Il y a quelques chose de fascinant dans son histoire, comme si chaque chose qui pouvait mal tourner avait mal tourner, comme ci les étoiles s’étaient aligné pour sauvegarder pendant 15 ans une entreprise aussi stable qu’un château de carte sur une aile d’avion.  

À l’Haçienda, on croisait les New Order au bar ou en train de pleurer en lisant le livre des comptes, Laurent Garnier en cuisine comme aux platines, et des gangsters surarmés qui vidaient les poches de dealers d’ecstasy, seule réelle manière de s’enrichir dans cette histoire.  

Quand on a démoli l’hacienda en 2002, les fondateurs ont retrouvé sous le club des bandes magnétiques du groupe Joy Division. Tant littéralement que métaphoriquement, c’est bien leur musique, l’argent et la réputation qu’elle a généré qui aura tenu le club toutes ses années.