Venezuela : on dit "kidnapper", "capturer" ou "arrêter" ? - TITRE!

Venezuela : on dit "kidnapper", "capturer" ou "arrêter" ? - TITRE!

Nova le matin • 05/01/2026 • 02:30

À 7h10 dans TITRE, Azzeddine va chercher le sous-entendu dans l’actualité.

Transcription

Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Le rappel des titres de l'électronique.
Des titres, des titres, un titre, ouais, c'est un titre...
Titre.
Et oui, comme toute la planète, vous avez dû suivre au moins de loin les événements au Venezuela et aux États-Unis.
Et moi, ce qui m'a intéressé dans le traitement médiatique de ce gigantesque événement,
c'est l'utilisation et le choix des mots.
Saturday, dans la matinée, les premières infos tombent.
C'est un peu la confusion.
Les chiens d'infos sont toujours sur les terribles drames du réveillon en Suisse.
Puis, elles basculent lorsqu'elles comprennent que cet événement est historique.
Il est en train de se dérouler à Caracas.
Un premier mot est utilisé par tout le monde.
C'est son apprend à l'instant que le président du Venezuela vient d'être capturé.
Capturé.
Là, c'est sur BFM TV, sur France Info, télé, on reprend le même terme.
Mais on précise un élément très important.
Le président venezuelé en Nicolas Smadvou,
capturé, exfiltré du pays par les forces américaines.
C'est ce que nous dit Donald Trump.
Oui, c'est ce que nous dit Donald Trump, car à chaud,
tout le monde reprend la littérature de l'administration américaine.
La définition de capturé, c'est s'emparer d'un être vivant.
Deux idées là, il peut s'agir d'un animal.
L'idée de Trump, c'est donc de déshumaniser Maduro
et capturer correspond à une personne en fuite.
Ce qui n'est pas le cas factuellement.
Sur BFM TV, un éditorialiste choisit un autre mot.
Et que, finalement, on l'a arrêté, qu'on le ramène et qu'il va être jugé.
Pour narco-terrorisme.
Ce qui est important, là, c'est le mot arrêté.
Et hier, au JT de 13h de TF1, on a choisi ce même mot.
La restation est arrivée à New York du président vénézuélien Nicolas Maduro, menotté.
Maduro arrêté, non plus capturé.
On est dans quelque chose qui satisfait moins la propagande de Trump.
Mais bon, ça apparaît faible, le mot arrêté.
C'est quand même une opération qui n'est pas à comparer
avec une interpellation de droits communs
et qui plus est, à lieu dans un autre pays,
avec plus de recul dimanche, à 14h sur France Info, le mot a changé.
Encore qu'également, dans l'actualité,
moins de 24 heures après son enlèvement à Caracas,
les États-Unis vont désormais diriger le Venezuela.
Enlèvement, il y a quelque chose de plus lâche et de moins à ennemi.
Certains médias français commencent à se débarrasser du mot capturé.
En tout cas, dans ce débat sémantique, j'ai trouvé le mot qui met tout le monde d'accord
et c'est le mot préféré de toutes les rédactions.
Une opération spectaculaire des États-Unis au Venezuela.
Et c'est une journée historique que nous vivons ensemble.
Bienvenue à vous.
Eh oui, historique, c'est un peu le sentiment que j'ai eu en regardant l'atelier,
en écoutant la radio et en scrollant sur mon téléphone ce week-end.

A poursuivre

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