Les grands remplaçants - L'intégrale du 15 décembre avec Lina Soualem
"Les grands remplaçants", une émission présentée par Djamil Le Shlag avec Amelle Chahbi, Mazine et Youness Hanifi et leur invitée la réalisatrice Lina Soualem.
Transcription
Ils sont dans les campagnes, dans les vies !
Ils sont sur les réseaux sociaux !
Bonjour à tous et bienvenue dans les grands replassants !
Aujourd'hui...
Aujourd'hui, je suis accompagné de Yunae Sanifi,
Mazine et Amel Chaby !
Et tout de suite la chronique de Jamil Lechelard !
De l'instant que nous avons un sentiment plus de submersion...
Les grands replassants ? Ils sont là, sur Nova.
Nova...
Ouais les gars, c'est incroyable !
L'autre jour, je me pose dans le train
et mon voisin côté couloir, c'était un chien.
Je parle pas d'un mec pas sympa, je parle de l'animal, du canider.
Je parle du kelb.
Moi j'étais en plein stress, panique, celtique.
Ça va Mano ?
Hé, j'ai toujours eu peur des chiens
car j'ai grandi en quartier dans les années 90.
Jurassique, parc, pitbull, road veiler, padless,
bobo lèvres !
C'est qui ça ? C'est qui ça ?
Mais laissez-moi grandir enfin !
Et puis ces fucking dogs avaient tous des noms traumatisants !
Capone, Taison, Kaiser,
donc même à 42 ans,
chien à côté de moi, sphincteur contracté.
Bah, je voulais pas être à Hraï.
Et là, t'as Rémi, le maître du chien, sûrement un chic type.
Il me sort, vous inquiétez pas, il est gentil.
Mais Rémi, j'en ai rien à foutre de sa personnalité !
Ouais, il est scorpion, ascendant chemo.
Mais c'est pas la question !
Vu que le Rémi était cool, je lui ai raconté mon trauma.
Cité des ailes, 1997, un grand du quartier
qu'on surnommait double crâne.
La terreur de la ville.
Double crâne, personne connaissait son vrai nom.
Et double crâne avait un américain staff
qu'il avait baptisé Furi.
Et son délire, c'était de lâcher son cléber sur nous
quand on jouait au foot.
C'est comme un escape game, mais sans escape.
Et une fois, Furi m'a croqué le mollet.
Tu aurais tué de rire ce sociopathe de double crâne ?
Je raconte tout ça à Rémi en lui disant que depuis cet incident,
j'ai peur des calbes.
Et la Rémi m'a répondu, je comprends.
Moi aussi, un jour, je me suis fait mordre par un arabe.
Bouh ! Contre calse !
Les grands remplacants.
Nouveau !
Wavot Jamil entre trouve tous les vendredi et samedi
à la scène parisienne, à 21h15, à Paris.
Eh, merci Mounir.
Aujourd'hui, on a Ben à la Régie.
Et Mounir, qui va nous donner le sommaire
de cette émission exceptionnelle.
Bonjour à tous cette semaine.
On reçoit Lina Soalem, réalisatrice auteur de deux films.
L'Or Algerie et Baïbiah et Tiberia, dont reviendra
sur ses documentaires riches en émotions avec elle.
Dans le rétro, on s'intéresse à la fin du service militaire obligatoire
et à son retour éventuel.
Et on commence par un bilan sur un fait de société.
Les grands remplacants.
Sur Nova.
Alors Jamil, une chronique qui avait du chien ?
Bien sûr !
Une chronique qui restera dans les annales de l'histoire.
Pourquoi tant de haine avec le meilleur ami de l'homme comme ça ?
Ben non, mais alors le meilleur ami de l'homme,
mais le pire ami des arabes.
Ah, le chien mon gars, parce qu'en fait, on a...
Attends, des arabes et des renois.
Ah non, c'est la même, c'est la même.
Un noir, c'est ça.
On change de trottois.
Je me suis identifiée à ta chronique
et je pense qu'il y en a beaucoup.
On va recevoir des appels.
Ça va être libérateur.
Parce qu'on a eu un truc avec les chiens.
Alors toi, tu étais plus jeune au Maroc.
Là, c'est des meufs.
Je me rappelle, c'est encore une autre ambiance.
Là, ils t'encerclent.
Ben oui, je n'en parlerai pas pour des raisons.
Oui, mais oui.
Ça, c'est à part toi.
Ils courent derrière les voitures et tout ça n'importe quoi.
Les chiens, très peur des chiens comme toi.
Sans aucune explication.
Non, ça n'avait pas un staff, un gars dans le quartier
qui avait un truc qui était un fou furieux.
Il y en avait, il y en avait plein.
Oui, c'était la mort.
Mais oui, moi, j'en avais un.
Il s'appelait Baxter, celui, le chien.
Baxter, toujours en R.
R, toujours en R.
Et pareil, il le lâchait pour rigoler.
Oui, mais c'est pas drôle.
C'était priant, nous sommes traumatisés.
Mais moi, je me rappelle d'un mec que je connais,
il était videur.
Tu vois, un grand de mon quartier, il était videur.
Et il aimait pas que je traîne en bas.
À côté de la boulangerie, je traînais.
Mais je faisais rien de mal.
J'avais 14 ans, j'étais un enfant innocent.
Il me dit, pourquoi tu traines toi ?
Je dis, j'ai fait ni m'aide voir.
Laissez-moi, monsieur.
Et lui, il avait un road-vailer, je m'en rappelle,
c'est avec la bavette.
Et ce qu'il faisait, ça le faisait marrer.
Il était un peu du là, à la laisse.
Et il l'a arrêté au dernier moment.
Et le chien, ce type, il allait m'attaquer au visage.
Donc moi, j'étais contre le mur.
Et je voyais que là, j'étais...
Et le chien, il était là.
Et tout le monde mordurait.
C'est pas drôle.
C'est pas drôle.
Mais peut-être qu'il t'a sauvé la vie.
Parce que tu n'as pas traîné,
t'es pas allé avec des fréquentations cheloues.
C'est vrai, c'est vrai.
Peut-être.
Peut-être, j'essaye de trouver attention.
J'essaye.
Alors, il y a un truc qui m'a fait...
Là, j'y repose en même temps.
Donc, il y a cette crainte du chien.
Parce que souvent, les gens,
c'est juste qu'on a beaucoup,
dans les cultures un peu des pays du Sud,
on a un peu peur des chiens.
Parce qu'on se dit,
peut-être ils vont nous attaquer.
Tout le temps.
Voilà, tout le temps.
C'est ça le problème.
Mais est-ce que toi, ça va mieux aujourd'hui ?
Ça va mieux.
Comment tu as fait ?
Alors, j'ai eu...
Quand j'avais 17 ans, j'étais au lycée.
Je me rappelle,
et c'est là que je me suis rendu compte
que ça existait des chiens gentils.
J'avais 17 ans et il y avait une fille
dans ma classe, Julie.
Tu connais, quand tu as une fille
dans ta classe, un peu tu l'aimes bien.
Et tu sais pas comment l'aborder.
Et moi, je me rappelle,
elle était hyper forte en maths.
Tu vois, elle était trop forte.
Et moi, j'étais nulle.
J'ai dit bingo.
J'ai dit, tu sais,
moi, je suis nulle en maths et tout.
J'aimerais bien qu'il y ait quelqu'un m'aide.
Elle me dit, mais bien sûr,
tu rigoles, t'es Julie, trop sympa.
Elle me dit, ben viens chez moi.
J'ai dit, moi, mon plan fonctionne.
Donc moi, j'arrive, j'ai 17 ans.
Je vais chez Julie.
Je suis content.
Elle a un appart, oh la, avec des fenêtres.
Et j'ai...
Exceptionnelle pas chez les...
Double vitrage.
J'avais jamais vu hauteur sous-platformes
plus de 2,50 mètres.
Pour moi, c'est la norme.
Je suis arrivé, je dis,
oh la, le prince de Bélerre.
5 mètres et tout.
Bref, j'arrive dans l'appartement
et dès que j'arrive,
il y avait sa mère.
Déjà, mon plan ne fonctionnait pas à Merveille.
Oui, bon.
Et sa mère avait un petit chien.
Comme ça.
Elle a dit, bonjour, c'est Jamil, c'est ça?
Oui, bonjour.
Elle me dit, bonjour, Jawed.
Et alors, tu voyais,
le petit chien, là que vous voyez,
il y a une tradition quand tu rentres chez moi.
Il faut faire un bisou au petit chien.
Moi, je suis en panique.
Mais je pense à Julie.
Tu vois, c'était pas mon projet initial.
Et genre, elle me tend le...
Le chien mignon.
Oui, oui, mais je tiens.
Et j'ai pas envie de loge-ga un câble.
D'abord, Julie.
Et ensuite, on verra.
Petit à petit.
Et donc, du coup, elle m'a présenté le lien.
Je suis comme ça, plein de poires.
Et lui, il m'a laissé.
Le chien, il raconte la même histoire.
Je voulais pas en précis.
Jawed.
Moi, là-bas, je venais pour cookie.
Et là, il me ramène un oral.
Et moi, je suis un chien.
Je venais pour cookie, le caliche des voisins.
Ça doit être violent pour le chien.
On prend pas en considération aussi les mots.
Le concept, c'est pour tout le monde.
J'avais un ami d'enfance qui avait un chien.
Il avait un chien.
Nancy, mon l'embrasse.
Il avait un chien.
Bon, c'est plus un cheval qu'un chien.
Un dog, allemand.
Bien sûr.
Il avait ma taille.
J'avais 15 ans, il avait ma taille.
Vous avez des fronts contre fronts avec lui.
Et le nom, Van Damme.
Voilà.
Voilà.
Donc, tu sais, quand tu sortais le chien,
tout le monde dans le quartier changeait de trottoir.
C'était bien parce que nous, on était de l'autre côté.
Non, on avait Van Damme en l'est.
Je suis monté sur Van Damme.
Mais on est allé à d'autres chevales.
Ça galopait.
Mais ce que les gens, ça n'avait pas.
Parce que Van Damme faisait très peur.
Mais ce qu'ils n'avaient pas, c'est que Van Damme,
c'était vraiment un go-gole.
Il n'est pas agressif.
Oui, oui, oui.
Tu veux cambrioler la maison,
j'y joue avec toi.
Il fume une chiche.
Vas-y.
Rentre, frérot.
Mais c'était juste la dégaine.
Ouais, c'est ça.
Il y avait des souris peut-être,
à la maison ou pas forcément ?
Entre autres.
Non, non, mais il y avait.
Souvent, non, mais souvent.
Il faut qu'il ait une tache.
Je n'ai pas vu moi de souris.
Il y avait un chat, je me rappelle chez moi.
On l'avait appelé Le Chat.
Oui, tous les Arabes l'avaient le Chat.
Le Chat.
Il est où Le Chat ?
En fait, mon père, je ne savais pas,
il était allergique au chat.
Il s'allait gratter et tout.
Un jour, je me surveillais.
J'avais 6 ans.
Et j'ai dit, il est où Le Chat ?
Non.
Ah, yai, yai, yai.
Allez, on arrête là.
Il était bon.
Tu connais le tâchis de Le Chat ?
On ne sait pas.
On ne veut pas savoir.
Je rigole, il l'a donné à quelqu'un en fait.
C'est ce qui te dit.
Ouais, c'est ce qui te dit.
Il l'a peut-être mangé.
Avec au mot que tu vois.
Et ouais, ouais.
Donc, la tortue peut-être ?
Ah, la tortue.
Ouais, la tortue quand tu es allée au Maroc.
Souvent, on va donner une tortue de ça.
Et les parents, ils acceptaient parce que la tortue, ça va.
C'est pas...
C'était quoi, son expérience de vie et passer la frontière après ?
Eh ben ouais, j'avais une tortue.
Moi, elle est morte de tristesse.
Parce qu'en fait, on l'a grave calculée au début.
Et après, on l'a plus calculée.
Meskinna, elle est morte de tristesse.
C'est terrible.
Ma mère, elle m'a dit ça.
Comment tu sais qu'elle est morte de tristesse ?
Parce que tu sais, ma mère.
Elle parlait avec les plantes, les animaux, tout ça, tu vois.
Elle dit, ouais, elle est trop triste.
Je dis, mais pourquoi ?
Elle me dit, mais vous l'avez pas calculée.
C'est normal.
Tu vois, si c'est comme une plante, si tu ne la calcules pas.
Elle s'est talmée.
Ouais, ouais.
C'est normal.
J'avais l'impression qu'elle est morte de froid, Meskinna.
On l'a laissée...
Qui, quoi ?
Dans le balcon.
Oh, là, c'est vrai.
Qu'est-ce qu'elle a laissé, qui ?
Ah, Thomas !
Thomas !
Thomas !
I'm out !
Ah non.
Non, pour de vrai, on habitait dans les HLM.
On l'a laissé sur le balcon.
Oui.
On mettait sa carte.
Vermez, moins 8°.
Et vous savez pas qui, c'était possible.
Ouais.
Et il est mort de froid.
Oh, là, c'est vrai.
Ouais.
Ça, comme...
Il bougera.
Ouais.
Il s'est demandé de l'aide.
Ouais.
Une statue.
C'est comme...
Il est mort comme...
Non, mais si on te dit...
Bah, c'est un traumatisme.
Et vous avez pleuré ?
Bah, vite fait.
Non plus.
Ouais, c'était triste.
Ouais, après, voilà.
C'était triste.
Ils ont joué un, deux, trois soleils.
Il s'est fait...
Hé, il est fort, hein.
Oh, là, là !
L'impin dans le métro, là.
Hey !
Tu vas penser les doigts ?
Ah, c'est toujours...
Mais j'ai une anecdote sur le lapin.
J'avais un lapin qui m'avait griffé au niveau de l'oeil.
Quand j'étais petit chez moi, on avait un lapin...
Je sais pas ce qu'il faisait, là.
Il y avait un lapin chez moi.
Et je me rappelle, j'ai dit...
Quand il m'a griffé l'oeil, j'avais la haine.
Tu connais ?
Moi, j'ai grandi avec la fureur du dragon.
Donc, j'ai dit à mon père,
tu leves !
Je regrette mes mots aujourd'hui, tu vois.
Mais là, il y a 7000 associations de protection.
Ouais.
Ah, il y a prescription, là.
Non, il y a prescription d'une et de deux.
On est dans un registre humoristique.
C'est-à-dire, on exagère le procédé de l'humour.
Évidemment, le lapin n'est pas mort chez toi.
Évidemment !
Tu vois, et je crois, d'ailleurs,
qu'est-ce l'heure de la prodigue de Younes à Divine ?
Dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion...
Les grands emplaçants qui sont là sur Nova.
Nova.
En ce moment, je fais des insomnies.
J'ai tenté des vidéos d'ASMR.
C'est des vidéos chiantes qui facilitent le sommeil.
Bah, j'ai regardé une chronique de Sophia Aram.
Ça va plus vite.
Mauvaise idée.
Viens s'ajouter à mon mâle de tête.
Une envie de vomir.
Le médecin, il a dit que c'était à cause du cortisol.
Ma mère, elle a dit que c'était le mauvais œil.
On est sur deux diagnostic différents.
Après, il y en a un qui a fait fac de médecine.
Jamais, je remettrai en cause les compétences de ma mère.
Mais j'ai la doute,
depuis qu'elle a essayé de soigner mon mâle de ventre
du gazouze en me disant,
bois ça, t'auras plus rien.
Ça se voit sur ton visage.
Quand tu dors pas et les gens, ils te disent souvent une phrase,
bah, tu devrais dormir.
Bah, hey, j'y avais pas pensé.
La solution des fois, elle est devant nous.
J'ai envie de m'arrêter devant un SDF pour le dire.
Tu devrais chercher un travail.
Un pote, il m'a dit,
tu devrais te mettre à la huide.
Me trouver un dealer,
ça me ramènerait encore un plus gros problème, je pense.
Je dors pas,
je fais que de penser un seul truc.
Mon remplissage,
tous les jeudi, au point virgule,
à 21h00.
Les grands remplaçants.
Nova.
Jeunesse, au point virgule,
et nous on se retrouve après la pub.
Ravzia sur la bande EFM,
avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très,
très français,
en fin de compte.
Nova.
Vous êtes sur Radio Nova
et c'est l'heure de regarder dans le rétro.
Les grands remplaçants.
Je crois que c'était mieux avant.
Dans le rétro.
Radio Nova.
Cette semaine,
on revient sur la fièvre militariste
qui touche nos dirigeants.
Le retour d'un service obligatoire,
il est sur la table.
Il avait été arrêté en 97,
pour rappel,
mais le débat est relancé
à cause de l'attitude de la Russie
et, par cette déclaration
du chef d'état major des armées,
le 25 novembre dernier,
on l'écoute.
Ce qu'il nous manque,
c'est la force d'âme
pour accepter de nous faire mal
pour protéger ce que l'on est.
Si notre pays flanche,
parce qu'il n'est pas prêt
à accepter de perdre ses enfants,
parce qu'il faut dire les choses.
Si on n'est pas prêt à ça,
alors on est en risque.
Ah ouais.
Il y a danger.
Là, c'est...
Là, il faut perdre ses enfants.
Là, il faut donner les...
Non, c'est chiant.
C'est chiant.
C'est chiant quand même.
C'est chiant.
Mais l'armée, moi, franchement...
C'est un peu une phrase d'homme
qui est prêt à perdre ses enfants.
Mais ça se voit qu'il s'est pas levé
pendant 6 ans,
2 ans du matin,
l'élevé, l'érume, les machins.
Et après, tu dis, il a 20 ans,
allez, vas-y, vas-y.
T'as mis trop de temps.
Non, non, mais c'est vrai que toi,
l'armée, Amel...
Alors, c'est midi.
Je suis un peu pour...
Ah oui, bizarrement.
Je suis un peu pour...
Ouais, allez.
Pourquoi ?
Parce que j'ai le sentiment
que nos enfants
sont un peu gâtés.
Moi, je suis pour...
Les dressés.
On est dressés un peu.
Là, ça.
Là, ça.
Tu vois qu'ils puissent
faire le lit le matin.
Ah, d'accord.
Tu vois qu'ils sont un peu
dans la boue.
Juste le truc de base.
Tu vois,
l'autorité
ferme un peu sa gueule.
Ouais, ça qu'on peut leur dire au gosse aussi.
Voilà.
Parce que finalement,
l'armée, nous,
on l'a eue, notre génération.
Oui, oui, à la maison.
On l'a eue.
Et nous,
nouveaux parents,
je trouve qu'on est beaucoup trop cool.
Je suis en...
Merci.
Merci, Amel.
Merci.
J'ai l'impression.
J'arrive pas
à être dur.
Moi non plus.
Moi non plus.
Moi non plus.
Et peut-être que c'est l'État
qui doit s'occuper.
Non,
peut-être que ça doit être élégué.
Mais attends,
ils sont tous sur leur téléphone,
leur tablette.
Je n'ai pas envie de faire ça.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée
Voilà, AirPod quand même, tu vois voilà, et il y a un effort, je lui dis voilà maintenant
il faut les notes et tout, et à un moment donné elle a eu une mauvaise note, et je lui
dis attention, je vais te retirer tes AirPod.
Mais c'est quoi ?
Non c'est de plus !
Non, t'as pas dit ça, en plus t'es encore plus doux, t'as dit je vais t'en enlever
un.
Je vais t'en enlever un !
Alors pardon mais ça c'est mieux, parce que là on est vraiment sur de la torture
psychologique, c'est la frustration t'en enlèver un, t'écoute que les basses,
il n'y a pas les écrans, si c'est terrible, c'est terrible.
Je pensais que c'était un truc un peu, j'ai dit oh j'ai exagéré un peu, j'ai bien
un peu fort là.
Mais en fait après des fois je revois, je revois des tests, quand je dis est-ce que
tu peux faire ça ? Et ouais bah attends, non attends pas tout de suite, et je te jure
j'ai un flash back comme ça, et je revois mon père qui me dit, viens au jardin,
il fait 33 degrés papa, j'ai pas envie d'aller au jardin, faire du jardinage
de 8h du matin jusqu'à 18h, même si j'ai beaucoup d'amour pour toi, mais jamais d'avis,
je vais aller à la piscine avec les copains, la flemme, j'ai dit ouais, oh ouais papa
la flemme, la flemme, non mais je sais même plus quoi dire, tellement là je,
tu vois c'est, donc tu es, enfin vous êtes d'accord parce qu'il y a un, oh ouais
à la jeunesse, à la jeunesse, parce que nous on est un peu réacte, parce que
vous c'est vous vous allez faire garber du, non, moi non, je ne suis pas fan du projet,
et en plus je vois pas trop l'intérêt, il c'est juste pour savoir faire son lit,
oui, en même temps c'est les darons qui te disent, oui oui oui, donc moi, tu dis ça parce que
t'as pas de gosse c'est pour ça, et est-ce que tu fais ton lit ? Bah ouais, ah ouais, mais depuis il peut ou ?
Oh, je le fais depuis, depuis tout seul, oui les bébés, ah, c'est bien, ah, il me plait, ah, il me plait, ah, il me plait,
merci, les darons on a mal au dos, ça y est, ah non mais dis-toi que, c'est pourquoi,
attends, c'est pas parce que, moi je devais croyer ça, je dis ouais, mais quand je suis chez moi,
c'est maintenant que j'ai grandi, j'ai compris, quand je suis chez moi, je suis le prince du
catarque, voilà, je fais plus rien, je dis ma mère, on dirait, elle lit dans mes pensées,
le matin, elle me ramène, si elle me ramène ça, c'est génial, mais en fait, c'est qu'elle
se dit, il est nul. Non, je pense qu'elle dit, il est pas capable de survivre seul, c'est
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
la nate au beau gant... vers la polémiche, parce qu'en fait, ça laurt fait pas plaisir, tu connais ma mère ?!
J' SCANNE!!!
On a l'impression, mais non, ça nous fait pas plaisir, ça nous fait perdre du temps,
ça nous fait mal partout, donc voilà. C'est qu'on se dit en fait!
Mais c'est peut-être de notre faute! Un peu d'auto-critique, c'est le moment de
Mais on sait que si on lasse le lit, il ne sera jamais fait aussi.
Mais alors comment ?
Je ne sais pas.
Sans agir avec violence, bon des fois, j'ai envie de dire, on peut pendre l'enfant
par les pieds et lui mettre des gauches pour l'ambiance.
Mais nous, on était un peu là-dedans, tu vois, j'ai reçu des télécommandes, des
trucs.
On a développé des flex.
On était à la fu, tu vois.
Est-ce que tu as déjà fait une crise d'adolescence ?
Je ne pouvais pas, je n'avais pas le droit.
Tu n'avais pas l'espace ?
Je n'avais pas l'espace.
Moi j'ai tenté mais j'avais 22 ans, alors je ne sais pas si ça compte.
Je suis rentré, j'avais 22 ans et mes potes du quartier m'ont dit, jamais, vas-y.
22 ans.
Tu n'as pas trop le droit de sortir quoi, tu vois, dès que je pouvais pas sortir, je
ne pouvais pas dire.
Je suis rentré en boîte.
Non, non, tant que tu vis.
Tant que tu es dans l'espace, j'avais 21 ans, je m'en rappelle.
Et un jour, je suis sorti, je suis rentré un peu tard et ma mère m'a dit, t'es où,
je dis, ça va, oh !
Hey, j'ai 21 ans !
Brunton Walsh.
Quand j'ai dit j'ai 21 ans, chez moi mes frères vestiaires, je s'en fais, oh !
L'air pris, j'écoutais juste, il est mort !
C'est des bâtards dans ta famille, tu as toujours un frère qui dit, qui fait
ton CV depuis que t'es né.
C'est dommage, Djamil, t'es un homme sympathique.
Il est nommé 1983, tu vois, il raconté, pendant que tu te fais niquer, tu vois.
Non, non, je raconte pas la suite parce qu'il y a aussi les justices qui nous écoutent.
Je suis partagée, en tout cas, peut-être ça peut faire du bien à notre jeunesse,
que ce soit un peu, mais attends, en toute façon, ça dure combien de temps ?
3 jours, 4 jours, non ?
Ah non, là, c'est plus long.
Mais regarde, il y a l'armée à quelques…
Ce n'est pas le service militaire.
Oui, l'armée à quelques bénéfices, et notamment, c'est dans une gestion
du management, vraiment très rigoureux.
Ma manière de fonctionner est simple, une limite gauche, une limite droite.
Ceux qui sortent de ce taxe, je les remets dans l'axe, à ma manière.
On le veut à la maison, monsieur.
Ouais, ouais, ouais.
Ramène le chez, ramène le chez nous, lui !
Ah ouais, ciao.
Ah moi, j'aime bien, je suis désolé, ça choque, j'aime bien.
Non, non, mais nous, ça…
Attends, ici, c'est cool, tu vois, de dire ça.
Mais il faut, je pense, essayer de trouver le bon équilibre entre ça, tu vois,
c'est quand même un peu hard, on va dire, un peu sévère,
et l'éducation est un peu trop positive, tu vois, où on dit aux enfants…
Montessori, fais ce que tu dis pas non.
Il faut pas dire non.
Et l'enfant a besoin, eh ben tu sais qu'il s'est en train de revoir ça.
Oui, parce que l'enfant a besoin de dire, a besoin de non.
L'enfant a besoin d'un cadre.
Il a besoin d'un cadre et de frustration.
Sinon, il comprend rien.
Bah sinon, des fois, c'est pas possible.
T'éduques un petit garçon, si tu lui apprends pas le nom.
Ah bah déjà.
Et quand il arrive à 20 ans, il va avoir une meuf.
Carlos.
Elle lui dit non.
Mais c'est Carlos.
Bah Carlos, c'est Carlos.
Cyrilie Pampon sur le Chihuahua.
Oui, parce que Carlos, c'est sa mère.
Dolto.
Dolto, Dolto, Dolto.
Oui, c'est bon ça.
C'est elle qui a un peu…
Qui a un précurseur.
Ouais, c'est ça.
Précurseur de l'éducation positive.
Et ton enfant, ça donne quoi?
Carlos.
Chemisa Hawaiian.
Banania.
Non, mais non, c'est pas…
Non, c'est inadmissible.
Raciste.
Misogyne.
C'est inadmissible.
Mais je vous dis l'éducation positive, c'est limite.
Donc le nom est l'ordre et l'armée, ça peut la voir.
Allez, vas-y, c'est quoi que vous comprenez l'import en deux.
Moi, je suis un truc pour l'armée, deux semaines.
Deux semaines.
Mais pendant deux semaines, tu ressors.
T'es un autre homme.
Ah ben oui.
Ben oui.
T'es là.
T'es tout droit.
Ouais, t'es droit, t'es droit.
T'as fait ton lit, t'as été dans la boue, t'es…
Vous voyez l'armée comme un projet de développement personnel.
Ouais, un peu, ouais, un peu.
Un truc de simple building.
Ah non, mais il y a un truc de maitre au service de la patrie.
Ouais, on a vu des films un peu sur l'armée aussi.
Peut-être c'est ça.
Moi, je me rappelle d'un film Full Metal Jacket.
Je crois que t'as un petit extrait.
Ben c'est sûr que là, on est dans l'accueil des troupes.
On s'est l'air monté.
Mais en attendant ce moment-là, vous êtes du vomis.
Vous êtes le niveau zéro de la vie sur Terre.
Vous n'êtes même pas humain, bande d'enfoirés.
Vous n'êtes que du branle-man végétatif des paquets de merde.
T'enfie bien, t'as chasse.
C'est ça que je veux.
Du panache un peu.
C'est poétique, c'est poétique.
Ouais, ouais.
Et nos gamins, ils vont avoir des anecdotes à raconter.
Ouais.
C'est très bien.
Mais là, c'est vrai que lui, alors lui, il est incroyable.
C'est très marrant.
Très marrant, c'est très marrant, ça dure.
6 minutes, c'est ça.
C'est le début du film Full Metal Jacket.
Ils sont dégoûtés.
Il n'y en a pas un qui parle.
Ouais.
Et pendant 6 minutes, il les nique.
6 minutes, c'est ça que tu veux pour ton fils.
Mais franchement, non, mais là, c'est là.
On voit justement les travers aussi de l'armée dans ce film.
Parce que c'est ça, je ne sais pas si tu te souviens.
Je me souviens.
Il y en a qui deviennent fous parce qu'en fait, le problème qu'on a,
c'est qu'il y a de l'harcèlement un peu, on peut dire, à l'armée.
Donc, et je n'ai pas envie de spoiler le film,
mais ça finit pas très bien pour notre ami Grosse Baleine.
C'est ça?
Grosse Baleine.
Grosse Baleine, ouais.
Des blazes purées.
Qui a beaucoup changé d'ailleurs, l'acteur.
Ouais.
Ouais.
Non, aujourd'hui, il est fit comme jamais.
C'est pas vrai.
Ouais.
Ah oui, tu vois.
D'ailleurs, c'est devenu un exemple pour la perte de poids.
Voilà, je fais un peu la promo 2.
Il s'appelle Etan, Etan Europe, fin, je ne sais plus.
On vérifiera, mais en tout cas.
Oui, bien sûr.
Bien sûr, mais c'est très fit.
Non, mais c'est impressionnant.
Non, non, mais tu regardes des images.
On peut passer de l'armée à...
À la Weyne.
À la Weyne, ouais.
Il a lancé le Marc de Weyne.
Ouais, parce que j'ai même appris, là, récemment,
qu'il y avait un mec qui est mort, le pauvre,
et à son âme, il a voulu faire un régime,
c'est un coach sportif.
Ah oui, là, il a voulu.
Le russe.
Un russe, je crois.
Ah, c'est terrible.
Il a voulu grossir pour pouvoir m'égrir.
Pour dire, regardez comment je m'égris vite.
Ouais, il a fait du sous-vient du documentaire SuperSizeMe.
Le gars, il mangeait que du macdo pour montrer.
Bah, lui, il a fait pareil pour prendre beaucoup de poids.
Pour montrer.
Après, je vais faire ma méthode et vous allez voir comment je vais perdre.
Mais en fait, il a fait une crise cardiaque au bout de deux semaines.
Il mangeait burger, double pizza le soir.
Voilà, un régime hyper protéiné.
C'est actuellement dans le studio.
Quand il y a une info pareille,
je regarde d'une esque, parce que dès qu'il y a un drame,
son œil frétille.
Et il a un truc, il a envie de goller.
Il a actuellement regardé.
Et il me regardait prête.
Oh putain, j'ai envie de rire.
C'est triste, j'ai envie de rire.
Non, non.
Après, quelle idée ?
Après, c'est vrai que ce n'est pas un super projet
de vouloir grossir pour.
Par contre, toi, Mazine,
parce que j'ai beaucoup de messages d'auditrices
qui me disent,
qui me disent,
est-ce que Mazine est mariée ?
Alors, est-ce qu'on...
Voilà, oui.
Je suis des messages de moi.
Il n'y a pas une alliance.
Elle est là.
Madame savait que j'allais être dans le showbiz.
Elle a dit, non, je vais faire en sorte que ce soit vu.
Vu qu'elle brille.
C'est des menottes, en vrai.
Mais après, j'ai dit, non, les menottes,
c'est peut-être un peu trop.
Et une est-ce aussi ?
Non, non, non.
Une a-ce, il n'est pas mariée ?
Non, non, non.
Il a aussi reçu des messages pour lui.
Ah oui, oui, d'accord.
Elle a dit ça.
C'est mort.
Mais non, mais pas du tout.
Bon, bien génial, Mounir.
En parlant de fake news, on va s'écouter une tranche de pub.
Moi, je pense qu'il y a cette vague.
Est-ce qu'il y a des gens qui vont se faire tomber ?
Rabzia sur la bande EFM, avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très...
très français, en fin de compte.
Et vous êtes sur Radio Nova,
et on accueille notre invité du jour,
Lina Soalem, s'il vous plaît.
Il n'a bienvenue.
Pour les auditeurs, on va se présenter rapidement.
Tu as fait deux documentaires dernièrement,
leur Algérie en 2021,
qui raconte la séparation de tes grands-parents paternels
après plus de 60 ans de mariage, on va en parler.
Et bye bye, Tiberiade,
où tu retournes sur les traces de la famille de ta mère en Palestine.
On va parler des deux, mais on commence par bye bye, Tiberiade,
qui est disponible sur Arte.
On le conseille à tout le monde.
Gratuit, gratuit.
Le replay, il est utile.
Il faut y aller.
Et alors, tu as tourné ce film
en 2023.
Entre 2018 et 2023.
Ah, ça s'est étalé, en fait.
Tu l'as fini en 23,
donc tu l'avais commencé
avant qu'il y ait la guerre.
Et donc, qu'est-ce que tu peux...
On sait jamais.
On sait plus.
C'est bon, avant la guerre.
La guerre a commencé bien avant,
si tu calcules bien,
oui, mais vu que la colonisation...
Je vais y venir.
Avant, cet octobre,
avant qu'on en ait beaucoup plus.
Les termes sont vrais.
Ça ne vous dérange pas, on va reculer.
On va être en rimage.
On va écouter un bout de l'abandonnance
pour se plonger dans l'ambiance.
Ma mère m'a transmis sa langue à moitié.
Elle m'a transmis un bout de langue.
Quand j'étais petite,
elle m'emmenait passer tous les étés
dans son village palestinien.
Delhanna.
Ce village, elle l'a quitté il y a plus de 30 ans,
pour réaliser son rêve de devenir comédienne.
Je me demande souvent
ce que tu serais devenue si t'étais restée.
Qu'est-ce que j'en sais, Alina ?
Parce que je suis partie.
Ça c'était les vraies réponses de Dara.
Oui, les réponses de Dara.
Ah ouais !
Il n'y a pas de...
Est-ce que nous, les enfants,
souvent, on a tendance...
On a plein de questions,
même à 40 ans, 30 ans.
Mais c'est bien, c'est les meilleures réponses.
Comme ça, c'est clair.
Non, mais c'est vrai que dans le documentaire,
tu cherches des réponses
parce qu'on a envie de comprendre
à la base de comment tout ça...
La trajectoire.
En gros, c'est vraiment
l'histoire moderne de cette région
vu à travers 4 générations de femmes.
C'est un vrai parti pris.
Ce qui est bien, c'est que
cette région et
ce sujet, il est traité
par l'histoire, les archives
et tout ça, et là, tu le mets...
Voilà, exactement. Donc c'est des histoires humaines
devant l'histoire, en fait.
C'est génial.
C'est génial, Monia.
Excuse-moi, je te regarde d'un camp parce que j'ai envie que tu continues à parler.
Parce que tu as remarqué le niveau
comment nous, on était là.
Ouais, parce que le lapin, c'est une statue, quoi.
Mais alors,
tu avais déjà réalisé.
Et tu nous amènes chez Frostculture
à Cerberia.
On a besoin d'adaptation.
Et après, il finit pas sa phrase
et il pense qu'on va parler derrière lui.
On se fout de là-haut.
Non, mais voilà, donc c'est vraiment
autour de ces 4 femmes
et toi, tu es la dernière génération
et pourquoi t'as pris la caméra et tu t'es dit
il faut que j'aille creuser ça parce que
tout le monde a son histoire
mais tu t'es dit il faut que j'aille chercher.
Alors déjà, par rapport à ce que tu disais
c'est vrai qu'on traite toujours de la Palestine
avec un grand âge
ou comme quelque chose de très...
ou des Palestiniens comme une masse.
Et en fait, le problème c'est que même quand on parle
de la Palestine d'un point de vue historique
même l'histoire de la Palestine
n'est pas reconnue. Et les gens nient
la réalité de cette histoire. Donc en fait
il faut prouver à tous les niveaux son existence
et moi, c'était pas pour prouver, c'est parce que
à un moment, il y avait
une dissonance trop grande entre ce que je voyais
des représentations des Palestiniens
qu'on connaissait. Et comme j'avais la chance
d'avoir accès à des Palestiniens
qui sont des membres de ma famille
et qu'en plus mon père a beaucoup filmé
donc j'ai des images d'archives
c'était ma mission de
capturer leurs mémoires et de la transmettre.
Oui, d'incarner en fait
aussi tout ça parce que c'est vrai que nous on ne connaissait pas
et le fait vraiment, moi je conseille
à tout le monde de voir le truc, on rentre
on rentre vraiment dans l'intime
mais dès les premières secondes
avec ce doc incroyable
et donc ça se passe
en Palestine
en Galilée, dans le village natal
de ma mère et en fait je raconte l'histoire
de l'anakba de 1948
comment mon grand-mère s'est fait expulser
de Tiberiade qui était leur
ville d'origine. Mais c'est génial
parce que moi dès qu'il est sorti ton film
je suis allé le voir direct au cinéma
donc c'est hyper agréable
de le voir au cinéma parce que
t'as filmé beaucoup de paysages
et moi j'ai eu l'habitude
j'ai beaucoup entendu parler de la Palestine
par rapport à mon père qui est né
dans les années
en 1948 et qui était
totalement, enfin nos parents
nous ont transmis
cet injustice dès le départ
les magrés bains genre
les algériens marocains.
On connait et on a beaucoup vu
du moins moi j'ai beaucoup vu la Palestine
sur des cartes
ou dans des petites vidéos
où tu vois de l'horreur beaucoup
et quand je suis arrivé dans la salle
de cinéma en finalement
je suis jamais allée en Palestine
donc j'ai vu les paysages
j'ai vu autre chose tu vois
tu m'as fait découvrir quelque chose
que je défends depuis des années mais
que je connais pas et là d'une manière
plus douce
ça m'a franchement une claque
une claque parce que je suis
rentrée dans ton intime c'est-à-dire ta famille
mais en parallèle j'ai eu aussi
une leçon d'histoire
l'air de rien comme ça
tranquille tu vois
c'est en fait tu kiffes
de regarder le film et t'apprends beaucoup
oui c'est aussi
en fait c'est ce que je disais
c'est qu'en passant par l'intime
ça permet de vraiment
s'identifier et de comprendre aussi l'expérience
parce qu'on parle de l'expérience palestinienne toujours
un peu de loin
à distance donc c'est très difficile
pour des gens qui n'ont pas vécu de s'imaginer
ce que ça veut dire de se faire expulser
de perdre sa maison
de ne pas voir des membres de sa famille pendant 30 ans
ou jamais d'être réfugiés à vie
et même si les Maghrebans en France
ont toujours eu une solidarité
il y a quand même cette distance
oui cette distance c'est le fait qu'on sait pas
qu'ils sont vraiment les palestiniens
et moi j'avais envie de montrer que les palestiniens
justement c'est aussi une force de vie extraordinaire
on parle toujours de résilience par exemple
des palestiniens pour moi résilience c'est un mot
qui est négatif c'est
tu cours les finins
alors que pour moi ils sont pas résidents
ils ont une force de vie extraordinaire
ils sont miraculeux ils continuent
de célébrer leur culture
de célébrer l'éducation de leurs enfants
de transmettre de l'amour, de rire
dans un contexte où ils sont non seulement
expulsés, déplacés mais en plus on reconnaît pas
leur droit à exister donc c'est le pire qui puisse arriver
ils ont une force incroyable
et moi j'ai grandi dans une famille
et dans une culture palestinienne
parce que tous les palestiniens que je connais sont comme ça
où on m'a transmis que des choses positives
on comprenait pas
cette négativité d'où elle sort
cette image mais c'est comme nous
parce que je suis aussi ma grévin
tu es à la fois palestinienne
et algérienne
là on y va
c'est comme nous
les arabes de France
quand on voit des choses sur nous on dit
mais c'est pas nous on fait comme ça
et en fait nous on vit ça en tant que palestinien
à échelle mondiale
c'est génial que tu es pu avoir
une communauté de le raconter
c'est incroyable que tu es pu avoir
donc ces images d'archives de ton papa
elles sont incroyables
et je trouve qu'en plus dans le documentaire
il y a ce sujet là qui est énorme
donc la palestine mais je trouve qu'il y a aussi
dedans des sujets d'autres sujets
comme le oser
la femme qui est ta maman
Iyam Abbas qui ose
réaliser son rêve
en tant que...
une histoire exceptionnelle aussi
d'identifier à ta maman
tu vois parce que comme j'ai voulu être actrice
quand tu cherches à t'identifier
il y en a pas beaucoup
et quand j'ai vu elle qui parlait français
tout de suite tu vois une tête d'arabe
il y a moyen de faire
je regardais tout sur elle
je me disais putain il y a moyen
elle a réussi donc elle vient d'où etc
et là tu l'as bien décriée aussi
il y a une énorme carrière aussi pour tout le monde
international et t'as su
nous montrer un peu son parcours
d'auser se dire je vais à Londres
je vais suivre mon rêve
je sais que
mes soeurs c'est une famille nombreuse
c'est pas évident
il y a des plans qui sont exceptionnels
où on voit ta mère qui regarde dans le vide
franchement je l'ai en tête
c'est incroyable
ça paraît évident que ça va être une grande actrice
mais bon c'est facile à dire
tu peux pas
tu vois
là aujourd'hui c'est super parce que
oui mais c'est ça que je trouvais
que moi
m'a un peu fascinée pendant que je faisais le film
c'est que j'ai toujours pensé que ma mère
était devenue la grande actrice
la femme indépendante qu'elle est devenue
après elle est partie
quand elle est partie à l'étranger et qu'elle est arrivée en Europe
et en fait ce que j'ai découvert avec le film
parce qu'en plus j'ai découvert des poèmes qu'elle écrivait
quand elle était allé sans tout là-bas
c'est qu'en fait elle a toujours eu ça en elle
et donc si elle avait ça en elle là-bas
c'est bien que ça lui venait déjà des femmes
qui l'ont précédé donc en fait cette force
elle vient de ces femmes-là
quand on la voit avec ces sœurs
c'est des mots
c'est très marrant
la place de l'humour
c'est fou nous
on a vraiment ça en allée
il y a un truc culturellement
c'est la merde
plus on est marrant et relative
c'est incroyable
c'est la survie
et c'est vrai que moi à chaque fois que je vois le doc
je le regarde de temps en temps
une sorte de rappel
et je me dis
putain pourquoi j'étais pas là
j'ai dit sa voix c'est un golleris
ce qui me fait golleri aussi
c'est quand je te voyais petite
sur les matelas par terre
je regardais ma meilleure vie
c'est pareil
tout est pareil
j'ai joué avec des mards de fer
et en fait ça venait m'aider
filmer de loin
j'ai rien de lécher la vanne de fer
ça ça m'a graché
ces images là
c'est le de blé
c'est génial
bye bye tibéria
c'est gratuit
franchement arté
les gars
là ils achètent mon spectacle
parce que là ils achètent pas de stand up
on va se retrouver après la pub
et une pause musicale et on reviendra
sur ton film d'avant
les grands remplacants
submergent les ondes sur nova
radio nova
et vous êtes sur radio nova
on est de retour avec notre invité
on va aborder un de tes films
leur algérie
et on va écouter un bout de l'abandon
ce film il part sur un point
de départ assez surprenant
c'est fou après 72 ans de mariage
qu'ils se séparent
ils sont pas loin c'est mieux
c'est le reste de chez mes mères alors
il y a à peu près 30 mètres de différence
pépé tu l'aimes ?
t'étais amoureuse de lui ?
est-ce que tu regrettes d'être venu en France ?
ah bah oui
on est parti
c'est lui qui part et ne revient pas
c'est lui qui part en France et ne retourne pas
pourquoi vous avez jamais emmené vos enfants en algérie
vous ?
quand on est algérien
il n'y a pas besoin d'aller en algérie
la définition
c'est bien sûr
t'es un algérien
des fois d'ailleurs je reçois des messages
bravo tu es la fierté de l'algérie
je leur dis mais je suis marocain
m'ont dit non, tu es un algérien
moi souvent aussi on dit
franchement t'es la fierté
de l'algérie
mais ça fait plaisir
mais ils ont dit aussi
que Ronaldo était algérien
aussi bien sûr
dès qu'ils aiment bien ici
l'autre
et non
le nouveau
je sais pas pourquoi
c'est beau ce qu'elle dit
c'était amoureux de lui
avant peut-être
c'est le peut-être
au début peut-être
déjà très grand courage
de regarder mami
dans les yeux
tu es le mot amour
amour
la pideur
mais t'as bien joué
tu l'as fait un peu
quand j'ai commencé le film
c'est mon premier film
j'avais rien fait avant
j'avais 26 ans
et j'étais vraiment dans un
comme ils se sont séparés à 80 ans
moi j'étais choquée
je comprenais pas et je me suis rendu compte
que non seulement je comprenais pas pourquoi cette séparation
à ce moment là
parce qu'ils ont pu séparer il y a bien longtemps
jamais et en plus je me suis rendu compte
que je savais rien de leur histoire donc en fait
je suis allée avec la caméra
avec un espèce de besoin de tout savoir
donc je posais plein de questions et j'avais aucun filtre
puisque la caméra
c'était un peu ma protection
c'est comme un prolongement de moi-même
tu vois je l'utilisais en faisant un film
donc je peux poser toutes les questions
c'est la caméra qui pose la question
ils ont accepté tout de suite
par ma grand-mère je suis très proche d'elle
donc elle était contente que je suis avec elle
et même quand elle était gênée je lui posais les mêmes questions tout le temps
très bonne méthode de défense
face aux questions gênantes
à la caméra
non elle rigole
elle se cache le visage
si je peux en parler
il y a une scène où elle part en fourrir
mamie elle part en fourrir
et puis à un moment donné
on dirait qu'elle pleure parce qu'il y a aussi de l'émotion
dans le truc
et puis nous en tant que spectateurs on sait pas
elle pleure ou elle rigole
on le pense
l'ina lui pose la question
elle lui dit les deux
c'est génial
c'est génial comme réponse
non surtout que moi
quand je tournais pour dire la vérité
je pensais que j'allais effacer toutes mes questions
et que ce serait un film classique
où tu vois les gens parlent de leur vie
mais en fait c'est impossible
parce que le film c'est sur le non-dit
sur le silence
ça enlèverait tout le charme
j'étais en mode
mais c'est ça
moi je trouve que c'est ça le parti pris
du doc qui est génial
qui se passe donc dans la ville de Thierre
Thierre dans le but d'hommes
c'est chez moi
c'est à 30 km de chez moi
Thierre, alors nous les vichys soient
donc moi je suis de vichy
nous Thierre c'est
bon c'est l'Algérie
c'est la réputation de Thierre
toi quand t'étais petite
pour moi c'était
j'allais en Algérie
c'est l'Algérie
parce qu'on explique un peu la sociologie
de la ville
il y a des usines
on fabrique les couteaux
les algériens
ça fabrique des couteaux
on arrive
ils sont venus dans cette ville
et il y a une grosse communauté algérienne
qui est arrivée dans les années
pendant la colonisation
pour travailler dans les usines
c'est des travailles à la chaîne
beaucoup au noir
moi mon grand-père est arrivé en 49
il y avait 18 ans
et en fait c'était tous les mêmes villages
de la région
qui du coup se regroupaient
et qui amenaient en même temps
les femmes aussi
il y en a plein de vichy
qui habitent à vichy
mais qui travaillent à Thierre
tous les mecs de cétif
originaire de cétif
ils faisaient vichy Thierre
parce que c'est à 30 minutes
ils faisaient ça tous les jours
pour travailler au creux de l'enfer
c'est écrit
on le voit
il y a écrit l'enfer
t'arrives ?
en fait
la coutellerie avant
pour créer les couteaux
ils utilisaient l'énergie
l'énergie hydraulique
toutes les usines étaient sur la rivière
donc c'est une espèce de rivière
toutes les usines étaient dessus
et il y a un endroit qui fait un creux
ils l'ont appelé le creux de l'enfer
et les gens travaillaient là-bas
en enfer
mais c'est terrible
et tu vois les images
c'est sexy pour recruter
les travaux mais d'ailleurs
le père de mon grand-père
est venu en France un moment
non merci
il faisait les bouteilles
il empactait l'eau dans les bouteilles
il a dit mais c'est pas possible
il est reparti
il est venu en Vichy aussi
alors que mon grand-père est arrivé en Vichy
génial leur algérie
super documentaire qu'on peut trouver
c'est ça la question qu'on s'est posée
il était sur Arte, mais il l'est plus
c'est facile à trouver
un café
un café pour l'histoire
il y a aussi
le personnage de ton grand-père
et notamment
il y a cette question du mythe du retour
dans tes échanges avec lui
et c'est intéressant parce que justement
là tu dis ils sont venus les faire travailler
eux ils pensaient repartir
et aujourd'hui le discours qu'on a c'est
ils sont là
ils sont un peu installés
tout le monde venait pour repartir
personne n'avait pour projet
de s'installer
sauf quelqu'un qui venait faire ses études
mais là on parle de l'immigration économique
qui venait pour survivre
du fait de la misère en Algérie
autant de la colonisation
de tous les gens, des villages qui ont été dépossédés
des terres et en fait
ils pensaient tous qu'une fois que l'Algérie serait indépendante
ils allaient repartir
le problème c'est comme ils ont commencé à travailler
qu'ensuite ils ont commencé à avoir des enfants
ça va aller pour lui
puis l'expérience de déracinement était tellement violente
que dire on va tous repartir
et déraciner tout le monde
et de va retrouver une place là-bas
mais c'est un truc qu'ils ont pas conscientisé
c'est la force des choses qui a fait qu'ils n'ont pas pu repartir
il y en a qui ont réussi à repartir
à la retraite et tout mais moi mes grands-parents ils n'ont pas réussi
ils n'ont pas réussi et donc vous aussi
vous n'avez pas pu trop y aller dans la jeunesse
et toi tu as fait
du coup, tu as fait ton périple
t'as pris ton sac à dos et t'es allé sur les traces
de tes ancêtres en fait
alors j'avais une grosse valise
mais c'est une séquence hyper intéressante
mais je pensais pas filmer
comme une touriste et en fait non tu vas avoir tes cousins
c'est ça c'est ça
j'allais visiter le village et au début moi j'étais en mode
je prends des photos des montagnes et tout
mais j'ai rencontré par hasard
des gens
qui étaient les neveux de mon grand-père
mais non
c'est un par hasard dans la rue
alors comment vous avez fait ?
oui dehors
en fait c'était en plein mois de janvier
j'étais en résidence
à Alger pendant un mois pour écrire mon film
j'ai dit bon comme je suis en Algérie
il faut absolument que j'aille voir le village
je vais
il y avait de la neige partout donc c'est pas du tout en plus que tu projettes
de l'Algérie, le soleil
c'était complètement neigé
et là je commence à filmer les montagnes
et puis il y a un vieux hage qui passe
qui me dit qu'est-ce que vous faites là monsieur
puisque j'avais une capuche, je pensais que je t'étais un mec
donc je me retourne, j'ai hache
je suis la petite fille de
ma broque Soalem, il vient de ce village
il dit là c'est la maison des Soalem
et en fait j'étais dos
à la maison en train de regarder les montagnes
et je me tourne et donc je suis en panique
parce que j'avais pas du tout prévu de parler à qui que ce soit
j'ai même pas prévenu mes grands-parents que j'étais au village
là je toque
et il y a 3, c'est ouf
j'ai des images de ça, j'ai pas utilisé dans le film
il y a 3 messieurs qui viennent
je le me présente
ah oui, Ben Zinedine
la fille de Zinedine et tout
donc là je rentre, ils font à manger
je me pose avec eux
et je commence à aller filmer
et ils me disent
Haisha et ma broque
donc à mon grand-père et ma grand-mère
Haisha et ma broque ça va pas trop en ce moment
ils avaient les impôts
comment vous savez
il dit bah ton grand-père
il nous a raconté
donc là je réalise en fait que mon grand-père
et en contact régulier avec ces petits neveux
que je ne connais même pas
qui leur avaient laissé la maison
enfin tout ça
et il fallait que j'aille jusqu'à là bas
pour savoir
et après ils m'ont dit pas
ça à Hamoucha, c'est le village
d'à côté
il y a un autre cousin soit là
qui a une boucherie, je vais à Hamoucha
il me donne un poulet
je mets le poulet dans la voiture
dans le truc que tu peux congeler
et je pars à Alger avec le poulet
qu'on a mangé
incroyable
ça sert d'avoir des cousins bouchés
moi j'ai rencontré mon cousin dans la rue
à Marrakech
il m'arrête, il me dit toi
t'es de telle famille
il t'as reconnu
il me dit je suis ton cousin
nos pères sont frères
j'ai jamais entendu parler de toi
et je dis viens chez nous
il m'a dit non, laisse tomber
et j'ai senti de l'ambiance bizarre
c'est pas très chaleureux
après il est parti
pourquoi tu veux la revenir ?
c'est mon cousin, il était au placard
c'est pas vrai
c'est un fou
on choisit pas sa famille
la famille qu'on embrasse
bien sûr
tu avais choisi un instant culte
qui parle beaucoup
de la famille et de la transmission
c'est la graine et le mulet
ça fait 35 ans
que je travaille
entre la mer et le chantier
et alors ? t'es plus rentable
t'es fatigué et tu nous fatigues
t'es pas au courant que ce n'est man
va ouvrir un restaurant sur un vieux bateau
c'est lui qu'on l'aide
vous avez déjà tenu un restaurant
vous l'avez le prix, vous l'avez pas
et pour les frais de fonctionnement
tout façon pour eux du moment que c'est pas une mosquée
c'est Monsieur Vigil
allez, inshallah
alors comment dire
non il est génial
la graine et le mulet
tu peux nous faire un peu le pitch pour ceux qui l'ont pas vu ?
la graine et le mulet c'est l'histoire
d'un vieux shibani
tunisien
qui a travaillé toute sa vie
donc on le licencie
bien sûr il n'a pas tout ce qu'il faut
qu'il récupère puisqu'il a bossé longtemps en blague
et donc il décide d'ouvrir un restaurant
parce qu'il a bossé dans les bateaux
il trouve un vieux bateau
et en fait tout son parcours
pour ouvrir ce restaurant
et le rapport à l'administration française
et aussi c'est tout son lien avec la famille
parce qu'il est divorcé de sa femme
qui vit dans la même ville, ça se passe à 7
ils ont plein d'enfants
donc tu as tout le parcours de tous les enfants
et c'est hyper beau
parce que c'est à la fois une histoire de famille
et aussi à travers un business
qui est censé émerger
c'est l'envie de continuer
de réussir même dans un pays
qui te rejette à chaque étape
et c'est comment aussi, c'est pour ça que j'aime ce film
ça rentre
ça se raccorde un peu
avec ce que je fais, c'est comment
dans ces moments-là quand t'es exilée
et quand t'as pas ta place, il n'y a que la famille
qui te donne un ancrage
et en fait c'est toute la famille qui se met au service
même si
il y a des erreurs
et finalement il y a une solidarité
qui est révélée si il y avait
même pas 16
la saison
il y a une saison
et elle en avait déjà sous le pied
je te jure, y a aucun respect
t'es chez toi ici
cette chambre c'est la tienne
et nous on est ta famille non ?
franchement moi t'es comme mon père la vérité
ça veut dire quoi, y a rien qui te retient
en plus t'as pas de figure devant moi il le dit
tu jures les gens ils ont plus de respect
je te dis faut pas faire attention
c'est ce que tu dis
j'accepte pas ça
c'est avant quand elle avait son accent marseillais
parce qu'elle est du sud
oui elle est de Marseille
c'est pas vrai
quand ils l'ont casté
c'était pour ça
parce que moi je croyais qu'elle était de région parisienne
non elle est de Marseille
elle a fait un autre film
film bonne mer
elle a beaucoup de talent
franchement
elle a eu un César
mais même
dans Borgos
j'ai vu Borgos super aussi
pris d'interprétation féminine pour Nadia Melitia
c'est énorme
il y a ma sœur qui joue
mais c'est super
c'est le livre
de Fatima Dazs
adapté en film
en tout cas la graine
elle moulait c'était hyper touchant
c'était
quand tu le vois aujourd'hui
c'est tellement difficile dans le cinéma français
je vais rester tranquille mais
de trouver des films
dans la représentation
dans la représentation des maghrébains
c'est juste
moi je revois ce film
qui date de 2000
il n'a pas bougé
c'est difficile de trouver
d'autres choses
c'est ça qui est super important
c'est criant de vérité
mais même dans les décors
dès qu'on le voit dans sa chambre
d'hôtel
cette chambre je la connais
je l'ai vu
parce que c'est réel
la télé le n'apprend
c'est fait par des gens
c'est Keshish
quelqu'un qui connaît
et l'autre jour je tombe sur un film qui s'appelle Royaume
que je conseille aussi à tout le monde
donc c'est un film qui se passe en corse
il n'y a que des corse
moi je ne suis pas corse
il maîtrise son sujet
et ça nous donne un super film
une dernière question
des cinéastes
est-ce que tu penses qu'on doit se cantonner
à travailler que sur ce qu'on connaît bien
on peut s'autoriser
à aller vers d'autres
super questions
on est content que tu travailles avec nous
on peut s'autoriser
évidemment
le luxe, le privilège
l'accès et que la liberté
c'est génial
mais moi je n'ai pas cette liberté mentale
c'est hier j'ai vu un film
d'un réalisateur palestinien que j'adore
qui s'appelle Mady Fliefel
qui a fait un court métrage
qui s'appelle j'ai signé une pétition
où en fait il est au téléphone avec un ami à lui
et il dit qu'il est stressé parce qu'il a signé une pétition
pour la Palestine
il est palestinien et qu'il a peur que son nom
soit dans des listes
et en fait son ami
et il lui dit
de toute façon toi tu fais des films
ça va pas t'affecter tes artistes
et il dit de toute façon tout le monde s'en fout
de toi tu fais que des films sur ta famille
t'es pas un réalisateur français qui fait des films
sur un couple qui se pécho
dans un champ de lavande
et en fait j'ai trouvé ça intéressant parce qu'on ne peut pas
faire ça, le jour où je ferai ça
c'est le jour où je n'irai plus rien à dire sur ce qui se passe
dans autour de moi
ou alors quand d'autres le diront
aussi bien
de manière vitale, c'est pas possible
je pense qu'on a notre réponse
une dernière question
qu'est ce que t'as envie de faire là prochainement
ton futur, qu'est ce que ce serait
quoi ton dream ?
oui là je suis en train de créer une fiction alors
c'est difficile pour moi
sachant que nous sommes disponibles
pour tous les...
ils sont très juste comme garçons
ils sont des garçons très justiques
mais oui bien justement c'est difficile
parce qu'on a envie de parler de la réalité
mais en même temps la fiction
c'est aussi un moment où t'as envie d'aller dans ton imaginaire
et on peut trouver le juste équilibre
et puis là j'ai l'impression que
pour l'instant j'ai fait que deux films
mais j'ai fait l'Algérie, la Palestine
là je reviens à l'Algérie
c'est une famille algérienne mais en Espagne
donc je change de territoire
je ferai des Palestiniens au Brésil
les Palestiniens
vacances au Cardinal
mais ben on applaudit
on applaudit
merci
l'Algérie
et bye bye Tiberia Dispo
vous allez trouver Charles
donc il y avait Yunez Sanifi
qui était avec nous aussi
imagine qu'on peut retrouver en spectacle
je fais la promo des deux bien sûr
Amel Chaby que vous pouvez retrouver
dans plein d'endroits
là en ce moment tu joues beaucoup
dans les comédies club notamment
dans ce spectacle
on a hâte
on aime aussi
ben à la régie
et nous on se retrouve la semaine prochaine
INCHA ALLAH
INCHA ALLAH
c'était les grands remplacons
avec Jamil le Schlag
a retrouvé en podcast sur nova.fr
et sur Youtube
Ils sont sur les réseaux sociaux !
Bonjour à tous et bienvenue dans les grands replassants !
Aujourd'hui...
Aujourd'hui, je suis accompagné de Yunae Sanifi,
Mazine et Amel Chaby !
Et tout de suite la chronique de Jamil Lechelard !
De l'instant que nous avons un sentiment plus de submersion...
Les grands replassants ? Ils sont là, sur Nova.
Nova...
Ouais les gars, c'est incroyable !
L'autre jour, je me pose dans le train
et mon voisin côté couloir, c'était un chien.
Je parle pas d'un mec pas sympa, je parle de l'animal, du canider.
Je parle du kelb.
Moi j'étais en plein stress, panique, celtique.
Ça va Mano ?
Hé, j'ai toujours eu peur des chiens
car j'ai grandi en quartier dans les années 90.
Jurassique, parc, pitbull, road veiler, padless,
bobo lèvres !
C'est qui ça ? C'est qui ça ?
Mais laissez-moi grandir enfin !
Et puis ces fucking dogs avaient tous des noms traumatisants !
Capone, Taison, Kaiser,
donc même à 42 ans,
chien à côté de moi, sphincteur contracté.
Bah, je voulais pas être à Hraï.
Et là, t'as Rémi, le maître du chien, sûrement un chic type.
Il me sort, vous inquiétez pas, il est gentil.
Mais Rémi, j'en ai rien à foutre de sa personnalité !
Ouais, il est scorpion, ascendant chemo.
Mais c'est pas la question !
Vu que le Rémi était cool, je lui ai raconté mon trauma.
Cité des ailes, 1997, un grand du quartier
qu'on surnommait double crâne.
La terreur de la ville.
Double crâne, personne connaissait son vrai nom.
Et double crâne avait un américain staff
qu'il avait baptisé Furi.
Et son délire, c'était de lâcher son cléber sur nous
quand on jouait au foot.
C'est comme un escape game, mais sans escape.
Et une fois, Furi m'a croqué le mollet.
Tu aurais tué de rire ce sociopathe de double crâne ?
Je raconte tout ça à Rémi en lui disant que depuis cet incident,
j'ai peur des calbes.
Et la Rémi m'a répondu, je comprends.
Moi aussi, un jour, je me suis fait mordre par un arabe.
Bouh ! Contre calse !
Les grands remplacants.
Nouveau !
Wavot Jamil entre trouve tous les vendredi et samedi
à la scène parisienne, à 21h15, à Paris.
Eh, merci Mounir.
Aujourd'hui, on a Ben à la Régie.
Et Mounir, qui va nous donner le sommaire
de cette émission exceptionnelle.
Bonjour à tous cette semaine.
On reçoit Lina Soalem, réalisatrice auteur de deux films.
L'Or Algerie et Baïbiah et Tiberia, dont reviendra
sur ses documentaires riches en émotions avec elle.
Dans le rétro, on s'intéresse à la fin du service militaire obligatoire
et à son retour éventuel.
Et on commence par un bilan sur un fait de société.
Les grands remplacants.
Sur Nova.
Alors Jamil, une chronique qui avait du chien ?
Bien sûr !
Une chronique qui restera dans les annales de l'histoire.
Pourquoi tant de haine avec le meilleur ami de l'homme comme ça ?
Ben non, mais alors le meilleur ami de l'homme,
mais le pire ami des arabes.
Ah, le chien mon gars, parce qu'en fait, on a...
Attends, des arabes et des renois.
Ah non, c'est la même, c'est la même.
Un noir, c'est ça.
On change de trottois.
Je me suis identifiée à ta chronique
et je pense qu'il y en a beaucoup.
On va recevoir des appels.
Ça va être libérateur.
Parce qu'on a eu un truc avec les chiens.
Alors toi, tu étais plus jeune au Maroc.
Là, c'est des meufs.
Je me rappelle, c'est encore une autre ambiance.
Là, ils t'encerclent.
Ben oui, je n'en parlerai pas pour des raisons.
Oui, mais oui.
Ça, c'est à part toi.
Ils courent derrière les voitures et tout ça n'importe quoi.
Les chiens, très peur des chiens comme toi.
Sans aucune explication.
Non, ça n'avait pas un staff, un gars dans le quartier
qui avait un truc qui était un fou furieux.
Il y en avait, il y en avait plein.
Oui, c'était la mort.
Mais oui, moi, j'en avais un.
Il s'appelait Baxter, celui, le chien.
Baxter, toujours en R.
R, toujours en R.
Et pareil, il le lâchait pour rigoler.
Oui, mais c'est pas drôle.
C'était priant, nous sommes traumatisés.
Mais moi, je me rappelle d'un mec que je connais,
il était videur.
Tu vois, un grand de mon quartier, il était videur.
Et il aimait pas que je traîne en bas.
À côté de la boulangerie, je traînais.
Mais je faisais rien de mal.
J'avais 14 ans, j'étais un enfant innocent.
Il me dit, pourquoi tu traines toi ?
Je dis, j'ai fait ni m'aide voir.
Laissez-moi, monsieur.
Et lui, il avait un road-vailer, je m'en rappelle,
c'est avec la bavette.
Et ce qu'il faisait, ça le faisait marrer.
Il était un peu du là, à la laisse.
Et il l'a arrêté au dernier moment.
Et le chien, ce type, il allait m'attaquer au visage.
Donc moi, j'étais contre le mur.
Et je voyais que là, j'étais...
Et le chien, il était là.
Et tout le monde mordurait.
C'est pas drôle.
C'est pas drôle.
Mais peut-être qu'il t'a sauvé la vie.
Parce que tu n'as pas traîné,
t'es pas allé avec des fréquentations cheloues.
C'est vrai, c'est vrai.
Peut-être.
Peut-être, j'essaye de trouver attention.
J'essaye.
Alors, il y a un truc qui m'a fait...
Là, j'y repose en même temps.
Donc, il y a cette crainte du chien.
Parce que souvent, les gens,
c'est juste qu'on a beaucoup,
dans les cultures un peu des pays du Sud,
on a un peu peur des chiens.
Parce qu'on se dit,
peut-être ils vont nous attaquer.
Tout le temps.
Voilà, tout le temps.
C'est ça le problème.
Mais est-ce que toi, ça va mieux aujourd'hui ?
Ça va mieux.
Comment tu as fait ?
Alors, j'ai eu...
Quand j'avais 17 ans, j'étais au lycée.
Je me rappelle,
et c'est là que je me suis rendu compte
que ça existait des chiens gentils.
J'avais 17 ans et il y avait une fille
dans ma classe, Julie.
Tu connais, quand tu as une fille
dans ta classe, un peu tu l'aimes bien.
Et tu sais pas comment l'aborder.
Et moi, je me rappelle,
elle était hyper forte en maths.
Tu vois, elle était trop forte.
Et moi, j'étais nulle.
J'ai dit bingo.
J'ai dit, tu sais,
moi, je suis nulle en maths et tout.
J'aimerais bien qu'il y ait quelqu'un m'aide.
Elle me dit, mais bien sûr,
tu rigoles, t'es Julie, trop sympa.
Elle me dit, ben viens chez moi.
J'ai dit, moi, mon plan fonctionne.
Donc moi, j'arrive, j'ai 17 ans.
Je vais chez Julie.
Je suis content.
Elle a un appart, oh la, avec des fenêtres.
Et j'ai...
Exceptionnelle pas chez les...
Double vitrage.
J'avais jamais vu hauteur sous-platformes
plus de 2,50 mètres.
Pour moi, c'est la norme.
Je suis arrivé, je dis,
oh la, le prince de Bélerre.
5 mètres et tout.
Bref, j'arrive dans l'appartement
et dès que j'arrive,
il y avait sa mère.
Déjà, mon plan ne fonctionnait pas à Merveille.
Oui, bon.
Et sa mère avait un petit chien.
Comme ça.
Elle a dit, bonjour, c'est Jamil, c'est ça?
Oui, bonjour.
Elle me dit, bonjour, Jawed.
Et alors, tu voyais,
le petit chien, là que vous voyez,
il y a une tradition quand tu rentres chez moi.
Il faut faire un bisou au petit chien.
Moi, je suis en panique.
Mais je pense à Julie.
Tu vois, c'était pas mon projet initial.
Et genre, elle me tend le...
Le chien mignon.
Oui, oui, mais je tiens.
Et j'ai pas envie de loge-ga un câble.
D'abord, Julie.
Et ensuite, on verra.
Petit à petit.
Et donc, du coup, elle m'a présenté le lien.
Je suis comme ça, plein de poires.
Et lui, il m'a laissé.
Le chien, il raconte la même histoire.
Je voulais pas en précis.
Jawed.
Moi, là-bas, je venais pour cookie.
Et là, il me ramène un oral.
Et moi, je suis un chien.
Je venais pour cookie, le caliche des voisins.
Ça doit être violent pour le chien.
On prend pas en considération aussi les mots.
Le concept, c'est pour tout le monde.
J'avais un ami d'enfance qui avait un chien.
Il avait un chien.
Nancy, mon l'embrasse.
Il avait un chien.
Bon, c'est plus un cheval qu'un chien.
Un dog, allemand.
Bien sûr.
Il avait ma taille.
J'avais 15 ans, il avait ma taille.
Vous avez des fronts contre fronts avec lui.
Et le nom, Van Damme.
Voilà.
Voilà.
Donc, tu sais, quand tu sortais le chien,
tout le monde dans le quartier changeait de trottoir.
C'était bien parce que nous, on était de l'autre côté.
Non, on avait Van Damme en l'est.
Je suis monté sur Van Damme.
Mais on est allé à d'autres chevales.
Ça galopait.
Mais ce que les gens, ça n'avait pas.
Parce que Van Damme faisait très peur.
Mais ce qu'ils n'avaient pas, c'est que Van Damme,
c'était vraiment un go-gole.
Il n'est pas agressif.
Oui, oui, oui.
Tu veux cambrioler la maison,
j'y joue avec toi.
Il fume une chiche.
Vas-y.
Rentre, frérot.
Mais c'était juste la dégaine.
Ouais, c'est ça.
Il y avait des souris peut-être,
à la maison ou pas forcément ?
Entre autres.
Non, non, mais il y avait.
Souvent, non, mais souvent.
Il faut qu'il ait une tache.
Je n'ai pas vu moi de souris.
Il y avait un chat, je me rappelle chez moi.
On l'avait appelé Le Chat.
Oui, tous les Arabes l'avaient le Chat.
Le Chat.
Il est où Le Chat ?
En fait, mon père, je ne savais pas,
il était allergique au chat.
Il s'allait gratter et tout.
Un jour, je me surveillais.
J'avais 6 ans.
Et j'ai dit, il est où Le Chat ?
Non.
Ah, yai, yai, yai.
Allez, on arrête là.
Il était bon.
Tu connais le tâchis de Le Chat ?
On ne sait pas.
On ne veut pas savoir.
Je rigole, il l'a donné à quelqu'un en fait.
C'est ce qui te dit.
Ouais, c'est ce qui te dit.
Il l'a peut-être mangé.
Avec au mot que tu vois.
Et ouais, ouais.
Donc, la tortue peut-être ?
Ah, la tortue.
Ouais, la tortue quand tu es allée au Maroc.
Souvent, on va donner une tortue de ça.
Et les parents, ils acceptaient parce que la tortue, ça va.
C'est pas...
C'était quoi, son expérience de vie et passer la frontière après ?
Eh ben ouais, j'avais une tortue.
Moi, elle est morte de tristesse.
Parce qu'en fait, on l'a grave calculée au début.
Et après, on l'a plus calculée.
Meskinna, elle est morte de tristesse.
C'est terrible.
Ma mère, elle m'a dit ça.
Comment tu sais qu'elle est morte de tristesse ?
Parce que tu sais, ma mère.
Elle parlait avec les plantes, les animaux, tout ça, tu vois.
Elle dit, ouais, elle est trop triste.
Je dis, mais pourquoi ?
Elle me dit, mais vous l'avez pas calculée.
C'est normal.
Tu vois, si c'est comme une plante, si tu ne la calcules pas.
Elle s'est talmée.
Ouais, ouais.
C'est normal.
J'avais l'impression qu'elle est morte de froid, Meskinna.
On l'a laissée...
Qui, quoi ?
Dans le balcon.
Oh, là, c'est vrai.
Qu'est-ce qu'elle a laissé, qui ?
Ah, Thomas !
Thomas !
Thomas !
I'm out !
Ah non.
Non, pour de vrai, on habitait dans les HLM.
On l'a laissé sur le balcon.
Oui.
On mettait sa carte.
Vermez, moins 8°.
Et vous savez pas qui, c'était possible.
Ouais.
Et il est mort de froid.
Oh, là, c'est vrai.
Ouais.
Ça, comme...
Il bougera.
Ouais.
Il s'est demandé de l'aide.
Ouais.
Une statue.
C'est comme...
Il est mort comme...
Non, mais si on te dit...
Bah, c'est un traumatisme.
Et vous avez pleuré ?
Bah, vite fait.
Non plus.
Ouais, c'était triste.
Ouais, après, voilà.
C'était triste.
Ils ont joué un, deux, trois soleils.
Il s'est fait...
Hé, il est fort, hein.
Oh, là, là !
L'impin dans le métro, là.
Hey !
Tu vas penser les doigts ?
Ah, c'est toujours...
Mais j'ai une anecdote sur le lapin.
J'avais un lapin qui m'avait griffé au niveau de l'oeil.
Quand j'étais petit chez moi, on avait un lapin...
Je sais pas ce qu'il faisait, là.
Il y avait un lapin chez moi.
Et je me rappelle, j'ai dit...
Quand il m'a griffé l'oeil, j'avais la haine.
Tu connais ?
Moi, j'ai grandi avec la fureur du dragon.
Donc, j'ai dit à mon père,
tu leves !
Je regrette mes mots aujourd'hui, tu vois.
Mais là, il y a 7000 associations de protection.
Ouais.
Ah, il y a prescription, là.
Non, il y a prescription d'une et de deux.
On est dans un registre humoristique.
C'est-à-dire, on exagère le procédé de l'humour.
Évidemment, le lapin n'est pas mort chez toi.
Évidemment !
Tu vois, et je crois, d'ailleurs,
qu'est-ce l'heure de la prodigue de Younes à Divine ?
Dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion...
Les grands emplaçants qui sont là sur Nova.
Nova.
En ce moment, je fais des insomnies.
J'ai tenté des vidéos d'ASMR.
C'est des vidéos chiantes qui facilitent le sommeil.
Bah, j'ai regardé une chronique de Sophia Aram.
Ça va plus vite.
Mauvaise idée.
Viens s'ajouter à mon mâle de tête.
Une envie de vomir.
Le médecin, il a dit que c'était à cause du cortisol.
Ma mère, elle a dit que c'était le mauvais œil.
On est sur deux diagnostic différents.
Après, il y en a un qui a fait fac de médecine.
Jamais, je remettrai en cause les compétences de ma mère.
Mais j'ai la doute,
depuis qu'elle a essayé de soigner mon mâle de ventre
du gazouze en me disant,
bois ça, t'auras plus rien.
Ça se voit sur ton visage.
Quand tu dors pas et les gens, ils te disent souvent une phrase,
bah, tu devrais dormir.
Bah, hey, j'y avais pas pensé.
La solution des fois, elle est devant nous.
J'ai envie de m'arrêter devant un SDF pour le dire.
Tu devrais chercher un travail.
Un pote, il m'a dit,
tu devrais te mettre à la huide.
Me trouver un dealer,
ça me ramènerait encore un plus gros problème, je pense.
Je dors pas,
je fais que de penser un seul truc.
Mon remplissage,
tous les jeudi, au point virgule,
à 21h00.
Les grands remplaçants.
Nova.
Jeunesse, au point virgule,
et nous on se retrouve après la pub.
Ravzia sur la bande EFM,
avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très,
très français,
en fin de compte.
Nova.
Vous êtes sur Radio Nova
et c'est l'heure de regarder dans le rétro.
Les grands remplaçants.
Je crois que c'était mieux avant.
Dans le rétro.
Radio Nova.
Cette semaine,
on revient sur la fièvre militariste
qui touche nos dirigeants.
Le retour d'un service obligatoire,
il est sur la table.
Il avait été arrêté en 97,
pour rappel,
mais le débat est relancé
à cause de l'attitude de la Russie
et, par cette déclaration
du chef d'état major des armées,
le 25 novembre dernier,
on l'écoute.
Ce qu'il nous manque,
c'est la force d'âme
pour accepter de nous faire mal
pour protéger ce que l'on est.
Si notre pays flanche,
parce qu'il n'est pas prêt
à accepter de perdre ses enfants,
parce qu'il faut dire les choses.
Si on n'est pas prêt à ça,
alors on est en risque.
Ah ouais.
Il y a danger.
Là, c'est...
Là, il faut perdre ses enfants.
Là, il faut donner les...
Non, c'est chiant.
C'est chiant.
C'est chiant quand même.
C'est chiant.
Mais l'armée, moi, franchement...
C'est un peu une phrase d'homme
qui est prêt à perdre ses enfants.
Mais ça se voit qu'il s'est pas levé
pendant 6 ans,
2 ans du matin,
l'élevé, l'érume, les machins.
Et après, tu dis, il a 20 ans,
allez, vas-y, vas-y.
T'as mis trop de temps.
Non, non, mais c'est vrai que toi,
l'armée, Amel...
Alors, c'est midi.
Je suis un peu pour...
Ah oui, bizarrement.
Je suis un peu pour...
Ouais, allez.
Pourquoi ?
Parce que j'ai le sentiment
que nos enfants
sont un peu gâtés.
Moi, je suis pour...
Les dressés.
On est dressés un peu.
Là, ça.
Là, ça.
Tu vois qu'ils puissent
faire le lit le matin.
Ah, d'accord.
Tu vois qu'ils sont un peu
dans la boue.
Juste le truc de base.
Tu vois,
l'autorité
ferme un peu sa gueule.
Ouais, ça qu'on peut leur dire au gosse aussi.
Voilà.
Parce que finalement,
l'armée, nous,
on l'a eue, notre génération.
Oui, oui, à la maison.
On l'a eue.
Et nous,
nouveaux parents,
je trouve qu'on est beaucoup trop cool.
Je suis en...
Merci.
Merci, Amel.
Merci.
J'ai l'impression.
J'arrive pas
à être dur.
Moi non plus.
Moi non plus.
Moi non plus.
Et peut-être que c'est l'État
qui doit s'occuper.
Non,
peut-être que ça doit être élégué.
Mais attends,
ils sont tous sur leur téléphone,
leur tablette.
Je n'ai pas envie de faire ça.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée.
Va l'armée
Voilà, AirPod quand même, tu vois voilà, et il y a un effort, je lui dis voilà maintenant
il faut les notes et tout, et à un moment donné elle a eu une mauvaise note, et je lui
dis attention, je vais te retirer tes AirPod.
Mais c'est quoi ?
Non c'est de plus !
Non, t'as pas dit ça, en plus t'es encore plus doux, t'as dit je vais t'en enlever
un.
Je vais t'en enlever un !
Alors pardon mais ça c'est mieux, parce que là on est vraiment sur de la torture
psychologique, c'est la frustration t'en enlèver un, t'écoute que les basses,
il n'y a pas les écrans, si c'est terrible, c'est terrible.
Je pensais que c'était un truc un peu, j'ai dit oh j'ai exagéré un peu, j'ai bien
un peu fort là.
Mais en fait après des fois je revois, je revois des tests, quand je dis est-ce que
tu peux faire ça ? Et ouais bah attends, non attends pas tout de suite, et je te jure
j'ai un flash back comme ça, et je revois mon père qui me dit, viens au jardin,
il fait 33 degrés papa, j'ai pas envie d'aller au jardin, faire du jardinage
de 8h du matin jusqu'à 18h, même si j'ai beaucoup d'amour pour toi, mais jamais d'avis,
je vais aller à la piscine avec les copains, la flemme, j'ai dit ouais, oh ouais papa
la flemme, la flemme, non mais je sais même plus quoi dire, tellement là je,
tu vois c'est, donc tu es, enfin vous êtes d'accord parce qu'il y a un, oh ouais
à la jeunesse, à la jeunesse, parce que nous on est un peu réacte, parce que
vous c'est vous vous allez faire garber du, non, moi non, je ne suis pas fan du projet,
et en plus je vois pas trop l'intérêt, il c'est juste pour savoir faire son lit,
oui, en même temps c'est les darons qui te disent, oui oui oui, donc moi, tu dis ça parce que
t'as pas de gosse c'est pour ça, et est-ce que tu fais ton lit ? Bah ouais, ah ouais, mais depuis il peut ou ?
Oh, je le fais depuis, depuis tout seul, oui les bébés, ah, c'est bien, ah, il me plait, ah, il me plait, ah, il me plait,
merci, les darons on a mal au dos, ça y est, ah non mais dis-toi que, c'est pourquoi,
attends, c'est pas parce que, moi je devais croyer ça, je dis ouais, mais quand je suis chez moi,
c'est maintenant que j'ai grandi, j'ai compris, quand je suis chez moi, je suis le prince du
catarque, voilà, je fais plus rien, je dis ma mère, on dirait, elle lit dans mes pensées,
le matin, elle me ramène, si elle me ramène ça, c'est génial, mais en fait, c'est qu'elle
se dit, il est nul. Non, je pense qu'elle dit, il est pas capable de survivre seul, c'est
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
la nate au beau gant... vers la polémiche, parce qu'en fait, ça laurt fait pas plaisir, tu connais ma mère ?!
J' SCANNE!!!
On a l'impression, mais non, ça nous fait pas plaisir, ça nous fait perdre du temps,
ça nous fait mal partout, donc voilà. C'est qu'on se dit en fait!
Mais c'est peut-être de notre faute! Un peu d'auto-critique, c'est le moment de
Mais on sait que si on lasse le lit, il ne sera jamais fait aussi.
Mais alors comment ?
Je ne sais pas.
Sans agir avec violence, bon des fois, j'ai envie de dire, on peut pendre l'enfant
par les pieds et lui mettre des gauches pour l'ambiance.
Mais nous, on était un peu là-dedans, tu vois, j'ai reçu des télécommandes, des
trucs.
On a développé des flex.
On était à la fu, tu vois.
Est-ce que tu as déjà fait une crise d'adolescence ?
Je ne pouvais pas, je n'avais pas le droit.
Tu n'avais pas l'espace ?
Je n'avais pas l'espace.
Moi j'ai tenté mais j'avais 22 ans, alors je ne sais pas si ça compte.
Je suis rentré, j'avais 22 ans et mes potes du quartier m'ont dit, jamais, vas-y.
22 ans.
Tu n'as pas trop le droit de sortir quoi, tu vois, dès que je pouvais pas sortir, je
ne pouvais pas dire.
Je suis rentré en boîte.
Non, non, tant que tu vis.
Tant que tu es dans l'espace, j'avais 21 ans, je m'en rappelle.
Et un jour, je suis sorti, je suis rentré un peu tard et ma mère m'a dit, t'es où,
je dis, ça va, oh !
Hey, j'ai 21 ans !
Brunton Walsh.
Quand j'ai dit j'ai 21 ans, chez moi mes frères vestiaires, je s'en fais, oh !
L'air pris, j'écoutais juste, il est mort !
C'est des bâtards dans ta famille, tu as toujours un frère qui dit, qui fait
ton CV depuis que t'es né.
C'est dommage, Djamil, t'es un homme sympathique.
Il est nommé 1983, tu vois, il raconté, pendant que tu te fais niquer, tu vois.
Non, non, je raconte pas la suite parce qu'il y a aussi les justices qui nous écoutent.
Je suis partagée, en tout cas, peut-être ça peut faire du bien à notre jeunesse,
que ce soit un peu, mais attends, en toute façon, ça dure combien de temps ?
3 jours, 4 jours, non ?
Ah non, là, c'est plus long.
Mais regarde, il y a l'armée à quelques…
Ce n'est pas le service militaire.
Oui, l'armée à quelques bénéfices, et notamment, c'est dans une gestion
du management, vraiment très rigoureux.
Ma manière de fonctionner est simple, une limite gauche, une limite droite.
Ceux qui sortent de ce taxe, je les remets dans l'axe, à ma manière.
On le veut à la maison, monsieur.
Ouais, ouais, ouais.
Ramène le chez, ramène le chez nous, lui !
Ah ouais, ciao.
Ah moi, j'aime bien, je suis désolé, ça choque, j'aime bien.
Non, non, mais nous, ça…
Attends, ici, c'est cool, tu vois, de dire ça.
Mais il faut, je pense, essayer de trouver le bon équilibre entre ça, tu vois,
c'est quand même un peu hard, on va dire, un peu sévère,
et l'éducation est un peu trop positive, tu vois, où on dit aux enfants…
Montessori, fais ce que tu dis pas non.
Il faut pas dire non.
Et l'enfant a besoin, eh ben tu sais qu'il s'est en train de revoir ça.
Oui, parce que l'enfant a besoin de dire, a besoin de non.
L'enfant a besoin d'un cadre.
Il a besoin d'un cadre et de frustration.
Sinon, il comprend rien.
Bah sinon, des fois, c'est pas possible.
T'éduques un petit garçon, si tu lui apprends pas le nom.
Ah bah déjà.
Et quand il arrive à 20 ans, il va avoir une meuf.
Carlos.
Elle lui dit non.
Mais c'est Carlos.
Bah Carlos, c'est Carlos.
Cyrilie Pampon sur le Chihuahua.
Oui, parce que Carlos, c'est sa mère.
Dolto.
Dolto, Dolto, Dolto.
Oui, c'est bon ça.
C'est elle qui a un peu…
Qui a un précurseur.
Ouais, c'est ça.
Précurseur de l'éducation positive.
Et ton enfant, ça donne quoi?
Carlos.
Chemisa Hawaiian.
Banania.
Non, mais non, c'est pas…
Non, c'est inadmissible.
Raciste.
Misogyne.
C'est inadmissible.
Mais je vous dis l'éducation positive, c'est limite.
Donc le nom est l'ordre et l'armée, ça peut la voir.
Allez, vas-y, c'est quoi que vous comprenez l'import en deux.
Moi, je suis un truc pour l'armée, deux semaines.
Deux semaines.
Mais pendant deux semaines, tu ressors.
T'es un autre homme.
Ah ben oui.
Ben oui.
T'es là.
T'es tout droit.
Ouais, t'es droit, t'es droit.
T'as fait ton lit, t'as été dans la boue, t'es…
Vous voyez l'armée comme un projet de développement personnel.
Ouais, un peu, ouais, un peu.
Un truc de simple building.
Ah non, mais il y a un truc de maitre au service de la patrie.
Ouais, on a vu des films un peu sur l'armée aussi.
Peut-être c'est ça.
Moi, je me rappelle d'un film Full Metal Jacket.
Je crois que t'as un petit extrait.
Ben c'est sûr que là, on est dans l'accueil des troupes.
On s'est l'air monté.
Mais en attendant ce moment-là, vous êtes du vomis.
Vous êtes le niveau zéro de la vie sur Terre.
Vous n'êtes même pas humain, bande d'enfoirés.
Vous n'êtes que du branle-man végétatif des paquets de merde.
T'enfie bien, t'as chasse.
C'est ça que je veux.
Du panache un peu.
C'est poétique, c'est poétique.
Ouais, ouais.
Et nos gamins, ils vont avoir des anecdotes à raconter.
Ouais.
C'est très bien.
Mais là, c'est vrai que lui, alors lui, il est incroyable.
C'est très marrant.
Très marrant, c'est très marrant, ça dure.
6 minutes, c'est ça.
C'est le début du film Full Metal Jacket.
Ils sont dégoûtés.
Il n'y en a pas un qui parle.
Ouais.
Et pendant 6 minutes, il les nique.
6 minutes, c'est ça que tu veux pour ton fils.
Mais franchement, non, mais là, c'est là.
On voit justement les travers aussi de l'armée dans ce film.
Parce que c'est ça, je ne sais pas si tu te souviens.
Je me souviens.
Il y en a qui deviennent fous parce qu'en fait, le problème qu'on a,
c'est qu'il y a de l'harcèlement un peu, on peut dire, à l'armée.
Donc, et je n'ai pas envie de spoiler le film,
mais ça finit pas très bien pour notre ami Grosse Baleine.
C'est ça?
Grosse Baleine.
Grosse Baleine, ouais.
Des blazes purées.
Qui a beaucoup changé d'ailleurs, l'acteur.
Ouais.
Ouais.
Non, aujourd'hui, il est fit comme jamais.
C'est pas vrai.
Ouais.
Ah oui, tu vois.
D'ailleurs, c'est devenu un exemple pour la perte de poids.
Voilà, je fais un peu la promo 2.
Il s'appelle Etan, Etan Europe, fin, je ne sais plus.
On vérifiera, mais en tout cas.
Oui, bien sûr.
Bien sûr, mais c'est très fit.
Non, mais c'est impressionnant.
Non, non, mais tu regardes des images.
On peut passer de l'armée à...
À la Weyne.
À la Weyne, ouais.
Il a lancé le Marc de Weyne.
Ouais, parce que j'ai même appris, là, récemment,
qu'il y avait un mec qui est mort, le pauvre,
et à son âme, il a voulu faire un régime,
c'est un coach sportif.
Ah oui, là, il a voulu.
Le russe.
Un russe, je crois.
Ah, c'est terrible.
Il a voulu grossir pour pouvoir m'égrir.
Pour dire, regardez comment je m'égris vite.
Ouais, il a fait du sous-vient du documentaire SuperSizeMe.
Le gars, il mangeait que du macdo pour montrer.
Bah, lui, il a fait pareil pour prendre beaucoup de poids.
Pour montrer.
Après, je vais faire ma méthode et vous allez voir comment je vais perdre.
Mais en fait, il a fait une crise cardiaque au bout de deux semaines.
Il mangeait burger, double pizza le soir.
Voilà, un régime hyper protéiné.
C'est actuellement dans le studio.
Quand il y a une info pareille,
je regarde d'une esque, parce que dès qu'il y a un drame,
son œil frétille.
Et il a un truc, il a envie de goller.
Il a actuellement regardé.
Et il me regardait prête.
Oh putain, j'ai envie de rire.
C'est triste, j'ai envie de rire.
Non, non.
Après, quelle idée ?
Après, c'est vrai que ce n'est pas un super projet
de vouloir grossir pour.
Par contre, toi, Mazine,
parce que j'ai beaucoup de messages d'auditrices
qui me disent,
qui me disent,
est-ce que Mazine est mariée ?
Alors, est-ce qu'on...
Voilà, oui.
Je suis des messages de moi.
Il n'y a pas une alliance.
Elle est là.
Madame savait que j'allais être dans le showbiz.
Elle a dit, non, je vais faire en sorte que ce soit vu.
Vu qu'elle brille.
C'est des menottes, en vrai.
Mais après, j'ai dit, non, les menottes,
c'est peut-être un peu trop.
Et une est-ce aussi ?
Non, non, non.
Une a-ce, il n'est pas mariée ?
Non, non, non.
Il a aussi reçu des messages pour lui.
Ah oui, oui, d'accord.
Elle a dit ça.
C'est mort.
Mais non, mais pas du tout.
Bon, bien génial, Mounir.
En parlant de fake news, on va s'écouter une tranche de pub.
Moi, je pense qu'il y a cette vague.
Est-ce qu'il y a des gens qui vont se faire tomber ?
Rabzia sur la bande EFM, avec les grands remplaçants sur Nova.
Vous êtes très...
très français, en fin de compte.
Et vous êtes sur Radio Nova,
et on accueille notre invité du jour,
Lina Soalem, s'il vous plaît.
Il n'a bienvenue.
Pour les auditeurs, on va se présenter rapidement.
Tu as fait deux documentaires dernièrement,
leur Algérie en 2021,
qui raconte la séparation de tes grands-parents paternels
après plus de 60 ans de mariage, on va en parler.
Et bye bye, Tiberiade,
où tu retournes sur les traces de la famille de ta mère en Palestine.
On va parler des deux, mais on commence par bye bye, Tiberiade,
qui est disponible sur Arte.
On le conseille à tout le monde.
Gratuit, gratuit.
Le replay, il est utile.
Il faut y aller.
Et alors, tu as tourné ce film
en 2023.
Entre 2018 et 2023.
Ah, ça s'est étalé, en fait.
Tu l'as fini en 23,
donc tu l'avais commencé
avant qu'il y ait la guerre.
Et donc, qu'est-ce que tu peux...
On sait jamais.
On sait plus.
C'est bon, avant la guerre.
La guerre a commencé bien avant,
si tu calcules bien,
oui, mais vu que la colonisation...
Je vais y venir.
Avant, cet octobre,
avant qu'on en ait beaucoup plus.
Les termes sont vrais.
Ça ne vous dérange pas, on va reculer.
On va être en rimage.
On va écouter un bout de l'abandonnance
pour se plonger dans l'ambiance.
Ma mère m'a transmis sa langue à moitié.
Elle m'a transmis un bout de langue.
Quand j'étais petite,
elle m'emmenait passer tous les étés
dans son village palestinien.
Delhanna.
Ce village, elle l'a quitté il y a plus de 30 ans,
pour réaliser son rêve de devenir comédienne.
Je me demande souvent
ce que tu serais devenue si t'étais restée.
Qu'est-ce que j'en sais, Alina ?
Parce que je suis partie.
Ça c'était les vraies réponses de Dara.
Oui, les réponses de Dara.
Ah ouais !
Il n'y a pas de...
Est-ce que nous, les enfants,
souvent, on a tendance...
On a plein de questions,
même à 40 ans, 30 ans.
Mais c'est bien, c'est les meilleures réponses.
Comme ça, c'est clair.
Non, mais c'est vrai que dans le documentaire,
tu cherches des réponses
parce qu'on a envie de comprendre
à la base de comment tout ça...
La trajectoire.
En gros, c'est vraiment
l'histoire moderne de cette région
vu à travers 4 générations de femmes.
C'est un vrai parti pris.
Ce qui est bien, c'est que
cette région et
ce sujet, il est traité
par l'histoire, les archives
et tout ça, et là, tu le mets...
Voilà, exactement. Donc c'est des histoires humaines
devant l'histoire, en fait.
C'est génial.
C'est génial, Monia.
Excuse-moi, je te regarde d'un camp parce que j'ai envie que tu continues à parler.
Parce que tu as remarqué le niveau
comment nous, on était là.
Ouais, parce que le lapin, c'est une statue, quoi.
Mais alors,
tu avais déjà réalisé.
Et tu nous amènes chez Frostculture
à Cerberia.
On a besoin d'adaptation.
Et après, il finit pas sa phrase
et il pense qu'on va parler derrière lui.
On se fout de là-haut.
Non, mais voilà, donc c'est vraiment
autour de ces 4 femmes
et toi, tu es la dernière génération
et pourquoi t'as pris la caméra et tu t'es dit
il faut que j'aille creuser ça parce que
tout le monde a son histoire
mais tu t'es dit il faut que j'aille chercher.
Alors déjà, par rapport à ce que tu disais
c'est vrai qu'on traite toujours de la Palestine
avec un grand âge
ou comme quelque chose de très...
ou des Palestiniens comme une masse.
Et en fait, le problème c'est que même quand on parle
de la Palestine d'un point de vue historique
même l'histoire de la Palestine
n'est pas reconnue. Et les gens nient
la réalité de cette histoire. Donc en fait
il faut prouver à tous les niveaux son existence
et moi, c'était pas pour prouver, c'est parce que
à un moment, il y avait
une dissonance trop grande entre ce que je voyais
des représentations des Palestiniens
qu'on connaissait. Et comme j'avais la chance
d'avoir accès à des Palestiniens
qui sont des membres de ma famille
et qu'en plus mon père a beaucoup filmé
donc j'ai des images d'archives
c'était ma mission de
capturer leurs mémoires et de la transmettre.
Oui, d'incarner en fait
aussi tout ça parce que c'est vrai que nous on ne connaissait pas
et le fait vraiment, moi je conseille
à tout le monde de voir le truc, on rentre
on rentre vraiment dans l'intime
mais dès les premières secondes
avec ce doc incroyable
et donc ça se passe
en Palestine
en Galilée, dans le village natal
de ma mère et en fait je raconte l'histoire
de l'anakba de 1948
comment mon grand-mère s'est fait expulser
de Tiberiade qui était leur
ville d'origine. Mais c'est génial
parce que moi dès qu'il est sorti ton film
je suis allé le voir direct au cinéma
donc c'est hyper agréable
de le voir au cinéma parce que
t'as filmé beaucoup de paysages
et moi j'ai eu l'habitude
j'ai beaucoup entendu parler de la Palestine
par rapport à mon père qui est né
dans les années
en 1948 et qui était
totalement, enfin nos parents
nous ont transmis
cet injustice dès le départ
les magrés bains genre
les algériens marocains.
On connait et on a beaucoup vu
du moins moi j'ai beaucoup vu la Palestine
sur des cartes
ou dans des petites vidéos
où tu vois de l'horreur beaucoup
et quand je suis arrivé dans la salle
de cinéma en finalement
je suis jamais allée en Palestine
donc j'ai vu les paysages
j'ai vu autre chose tu vois
tu m'as fait découvrir quelque chose
que je défends depuis des années mais
que je connais pas et là d'une manière
plus douce
ça m'a franchement une claque
une claque parce que je suis
rentrée dans ton intime c'est-à-dire ta famille
mais en parallèle j'ai eu aussi
une leçon d'histoire
l'air de rien comme ça
tranquille tu vois
c'est en fait tu kiffes
de regarder le film et t'apprends beaucoup
oui c'est aussi
en fait c'est ce que je disais
c'est qu'en passant par l'intime
ça permet de vraiment
s'identifier et de comprendre aussi l'expérience
parce qu'on parle de l'expérience palestinienne toujours
un peu de loin
à distance donc c'est très difficile
pour des gens qui n'ont pas vécu de s'imaginer
ce que ça veut dire de se faire expulser
de perdre sa maison
de ne pas voir des membres de sa famille pendant 30 ans
ou jamais d'être réfugiés à vie
et même si les Maghrebans en France
ont toujours eu une solidarité
il y a quand même cette distance
oui cette distance c'est le fait qu'on sait pas
qu'ils sont vraiment les palestiniens
et moi j'avais envie de montrer que les palestiniens
justement c'est aussi une force de vie extraordinaire
on parle toujours de résilience par exemple
des palestiniens pour moi résilience c'est un mot
qui est négatif c'est
tu cours les finins
alors que pour moi ils sont pas résidents
ils ont une force de vie extraordinaire
ils sont miraculeux ils continuent
de célébrer leur culture
de célébrer l'éducation de leurs enfants
de transmettre de l'amour, de rire
dans un contexte où ils sont non seulement
expulsés, déplacés mais en plus on reconnaît pas
leur droit à exister donc c'est le pire qui puisse arriver
ils ont une force incroyable
et moi j'ai grandi dans une famille
et dans une culture palestinienne
parce que tous les palestiniens que je connais sont comme ça
où on m'a transmis que des choses positives
on comprenait pas
cette négativité d'où elle sort
cette image mais c'est comme nous
parce que je suis aussi ma grévin
tu es à la fois palestinienne
et algérienne
là on y va
c'est comme nous
les arabes de France
quand on voit des choses sur nous on dit
mais c'est pas nous on fait comme ça
et en fait nous on vit ça en tant que palestinien
à échelle mondiale
c'est génial que tu es pu avoir
une communauté de le raconter
c'est incroyable que tu es pu avoir
donc ces images d'archives de ton papa
elles sont incroyables
et je trouve qu'en plus dans le documentaire
il y a ce sujet là qui est énorme
donc la palestine mais je trouve qu'il y a aussi
dedans des sujets d'autres sujets
comme le oser
la femme qui est ta maman
Iyam Abbas qui ose
réaliser son rêve
en tant que...
une histoire exceptionnelle aussi
d'identifier à ta maman
tu vois parce que comme j'ai voulu être actrice
quand tu cherches à t'identifier
il y en a pas beaucoup
et quand j'ai vu elle qui parlait français
tout de suite tu vois une tête d'arabe
il y a moyen de faire
je regardais tout sur elle
je me disais putain il y a moyen
elle a réussi donc elle vient d'où etc
et là tu l'as bien décriée aussi
il y a une énorme carrière aussi pour tout le monde
international et t'as su
nous montrer un peu son parcours
d'auser se dire je vais à Londres
je vais suivre mon rêve
je sais que
mes soeurs c'est une famille nombreuse
c'est pas évident
il y a des plans qui sont exceptionnels
où on voit ta mère qui regarde dans le vide
franchement je l'ai en tête
c'est incroyable
ça paraît évident que ça va être une grande actrice
mais bon c'est facile à dire
tu peux pas
tu vois
là aujourd'hui c'est super parce que
oui mais c'est ça que je trouvais
que moi
m'a un peu fascinée pendant que je faisais le film
c'est que j'ai toujours pensé que ma mère
était devenue la grande actrice
la femme indépendante qu'elle est devenue
après elle est partie
quand elle est partie à l'étranger et qu'elle est arrivée en Europe
et en fait ce que j'ai découvert avec le film
parce qu'en plus j'ai découvert des poèmes qu'elle écrivait
quand elle était allé sans tout là-bas
c'est qu'en fait elle a toujours eu ça en elle
et donc si elle avait ça en elle là-bas
c'est bien que ça lui venait déjà des femmes
qui l'ont précédé donc en fait cette force
elle vient de ces femmes-là
quand on la voit avec ces sœurs
c'est des mots
c'est très marrant
la place de l'humour
c'est fou nous
on a vraiment ça en allée
il y a un truc culturellement
c'est la merde
plus on est marrant et relative
c'est incroyable
c'est la survie
et c'est vrai que moi à chaque fois que je vois le doc
je le regarde de temps en temps
une sorte de rappel
et je me dis
putain pourquoi j'étais pas là
j'ai dit sa voix c'est un golleris
ce qui me fait golleri aussi
c'est quand je te voyais petite
sur les matelas par terre
je regardais ma meilleure vie
c'est pareil
tout est pareil
j'ai joué avec des mards de fer
et en fait ça venait m'aider
filmer de loin
j'ai rien de lécher la vanne de fer
ça ça m'a graché
ces images là
c'est le de blé
c'est génial
bye bye tibéria
c'est gratuit
franchement arté
les gars
là ils achètent mon spectacle
parce que là ils achètent pas de stand up
on va se retrouver après la pub
et une pause musicale et on reviendra
sur ton film d'avant
les grands remplacants
submergent les ondes sur nova
radio nova
et vous êtes sur radio nova
on est de retour avec notre invité
on va aborder un de tes films
leur algérie
et on va écouter un bout de l'abandon
ce film il part sur un point
de départ assez surprenant
c'est fou après 72 ans de mariage
qu'ils se séparent
ils sont pas loin c'est mieux
c'est le reste de chez mes mères alors
il y a à peu près 30 mètres de différence
pépé tu l'aimes ?
t'étais amoureuse de lui ?
est-ce que tu regrettes d'être venu en France ?
ah bah oui
on est parti
c'est lui qui part et ne revient pas
c'est lui qui part en France et ne retourne pas
pourquoi vous avez jamais emmené vos enfants en algérie
vous ?
quand on est algérien
il n'y a pas besoin d'aller en algérie
la définition
c'est bien sûr
t'es un algérien
des fois d'ailleurs je reçois des messages
bravo tu es la fierté de l'algérie
je leur dis mais je suis marocain
m'ont dit non, tu es un algérien
moi souvent aussi on dit
franchement t'es la fierté
de l'algérie
mais ça fait plaisir
mais ils ont dit aussi
que Ronaldo était algérien
aussi bien sûr
dès qu'ils aiment bien ici
l'autre
et non
le nouveau
je sais pas pourquoi
c'est beau ce qu'elle dit
c'était amoureux de lui
avant peut-être
c'est le peut-être
au début peut-être
déjà très grand courage
de regarder mami
dans les yeux
tu es le mot amour
amour
la pideur
mais t'as bien joué
tu l'as fait un peu
quand j'ai commencé le film
c'est mon premier film
j'avais rien fait avant
j'avais 26 ans
et j'étais vraiment dans un
comme ils se sont séparés à 80 ans
moi j'étais choquée
je comprenais pas et je me suis rendu compte
que non seulement je comprenais pas pourquoi cette séparation
à ce moment là
parce qu'ils ont pu séparer il y a bien longtemps
jamais et en plus je me suis rendu compte
que je savais rien de leur histoire donc en fait
je suis allée avec la caméra
avec un espèce de besoin de tout savoir
donc je posais plein de questions et j'avais aucun filtre
puisque la caméra
c'était un peu ma protection
c'est comme un prolongement de moi-même
tu vois je l'utilisais en faisant un film
donc je peux poser toutes les questions
c'est la caméra qui pose la question
ils ont accepté tout de suite
par ma grand-mère je suis très proche d'elle
donc elle était contente que je suis avec elle
et même quand elle était gênée je lui posais les mêmes questions tout le temps
très bonne méthode de défense
face aux questions gênantes
à la caméra
non elle rigole
elle se cache le visage
si je peux en parler
il y a une scène où elle part en fourrir
mamie elle part en fourrir
et puis à un moment donné
on dirait qu'elle pleure parce qu'il y a aussi de l'émotion
dans le truc
et puis nous en tant que spectateurs on sait pas
elle pleure ou elle rigole
on le pense
l'ina lui pose la question
elle lui dit les deux
c'est génial
c'est génial comme réponse
non surtout que moi
quand je tournais pour dire la vérité
je pensais que j'allais effacer toutes mes questions
et que ce serait un film classique
où tu vois les gens parlent de leur vie
mais en fait c'est impossible
parce que le film c'est sur le non-dit
sur le silence
ça enlèverait tout le charme
j'étais en mode
mais c'est ça
moi je trouve que c'est ça le parti pris
du doc qui est génial
qui se passe donc dans la ville de Thierre
Thierre dans le but d'hommes
c'est chez moi
c'est à 30 km de chez moi
Thierre, alors nous les vichys soient
donc moi je suis de vichy
nous Thierre c'est
bon c'est l'Algérie
c'est la réputation de Thierre
toi quand t'étais petite
pour moi c'était
j'allais en Algérie
c'est l'Algérie
parce qu'on explique un peu la sociologie
de la ville
il y a des usines
on fabrique les couteaux
les algériens
ça fabrique des couteaux
on arrive
ils sont venus dans cette ville
et il y a une grosse communauté algérienne
qui est arrivée dans les années
pendant la colonisation
pour travailler dans les usines
c'est des travailles à la chaîne
beaucoup au noir
moi mon grand-père est arrivé en 49
il y avait 18 ans
et en fait c'était tous les mêmes villages
de la région
qui du coup se regroupaient
et qui amenaient en même temps
les femmes aussi
il y en a plein de vichy
qui habitent à vichy
mais qui travaillent à Thierre
tous les mecs de cétif
originaire de cétif
ils faisaient vichy Thierre
parce que c'est à 30 minutes
ils faisaient ça tous les jours
pour travailler au creux de l'enfer
c'est écrit
on le voit
il y a écrit l'enfer
t'arrives ?
en fait
la coutellerie avant
pour créer les couteaux
ils utilisaient l'énergie
l'énergie hydraulique
toutes les usines étaient sur la rivière
donc c'est une espèce de rivière
toutes les usines étaient dessus
et il y a un endroit qui fait un creux
ils l'ont appelé le creux de l'enfer
et les gens travaillaient là-bas
en enfer
mais c'est terrible
et tu vois les images
c'est sexy pour recruter
les travaux mais d'ailleurs
le père de mon grand-père
est venu en France un moment
non merci
il faisait les bouteilles
il empactait l'eau dans les bouteilles
il a dit mais c'est pas possible
il est reparti
il est venu en Vichy aussi
alors que mon grand-père est arrivé en Vichy
génial leur algérie
super documentaire qu'on peut trouver
c'est ça la question qu'on s'est posée
il était sur Arte, mais il l'est plus
c'est facile à trouver
un café
un café pour l'histoire
il y a aussi
le personnage de ton grand-père
et notamment
il y a cette question du mythe du retour
dans tes échanges avec lui
et c'est intéressant parce que justement
là tu dis ils sont venus les faire travailler
eux ils pensaient repartir
et aujourd'hui le discours qu'on a c'est
ils sont là
ils sont un peu installés
tout le monde venait pour repartir
personne n'avait pour projet
de s'installer
sauf quelqu'un qui venait faire ses études
mais là on parle de l'immigration économique
qui venait pour survivre
du fait de la misère en Algérie
autant de la colonisation
de tous les gens, des villages qui ont été dépossédés
des terres et en fait
ils pensaient tous qu'une fois que l'Algérie serait indépendante
ils allaient repartir
le problème c'est comme ils ont commencé à travailler
qu'ensuite ils ont commencé à avoir des enfants
ça va aller pour lui
puis l'expérience de déracinement était tellement violente
que dire on va tous repartir
et déraciner tout le monde
et de va retrouver une place là-bas
mais c'est un truc qu'ils ont pas conscientisé
c'est la force des choses qui a fait qu'ils n'ont pas pu repartir
il y en a qui ont réussi à repartir
à la retraite et tout mais moi mes grands-parents ils n'ont pas réussi
ils n'ont pas réussi et donc vous aussi
vous n'avez pas pu trop y aller dans la jeunesse
et toi tu as fait
du coup, tu as fait ton périple
t'as pris ton sac à dos et t'es allé sur les traces
de tes ancêtres en fait
alors j'avais une grosse valise
mais c'est une séquence hyper intéressante
mais je pensais pas filmer
comme une touriste et en fait non tu vas avoir tes cousins
c'est ça c'est ça
j'allais visiter le village et au début moi j'étais en mode
je prends des photos des montagnes et tout
mais j'ai rencontré par hasard
des gens
qui étaient les neveux de mon grand-père
mais non
c'est un par hasard dans la rue
alors comment vous avez fait ?
oui dehors
en fait c'était en plein mois de janvier
j'étais en résidence
à Alger pendant un mois pour écrire mon film
j'ai dit bon comme je suis en Algérie
il faut absolument que j'aille voir le village
je vais
il y avait de la neige partout donc c'est pas du tout en plus que tu projettes
de l'Algérie, le soleil
c'était complètement neigé
et là je commence à filmer les montagnes
et puis il y a un vieux hage qui passe
qui me dit qu'est-ce que vous faites là monsieur
puisque j'avais une capuche, je pensais que je t'étais un mec
donc je me retourne, j'ai hache
je suis la petite fille de
ma broque Soalem, il vient de ce village
il dit là c'est la maison des Soalem
et en fait j'étais dos
à la maison en train de regarder les montagnes
et je me tourne et donc je suis en panique
parce que j'avais pas du tout prévu de parler à qui que ce soit
j'ai même pas prévenu mes grands-parents que j'étais au village
là je toque
et il y a 3, c'est ouf
j'ai des images de ça, j'ai pas utilisé dans le film
il y a 3 messieurs qui viennent
je le me présente
ah oui, Ben Zinedine
la fille de Zinedine et tout
donc là je rentre, ils font à manger
je me pose avec eux
et je commence à aller filmer
et ils me disent
Haisha et ma broque
donc à mon grand-père et ma grand-mère
Haisha et ma broque ça va pas trop en ce moment
ils avaient les impôts
comment vous savez
il dit bah ton grand-père
il nous a raconté
donc là je réalise en fait que mon grand-père
et en contact régulier avec ces petits neveux
que je ne connais même pas
qui leur avaient laissé la maison
enfin tout ça
et il fallait que j'aille jusqu'à là bas
pour savoir
et après ils m'ont dit pas
ça à Hamoucha, c'est le village
d'à côté
il y a un autre cousin soit là
qui a une boucherie, je vais à Hamoucha
il me donne un poulet
je mets le poulet dans la voiture
dans le truc que tu peux congeler
et je pars à Alger avec le poulet
qu'on a mangé
incroyable
ça sert d'avoir des cousins bouchés
moi j'ai rencontré mon cousin dans la rue
à Marrakech
il m'arrête, il me dit toi
t'es de telle famille
il t'as reconnu
il me dit je suis ton cousin
nos pères sont frères
j'ai jamais entendu parler de toi
et je dis viens chez nous
il m'a dit non, laisse tomber
et j'ai senti de l'ambiance bizarre
c'est pas très chaleureux
après il est parti
pourquoi tu veux la revenir ?
c'est mon cousin, il était au placard
c'est pas vrai
c'est un fou
on choisit pas sa famille
la famille qu'on embrasse
bien sûr
tu avais choisi un instant culte
qui parle beaucoup
de la famille et de la transmission
c'est la graine et le mulet
ça fait 35 ans
que je travaille
entre la mer et le chantier
et alors ? t'es plus rentable
t'es fatigué et tu nous fatigues
t'es pas au courant que ce n'est man
va ouvrir un restaurant sur un vieux bateau
c'est lui qu'on l'aide
vous avez déjà tenu un restaurant
vous l'avez le prix, vous l'avez pas
et pour les frais de fonctionnement
tout façon pour eux du moment que c'est pas une mosquée
c'est Monsieur Vigil
allez, inshallah
alors comment dire
non il est génial
la graine et le mulet
tu peux nous faire un peu le pitch pour ceux qui l'ont pas vu ?
la graine et le mulet c'est l'histoire
d'un vieux shibani
tunisien
qui a travaillé toute sa vie
donc on le licencie
bien sûr il n'a pas tout ce qu'il faut
qu'il récupère puisqu'il a bossé longtemps en blague
et donc il décide d'ouvrir un restaurant
parce qu'il a bossé dans les bateaux
il trouve un vieux bateau
et en fait tout son parcours
pour ouvrir ce restaurant
et le rapport à l'administration française
et aussi c'est tout son lien avec la famille
parce qu'il est divorcé de sa femme
qui vit dans la même ville, ça se passe à 7
ils ont plein d'enfants
donc tu as tout le parcours de tous les enfants
et c'est hyper beau
parce que c'est à la fois une histoire de famille
et aussi à travers un business
qui est censé émerger
c'est l'envie de continuer
de réussir même dans un pays
qui te rejette à chaque étape
et c'est comment aussi, c'est pour ça que j'aime ce film
ça rentre
ça se raccorde un peu
avec ce que je fais, c'est comment
dans ces moments-là quand t'es exilée
et quand t'as pas ta place, il n'y a que la famille
qui te donne un ancrage
et en fait c'est toute la famille qui se met au service
même si
il y a des erreurs
et finalement il y a une solidarité
qui est révélée si il y avait
même pas 16
la saison
il y a une saison
et elle en avait déjà sous le pied
je te jure, y a aucun respect
t'es chez toi ici
cette chambre c'est la tienne
et nous on est ta famille non ?
franchement moi t'es comme mon père la vérité
ça veut dire quoi, y a rien qui te retient
en plus t'as pas de figure devant moi il le dit
tu jures les gens ils ont plus de respect
je te dis faut pas faire attention
c'est ce que tu dis
j'accepte pas ça
c'est avant quand elle avait son accent marseillais
parce qu'elle est du sud
oui elle est de Marseille
c'est pas vrai
quand ils l'ont casté
c'était pour ça
parce que moi je croyais qu'elle était de région parisienne
non elle est de Marseille
elle a fait un autre film
film bonne mer
elle a beaucoup de talent
franchement
elle a eu un César
mais même
dans Borgos
j'ai vu Borgos super aussi
pris d'interprétation féminine pour Nadia Melitia
c'est énorme
il y a ma sœur qui joue
mais c'est super
c'est le livre
de Fatima Dazs
adapté en film
en tout cas la graine
elle moulait c'était hyper touchant
c'était
quand tu le vois aujourd'hui
c'est tellement difficile dans le cinéma français
je vais rester tranquille mais
de trouver des films
dans la représentation
dans la représentation des maghrébains
c'est juste
moi je revois ce film
qui date de 2000
il n'a pas bougé
c'est difficile de trouver
d'autres choses
c'est ça qui est super important
c'est criant de vérité
mais même dans les décors
dès qu'on le voit dans sa chambre
d'hôtel
cette chambre je la connais
je l'ai vu
parce que c'est réel
la télé le n'apprend
c'est fait par des gens
c'est Keshish
quelqu'un qui connaît
et l'autre jour je tombe sur un film qui s'appelle Royaume
que je conseille aussi à tout le monde
donc c'est un film qui se passe en corse
il n'y a que des corse
moi je ne suis pas corse
il maîtrise son sujet
et ça nous donne un super film
une dernière question
des cinéastes
est-ce que tu penses qu'on doit se cantonner
à travailler que sur ce qu'on connaît bien
on peut s'autoriser
à aller vers d'autres
super questions
on est content que tu travailles avec nous
on peut s'autoriser
évidemment
le luxe, le privilège
l'accès et que la liberté
c'est génial
mais moi je n'ai pas cette liberté mentale
c'est hier j'ai vu un film
d'un réalisateur palestinien que j'adore
qui s'appelle Mady Fliefel
qui a fait un court métrage
qui s'appelle j'ai signé une pétition
où en fait il est au téléphone avec un ami à lui
et il dit qu'il est stressé parce qu'il a signé une pétition
pour la Palestine
il est palestinien et qu'il a peur que son nom
soit dans des listes
et en fait son ami
et il lui dit
de toute façon toi tu fais des films
ça va pas t'affecter tes artistes
et il dit de toute façon tout le monde s'en fout
de toi tu fais que des films sur ta famille
t'es pas un réalisateur français qui fait des films
sur un couple qui se pécho
dans un champ de lavande
et en fait j'ai trouvé ça intéressant parce qu'on ne peut pas
faire ça, le jour où je ferai ça
c'est le jour où je n'irai plus rien à dire sur ce qui se passe
dans autour de moi
ou alors quand d'autres le diront
aussi bien
de manière vitale, c'est pas possible
je pense qu'on a notre réponse
une dernière question
qu'est ce que t'as envie de faire là prochainement
ton futur, qu'est ce que ce serait
quoi ton dream ?
oui là je suis en train de créer une fiction alors
c'est difficile pour moi
sachant que nous sommes disponibles
pour tous les...
ils sont très juste comme garçons
ils sont des garçons très justiques
mais oui bien justement c'est difficile
parce qu'on a envie de parler de la réalité
mais en même temps la fiction
c'est aussi un moment où t'as envie d'aller dans ton imaginaire
et on peut trouver le juste équilibre
et puis là j'ai l'impression que
pour l'instant j'ai fait que deux films
mais j'ai fait l'Algérie, la Palestine
là je reviens à l'Algérie
c'est une famille algérienne mais en Espagne
donc je change de territoire
je ferai des Palestiniens au Brésil
les Palestiniens
vacances au Cardinal
mais ben on applaudit
on applaudit
merci
l'Algérie
et bye bye Tiberia Dispo
vous allez trouver Charles
donc il y avait Yunez Sanifi
qui était avec nous aussi
imagine qu'on peut retrouver en spectacle
je fais la promo des deux bien sûr
Amel Chaby que vous pouvez retrouver
dans plein d'endroits
là en ce moment tu joues beaucoup
dans les comédies club notamment
dans ce spectacle
on a hâte
on aime aussi
ben à la régie
et nous on se retrouve la semaine prochaine
INCHA ALLAH
INCHA ALLAH
c'était les grands remplacons
avec Jamil le Schlag
a retrouvé en podcast sur nova.fr
et sur Youtube
