Décolonisons les noms de plantes - LA SOCIÉTÉ
À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres prennent
vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur
le monde.
Vous vous rappelez peut-être donc de cette vidéo très émouvante qui avait circulé il y a
à peu près deux mois.
Elle est tournée dans une forêt tropicale de sous-main-train en Indonésie, c'était
donc fin novembre.
On écoute.
On y voit un homme, un chercheur indonésien, à genoux dans la forêt en larmes d'émotions.
C'est lui qui s'englote devant une fleur qui s'épanouit.
A ses côtés, son collègue le console en disant «on l'a fait, on l'a trouvée».
Il filme cette fleur assez ouf, le cœur ressemble à un gros champignon, avec au centre
une petite surface orange avec des gros pics, les pétales sont rigides d'un rouge un peu
tacheté.
Les chercheurs sont le biologiste septiane d'Ecky, Andrécky, souvent appelé d'Ecky,
et le botaniste britannique Dr Chris Thoregood de l'Université d'Oxford qui venait
donc de trouver ce qui est une raflésia acelti, une des espèces de fleurs les
plus rares au monde, après un trèque très éprouvant, à travers la jungle, très
dangereuse.
La raflésia acelti n'a ni racine ni feuilles ni tiges, elle vit comme un parasit dans
les lianes.
Elle n'émerge que très très brièvement comme ça pour fleurir souvent la nuit
quand il pleut.
C'est très compliqué, donc même les locaux la voient très très rarement voir
jamais.
Et la question qui voulait en peut-être, c'est pourquoi est-ce qu'on parle
de cette découverte d'il y a 2 mois, aujourd'hui encore, eh bien parce que cette
découverte continue de faire parler dans les pages du courrier inter, par exemple,
de décoloniser les noms scientifiques.
Alors j'explique, ici il y a des critiques sur ce cas qui ont émergé après
la découverte de cette raflésia acelti, le tweet dans lequel l'Université
d'Oxford a annoncé la découverte qui a fait plus de 11 millions de vues ne
mentionnait aucun nom d'aucun membre de l'équipe indonésienne.
L'ancien gouverneur de Jakarta a résumé un peu le truc en disant que
les chercheurs indonésiens n'étaient pas des PNJ, les personnages n'ont
joué ce des jeux vidéo des figurants.
Et donc en fait ça c'est lié à un phénomène plus large qui s'appelle
le colonialisme académique.
Donc vous imaginez peut-être que c'est la tendance de la science occidentale
à minimiser les savoirs et les contributions aux savoirs qui ne sont pas occidentales,
qui sont notamment des populations typiquement là de ce chercheur indonésien.
Le genre raflésia, par exemple, celui de cette fleur très rare,
il a été nommé raflésia au 19e siècle d'après
sœur Thomas Stamford Raffers qui était un administrateur colonial britannique.
Donc officiellement c'est lui qui l'a découverte,
alors que c'est quasiment certain qu'il était guidé par des habitants.
Et en Indonésie, d'ailleurs cette fleur là, elle a d'autres noms.
On l'appelle Padma, Pacma, Ambayambay, selon les régions.
Alors ça bouge un peu par exemple l'université d'Oxford
a fini par éditer les publications et a ajouté le nom typiquement de Dekhi.
Et on imagine que c'est très compliqué de décoloniser le langage scientifique
puisqu'il faut assurer la continuité de la nomenclature,
mais on peut compléter les noms avec des appellations locales.
Et puis en 2024, par exemple, il y a deux chercheurs
qui ont motivé le congrès international de Botanique
pour renommer plus de 200 espèces qui étaient baptisées seulement en termes racistes,
kafra, et vous voyez que kafra est devenue afra.
On a juste enlevé un petit c comme ça, ça n'a pas touché en boulet.
En attendant qu'er à Flesier a soit renommé,
c'est quand même intéressant de se questionner sur qui a le droit de baptiser le réel.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs d'œuvre des grands maîtres prennent
vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur
le monde.
Vous vous rappelez peut-être donc de cette vidéo très émouvante qui avait circulé il y a
à peu près deux mois.
Elle est tournée dans une forêt tropicale de sous-main-train en Indonésie, c'était
donc fin novembre.
On écoute.
On y voit un homme, un chercheur indonésien, à genoux dans la forêt en larmes d'émotions.
C'est lui qui s'englote devant une fleur qui s'épanouit.
A ses côtés, son collègue le console en disant «on l'a fait, on l'a trouvée».
Il filme cette fleur assez ouf, le cœur ressemble à un gros champignon, avec au centre
une petite surface orange avec des gros pics, les pétales sont rigides d'un rouge un peu
tacheté.
Les chercheurs sont le biologiste septiane d'Ecky, Andrécky, souvent appelé d'Ecky,
et le botaniste britannique Dr Chris Thoregood de l'Université d'Oxford qui venait
donc de trouver ce qui est une raflésia acelti, une des espèces de fleurs les
plus rares au monde, après un trèque très éprouvant, à travers la jungle, très
dangereuse.
La raflésia acelti n'a ni racine ni feuilles ni tiges, elle vit comme un parasit dans
les lianes.
Elle n'émerge que très très brièvement comme ça pour fleurir souvent la nuit
quand il pleut.
C'est très compliqué, donc même les locaux la voient très très rarement voir
jamais.
Et la question qui voulait en peut-être, c'est pourquoi est-ce qu'on parle
de cette découverte d'il y a 2 mois, aujourd'hui encore, eh bien parce que cette
découverte continue de faire parler dans les pages du courrier inter, par exemple,
de décoloniser les noms scientifiques.
Alors j'explique, ici il y a des critiques sur ce cas qui ont émergé après
la découverte de cette raflésia acelti, le tweet dans lequel l'Université
d'Oxford a annoncé la découverte qui a fait plus de 11 millions de vues ne
mentionnait aucun nom d'aucun membre de l'équipe indonésienne.
L'ancien gouverneur de Jakarta a résumé un peu le truc en disant que
les chercheurs indonésiens n'étaient pas des PNJ, les personnages n'ont
joué ce des jeux vidéo des figurants.
Et donc en fait ça c'est lié à un phénomène plus large qui s'appelle
le colonialisme académique.
Donc vous imaginez peut-être que c'est la tendance de la science occidentale
à minimiser les savoirs et les contributions aux savoirs qui ne sont pas occidentales,
qui sont notamment des populations typiquement là de ce chercheur indonésien.
Le genre raflésia, par exemple, celui de cette fleur très rare,
il a été nommé raflésia au 19e siècle d'après
sœur Thomas Stamford Raffers qui était un administrateur colonial britannique.
Donc officiellement c'est lui qui l'a découverte,
alors que c'est quasiment certain qu'il était guidé par des habitants.
Et en Indonésie, d'ailleurs cette fleur là, elle a d'autres noms.
On l'appelle Padma, Pacma, Ambayambay, selon les régions.
Alors ça bouge un peu par exemple l'université d'Oxford
a fini par éditer les publications et a ajouté le nom typiquement de Dekhi.
Et on imagine que c'est très compliqué de décoloniser le langage scientifique
puisqu'il faut assurer la continuité de la nomenclature,
mais on peut compléter les noms avec des appellations locales.
Et puis en 2024, par exemple, il y a deux chercheurs
qui ont motivé le congrès international de Botanique
pour renommer plus de 200 espèces qui étaient baptisées seulement en termes racistes,
kafra, et vous voyez que kafra est devenue afra.
On a juste enlevé un petit c comme ça, ça n'a pas touché en boulet.
En attendant qu'er à Flesier a soit renommé,
c'est quand même intéressant de se questionner sur qui a le droit de baptiser le réel.
