Bavures cinématographiques ? - TITRE!

Bavures cinématographiques ? - TITRE!

Nova le matin • 20/11/2025 • 03:27

À 7h10 dans TITRE, Azzeddine va chercher le sous-entendu dans l’actualité.

co-écrit par Célian Ripoll

Transcription

C'est ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue,
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Harmonie Mutuelle, avant son collectif.
Moi je revois les ficelles en fait pour moi elles sont très très grosses
c'est d'ailleurs je suis étonnée que ça a pu se marcher, titre...
Hier sortez le film dossier 137 on l'en a déjà parlé dans Popcorn
mettant en scène une enquête sur LGBTQI Press
sur un manifestant blessé par un tir de LBD
Alex Masson justement notre chroniqueur cinéma à Radio Nova m'expliquait que c'était un des rares films à être
ni trop proflic, ni trop antiflique, ça m'a donné une idée de chronique, revenir sur tous ces films
traitant des violences policières sur ce que ça crée dans le débat public.
Commençons par le monument, la matière, le film La Haine sorti en 1995 de Mathieu Kassowicz avec cette question de Bernard Pivot,
justement un tout jeune réalisateur.
Vous même vous n'avez pas la Haine des flics ?
Bah, c'est-à-dire que j'ai pas la Haine des flics quand il y a les bons flics, il y a les mauvais flics, j'ai la Haine des mauvais flics, ouais.
Vous l'avez reconnu, donc Mathieu Kassowicz à la veille de la projection du film à Cannes qui déclare vouloir choquer le bourgeois sur Antaine 2,
très vindicatif pendant l'interview, de tant plus que les acteurs Huber, Kondé et Seytag Maui sont fouillés avant d'entrer sur le plateau, c'est ouf.
Le réalisateur semble ces dernières années porter un regard un peu différent sur le sujet.
On ne demande pas la fin des bavures policières, on sait qu'il y aura des bavures policières, on sait qu'il y a des jeunes qui sont énervés,
on sait qu'il y a des flics qui doivent leur répondre, on sait qu'il y a des flics qui sont fatigués, on sait qu'on ne peut pas être au contrôle tout le temps,
on sait qu'on peut très bûcher de tomber sur quelqu'un et enfoncer la crache thoracique.
Il ne faut pas mentir après.
Voilà, il ne faut pas mentir après, ça s'était en 2020. Justement, t'intéressons-nous à un film de cette période.
On est en 2021, Cannes Alplus retransmet la conférence de presse du film « Back North » à la suite de sa projection à Cannes.
Et la première remarque, je dis bien la première, et la suivante, c'est un journaliste irlandais au micro.
Et moi, j'ai vu ça de l'arrêt de notre ingère un peu, et je me dis, ah oui, peut-être que je vais me voter le pen après ça, quoi.
Parce que, voilà, parce que les cités, le genre, le genre dont les cités, le genre, non.
Voilà, il y a un fourrier général. Pourtant, si le journaliste irlandais, il n'avait pas tout à fait tort.
L'extrême droite, on avait fait un exemple, ce film de retranscription du réel.
Je ne sais pas si vous avez vu « Back North », le film « Back North ».
Et vous voyez la réalité de la police aujourd'hui, avec dans les cités.
Vous voyez qu'ils ne peuvent pas rentrer, parce que leur hiérarchie leur interdit.
Voilà, c'était en 2021, Eric Zemmour en débat face à Jean-Luc Mélenchon.
Alors que le film a repris un seul point de vue, celui des policiers mis en cause, les faisant passer pour des victimes.
Alors dans la vraie vie, une dizaine de policiers étaient condamnés pour avoir volé de la drogue et de l'argent, ici, du trafic de Stupa Marseille.
Et pour finir, j'aimerais vous parler d'un autre des rares films que moi, je trouve juste dans ce qu'il raconte sur le lien entre police et banlieue.
Les misérable de l'Ajli, qui n'est pas maniqué, ni trop proflic, ni antiflique, c'est mon préféré.
Policiers et jeunes se retrouvent doigts face à une misère sociale et une ultra-violence, impossible à maîtriser.
C'est d'ailleurs cette perception équilibrée d'un sujet brûlant qui a fait accepter le rôle principal à Léa Drucker justement dans « dossier 137 ».
Ah oui, le film qui est sorti mercredi ?
Tout à fait, comme elle l'a dit au micro de Charine Rou, cette semaine.
Donc je trouve que le film n'est pas maniqué, et il permet la réflexion et il permet un question de moi,
encore une fois, de sortir de deux choses trop caricaturales.
Et où il est équilibre pour comprendre notre société, c'est une belle recette.

A poursuivre

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