Yoko ono : 93 ans à vous faire grincer des dents
Pendant que certains continuent de la réduire à un vieux mythe misogyne, Yoko Ono fêtait ses 93 ans en nous rappelant qu’elle a révolutionné l’art, le féminisme, la performance et même la paix. Une femme qui n’a jamais brisé les Beatles, mais qui a brisé des codes qu’on avait bien besoin de voir disparaître.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ?
Pas vraiment le soir ?
Pas vraiment l'après-meme ?
C'est l'après-meme de l'après-meme sur Radio Nova.
Femme très très talentueuse à l'instant sur Nova, c'était Blue Samoon avec Breakfast et sans plus tarder.
Une autre femme dotée d'un immense talent et qui fêtait hier son 93e anniversaire, Yoko Ono,
figure cultissime désarrêt du féminisme et qui a littéralement passé toute sa life à déranger les rajeux.
Comment la présenter en rendant justice à toutes les nombreuses casquettes qu'elle a portées à merveille ?
Commençons peut-être par le commencement.
Elle est née le 18 février 1933 à Tokyo et plutôt que de la cataloguer comme on le fait encore trop souvent
de je cite la meuf qui a détruit les Beatles et je lui mettrai plutôt l'étiquette d'artiste complète
de pionnières et de symboles incontournables du féminisme.
Parce qu'il faut savoir que bien avant de croiser Mr John Lennon,
elle était déjà une figure plus que respectée de l'avant-garde à New York.
Elle faisait partie du mouvement Fluxus où l'on considérait qu'une oeuvre,
ça pouvait être une idée, un geste, une performance radicale,
un mode d'emploi ou une invitation à se projeter pourquoi pas dans l'imaginaire.
Exemple avec la pièce Instruction Cut Piece qui récemment d'ailleurs a inspiré un certain Riles.
Ce truc d'inviter le public à découper ses saps sur scène,
ça c'était son oeuvre à elle, un engagement féministe avant l'heure
dans un contexte où la culture des années 60 était dominée, devinée par qui.
Par des messieurs blancs et conservateurs évidemment.
Alors à l'époque, une femme qui plus est japonaise et aussi bruyante
que conceptuelle s'applaisait évidemment pas à tout le monde
sauf que Saïoko s'en foutait royalement.
Et John Lennon lui aussi puisque lui il en est tombé fou,
fou fou fou amoureux, complètement l'oeuvre de cet artiste fascinante
qui j'insiste n'était ni s'amuse, ni s'agroppie,
juste une meuf déjà complètement en place
et c'est finalement ça qui fera vraiment rager le monde entier.
Une femme prenant en place dans l'iconic studio des Beatles
qui beaucoup c'était impensable et insoutenable
au point d'en faire un véritable punching ball humain, résultat,
c'est comme ça que tout le monde s'est mis à la nommée responsable
de toutes les embrouilles du groupe
alors que depuis ça a été répété et éprouvé 1000 voire 10 000 fois
que nos cher Beatles était déjà au milieu d'une immense éra de drama
et de dispute.
Mais que voulez-vous ?
Dans ce monde fait de machisme, de racisme et de patriarcat
le récit qui accuse Yoko Ono
il était bien plus confortable et pratique à considérer
la coupable idéale était donc nommée.
En tant que le monde entier s'acharnait sur elle
Yoko Ono elle a continué d'inventer
d'apprendre d'innover, elle répondait sans colère
ni justification aucune mais plutôt avec de la musique
expérimentale, des films
ou des happening pacifistes
puisque quand on a grandi comme elle
sous les bombardements américains
la pesse est la chose qui compte le plus au monde
d'ailleurs c'est elle qui a co-écrit la chanson Imagine
avec John Lennon
un hymne qui nous rappelle que Yoko Ono
a quand même survécu à la guerre, au racisme,
aux insultes, au sexisme, enfin des décennies
et des décennies de somme tout simplement
Alors pour résumer tout ça
il risque de me répéter n'oublions jamais que
Yoko Ono n'a pas brisé les Beatles
ce qu'elle a brisé en revanche
ce sont des codes dont on ne veut absolument plus dans ce monde
aussi il me paraît primordial à ce jour de rappeler
encore sa place de visionnaire dans le monde des arts
une figure irremplaçable du 21e siècle
et du 20e siècle
et qui nous offrait hier une réédition
anniversaire de la dernière œuvre sonore
qu'elle a produit avec son mari
Walking on Teen Ice sur cette fameuse pochette
où l'on peut voir les lunettes en sanglanté de Lennon
à l'époque évidemment ça aussi
ça a fait son joli petit scandale
mais on peut aussi choisir d'y voir un rappel intime et brutal
de ce que le deuil implique vraiment
ce sont les mémoires d'une autre chose
à laquelle Yoko Ono aura survécu la tête haute
et qu'on écoute ensemble sur Nova
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ?
Pas vraiment le soir ?
Pas vraiment l'après-meme ?
C'est l'après-meme de l'après-meme sur Radio Nova.
Femme très très talentueuse à l'instant sur Nova, c'était Blue Samoon avec Breakfast et sans plus tarder.
Une autre femme dotée d'un immense talent et qui fêtait hier son 93e anniversaire, Yoko Ono,
figure cultissime désarrêt du féminisme et qui a littéralement passé toute sa life à déranger les rajeux.
Comment la présenter en rendant justice à toutes les nombreuses casquettes qu'elle a portées à merveille ?
Commençons peut-être par le commencement.
Elle est née le 18 février 1933 à Tokyo et plutôt que de la cataloguer comme on le fait encore trop souvent
de je cite la meuf qui a détruit les Beatles et je lui mettrai plutôt l'étiquette d'artiste complète
de pionnières et de symboles incontournables du féminisme.
Parce qu'il faut savoir que bien avant de croiser Mr John Lennon,
elle était déjà une figure plus que respectée de l'avant-garde à New York.
Elle faisait partie du mouvement Fluxus où l'on considérait qu'une oeuvre,
ça pouvait être une idée, un geste, une performance radicale,
un mode d'emploi ou une invitation à se projeter pourquoi pas dans l'imaginaire.
Exemple avec la pièce Instruction Cut Piece qui récemment d'ailleurs a inspiré un certain Riles.
Ce truc d'inviter le public à découper ses saps sur scène,
ça c'était son oeuvre à elle, un engagement féministe avant l'heure
dans un contexte où la culture des années 60 était dominée, devinée par qui.
Par des messieurs blancs et conservateurs évidemment.
Alors à l'époque, une femme qui plus est japonaise et aussi bruyante
que conceptuelle s'applaisait évidemment pas à tout le monde
sauf que Saïoko s'en foutait royalement.
Et John Lennon lui aussi puisque lui il en est tombé fou,
fou fou fou amoureux, complètement l'oeuvre de cet artiste fascinante
qui j'insiste n'était ni s'amuse, ni s'agroppie,
juste une meuf déjà complètement en place
et c'est finalement ça qui fera vraiment rager le monde entier.
Une femme prenant en place dans l'iconic studio des Beatles
qui beaucoup c'était impensable et insoutenable
au point d'en faire un véritable punching ball humain, résultat,
c'est comme ça que tout le monde s'est mis à la nommée responsable
de toutes les embrouilles du groupe
alors que depuis ça a été répété et éprouvé 1000 voire 10 000 fois
que nos cher Beatles était déjà au milieu d'une immense éra de drama
et de dispute.
Mais que voulez-vous ?
Dans ce monde fait de machisme, de racisme et de patriarcat
le récit qui accuse Yoko Ono
il était bien plus confortable et pratique à considérer
la coupable idéale était donc nommée.
En tant que le monde entier s'acharnait sur elle
Yoko Ono elle a continué d'inventer
d'apprendre d'innover, elle répondait sans colère
ni justification aucune mais plutôt avec de la musique
expérimentale, des films
ou des happening pacifistes
puisque quand on a grandi comme elle
sous les bombardements américains
la pesse est la chose qui compte le plus au monde
d'ailleurs c'est elle qui a co-écrit la chanson Imagine
avec John Lennon
un hymne qui nous rappelle que Yoko Ono
a quand même survécu à la guerre, au racisme,
aux insultes, au sexisme, enfin des décennies
et des décennies de somme tout simplement
Alors pour résumer tout ça
il risque de me répéter n'oublions jamais que
Yoko Ono n'a pas brisé les Beatles
ce qu'elle a brisé en revanche
ce sont des codes dont on ne veut absolument plus dans ce monde
aussi il me paraît primordial à ce jour de rappeler
encore sa place de visionnaire dans le monde des arts
une figure irremplaçable du 21e siècle
et du 20e siècle
et qui nous offrait hier une réédition
anniversaire de la dernière œuvre sonore
qu'elle a produit avec son mari
Walking on Teen Ice sur cette fameuse pochette
où l'on peut voir les lunettes en sanglanté de Lennon
à l'époque évidemment ça aussi
ça a fait son joli petit scandale
mais on peut aussi choisir d'y voir un rappel intime et brutal
de ce que le deuil implique vraiment
ce sont les mémoires d'une autre chose
à laquelle Yoko Ono aura survécu la tête haute
et qu'on écoute ensemble sur Nova
