Hard techno, hard truth : revenge track pour le grand ménage

Hard techno, hard truth : revenge track pour le grand ménage

L'aprem de l'aprem • 04/03/2026 • 06:54

Brad no limit balance les noms, les déprogrammations s’enchaînent, et les collectifs comme Me Too DJs rappellent qu’ils étaient là bien avant le buzz. Une chronique sur un milieu qui vacille, et sur celles et ceux qui se battent pour qu’on danse en sécurité.

Transcription

Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ?
Pas vraiment le soir ?
Pas vraiment l'après-midi ?
C'est l'après-midi de l'après-midi sur Radio Nova.
Bonjour, l'après-midi de l'après-midi à l'instant,
compagnie de la boss Théodora et de ce titre qu'on adore très très fort.
Des mythos et de cette chanson cap sur la thématique.
Number one qu'on bouffe à toute Berzingue ces derniers jours sur les réseaux sociaux
quand on est adeptes de musique électronique
et qui perso me donne de furieuses envies, de revenge track.
Parce que du coup mes techno heads le savent déjà,
mais il y a un compte Instagram qui vient de littéralement exploser
en sa qualité de lanceur d'alerte, Brad No Limite,
ou ce mec qui a décidé d'afficher la moitié si ce n'est bien plus,
d'étudier en tout cas avec qui il a bossé pendant des années
et de dénoncer les choses dont il a été témoin ou dont il a eu vent,
c'est-à-dire une flopée inutile d'agression sexuelle
et autre crime ou des rêves du genre.
Toute une série de postes, de vidéos, de stories et autres contenus
ont donc littéralement enflammé ces comptes
avant d'être relayés par d'autres acteuristes de la scène
et désormais par les médias.
Et de là, du coup on est sur une avalanche de Cancel
qui ne me déplaise absolument pas,
Schlomo, Carve, Audinelle et Jean Passe.
Mais c'est tout un tas d'artistes de la scène art techno
qui se retrouvent enfin dans la sauce
et se voient déprogrammés d'événements et festivals
où on avait très très clairement la flemme de les voir jouer.
Et bon avant d'aller plus loin,
c'est-à-dire que je trouve ça hyper cool
qu'enfin les choses soient dites
et que surtout les conséquences soient appliquées pour de bons.
Mais il y a toutefois un truc que je trouve un petit peu dérangeant
dans l'attitude de ce cher Brad,
puisque tout ça s'est arrivé un petit peu comme un cheveu sur la soupe.
Et je veux dire pas là que le mec a potentiellement caché
et cautionné ce genre de choses pendant des années avant de tout lâcher.
Alors ça m'amène simplement à questionner
les raisons pour lesquelles maintenant il parle en fin.
Te serait-tu fait virer ?
Ou un truc comme ça, par exemple, on espère plutôt
qu'il parle suite à un gigantesque Ralph Ball, une prise de conscience
parce qu'il y a des gens qui depuis déjà très très très longtemps
et bien avant Brad se battaient déjà
pour faire exploser ses vérités au grand jour,
son mot veillant donc renforcer le travail
notamment du collectif Me Too DJ,
une structure indépendante qui soutient et orientent
les victimes de violences sexistes et sexuelles
dans la musique électronique
en travaillant avec des avocats, des psychologues et des professionnels,
spécialisés, un groupe qui insiste sur la confidentialité,
sur l'absence d'ego surtout et sur le fait
qu'aucune action publique n'est menée sans le consentement des victimes
le tout en poursuivant un travail juridique et journalistique de profondeur.
Bref, vous avez tout le contexte déjà du coup.
Alors je me permets bravo et merci à toutes les personnes derrière Me Too DJ.
Je me permets aussi de rappeler que victimes, on vous croit,
on sait que derrière les strawbelles et bébés,
il y a surtout des rapports de pouvoir, des zones grises,
des comportements tolérés par habitude ou par peur de faire des vagues
et il était plus que tant que le tsunami en question,
ça batte enfin sur l'autre camp.
Je précise également dans toute cette affaire
qu'il s'agit de la d'accusation publique
sans qu'aucune décision judiciaire n'ait encore été rendue
mais l'ampleur de la situation nous rappelle quand même l'immense malaise
auquel la musique électronique doit faire face,
les DJs qui se croient tout permis par pitié, ça suffit pour de bon.
On est donc en droit de penser que la scène se retrouve face à un tournant
qui n'avait pour l'instant jamais connu, l'heure de rendre des comptes pour de vrai
et au risque de me répéter, il était vraiment, vraiment temps.
Alors merci quand même à Brad d'avoir allumé la mèche
et en espérant simplement que ce soit pour de bonnes raisons
et surtout mille, voire un milliard de merci
à celles et ceux qui se battent depuis très longtemps pour le même respect.
Mito, DJ que vous pouvez d'ailleurs contacter vous-même
si vous avez besoin de témoigner ou cette team qui depuis 2020 oeuvre aussi
à faire de nos fêtes des endroits bien meilleurs au-delà du club
pour rendre les espaces festifs plus sûrs en combattant les violences sexistes
et sexuelles et en formant évidemment le milieu de la nuit
à des pratiques réellement protectrices.
Ça c'est une initiative dégénialissime, l'orthogola,
célia texier ou encore Sarah Gamrani
dont la voix me fait autant plaisir quand elle dénonce
que quand elle pousse la chansonnette preuve avec son duo pureblast
qu'on écoute tout de suite dans l'après-midi de l'après-midi.

A poursuivre

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