et ils sont tous les deux et il y a Boris il est là,
le président russe et il y a Bill Clinton qui rit et il a juste un fourrier c'est tout,
l'image je sais pas si tu t'en souviens. Parce que l'autre est super bourré, il est un peu bourré et
il se fout sa gueule et on voit genre la Russie parce que tu vois à l'époque, symboliquement,
tu vois le titre enfant des États-Unis c'est ça. Ouais il est là, et le génénaire il est
rebou, tu vois. Ah c'est terrible. Mais grâce à poutine, on a retrouvé la grandeur. C'est
génial. Non mais parce que en fait c'est vrai qu'on me dit souvent le côté oui c'est
contre les puissants, on va se moquer des puissants et tout ça et il faut pas oublier que ça peut
aussi se rajouter à des dominations d'un économique matériel, d'avoir la domination parlée et
d'ailleurs les médias de droite investissent à fond aussi l'humour, la CNews va faire
une pastille humoristique et on peut souvent... On peut postuler.
Qu'est-ce que moi ? Ça nous intéresse.
Non mais quel est l'humoriste qui... Ah j'ai pas.
Je vais envoyer un CV. Il y a Sophia Aram sur le point.
Il y a Sophia Aram sur le point, il y a qui d'autre... Non l'humour, il y a Gaspard Proust.
Mais de vrai tu avais le JDD qui avait fait un appel à l'humour de droite, moi je pense
que c'est quelque chose qui vende plus en plus à investir et chacun dit que l'autre
n'a pas d'humour, chacun va dire ouais est-ce que c'est pourri ou c'est de la politique,
du militantisme nous c'est le vrai humour mais vraiment chacun le dit de l'autre côté
quoi et je pense que c'est vraiment un champ qui vont investir de plus en plus, pareil
pour cibler des discours, et d'ailleurs quand je disais que les humoristes de gauche tiennent
tout le temps des discours de droite, l'inverse c'est vrai, il y a Samuel Fittoussi qui fait
des chroniques satiriques dans le Figaro par exemple, c'est que de la parodie
de discours de gauche et de personnalités de gauche.
Ouais chacun essaie de trouver aussi son con, son style, et bah ouais, merci beaucoup
la Elia, on peut applaudir la Elia.
Acompanier aujourd'hui, on peut retrouver ton bouquin un peu partout dans toutes les
bonnes librairies, on a applaudi aussi Eunice Hanifi qui était là avec nous aujourd'hui,
on avait aussi Mazine, le nouveau père de famille, bravo, et Amel Chaby, on avait
bien à la régie, mounir notre rédacteur, et on se retrouve la semaine prochaine,
Inchallah !
C'était les grands remplaçants avec Jamil le Schlag, a retrouvé un podcast sur
nova.fr et sur Youtube.

A poursuivre

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