Éric Toledano et Olivier Nakache : New Wave, années 90 & fez-noz
Dans Nova le soir, Éric Toledano et Olivier Nakache sont venus nous faire écouter leurs morceaux à l'occasion de la sortie du film "Juste une illusion".
Nova le soir, c'est du lundi au vendredi de 20h à 22h, pour changer de disque en bonne compagnie, avec Charline Roux et ses invité.es
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Transcription
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Le soir, écoutez, Nova Le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le soir.
Bienvenue dans Nova Le soir, au programme de ce lundi, Gilles Cateron, Madness ou encore
Missy Elliott, une playlist établie par un duo, les Wonderbuzz du cinéma hexagonal
à qui l'on doit nos jours heureux, intouchables ou encore le sens de la fête,
Olivier Nakash et Rick Toledo nous rendent visites pour nous plonger au beau milieu des
années 80, brushing et épaulettes de rigueur, on parlera de leur nouveau film
juste une illusion.
L'occasion aussi de se replonger, évidemment, dans la BO de l'époque,
vos choix dans un instant avec les morceaux de Bravour et pour démarrer en douceur
et sans anachronisme, voient six en titre.
De 1985, on écoute Shaday, Smooth Operator.
Shaday dans Nova Le soir et passons maintenant aux morceaux de Bravour.
Nova Le soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonne banane.
Myarcaise.
Antigone.
La BO de belle fleur.
Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de Bravour.
Chaque jour vient un canal dédié sur le compte Insta Nova.
On vous propose d'établir une petite playlist sur un sujet précis.
Et en l'honneur de nos invités, Olivier Nakash et Rick Toledo
et de leur nouveau film Juste Une Illusion, qui nous plonge en langue Grasse 85,
on vous a demandé d'envoyer vos bansons des années 80.
Louis Samedo News, c'est le choix de Pierre François, car ne l'oublions pas.
1985, c'est aussi l'année de sortie de retour vers le futur.
Frédéric, elle nous écrit, c'est tellement difficile de sélectionner
juste un seul titre de cette bande-son qui a accompagné toute ma jeunesse.
Mais puisqu'il en faut un, je choisis It's My Life, top top.
Mode pour sa bande-son,
Special Eighty's, a opté pour Kim Wilde et Cambodia.
Pierre Jacques a choisi un titre de 1988 qui, à mon avis,
n'a pas pris une ride, Tracey Chapman talking about revolution.
Et enfin, à la question qu'il était votre bande-son dans les années 80,
Johan nous répond, small town boy de bronze kibit, évidemment.
Kibit, d'un nova le soir, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec les réalisateurs Olivier Nakash et Éric Toledo.
Tes novas le soir, échanger de disques, avec Charline O'Roux et ses invités.
Nova le soir.
Le soir.
Ça fait maintenant un tout petit peu plus de 20 ans
que ce duo a trouvé la formule chimiquement pure du rirolarme,
ce médicament non breveté qui vous permet, au ciné comme à la télé,
de vous esclaffer en faisant beaucoup de bruit
avant de vous moucher fort et de voir votre mascara non boiteur-proof dégouliné.
L'amitié, les jolies colonies de vacances
avec des enfants-rois, des cons au pays des emmerdeurs,
la famille des arbres qui se chante en allemand,
la précarité, les situations périlleuses
qui obligent à envoyer les feuilletés des personnages
et des acteurs hors normes, des agents décroissants infiltrés
sous les noms de code Poussin, Lexo et Cactus,
ou la découverte de la voix équivalente à un spa du docteur Dayan.
Tout ça, c'est à eux qu'on le doit,
grâce ou à cause d'eux, vous allez tous exhumer de vos placards
la doudoune avec le canard dans le dos.
Bienvenue Olivier Nakash et Éric Toledo.
– Merci beaucoup. – Tout ça, c'est votre faute.
– Oui, un petit peu. – Un poilette coupable.
– Bon, j'espère bien.
On va parler de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi
puisque le film se déroule en 1985,
voici quelques-uns des numéros 1 du Top 50 cette année-là.
Peter Eslone, besoin de rien vu de toi,
German Jackson, Piazzadora, When the Rain Begins to Fall,
ou Opus, Live is Life, Les yeux dans les yeux,
lequel de ces trois titres avez-vous le plus pensé ?
– Moi, je dirais... – Ne me mentez pas.
– Je dirais na na na na na. – Ok, tous les deux.
– Live is Life. – Live is Life.
– Dieu a trouvé comme dialogue.
– Oui. – En réalité, c'est une réalité.
– Live is Life. – Oui.
– On se rappelle du clip de German Jackson et Piazzadora.
– Il y a assez d'emmaquillage. – Il y a assez d'incroyable.
– Et je peux le chanter aussi, celui-là. – Oui.
– And When the Rain Begins to Fall. – Oui.
– Moi, j'adorais que le frère de Michael Jackson s'appelle German.
– Oui, oui. – Je t'en faisais foutre en 1985.
– Mais il m'a encore aujourd'hui, hein.
– German Jackson, c'est bizarre. – C'est le prénom de feu ma grand-mère,
donc ça me fera rire, c'est un allemand, je vais vous le dire vraiment,
c'est improbable.
Nous n'écouterons aucun de ces titres,
puisque vous êtes venus avec au playlist,
et je dois dire que je vous en remercie de nous épargner,
mais du coup, c'est 3-6.
On va commencer avec l'un des choix d'Olivier,
Gilles Cotteron de Bottle, il va falloir le justifier.
– J'adore. – Ah, parce que Gilles Cotteron,
c'est matriciel de plein de choses. – Oui.
– C'est de la soul, du funk mélangé,
il nous emmène aussi en voyage.
Et ça me permet de raconter une petite anecdote,
je l'avais vu en concert au New Morning,
et il s'était endormi pendant un morceau.
Voilà, et donc le concert avait été arrêté,
parce que son contrebassiste l'avait amené en loge,
il s'est endormi en jouant du piano.
– Je pense qu'il était sous multisubstance. – Ouais.
– Et donc il s'était endormi, donc c'était assez drôle.
Et également, il a fini sa vie, il n'avait plus beaucoup de dents.
Et ça lui donnait une façon de chanter très particulière,
mais sa voix, sa voix jusqu'à la fin,
elle est restée celle qui nous transporte
dans un monde parallèle, celle de Gilles Cotteron.
– Je trouve que ça veut dire qu'il y cool.
– D'ailleurs, je vais m'endormir.
– On sent bien ses critères.
– 1, 2, 3, 4.
– Vous êtes vraiment dans la playlist d'Olivier Nakash,
invité de Noval le soir, mais avec qui peut-il être bienvenue ?
Pierre Lancement, Évain et Éric Le Gaénec.
– C'est ça, c'est un nouveau duo, je ne le connaissais pas.
– Avec Le Gaénec, qui entre deux pêches,
vient des temps en temps ou deux crêpes.
– Alors, le cours du blé.
– Eh ben écoutez, c'est pas évident,
mais on était à Saint-Gilles-Croix-de-Ville,
à marcher aux poissons, ça se passe bien, voilà.
– On va plutôt parler, si vous le voulez bien,
de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi.
On y suit Vincent, bientôt 13 ans,
les agitations qui vont avec,
son grand-frère Arnaud, adepte de l'amour vache,
et ses parents, Sandrine et Yves,
qui communiquent assez souvent par éclats de voix.
– Tu vois, informatisation de l'entreprise.
– J'écoute, Sandrine.
– Oui ? – Apparemment, c'est pour vous.
– Allô ?
– Oh !
– Raccroche ce téléphone, je te balance pas à la fenêtre.
– Je suis désolée.
– Raccroche !
– Mais Marie-Évée !
– Eh ben, quitte pas l'enseur.
Non mais on habite au premier, c'est pas très haut.
– Ah !
– Je la vis la haut !
– Bonsoir.
– Salut maman.
– Qu'est-ce que tu fais ?
– Un ping-pong.
– Je crois qu'on niveau parfum, on est pas mal, hein ?
– Vous s'appelle comment ?
– Tu lui ai dit ?
– Ah, je vois pas.
– Vous êtes un chef-coiffeur.
– Ah, vous êtes observateur ?
– Bah, écoutez, Sandrine, je permette et moi, que je me permette.
– Voilà, vous y allez.
– Oh, douceur.
– Oui, bon, monsieur Berger,
je crois que ma femme a compris le principe.
– Chronique de la vie d'un ado dans les années 1980.
– Il y en a 80, on dit, que de Charline.
– 85, j'allais dire, fin des années 80.
– Il y en a hommis de temps, des années 80.
– Hommis de temps, c'est pas mal.
Un ado incarné par Simon Boubile,
mais cet ado, en réalité, c'est qui ?
– C'est un peu de lui et un peu de moi.
C'est un être bizarre que l'on a créé
de deux adolescences qui se mélangent,
qu'on a vécu et avec plus de richesse
que s'il était sorti que d'un cerveau, j'espère.
– C'est une période très étrange
que vous avez décidé d'explorer,
celle de tous les possibles et de tous les embarats.
Enfin moi, c'est les souvenirs que j'en ai, en tout cas.
– Est-ce que vous y retourneriez, vous, hors cinéma ?
– Non, franchement non.
Vous essayez de dire, c'est tellement de turbulences.
Et puis surtout, c'est vécu à l'âge qu'on a.
C'est-à-dire, là, on a un peu de recul,
mais au moment où on le vit,
ça prend quand même des proportions de l'adolescence.
– Tout est grave.
– C'est un peu le moment de la disproportion, quoi.
C'est tout est grave, on pense que la vie se termine
quand il se passe un truc.
On n'a pas encore beaucoup de recul.
C'est beaucoup d'émotions et peu de recul.
– Ouais, pareil pour Olivier.
– Ouais, peut-être que je choisirais des moments précis.
Par exemple, quand j'ai pas osé aller dire à Véronique
que j'étais amoureux d'elle, j'irais et j'oserais.
Alors je me prendrais peut-être un râteau.
– Il y a plusieurs fois que je parle de cette Véronique.
– Si ça gérait de la retrouver, maintenant.
– D'abord, je ne suis pas sûr qu'elle ait vraiment existé.
– Non, mais si, des petits moments.
Des petits moments, je révélais.
– En tout cas, il a choisi un beau prénom des années 80,
une Véronique, là, Tali.
La dernière fois, on s'est tous donné nos noms dans une truc.
Et Olivier, c'était Pascal, Éric.
– Ouais, c'était…
– Il a dit des belles noms de prof de…
– Des moniteurs de… – Ouais, ceci étant,
vous avez choisi des prénoms absolument pas anachroniques,
on pense que vous racontez.
Vincent Arnaud, Sandrine, Yves, je crois, on est vraiment pitoiles.
– Mais nous-mêmes, c'est ça. – À l'endroit où il faut.
– Quand un mec me dit, je m'appelle Éric,
je regarde toujours à l'échquillage, je me dis, c'est vrai,
j'ai pas vu de Jeune qui s'appelle Éric depuis longtemps.
– Et toi, tu t'en es bien sorti.
– Ouais, Charline.
– Moi, je suis vraiment au moment où il n'y en a pas encore des masses.
– Mais oui, t'es pas obligé de dire ton nom de famille.
On sait qui est à l'eau, c'est qui, c'est Charline.
– Je crois qu'il y en a une autre qui est vraiment bien plus connue de la même année.
– Ouais, c'est un peu plus prononcé.
– À moi de ce titre, parce qu'une illusion,
c'est une interprétation fausse de ce qu'on perçoit,
est-ce que ça vous semble être une bonne définition des années 80 ?
– Ça nous donne une bonne définition de l'adolescence,
c'est-à-dire que est-ce qu'on la construite avec le recul
et on en a fait une narration, comme dirait ce cher docteur d'ailleurs,
à qui tu prêtes une voix de spa.
– Mais oui, peut-être que ça s'est passé comme ça,
peut-être que aussi avec le temps, on a disproportionné le narratif sur nous.
En tout cas, c'est un âge où on a des illusions, ça c'est sûr.
Et qu'il y a d'autres âges où on en a un peu moins
et que c'est pas mal d'avoir des illusions.
Finalement, c'est un bon moteur dans la vie.
Heureusement qu'on a des illusions, qu'on va changer le monde.
– Mais il y a même des illusions dans l'arrière-plan,
pas au sein même de la famille.
C'est une période où on parle encore de vivre ensemble,
de cordon sanitaire, vraiment qu'elle utopie.
– Sur l'époque, tu as raison, bien sûr qu'il y a des illusions
sur le racisme avec SOS, même sur l'idéal politique,
puisque si on regarde vraiment aujourd'hui,
les partis politiques nous promettent d'éviter une catastrophe.
Ils nous promettent pas de l'espoir.
Ils nous disent voilà, il n'y aura peut-être pas de colapsologie
ou alors il va y avoir un grand remplacement.
En tout cas, ce n'est pas de l'espoir qu'on nous vend.
C'est plutôt d'éviter quelque chose de très grave.
– Donc oui, il y a des illusions de l'époque
et des illusions des adolescents de l'époque.
– Il y a une réalité sociale qui frappe très directement cette famille,
puisque le père incarné par Louis Garrel n'a plus de travail.
Ce qui est très mignon, c'est qu'il refuse de le dire à sa famille
pour ne pas les inquieter.
Mais c'est aussi une réalité très propre à ces années-là.
– Exactement, c'est ces années qui étaient si paradoxales
avec les années flambes, les années friques,
l'arrivée de Mitterrand au pouvoir qui a déclenché
une espèce d'euphorie à la fois culturelle,
les radios évidemment, celle-ci est née de ça.
– Je précise qu'il y a un fan de cette radio dans ce studio, je le dis.
– Voilà, il y a une vraie euphorie et en même temps,
une crise avec les programmes avec la rigueur, l'austérité
et 2 millions de chômeurs.
Et donc, ça a plongé toute une partie de la classe moyenne
et les classes populaires dans une crise sévère.
Et c'est vrai que dans le film, le rôle du papa Yves est au chômage,
mais préfère le cacher à sa famille.
– Mais encore une fois, vous arrivez à tirer de la comédie
d'un sous-texte qui n'est pas hyper fun.
– Ouais, alors après, la comédie, c'est une façon de s'exprimer
qui n'est pas dépendant du contexte.
En fait, même dans un entièrement, on peut trouver de la comédie.
Les anglais, les comédies anglaises, nous, on montre...
Il y a un film qui s'appelle « Jouer ce funérail »
qui est qui la rend et qui se passe entièrement dans un entièrement.
Moi, je crois pas qu'il y a de lieu pour l'humour.
Je pense même qu'il doit se nicher dans tous les endroits
et même parfois, nous sauver de certaines situations
par le fait de dédramatiser.
– Ou alors nous surprendre.
– Ou alors nous surprendre.
– Ce qui arrive à de multiples reprises dans le film.
– Oui, et bien tant mieux, tant mieux.
– On va poursuivre en musique avec l'un des choix d'Éric,
« DJ Day » for Hills.
– Ah oui, j'adore.
Je sais pas, je peux te dire pourquoi ?
– Bah oui.
– Ça m'a bien justifié par « Ah oui, j'adore ».
– Ah oui, parce que c'est moi qui l'avais donné.
Je pensais que c'était Radio Nova, tout simplement.
– Non, alors il y a une espèce de phrase musicale
qui rappelle le thème d'un film italien
qui s'appelle « Nous, nous sommes tant aimés »
qui est une musique de Armando Travayoli
qui est un film italien majeur des torrescolas.
Pour moi, peut-être un des plus grands films
qu'on ait fait depuis la création du cinéma.
« Tiens, ben moi, tant de toi amatives ».
Voilà, j'avais, c'était pour le dire en italien
et c'était le thème central, me rappelle ça.
Est-ce que c'est vraiment inspiré de ça ?
Je vous le dirai après, là-bas en temps.
– Oh, le teasing de fou.
DJ Day dans Nova le soir
et toujours en compagnie d'Olivienne Akash
et Éric Tolédano venu nous parler
de juste une illusion dans les salles mercredis.
Il y a un petit stress ?
– Tu peux enlever pas dit, toujours.
– Non, c'est vrai, vous pourriez maintenant
être écariné de trac. – C'est comme l'être
que des gens qui montent sur scène,
ça serait manquer de doute et d'être un but de soi-même.
On a toujours les gens à convaincre
et on est là dans les salles,
on fait 60 villes dans toute la France.
Après, on aime ça, on va pas se mentir,
on va pas l'aminer, mais oui,
il y a du stress, on sait pas trop
à quel saut sont vêtements gés,
mais les choses se passent bien jusqu'ici.
On peut dire comme dialogue ?
– Jusqu'ici tout va bien ?
– Charlie, quelle culture c'est-à-dire ?
– Ouais, là, vraiment, si je te l'avais fait face à là,
c'était une faute.
– Comme si je disais no-bodys et tu dis quoi.
– Perfect.
– C'est ça, c'est pareil.
– Oh, j'ai peur.
– Non mais si, on a le stress heureusement.
Heureusement, parce qu'à chaque fois,
à chaque nouveau film, c'est une nouvelle aventure,
une nouvelle tentative,
et on est jamais sûr de rien et c'est tant mieux.
Et il n'y a pas de recette magique, et c'est tant mieux.
– Mais celui-ci, on l'aime particulièrement.
Alors on a toujours dit ça, mais il est plus intime.
Donc il a peut-être que si ça ne marche pas,
ça va un petit peu plus nous blesser.
Donc s'il vous plaît, venez s'il vous plaît.
– Vous voulez dire qu'il vous est tellement proche ?
J'avais dit que je ne ferais pas ça, oh là là !
– On nous avait dit que je ne vous ferais pas ça.
– J'ai envie de me mettre des coups de poing.
Il y a en tout cas dans ce film,
ce qui pour moi est l'essence même de votre cinéma,
soit de la comédie, mais avec une vraie tendresse
pour les personnages.
– C'est-à-dire qu'on ne rit pas d'eux, on rit avec eux.
Est-ce que vous avez besoin de faits,
de comédiens pour qui il y a une affection immédiate ?
– Alors je permets de reformuler de comédiens
qui savent très bien mentir dès le départ.
C'est-à-dire qu'à la seconde où vous les voyez,
et je sais que c'est Louis-Garrelle,
qui par ailleurs peut-être Gérée de Grande-Mar
ou un peu Branchouda,
qui en une seconde est Yves Mariette à Sandrine depuis 20 ans,
et que leurs hérantés c'est dans leurs amitiés.
Et ça, ça nous fascine.
C'est les menteurs qui montrent tellement bien
qu'à la première seconde, vous rentrez dans le film.
Et qu'est-ce que c'est qu'un film où on rentre pas,
c'est un film où le mensonge ne passe pas.
En tout cas, pas dès le départ.
– Vous êtes donc de très bons menteurs également.
– Bah, un peu des magiciens, quoi, un peu.
– Je ne sais pas.
Des illusionnistes.
Juste une illusionniste.
Ça aurait tard, petit.
– Si moi, je l'avais faite, celle-là,
je serais dehors la main.
– Ça aurait été carte en rouge,
et dehors, et Charline.
– Et à raison.
J'ai cité Simon Boublil dans le rôle du jeune héros,
son grand-frère et incarné par Alexi Rosenstiel.
Star quality, je vous le dis.
Les parents sont donc Camille Cotin-Louis-Garrelle,
qui est définitivement un grand acteur de comédie.
Comment est-ce que vous avez fondé cette famille ?
Parce qu'il y a aussi chez vous
cette science du casting, de la collégiale.
Je ne sais pas comment vous faites.
– Du mélange, on va dire.
– L'alchimie, je ne sais pas si vous arrivez à sentir ces trucs-là,
mais c'est d'une évidence folle.
– Ça reprend une phrase qui dit quand on fait le casting,
on a fait un gros bout du travail.
On essaye vraiment de penser que cette famille,
elle doit être encore une fois crédible.
Pas physiquement, on s'en fout,
mais il se trouve que là, physiquement,
ça collait pas mal,
mais ça peut nous encourager.
Mais compatible, c'est-à-dire réaliste,
on la connaît, on l'a déjà vu, c'est comme Pierre Lautin.
C'est un gardien, on le sait qu'on l'a déjà vu quelque part.
C'est des personnages référencés, je dirais.
On les a déjà approchés.
– Oui, c'est-à-dire que le tour de force,
c'est que ce ne sont pas des stéréotypes,
mais qu'en même temps, ils nous sont familiers.
C'est là où c'est assez fort.
Alors mention spéciale, puisque tu viens de le citer encore,
il y a toujours la Pierre Lautin,
qui est excellent voisin,
homme à tout faire, nuque long et sans tiens.
Vraiment magnifique.
Quand on se lance dans un film d'époque,
puisque c'est le cas, c'est quoi les écoilles à éviter,
parce qu'il faut être à la fois précis
pour éviter les anachronismes,
et en même temps, éviter le côté gadget.
– C'est le trop.
Tu peux éviter d'être parce que c'est très tentant
quand on aborde une époque en plus,
avec les années 80,
quand on était tellement riche
en objets à la fois technologiques et kitsch,
qui sont venus d'ailleurs,
qui sont rentrés dans la pop culture,
c'est ça, c'est d'en mettre partout.
Donc du coup, on y a été avec aidé,
un chef décorateur qui s'appelle Jean Rabas,
qui est très précis et qui nous a aidé à être vraiment juste.
On a apporté des photos de l'intérieur de chez nous,
quand on était plus jeune,
de baisons d'enfance.
Et ensuite, on a travaillé par strats.
On a ajouté, on a mis et ensuite, on a enlevé.
C'est la première fois qu'on fait un casting de canapé.
On a filmé des meubles pour regarder celui qui rend le plus juste.
Et évidemment, ensuite, on a croisé tout ça
avec l'équipe Coiffure et l'équipe Costume.
Après, il y a un souci du détail, pardon, je t'interrompe.
C'est vrai que j'entends beaucoup parler du parfum.
Là, on se m'en rend entendre parler parce qu'il y a effectivement,
à l'époque, on disait,
il y avait deux parfums quand il y avait 13 ans,
c'était, j'ai l'horre de les citer ou pas.
Bon, alors, Azzaro et Coros.
Et donc là, on les a mis,
il y a deux dans la, et ça y est,
ça commence à sortir que les gens voient tout ce genre de petits détails
qu'on a mis.
Ben, t'accroches forcément aux détails qui te sont encore une fois très proches aussi.
Mais alors, lequel de vous deux a rêvé de la doudoune avec le canard dans le dos ?
Je crois que tous les années 80, c'était le standard de la mode.
Et c'est vrai que, non, je pense tous.
Alors moi, je pense en revanche,
et c'est la seule réserve que j'ai sur le film,
il y a un très mauvais marqueur temporel dans votre film, Michel Drucker.
A aucun moment, ce n'est un marqueur temporel.
Il est là depuis tout le temps, il est encore là aujourd'hui.
Il y a depuis tout le temps.
On a pu parler d'une interview au 15e siècle,
qui aurait été faite par Régis Le Grand.
Ouais.
Non, mais déjà, il a fait l'amitié de venir présenter la soirée au Rex,
ensuite de dire oui à toutes les vannes qu'on fait sur lui.
Donc ça le rend un temporel.
Mais c'est vrai qu'en tout cas, il est un marqueur de rien du tout,
puisque tous les jeunes qui, comme de notre génération,
ont grandi, tous les jeunes de la génération,
elle n'est pas mal cette phrase.
Si, si.
Notre génération, en tout cas, a grandi avec lui dans le poste,
et il est encore là.
Ouais.
On va poursuivre en musique.
C'est Olivier qui a choisi Madness.
Madness ?
Ouais.
Our house.
C'est là où on parle d'autres choses.
Ça aussi, c'est une musique à la seconde où on l'entend.
Soit on est avec les correspondants à Londres.
Avec des crêpeurs.
Avec des crêpeurs, des t-shirts, des chemises à famille.
C'est pareil.
Brother's got a date to keep it coming around.
Our house here has a crowd.
There's always something happening, and it's usually quite loud.
Our mum, she's so house proud.
Nothing ever slows her down, and a mess is not allowed.
Father gets up late for work,
since the kids to school.
Sees them off with a small kiss.
Sees the ones they're going to piss in all the way.
Decide in a sleep, tonight to keep it.
No va le soir.
Zigzag, oui j'ai du zigzagger,
de commettre en planète ta salopette.
Beau zaguer, joute dans les canettes qu'il n'y a plus de bisous.
Plus de baisers, plus de puisses, juste un bis, bis de bijoux.
Tu veux de clink, clink, clink, clink en, oui, oui, ton pâtes, ça.
Top du top, rien de ça.
Plus merve, pour classe, je braquerais les banques toutes.
Puis ferais banqueroute, boufferez des casques hautes,
juste pour pâver dehors ta route.
J'aurai à cash, cash pour trouver le cash.
Useraient de la calage, de la tchache, vendraient même du hash.
Sola, fidget, c'est clean, honnête et net.
Tortera des tâches coupées, pleines de petites pépettes.
J'aurai les ploches vides, porterait le même jean.
Les vrais mauvais à la tien, tu diras chinchin, taura.
Tout ce que sur terre le soleil fait briller.
J'auras au Monopoly, avec des vrais billets.
C'est trop.
On est tous en train de parler, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
On est tous en train de parler, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
Missy, Harriet, all in my grill, c'est le choix d'Eric Tolédano,
l'invité de Nouvelle-Osoir avec évidemment Olivier Nakash.
Pourquoi ce titre ?
Eh bien parce que dans le film, juste une région,
nous avons utilisé une musique d'un grand-grand compositeur de musique de cinéma
qui s'appelle François de Roubaix, mort il y a très longtemps,
mais qui a fait des grandes, grandes musiques dans les années 80,
comme le vieux fusil, le samouraï ou encore le film avec De Funès,
ce qui s'appelle « L'homme orchestre » de Serge Cantair.
Mais même « Chapey Chapeau » pour les plus vieux.
Et il a fait ce thème du film « Dernier domicile connu » avec Lino Ventura
et Marilyn Jobert qu'on a utilisé,
sauf que ce morceau dit quelque chose à tout le monde
parce qu'il a été samplé des dizaines de fois,
notamment par Miss Juliette, notamment par Robbie Williams.
Sur Supreme.
Mais notamment aussi, on le sait moins, par Dr Dre,
parce qu'il y a une chanson avec Snoop aussi,
où on entend la boucle derrière.
Donc c'était juste que les gens sachent que l'original,
c'est François de Roubaix,
un Français assez talentueux qui est mort dans les années 80.
Qu'est-ce que la comédie parfaite, la réponse qu'on sert ?
En Olivier Nakash et Éric Tolédano, il vous sera dispensé par une sommité,
juste après la pub.
Toujours en compagnie d'Olivier Nakash et Éric Tolédano,
venu nous parler de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi.
La question posée avant cette courte interruption était,
qu'est-ce qu'une comédie parfaite ?
La réponse est donc le sens de la fête,
c'est pas moi qui le dis, c'est un expert.
Un film très très très réussi.
Très très drôle, ouais.
Très drôle et parfait.
Dans le genre comédie, oui,
parce qu'il y a plein de personnels,
il y a un dialogue magnifique, il y a des situations,
c'est touchant comme il s'affaire, ils sont balèzes.
Ils sont balèzes, nous dit Gérard Junio,
qui a deux-trois notions sur la question.
Voilà, c'est venu gratuitement.
Ça fait plaisir, c'est un très très réussi Gérard, ouais.
Ce qui me semble être une de vos obsessions communes,
peut-être avec lui, c'est l'idée de soigner tous les rôles.
Ce qui est littéralement le cas dans ce filmage de Stunilision,
mais qui est aussi le cas dans le sens de la fête dont il parlait.
Vous soyez au sens médical, vous voulez dire.
Ça, je sais pas, j'étais pas sur les plateaux.
Mais en tout cas, d'apporter le même sens du plus petit au plus grand rôlet.
Oui, c'est d'essayer d'être le plus riche, le plus complet,
de laisser aucun personnage sur le carreau ou sur le bas côté.
Mais ça, on est très à l'aise avec ça.
On aime le groupe, on s'est rencontrés dans un groupe,
dans l'écoline de vacances, on aime ça,
on aime justement disséminer dans chaque personnage
plein de typologie ou même de pathologie.
Et on aime s'en amuser pour tisser des parcours
du début du film à la fin du film.
Mais c'est vrai que, par exemple, le sens de la fête,
c'est un bon exemple, on prend un plaisir dingue,
comme ça à concocter une multitude de personnages.
Jean-Paul Rouves, Benjamin Laverne, Gilles Lelouches et Yaïda
à William Lebgill sont passés par ce studio.
Ils m'ont tous parlé de ce film et de ce tournage comme d'une bulle.
Est-ce que c'est le souvenir que vous en avez aussi ?
Oui, c'était impressionnant.
Mais je pense aussi que la personnalité et la présence de Bakri
avaient fédéré quelque chose parce que nous, quand on tournait une scène,
on a rarement eu l'habitude d'avoir autant de monde
pour voir derrière le contrôle vidéo, le combo des gens
qui voulaient voir le résultat.
C'était assez une curiosité de voir Gilles Lelouches et Jean-Paul
venir voir les scènes, vraiment, pour voir comme si il y avait
presque le maïs trop joué.
Et il y a une anecdote connue mais qui est bonne de rappeler,
c'est qu'il y a un moment où il est avec une torche
et puis il engueule tout le monde dans le film.
Et ils ont tous subi l'engueulade avec une espèce d'un plan.
Et à la fin, on a dit « coupez ».
Et tout le monde applaudit, ça faisait un peu théâtral.
Mais voilà, c'était des petits moments comme ça.
Je ne veux pas dévaloriser notre travail,
mais je pense que la présence de Bakri avait créé
aussi quelque chose d'assez puissant dans ce château
qui était un décor unique d'où la bulle.
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de devenir
spectateur plus que réalisateur sur un plateau ?
Ah, c'est dur parce qu'on a tellement passé de temps
avec du virtuel que quand ça devient concret,
on a une excitation nouvelle qui n'est pas celle d'habitude.
Mais de temps en temps, quand une scène se poursuit,
ça a été le cas dans Juste-une-June,
quand ils s'engueulent le Louis et Camille,
il y a des moments où on rigolait comme si nous n'étions dans la salle.
Parce qu'ils ont réussi à faire un truc qui est assez dingue.
C'est à s'engueuler en laissant passer les deux les phrases
et qu'on les entend les deux en même temps,
leurs deux phrases.
Ce qui est très rare parce que dans le long quand on gueule,
il y en a un qui essaie d'aller plus fort que l'autre.
Eux, ils s'engueulent de façon assez naturelle,
ce qui nous a rappelé des situations déjà vécues pour certains.
C'est très compliqué les scènes d'engueuler.
Dès là, je dois dire que dans Juste-une-June,
elles sont toutes délicieuses que ce soit entre les parents,
entre les ados ou entre les enfants et les parents.
Il y a un vrai truc, j'imagine qu'en termes de timing,
ça doit être très particulier à préparer.
Oui, c'est vrai que c'est des moments où il ne faut pas se louper.
Et c'est surtout des moments où ça nous permet aussi de faire
quand on fait des lectures ou quand on fait des essais, des castings,
notamment le petit Simon, quand la première fois il est venu
dans notre bureau pour passer le casting,
il a fait cette scène où il gueule sur ses parents.
Et c'est là où on s'est dit, wow, il en a dans le capot, comme on dit.
Et c'est vrai que c'est des scènes assez diluatoires à mettre en scène.
Dans votre vie...
Ou au salon de l'auto, je crois que...
C'est également, c'est tout à fait.
Il en a sous le capot au salon.
C'est vrai, on l'a souvent entendu là-bas.
Moi qui fréquente vraiment assis d'humance cet événement,
je vais le dire que je l'entends tout le temps.
Dans votre filmographie, il y a des œuvres hyper fédératrices
dont certaines permettent d'ailleurs de vérifier si vous êtes toujours vivants.
Genre si vous ne pleurez pas devant or normes,
ben appelez un légiste.
Il y a un succès modeste,
juste un peu plus de 19 millions d'entrées pour un touchable.
Il y a le Avengers du cinéma français
dont on vient de parler, le sens de la fête.
Et une série qui est entrée dans bon nombre de foyers
vraiment au bon moment en thérapie.
Quel est l'œuvre dont on vous parle le plus souvent ?
Alors ça c'est très intéressant,
ce que je ne sais pas si on peut se prononcer.
Ce pensat dépend des moments.
Voilà exactement.
En ce moment, à part le dernier qu'on a fait,
c'est toujours le sens de la fête.
C'est comme s'il avait poussé dans le temps.
Et s'il était resté les gens apparemment le revoit ou en tout cas,
il subit plusieurs,
il supporte plusieurs visions.
Ça a été longtemps nos jours heureux.
Mais en tout cas, une petite fierté pour nous,
c'est qu'un touchable, c'est un peu effacé
et a repris une place à peu près normale,
une place de parking, je parle pour ceux d'avire les mythes d'accord,
dans notre filmographie.
Alors qu'au moment où il est apparu,
il y avait un petit côté monstral
où on sentait qu'il allait vampiriser toute la filmographie.
Et donc, je pense que ça nous rassure qu'on nous en parle.
On a toujours aimé en parler.
C'est une formidable aventure,
mais ça nous a vachement rassuré
que d'autres films et d'autres oeuvres soient cités.
Au moment d'en thérapie, ça a été très fort.
Il y a eu vraiment un courant, les deux saisons.
Mais en ce moment, si à l'instant t'es pour répondre à la question,
c'est le sens de la fête.
C'est vrai, c'est fou.
Ce film a un impact sur toutes les générations.
Il y a une vie assez incroyable.
Mais il y a pris la mort.
Exactement.
Le fil conducteur de toute cette oeuvre, vous diriez que c'est quoi ?
C'est nous. C'est tous les deux.
C'est un fil tendu.
Ce n'est pas un fil qui va tout droit.
Ce n'est pas un fil qui n'est pas non plus en haut.
Non, alors vraiment, on l'a fait une ou deux fois
comme ça des trucs où il y avait des rétrospectives.
J'ai l'impression qu'on essaie de pas analyser ça
parce que tant que ça avance
et qu'on se dit qu'il y a des gens qui nous donnent de l'argent
pour faire des films et qu'on peut le faire,
on n'est pas trop dans l'analyse, mais on est content.
En tout cas, quand on regarde en arrière,
on se dit qu'on a avancé, on s'est rencontrés,
on s'est dit, faisons un court-métrage.
Et puis voilà, on a l'impression que c'était avant-hier.
Donc les choses passent vite.
Parlez-en peut-être au docteur Dayan.
Je pense qu'il sera de bon conseil.
Et quand je le dis, je parle avec cette voix vraiment ridicule.
Il ne faut pas faire ça parce que moi, ça me met dans un état vraiment de trance absolue.
Est-ce que tu peux mettre la musique de Yusek de...
Non, parce qu'on va écouter Guru et MC Solar le bien, le mal,
parce que c'est le choix d'Olivier.
Moi, je suis au service de mes invités.
Je serai jamais animateur chez Novin.
Merci évidemment.
Je serai à la saison de l'auto.
Là-bas, ils voudront de moi.
Je peux dire que cette vache, elle en a sous le chapeau.
Pas mal.
Pourquoi ce titre-là ?
Parce que en fait, Guru a fait une série d'albums qui s'appelait Jazz Mataz,
qui réunit le hip-hop et le jazz.
Et chaque morceau est merveilleux.
On peut l'écouter, le réécouter.
Et celui-là, si on écoute les paroles de MC Solar,
il est terriblement d'actualité.
Comme dans les discothèques, ça replète à la lumière et sans elle du vent.
J'aime les images fortes, car je suis comme toi.
Le poids des mots et le choc des photos.
It's time to get up, time to change the world, cause I'm fatter.
We're gonna expose the wrong that's been going on.
There's people dying in the streets still, in every city.
Lots of kids, they be ill.
I live in Brooklyn, got boys all over.
Been around the world, and you know that I know the...
Non, mais Solar, maître de la Rémy, on est compréhendé de comparses,
de gang, star, appareil, immédiatement,
maître de la Rémy, quand je t'attends, t'accuses l'immé,
c'est les mecs qui m'illimètre après m'illimètre,
c'est un phélectrique.
I hate the tire, but I make free it.
I make a bet.
Le soir.
Ling, c'est le choix d'Éric Tolédano, venu accompagner d'Olivier Nakash.
Éric, pourquoi ce titre ?
Parce que Christopher Cross...
C'est bien beau de...
Mais...
Christopher Cross, qui fait partie des gens qui,
quand j'avais 13, 14 ans...
Voilà, mon père, il y avait ça à la radio,
et j'ai l'impression qu'on est un peu indim en choix,
et que j'ai pas fait mes devoirs.
Chansons de slow en même temps, hein.
Chansons de slow, mais ça...
Nan, je sais pas, ça la trouve très évocatrice.
Voilà, les rythmes, les machins,
je trouve qu'il y a une petite douceur
qui appartient à un autre moment qu'aujourd'hui.
La musique dans vos jeunesses respectives,
est-ce que ça a été un enjeu de pouvoir ?
Parce que c'est le cas dans juste une illusion.
Le chef, c'est celui qui a accès à la platine,
et là, on a deux frangins qui s'affrontent,
l'un côté funk, l'un côté new wave.
Est-ce que c'était le cas aussi pour vous ?
Mais bien sûr, mais bien sûr,
parce qu'on avait un rapport avec les objets
qui diffusaient la musique, les disques,
les cassettes audio, la platine, les double cassettes,
le walkman, oui, c'était vraiment
exactement ça, des objets de pouvoir.
Et puis aussi, on était fétichistes,
on collectionnait,
il fallait avoir le dernier 45 tours,
ou l'import pirate,
ou cette compil' là,
on faisait nous-mêmes nos compiles,
c'est pour ça que souvent,
dans les cassettes qu'on a encore, d'ailleurs,
il y a beaucoup de logos,
des radios, parce qu'on n'arrivait pas
à avoir les morceaux en entier.
Donc oui, oui, c'était un objet.
Et puis c'était surtout,
c'était surtout une façon aussi
de revendiquer quelque chose.
Et c'était bien cette époque-là,
parce qu'où soit on était
habillé tout en noir avec Eddoc Martiz,
les cheveux crépés,
on était avec les new wave,
sinon on était un peu plus funk ou hip-hop.
Moi, j'aimais bien cette période
de rivalité musicale.
C'est plus qui a dit que l'art,
c'est ce qui empêche les ados de dormir.
C'est-à-dire qu'il y a aussi
une forme de décoller des parents.
C'est-à-dire, j'écoute pas votre musique,
j'écoute, je suis pas vous.
C'est ce qui dit d'ailleurs.
Je ne suis pas vous, j'ai mon propre goût.
Et donc, on se départit des parents
pour rentrer dans un mouvement
qui est plus de notre génération pour Olivier.
Ça a donné des photos que je vais dévoiler
dans pas longtemps de lui et en Robert Smith.
Et pour moi, c'est l'autre chose.
C'est quoi la condition pour les photos ?
Un certain nombre, comme on dit,
au Canada, un certain nombre en masse de gens.
Je vous en supplie, allez voir le film.
Parce qu'on va essayer d'oser.
Parce que je peux vous dire que j'ai de la photo.
Mais est-ce qu'il y a des dossiers-retours ?
Je pourrais en trouver avec des coupes de cheveux, des trucs.
Si, s'il y a, il y a des coupes de cheveux qui défilent entendement.
Il y a des trucs.
Là, c'est très particulier,
parce que je le disais, le film se déroule en 1985.
Mais à quel moment est-ce que vous réfléchissez
à la musique dans un film ?
Parce qu'elle a toujours une place très importante dans votre cinéma.
Des écritures, parfois, dès le début, je me rappelle
qu'après avoir vu le doc sur Pozzo et Abdel
qui a donné un touchable,
avoir mis des musiques sur l'ordinateur en disant
« Tu l'imagines danser sur Earth's Wind and Fire » pour lui.
Donc, des fois, la musique, elle est préalable.
Des fois, elle est souvent pendant l'écriture.
Donc, on trouve des morceaux et on dit
« Celui-là, il passe le temps, c'est marrant. »
Le premier morceau qu'on avait, il n'a pas passé le temps.
Mais pendant longtemps, il était indicateur de trucs.
C'était Ain't Nobody de Chaka Khan.
On disait « Tiens, c'est marrant, ça pourrait être le générique. »
Et on écoutait ce morceau longtemps.
Donc, des fois, il nous tient un bout de l'écriture,
puis il s'en va et il a laissé la place à juste une jeune.
Et à dix autres.
D'ailleurs, j'ai un scoop pour vous.
Il y a un vinyl qui sort, on nous a dit ça aujourd'hui,
avec toute la BO du film.
Évidemment, elle sera sur les plateformes des mercredis.
Mais elle sera aussi un objet physique.
Je ne sais plus qui sort ça.
Sony.
Je salue cette bande originale qui m'a fait énormément de bien,
qui m'a fait très plaisir.
En attendant, tu pourras aller sur les plateformes.
Tout à fait.
Est-ce que vous vous servez aussi de la musique
comme un mood board pour vos comédiens ?
Est-ce que vous leur donnez des directions ?
Voilà, ton personnage, c'est plus cet ambiance-là.
On fait plus que ça.
On fait carrément des playlists par personnage.
Ah oui.
Pour ce film-là, par exemple, pour les copains.
Ça ne veut pas dire que les musiques seront dans le film,
mais ça leur donne un aperçu de leur personnage.
On fait ça très, très souvent.
Et également, on fait une playlist pour toute l'équipe technique
avant de démarrer le tournage,
juste pour essayer de placer une humeur ou une atmosphère.
Et on fait ça par film.
Et on prend beaucoup de temps et beaucoup de plaisir à faire ça.
C'est vrai que Louis avait sa playlist,
Camille avec sa playlist,
Simon, Alexi,
tous les comédiens du film,
on essaie de leur donner un espèce de mood du personnage
et ça les aide à entrer dedans et les incarner.
Les comédies musicales, peut-être, à un moment ?
Ah, peut-être.
Non, mais c'est vrai que nos films sont très musicaux.
Mais par exemple, quand je vois un film comme We Plash,
je me dis que c'est une merveille.
Comment réussir à ce que la musique transpire
et à être aussi incarné ?
Je trouve qu'il a fait une vraie, c'est une vraie proéce, ce film.
J'invite les gens, tous les auditeurs de Radio Nova,
Regardez, vous me pluchez.
De Damien Chazelle, tout à fait.
Votre envie de cinéma, tous les deux, elle est née comment ?
Est-ce qu'elle est née de votre rencontre,
ou c'était déjà préalable et vous avez vu au sein ?
Non, c'est préalable.
Non, c'est vrai, c'est préalable.
Elle est née de plein de choses.
Elle est née du cinéma du dimanche soir sur TF1.
Elle est née des vidéos clubs.
Elle est née de l'arrivée de Canal Plus.
Et voilà, une envie d'autre chose.
Je trouve que j'ai allé née de la salle.
Et aussi de la salle.
La salle de cinéma, c'est-à-à-dire de ce qu'on ressent
ou ce qu'on a ressenti petit dans les salles de cinéma.
Fortes émotions.
Une forte envie de retrouver ça à chaque fois qu'on va en salle.
Jusqu'à aujourd'hui, ça, par exemple,
ça fait partie des trucs qui sont créés dans l'adolescence.
Qu'on a de cesse que de revivre.
Quand la lumière s'éteint dans une salle,
j'espère retrouver cette sensation que j'ai eue
quand j'ai découvert certains films jeunes.
Même si c'était des films d'entertainement,
à la Spielberg, à l'India et la chose.
Mais c'est cette sensation de chute
un peu qu'on a envie de se reprendre.
Elle est née aussi de la salle.
Mais j'ai l'impression que de toute façon,
quand on pose la question à tout le monde,
le film Doudou, c'est un film qui remonte forcément
à cette époque-là, en fait, à l'adolescence.
Oui, c'est vrai que ça crée un rapport au monde.
Le cinéma, ça crée un rapport qui nous rassure.
Je crois que c'est un des éléments
qui a été inventé pour qu'on se sente moins seul.
Quand on voit quelqu'un traverser une situation
de façon projetée, on se dit donc lui aussi, il ressent ça.
Et d'ailleurs, c'est ça qui nous rassure.
On se dit je suis moins seul au monde que je l'imagine.
Puisqu'on n'arrive pas toujours avec les mots
à traduire exactement ce qu'on ressent.
Mais quand on nous projette des situations qu'on a vécues,
c'est plus des mots, c'est carrément la situation.
Et je pense que c'est ça qui fait que au cinéma,
on ressent les émotions au point de pleurer.
C'est pas évident de faire pleurer dans un livre,
dans une peinture.
On peut pleurer devant certaines choses.
Mais au cinéma, on se lâche.
On lâche l'alarme, elle sort.
Ça veut bien dire qu'on est touchés à un endroit particulier.
Pour pleurer, il y a aussi la musique en l'occurrence.
La chanson qui vient, je pense, qui est vraiment idéale,
c'est le choix d'Olivier Joy Division.
Love Will Terrace Apart.
Wow.
Vous l'avez vraiment, ça s'imposait, non ?
La chanson a pleuré.
Tout à fait, il y a aussi un morceau de Joy Division dans le film.
Transmission.
Moi, je le fais derrière, je peux le dire.
Et c'est un groupe qui est tellement symptomatique de cette époque-là
et qui a révolutionné le mouvement de l'OM.
Novalessoir.
La frutta, dulce de allégria,
vendiendo rico bollo,
divonando preu...
La gache et éric toledano.
Et c'est ce dernier qui a choisi ce titre.
Je vais le laisser, le prononcer.
À l'allégria, Elia et Elizabeth.
C'est un morceau que j'ai découvert récemment.
Pareil, plein de fois samplé.
C'est brésilien et c'est, je crois,
et c'est vraiment quand on a envie,
je sais pas, de prendre la voiture un matin, qui fait beau
et qu'on se dit que ça va bien se passer.
Ça s'appelle allégria, ça veut dire bonheur, joie en espagnol ou en portugais,
en tout cas, et c'est une tente, en tout cas, qui s'appelle comme ça.
Et c'est très très bon, je le conseille.
Là, il y a un vrai développement dans la musique.
On va marquer une courte pause.
Dans un instant, je vais tester votre culture spéciale
à l'année 85 en matière de cinéma.
On a parlé videoclub, on a parlé salle, on va vérifier tout ça.
Ok, on est prêt.
Si on dit non, en même temps, je peux aussi annuler.
Je suis à votre service.
Non, il faut pas annuler.
Ok, on annule pas.
Alors, c'est parti.
Nova, le soir.
Castronationale de Barbès dans la playlist d'Olivier Nakash,
venu avec Eric Tolédano, nous parlons de juste une illusion.
Pourquoi ce choix ?
Parce que c'est un morceau qui met la pêche.
Quand on se réveille le matin et qu'on n'a pas envie de se lever,
on met ce morceau et tout de suite, ça donne envie de se lever.
Et comme ça, il te bouge et il se foule.
Ixaloupe, je le dis pour ceux qui nous ont pas la vidéo.
Et pour ceux qui n'aiment pas la fouleur.
Ixaloupe, c'est un morceau qui fout la pêche.
Quand j'ai Ixaloupe, ça m'appelle ma Bretagne.
C'est vrai, pardon, j'avais oublié que...
Mais d'ailleurs, c'est une musique qui est originaire de Quimper.
Oui, bien sûr, on a entendu les...
Souvent, dans les fesses, nous on entend l'orchestration.
Et les gens dansent beaucoup.
C'est vraiment un hit.
On a parlé auto-moto, c'est donc le moment de mettre un casque.
Je suis désolée de filer ce jeu de mots vraiment pourris d'une force.
Je vous ai choisi quelques films sortis en 1985.
Je vous laisse éventuellement les identifier
et m'en dire un mot si toutefois ils vous inspirent.
C'est parti.
Hé, t'sais, tu vas cracher le morceau et nous raconter toute ton histoire.
Toute ton histoire ?
Toute ton histoire.
Toute ton histoire.
Je suis à la compo d'histoire et géographie.
En huitième, j'ai fauché la moumoute de mon oncle,
le masque et je l'ai collé sur ma figure pour jouer Moïse à la pêche pour dévreux.
Ben oui, c'est pas sûr.
Non, non, non, c'est l'autre, c'est les gonises.
Ah non, moi je n'ai rien à dire sur les gonises.
Est-ce qu'il fait partie de votre mytholeuse ?
Les gonises, il y avait un...
Tu vois Eric, c'est un grand nom.
Je préfère le Simon, là, le jeu Simon.
Non, les gonises, oui, surtout moi, je me rappelle une scène
qui m'avait un peu traumatisée ou justement chocot.
Voilà, on rentre sa main dans le mixeur comme ça,
pour lui broyer à la main.
Oui, c'est Steven Spielberg.
Alors, j'ai choisi...
Pourquoi ?
Je n'ai pas assez m'a gonflé.
Il y a juste brolling.
Il y a plein d'acteurs.
Je ne sais pas, j'en garde aucun souvenir.
J'ai tout mis en VF, parce que je me suis gné dans ces années-là
où ils avaient fortement découvert en VF.
Tant mieux, il y a des films qu'on a découvert en VF
et qu'on ne peut voir qu'en VF.
Piège de Crissal, tout ça.
Salut, c'est John McLeod.
1985, toujours un petit bout de bandanonce musclé.
Ce que t'as dans la tête, c'est pas le casse du siècle.
C'est la connerie gagnée.
Quelle genre de matériel.
Oh, ordinateur, scanner, pourquoi faire ?
Je programme un ordinateur, c'est un boulot de tronche.
J'ai besoin de calme, c'est clair, t'es content ?
Comprends pas, mais je suis content.
L'envin, girodo, les spécialistes.
Ah, Balu, c'est lui.
Ah oui, les spécialistes, oui.
C'est pas le plus grand film de l'ocombe.
Non, mais...
Si on veut dire une chose, c'est que les dialogues sont de Michel Blanc.
Et quand on sait ça, on regarde les spécialistes différemment,
parce qu'il y a plein de punchlines dans ce film,
qu'il y a un film de casse.
Ce qui est rigolo, c'est qu'on entend les bandanonces,
on sait exactement quelle décennie.
Je sais pas, il y a un truc dans le son, dans le...
Oui, c'est vrai, une façon de parler.
Ouais, le son, t'es grolle.
Ouais, le son, t'es grolle.
Je suis désolé, il y a ça aussi dans les goonises.
Le langage est vraiment très particulier.
Ouais, je sais pas aimer, je sais pas si je vous l'ai dit.
Ça n'a pas trop tiffé.
Ok, et bah, il est extrait suivant.
Pour l'instant, ce n'est pas des grands films, je suis désolé.
Il est très exactement 7h et 6 minutes.
Il vous reste donc 8h, 54 minutes, pour méditer sur vos fautes.
Pas de question.
Est-ce que l'aspecteur de Lambeau est au courant
que vous avez fait une radière dans sa garde-robe ?
Un surdoué, une fille à papa, un athlète, un révoltaire...
C'est Breakfast Club.
Oui, c'est Breakfast Club.
Ça, c'est bien. Là, j'ai vu.
Ah, ça, fantastique.
Là, vous avez un point.
Ok.
C'est fantastique.
Des points pour la qualité.
Je vois ça. C'est-à-dire que je suis en train de me faire
retourner le film du génération.
Je n'ai pas dit que c'était que des grands films.
Je dis que c'était des films qui étaient sortis en 1985.
C'est faux. Elle a dit que c'est que des grands films.
On va tout de suite réécouter.
Oui, c'est que des grands films.
J'ai vraiment cette voix.
Il faut changer de métier de manière immédiate, madame.
Vraiment trouver un autre emploi.
Pourtant, je suis imitateur, réputé, je peux vous dire.
Alors Breakfast Club, est-ce que ça a été un film important ?
Oui, c'est important parce qu'il a quand même,
John Nukes, on va dire,
bien saisit l'humeur de l'adolescence des adolescents américains
à cette période-là.
Et en fait, c'est comme une BD.
Tous les acteurs sont d'une typologie très particulière.
Tu veux dire tous les personnages ?
Oui, tous les personnages.
Et on peut s'identifier à l'un ou à l'autre.
Moi, je m'identifiais.
Justement, il y a une jeune fille qui est un peu rebelle,
habillée tout en noir, un peu en mode un peu new wave.
On y revient.
Comme ça, voilà.
Oui, je m'identifiais un peu à elle.
Et j'aurais bien voulu passer une nuit avec eux dans ce collège.
Je rappelle qu'il y a un certain nombre de millions.
Les photos d'Olivier Nakayash en Robert Smith circulant.
Je pense que c'est potentiellement une des meilleures promos qui puisse être faite.
Parce que tout le monde a mauvais fonds,
donc tout le monde va avoir envie de voir ces photos.
Mais vous étiez tous les deux de faite plus jeune que les héros de ce film ?
Oui, c'était les grands.
C'était les grands, donc on est évidemment attirés.
Parce qu'au-dessus de nous, comme les grands-frères, les grandes-sœurs,
et c'est vrai que ce film a marqué notre génération.
On va vraiment changer de registre.
Ah, enfin.
On est dans le domaine de l'animation.
Astérix est la surprise de César.
Est-ce que vous avez fait partie du jeune public de ses dessins animés Astérix ?
Alors oui, par contre, on n'a pas recone ni la voix de Roger Carell ni de Pierre Tornade.
Car j'ai fait exprès de mettre des autres...
Des autres...
Je vais tout juste te raconter ce qui vient de passer.
Ah, c'est pour donner envie de faire d'aller gérer.
Moi, je m'en fous, je suis obligé de le dire.
Éric vient de me montrer une photo d'Olivier dans les années incriminées.
Et vraiment, aller en masse voir le film.
Parce que ce serait vraiment dommage que je sois la seule à voir cette photo.
Oui, c'est vrai que celle-là, elle est pas mal.
Allez, je sais, ça m'a fait un petit choc, je veux dire.
C'est assez choc.
Capillairement, très audacieux.
Oui, c'était audacieux.
C'était l'époque, qu'est-ce que je voulais que je vous le disais ?
Donc Astérix, pas du tout, on appelle faire un four.
Non, Astérix, on va dire de Chabat, plus un peu plus tard.
Oui, mais c'était pas les années 80.
Non, mais pour moi, c'était Roger Carell qui faisait la voix.
Oui, mais on l'a pas entendu parce que là, pour le coup, c'est la vanne avec l'anglais.
D'accord.
Juste avant.
Moi, je ne suis pas comme un ami.
Moi, je n'aime pas les Gounises, je n'aime pas Astérix.
Non, pour l'instant, les années 80 sont riches culturellement, mais là, voilà.
85, pas les années 85, 85, attention.
Vous avez toutes mes confuses.
Allez, dernier extrait.
Cyril, nous savons pas de chose.
Elle s'appelle Mehdi.
Je vous envoie de la campagne.
C'est un indice musical.
C'est James Bond, là, contre.
C'est A View to Kill.
Duran Duran.
Duran Duran.
Dangerusement Votre avec Roger Moore, Grace Jones, Christopher Walken.
C'est ça.
Est-ce que ça fait partie de votre mythologie adolescente ?
Oui, les James Bond un peu plus, mais c'est Moonraker.
Parce qu'il me faisait peur, le grand qui, avec les dents en fer,
qui a récrogé mon ça.
Oui, oui, j'aime, j'aime, mais après, ce n'est pas le...
Je dirais qu'il y a 85, il n'y a pas les Indiana Jones, des trucs comme ça.
Non, ce n'est pas les...
Bien retour vers le futur.
Oui, voilà, je pensais que ce n'était pas le cas.
Mais ça me semblait obvious.
C'est obvious, c'est obvious.
Comme ça, le passé simple, il lui fallut.
Oui.
Bon, c'est une séquence ratée.
Qu'est-ce que vous voulez que je me dise ?
Non, non, non, non, non.
Vous pouvez pas réussir toutes ces émissions.
Ce n'est pas complètement raté parce qu'il y a un message qui est passé.
Et c'est par rapport à la photo,
je peux vous dire juste qu'en termes de contre-champs,
la tête de Charline Cole a découvert cette photo.
Et bien, vous l'avez réellement qu'on fasse des entrées.
Alors, je ne sais pas comment tu as incliné le téléphone quand tu me l'as montré,
parce que je rappelle que dans ce studio,
il y a eu des caméras, bien sûr.
Donc, ma tête surprise sera forcément visible à un moment.
On peut peut-être la refaire.
On la foutra, oh mon dieu.
Oh my goodness.
Musique, un choix d'Éric,
un super tramp, school.
Putain, un des plus beaux morceaux du monde.
Allez, ça me va.
I can see you.
Sorti El Barret,
avec Nobody Knows, c'est le choix d'Olivine Akash.
Oui, alors ça,
il y a des titres comme ça,
où on se dit un jour, on les mettrai dans un film.
Et celui-là, il a eu une envolée,
il y a quelque chose de formidable,
jusqu'à ce que je vois Valeur Sentimentale,
qui est sorti l'année dernière,
et qui est tout simplement le générique du film.
Donc voilà.
Des fois, on a ça, on a laissé, on lui a laissé.
On adore une musique et on la voit au cinéma et ça nous déprime.
Et des fois, on a des musiques qu'on a utilisées,
on voit qu'elle s'en réutilise et ça nous déprime.
C'est le cas dans Mommi, je peux lui dire.
Ah oui, Mommi, oui, c'est vrai.
Ça vous arrivait souvent de renoncer à des morceaux
parce que préemptés ou des trucs
que vous aviez envoût depuis longtemps
et de se dire, ben finalement, je peux pas.
Ça y est, une réflexion.
Parfois, je me rappelle que Jacques Brel,
une valse à mille temps,
c'était un truc qui avait été vachement utilisé
par Claude de Louches.
Oui, oui.
Mais on lui en a parlé, il a dit,
non, il faut le faire, et on l'a laissé.
Mais des fois, oui, des fois, c'est...
Mais il y a des morceaux au police.
Dans police, il y a un moment absolument incroyable,
le film de Maywen,
avec les jubères broseurs ou moi.
Jacques Brel appartient, voilà, c'est elle.
Donc ça, maintenant, c'est consigné
sur ce film-là, et le morceau est sublime.
Oui, et très bien utilisé.
La musique est magnifiquement placée dans la scène.
Mais Earthwellian Fire est à vous.
Earthwellian Fire, j'ai spécialisé à nous,
mais c'est vrai que c'est identifié à la danse,
Boogey Wonderland en tout cas.
Alors, ceci étant, moi, je l'ai revu dans un film,
The Nice Guys avec Russell Crowe et Ryan Gosling.
Et en fait, vraiment, j'étais au milieu du film,
et d'ailleurs, j'ai pensé à un touche.
Oui, c'est vrai, c'est dedans, tout à fait.
Donc ça marque vraiment très fort.
On a même fait le même quand on est dans un mariage
et qu'il y a la musique.
Les gens se retournent vers nous et pensent à nous.
Ça nous plaît d'être associé à ce couple,
moi, j'adore.
C'est un peu chouette aussi.
C'est chouette aussi.
On parlait de votre parcours commun.
Est-ce que vous avez un souvenir précis
du plateau du film Le jour et la nuit en 95,
si vous abusez votre premier court-métrage
avec Julie Moduèche et Zindine Soillem ?
On a un souvenir précis d'un autre moment.
C'est de la projection de ce film.
Oui.
Et la première fois où on a été confrontés
au regard de notre famille et de nos amis
sur le travail qu'on a fait,
eh bien, c'était pas joli.
C'est vrai ?
Non.
C'est pas joli parce que c'était un tel bide
que les gens ne nous parlaient pas du tout du film
et on a compris que quand les gens,
et ça, c'est un truc qu'on peut retenir
pour tous les gens qui veulent faire de l'artistique,
quand quelqu'un sort d'une expo ou d'un film
et qui ne te parle pas de ce qu'il vient de voir,
ça n'est pas bon aussi.
C'est dur.
Ah, c'était dur, ouais.
Mais est-ce qu'on se construit pas aussi
avec des grosses échecs ?
Celui-là, ça en est un gros.
Les premières personnes à qui vous montrez vos films,
généralement, ce sont toujours les mêmes ?
Ou c'est le public d'abord ?
Ouais, il y a plusieurs étapes.
Déjà, on est très attentifs aux premiers techniciens
qui découvrent les premiers montages.
Déjà, c'est des petits signaux, on va dire,
même s'ils sont des professionnels
et qui travaillent sur le film.
C'est déjà des petits signaux.
On guette tout le temps les rires.
On guette toujours les remarques.
Mais après, avant de sortir du montage à vide,
on fait toujours une projection.
Test.
Test à Hellbuff, dans la banlieue de Rouen.
Toujours le même cinéma, ouais.
Le même cinéma devant 500 personnes
qui ne savent absolument pas ce qu'ils vont voir.
On envoie le film, on enregistre pour savoir
si ça essaie à dérire.
On est là pour ressentir le pou.
Et comme on a des débats, des questions,
est-ce que la sari, est-ce que la sari pas,
au moins là, c'est un verdict.
En tout cas, le premier partage,
c'est plutôt des gens qu'on connaît pas.
Mais le montage, c'est une grosse partie
de votre écriture.
Je sais pas si c'est 13 dits, mais ouais.
Oui, bien sûr, en général,
les gens peuvent aller jusqu'à 2-3 mois.
Nous, c'est au moins 6 mois.
Ah oui.
On revoit tout ce qu'on a fait.
Et comme on n'a pas du tout fait les mêmes prises,
on va rechercher peut-être à réécrire certaines séquences.
Ça les rende plus dingues, plus folles.
On a beaucoup de matière.
C'est pour utiliser une métaphore qui a beaucoup de rangs.
Dans ma région d'origine, on va à la pêche
et on prend le maximum dans le filet.
Et ensuite, on redécorte-t-il tout.
En tout cas, c'est comme ça qu'on dit à...
Après tout, il s'est tout fait à la pêche, l'automobile,
enfin, vraiment un homme orchestre, quoi.
C'est vrai, exactement.
Je parlais du tout premier court-métrage
il y a un instant.
Il y a eu aussi, en 1999, une autre histoire.
Il faut filmer une équipe de père Noël.
Toi, toi, personnellement,
tu fais ça pour l'oseil ou pour la gloire ?
Pas pour l'oseil.
Pas pour l'oseil ?
Pour l'oseil.
Bon alors, si tu veux te faire un peu de thunes,
si tu veux te faire un peu de pombrois,
écoute exactement ce que je vais te dire.
Au moment où tu tchères chez ta cliente,
tu fais le gros tum ou tout malheureux, etc.
Il y a un moment, elle va te proposer à boire.
Là, tu dis non.
C'est chez soi, c'est vrai.
Vous connaissez encore les petits souliers.
Je parlais d'Avengers du cinéma pour le sens de la fête.
Là, on est sur vraiment les Avengers du court-métrage.
Jamel Deboutze, Rojdie Zem, Gadèle Malle.
Ouais.
Ah, ça, c'est ça.
Ma corny reprend, on se dit, c'est fou.
Ouais, vraiment.
Parce que le plus connu à cette époque-là, c'est Rojdie Zem.
Ouais.
Mais il y a déjà beaucoup d'humour sur le plateau
parce que je me rappelle d'une vanne, il avait fait beaucoup de films.
Et je ne sais plus si c'est Gad ou Jamel qui avait dit
t'as fait plus de films, plus d'entrée dans ta vie.
Parce qu'ils n'avaient pas fait beaucoup d'entrée.
Et donc, c'était une bonne vanne et eux, ils n'avaient pas encore eu l'horreur.
Et donc, c'était un truc de fou.
On peut rendre hommage à Gadèle Malle.
C'est le premier qu'elle eut et qu'elle dit, je vais appeler les autres.
Ouais.
Et le court-métrage est vachement bien.
Moi, je l'ai revu en préparant l'émission.
Ça, c'est plaisir pour toi.
Il a pris... Il a un petit jeton, comme on dit.
Il a 27 ans.
Ouais, mais tant mieux.
Mais vraiment, ça tient, quoi.
Ça tient.
On est contents de les voir.
C'est assez hallucinant de repenser à ce plateau-là aujourd'hui
parce qu'encore une fois, Gad et Jamel sont beaucoup moins connus
que Rojdi et n'ont pas fait de carrière encore.
Mais votre sens du collectif, il est né à ce moment-là.
Enfin, l'idée, en fait, de servir tout le monde de la même manière
et d'avoir un...
Oui, et puis il y a deux choses.
C'est que là, pour le coup, on a parlé de quelque chose qu'on connaissait.
Ouais.
On a parlé un peu de nous.
C'est la première fois qu'on parle de nous,
contrairement aux premiers court-métrages.
Et en fait, quand on connaît bien,
je pense qu'on en parle bien.
Et donc, voilà, on a eu la chance d'avoir ce casting
complètement dingue et, voilà, le court-métrage
qui dure 19 minutes et on est né de ce court-métrage.
On peut dire, d'ailleurs, qu'il est accessible gratuitement sur Google
en tapant les petits souliers.
Absolument. C'est ainsi que je l'ai revue.
Si vous avez envie de le voir.
Musique, maintenant.
Tiens, c'est un choix d'Éric.
Ah, quel genre, quelle chance.
Le dernier demi-sile connu.
Je l'adore.
François de Roubaix, on y revient.
C'est tellement beau.
François de Roubaix, c'est le choix d'Éric Tolédano.
J'espère qu'il est également validé par Olivier Nakache.
Sinon, le contrat n'est pas rempli complètement.
Je valide complètement.
Bon, on va marquer une courte pause.
J'ai fait appel à vos souvenirs ciné.
Je me suis ramassée.
Je vais vous poser des questions beaucoup plus directes
sur vos souvenirs de musique.
Là, je ne peux pas me tromper, c'est que votre responsabilité.
J'espère pour toi.
Normalement, je ne suis censée pas juger les réponses
que vous allez donner.
Je ne vais vraiment pas m'en priver.
On va marquer une courte pause et on se retrouve dans un instant
avec O'Pipe.
Nova Le Soir.
Un outil by Nature, c'est le choix d'Olivier Nakache,
l'invité de Nova Le Soir avec Éric Tolédano.
Pourquoi ce titre ?
Parce que ce titre, il a été...
Enfin, je veux dire, il est d'une puissance folle.
Et surtout, parce que j'avais ramené de New York
une casquette O'Pipe.
Et je l'ai beaucoup mis, cette casquette O'Pipe.
C'est toujours délicieux à dire.
C'est comme chat de GPT.
Ouais, exactement.
C'est toujours le même plaisir liant O'Pipe et chat de GPT.
On en revient à l'adolescence.
Exactement, exactement.
O'Pipe ne me fera jamais par verre, voilà.
Puisque c'est une demande d'Éric Tolédano.
Ah, qu'est-ce que c'est ?
Je le fais, je le fais.
Ça a été demandé, je le fais.
J'aimerais en savoir un petit peu plus sur Charlene maintenant
que cette musique d'antérapie a démarré.
Oui.
Charlene, qu'est-ce que vous pouvez nous dire de votre enfance, par exemple ?
Quelle est-ce ? Très heureuse.
Vous avez grandi où ?
En Picardie.
Friseuruse et en Picardie, ça, il y a un truc.
Qu'est-ce qu'on appelle Anoxymor ?
Non, c'est faux.
C'est faux.
Parlez-nous, Charlene, de votre dernier rêve.
Je m'en souviens pas de mes rêves.
C'est très gênant, ce moment.
Charlene n'a aucune envie de se dévoiler.
J'ai l'impression que vous êtes faits ce qu'on appelle un syndrome de résistance.
Alors, Charlene pose des questions aux gens précisément
pour ne pas avoir à y répondre.
Et la première séance, c'est gratuite, Charlene.
Ben, ok, mais quel est le diagnostic, docteur ?
Saint-Anne.
Ok, ben, je vous laisse m'accompagner.
Du coup, dès la sortie, après deux heures.
Oui, c'est bien.
Ça paraît prendre la bonne distance.
Oui, c'est juste bien.
C'est vraiment parfait.
Il y a deux messieurs qui viennent vous chercher
avec une blouse blanche.
Allez-là.
Ben, moi, j'y vais que si c'est le docteur d'ailleurs qui vient me chercher.
Et je pars même devant, s'il vous plaît.
Il ne vous reste qu'une formalité à remplir.
Un petit questionnaire qui fait appel à vos souvenirs musicaux.
L'idée, c'est de répondre du taquotac.
J'ai pas le droit de juger.
J'ai pas le droit de vous demander des explications.
Je ferai évidemment tout ça parce que j'en ai rien à faire.
C'est mon émission.
Est-ce que vous êtes prêts ?
Oui.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfance, en tout cas la vôtre.
Le titre de musique ?
Oui.
Just like heaven.
Ça, c'est pour Olivier.
Taquotac.
C'est Sylle, ma fille.
Nougarro.
Très bien.
La chanson de votre adolescence.
The Alan Parsons Project.
I In The Sky.
I In The Sky.
Ok.
Ça, c'est pour Eric, Olivier.
Et moi, je dis à la chanson de mon adolescence, je dirais.
Je viens de la dire juste avant.
C'est compliqué.
Après, une autre de cure.
Ah oui.
Alors une autre de cure.
Je dirais Boys Don't Cry.
Très bien.
Votre chanson de Karaoke.
La chanson de Karaoke, c'est Gérard Le Normand.
Voici les clés.
Ok.
Et je vais la faire.
Voici les clés.
Ok.
Tu changerais d'aller.
Et moi, c'est La Bohème.
Et je vais la faire.
Je vous parle d'enfance.
Avec l'imitation et tout.
C'est parfait, vraiment.
Le titre qui vous propulse immédiatement sur la piste de danse.
Saturday Night Fever.
Parce que quand je vais me entraîner devant la classe, comme Tony Valero, c'est ça?
Malero?
Malero.
I'm so excited.
I'm so excited.
Des pointeurs sisters.
Ok.
Très bien.
Et la chanson qui vous fait immédiatement sortir de la piste de danse.
Sortir de la piste de danse, on va s'aimer.
Gilbert Montagnier.
Ou Sunlight des Tropiques.
Ça commence comme ça.
Danse.
Je vais boire un coup.
Quelqu'un a une cigarette.
Je ne sais pas.
À sortir.
Ouais.
Ah c'est une bonne question.
J'en ai d'autres.
Oui, il y en a plein.
Omakumba de Jean-Pierre Madaire.
Ok.
Votre chanson de comédie musicale préférée.
La, la, lente.
N'importe laquelle?
Bah non, celle qui dit shining the stars.
J'aime bien.
Toi, c'est Faisir Jumel à cause de ta sœur.
Non, pas du tout.
Moi, c'est Blues Brothers.
Gaming, someone loving.
Pas mal, pas mal.
Ils savent faire les chansons, la billage.
C'est fou quand même.
Autant de talent.
Et enfin, catégorie pénible.
La chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête.
Can I ever gonna give you?
Never gonna let you down.
Le soleil là pour toi, my baby.
La version française en plus.
Bien sûr.
C'est vrai que celle-là, quand elle rend dans la tête, c'est dur.
Never gonna give you.
Ils font la chorégraphe.
C'était vraiment pas sûrement Bigo de l'année.
Si elle reste, vraiment si je vous l'aimais là,
vous êtes dans la voiture, vous êtes chez vous.
Never gonna give you.
C'est atroce.
Ça ne part pas.
Never gonna let you down.
Moi, c'est toute première fois de Jeanne Mass.
Oh ouais, c'est dur aussi.
Tout premier.
Ça, c'est très, très dur.
Je sais pas pourquoi je pose cette question.
Je passe des soirées entières
avec des chansons improbables dans la tête.
Du coup, je vais me remettre à l'endroit.
Je vais vous proposer d'écouter Just An Illusion.
Imagination.
J'ai le droit de me faire plaisir aussi.
Sans vous avoir remercié,
que Just An Illusion ce sera dans les salles mercredis,
et qu'au bout d'un certain nombre d'entrées,
vous aurez droit à des photos délicieuses
dont j'ai eu la primeur d'Olivier Nakache
en pleine adolescence.
Franchement, ce serait dommage de s'en priver.
Vous voulez prendre des posters et les mettre sur votre mur.
Merci Charline, c'était un très grand moment.
Merci à tous les deux.
Moi, je dis il a dit Charline.
Je dirais merci Charline.
Vous m'avez vraiment parlé de nos improbables
à quel prénom de ce jeune homme.
Sébastien, merci Sébastien.
Merci à tous.
C'est pas qu'un numéro téléphone, Sébastien.
On est partis sur le dent de flore
avec Sébastien qui va nous envoyer le mien.
On a dit Just An Illusion marche également.
Imagination.
Entraîné par le célèbre Lee Jones.
Tout de suite, Imagination.
Just An Illusion.
Imagination.
Dans Nova Le Soir, Just An Illusion
et Jamie Le Schlagg et ses grands replaçants,
Nova Le Soir
a retrouvé en podcast
sur nova.fr et toutes les plateformes.
1, 2, 3, 4
Le Soir
Pouvoir d'achat, accès aux logements, endettement, épargne, financement des services publics,
comment ça fonctionne, à qui ça profite.
Rendez-vous du 19 mars au 5 avril à la cité des sciences de l'industrie et dans toute la France.
Au programme des conférences, ateliers, rencontres et formations pour comprendre,
débattre et affûter son esprit critique.
Plus d'informations sur site et tiré-sciences.fr
Le soir, écoutez, Nova Le soir, échanger de disques avec Charline Roux et ses invités.
Le soir.
Bienvenue dans Nova Le soir, au programme de ce lundi, Gilles Cateron, Madness ou encore
Missy Elliott, une playlist établie par un duo, les Wonderbuzz du cinéma hexagonal
à qui l'on doit nos jours heureux, intouchables ou encore le sens de la fête,
Olivier Nakash et Rick Toledo nous rendent visites pour nous plonger au beau milieu des
années 80, brushing et épaulettes de rigueur, on parlera de leur nouveau film
juste une illusion.
L'occasion aussi de se replonger, évidemment, dans la BO de l'époque,
vos choix dans un instant avec les morceaux de Bravour et pour démarrer en douceur
et sans anachronisme, voient six en titre.
De 1985, on écoute Shaday, Smooth Operator.
Shaday dans Nova Le soir et passons maintenant aux morceaux de Bravour.
Nova Le soir.
Panique, qu'est-ce que je vais bien entendre ?
Bonne banane.
Myarcaise.
Antigone.
La BO de belle fleur.
Franck Zappa, sans hésiter.
Les morceaux de Bravour.
Chaque jour vient un canal dédié sur le compte Insta Nova.
On vous propose d'établir une petite playlist sur un sujet précis.
Et en l'honneur de nos invités, Olivier Nakash et Rick Toledo
et de leur nouveau film Juste Une Illusion, qui nous plonge en langue Grasse 85,
on vous a demandé d'envoyer vos bansons des années 80.
Louis Samedo News, c'est le choix de Pierre François, car ne l'oublions pas.
1985, c'est aussi l'année de sortie de retour vers le futur.
Frédéric, elle nous écrit, c'est tellement difficile de sélectionner
juste un seul titre de cette bande-son qui a accompagné toute ma jeunesse.
Mais puisqu'il en faut un, je choisis It's My Life, top top.
Mode pour sa bande-son,
Special Eighty's, a opté pour Kim Wilde et Cambodia.
Pierre Jacques a choisi un titre de 1988 qui, à mon avis,
n'a pas pris une ride, Tracey Chapman talking about revolution.
Et enfin, à la question qu'il était votre bande-son dans les années 80,
Johan nous répond, small town boy de bronze kibit, évidemment.
Kibit, d'un nova le soir, on marque une courte pause
et on se retrouve dans un instant avec les réalisateurs Olivier Nakash et Éric Toledo.
Tes novas le soir, échanger de disques, avec Charline O'Roux et ses invités.
Nova le soir.
Le soir.
Ça fait maintenant un tout petit peu plus de 20 ans
que ce duo a trouvé la formule chimiquement pure du rirolarme,
ce médicament non breveté qui vous permet, au ciné comme à la télé,
de vous esclaffer en faisant beaucoup de bruit
avant de vous moucher fort et de voir votre mascara non boiteur-proof dégouliné.
L'amitié, les jolies colonies de vacances
avec des enfants-rois, des cons au pays des emmerdeurs,
la famille des arbres qui se chante en allemand,
la précarité, les situations périlleuses
qui obligent à envoyer les feuilletés des personnages
et des acteurs hors normes, des agents décroissants infiltrés
sous les noms de code Poussin, Lexo et Cactus,
ou la découverte de la voix équivalente à un spa du docteur Dayan.
Tout ça, c'est à eux qu'on le doit,
grâce ou à cause d'eux, vous allez tous exhumer de vos placards
la doudoune avec le canard dans le dos.
Bienvenue Olivier Nakash et Éric Toledo.
– Merci beaucoup. – Tout ça, c'est votre faute.
– Oui, un petit peu. – Un poilette coupable.
– Bon, j'espère bien.
On va parler de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi
puisque le film se déroule en 1985,
voici quelques-uns des numéros 1 du Top 50 cette année-là.
Peter Eslone, besoin de rien vu de toi,
German Jackson, Piazzadora, When the Rain Begins to Fall,
ou Opus, Live is Life, Les yeux dans les yeux,
lequel de ces trois titres avez-vous le plus pensé ?
– Moi, je dirais... – Ne me mentez pas.
– Je dirais na na na na na. – Ok, tous les deux.
– Live is Life. – Live is Life.
– Dieu a trouvé comme dialogue.
– Oui. – En réalité, c'est une réalité.
– Live is Life. – Oui.
– On se rappelle du clip de German Jackson et Piazzadora.
– Il y a assez d'emmaquillage. – Il y a assez d'incroyable.
– Et je peux le chanter aussi, celui-là. – Oui.
– And When the Rain Begins to Fall. – Oui.
– Moi, j'adorais que le frère de Michael Jackson s'appelle German.
– Oui, oui. – Je t'en faisais foutre en 1985.
– Mais il m'a encore aujourd'hui, hein.
– German Jackson, c'est bizarre. – C'est le prénom de feu ma grand-mère,
donc ça me fera rire, c'est un allemand, je vais vous le dire vraiment,
c'est improbable.
Nous n'écouterons aucun de ces titres,
puisque vous êtes venus avec au playlist,
et je dois dire que je vous en remercie de nous épargner,
mais du coup, c'est 3-6.
On va commencer avec l'un des choix d'Olivier,
Gilles Cotteron de Bottle, il va falloir le justifier.
– J'adore. – Ah, parce que Gilles Cotteron,
c'est matriciel de plein de choses. – Oui.
– C'est de la soul, du funk mélangé,
il nous emmène aussi en voyage.
Et ça me permet de raconter une petite anecdote,
je l'avais vu en concert au New Morning,
et il s'était endormi pendant un morceau.
Voilà, et donc le concert avait été arrêté,
parce que son contrebassiste l'avait amené en loge,
il s'est endormi en jouant du piano.
– Je pense qu'il était sous multisubstance. – Ouais.
– Et donc il s'était endormi, donc c'était assez drôle.
Et également, il a fini sa vie, il n'avait plus beaucoup de dents.
Et ça lui donnait une façon de chanter très particulière,
mais sa voix, sa voix jusqu'à la fin,
elle est restée celle qui nous transporte
dans un monde parallèle, celle de Gilles Cotteron.
– Je trouve que ça veut dire qu'il y cool.
– D'ailleurs, je vais m'endormir.
– On sent bien ses critères.
– 1, 2, 3, 4.
– Vous êtes vraiment dans la playlist d'Olivier Nakash,
invité de Noval le soir, mais avec qui peut-il être bienvenue ?
Pierre Lancement, Évain et Éric Le Gaénec.
– C'est ça, c'est un nouveau duo, je ne le connaissais pas.
– Avec Le Gaénec, qui entre deux pêches,
vient des temps en temps ou deux crêpes.
– Alors, le cours du blé.
– Eh ben écoutez, c'est pas évident,
mais on était à Saint-Gilles-Croix-de-Ville,
à marcher aux poissons, ça se passe bien, voilà.
– On va plutôt parler, si vous le voulez bien,
de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi.
On y suit Vincent, bientôt 13 ans,
les agitations qui vont avec,
son grand-frère Arnaud, adepte de l'amour vache,
et ses parents, Sandrine et Yves,
qui communiquent assez souvent par éclats de voix.
– Tu vois, informatisation de l'entreprise.
– J'écoute, Sandrine.
– Oui ? – Apparemment, c'est pour vous.
– Allô ?
– Oh !
– Raccroche ce téléphone, je te balance pas à la fenêtre.
– Je suis désolée.
– Raccroche !
– Mais Marie-Évée !
– Eh ben, quitte pas l'enseur.
Non mais on habite au premier, c'est pas très haut.
– Ah !
– Je la vis la haut !
– Bonsoir.
– Salut maman.
– Qu'est-ce que tu fais ?
– Un ping-pong.
– Je crois qu'on niveau parfum, on est pas mal, hein ?
– Vous s'appelle comment ?
– Tu lui ai dit ?
– Ah, je vois pas.
– Vous êtes un chef-coiffeur.
– Ah, vous êtes observateur ?
– Bah, écoutez, Sandrine, je permette et moi, que je me permette.
– Voilà, vous y allez.
– Oh, douceur.
– Oui, bon, monsieur Berger,
je crois que ma femme a compris le principe.
– Chronique de la vie d'un ado dans les années 1980.
– Il y en a 80, on dit, que de Charline.
– 85, j'allais dire, fin des années 80.
– Il y en a hommis de temps, des années 80.
– Hommis de temps, c'est pas mal.
Un ado incarné par Simon Boubile,
mais cet ado, en réalité, c'est qui ?
– C'est un peu de lui et un peu de moi.
C'est un être bizarre que l'on a créé
de deux adolescences qui se mélangent,
qu'on a vécu et avec plus de richesse
que s'il était sorti que d'un cerveau, j'espère.
– C'est une période très étrange
que vous avez décidé d'explorer,
celle de tous les possibles et de tous les embarats.
Enfin moi, c'est les souvenirs que j'en ai, en tout cas.
– Est-ce que vous y retourneriez, vous, hors cinéma ?
– Non, franchement non.
Vous essayez de dire, c'est tellement de turbulences.
Et puis surtout, c'est vécu à l'âge qu'on a.
C'est-à-dire, là, on a un peu de recul,
mais au moment où on le vit,
ça prend quand même des proportions de l'adolescence.
– Tout est grave.
– C'est un peu le moment de la disproportion, quoi.
C'est tout est grave, on pense que la vie se termine
quand il se passe un truc.
On n'a pas encore beaucoup de recul.
C'est beaucoup d'émotions et peu de recul.
– Ouais, pareil pour Olivier.
– Ouais, peut-être que je choisirais des moments précis.
Par exemple, quand j'ai pas osé aller dire à Véronique
que j'étais amoureux d'elle, j'irais et j'oserais.
Alors je me prendrais peut-être un râteau.
– Il y a plusieurs fois que je parle de cette Véronique.
– Si ça gérait de la retrouver, maintenant.
– D'abord, je ne suis pas sûr qu'elle ait vraiment existé.
– Non, mais si, des petits moments.
Des petits moments, je révélais.
– En tout cas, il a choisi un beau prénom des années 80,
une Véronique, là, Tali.
La dernière fois, on s'est tous donné nos noms dans une truc.
Et Olivier, c'était Pascal, Éric.
– Ouais, c'était…
– Il a dit des belles noms de prof de…
– Des moniteurs de… – Ouais, ceci étant,
vous avez choisi des prénoms absolument pas anachroniques,
on pense que vous racontez.
Vincent Arnaud, Sandrine, Yves, je crois, on est vraiment pitoiles.
– Mais nous-mêmes, c'est ça. – À l'endroit où il faut.
– Quand un mec me dit, je m'appelle Éric,
je regarde toujours à l'échquillage, je me dis, c'est vrai,
j'ai pas vu de Jeune qui s'appelle Éric depuis longtemps.
– Et toi, tu t'en es bien sorti.
– Ouais, Charline.
– Moi, je suis vraiment au moment où il n'y en a pas encore des masses.
– Mais oui, t'es pas obligé de dire ton nom de famille.
On sait qui est à l'eau, c'est qui, c'est Charline.
– Je crois qu'il y en a une autre qui est vraiment bien plus connue de la même année.
– Ouais, c'est un peu plus prononcé.
– À moi de ce titre, parce qu'une illusion,
c'est une interprétation fausse de ce qu'on perçoit,
est-ce que ça vous semble être une bonne définition des années 80 ?
– Ça nous donne une bonne définition de l'adolescence,
c'est-à-dire que est-ce qu'on la construite avec le recul
et on en a fait une narration, comme dirait ce cher docteur d'ailleurs,
à qui tu prêtes une voix de spa.
– Mais oui, peut-être que ça s'est passé comme ça,
peut-être que aussi avec le temps, on a disproportionné le narratif sur nous.
En tout cas, c'est un âge où on a des illusions, ça c'est sûr.
Et qu'il y a d'autres âges où on en a un peu moins
et que c'est pas mal d'avoir des illusions.
Finalement, c'est un bon moteur dans la vie.
Heureusement qu'on a des illusions, qu'on va changer le monde.
– Mais il y a même des illusions dans l'arrière-plan,
pas au sein même de la famille.
C'est une période où on parle encore de vivre ensemble,
de cordon sanitaire, vraiment qu'elle utopie.
– Sur l'époque, tu as raison, bien sûr qu'il y a des illusions
sur le racisme avec SOS, même sur l'idéal politique,
puisque si on regarde vraiment aujourd'hui,
les partis politiques nous promettent d'éviter une catastrophe.
Ils nous promettent pas de l'espoir.
Ils nous disent voilà, il n'y aura peut-être pas de colapsologie
ou alors il va y avoir un grand remplacement.
En tout cas, ce n'est pas de l'espoir qu'on nous vend.
C'est plutôt d'éviter quelque chose de très grave.
– Donc oui, il y a des illusions de l'époque
et des illusions des adolescents de l'époque.
– Il y a une réalité sociale qui frappe très directement cette famille,
puisque le père incarné par Louis Garrel n'a plus de travail.
Ce qui est très mignon, c'est qu'il refuse de le dire à sa famille
pour ne pas les inquieter.
Mais c'est aussi une réalité très propre à ces années-là.
– Exactement, c'est ces années qui étaient si paradoxales
avec les années flambes, les années friques,
l'arrivée de Mitterrand au pouvoir qui a déclenché
une espèce d'euphorie à la fois culturelle,
les radios évidemment, celle-ci est née de ça.
– Je précise qu'il y a un fan de cette radio dans ce studio, je le dis.
– Voilà, il y a une vraie euphorie et en même temps,
une crise avec les programmes avec la rigueur, l'austérité
et 2 millions de chômeurs.
Et donc, ça a plongé toute une partie de la classe moyenne
et les classes populaires dans une crise sévère.
Et c'est vrai que dans le film, le rôle du papa Yves est au chômage,
mais préfère le cacher à sa famille.
– Mais encore une fois, vous arrivez à tirer de la comédie
d'un sous-texte qui n'est pas hyper fun.
– Ouais, alors après, la comédie, c'est une façon de s'exprimer
qui n'est pas dépendant du contexte.
En fait, même dans un entièrement, on peut trouver de la comédie.
Les anglais, les comédies anglaises, nous, on montre...
Il y a un film qui s'appelle « Jouer ce funérail »
qui est qui la rend et qui se passe entièrement dans un entièrement.
Moi, je crois pas qu'il y a de lieu pour l'humour.
Je pense même qu'il doit se nicher dans tous les endroits
et même parfois, nous sauver de certaines situations
par le fait de dédramatiser.
– Ou alors nous surprendre.
– Ou alors nous surprendre.
– Ce qui arrive à de multiples reprises dans le film.
– Oui, et bien tant mieux, tant mieux.
– On va poursuivre en musique avec l'un des choix d'Éric,
« DJ Day » for Hills.
– Ah oui, j'adore.
Je sais pas, je peux te dire pourquoi ?
– Bah oui.
– Ça m'a bien justifié par « Ah oui, j'adore ».
– Ah oui, parce que c'est moi qui l'avais donné.
Je pensais que c'était Radio Nova, tout simplement.
– Non, alors il y a une espèce de phrase musicale
qui rappelle le thème d'un film italien
qui s'appelle « Nous, nous sommes tant aimés »
qui est une musique de Armando Travayoli
qui est un film italien majeur des torrescolas.
Pour moi, peut-être un des plus grands films
qu'on ait fait depuis la création du cinéma.
« Tiens, ben moi, tant de toi amatives ».
Voilà, j'avais, c'était pour le dire en italien
et c'était le thème central, me rappelle ça.
Est-ce que c'est vraiment inspiré de ça ?
Je vous le dirai après, là-bas en temps.
– Oh, le teasing de fou.
DJ Day dans Nova le soir
et toujours en compagnie d'Olivienne Akash
et Éric Tolédano venu nous parler
de juste une illusion dans les salles mercredis.
Il y a un petit stress ?
– Tu peux enlever pas dit, toujours.
– Non, c'est vrai, vous pourriez maintenant
être écariné de trac. – C'est comme l'être
que des gens qui montent sur scène,
ça serait manquer de doute et d'être un but de soi-même.
On a toujours les gens à convaincre
et on est là dans les salles,
on fait 60 villes dans toute la France.
Après, on aime ça, on va pas se mentir,
on va pas l'aminer, mais oui,
il y a du stress, on sait pas trop
à quel saut sont vêtements gés,
mais les choses se passent bien jusqu'ici.
On peut dire comme dialogue ?
– Jusqu'ici tout va bien ?
– Charlie, quelle culture c'est-à-dire ?
– Ouais, là, vraiment, si je te l'avais fait face à là,
c'était une faute.
– Comme si je disais no-bodys et tu dis quoi.
– Perfect.
– C'est ça, c'est pareil.
– Oh, j'ai peur.
– Non mais si, on a le stress heureusement.
Heureusement, parce qu'à chaque fois,
à chaque nouveau film, c'est une nouvelle aventure,
une nouvelle tentative,
et on est jamais sûr de rien et c'est tant mieux.
Et il n'y a pas de recette magique, et c'est tant mieux.
– Mais celui-ci, on l'aime particulièrement.
Alors on a toujours dit ça, mais il est plus intime.
Donc il a peut-être que si ça ne marche pas,
ça va un petit peu plus nous blesser.
Donc s'il vous plaît, venez s'il vous plaît.
– Vous voulez dire qu'il vous est tellement proche ?
J'avais dit que je ne ferais pas ça, oh là là !
– On nous avait dit que je ne vous ferais pas ça.
– J'ai envie de me mettre des coups de poing.
Il y a en tout cas dans ce film,
ce qui pour moi est l'essence même de votre cinéma,
soit de la comédie, mais avec une vraie tendresse
pour les personnages.
– C'est-à-dire qu'on ne rit pas d'eux, on rit avec eux.
Est-ce que vous avez besoin de faits,
de comédiens pour qui il y a une affection immédiate ?
– Alors je permets de reformuler de comédiens
qui savent très bien mentir dès le départ.
C'est-à-dire qu'à la seconde où vous les voyez,
et je sais que c'est Louis-Garrelle,
qui par ailleurs peut-être Gérée de Grande-Mar
ou un peu Branchouda,
qui en une seconde est Yves Mariette à Sandrine depuis 20 ans,
et que leurs hérantés c'est dans leurs amitiés.
Et ça, ça nous fascine.
C'est les menteurs qui montrent tellement bien
qu'à la première seconde, vous rentrez dans le film.
Et qu'est-ce que c'est qu'un film où on rentre pas,
c'est un film où le mensonge ne passe pas.
En tout cas, pas dès le départ.
– Vous êtes donc de très bons menteurs également.
– Bah, un peu des magiciens, quoi, un peu.
– Je ne sais pas.
Des illusionnistes.
Juste une illusionniste.
Ça aurait tard, petit.
– Si moi, je l'avais faite, celle-là,
je serais dehors la main.
– Ça aurait été carte en rouge,
et dehors, et Charline.
– Et à raison.
J'ai cité Simon Boublil dans le rôle du jeune héros,
son grand-frère et incarné par Alexi Rosenstiel.
Star quality, je vous le dis.
Les parents sont donc Camille Cotin-Louis-Garrelle,
qui est définitivement un grand acteur de comédie.
Comment est-ce que vous avez fondé cette famille ?
Parce qu'il y a aussi chez vous
cette science du casting, de la collégiale.
Je ne sais pas comment vous faites.
– Du mélange, on va dire.
– L'alchimie, je ne sais pas si vous arrivez à sentir ces trucs-là,
mais c'est d'une évidence folle.
– Ça reprend une phrase qui dit quand on fait le casting,
on a fait un gros bout du travail.
On essaye vraiment de penser que cette famille,
elle doit être encore une fois crédible.
Pas physiquement, on s'en fout,
mais il se trouve que là, physiquement,
ça collait pas mal,
mais ça peut nous encourager.
Mais compatible, c'est-à-dire réaliste,
on la connaît, on l'a déjà vu, c'est comme Pierre Lautin.
C'est un gardien, on le sait qu'on l'a déjà vu quelque part.
C'est des personnages référencés, je dirais.
On les a déjà approchés.
– Oui, c'est-à-dire que le tour de force,
c'est que ce ne sont pas des stéréotypes,
mais qu'en même temps, ils nous sont familiers.
C'est là où c'est assez fort.
Alors mention spéciale, puisque tu viens de le citer encore,
il y a toujours la Pierre Lautin,
qui est excellent voisin,
homme à tout faire, nuque long et sans tiens.
Vraiment magnifique.
Quand on se lance dans un film d'époque,
puisque c'est le cas, c'est quoi les écoilles à éviter,
parce qu'il faut être à la fois précis
pour éviter les anachronismes,
et en même temps, éviter le côté gadget.
– C'est le trop.
Tu peux éviter d'être parce que c'est très tentant
quand on aborde une époque en plus,
avec les années 80,
quand on était tellement riche
en objets à la fois technologiques et kitsch,
qui sont venus d'ailleurs,
qui sont rentrés dans la pop culture,
c'est ça, c'est d'en mettre partout.
Donc du coup, on y a été avec aidé,
un chef décorateur qui s'appelle Jean Rabas,
qui est très précis et qui nous a aidé à être vraiment juste.
On a apporté des photos de l'intérieur de chez nous,
quand on était plus jeune,
de baisons d'enfance.
Et ensuite, on a travaillé par strats.
On a ajouté, on a mis et ensuite, on a enlevé.
C'est la première fois qu'on fait un casting de canapé.
On a filmé des meubles pour regarder celui qui rend le plus juste.
Et évidemment, ensuite, on a croisé tout ça
avec l'équipe Coiffure et l'équipe Costume.
Après, il y a un souci du détail, pardon, je t'interrompe.
C'est vrai que j'entends beaucoup parler du parfum.
Là, on se m'en rend entendre parler parce qu'il y a effectivement,
à l'époque, on disait,
il y avait deux parfums quand il y avait 13 ans,
c'était, j'ai l'horre de les citer ou pas.
Bon, alors, Azzaro et Coros.
Et donc là, on les a mis,
il y a deux dans la, et ça y est,
ça commence à sortir que les gens voient tout ce genre de petits détails
qu'on a mis.
Ben, t'accroches forcément aux détails qui te sont encore une fois très proches aussi.
Mais alors, lequel de vous deux a rêvé de la doudoune avec le canard dans le dos ?
Je crois que tous les années 80, c'était le standard de la mode.
Et c'est vrai que, non, je pense tous.
Alors moi, je pense en revanche,
et c'est la seule réserve que j'ai sur le film,
il y a un très mauvais marqueur temporel dans votre film, Michel Drucker.
A aucun moment, ce n'est un marqueur temporel.
Il est là depuis tout le temps, il est encore là aujourd'hui.
Il y a depuis tout le temps.
On a pu parler d'une interview au 15e siècle,
qui aurait été faite par Régis Le Grand.
Ouais.
Non, mais déjà, il a fait l'amitié de venir présenter la soirée au Rex,
ensuite de dire oui à toutes les vannes qu'on fait sur lui.
Donc ça le rend un temporel.
Mais c'est vrai qu'en tout cas, il est un marqueur de rien du tout,
puisque tous les jeunes qui, comme de notre génération,
ont grandi, tous les jeunes de la génération,
elle n'est pas mal cette phrase.
Si, si.
Notre génération, en tout cas, a grandi avec lui dans le poste,
et il est encore là.
Ouais.
On va poursuivre en musique.
C'est Olivier qui a choisi Madness.
Madness ?
Ouais.
Our house.
C'est là où on parle d'autres choses.
Ça aussi, c'est une musique à la seconde où on l'entend.
Soit on est avec les correspondants à Londres.
Avec des crêpeurs.
Avec des crêpeurs, des t-shirts, des chemises à famille.
C'est pareil.
Brother's got a date to keep it coming around.
Our house here has a crowd.
There's always something happening, and it's usually quite loud.
Our mum, she's so house proud.
Nothing ever slows her down, and a mess is not allowed.
Father gets up late for work,
since the kids to school.
Sees them off with a small kiss.
Sees the ones they're going to piss in all the way.
Decide in a sleep, tonight to keep it.
No va le soir.
Zigzag, oui j'ai du zigzagger,
de commettre en planète ta salopette.
Beau zaguer, joute dans les canettes qu'il n'y a plus de bisous.
Plus de baisers, plus de puisses, juste un bis, bis de bijoux.
Tu veux de clink, clink, clink, clink en, oui, oui, ton pâtes, ça.
Top du top, rien de ça.
Plus merve, pour classe, je braquerais les banques toutes.
Puis ferais banqueroute, boufferez des casques hautes,
juste pour pâver dehors ta route.
J'aurai à cash, cash pour trouver le cash.
Useraient de la calage, de la tchache, vendraient même du hash.
Sola, fidget, c'est clean, honnête et net.
Tortera des tâches coupées, pleines de petites pépettes.
J'aurai les ploches vides, porterait le même jean.
Les vrais mauvais à la tien, tu diras chinchin, taura.
Tout ce que sur terre le soleil fait briller.
J'auras au Monopoly, avec des vrais billets.
C'est trop.
On est tous en train de parler, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
On est tous en train de parler, j'ai ma douleur.
J'ai ma monnée, j'ai ma douleur, j'ai ma douleur.
Missy, Harriet, all in my grill, c'est le choix d'Eric Tolédano,
l'invité de Nouvelle-Osoir avec évidemment Olivier Nakash.
Pourquoi ce titre ?
Eh bien parce que dans le film, juste une région,
nous avons utilisé une musique d'un grand-grand compositeur de musique de cinéma
qui s'appelle François de Roubaix, mort il y a très longtemps,
mais qui a fait des grandes, grandes musiques dans les années 80,
comme le vieux fusil, le samouraï ou encore le film avec De Funès,
ce qui s'appelle « L'homme orchestre » de Serge Cantair.
Mais même « Chapey Chapeau » pour les plus vieux.
Et il a fait ce thème du film « Dernier domicile connu » avec Lino Ventura
et Marilyn Jobert qu'on a utilisé,
sauf que ce morceau dit quelque chose à tout le monde
parce qu'il a été samplé des dizaines de fois,
notamment par Miss Juliette, notamment par Robbie Williams.
Sur Supreme.
Mais notamment aussi, on le sait moins, par Dr Dre,
parce qu'il y a une chanson avec Snoop aussi,
où on entend la boucle derrière.
Donc c'était juste que les gens sachent que l'original,
c'est François de Roubaix,
un Français assez talentueux qui est mort dans les années 80.
Qu'est-ce que la comédie parfaite, la réponse qu'on sert ?
En Olivier Nakash et Éric Tolédano, il vous sera dispensé par une sommité,
juste après la pub.
Toujours en compagnie d'Olivier Nakash et Éric Tolédano,
venu nous parler de juste une illusion qui sera dans les salles ce mercredi.
La question posée avant cette courte interruption était,
qu'est-ce qu'une comédie parfaite ?
La réponse est donc le sens de la fête,
c'est pas moi qui le dis, c'est un expert.
Un film très très très réussi.
Très très drôle, ouais.
Très drôle et parfait.
Dans le genre comédie, oui,
parce qu'il y a plein de personnels,
il y a un dialogue magnifique, il y a des situations,
c'est touchant comme il s'affaire, ils sont balèzes.
Ils sont balèzes, nous dit Gérard Junio,
qui a deux-trois notions sur la question.
Voilà, c'est venu gratuitement.
Ça fait plaisir, c'est un très très réussi Gérard, ouais.
Ce qui me semble être une de vos obsessions communes,
peut-être avec lui, c'est l'idée de soigner tous les rôles.
Ce qui est littéralement le cas dans ce filmage de Stunilision,
mais qui est aussi le cas dans le sens de la fête dont il parlait.
Vous soyez au sens médical, vous voulez dire.
Ça, je sais pas, j'étais pas sur les plateaux.
Mais en tout cas, d'apporter le même sens du plus petit au plus grand rôlet.
Oui, c'est d'essayer d'être le plus riche, le plus complet,
de laisser aucun personnage sur le carreau ou sur le bas côté.
Mais ça, on est très à l'aise avec ça.
On aime le groupe, on s'est rencontrés dans un groupe,
dans l'écoline de vacances, on aime ça,
on aime justement disséminer dans chaque personnage
plein de typologie ou même de pathologie.
Et on aime s'en amuser pour tisser des parcours
du début du film à la fin du film.
Mais c'est vrai que, par exemple, le sens de la fête,
c'est un bon exemple, on prend un plaisir dingue,
comme ça à concocter une multitude de personnages.
Jean-Paul Rouves, Benjamin Laverne, Gilles Lelouches et Yaïda
à William Lebgill sont passés par ce studio.
Ils m'ont tous parlé de ce film et de ce tournage comme d'une bulle.
Est-ce que c'est le souvenir que vous en avez aussi ?
Oui, c'était impressionnant.
Mais je pense aussi que la personnalité et la présence de Bakri
avaient fédéré quelque chose parce que nous, quand on tournait une scène,
on a rarement eu l'habitude d'avoir autant de monde
pour voir derrière le contrôle vidéo, le combo des gens
qui voulaient voir le résultat.
C'était assez une curiosité de voir Gilles Lelouches et Jean-Paul
venir voir les scènes, vraiment, pour voir comme si il y avait
presque le maïs trop joué.
Et il y a une anecdote connue mais qui est bonne de rappeler,
c'est qu'il y a un moment où il est avec une torche
et puis il engueule tout le monde dans le film.
Et ils ont tous subi l'engueulade avec une espèce d'un plan.
Et à la fin, on a dit « coupez ».
Et tout le monde applaudit, ça faisait un peu théâtral.
Mais voilà, c'était des petits moments comme ça.
Je ne veux pas dévaloriser notre travail,
mais je pense que la présence de Bakri avait créé
aussi quelque chose d'assez puissant dans ce château
qui était un décor unique d'où la bulle.
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de devenir
spectateur plus que réalisateur sur un plateau ?
Ah, c'est dur parce qu'on a tellement passé de temps
avec du virtuel que quand ça devient concret,
on a une excitation nouvelle qui n'est pas celle d'habitude.
Mais de temps en temps, quand une scène se poursuit,
ça a été le cas dans Juste-une-June,
quand ils s'engueulent le Louis et Camille,
il y a des moments où on rigolait comme si nous n'étions dans la salle.
Parce qu'ils ont réussi à faire un truc qui est assez dingue.
C'est à s'engueuler en laissant passer les deux les phrases
et qu'on les entend les deux en même temps,
leurs deux phrases.
Ce qui est très rare parce que dans le long quand on gueule,
il y en a un qui essaie d'aller plus fort que l'autre.
Eux, ils s'engueulent de façon assez naturelle,
ce qui nous a rappelé des situations déjà vécues pour certains.
C'est très compliqué les scènes d'engueuler.
Dès là, je dois dire que dans Juste-une-June,
elles sont toutes délicieuses que ce soit entre les parents,
entre les ados ou entre les enfants et les parents.
Il y a un vrai truc, j'imagine qu'en termes de timing,
ça doit être très particulier à préparer.
Oui, c'est vrai que c'est des moments où il ne faut pas se louper.
Et c'est surtout des moments où ça nous permet aussi de faire
quand on fait des lectures ou quand on fait des essais, des castings,
notamment le petit Simon, quand la première fois il est venu
dans notre bureau pour passer le casting,
il a fait cette scène où il gueule sur ses parents.
Et c'est là où on s'est dit, wow, il en a dans le capot, comme on dit.
Et c'est vrai que c'est des scènes assez diluatoires à mettre en scène.
Dans votre vie...
Ou au salon de l'auto, je crois que...
C'est également, c'est tout à fait.
Il en a sous le capot au salon.
C'est vrai, on l'a souvent entendu là-bas.
Moi qui fréquente vraiment assis d'humance cet événement,
je vais le dire que je l'entends tout le temps.
Dans votre filmographie, il y a des œuvres hyper fédératrices
dont certaines permettent d'ailleurs de vérifier si vous êtes toujours vivants.
Genre si vous ne pleurez pas devant or normes,
ben appelez un légiste.
Il y a un succès modeste,
juste un peu plus de 19 millions d'entrées pour un touchable.
Il y a le Avengers du cinéma français
dont on vient de parler, le sens de la fête.
Et une série qui est entrée dans bon nombre de foyers
vraiment au bon moment en thérapie.
Quel est l'œuvre dont on vous parle le plus souvent ?
Alors ça c'est très intéressant,
ce que je ne sais pas si on peut se prononcer.
Ce pensat dépend des moments.
Voilà exactement.
En ce moment, à part le dernier qu'on a fait,
c'est toujours le sens de la fête.
C'est comme s'il avait poussé dans le temps.
Et s'il était resté les gens apparemment le revoit ou en tout cas,
il subit plusieurs,
il supporte plusieurs visions.
Ça a été longtemps nos jours heureux.
Mais en tout cas, une petite fierté pour nous,
c'est qu'un touchable, c'est un peu effacé
et a repris une place à peu près normale,
une place de parking, je parle pour ceux d'avire les mythes d'accord,
dans notre filmographie.
Alors qu'au moment où il est apparu,
il y avait un petit côté monstral
où on sentait qu'il allait vampiriser toute la filmographie.
Et donc, je pense que ça nous rassure qu'on nous en parle.
On a toujours aimé en parler.
C'est une formidable aventure,
mais ça nous a vachement rassuré
que d'autres films et d'autres oeuvres soient cités.
Au moment d'en thérapie, ça a été très fort.
Il y a eu vraiment un courant, les deux saisons.
Mais en ce moment, si à l'instant t'es pour répondre à la question,
c'est le sens de la fête.
C'est vrai, c'est fou.
Ce film a un impact sur toutes les générations.
Il y a une vie assez incroyable.
Mais il y a pris la mort.
Exactement.
Le fil conducteur de toute cette oeuvre, vous diriez que c'est quoi ?
C'est nous. C'est tous les deux.
C'est un fil tendu.
Ce n'est pas un fil qui va tout droit.
Ce n'est pas un fil qui n'est pas non plus en haut.
Non, alors vraiment, on l'a fait une ou deux fois
comme ça des trucs où il y avait des rétrospectives.
J'ai l'impression qu'on essaie de pas analyser ça
parce que tant que ça avance
et qu'on se dit qu'il y a des gens qui nous donnent de l'argent
pour faire des films et qu'on peut le faire,
on n'est pas trop dans l'analyse, mais on est content.
En tout cas, quand on regarde en arrière,
on se dit qu'on a avancé, on s'est rencontrés,
on s'est dit, faisons un court-métrage.
Et puis voilà, on a l'impression que c'était avant-hier.
Donc les choses passent vite.
Parlez-en peut-être au docteur Dayan.
Je pense qu'il sera de bon conseil.
Et quand je le dis, je parle avec cette voix vraiment ridicule.
Il ne faut pas faire ça parce que moi, ça me met dans un état vraiment de trance absolue.
Est-ce que tu peux mettre la musique de Yusek de...
Non, parce qu'on va écouter Guru et MC Solar le bien, le mal,
parce que c'est le choix d'Olivier.
Moi, je suis au service de mes invités.
Je serai jamais animateur chez Novin.
Merci évidemment.
Je serai à la saison de l'auto.
Là-bas, ils voudront de moi.
Je peux dire que cette vache, elle en a sous le chapeau.
Pas mal.
Pourquoi ce titre-là ?
Parce que en fait, Guru a fait une série d'albums qui s'appelait Jazz Mataz,
qui réunit le hip-hop et le jazz.
Et chaque morceau est merveilleux.
On peut l'écouter, le réécouter.
Et celui-là, si on écoute les paroles de MC Solar,
il est terriblement d'actualité.
Comme dans les discothèques, ça replète à la lumière et sans elle du vent.
J'aime les images fortes, car je suis comme toi.
Le poids des mots et le choc des photos.
It's time to get up, time to change the world, cause I'm fatter.
We're gonna expose the wrong that's been going on.
There's people dying in the streets still, in every city.
Lots of kids, they be ill.
I live in Brooklyn, got boys all over.
Been around the world, and you know that I know the...
Non, mais Solar, maître de la Rémy, on est compréhendé de comparses,
de gang, star, appareil, immédiatement,
maître de la Rémy, quand je t'attends, t'accuses l'immé,
c'est les mecs qui m'illimètre après m'illimètre,
c'est un phélectrique.
I hate the tire, but I make free it.
I make a bet.
Le soir.
Ling, c'est le choix d'Éric Tolédano, venu accompagner d'Olivier Nakash.
Éric, pourquoi ce titre ?
Parce que Christopher Cross...
C'est bien beau de...
Mais...
Christopher Cross, qui fait partie des gens qui,
quand j'avais 13, 14 ans...
Voilà, mon père, il y avait ça à la radio,
et j'ai l'impression qu'on est un peu indim en choix,
et que j'ai pas fait mes devoirs.
Chansons de slow en même temps, hein.
Chansons de slow, mais ça...
Nan, je sais pas, ça la trouve très évocatrice.
Voilà, les rythmes, les machins,
je trouve qu'il y a une petite douceur
qui appartient à un autre moment qu'aujourd'hui.
La musique dans vos jeunesses respectives,
est-ce que ça a été un enjeu de pouvoir ?
Parce que c'est le cas dans juste une illusion.
Le chef, c'est celui qui a accès à la platine,
et là, on a deux frangins qui s'affrontent,
l'un côté funk, l'un côté new wave.
Est-ce que c'était le cas aussi pour vous ?
Mais bien sûr, mais bien sûr,
parce qu'on avait un rapport avec les objets
qui diffusaient la musique, les disques,
les cassettes audio, la platine, les double cassettes,
le walkman, oui, c'était vraiment
exactement ça, des objets de pouvoir.
Et puis aussi, on était fétichistes,
on collectionnait,
il fallait avoir le dernier 45 tours,
ou l'import pirate,
ou cette compil' là,
on faisait nous-mêmes nos compiles,
c'est pour ça que souvent,
dans les cassettes qu'on a encore, d'ailleurs,
il y a beaucoup de logos,
des radios, parce qu'on n'arrivait pas
à avoir les morceaux en entier.
Donc oui, oui, c'était un objet.
Et puis c'était surtout,
c'était surtout une façon aussi
de revendiquer quelque chose.
Et c'était bien cette époque-là,
parce qu'où soit on était
habillé tout en noir avec Eddoc Martiz,
les cheveux crépés,
on était avec les new wave,
sinon on était un peu plus funk ou hip-hop.
Moi, j'aimais bien cette période
de rivalité musicale.
C'est plus qui a dit que l'art,
c'est ce qui empêche les ados de dormir.
C'est-à-dire qu'il y a aussi
une forme de décoller des parents.
C'est-à-dire, j'écoute pas votre musique,
j'écoute, je suis pas vous.
C'est ce qui dit d'ailleurs.
Je ne suis pas vous, j'ai mon propre goût.
Et donc, on se départit des parents
pour rentrer dans un mouvement
qui est plus de notre génération pour Olivier.
Ça a donné des photos que je vais dévoiler
dans pas longtemps de lui et en Robert Smith.
Et pour moi, c'est l'autre chose.
C'est quoi la condition pour les photos ?
Un certain nombre, comme on dit,
au Canada, un certain nombre en masse de gens.
Je vous en supplie, allez voir le film.
Parce qu'on va essayer d'oser.
Parce que je peux vous dire que j'ai de la photo.
Mais est-ce qu'il y a des dossiers-retours ?
Je pourrais en trouver avec des coupes de cheveux, des trucs.
Si, s'il y a, il y a des coupes de cheveux qui défilent entendement.
Il y a des trucs.
Là, c'est très particulier,
parce que je le disais, le film se déroule en 1985.
Mais à quel moment est-ce que vous réfléchissez
à la musique dans un film ?
Parce qu'elle a toujours une place très importante dans votre cinéma.
Des écritures, parfois, dès le début, je me rappelle
qu'après avoir vu le doc sur Pozzo et Abdel
qui a donné un touchable,
avoir mis des musiques sur l'ordinateur en disant
« Tu l'imagines danser sur Earth's Wind and Fire » pour lui.
Donc, des fois, la musique, elle est préalable.
Des fois, elle est souvent pendant l'écriture.
Donc, on trouve des morceaux et on dit
« Celui-là, il passe le temps, c'est marrant. »
Le premier morceau qu'on avait, il n'a pas passé le temps.
Mais pendant longtemps, il était indicateur de trucs.
C'était Ain't Nobody de Chaka Khan.
On disait « Tiens, c'est marrant, ça pourrait être le générique. »
Et on écoutait ce morceau longtemps.
Donc, des fois, il nous tient un bout de l'écriture,
puis il s'en va et il a laissé la place à juste une jeune.
Et à dix autres.
D'ailleurs, j'ai un scoop pour vous.
Il y a un vinyl qui sort, on nous a dit ça aujourd'hui,
avec toute la BO du film.
Évidemment, elle sera sur les plateformes des mercredis.
Mais elle sera aussi un objet physique.
Je ne sais plus qui sort ça.
Sony.
Je salue cette bande originale qui m'a fait énormément de bien,
qui m'a fait très plaisir.
En attendant, tu pourras aller sur les plateformes.
Tout à fait.
Est-ce que vous vous servez aussi de la musique
comme un mood board pour vos comédiens ?
Est-ce que vous leur donnez des directions ?
Voilà, ton personnage, c'est plus cet ambiance-là.
On fait plus que ça.
On fait carrément des playlists par personnage.
Ah oui.
Pour ce film-là, par exemple, pour les copains.
Ça ne veut pas dire que les musiques seront dans le film,
mais ça leur donne un aperçu de leur personnage.
On fait ça très, très souvent.
Et également, on fait une playlist pour toute l'équipe technique
avant de démarrer le tournage,
juste pour essayer de placer une humeur ou une atmosphère.
Et on fait ça par film.
Et on prend beaucoup de temps et beaucoup de plaisir à faire ça.
C'est vrai que Louis avait sa playlist,
Camille avec sa playlist,
Simon, Alexi,
tous les comédiens du film,
on essaie de leur donner un espèce de mood du personnage
et ça les aide à entrer dedans et les incarner.
Les comédies musicales, peut-être, à un moment ?
Ah, peut-être.
Non, mais c'est vrai que nos films sont très musicaux.
Mais par exemple, quand je vois un film comme We Plash,
je me dis que c'est une merveille.
Comment réussir à ce que la musique transpire
et à être aussi incarné ?
Je trouve qu'il a fait une vraie, c'est une vraie proéce, ce film.
J'invite les gens, tous les auditeurs de Radio Nova,
Regardez, vous me pluchez.
De Damien Chazelle, tout à fait.
Votre envie de cinéma, tous les deux, elle est née comment ?
Est-ce qu'elle est née de votre rencontre,
ou c'était déjà préalable et vous avez vu au sein ?
Non, c'est préalable.
Non, c'est vrai, c'est préalable.
Elle est née de plein de choses.
Elle est née du cinéma du dimanche soir sur TF1.
Elle est née des vidéos clubs.
Elle est née de l'arrivée de Canal Plus.
Et voilà, une envie d'autre chose.
Je trouve que j'ai allé née de la salle.
Et aussi de la salle.
La salle de cinéma, c'est-à-à-dire de ce qu'on ressent
ou ce qu'on a ressenti petit dans les salles de cinéma.
Fortes émotions.
Une forte envie de retrouver ça à chaque fois qu'on va en salle.
Jusqu'à aujourd'hui, ça, par exemple,
ça fait partie des trucs qui sont créés dans l'adolescence.
Qu'on a de cesse que de revivre.
Quand la lumière s'éteint dans une salle,
j'espère retrouver cette sensation que j'ai eue
quand j'ai découvert certains films jeunes.
Même si c'était des films d'entertainement,
à la Spielberg, à l'India et la chose.
Mais c'est cette sensation de chute
un peu qu'on a envie de se reprendre.
Elle est née aussi de la salle.
Mais j'ai l'impression que de toute façon,
quand on pose la question à tout le monde,
le film Doudou, c'est un film qui remonte forcément
à cette époque-là, en fait, à l'adolescence.
Oui, c'est vrai que ça crée un rapport au monde.
Le cinéma, ça crée un rapport qui nous rassure.
Je crois que c'est un des éléments
qui a été inventé pour qu'on se sente moins seul.
Quand on voit quelqu'un traverser une situation
de façon projetée, on se dit donc lui aussi, il ressent ça.
Et d'ailleurs, c'est ça qui nous rassure.
On se dit je suis moins seul au monde que je l'imagine.
Puisqu'on n'arrive pas toujours avec les mots
à traduire exactement ce qu'on ressent.
Mais quand on nous projette des situations qu'on a vécues,
c'est plus des mots, c'est carrément la situation.
Et je pense que c'est ça qui fait que au cinéma,
on ressent les émotions au point de pleurer.
C'est pas évident de faire pleurer dans un livre,
dans une peinture.
On peut pleurer devant certaines choses.
Mais au cinéma, on se lâche.
On lâche l'alarme, elle sort.
Ça veut bien dire qu'on est touchés à un endroit particulier.
Pour pleurer, il y a aussi la musique en l'occurrence.
La chanson qui vient, je pense, qui est vraiment idéale,
c'est le choix d'Olivier Joy Division.
Love Will Terrace Apart.
Wow.
Vous l'avez vraiment, ça s'imposait, non ?
La chanson a pleuré.
Tout à fait, il y a aussi un morceau de Joy Division dans le film.
Transmission.
Moi, je le fais derrière, je peux le dire.
Et c'est un groupe qui est tellement symptomatique de cette époque-là
et qui a révolutionné le mouvement de l'OM.
Novalessoir.
La frutta, dulce de allégria,
vendiendo rico bollo,
divonando preu...
La gache et éric toledano.
Et c'est ce dernier qui a choisi ce titre.
Je vais le laisser, le prononcer.
À l'allégria, Elia et Elizabeth.
C'est un morceau que j'ai découvert récemment.
Pareil, plein de fois samplé.
C'est brésilien et c'est, je crois,
et c'est vraiment quand on a envie,
je sais pas, de prendre la voiture un matin, qui fait beau
et qu'on se dit que ça va bien se passer.
Ça s'appelle allégria, ça veut dire bonheur, joie en espagnol ou en portugais,
en tout cas, et c'est une tente, en tout cas, qui s'appelle comme ça.
Et c'est très très bon, je le conseille.
Là, il y a un vrai développement dans la musique.
On va marquer une courte pause.
Dans un instant, je vais tester votre culture spéciale
à l'année 85 en matière de cinéma.
On a parlé videoclub, on a parlé salle, on va vérifier tout ça.
Ok, on est prêt.
Si on dit non, en même temps, je peux aussi annuler.
Je suis à votre service.
Non, il faut pas annuler.
Ok, on annule pas.
Alors, c'est parti.
Nova, le soir.
Castronationale de Barbès dans la playlist d'Olivier Nakash,
venu avec Eric Tolédano, nous parlons de juste une illusion.
Pourquoi ce choix ?
Parce que c'est un morceau qui met la pêche.
Quand on se réveille le matin et qu'on n'a pas envie de se lever,
on met ce morceau et tout de suite, ça donne envie de se lever.
Et comme ça, il te bouge et il se foule.
Ixaloupe, je le dis pour ceux qui nous ont pas la vidéo.
Et pour ceux qui n'aiment pas la fouleur.
Ixaloupe, c'est un morceau qui fout la pêche.
Quand j'ai Ixaloupe, ça m'appelle ma Bretagne.
C'est vrai, pardon, j'avais oublié que...
Mais d'ailleurs, c'est une musique qui est originaire de Quimper.
Oui, bien sûr, on a entendu les...
Souvent, dans les fesses, nous on entend l'orchestration.
Et les gens dansent beaucoup.
C'est vraiment un hit.
On a parlé auto-moto, c'est donc le moment de mettre un casque.
Je suis désolée de filer ce jeu de mots vraiment pourris d'une force.
Je vous ai choisi quelques films sortis en 1985.
Je vous laisse éventuellement les identifier
et m'en dire un mot si toutefois ils vous inspirent.
C'est parti.
Hé, t'sais, tu vas cracher le morceau et nous raconter toute ton histoire.
Toute ton histoire ?
Toute ton histoire.
Toute ton histoire.
Je suis à la compo d'histoire et géographie.
En huitième, j'ai fauché la moumoute de mon oncle,
le masque et je l'ai collé sur ma figure pour jouer Moïse à la pêche pour dévreux.
Ben oui, c'est pas sûr.
Non, non, non, c'est l'autre, c'est les gonises.
Ah non, moi je n'ai rien à dire sur les gonises.
Est-ce qu'il fait partie de votre mytholeuse ?
Les gonises, il y avait un...
Tu vois Eric, c'est un grand nom.
Je préfère le Simon, là, le jeu Simon.
Non, les gonises, oui, surtout moi, je me rappelle une scène
qui m'avait un peu traumatisée ou justement chocot.
Voilà, on rentre sa main dans le mixeur comme ça,
pour lui broyer à la main.
Oui, c'est Steven Spielberg.
Alors, j'ai choisi...
Pourquoi ?
Je n'ai pas assez m'a gonflé.
Il y a juste brolling.
Il y a plein d'acteurs.
Je ne sais pas, j'en garde aucun souvenir.
J'ai tout mis en VF, parce que je me suis gné dans ces années-là
où ils avaient fortement découvert en VF.
Tant mieux, il y a des films qu'on a découvert en VF
et qu'on ne peut voir qu'en VF.
Piège de Crissal, tout ça.
Salut, c'est John McLeod.
1985, toujours un petit bout de bandanonce musclé.
Ce que t'as dans la tête, c'est pas le casse du siècle.
C'est la connerie gagnée.
Quelle genre de matériel.
Oh, ordinateur, scanner, pourquoi faire ?
Je programme un ordinateur, c'est un boulot de tronche.
J'ai besoin de calme, c'est clair, t'es content ?
Comprends pas, mais je suis content.
L'envin, girodo, les spécialistes.
Ah, Balu, c'est lui.
Ah oui, les spécialistes, oui.
C'est pas le plus grand film de l'ocombe.
Non, mais...
Si on veut dire une chose, c'est que les dialogues sont de Michel Blanc.
Et quand on sait ça, on regarde les spécialistes différemment,
parce qu'il y a plein de punchlines dans ce film,
qu'il y a un film de casse.
Ce qui est rigolo, c'est qu'on entend les bandanonces,
on sait exactement quelle décennie.
Je sais pas, il y a un truc dans le son, dans le...
Oui, c'est vrai, une façon de parler.
Ouais, le son, t'es grolle.
Ouais, le son, t'es grolle.
Je suis désolé, il y a ça aussi dans les goonises.
Le langage est vraiment très particulier.
Ouais, je sais pas aimer, je sais pas si je vous l'ai dit.
Ça n'a pas trop tiffé.
Ok, et bah, il est extrait suivant.
Pour l'instant, ce n'est pas des grands films, je suis désolé.
Il est très exactement 7h et 6 minutes.
Il vous reste donc 8h, 54 minutes, pour méditer sur vos fautes.
Pas de question.
Est-ce que l'aspecteur de Lambeau est au courant
que vous avez fait une radière dans sa garde-robe ?
Un surdoué, une fille à papa, un athlète, un révoltaire...
C'est Breakfast Club.
Oui, c'est Breakfast Club.
Ça, c'est bien. Là, j'ai vu.
Ah, ça, fantastique.
Là, vous avez un point.
Ok.
C'est fantastique.
Des points pour la qualité.
Je vois ça. C'est-à-dire que je suis en train de me faire
retourner le film du génération.
Je n'ai pas dit que c'était que des grands films.
Je dis que c'était des films qui étaient sortis en 1985.
C'est faux. Elle a dit que c'est que des grands films.
On va tout de suite réécouter.
Oui, c'est que des grands films.
J'ai vraiment cette voix.
Il faut changer de métier de manière immédiate, madame.
Vraiment trouver un autre emploi.
Pourtant, je suis imitateur, réputé, je peux vous dire.
Alors Breakfast Club, est-ce que ça a été un film important ?
Oui, c'est important parce qu'il a quand même,
John Nukes, on va dire,
bien saisit l'humeur de l'adolescence des adolescents américains
à cette période-là.
Et en fait, c'est comme une BD.
Tous les acteurs sont d'une typologie très particulière.
Tu veux dire tous les personnages ?
Oui, tous les personnages.
Et on peut s'identifier à l'un ou à l'autre.
Moi, je m'identifiais.
Justement, il y a une jeune fille qui est un peu rebelle,
habillée tout en noir, un peu en mode un peu new wave.
On y revient.
Comme ça, voilà.
Oui, je m'identifiais un peu à elle.
Et j'aurais bien voulu passer une nuit avec eux dans ce collège.
Je rappelle qu'il y a un certain nombre de millions.
Les photos d'Olivier Nakayash en Robert Smith circulant.
Je pense que c'est potentiellement une des meilleures promos qui puisse être faite.
Parce que tout le monde a mauvais fonds,
donc tout le monde va avoir envie de voir ces photos.
Mais vous étiez tous les deux de faite plus jeune que les héros de ce film ?
Oui, c'était les grands.
C'était les grands, donc on est évidemment attirés.
Parce qu'au-dessus de nous, comme les grands-frères, les grandes-sœurs,
et c'est vrai que ce film a marqué notre génération.
On va vraiment changer de registre.
Ah, enfin.
On est dans le domaine de l'animation.
Astérix est la surprise de César.
Est-ce que vous avez fait partie du jeune public de ses dessins animés Astérix ?
Alors oui, par contre, on n'a pas recone ni la voix de Roger Carell ni de Pierre Tornade.
Car j'ai fait exprès de mettre des autres...
Des autres...
Je vais tout juste te raconter ce qui vient de passer.
Ah, c'est pour donner envie de faire d'aller gérer.
Moi, je m'en fous, je suis obligé de le dire.
Éric vient de me montrer une photo d'Olivier dans les années incriminées.
Et vraiment, aller en masse voir le film.
Parce que ce serait vraiment dommage que je sois la seule à voir cette photo.
Oui, c'est vrai que celle-là, elle est pas mal.
Allez, je sais, ça m'a fait un petit choc, je veux dire.
C'est assez choc.
Capillairement, très audacieux.
Oui, c'était audacieux.
C'était l'époque, qu'est-ce que je voulais que je vous le disais ?
Donc Astérix, pas du tout, on appelle faire un four.
Non, Astérix, on va dire de Chabat, plus un peu plus tard.
Oui, mais c'était pas les années 80.
Non, mais pour moi, c'était Roger Carell qui faisait la voix.
Oui, mais on l'a pas entendu parce que là, pour le coup, c'est la vanne avec l'anglais.
D'accord.
Juste avant.
Moi, je ne suis pas comme un ami.
Moi, je n'aime pas les Gounises, je n'aime pas Astérix.
Non, pour l'instant, les années 80 sont riches culturellement, mais là, voilà.
85, pas les années 85, 85, attention.
Vous avez toutes mes confuses.
Allez, dernier extrait.
Cyril, nous savons pas de chose.
Elle s'appelle Mehdi.
Je vous envoie de la campagne.
C'est un indice musical.
C'est James Bond, là, contre.
C'est A View to Kill.
Duran Duran.
Duran Duran.
Dangerusement Votre avec Roger Moore, Grace Jones, Christopher Walken.
C'est ça.
Est-ce que ça fait partie de votre mythologie adolescente ?
Oui, les James Bond un peu plus, mais c'est Moonraker.
Parce qu'il me faisait peur, le grand qui, avec les dents en fer,
qui a récrogé mon ça.
Oui, oui, j'aime, j'aime, mais après, ce n'est pas le...
Je dirais qu'il y a 85, il n'y a pas les Indiana Jones, des trucs comme ça.
Non, ce n'est pas les...
Bien retour vers le futur.
Oui, voilà, je pensais que ce n'était pas le cas.
Mais ça me semblait obvious.
C'est obvious, c'est obvious.
Comme ça, le passé simple, il lui fallut.
Oui.
Bon, c'est une séquence ratée.
Qu'est-ce que vous voulez que je me dise ?
Non, non, non, non, non.
Vous pouvez pas réussir toutes ces émissions.
Ce n'est pas complètement raté parce qu'il y a un message qui est passé.
Et c'est par rapport à la photo,
je peux vous dire juste qu'en termes de contre-champs,
la tête de Charline Cole a découvert cette photo.
Et bien, vous l'avez réellement qu'on fasse des entrées.
Alors, je ne sais pas comment tu as incliné le téléphone quand tu me l'as montré,
parce que je rappelle que dans ce studio,
il y a eu des caméras, bien sûr.
Donc, ma tête surprise sera forcément visible à un moment.
On peut peut-être la refaire.
On la foutra, oh mon dieu.
Oh my goodness.
Musique, un choix d'Éric,
un super tramp, school.
Putain, un des plus beaux morceaux du monde.
Allez, ça me va.
I can see you.
Sorti El Barret,
avec Nobody Knows, c'est le choix d'Olivine Akash.
Oui, alors ça,
il y a des titres comme ça,
où on se dit un jour, on les mettrai dans un film.
Et celui-là, il a eu une envolée,
il y a quelque chose de formidable,
jusqu'à ce que je vois Valeur Sentimentale,
qui est sorti l'année dernière,
et qui est tout simplement le générique du film.
Donc voilà.
Des fois, on a ça, on a laissé, on lui a laissé.
On adore une musique et on la voit au cinéma et ça nous déprime.
Et des fois, on a des musiques qu'on a utilisées,
on voit qu'elle s'en réutilise et ça nous déprime.
C'est le cas dans Mommi, je peux lui dire.
Ah oui, Mommi, oui, c'est vrai.
Ça vous arrivait souvent de renoncer à des morceaux
parce que préemptés ou des trucs
que vous aviez envoût depuis longtemps
et de se dire, ben finalement, je peux pas.
Ça y est, une réflexion.
Parfois, je me rappelle que Jacques Brel,
une valse à mille temps,
c'était un truc qui avait été vachement utilisé
par Claude de Louches.
Oui, oui.
Mais on lui en a parlé, il a dit,
non, il faut le faire, et on l'a laissé.
Mais des fois, oui, des fois, c'est...
Mais il y a des morceaux au police.
Dans police, il y a un moment absolument incroyable,
le film de Maywen,
avec les jubères broseurs ou moi.
Jacques Brel appartient, voilà, c'est elle.
Donc ça, maintenant, c'est consigné
sur ce film-là, et le morceau est sublime.
Oui, et très bien utilisé.
La musique est magnifiquement placée dans la scène.
Mais Earthwellian Fire est à vous.
Earthwellian Fire, j'ai spécialisé à nous,
mais c'est vrai que c'est identifié à la danse,
Boogey Wonderland en tout cas.
Alors, ceci étant, moi, je l'ai revu dans un film,
The Nice Guys avec Russell Crowe et Ryan Gosling.
Et en fait, vraiment, j'étais au milieu du film,
et d'ailleurs, j'ai pensé à un touche.
Oui, c'est vrai, c'est dedans, tout à fait.
Donc ça marque vraiment très fort.
On a même fait le même quand on est dans un mariage
et qu'il y a la musique.
Les gens se retournent vers nous et pensent à nous.
Ça nous plaît d'être associé à ce couple,
moi, j'adore.
C'est un peu chouette aussi.
C'est chouette aussi.
On parlait de votre parcours commun.
Est-ce que vous avez un souvenir précis
du plateau du film Le jour et la nuit en 95,
si vous abusez votre premier court-métrage
avec Julie Moduèche et Zindine Soillem ?
On a un souvenir précis d'un autre moment.
C'est de la projection de ce film.
Oui.
Et la première fois où on a été confrontés
au regard de notre famille et de nos amis
sur le travail qu'on a fait,
eh bien, c'était pas joli.
C'est vrai ?
Non.
C'est pas joli parce que c'était un tel bide
que les gens ne nous parlaient pas du tout du film
et on a compris que quand les gens,
et ça, c'est un truc qu'on peut retenir
pour tous les gens qui veulent faire de l'artistique,
quand quelqu'un sort d'une expo ou d'un film
et qui ne te parle pas de ce qu'il vient de voir,
ça n'est pas bon aussi.
C'est dur.
Ah, c'était dur, ouais.
Mais est-ce qu'on se construit pas aussi
avec des grosses échecs ?
Celui-là, ça en est un gros.
Les premières personnes à qui vous montrez vos films,
généralement, ce sont toujours les mêmes ?
Ou c'est le public d'abord ?
Ouais, il y a plusieurs étapes.
Déjà, on est très attentifs aux premiers techniciens
qui découvrent les premiers montages.
Déjà, c'est des petits signaux, on va dire,
même s'ils sont des professionnels
et qui travaillent sur le film.
C'est déjà des petits signaux.
On guette tout le temps les rires.
On guette toujours les remarques.
Mais après, avant de sortir du montage à vide,
on fait toujours une projection.
Test.
Test à Hellbuff, dans la banlieue de Rouen.
Toujours le même cinéma, ouais.
Le même cinéma devant 500 personnes
qui ne savent absolument pas ce qu'ils vont voir.
On envoie le film, on enregistre pour savoir
si ça essaie à dérire.
On est là pour ressentir le pou.
Et comme on a des débats, des questions,
est-ce que la sari, est-ce que la sari pas,
au moins là, c'est un verdict.
En tout cas, le premier partage,
c'est plutôt des gens qu'on connaît pas.
Mais le montage, c'est une grosse partie
de votre écriture.
Je sais pas si c'est 13 dits, mais ouais.
Oui, bien sûr, en général,
les gens peuvent aller jusqu'à 2-3 mois.
Nous, c'est au moins 6 mois.
Ah oui.
On revoit tout ce qu'on a fait.
Et comme on n'a pas du tout fait les mêmes prises,
on va rechercher peut-être à réécrire certaines séquences.
Ça les rende plus dingues, plus folles.
On a beaucoup de matière.
C'est pour utiliser une métaphore qui a beaucoup de rangs.
Dans ma région d'origine, on va à la pêche
et on prend le maximum dans le filet.
Et ensuite, on redécorte-t-il tout.
En tout cas, c'est comme ça qu'on dit à...
Après tout, il s'est tout fait à la pêche, l'automobile,
enfin, vraiment un homme orchestre, quoi.
C'est vrai, exactement.
Je parlais du tout premier court-métrage
il y a un instant.
Il y a eu aussi, en 1999, une autre histoire.
Il faut filmer une équipe de père Noël.
Toi, toi, personnellement,
tu fais ça pour l'oseil ou pour la gloire ?
Pas pour l'oseil.
Pas pour l'oseil ?
Pour l'oseil.
Bon alors, si tu veux te faire un peu de thunes,
si tu veux te faire un peu de pombrois,
écoute exactement ce que je vais te dire.
Au moment où tu tchères chez ta cliente,
tu fais le gros tum ou tout malheureux, etc.
Il y a un moment, elle va te proposer à boire.
Là, tu dis non.
C'est chez soi, c'est vrai.
Vous connaissez encore les petits souliers.
Je parlais d'Avengers du cinéma pour le sens de la fête.
Là, on est sur vraiment les Avengers du court-métrage.
Jamel Deboutze, Rojdie Zem, Gadèle Malle.
Ouais.
Ah, ça, c'est ça.
Ma corny reprend, on se dit, c'est fou.
Ouais, vraiment.
Parce que le plus connu à cette époque-là, c'est Rojdie Zem.
Ouais.
Mais il y a déjà beaucoup d'humour sur le plateau
parce que je me rappelle d'une vanne, il avait fait beaucoup de films.
Et je ne sais plus si c'est Gad ou Jamel qui avait dit
t'as fait plus de films, plus d'entrée dans ta vie.
Parce qu'ils n'avaient pas fait beaucoup d'entrée.
Et donc, c'était une bonne vanne et eux, ils n'avaient pas encore eu l'horreur.
Et donc, c'était un truc de fou.
On peut rendre hommage à Gadèle Malle.
C'est le premier qu'elle eut et qu'elle dit, je vais appeler les autres.
Ouais.
Et le court-métrage est vachement bien.
Moi, je l'ai revu en préparant l'émission.
Ça, c'est plaisir pour toi.
Il a pris... Il a un petit jeton, comme on dit.
Il a 27 ans.
Ouais, mais tant mieux.
Mais vraiment, ça tient, quoi.
Ça tient.
On est contents de les voir.
C'est assez hallucinant de repenser à ce plateau-là aujourd'hui
parce qu'encore une fois, Gad et Jamel sont beaucoup moins connus
que Rojdi et n'ont pas fait de carrière encore.
Mais votre sens du collectif, il est né à ce moment-là.
Enfin, l'idée, en fait, de servir tout le monde de la même manière
et d'avoir un...
Oui, et puis il y a deux choses.
C'est que là, pour le coup, on a parlé de quelque chose qu'on connaissait.
Ouais.
On a parlé un peu de nous.
C'est la première fois qu'on parle de nous,
contrairement aux premiers court-métrages.
Et en fait, quand on connaît bien,
je pense qu'on en parle bien.
Et donc, voilà, on a eu la chance d'avoir ce casting
complètement dingue et, voilà, le court-métrage
qui dure 19 minutes et on est né de ce court-métrage.
On peut dire, d'ailleurs, qu'il est accessible gratuitement sur Google
en tapant les petits souliers.
Absolument. C'est ainsi que je l'ai revue.
Si vous avez envie de le voir.
Musique, maintenant.
Tiens, c'est un choix d'Éric.
Ah, quel genre, quelle chance.
Le dernier demi-sile connu.
Je l'adore.
François de Roubaix, on y revient.
C'est tellement beau.
François de Roubaix, c'est le choix d'Éric Tolédano.
J'espère qu'il est également validé par Olivier Nakache.
Sinon, le contrat n'est pas rempli complètement.
Je valide complètement.
Bon, on va marquer une courte pause.
J'ai fait appel à vos souvenirs ciné.
Je me suis ramassée.
Je vais vous poser des questions beaucoup plus directes
sur vos souvenirs de musique.
Là, je ne peux pas me tromper, c'est que votre responsabilité.
J'espère pour toi.
Normalement, je ne suis censée pas juger les réponses
que vous allez donner.
Je ne vais vraiment pas m'en priver.
On va marquer une courte pause et on se retrouve dans un instant
avec O'Pipe.
Nova Le Soir.
Un outil by Nature, c'est le choix d'Olivier Nakache,
l'invité de Nova Le Soir avec Éric Tolédano.
Pourquoi ce titre ?
Parce que ce titre, il a été...
Enfin, je veux dire, il est d'une puissance folle.
Et surtout, parce que j'avais ramené de New York
une casquette O'Pipe.
Et je l'ai beaucoup mis, cette casquette O'Pipe.
C'est toujours délicieux à dire.
C'est comme chat de GPT.
Ouais, exactement.
C'est toujours le même plaisir liant O'Pipe et chat de GPT.
On en revient à l'adolescence.
Exactement, exactement.
O'Pipe ne me fera jamais par verre, voilà.
Puisque c'est une demande d'Éric Tolédano.
Ah, qu'est-ce que c'est ?
Je le fais, je le fais.
Ça a été demandé, je le fais.
J'aimerais en savoir un petit peu plus sur Charlene maintenant
que cette musique d'antérapie a démarré.
Oui.
Charlene, qu'est-ce que vous pouvez nous dire de votre enfance, par exemple ?
Quelle est-ce ? Très heureuse.
Vous avez grandi où ?
En Picardie.
Friseuruse et en Picardie, ça, il y a un truc.
Qu'est-ce qu'on appelle Anoxymor ?
Non, c'est faux.
C'est faux.
Parlez-nous, Charlene, de votre dernier rêve.
Je m'en souviens pas de mes rêves.
C'est très gênant, ce moment.
Charlene n'a aucune envie de se dévoiler.
J'ai l'impression que vous êtes faits ce qu'on appelle un syndrome de résistance.
Alors, Charlene pose des questions aux gens précisément
pour ne pas avoir à y répondre.
Et la première séance, c'est gratuite, Charlene.
Ben, ok, mais quel est le diagnostic, docteur ?
Saint-Anne.
Ok, ben, je vous laisse m'accompagner.
Du coup, dès la sortie, après deux heures.
Oui, c'est bien.
Ça paraît prendre la bonne distance.
Oui, c'est juste bien.
C'est vraiment parfait.
Il y a deux messieurs qui viennent vous chercher
avec une blouse blanche.
Allez-là.
Ben, moi, j'y vais que si c'est le docteur d'ailleurs qui vient me chercher.
Et je pars même devant, s'il vous plaît.
Il ne vous reste qu'une formalité à remplir.
Un petit questionnaire qui fait appel à vos souvenirs musicaux.
L'idée, c'est de répondre du taquotac.
J'ai pas le droit de juger.
J'ai pas le droit de vous demander des explications.
Je ferai évidemment tout ça parce que j'en ai rien à faire.
C'est mon émission.
Est-ce que vous êtes prêts ?
Oui.
Le titre qui symbolise le mieux l'enfance, en tout cas la vôtre.
Le titre de musique ?
Oui.
Just like heaven.
Ça, c'est pour Olivier.
Taquotac.
C'est Sylle, ma fille.
Nougarro.
Très bien.
La chanson de votre adolescence.
The Alan Parsons Project.
I In The Sky.
I In The Sky.
Ok.
Ça, c'est pour Eric, Olivier.
Et moi, je dis à la chanson de mon adolescence, je dirais.
Je viens de la dire juste avant.
C'est compliqué.
Après, une autre de cure.
Ah oui.
Alors une autre de cure.
Je dirais Boys Don't Cry.
Très bien.
Votre chanson de Karaoke.
La chanson de Karaoke, c'est Gérard Le Normand.
Voici les clés.
Ok.
Et je vais la faire.
Voici les clés.
Ok.
Tu changerais d'aller.
Et moi, c'est La Bohème.
Et je vais la faire.
Je vous parle d'enfance.
Avec l'imitation et tout.
C'est parfait, vraiment.
Le titre qui vous propulse immédiatement sur la piste de danse.
Saturday Night Fever.
Parce que quand je vais me entraîner devant la classe, comme Tony Valero, c'est ça?
Malero?
Malero.
I'm so excited.
I'm so excited.
Des pointeurs sisters.
Ok.
Très bien.
Et la chanson qui vous fait immédiatement sortir de la piste de danse.
Sortir de la piste de danse, on va s'aimer.
Gilbert Montagnier.
Ou Sunlight des Tropiques.
Ça commence comme ça.
Danse.
Je vais boire un coup.
Quelqu'un a une cigarette.
Je ne sais pas.
À sortir.
Ouais.
Ah c'est une bonne question.
J'en ai d'autres.
Oui, il y en a plein.
Omakumba de Jean-Pierre Madaire.
Ok.
Votre chanson de comédie musicale préférée.
La, la, lente.
N'importe laquelle?
Bah non, celle qui dit shining the stars.
J'aime bien.
Toi, c'est Faisir Jumel à cause de ta sœur.
Non, pas du tout.
Moi, c'est Blues Brothers.
Gaming, someone loving.
Pas mal, pas mal.
Ils savent faire les chansons, la billage.
C'est fou quand même.
Autant de talent.
Et enfin, catégorie pénible.
La chanson dont vous avez un mal de chien
vous débarrassez une fois que vous l'avez en tête.
Can I ever gonna give you?
Never gonna let you down.
Le soleil là pour toi, my baby.
La version française en plus.
Bien sûr.
C'est vrai que celle-là, quand elle rend dans la tête, c'est dur.
Never gonna give you.
Ils font la chorégraphe.
C'était vraiment pas sûrement Bigo de l'année.
Si elle reste, vraiment si je vous l'aimais là,
vous êtes dans la voiture, vous êtes chez vous.
Never gonna give you.
C'est atroce.
Ça ne part pas.
Never gonna let you down.
Moi, c'est toute première fois de Jeanne Mass.
Oh ouais, c'est dur aussi.
Tout premier.
Ça, c'est très, très dur.
Je sais pas pourquoi je pose cette question.
Je passe des soirées entières
avec des chansons improbables dans la tête.
Du coup, je vais me remettre à l'endroit.
Je vais vous proposer d'écouter Just An Illusion.
Imagination.
J'ai le droit de me faire plaisir aussi.
Sans vous avoir remercié,
que Just An Illusion ce sera dans les salles mercredis,
et qu'au bout d'un certain nombre d'entrées,
vous aurez droit à des photos délicieuses
dont j'ai eu la primeur d'Olivier Nakache
en pleine adolescence.
Franchement, ce serait dommage de s'en priver.
Vous voulez prendre des posters et les mettre sur votre mur.
Merci Charline, c'était un très grand moment.
Merci à tous les deux.
Moi, je dis il a dit Charline.
Je dirais merci Charline.
Vous m'avez vraiment parlé de nos improbables
à quel prénom de ce jeune homme.
Sébastien, merci Sébastien.
Merci à tous.
C'est pas qu'un numéro téléphone, Sébastien.
On est partis sur le dent de flore
avec Sébastien qui va nous envoyer le mien.
On a dit Just An Illusion marche également.
Imagination.
Entraîné par le célèbre Lee Jones.
Tout de suite, Imagination.
Just An Illusion.
Imagination.
Dans Nova Le Soir, Just An Illusion
et Jamie Le Schlagg et ses grands replaçants,
Nova Le Soir
a retrouvé en podcast
sur nova.fr et toutes les plateformes.
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Le Soir
