Au revoir Martin Parr, et son empathie haute en couleur - CULTURE PURE
À 7h35 dans CULTURE PURE, Ségo nous rappelle que parfois, c’est bien de juste parler de culture.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo Electropop français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
C'est quoi ?
Pour moi, c'est la musique.
C'est ce qui reste quand on a tout oublié.
Culture Ture
On parle d'un artiste qui préfère les supermarchés au musée.
Ces amis disent qu'il ne faut pas l'inviter à dîner son affaire
parce qu'il passe de longues minutes à photographier la nourriture
et qu'il peut attendre des heures sur une plage
pour avoir le bon vacancier rouge et crevis.
C'est un grand monsieur qui nous a quitté hier
à l'un des photographes qui aura marqué la discipline Martin Parr.
Né le 23 mai 1952 à Epsom en Angleterre et mort à Bristol hier.
Vous connaissez sûrement ces images prises au flash,
aux couleurs ultra saturées, kitsch et captivantes.
On commence souvent par parler de lui avec sa sériculte de photos en 1983
sur les vacanciers de New Brighton.
C'est près de Liverpool.
Il y a des enfants qui jouent avec saut épel
sur le béton d'une jetée de bordemaires un peu crasse.
Des parents qui bronze au milieu de déchets.
Le regard est ironique mais toujours empathique
et c'est ce regard qui va faire le style de Martin Parr.
Lui, quand il a commencé la photo,
c'était quand même le noir et blanc, la norme dans les magazines, etc.
Et lui, il va dans la couleur mais il y va à fond.
Il va saturé ces couleurs avec des gros plans.
Il filme la société de consommation, le tourisme de masse
avec une ironie qui la rempoppe, des drapeaux,
des buffets de mariage et des coups de soleil.
Il a commencé en suivant des concours de pâtisserie
et la boue, ça va rester une petite obsession.
C'est un peu le Philippe Catherine de la photo.
Il poétise le banal, tu vois.
Mais il serait aussi l'escliford mode
pour l'humour noir sur le quotidien trash des working class.
Parce que c'était si instantané, il ne s'est rien refusé.
Martin Parr, il a publié plus de 120 livres photos dans toute sa carrière.
Il a même sorti des docks comme en 2011
sur une usine de bonbons à l'ancienne.
Comment on se l'imagine, toute droite sortie d'un roman de roi aldal.
Évidemment, le plus intéressant ici, ce sont les gens
qui tiennent la boutique depuis cinq générations.
Cette vieille dame qui refuse d'informatiser,
qui croule sous les papiers.
Il a été marrant, bien qu'on le décrivait comme un peu pince sans rire,
voir un brin misogine.
Il collectionnait les parfums bonmarché, les cartes postales,
les souvenirs touristiques moches,
autant de trucs qu'on découvre dans le documentaire sur lui
qui est sorti au début de cette année.
Martin Parr, il a dit, je vois les choses se passer devant mes yeux
et je les photographie telle qu'elles sont sans essayer de les changer.
Et il a dit aussi que tout le monde était photographe aujourd'hui
et que c'était super.
Donc ouvrez les yeux aujourd'hui.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo Electropop français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
C'est quoi ?
Pour moi, c'est la musique.
C'est ce qui reste quand on a tout oublié.
Culture Ture
On parle d'un artiste qui préfère les supermarchés au musée.
Ces amis disent qu'il ne faut pas l'inviter à dîner son affaire
parce qu'il passe de longues minutes à photographier la nourriture
et qu'il peut attendre des heures sur une plage
pour avoir le bon vacancier rouge et crevis.
C'est un grand monsieur qui nous a quitté hier
à l'un des photographes qui aura marqué la discipline Martin Parr.
Né le 23 mai 1952 à Epsom en Angleterre et mort à Bristol hier.
Vous connaissez sûrement ces images prises au flash,
aux couleurs ultra saturées, kitsch et captivantes.
On commence souvent par parler de lui avec sa sériculte de photos en 1983
sur les vacanciers de New Brighton.
C'est près de Liverpool.
Il y a des enfants qui jouent avec saut épel
sur le béton d'une jetée de bordemaires un peu crasse.
Des parents qui bronze au milieu de déchets.
Le regard est ironique mais toujours empathique
et c'est ce regard qui va faire le style de Martin Parr.
Lui, quand il a commencé la photo,
c'était quand même le noir et blanc, la norme dans les magazines, etc.
Et lui, il va dans la couleur mais il y va à fond.
Il va saturé ces couleurs avec des gros plans.
Il filme la société de consommation, le tourisme de masse
avec une ironie qui la rempoppe, des drapeaux,
des buffets de mariage et des coups de soleil.
Il a commencé en suivant des concours de pâtisserie
et la boue, ça va rester une petite obsession.
C'est un peu le Philippe Catherine de la photo.
Il poétise le banal, tu vois.
Mais il serait aussi l'escliford mode
pour l'humour noir sur le quotidien trash des working class.
Parce que c'était si instantané, il ne s'est rien refusé.
Martin Parr, il a publié plus de 120 livres photos dans toute sa carrière.
Il a même sorti des docks comme en 2011
sur une usine de bonbons à l'ancienne.
Comment on se l'imagine, toute droite sortie d'un roman de roi aldal.
Évidemment, le plus intéressant ici, ce sont les gens
qui tiennent la boutique depuis cinq générations.
Cette vieille dame qui refuse d'informatiser,
qui croule sous les papiers.
Il a été marrant, bien qu'on le décrivait comme un peu pince sans rire,
voir un brin misogine.
Il collectionnait les parfums bonmarché, les cartes postales,
les souvenirs touristiques moches,
autant de trucs qu'on découvre dans le documentaire sur lui
qui est sorti au début de cette année.
Martin Parr, il a dit, je vois les choses se passer devant mes yeux
et je les photographie telle qu'elles sont sans essayer de les changer.
Et il a dit aussi que tout le monde était photographe aujourd'hui
et que c'était super.
Donc ouvrez les yeux aujourd'hui.
