L'ONG Disclose révèle l'usage de la reconnaissance faciale par la police en France - LA SOCIÉTÉ
Lien vers l'enquête complète : https://disclose.ngo/fr/article/la-reconnaissance-faciale-deployee-a-grande-echelle-sur-les-telephones-des-forces-de-lordre
À 7h05 dans LA SOCIÉTÉ, Sego Raffaitin explore ce que l'actu dit de nous.
À 7h05 dans LA SOCIÉTÉ, Sego Raffaitin explore ce que l'actu dit de nous.
Transcription
C'est ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Les policiers gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement installé sur des tels professionnels.
C'est donc ce que révèle l'enquête de Disclose dont on parle ce matin.
Une enquête qui a démarré par des témoignages de jeunes qui trouvent que ce contrôle d'identité est un peu bizarre.
Les policiers sortent de gros téléphones rectangulaires, les forces à regarder la caméra.
Pas de prise de carte d'identité, ils ont déjà toutes les infos sur eux.
Pourtant, quelques mois plus tôt, à la suite d'une enquête Disclose,
le ministère de l'Intérieur avait désactivé les précédentes pratiques de reconnaissance faciale.
Et ben, c'était pas fini.
Ça se passait donc avec un nouvel outil, un appareil qui ressemble à un smartphone
qui s'appelle Neo pour Nouvelle Appareil Opérationnel.
Et donc depuis janvier 2022, il y a ce Neo qui permet de lire facilement les plaques des matriculations,
les cartes d'identité, et donc dedans se trouve aussi un logiciel de reconnaissance faciale,
un logiciel qui est relié à une grande base de données de police qui s'appelle le TAJ
pour traitement d'intécidence judiciaire.
Et donc le TAJ, c'est 17 millions de fiches sur des mises en cause, mais aussi sur 48 millions de victimes.
Tout le monde y est.
Sur ces fichiers, il y a les noms prénoms d'être donnés sans adresse profession numéro de téléphone.
Il y a même des infos comme l'appartenance politique ou religieuse et donc de plus en plus de portraits, de photos.
Et alors le truc au cas, c'est qu'on a donné ces appareils au policier,
mais ils n'ont pas le droit d'accéder au TAJ lors d'un contrôle d'identité.
Ils n'ont d'ailleurs le droit de le faire que lors d'une enquête judiciaire.
Le personnel doit normalement être habilité carrément individuellement à l'utiliser.
Voilà, on dit vous pouvez, mais attention, vous ne devez pas.
Et donc pas certains fonds.
Alors j'ai passé un coup de fil à Ariane Lavrilleux qui est une des enquêtrices de Disclose
qui a bossé sur ce sujet et on a parlé de pourquoi c'est alarmant, en fait, ce fichage.
Avec des outils comme ça, on ne peut pas résister à un état autoritaire.
Si la reconnaissance faciale couplée au TAJ était disponible à l'époque de Vichy,
on n'aurait pas pu monter des réseaux de résistance comme on en a monté à l'époque, en fait.
On parle là du nazisme, mais le fichage et la géolocalisation
aident aussi aujourd'hui les milices de ICE,
la police de l'immigration aux États-Unis.
On est assez proche de ça encore dans le présent.
Ariane, elle explique comme c'est un outil qui met en péril la démocratie
puisqu'il ouvre la porte à un état policier,
pouvoir accéder à vos infos personnels,
savoir si vous avez, par exemple,
puisqu'il y a les victimes dans ce TAJ portée plainte pour un jour homophobe,
ça donne une info intime sur vous.
Il y a plein d'infos personnels qui peuvent être là-dedans
et donc ça met en péril la démocratie.
Les outils sont en place, maintenant, il suffit juste
qu'il y ait une directive du ministère de l'Intérieur
utiliser ce outil pour cibler toutes les personnes racilités.
Et le ministère de l'Intérieur, qui, comme l'agenda emmeri,
n'a pas voulu répondre aux questions de disclose.
Noval Matin a retrouvé du lundi au vendredi de 6h39h.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
Découvrez l'éco-santé sur harmonietirémutuelle.fr slash éco-santé.
Harmonie Mutuelle avant son collectif.
Les policiers gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale directement installé sur des tels professionnels.
C'est donc ce que révèle l'enquête de Disclose dont on parle ce matin.
Une enquête qui a démarré par des témoignages de jeunes qui trouvent que ce contrôle d'identité est un peu bizarre.
Les policiers sortent de gros téléphones rectangulaires, les forces à regarder la caméra.
Pas de prise de carte d'identité, ils ont déjà toutes les infos sur eux.
Pourtant, quelques mois plus tôt, à la suite d'une enquête Disclose,
le ministère de l'Intérieur avait désactivé les précédentes pratiques de reconnaissance faciale.
Et ben, c'était pas fini.
Ça se passait donc avec un nouvel outil, un appareil qui ressemble à un smartphone
qui s'appelle Neo pour Nouvelle Appareil Opérationnel.
Et donc depuis janvier 2022, il y a ce Neo qui permet de lire facilement les plaques des matriculations,
les cartes d'identité, et donc dedans se trouve aussi un logiciel de reconnaissance faciale,
un logiciel qui est relié à une grande base de données de police qui s'appelle le TAJ
pour traitement d'intécidence judiciaire.
Et donc le TAJ, c'est 17 millions de fiches sur des mises en cause, mais aussi sur 48 millions de victimes.
Tout le monde y est.
Sur ces fichiers, il y a les noms prénoms d'être donnés sans adresse profession numéro de téléphone.
Il y a même des infos comme l'appartenance politique ou religieuse et donc de plus en plus de portraits, de photos.
Et alors le truc au cas, c'est qu'on a donné ces appareils au policier,
mais ils n'ont pas le droit d'accéder au TAJ lors d'un contrôle d'identité.
Ils n'ont d'ailleurs le droit de le faire que lors d'une enquête judiciaire.
Le personnel doit normalement être habilité carrément individuellement à l'utiliser.
Voilà, on dit vous pouvez, mais attention, vous ne devez pas.
Et donc pas certains fonds.
Alors j'ai passé un coup de fil à Ariane Lavrilleux qui est une des enquêtrices de Disclose
qui a bossé sur ce sujet et on a parlé de pourquoi c'est alarmant, en fait, ce fichage.
Avec des outils comme ça, on ne peut pas résister à un état autoritaire.
Si la reconnaissance faciale couplée au TAJ était disponible à l'époque de Vichy,
on n'aurait pas pu monter des réseaux de résistance comme on en a monté à l'époque, en fait.
On parle là du nazisme, mais le fichage et la géolocalisation
aident aussi aujourd'hui les milices de ICE,
la police de l'immigration aux États-Unis.
On est assez proche de ça encore dans le présent.
Ariane, elle explique comme c'est un outil qui met en péril la démocratie
puisqu'il ouvre la porte à un état policier,
pouvoir accéder à vos infos personnels,
savoir si vous avez, par exemple,
puisqu'il y a les victimes dans ce TAJ portée plainte pour un jour homophobe,
ça donne une info intime sur vous.
Il y a plein d'infos personnels qui peuvent être là-dedans
et donc ça met en péril la démocratie.
Les outils sont en place, maintenant, il suffit juste
qu'il y ait une directive du ministère de l'Intérieur
utiliser ce outil pour cibler toutes les personnes racilités.
Et le ministère de l'Intérieur, qui, comme l'agenda emmeri,
n'a pas voulu répondre aux questions de disclose.
Noval Matin a retrouvé du lundi au vendredi de 6h39h.
