Enlever la petite musique de sa tête - LA SOCIÉTÉ

Enlever la petite musique de sa tête - LA SOCIÉTÉ

Nova le matin • 19/12/2025 • 03:10

À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.

Transcription

Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chef-d'œuvre des grands maîtres prennent vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio, Nova
La société, à l'arc de problème, la société, à la mauvaise arène
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Alors moi c'est les chansons de Noël mais ça m'a fait ça aussi avec le soleil bleu de Louisa,
le fashion designer de Theodore, à tout ce qui tourne pas mal sur les ondes le matin.
Je sais pas quelle musique vous trotte dans la tête, vous ces derniers temps,
sans que vous arrivez à les décoller. Par contre ce que je sais, c'est que c'est un terme scientifique,
une chanson qui se m'enboucque dans la tête, c'est une involuntary musical imagery,
une image musical involontaire.
En anglais on parle aussi de earworm, littéralement ça veut dire un verre d'oreille.
Puisqu'on est dans le vocabulaire, sachez même que certains, certaines vivent des perpétuoles music tracks,
des morceaux qui tournent quasiment tout le temps.
Et le truc marrant avec la science c'est qu'elle s'intéresse à tout et donc il y a des études sur ces verres d'oreille.
Déjà on sait qu'on ne retient pas les musiques en entier mais qu'on prend de petites boucles
qui se stockent comme ça dans notre tête aléatoirement.
En 2016, on atteste que parmi ces earworms, un maximum sont des mélodies simples et répétitives,
au tempo plutôt rapide, au contour mélodique familier,
évidemment plus on entend la chanson, plus le risque augmente.
Et ce sont donc ces petites boucles qui vont rentrer dans notre esprit
et en fait les réseaux de notre cerveau qui sont impliqués dans la rêverie
qu'en notre esprit vagabonde, c'est là que ces boucles vont pouvoir émerger
quand on n'est pas pleinement engagé dans notre esprit ailleurs.
J'apprends du même coup qu'il y a des gens plus susceptibles d'avoir des sons coincés dans la tête,
celles qui écoutent beaucoup de musique évidemment,
mais aussi les personnes stressées ou anxieuses puisqu'on parlait d'esprit vagabonds,
et bien le cerveau peut s'accrocher à ces mélodies quand l'attention est relâchée
à cause du stress ou aussi les gens qui sont sujet à des toques.
J'apprends du même coup qu'on est très très bon avec la mémoire musicale,
que la plupart des gens sont même capables de retransmettre le pitch exact de la musique de tête
et que c'est un truc qui est aussi actif quand on dort pour ça que certains se réveillent
avec des sons en tête, qu'un simple mot peut les déclencher.
Mais le truc le plus fou de mes petites recherches d'hier,
c'est surtout qu'il existe des techniques scientifiques pour s'en débarrasser.
Écoutez le morceau en entier, parce que je vous parlais de petites boucles qui traînent,
et bien replacer le morceau dans son entier, ça peut aider.
L'autre méthode, c'est de se reconcentrer.
Puisqu'on parlait de dégarements, les chercheurs montrent que commencer une tâche
qui demande de la concentration, ça va occuper notre mémoire de travail
et donc diminuer le fait que ces boucles intempestives puissent débarquer dans notre cerveau.
Donc lire un bouquin, regarder un film un peu cool,
appeler quelqu'un au téléphone et tenir la conversation,
enfin voilà, chacun fait sa cuisine.
Et le truc le plus dingue de ces techniques en vrai de vrai,
et peut-être de toute cette chronique, c'est que mâcher un chewing-gum
pourrait faire partir les musiques que vous avez en boucle dans votre tête.
En fait, quand on s'imagine une musique,
notre cerveau, il prépare le geste qu'on ferait si on devait la chanter.
Et donc c'est un geste mental, mais qui va jusqu'à nos muscles.
Et donc mâcher un chewing-gum, ça, mécaniquement, ça perturbe cette boucle.
Et ça peut casser ces mouvements mentaux.
Je finirai en nous demandant si vraiment il faudrait,
sans débarrasser de ces musiques qui nous traînent dans la tête,
si ça nous ressemble pas aussi nous les humains
qui pouvons hurler des refrains en cœur et coller des souvenirs dessus.
Si peut-être vous vous rappelez de ma chronique
sur comment prendre soin de ces souvenirs,
vous savez que la musique, c'est aussi un outil précieux.
Noval matin à retrouver du lundi au vendredi de six heures trente à neuf heures.

A poursuivre

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