C’est quoi la tête bizarre qu’on fait quand on kiffe de la musique ? - LA SOCIÉTÉ

C’est quoi la tête bizarre qu’on fait quand on kiffe de la musique ? - LA SOCIÉTÉ

Nova le matin • 27/11/2025 • 02:48

À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.

Transcription

Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Monsieur, il n'est de bonne société qui ne se quitte.
Alors on va commencer par un test, ok, mis en pratique.
Écoutez ce son, mais écoutez vraiment voir monter le son.
Vas-y, tu peux mettre un peu plus force.
Laissez votre corps faire ce qu'il a envie.
Pas impossible.
Qu'il ait envie de grimacer, la bouche pincée, voir tirer vers le bas,
sourcil un peu froncée, vous bougez de la tête en même temps.
Ça s'appelle une stank face et c'est biologique.
Alors c'est la tête que font les kiffeurs à l'écoute d'un truc
qui groove d'un riff de bass souvent vraiment vraiment cool.
Pourquoi stank face ?
Une musique funky, c'est le terme anglais.
On peut aussi dire en anglais qu'elle est stanky,
d'où le terme stank face.
On n'a pas trop trop d'équivalents en français.
Parfois on dit aussi bass face, vous allez comprendre pourquoi.
J'ai fait la petite recherche et un mec avant moi,
Denis Drucker, c'est un chercheur allemand en psychologie,
a fait ses propres recherches en 2023.
Il a certainement eu plus de temps que moi quand j'écrivais ma chronique hier.
Donc je décide de le croire quand il dit que le terme est apparu
dans les années 90, le stank face.
Et ce même Denis, il dit que d'un point de vue de psychologie
justement c'est fascinant, cette stank face,
parce que l'expérience interne et l'expression externe
ne collent pas du tout.
C'est-à-dire qu'à l'extérieur ça ressemble à du dégoût,
on dirait qu'on est en train de sentir un truc qui pue
et pourtant on grimace de bonheur.
C'est du plaisir qu'on ressemble en part sur notre musique.
Bon voilà on continue sur du Idris Mohamed
parce que moi aussi là-dessus je stank face très fort.
C'est naturel, ça grimace,
c'est un accent volontaire de nos muscles faciaux
mais pourquoi diable ?
Ne sourit-on pas jusqu'au jaillet ?
Pourquoi est-ce qu'on fait cette grimace de dégoût ?
Bon ça on ne sait pas si précisément,
Druck il dit,
l'étude de cette contradiction entre l'expérience interne
et l'expérience et l'expression externe
pourrait fournir des informations plus approfondies
sur la neurologie de l'émotion.
Ce que l'on sait en tout cas c'est que les basses
que ce soit la musique ou le son du tonnerre
très grave, ça active,
davantage notre corps les basses que les aigus.
La chercheuse Emma Marshall,
elle a expliqué en septembre dans un thread
qu'une étude de 2018 montre même que les basses fréquences
permettent à notre cerveau de mieux se synchroniser
avec le rythme.
Elle parle d'une synchronisation profonde,
ça active en même temps notre système limbique,
les émotions, l'excitation
et notre cortex moteur, les mouvements
et donc ça crée en nous une tension
qu'on va devoir libérer,
par exemple avec des grimaces,
des hoches mantesses,
de tête, la steak face donc pourquoi pas.
Et il y a aussi évidemment un effet miroir
le fait de voir des gens grimacés en jouant
leur solo de basses et d'autres en l'écoutant
fait qu'on a d'autant plus tendance
à grimacer de cette façon-là.
C'est une jolie épidémie de grimaces de kiff,
c'est notre système nerveux
qui répond automatiquement à la musique.
Voilà comment on peut aussi décortiquer la magie
qui fait que nous les humains aimons tellement ça
presque malgré nous.

A poursuivre

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