Venezuela : entre rage, joie et tristesse - LA SOCIÉTÉ

Venezuela : entre rage, joie et tristesse - LA SOCIÉTÉ

Nova le matin • 07/01/2026 • 03:16

À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.

co-écrit par Célian Ripoll

Transcription

Radio, Nova.
La société a la corde de problème.
La société a la mauvaise arène.
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Ouai, hier on découvrait les réactions diverses des artistes locaux.
Et ce matin, on vous présente deux habitants de Caracas
qui nous ont raconté leur quotidien depuis samedi.
Je parle au HON,
puisque je parle avec Célian Ripolle que vous connaissez déjà.
Célian, t'as discuté avec Juan.
Alors c'est un nom d'emprunt.
On n'a utilisé que des noms d'emprunt
puisqu'il a fallu qu'on anonymise ces citoyens qui ont accepté de nous parler,
qui craignent véritablement pour leur sécurité.
Oui, c'est ça.
Juan, il a 32 ans et depuis samedi, il fait la fête avec tous ses voisins.
Chose qu'il n'a pas faite depuis des années, d'ailleurs,
trop préoccupée par les problèmes de santé de ses proches mal prises en charge
et l'insécurité économique constante.
Lui, ça fait longtemps qu'il était déjà engagé contre le régime
et il a déjà subi des pressions au point de devoir changer d'apparence physique.
Et puis on a aussi pu discuter avec Maria.
Elle, elle a 37 ans, donc aussi elle habite à Caracas.
Proche, d'ailleurs, de là où ont eu lieu les bombardements de vendredis samedi.
Alors, elle, depuis ce week-end, elle est beaucoup plus inquiète que Juan.
Elle dit qu'elle a du mal à dormir.
Elle est encore très choquée aussi par les bombardements.
On l'écoute anonymisée, donc toujours, je le rappelle.
Évidemment, on ne va pas vous compter sur vous pour comprendre l'Espagne.
Elle explique que sa vie, là, c'est surtout remplir les placards de nourriture
de produits essentiels qu'elle héberge de la famille
qui a plus d'électricité à cause des bombardements.
Et l'ambiance dans la ville, du coup, on pourrait imaginer que les magasins soient fermés et...
et Marianne nous explique que tout n'est pas ouvert,
mais que la plupart des supermarchés, des boulangeries, par exemple, tournent quand même.
Et elle dit aussi qu'il y a des groupes armés non identifiés
et qu'à goulés dans une grande partie de la ville,
ainsi que des forces de police ailleurs, surtout dans le centre.
Alors, on lui a demandé comment est-ce qu'elle avait accès aux informations.
Depuis chez elle, typiquement, c'est Milis qui a goulé, là,
ne son cité par aucun, des médias sur place.
Elle dit que les infos circulent entre proches, entre les gens,
et puis qu'elle a aussi accès aux déclarations plus officielles,
typiquement ce que dit Trump, etc., sur YouTube.
Et alors, on a aussi parlé de ce qu'elle ressent, elle,
et très concrètement de ce qu'elle pense de la fin de Maduro,
permise grâce à Trump.
Et donc, elle, elle parle de rage et de tristesse.
Oui, elle est épuisée après des décennies de combats du peuple vénézulent
pour sortir seul de cette dictature.
Elle dit que le fait que Trump ait été la seule issue internationale
à la fin de Maduro est l'une des choses les plus tragiques
qu'elle ait vue de toute sa vie.
Bon, en fin de l'année, notre situation,
on qu'elle change le pays.
Elle dit, elle n'est pas dup.
Elle sait que Trump arrive avec des intérêts pour le pétrole,
et à la fois, elle dit, bah, avant,
ces ressources étaient exploitées par la Russie, Cuba, la Chine, l'Iran.
Ceux qui profitent et exploitent changent,
et les victimes restent le peuple vénézuélien.
C'est un peu sa conclusion.
Et elle sait que c'est pas gagné.
Ouais, alors elle nous a dit qu'elle a été chaviste.
Par le passé, elle parle de cet entre-soi de pouvoir
où tout le monde se protège et où seule la loyauté paye.
On n'a pas pu s'empêcher de parler musique aussi.
On terminera là-dessus ces deux minutes.
Hier, on parlait des artistes vénézuéliens,
donc qui prennent ou trop peu la parole du nouvel album
du groupe Hawaïana, vous vous rappelez.
Et Maria, de son côté, elle nous a recommandé, par exemple, cette musique.
Qu'il émeut à chaque écoute.
Et encore plus, ces derniers jours,
ça s'appelle S.O.S. vénézuéla de la rappeuse Neblina
et du chanteur Camillo.

A poursuivre

Vous aimerez aussi

Autres episodes proches

Articles lies