Pourquoi les nigérian.nes sont-ils si stylés ? - CULTURE PURE
À 7h35 dans CULTURE PURE, Ségo nous rappelle que parfois, c’est bien de juste parler de culture.
Transcription
Le printemps de l'esprit critique 2026 explore un sujet qui nous concerne tous, l'argent.
Pouvoir d'achat, accès aux logements, endettement, épargne, financement des services publics,
comment ça fonctionne, à qui ça profite.
Rendez-vous du 19 mars au 5 avril à la cité des sciences de l'industrie et dans toute la France.
Au programme des conférences, ateliers, rencontres et formations pour comprendre, débattre et affûter son esprit critique.
Plus d'informations sur site et tiré-sciences.fr
La population de Nigeria est l'une des plus stylées d'Afrique.
Voilà la phrase qui a retourné mon attention dans le chaos médiatique, les pénuries de pétrole,
les guerres, les sorties racistes dans les médias français.
Cette phrase est raisonne parce que c'est pas nouveau.
D'abord, il y a trois mois, les images de la fashion mc de Nigeria circulaient sur les réseaux.
Vous vous avez peut-être vu, ça se passait dans la capitale économique et culturelle, la Lagos.
En ce moment, sur TikTok, justement, il y a des outfits somptueux qui circulent,
accompagnés comme toujours pour l'étendance TikTok d'un extrait de musique en tétant toujours le même.
Je vais épouser un Nigerian et tu te porteras un ghillé à mon mariage.
C'est l'intro du morceau Ghillé, du rappeur et producteur britannico-Nigerian qui s'appelle Kiss the Prince.
Un ghillé, c'est un full art traditionnel porté par les familles au Rouba avec un tissu qui est en fait savamment plié et replié
pour ériger une couronne chic sur la tête des femmes et peut prendre plein de formes.
Il est flamboyant, il est coloré, il est toujours audacieux.
C'est une vraie oeuvre d'art à la hauteur de chaque tenue.
Le ghillé, il a une histoire fascinante, on pourrait passer deux heures dessus.
Au XIXe siècle, par exemple, on le nouait à droite si on était mariés et à gauche si on était célibataires,
un peu comme la mouche.
Il a traversé les époques, c'est un symbole aujourd'hui de la mode Nigerian.
Le courrier international relaye l'analyse précise justement sur la fashion Nigerian,
une paru d'ambis économistes qui atteste, comme cette mode se développe à l'échelle internationale.
On parle de l'ouverture de boutiques éphémères à Londres, à Houston, de Marc Nigerian
qui apparaît dans les grands magasins très renommés, dans des endroits où la diaspora est importante et a de l'argent.
Des stars américaines qui ne sont jamais léonigérias ont porté sur des tapis rouges des tenues de grands créateurs du pays.
On lit même que des ados commandent des créations Nigerianes pour leur balle de promo.
Il y a un créateur de la ville d'Ibadane dans le sud-ouest qui affirme qu'il a reçu des États-Unis.
1500 commandes d'Europe de balle l'année dernière.
Comme c'est dit économiste, on a aussi les chiffres de l'économie, pas encore de grands bénéfices économiques pour les Nigerians.
Le textile et l'habillement ne représentent encore qu'environ 0,5% du PIB national.
Il y a beaucoup d'artisans, nous dit l'économiste, qui bossent à petite échelle avec des tissus fragiles qui ne se conservent pas très bien.
Et puis en plus de ça, l'État propose des subventions qui sont pour l'instant trop modestes
pour les créateurs qui ne suffisent pas à vraiment pousser la tendance.
L'article résume, la mode fait leur popularité, mais ce n'est pas demain qu'elle fera leur fortune.
Pouvoir d'achat, accès aux logements, endettement, épargne, financement des services publics,
comment ça fonctionne, à qui ça profite.
Rendez-vous du 19 mars au 5 avril à la cité des sciences de l'industrie et dans toute la France.
Au programme des conférences, ateliers, rencontres et formations pour comprendre, débattre et affûter son esprit critique.
Plus d'informations sur site et tiré-sciences.fr
La population de Nigeria est l'une des plus stylées d'Afrique.
Voilà la phrase qui a retourné mon attention dans le chaos médiatique, les pénuries de pétrole,
les guerres, les sorties racistes dans les médias français.
Cette phrase est raisonne parce que c'est pas nouveau.
D'abord, il y a trois mois, les images de la fashion mc de Nigeria circulaient sur les réseaux.
Vous vous avez peut-être vu, ça se passait dans la capitale économique et culturelle, la Lagos.
En ce moment, sur TikTok, justement, il y a des outfits somptueux qui circulent,
accompagnés comme toujours pour l'étendance TikTok d'un extrait de musique en tétant toujours le même.
Je vais épouser un Nigerian et tu te porteras un ghillé à mon mariage.
C'est l'intro du morceau Ghillé, du rappeur et producteur britannico-Nigerian qui s'appelle Kiss the Prince.
Un ghillé, c'est un full art traditionnel porté par les familles au Rouba avec un tissu qui est en fait savamment plié et replié
pour ériger une couronne chic sur la tête des femmes et peut prendre plein de formes.
Il est flamboyant, il est coloré, il est toujours audacieux.
C'est une vraie oeuvre d'art à la hauteur de chaque tenue.
Le ghillé, il a une histoire fascinante, on pourrait passer deux heures dessus.
Au XIXe siècle, par exemple, on le nouait à droite si on était mariés et à gauche si on était célibataires,
un peu comme la mouche.
Il a traversé les époques, c'est un symbole aujourd'hui de la mode Nigerian.
Le courrier international relaye l'analyse précise justement sur la fashion Nigerian,
une paru d'ambis économistes qui atteste, comme cette mode se développe à l'échelle internationale.
On parle de l'ouverture de boutiques éphémères à Londres, à Houston, de Marc Nigerian
qui apparaît dans les grands magasins très renommés, dans des endroits où la diaspora est importante et a de l'argent.
Des stars américaines qui ne sont jamais léonigérias ont porté sur des tapis rouges des tenues de grands créateurs du pays.
On lit même que des ados commandent des créations Nigerianes pour leur balle de promo.
Il y a un créateur de la ville d'Ibadane dans le sud-ouest qui affirme qu'il a reçu des États-Unis.
1500 commandes d'Europe de balle l'année dernière.
Comme c'est dit économiste, on a aussi les chiffres de l'économie, pas encore de grands bénéfices économiques pour les Nigerians.
Le textile et l'habillement ne représentent encore qu'environ 0,5% du PIB national.
Il y a beaucoup d'artisans, nous dit l'économiste, qui bossent à petite échelle avec des tissus fragiles qui ne se conservent pas très bien.
Et puis en plus de ça, l'État propose des subventions qui sont pour l'instant trop modestes
pour les créateurs qui ne suffisent pas à vraiment pousser la tendance.
L'article résume, la mode fait leur popularité, mais ce n'est pas demain qu'elle fera leur fortune.
