Les provocs musicales de l'extrême-droite - CULTURE PURE
À 7h35 dans CULTURE PURE, Ségo nous rappelle que parfois, c’est bien de juste parler de culture.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Une figure d'un parti politique d'extrême droite obsédée par l'immigration qui poste un TikTok avec, en fond, la musique d'une artiste franco-congolaise.
Une trap populaire chez les jeunes de gauche.
N'imaginez plus ! Bardella l'a fait !
Une vidéo de Jordan Bardella en déplacement avec emoji drapeau français.
Le TikTok a tellement tourné que Theodora a dû réagir.
Dans une story Instagram, elle écrit,
« Je ne peux pas comprendre que vous qui ne me considérez jamais comme pleinement française,
tiriez profit de mon travail pour défendre des positions que je combat et auxquelles je n'ai jamais voulu être associé. »
Puis Theodora cite Zao de Sagazan dans sa lettre à Emmanuel Macron.
Parce que, pareil, sa symphonie des éclairs s'était retrouvée dans des commes gouvernementales.
Elle avait dû écrire Emmanuel Macron pour demander de ne pas utiliser les mots des artistes s'il n'agit pas pour les vies qu'il défendent.
Elle parlait de Gaza.
Les mots de Theodora ont été relayés, commentés.
Et finalement, c'est peut-être aussi ce que Jordan Bardella espérait.
Un bon coup de com, né d'une provocation.
Parce que, oui, il avait déjà déclenché les foudres de Calogero, du fils de Joe Dacin,
ce qui l'utilisait leur musique en meeting.
Puis il avait organisé une soirée RN dans une boîte de nuit,
et il était arrivé sous les caméras sur l'un des morceaux les plus fédérateurs de la New Gen en 2024.
Ouais.
Mais quand il faisait ça, c'était a priori pour avoir l'air cool.
Là, quand même, choisir la musique de Theodora qui incarne tout ce sur quoi il s'acharne,
ça sent moins l'appropriation naïve et un tout petit peu plus la provocation calculée.
En tout cas, si c'était le cas, il se pourrait qu'il ait été inspiré par Trump,
qui utilise la même technique assez ouvertement.
Lui aussi, il a commencé par des chansons diffusées en meeting.
Il s'était comme ça, Miado, Neil Young, Adele, R.E.M, Rihanna ou même Elton John.
Mais là, depuis quelques temps, il va vraiment plus loin.
Ils provoquent les artistes en utilisant leur musique ou leur image
dans des communications qui, c'est sûr, vont les mettre hors d'eux et hors d'aile.
Typiquement, quand ce titre Big Boy de Sizei a été utilisé dans une pub de ICE,
la police de l'immigration, ça a fait bondir l'artiste.
Les pubs de ICE, c'est le moyen le plus évident et cruel pour l'administration Trump.
La plus récente, par exemple, a repris un extrait d'interview de Sabrina Carpenter
juste après que cette dernière ait fustigé, justement,
le fait qu'on utilisait ces musiques dans des communications.
Si tu nous provoques, une punition, un pied de nez, on peut y voir plein de choses.
Alors, est-ce que ça va continuer et qu'est-ce que les artistes peuvent faire,
à part médiatiser leur refus d'être associés à ces discours ?
En France, on a un droit moral qui fait partie des droits d'auteur,
donc ça pourrait finir au tribunal.
Mais encore une fois, est-ce que ce serait de la promo gratuite ?
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Une figure d'un parti politique d'extrême droite obsédée par l'immigration qui poste un TikTok avec, en fond, la musique d'une artiste franco-congolaise.
Une trap populaire chez les jeunes de gauche.
N'imaginez plus ! Bardella l'a fait !
Une vidéo de Jordan Bardella en déplacement avec emoji drapeau français.
Le TikTok a tellement tourné que Theodora a dû réagir.
Dans une story Instagram, elle écrit,
« Je ne peux pas comprendre que vous qui ne me considérez jamais comme pleinement française,
tiriez profit de mon travail pour défendre des positions que je combat et auxquelles je n'ai jamais voulu être associé. »
Puis Theodora cite Zao de Sagazan dans sa lettre à Emmanuel Macron.
Parce que, pareil, sa symphonie des éclairs s'était retrouvée dans des commes gouvernementales.
Elle avait dû écrire Emmanuel Macron pour demander de ne pas utiliser les mots des artistes s'il n'agit pas pour les vies qu'il défendent.
Elle parlait de Gaza.
Les mots de Theodora ont été relayés, commentés.
Et finalement, c'est peut-être aussi ce que Jordan Bardella espérait.
Un bon coup de com, né d'une provocation.
Parce que, oui, il avait déjà déclenché les foudres de Calogero, du fils de Joe Dacin,
ce qui l'utilisait leur musique en meeting.
Puis il avait organisé une soirée RN dans une boîte de nuit,
et il était arrivé sous les caméras sur l'un des morceaux les plus fédérateurs de la New Gen en 2024.
Ouais.
Mais quand il faisait ça, c'était a priori pour avoir l'air cool.
Là, quand même, choisir la musique de Theodora qui incarne tout ce sur quoi il s'acharne,
ça sent moins l'appropriation naïve et un tout petit peu plus la provocation calculée.
En tout cas, si c'était le cas, il se pourrait qu'il ait été inspiré par Trump,
qui utilise la même technique assez ouvertement.
Lui aussi, il a commencé par des chansons diffusées en meeting.
Il s'était comme ça, Miado, Neil Young, Adele, R.E.M, Rihanna ou même Elton John.
Mais là, depuis quelques temps, il va vraiment plus loin.
Ils provoquent les artistes en utilisant leur musique ou leur image
dans des communications qui, c'est sûr, vont les mettre hors d'eux et hors d'aile.
Typiquement, quand ce titre Big Boy de Sizei a été utilisé dans une pub de ICE,
la police de l'immigration, ça a fait bondir l'artiste.
Les pubs de ICE, c'est le moyen le plus évident et cruel pour l'administration Trump.
La plus récente, par exemple, a repris un extrait d'interview de Sabrina Carpenter
juste après que cette dernière ait fustigé, justement,
le fait qu'on utilisait ces musiques dans des communications.
Si tu nous provoques, une punition, un pied de nez, on peut y voir plein de choses.
Alors, est-ce que ça va continuer et qu'est-ce que les artistes peuvent faire,
à part médiatiser leur refus d'être associés à ces discours ?
En France, on a un droit moral qui fait partie des droits d'auteur,
donc ça pourrait finir au tribunal.
Mais encore une fois, est-ce que ce serait de la promo gratuite ?
